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Dirigeants, comment bien assurer la relève ?

Le constat est souvent établi en France qu’il manque cruellement de main d’œuvre qualifiée dans certains métiers. Notamment dans l’artisanat et de la restauration ou de certaines filières techniques, mais n’avons-nous pas une part chacun de responsabilité ? La réponse est oui. Face à nos enfants et avec le désir de bien faire, nous avons soit une vision assez élitiste des métiers vers lesquels ils doivent se diriger, soit nous ne prenons pas suffisamment le temps de dialoguer avec eux en dehors de tous préjugés et conventions. Dirigeants, comment bien assurer la relève ?

Un métier imposé dès l’adolescence ?

Force est de constater que le système éducatif actuel ne donne pas beaucoup de chance pour répondre à cette question de manière fiable. Malgré un stage de seulement une semaine pour découvrir l’entreprise, le système actuel oblige l’adolescent à se décider dès la troisième sur la filière qu’il doit choisir. La tendance étant de communiquer de manière élitiste sur les filières, elle revient à envoyer les moins bons en bac pro qui forment pourtant à de véritables métiers et les meilleurs dans des filières généralistes tout en leur déconseillant parfois les premiers, sans prendre en compte les appétences des uns et des autres.

Des stages de troisième à favoriser

Les dirigeants d’entreprise ont leur part de responsabilité dans la prise de conscience : ils doivent faire aimer leur métier et communiquer pour préparer la relève. Très souvent, eux-mêmes parents, ils devraient s’ouvrir davantage pour accueillir des jeunes dans leur propre entreprise et prendre des initiatives dans ce sens. Certaines entreprises comprennent bien l’intérêt d’accueillir chaque année des adolescents de 3ème pour leur stage d’une semaine. Au cours de ce stage ils se sensibilisent au métier qui peut les intégrer dans la réflexion d’objet très poussé. La plupart des collégiens ont souvent pour seul intérêt de rédiger leur rapport de stage pour obtenir une excellente note. Certains n’hésitent pas à l’envoyer à l’Entreprise qui les a accueillies et font parfois même acte de candidature pour un Job d’été.

Se faire connaître auprès du jeune public

Afin de faire mieux connaître votre métier, les entreprises peuvent davantage participer aux initiatives locales de journées portes ouvertes dans l’entreprise ou de forum dans les collèges et lycées sachant aussi que les parents ont peu d’informations sur ces manifestations. Vous pouvez prendre des initiatives en prenant contact avec les établissements scolaires et la mairie où votre entreprise est présente pour proposer sa candidature et/ou être à l’initiative d’un Forum ou de journées portes ouvertes. Vous pourrez ainsi contribuer à la notoriété de votre métier.

Certaines sensibilisations nécessaires pour les ados

Dans l’idéal, il faudrait donner le temps aux adolescents de se poser les bonnes questions en leur permettant de rencontrer d’autres adultes pour dialoguer avec eux. Leur présenter des fiches métiers détaillées est essentiel afin de les sensibiliser à d’autres métiers plus techniques.  Grâce à la définition de soi, à la prise de conscience des enjeux et à la compréhension du rouage de l’estime de soi on arrive à savoir établir des choix tant sur le plan éducatif, professionnel que personnel.

A vous de voir à quel point vous souhaitez promouvoir les métiers au sein de votre entreprise.

Bien choisir ses nouveaux locaux

Avec une moyenne de transfert tous les 3 à 5 ans, les entreprises sont régulièrement confrontées au choix important que représente la prise à bail de nouveaux locaux. La prise d’une nouvelle surface se fait-elle uniquement en fonction d’un besoin de surface lié à un budget ? Evidemment que non ! De nombreux enjeux se cachent derrière le choix de nouveaux locaux. Découvrons dans quelles mesures certains éléments peuvent être des facteurs déterminants dans la décision.

Le temps de transport avant tout

80 % des déménagements d’entreprises se font à une distance inférieure à 50 km afin de ne pas trop perturber les salariés, mais il faut parfois penser autrement qu’en termes de simple distance quand vous souhaitez trouver vos locaux. D’abord, il vous faut regarder l’accessibilité que ce soit les accès routiers (si vos salariés ont l’habitude de prendre leur voiture) ou les transports en commun. Le choix d’une entreprise pour un collaborateur se joue parfois au temps que l’on met à y arriver matin/midi/soir. Le ¼ d’heure supplémentaire peut permettre de prendre son petit-déjeuner, d’amener les enfants à l’école, de pouvoir rentrer à midi pour déjeuner sans frais, ou encore de s’accorder un temps de sommeil minimum… Personne n’a envie de faire un long trajet alors autant vérifier que le temps de transport ne s’en trouvera pas trop affecté.

La présence de place de stationnement

De la même manière, vous pouvez vérifier la présence d’un parking et leur coût. Sur certains secteurs, les places de parking deviennent clairement une problématique. Le coût des places de parking, s’il n’a pas été anticipé, peut très vite faire monter la facture… que ce soit pour l’employeur ou l’employé. En tant qu’employeur, vous devrez prendre en charge les places pour les fonctions itinérantes. Les autres salariés, eux, se sentiront dans l’obligation de prendre les transports en commun ou prendre à leur charge le coût du stationnement, soit une diminution du pouvoir d’achat.

Le cadre de travail agréable

Selon l’âge, poste, ambition et profil psychologique de chacun, le cadre de travail a une incidence sur la motivation et le rendement au travail. Le cadre prend en compte 2 environnements :

  • environnement intérieur : cloisonnement paysagé dit « open space » ou bureaux cloisonnés, ces décisions auront un impact sur la philosophie de l’entreprise, l’ambiance de travail, l’image de l’entreprise et/ou le contrôle de gestion
  • environnement extérieur : locaux entourés de jardins ou en cœur de centre-ville ? Cela aura un impact sur les pauses « cigarette » ou le temps de la pause « déjeuner … Encore un point à prendre en compte.

Il n’est pas à prendre à la légère puisque selon les études récentes, l’ambiance de travail représente le deuxième critère de choix en dehors de la rémunération pour choisir son entreprise. Le premier étant la typologie de contrat.

