On parle aujourd’hui de démission silencieuse, de grande démission, de bore-out ou de burn-out. Ce n’est pas étonnant quand on sait que 89% des salariés s’ennuient au travail selon un sondage d’OpinionWay. Si ses thématiques sont souvent abordées quant à l’identification des symptômes précurseurs, l’origine de ces maux réside souvent dans l’alignement entre les attentes du salarié ou du dirigeant et la réalité. Bien entendu, ce n’est pas la seule cause mais il peut se révéler intéressant de s’y pencher.
Un alignement professionnel nécessaire
Un salarié passe 50% de son temps éveillé en entreprise. Si certains distinguent très fortement leur travail de leur bonheur, force est de constater qu’il représente dans l’immense majorité des cas, une bonne part de leur emploi du temps. Une partie des français tentent de faire une distinction entre leur bonheur et leur travail mais on peut se demander si on peut être vraiment heureux quand ses aspirations et attentes personnelles à ce niveau ne correspondent pas du tout à la réalité.
Être heureux au travail commence par bien se connaître et être conscient des moteurs qui vous animent : êtes-vous friand d’autonomie ? De sécurité ? De reconnaissance ? D’une soif d’apprendre ? De salaire ? De liberté ? A chacun ses moteurs qui le poussent à vouloir s’investir dans son travail et qui lui sont propres. Il est regrettable de subir son travail et d’y aller à reculons alors que vous pouvez a minima, les prendre en compte pour qu’ils soient présents dans votre travail.
Une vérification à faire pour les RH
Que l’on parle de RH ou plus globalement de management, l’alignement est à prendre en compte que ce soit pour l’évolution ou la motivation de vos collaborateurs. Vous devez cerner absolument les sources de motivation de vos salariés afin d’avoir un management humain et bienveillant. D’ailleurs rien ne sert de tenter d’impliquer un salarié si vous n’êtes pas capable de savoir ce qui l’anime. Vérifier l’alignement représente donc une bonne pratique si vous souhaitez renforcer l’engagement de vos salariés.
Autre conséquence, celle de votre capacité à garder vos collaborateurs et à préserver leur santé. Selon Apicil, la question de la santé au travail « représente 62 milliards d’euros et le coût du désengagement des salariés, lui aussi toujours plus élevé : plus de 14 000 euros par an et par salarié » quand on compte les arrêts maladie, l’absentéisme ou la procrastination. Au-delà, ce désengagement entraîne une véritable souffrance au travail, un stress et un sentiment de pression qui peuvent conduire au bore et burn-out.
Faire le test : le Baromètre d’Alignement Professionnel
Si vous ne savez pas comment faire pour vérifier votre alignement professionnel ou celui d’un de vos salariés, il existe des tests dont celui, réalisé par Nicolas Lepercq, Docteur en Management à l’Université PSL-Dauphine et Responsable R&D d’Ignition Program, avec un résultat quasi immédiat et que vous pouvez réaliser en une quinzaine de minutes via ce lien.
Inspiré du modèle de Schwartz et du questionnaire de valeurs proposé par Rokeach, il vous permet de vérifier si vous êtes aligné ou en décalage avec métier. Pour cela, des questions vous seront posées sur 9 grandes thématiques avec une analyse de 36 facteurs de motivation. Vous pourrez ainsi découvrir vos leviers intrinsèques qui font que vous vous sentez bien au travail ou votre collaborateur le cas échéant.
Pour Nicolas Lepercq, Responsable R&D Docteur en Management chez Ignition Program : « Chez Ignition Program, nous sommes convaincus que chaque salarié est en mesure de piloter sa vie professionnelle en s’assurant qu’il est aligné et en mesure d’enclencher des actions pour être plus heureux.