Le coût des loyers et surface

Effectivement ceux-ci restent l’un des premiers éléments à prendre en compte mais il faut avant tout garantir que les objectifs permettant ce budget soit atteint grâce à ceux qui font l’entreprise. A noter que vous pouvez moduler l’espace nécessaire en fonction de votre manière de fonctionner en interne. Par exemple, si vous souhaitez mettre en place le télétravail et faire des roulements pour la présence, rien ne vous oblige à penser vos locaux avec la même superficie et une occupation à 100%. Aussi, n’hésitez pas à regarder si la manière dont sont agencés vos locaux correspond à l’utilisation que vous allez en faire. Vous n’aurez pas forcément besoin de la même surface suivant que vous pouvez créer un grand open space ou que vous souhaitez avoir d’avoir davantage de bureaux individuels

Les commerces de proximité et la sécurité

Cela peut paraître subsidiaire mais la présence de commerces de proximité joue un rôle déterminant dans le bien-être de certains salariés. Être dans une zone où vous pouvez vous faire livrer ou encore tout simplement pouvoir aller chercher quelque chose de délicieux à côté de l’entreprise représente un certain confort pour les salariés qui ne souhaitent pas faire leur propre nourriture.

De la même manière, la sécurité peut représenter un confort supplémentaire pour ceux qui ne se sentent pas en danger le soir par exemple. L’environnement extérieur joue donc une part essentielle que vous ne devez pas négliger.

La durée de la location

Si la tendance a été longtemps de seulement prendre des locaux en bail 4/6/9, de nombreuses autres possibilités sont apparues comme celle d’avoir des baux temporaires sur une journée ou sur plusieurs mois. Celle-ci doit notamment prendre en compte le fait que votre équipe va éventuellement rapidement s’agrandir ou rétrécir ou que vous n’avez pas de vision sur l’avenir. Prendre des plus grands locaux pour anticiper peut représenter également une solution.

Certains lieux vous proposent également d’accéder à des lieux avec des services et des équipements qui doivent donc être comptés dans le prix de la location. A défaut, vous auriez à vous les fournir et le prix seul par m2 n’est donc pas forcément significatif.

Tous facteurs ont un impact sur chaque collaborateur actuel ou futur de l’entreprise, ce qui aura aussi une influence sur les résultats de l’entreprise…Tout comme un responsable politique, le dirigeant doit prendre en compte les critères sociaux et financiers de ses collaborateurs dans le choix de nouveaux locaux.

N’oubliez pas l’essentiel : le dirigeant donne la direction et les salariés font l’entreprise.

Comment faire respecter la discipline ?

Au sein de votre entreprise, tout comme au sein de toute organisation, la discipline est une composante essentielle au bon fonctionnement de votre organisation. Chaque entreprise est libre d’adopter sa propre méthode pour faire régner la discipline du moment qu’elle respecte les lois en vigueur. Mais alors comment faire pour que la discipline soit respectée ?

Considéré comme un ensemble d’obligations qui régissent une collectivité et qui sont destinées à faire régner l’ordre, le terme de discipline renvoie à une certaine ligne de conduite. En entreprise, cette discipline permet la bonne cohésion en termes organisationnels notamment.

La discipline s’inscrit dans le règlement intérieur

En tant que dirigeant, vous disposez d’un pouvoir disciplinaire. En d’autres termes, vous décidez unilatéralement, c’est-à-dire par votre propre volonté et qui s’impose à tous les salariés sans que ceux-ci ne doivent y souscrire. Autrement dit, vous décidez de votre mode d’organisation au sein de votre entreprise. Le comité social et économique (CSE mais autrefois CHSCT, Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail), ou à défaut, les délégués du personnel, doivent être consultés même si leur avis n’est que consultatif. Vous devez également en transmettre deux copies à l’inspection du travail.

Le règlement intérieur est obligatoire pour de nombreux établissements, à savoir : les entreprises, industrielles, commerciales ou agricoles ; les offices publics ou ministériels, les professions libérales, les syndicats professionnels ; les sociétés mutualistes ; les organismes de sécurité sociale (sauf ceux disposant du caractère d’établissement public administratif) ; ainsi que les associations et les sociétés civiles ou tout organisme de droit privé. Il est d’ailleurs obligatoire dans toutes les entreprises d’au moins 50 salariés.

Le contenu du règlement intérieur

Composante obligatoire de votre entreprise, le règlement intérieur s’attache à définir et fixer les règles à respecter au sein de votre entreprise. Il rappelle les garanties, tout en précisant certaines dispositions en matière d’hygiène et de sécurité. Ce règlement se veut complémentaire des dispositions applicables selon la convention de votre branche ou secteur d’activité, ainsi que des accords d’entreprise. D’après le droit du travail, le principe de faveur, veut que l’on applique les dispositions les plus favorables aux salariés en comparaison avec les lois et règlements en vigueur. C’est pour cela, qu’il faut se référer à la convention collective applicable.

Le règlement intérieur s’applique à chacun des membres de l’entreprise, il se destine à organiser la vie en entreprise. C’est à la hiérarchie que revient le rôle de veiller à son respect et à son application et d’accorder les dérogations nécessaires quand celles-ci se justifient.

En rapport avec la discipline et l’hygiène, la sécurité et les droits des salariés, ce règlement prévoit des sanctions qui viennent prendre effet auprès de toute personne qui effectue un travail dans l’entreprise. En fonction du secteur d’activité, afin de fixer des conditions particulières, il est prévu des dispositions spéciales par nécessité. C’est par le règlement de fonctionnement de l’établissement ou les notes de service, établies par le directeur de l’établissement, que l’on détermine ces dispositions.

Une obligation de le faire connaître

Le règlement doit être connu de chacun des membres de l’entreprise et doit être affiché au sein de l’entreprise. L’absence de règlement intérieur avec un effectif d’au moins 50 salariés, la présence d’un vice de procédure dans son élaboration, ou le maintien d’une clause déclarée illégale par l’inspecteur de travail, engendre pour l’employeur une sanction de 4ème classe (750 euros). Il prend effet 30 jours après son affichage, et est ainsi opposable à l’ensemble du personnel. Attention car si vous ne le transmettez pas (par tous moyens) vous ne pourrez sanctionner vos salariés et faire respecter la discipline.

Dispositions relatives à la discipline

En lien avec la discipline, plusieurs dispositions sont prévues. 

Les salariés ont l’obligation de respecter les horaires de travail. Ils doivent se présenter et se trouver à leur poste aux horaires fixés, pour le début et pour la fin du travail.

Concernant l’accès à l’entreprise, on retrouve des dispositions pour l’entrée et la sortie du personnel, l’accès aux locaux, l’interdiction de faire introduire des personnes étrangères sans accord.

On note aussi les sorties effectuées pendant les heures de travail devant être exceptionnelles, l’usage du matériel, l’usage des locaux de l’entreprise, l’exécution des activités professionnelles. Tout salarié doit respecter les instructions données par ses supérieurs hiérarchiques, et ce dans le respect des dispositifs légaux et déontologiques. Les salariés doivent respecter le caractère propre de l’établissement défini dans les statuts, et ont un devoir de discrétion envers les usagers et leurs dossiers, etc.

Du point de vue des retards et absences, tout retard ou absence doit être justifié. La justification des retards réitérés non justifiés pouvant entraîner une absence pour maladie ou un accident doit se faire dans les 48 heures par l’envoi d’un certificat médical indiquant la durée probable de l’absence. Toute autre absence doit être justifiée dans les 3 jours.

Pour ce qui est des interdictions et des sanctions du harcèlement, sachez qu’aucun de vos salariés, stagiaire ou candidat à un recrutement ou une période de formation, ne doit faire l’objet de mesures discriminatoires directes ou indirectes. Cela concerne notamment tout ce qui se rapporte à la rémunération, la formation, le reclassement, l’affectation, la qualification, la classification, la promotion professionnelle, la mutation ou le renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement de toute personne dont le but est d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers. Tout salarié ayant procédé à ce type d’agissements est passible de sanctions disciplinaires.

Entre fautes et sanctions

Détenteur du pouvoir disciplinaire, vous avez la possibilité de sanctionner un comportement fautif de la part de vos salariés. Il n’existe pas de définition légale de la faute. « Constitue une faute, tout agissement du salarié considéré comme fautif par l’employeur ». Il existe différents types de fautes : faute légère, faute sérieuse (qui empêche le maintien de la relation de travail), faute grave (faute qui empêche le maintien de la relation de travail et qui implique en outre l’arrêt immédiat de cette relation), et faute lourde (qui implique l’intention de nuire).

« Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales (=toute sanction doit être écrite), prise par l’employeur à la suite d’un agissement considéré par lui comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter ou non sa présence dans l’entreprise, sa fonction, sa carrière, sa rémunération. »

Notez que vous ne pouvez pas appliquer certaines sanctions considérées comme illicites. Il est question des sanctions discriminatoires et des sanctions liées à la vie personnelle. Toutefois, si un salarié fait acte de sa vie privée et que cela a une répercussion sur son entreprise, alors il peut être sanctionné, non pas par faute mais parce qu’il perturbe le fonctionnement de l’entreprise. Les sanctions pécuniaires sont également perçues comme illicites (retenues sur salaire, etc.). Vous avez tout de même le droit d’individualiser les sanctions et de tenir compte des premières sanctions pour aggraver les autres.

Recours judiciaires contre la sanction

Le salarié peut aller à l’encontre de la décision prise en s’adressant au Conseil des Prud’hommes. Ce dernier peut alors faire le choix d’annuler une décision irrégulière en la forme : lettre mal formulée, délai non respecté etc., injustifiée : soit l’employeur n’a pas la preuve soit il a une preuve mais la preuve n’est pas valable en justice, ou disproportionnée à la faute commise : l’employeur peut prononcer une autre sanction dans le délai d’un mois après l’annulation de la première sanction.

Camaïeu : bad buzz sur les violences faites aux femmes ?

Force est de constater qu’une même campagne peut avoir des succès différents selon les réseaux sociaux utilisés pour diffuser l’information. Camaïeu vient d’en faire l’expérience avec sa nouvelle campagne qui n’a pas rencontré le même succès sur Twitter, Instagram ou LinkedIn.

Un engagement de l’entreprise

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise communique sur le sujet. Engagée depuis déjà cinq ans dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’entreprise signe une nouvelle campagne de Buzzman après celle d’octobre 2021 qui avait rencontré un succès quasi unanime. Cette première montrait des femmes dans des rôles professionnels comme pompier, sage-femme ou encore garagiste, pour ne citer qu’eux. Pour cette nouvelle campagne, si certains ont salué l’initiative sur certains réseaux sociaux, d’autres l’ont particulièrement mal accueillie. Une situation qui rappelle qu’un même message peut rencontrer un succès différent suivant le public et que certains sujets sont particulièrement sensibles.

Le principe de la campagne

Le principe de la campagne était simple : maquiller les modèles avec des visuels montrant des femmes avec un œil au beurre noir, une lèvre fendue ou encore diverses ecchymoses sur le site e-commerce de l’enseigne. Cette campagne, qui était présente entre deux clichés classiques, interpelait clairement. Si on ne peut que saluer l’initiative dans sa volonté de sensibiliser, son exécution a été accueillie de manière contrastée selon les internautes.
En l’occurrence, l’entreprise avait changé, dans certaines fiches produits, le prix par le numéro d’écoute et d’orientation 3919. Ce numéro destiné aux victimes (ou témoins) de violences permet de reverser une somme à l’association Solidarité Femmes Accueil (Solfa), qui se charge d’accompagner les femmes notamment victimes de violences ou en situation de précarité.

Les fondements de la critique

La première critique vient d’abord du fait que la cible du message n’est peut-être pas la bonne puisque ce sont les hommes qui auraient dû être les destinataires du message comme le montre la réaction de l’association de lutte contre le sexisme Les Lionnes « C’est plutôt les hommes que vous devriez choquer et mettre face à leur responsabilité » ou encore sur Twitter « Vous entretenez le cliché de la femme battue » avec pour seconde critique que les violences demeurent souvent invisibles. Autre critique moins répandue mais que l’on pouvait voir sur la toile : celle d’une forme de « glamourisation » des violences.

La réaction de l’enseigne

L’entreprise s’est rapidement défendue de sa campagne par l’intermédiaire du Parisien et de sa directrice de la marque Véronique Bacquet : « Ce n’est pas nous qui faisons notre publicité, c’est nous qui voulons faire la publicité du 3919 ». Pour répondre à la critique, celle-ci rappelle que l’audience de l’enseigne reste essentiellement féminine et qu’il aurait été difficile de s’adresser à une clientèle masculine qui ne constitue pas son audience « Des gens nous ont dit qu’il fallait viser les hommes, mais notre audience est féminine : on se doit de les informer de ce numéro de téléphone ». Quant à la critique sur la diversité des violences, la directrice de marque a également souhaité y répondre : « Oui, il y a des violences psychologiques, sexuelles, économiques, administratives… Mais elles sont difficiles à montrer. »


Des résultats tout de même présents

Malgré la critique dont chacun pourra se faire son idée, notons que l’objectif de cette campagne était de sensibiliser au numéro 3919 et que l’enseigne met en place d’autres moyens comme la présence sur les tickets de caisse du numéro ou encore l’arrondi en caisse au profit de l’association ainsi que le souligne Véronique Bacquet. « Camaïeu est l’enseigne de prêt-à-porter féminin préférée des Françaises donc ça représente des millions de clientes qui peuvent voir le numéro 3919 sur les t-shirts des vendeuses dans nos 500 points de vente et sur tous les tickets de caisse ». Autre résultat présent, la marque affirme avoir récolté 500 000 euros pour l’association Solfa. 

Organisez-vous pour gagner du temps !

Nouvelle année 2022 ! Bilan après 3 mois… Alors côté résolution ? Où en êtes-vous ? Fini les résolutions non tenues, place à l’action et à l’organisation… Voici quelques astuces concrètes et pragmatiques pour gagner du temps : une ressource rare et pourtant si essentielle, pour vous entrepreneurs !

Astuce numéro 1 : Identifiez vos tueurs de productivité

Objectif : gagnez en efficacité et en productivité

Parmi les coupables, nous retrouvons principalement les multiples notifications digitales : email, FB, twitter, emailing, newsletter mais également vos sollicitations téléphoniques pas toujours utiles… Arrivant par centaines chaque jour, ce flot continu de notifications peut créer une potentielle ambiance de stress et d’angoisse, voire un sentiment de frustration et d’inquiétude. Selon une étude du cabinet Radicati, le nombre moyen d’e-mails quotidiens était de 72 en 2014. Il est désormais estimé à plus de 100. Vous recevez donc environ 7 e-mails par heure, soit un e-mail toutes les dix minutes.

Vous travaillez sur un document stratégique ou vous devez préparer une importante proposition commerciale nécessitant une forte concentration ? Coupez-vous de toutes les applications sources de notifications incessantes : smartphone, twitter, Facebook etc… afin de ne subir aucune interruption.

Astuce numéro 2 : neutralisez-les !

Certains logiciels existent comme Boxti.me, qui permet de se concentrer sur une tâche précise, tout en étant coupée (l’application coupe de façon automatique les potentiels sites de notification) de tous les sites de type réseaux sociaux ou divertissement. Un décompte (installé et visible sur votre bureau) se mettra également en place dès que vous débuterez la mission, afin d’évaluer le temps exact de réalisation de la mission, sans aucune notification ou interruption digitale.

Ce type d’outil vous permettra d’estimer de façon réaliste le temps de réalisation de vos tâches, afin de ne ressentir aucune frustration. Par exemple, vous souhaitez mettre à jour le texte d’une rubrique entière de votre site Internet, lancez l’outil et examiner votre temps de réalisation. Chronométrez les différentes étapes : conception, écriture et relecture…Et challengez-vous !

Fixez-vous des objectifs délimités et planifiés dans le temps : n’hésitez pas à découper vos objectifs en sous objectifs et travaillez en plusieurs sessions dans la réalisation d’une tâche (par exemple, 2 fois 45 mn). Et surtout ne restez pas trop longtemps devant l’écran !

Astuce numéro 3 : Notez, notez, notez pour vous souvenir de tout

Objectif : vider et soulager le plus possible votre mémoire vive

Vous avez une nouvelle idée dans le métro, dans le lit, en buvant votre café du matin, vite notez-la ! Votre cerveau est composé d’une mémoire de stockage long terme et d’une mémoire court terme (mémoire de travail également appelée « mémoire vive »). Cette dernière peut aisément vous jouer des tours, lorsque vous êtes multitâches ou ultra sollicité par de multiples notifications humaines (discussions, entourage etc..) ou digitales (FB, Twitter, Alertes, sms…).

Un conseil pratique : tout noter via votre smartphone grâce à un système de notes centralisé et totalement synchronisé dans le Cloud, vous permettant d’avoir vos notes sur n’importe quel équipement : smartphone, laptop, tablette etc…Vous pouvez utiliser Evernote pour archiver et trier toutes vos données et ainsi constituer votre Big Data perso.

Ne vous encombrez surtout pas l’esprit avec des to do list virtuelles interminables qui ne feront que vous frustrer, vous décourager et enfin vous culpabiliser.

Astuce 4 : Hiérarchisez les tâches de la journée ! Et faîtes les tout simplement.

Objectif : savoir ce que vous devez faire en priorité tous les matins

La veille, prenez le temps de faire le point sur les tâches urgentes et également importantes et listez-les. Listez-les de manière précise en explicitant l’action concrète à réaliser. Essayez de les faire le matin et dès le début de la journée. Une devise : Just do It ! Si vous avez tendance à procrastiner, dites-vous que vous allez en faire au moins 1%, vous verrez que vous allez vite enchaîner et terminer votre tâche.

Astuce 5 : choisissez les bons outils une fois pour toute !

Objectif : adopter les meilleurs outils à vos processus de travail

E-mail : Pour vous rappeler les tâches urgentes et importantes de la journée, vous écrivez la veille un mail avec pour objet la tâche concrète et urgente à faire. Une fois la tâche réalisée, vous supprimez simplement le mail.

Trello : pour les tâches secondaires (non actionnables immédiatement) incombant à la réalisation d’un projet. Dans Trello, vous pouvez planifier dans le temps les tâches et différentes sous-tâches à réaliser, afin d’avoir une vue globale et surtout visuelle sur ce que vous devez faire, planifier et ce qui est en cours.

Evernote, Dropbox…etc… Et enfin archivez et constituez votre Big Data perso (base de données et connaissance personnelle, CRM…) dans un outil tel qu’Evernote. Par exemple, vos outils à tester, vos procédures, votre connaissance client ou votre veille marketing, veille concurrentielle etc…

PipeDrive : pour suivre l’état de votre prospection.

A noter : attention les outils ne feront jamais le travail à votre place. Après avoir fixé et choisi votre méthode de travail, il est fort utile de choisir les bons outils. N’oubliez pas que les outils sont au service de votre méthode et processus et non le contraire. Vous êtes maître de vos outils !

Astuce 6 : bien organiser son planning quotidien

Objectif : avoir une journée rythmée mais bien dosée

Enfin, un des meilleurs outils pour optimiser son temps reste le traditionnel Agenda (ou la To do list), qu’il soit virtuel ou papier.

L’objectif est de ne pas avoir un agenda rempli de RDV, mais un agenda avec les « bons » RDV au bon moment. Cela ne signifie pas qu’il y ait des mauvais RDV, mais plutôt un type de RDV pour un créneau bien précis. Afin de bien fixer les bons RDV aux bons moments, vous devez bien vous connaître.

Identifiez les créneaux où vous êtes le plus productif pour produire, concevoir une proposition ou un document stratégique, pour déjeuner avec un membre privilégié de votre réseau, pour prendre un petit déjeuner avec un prospect, réunion hebdomadaire d’équipe ou encore pour faire votre veille marketing.

Exemple

** Vous êtes plus productif en milieu de semaine et en début de matinée : fixez-vous vos RDV « travail personnel » avec « vous-même » tous les mardis de 8h-9h et tous les mercredis de 8h à 9h.

Ces créneaux seront réservés pour tous vos documents de fond (partenariat, document de travail, documentation sur méthodologie …)

** Le lundi matin : vous êtes plus apte à scanner les dernières actus du web, réservez-vous 1h dans votre agenda pour scanner toutes les news de la semaine. Réservez-vous tous les lundi matin 7h30 pour recenser toutes les actualités importantes de cette semaine.

** Le vendredi : hum fin de semaine, casez vos RDVs préférés avec les membres privilégiés de votre réseau !

A bientôt pour de nouvelles astuces !

8 raisons de faire un MBA

Que ce soit pour vos équipes ou pour vous-même, faire un MBA (Master of Business Administration) peut se révéler une véritable opportunité. Ce diplôme de renommée internationale reste particulièrement pertinent pour vos managers ou ceux qui aspirent à le devenir. Zoom sur les raisons principales qui poussent de nombreuses entreprises à former leur collaborateur par ce biais.

1. Former vos collaborateurs à manager

Un MBA, c’est avant tout un diplôme de commerce et de management international. Très prisée par les professionnels du fait de son aspect généraliste, cette formation s’applique à presque tous les domaines. Elle sert généralement à former les futurs managers mais elle permet également aux entreprises d’y envoyer des managers déjà en poste pour les aider à monter en compétences. Le MBA permet d’acquérir une vision transversale de l’activité d’une entreprise et de se former aux matières enseignées dans des écoles de commerce, qu’il s’agisse de finance, de comptabilité, de marketing ou encore de gestion des ressources humaines. Axés sur des situations d’entreprise très concrètes comme la gestion des conflits ou l’animation d’équipes ou de réunions, contrairement à d’autres formations, plus focalisées sur des aspects théoriques que pratiques. À noter qu’une expérience d’au moins trois ans en poste est généralement exigée pour intégrer un MBA.

2. Obtenir une double compétence

Le MBA est particulièrement prisé par les professionnels spécialisés aux profils techniques comme les ingénieurs, les juristes et les responsables RH. On y compte également des profils variés parce qu’il leur permet de maîtriser la gestion et le management en entreprise, des compétences qui leur font souvent cruellement défaut. Les compétences acquises sont généralement plus généralistes et leur permettent de progresser dans des postes qui nécessitent ce type de connaissances. Cette double casquette étant particulièrement rare sur le marché, il est fréquemment préférable de former quelqu’un en interne, car vous aurez beaucoup de mal à en recruter un qui possède les deux aptitudes. Dans le cadre où votre salarié aurait déjà ce type d’études, il reste conseillé de l’orienter vers des MBA spécialisés et de le former dans ce domaine d’activité.

3. Développer le sens du travail en équipe

Le MBA permet également d’aider votre salarié à mieux travailler en équipe. Force est de constater qu’il s’agit souvent d’une difficulté, notamment pour les personnes qui ont un profil technique. Former vos collaborateurs leur permettra d’une part de gagner en assurance, et d’autre part de lui fournir tous les outils pour appréhender les différents aspects de l’activité de l’équipe qu’ils auront à manager. La prise de parole est également généralement maîtrisée, car il s’agit d’une formation qui implique des présentations régulières et nécessite d’échanger, de discuter et de défendre des points de vue.

4. Une forme de reconnaissance par l’entreprise

Former un salarié, c’est également une forme de reconnaissance de la part de l’entreprise envers son collaborateur qui peut vous permettre de fidéliser vos salariés. Véritable accélérateur de carrières, les salariés en sont particulièrement friands même si peu d’écoles sont accréditées par l’Association des MBA (AMBA). Il faut dire que si votre salarié peut utiliser son CPF (compte personnel de formation), il s’agit tout de même d’une formation qui coûte en moyenne 30.000 euros pour un MBA réputé et peut aller jusqu’à 60 000 euros. Co-financer une formation est donc une véritable reconnaissance pour votre salarié, surtout si vous lui accordez un temps de pause pour la formation.

5. Faire acquérir un profil international 

Si vous souhaitez vous développer à l’international, le MBA va permettre à vos salariés d’acquérir des compétences en la matière. S’il est parfois sélectif sur les aptitudes en anglais avec des passages de différents tests (TOEFL, TOEIC…), il est généralement constitué de diverses nationalités, apportant naturellement une dimension internationale à la formation, ce qui par nature va donner à votre salarié une capacité à gérer des équipes multiculturelles. Les cours sont d’ailleurs très souvent dispensés en anglais. Certains masters comptent d’ailleurs plus d’étudiants étrangers que de Français.

6. Développer le réseau de contacts

Le MBA est aussi l’occasion pour vous ou votre salarié d’étoffer votre carnet d’adresse, notamment à l’international. Si les participants sont bien entendu les premières cibles, les campus sont généralement fortement animés et il pourra avoir accès au réseau des anciens élèves, qui sont souvent très puissants. Certains n’hésitent pas à dire que c’est le premier avantage de réaliser un MBA, celui d’intégrer le réseau de l’école en question.

7. La possibilité de faire un temps partiel

Le MBA classique reste à plein temps, mais vous pouvez également décider que votre salarié ne soit qu’à temps partiel, via un Executive MBA. Cette formule reste généralement privilégiée pour les professionnels qui désirent continuer à travailler tout en suivant la formation, même si, bien entendu, l’acquisition de compétences se fera sur un plus long terme.

8. Un investissement qui peut se révéler très rentable

Recruter un profil externe qui possède ces doubles compétences peut se révéler difficile et très coûteux. Le MBA vous permet non seulement de fidéliser vos salariés en les faisant monter en compétences, mais également d’investir sur l’avenir. Il est évident que le salarié formé n’aura pas tendance à partir d’une entreprise qui a investi sur lui ou qu’il n’aura parfois pas les mêmes exigences salariales que s’il postulait pour une autre société. En termes de motivation globale des salariés ou de recrutement, nul ne doute que la mise en place de formation de ce type, motivera plus d’une personne à rejoindre votre entreprise ou à s’investir.

Mener à bien l’entretien annuel d’évaluation de vos salariés

L’entretien annuel d’évaluation demeure un passage obligé dans de nombreuses entreprises, généralement en début ou fin d’année. De manière générale, l’entretien professionnel est un rendez-vous obligatoire entre le salarié et l’employeur tous les 2 ans même si, dans la pratique, les entreprises le mettent en place chaque année. Il est destiné à envisager les perspectives d’évolution professionnelle du salarié et les formations qui peuvent y contribuer. Moment d’échanges privilégiés entre employeur et salarié, ce tête-à-tête n’est cependant pas un exercice facile, et il convient de le réussir pour décupler la motivation de vos collaborateurs.

Le contenu : bilan et perspective

L’entretien annuel est l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée du collaborateur, et de définir les perspectives pour la période à venir. Il convient de faire un tour de piste complet : débrief des objectifs fixés et atteints, points forts et axes de progrès, qualité des relations de travail avec la hiérarchie et les collègues, ressenti général sur la place occupée dans l’entreprise, formation(s) envisagée(s), évolution souhaitée, prime(s) et salaire…

Pour mener à bien ce temps d’échanges, vous pouvez vous aider d’une grille d’entretien qui recensera tous les sujets à évoquer avec votre salarié. Elle vous sera d’ailleurs utile pour préparer l’entretien et en synthétiser les résultats. Cet entretien nécessite une certaine préparation si vous souhaitez qu’il soit efficace.

La préparation de l’entretien

La préparation de l’entretien est un indispensable pour lequel il faut prendre le temps nécessaire, aussi bien du côté de l’employeur que du côté du salarié. Chacun doit réfléchir aux différents points de l’évaluation et noter son ressenti sur la grille d’entretien. Il est également important de faire cet exercice avec les résultats des années antérieures si le salarié a de l’ancienneté, pour pouvoir apprécier l’évolution de ce dernier.

Vous devez anticiper les questions classiques comme celle du ressenti de votre salarié, de ses attentes en termes d’évolution mais vous pouvez aller plus loin. Vous pouvez par exemple lui demander ce qu’il améliorerait dans votre entreprise, ce qui vous permettra également de progresser même si, parfois, il sera difficile d’obtenir ses vraies opinions.

Le face à face : une écoute réciproque

Vient alors le moment de l’entretien, certes délicat mais à appréhender comme un temps d’échanges privilégiés. L’entretien n’est pas un long monologue mais une discussion où chacun doit pouvoir écouter et s’exprimer.

Pour chaque étape de l’entretien, il est conseillé de laisser le collaborateur démarrer. Il fait lui-même son introspective et il sera alors plus facile pour vous d’acquiescer sur les éventuels points forts et axes de progrès qu’il aura identifiés et que vous aviez vous-même relevés, plutôt que d’avoir à les évoquer en premier, ce qui pourrait provoquer un repli du salarié et compromettre la qualité de la conversation.

Aussi, à la fin de chaque palier de l’entretien, faites ensemble la synthèse de vos propos. L’entretien n’est pas un QCM, il s’agit donc de développer chaque point pour en connaître la véritable signification.

La conclusion de l’entretien à ne pas négliger

Avant de vous quitter pour retourner à vos missions respectives, il convient de clôturer l’entretien avec votre collaborateur en bons termes et sur une note positive, comme par exemple les objectifs pour l’année à venir et la réassurance de votre salarié dans ses capacités à les atteindre. Inscrivez-le dans vos conclusions !

Aussi, il peut s’avérer nécessaire, à la demande de l’une ou l’autre des parties, de fixer un entretien à mi-parcours. Si vous l’estimez utile, notez-le également, car il arrive souvent que l’on ne respecte pas cet engagement faute de temps.

Enfin, chacun doit signer le document d’évaluation et repartir avec son exemplaire. A noter qu’il vous faut garder en tête que l’entretien d’évaluation est l’occasion de booster la motivation de votre salarié et non de lui faire des reproches.

Le bilan qui doit être réciproque

Si votre salarié va faire le bilan de vos remarques, qu’elles soient plus ou moins positives, il en va de même pour vous. En effet, vous pouvez rencontrer des remarques moyennement agréables de la part de votre collaborateur, pour lesquelles il vous faudra entendre et analyser le ressenti exprimé, et parfois vous remettre en question.

De plus, même si l’entretien annuel se vit sur l’instant présent, il conviendra de le nourrir régulièrement : penchez-vous de temps en temps dans le dossier personnel de chaque salarié pour y noter vos appréciations sans attendre l’échéance.

Et la rémunération ?

La rémunération est un sujet crucial pour lequel de nombreux managers se demandent à quel moment pertinent l’évoquer. Des experts RH s’accordent pour dire de la déconnecter de l’entretien annuel, . En effet, il s’avère toujours délicat de faire des éloges à un salarié sur son travail mais de lui annoncer qu’il ne sera pas augmenté… Néanmoins, dans la pratique, les entreprises ont l’habitude de discuter négociation de salaires lors de l’entretien d’évaluation.

L’entretien annuel d’évaluation reste facultatif mais celui professionnel tous les deux ans est obligatoire. 

Les avantages du crowdfunding : don contre don entreprises

Le crowdfunding ou financement participatif contient plusieurs branches : le don, l’investissement en capital ou equity, le prêt et ce dont nous allons parler : le don contre don. Le crowdfunding don contre don permet de donner un montant en échange d’une contrepartie non financière qui prend la forme d’un produit ou de bénéfices particuliers en fonction du montant versé. Les bénéficiaires sont dans ce cas tous types d’organisations capables de fournir à leurs contributeurs un avantage, mais ce à quoi nous allons nous intéresser, dans cet article, ce sont les entreprises.

Le crowdfunding don contre don pour les entreprises

Ce type de crowdfunding est aujourd’hui le plus médiatisé. Il surprend et séduit souvent par les incentives (les récompenses) que reçoivent les internautes en échange de leur don. De manière traditionnelle, le montant de chaque don est faible mais le nombre de donateurs est très important. La somme en devient conséquente et correspond quasiment à une levée de fonds, même si l’expression « levée de fonds » n’est pas correcte car cet argent représente en réalité un chiffre d’affaires supplémentaire. En effet, on peut souvent considérer ce type de crowdfunding comme de la prévente car de nombreux porteurs de projet mettent en contrepartie leur produit (futur). Les montants récoltés permettent d’ailleurs souvent de réaliser la première industrialisation du produit.

Ulule, KissKiss Bank, Mymajorcompany… ou bien carrément Kickstarter ou Indiegogo… ?

Une fois l’offre définie, il faut choisir la plateforme. Ce choix peut faire la différence puisque l’entrepreneur doit sélectionner la plateforme spécialisée dans le don contre don qui correspond à son entreprise et à ses clients. De nombreux conseils existent déjà en la matière, en particulier sur le Blog Good Morning Crowdfunding dont je vous invite à lire les conseils. La réflexion est essentielle à cette étape qui est cruciale.

Un système sans limite ?

Les exemples prouvent que le système n’a pas vraiment de limite. La société française qui porte le projet Lima avait ainsi réussi à récolter sur la plateforme américaine Kickstarter (leader sur le marché) plus de 1,200 K$ en quelques semaines… Depuis de nombreuses autres sociétés ont fait de même, ce qui fait de cette manière de procéder une réelle possibilité.

On ne peut que saluer, en l’occurrence, le fait d’avoir choisi de se mettre sur KickStarter du fait du produit très international et très innovant technologiquement dont il disposait. En aurait-il de même avec un autre projet moins technologique par exemple ? Et bien non comme de nombreux exemples d’échecs l’ont prouvé sur cette même plateforme.

Regardez donc bien cette possibilité, qui ne peut être adaptée à tous, mais qui peut vous permettre de faire du chiffre d’affaires sans avoir besoin de vous diluer à travers une levée de fonds et donc une cession du capital de votre entreprise. Pour cela, renseignez-vous en amont sur les spécificités de chaque plateforme. Vous pouvez entrer en contact avec elles pour vérifier que votre produit rencontrera bien une réelle appétence. 

La surveillance en entreprise : Inutile d’être derrière vos salariés

Surveiller les salariés (en télétravail ou non) demeure loin d’être la meilleure attitude pour vous ou votre salarié. Cette manière de manager est loin d’être propice à développer la confiance mais demeure également chronophage pour vous. Pire, elle entraîne des conséquences délétères sur la productivité et l’ambiance puisque personne n’aime avoir quelqu’un derrière son dos qui surveille chacun de ses mouvements.

Parmi les pratiques qui scandalisent depuis la mise en place du télétravail, l’implantation de technologies qui permettent de garder un œil sur les employés à tout moment est loin de faire l’unanimité. Ainsi, le partage d’écran obligatoire, la surveillance des pages web visitées et des clics par minute ou encore l’activation des webcams tout au long de la journée de travail sont devenus des pratiques courantes dans certaines entreprises. Si certains évoquent un temps d’adaptation et une volonté de maintenir la productivité ou d’aider en cas de difficultés, force est de constater que cette surveillance se révèle parfois trop accrue.

La surveillance, un mauvais choix pour la productivité

Différentes études montrent que la surveillance change le comportement des individus qui se sentent observés. S’ils semblent comme plus concentrés par exemple en évitant les réseaux sociaux, les études indiquent que la propension à commettre des erreurs se retrouvent également multipliée. En effet, la tendance à se placer du point de vue de l’observateur et non à se concentrer sur le travail à effectuer perturbe la productivité et nuit à la concentration. La peur de faire une erreur que l’on ne peut pas corriger et la volonté d’exécuter parfaitement une tâche interfère sur sa bonne réalisation. Si ces effets ne sont, bien entendu, pas voulus par l’employeur qui cherche parfois simplement à aider, la surveillance peut devenir très rapidement contreproductive et surtout nuire à la confiance des employés.
Une étude d’opinionway pour Dropbox montre que l’autorité ne prend du sens qu’au travers du lien entre les compétences et la relation avec les dirigeants de l’entreprise qui passe bien évidemment par le leadership.

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Un revers de la médaille : un turn-over exponentiel

Si 53 % des employés acceptent que leur organisation ait développé ces solutions, 33 % d’entre eux ne savent pas si leur entreprise a mis en place ces systèmes sur leurs appareils. Il est à noter que les entreprises qui utilisent des outils très intrusifs sont aussi celles qui comptent le plus de démissions avec 45 % pour celles aux outils intrusifs et 48 % celles avec trop d’outils de surveillance. « En manquant de transparence et en mesurant leur productivité de façon aléatoire et uniquement à l’aide de chiffres, les employeurs peuvent rapidement miner la confiance de leurs salariés, et risquent de voir leurs meilleurs talents partir, alors que nous sommes dans un marché extrêmement complexe et compétitif », expliquent les auteurs de l’étude.

Responsabiliser chaque individu

Il faut bien se rappeler que chaque employé a l’habitude dans sa vie personnelle de prendre des décisions, d’organiser sa vie et qu’il a donc cette capacité à se responsabiliser de manière évidente. Mettre au cœur de la relation leur sens des responsabilités représente avant tout une manière de reconnaître leur motivation et leur capacité à s’autogérer. Les employeurs surveillent souvent leur personnel, car ils s’inquiètent du relâchement des employés. La surveillance apparaît comme une stratégie pour éviter que cela ne se produise.

Il existe cependant bien d’autres stratégies pour maintenir l’engagement et la motivation des équipes. En particulier, celle de fixer des objectifs avec un employé et suivre les progrès réalisés et l’atteinte de ceux-ci. Cela demande, certes, de la part du manager une excellente connaissance du travail et des missions, des tâches à effectuer par l’employé mais évite fondamentalement de créer un rapport négatif entre les deux individus. Le sondage Opinionway pour Dropbox sur l’autorité en entreprise permet de dresser un tableau de la vision des salariés sur le sens donné à l’autorité.

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Comment développer une culture de la mutualisation ?

Nous sommes nombreux à vouloir participer à la création d’une société plus écologique, plus engagée, plus responsable mais sommes-nous aussi nombreux à vouloir construire un milieu économique similaire ? Et si le milieu économique de demain était un système de connexions plus efficaces entre les éléments et les sous-éléments qui composent les différentes industries, un écosystème de différents business ? Comment développer une culture de la mutualisation ?

Relations complexes, concurrence et coopération, “co-évolution”

Le terme de « Business Ecosystem » appartient à James Moore, l’auteur de « The Death of Competition : Leadership & Strategy in the Age of Business Ecosystems » qui l’utilise pour décrire l’industrie de l’avenir. Dans sa vision, les entreprises se retrouvent souvent dans la situation où elles doivent être simultanément clientes, fournisseurs, concurrentes et partenaires les unes des autres et « co-évoluer » en même temps dans l’environnement. L’un des outils pour construire cette coopération, qui peut prendre plusieurs formes, pourrait bien être la mutualisation.

Mutualisation, vision partagée pour un meilleur rendement économique

Le terme de mutualisation décrit généralement des types de coopération entre différentes parties autour de sujets communs, mais il semble vague et amène fréquemment de la confusion. Cela parce que chaque solution de mutualisation est distincte, unique et répond à des besoins spécifiques. Vous ne pouvez pas l’inscrire dans des modèles ou de configurations prédéterminées, car les formes qu’elle prend sont diverses.

En plus des réductions des coûts, la mutualisation permet aussi de gagner du temps, de réduire les risques, d’améliorer la qualité d’un service, de consolider sa notoriété, etc. Vous pouvez donc l’appliquer à différents niveaux, mais le gain le plus important porte sur la culture de la collaboration, du dialogue et de l’échange.

Quel que soit l’objet de la mutualisation, chaque structure doit normalement en tirer profit sans que cela se fasse aux dépens de l’une des structures impliquées, cette démarche collective ayant pour résultat l’obtention de fins partagées. Il s’agit donc de plus de coopération entre les acteurs pour un meilleur rendement économique, une démarche conçue sur des besoins similaires ou complémentaires, une culture commune, facilitant une rentabilité déchiffrable dans le fonctionnement quotidien de vos entreprises.

Comment développer une culture de la mutualisation ?

La mutualisation des moyens, des compétences, des prestations de services ou des achats commence à intéresser les collectivités territoriales, les PME, les grands groupes, leur but commun étant de réduire leurs coûts et d’équilibrer leurs dépenses. Différentes formes se pratiquent déjà, mais une vraie culture de la mutualisation n’existe pas encore. Elle pourrait être un redoutable levier économique et aussi une opportunité de créer une nouvelle manière de faire les choses, mais comment faire pour la développer ?

Si on est une PME

Tout d’abord, si on est une PME ou une TPE, il faut partir du principe que la réflexion stratégique n’est pas réservée qu’aux grands comptes. Pour les frais généraux habituellement les responsables pensent qu’ils ne font pas assez de volumes pour utiliser la mutualisation. Ils pensent notamment que le chiffre d’affaires que la société représente n’est pas assez important pour qu’il soit soumis à une analyse de réductions de coûts. Au pôle opposé, les responsables chez les grandes entreprises considèrent qu’ils ont déjà assez de pouvoir de négociation pour gérer indépendamment leurs achats. La vérité est qu’ils sont les captifs des principes du milieu économique actuel et qu’ils se cantonnent dans des idées préconçues, alors qu’en réalité la mutualisation apporte de bénéfices réels pour tous.

La mutualisation est une alternative qu’on devrait avoir tous en tête chaque fois qu’on arrive à se demander si on a les ressources financières, humaines, logistiques nécessaires pour monter un projet. Soyez ouvert à des alternatives et voyez ce qu’elles peuvent apporter à votre business, c’est le premier pas. Après il y tout un éventail d’actions et de principes qu’il faudrait appliquer pour déplacer à fur à mesure nos barrières et nos limites actuelles.

Pour entrer dans une démarche de mutualisation vous devez structurer vos démarches, collaborer, dialoguer, échanger ! Partagez des idées, des informations, des pratiques, car la mutualisation peut aussi bien rester informelle. Ne vous repliez pas sur vous-mêmes. Fuyez l’isolation. Encouragez ce qui rassemble. Harmonisez vos actions avec celles de vos partenaires d’affaires. Mutualisez !