Il manquait cependant un outil gratuit et accessible qui permette de mesurer son taux de satisfaction professionnelle à un moment T, comme une photographie, et d’identifier les axes importants à modifier pour que le job soit plus épanouissant, ou à prendre en compte pour que le prochain le devienne. Notre volonté est d’offrir des pistes de réflexion claires, mettre des mots sur des ressentis avec, à l’appui, des données détaillées et chiffrées. » « Chaque personne a son ou ses drivers propres, des besoins primaires et viscéraux, toujours très personnels. Et quels qu’ils soient, il n’y a aucun jugement. Le tout, c’est de les connaître et de les accepter afin de leur donner toute la place qui leur convient dans son (prochain ?) job.” ajoute Nicolas Lepercq.
L’analyse des résultats
Si vous souhaitez analyser vos résultats, sachez :
qu’un résultat supérieur à 86% indique que vous êtes bien dans votre travail et aligné.
qu’entre 75% et 86%, indique que vous avez des doutes et que peut-être vous devez modifier certains aspects, que des choses doivent changer.
qu’entre 50% et 75%, c’est la zone rouge et que vous devez très certainement modifier des choses en urgence ou discuter avec votre salarié afin d’éviter un bore-out, burn-out ou une dépression.
qu’en dessous de 50%, il existe un risque pour votre santé mentale et qu’il faut s’intéresser à un départ ou trouver un moyen de transformer le travail. A défaut, vous devez rapidement trouver des alternatives qui vous permettent de vous réaliser en dehors de votre métier.
L’identité visuelle apparaît évidente quand on regarde celle des entreprises qui ont pignon sur rue et que l’on reconnaît d’un seul coup d’œil dans toutes leurs déclinaisons. En arrière-plan c’est dans les premiers pas de la création d’entreprise que se trouve l’explication et qu’on réalise que pour l’obtenir, un travail de fond a dû être effectué. Comment réaliser une identité visuelle performante et pérenne ?
Les trois objectifs majeurs
Trois objectifs doivent être présents au moment de la mise en place : capter l’attention de clients potentiels, se démarquer de la concurrence, assurer sa crédibilité et sa notoriété. Une identité visuelle est constituée d’un tout indissociable : les éléments graphiques clés de l’entreprise tels que son logo, ses couleurs, sa police d’écriture, ses typographies, ses icônes : pictogrammes, emblème, mascotte…. Et la liste est loin d’être exhaustive !
Tous ces éléments donnent une cohérence d’ensemble et aucun détail ne doit vous échapper car sur la scène de l’identité visuelle, ils sont déjà nombreux à avoir pris place et imposer leur choix. Il va donc vous falloir analyser avec rigueur votre positionnement.
Décliner les principaux supports : la difficulté première
L’identité visuelle doit être pensée en amont sur tous les supports de communication car certains formats peuvent ne pas s’adapter à une identité visuelle. On pensera notamment : :
Aux supports traditionnels (papier à lettre, enveloppes, cartes de visite …)
Aux supports de présentation à la presse, aux clients aux collaborateurs (communiqué de presse, dossier de presse, power point, intranet…)
Aux supports internet (site web, réseaux sociaux, visuels, bannière web
Aux salons (stand, kakemonos…)
Aux articles publicitaires (flyers, dépliants, plaquettes commerciales, brochures).
Aux cadeaux publicitaires …
Quels sont les points à respecter ?
Certains points sont évidemment à contrôler si vous ne souhaitez pas aller dans le mur :
Le logo, symbole de la marque, appelé nom de famille de l’entreprise – élément graphique essentiel et incontournable ! Il se doit être il est original, unique, capable de dépasser les modes et tendances et déclinable en monochrome.
Les couleurs doivent respecter ou tenir compte des codes couleurs du secteur d’activité (comme le bleu pour le froid).
Les qui doivent respecter ou tenir compte des codes typographiques du secteur d’activité et de la capacité de lecture de son public. Chaque secteur possède des codes spécifiques qui sont identifiables d’un seul coup d’œil et des différents supports.
Les formes et les signes donnent une cohérence graphique à l’ensemble de supports.
La possibilité de mettre en page sur le web comme sur les supports de communication traditionnels.
Cerner votre public et imposer vos valeurs
Avant de créer votre identité vous devez avoir cerné votre cible, votre secteur, votre marché et votre environnement. Vos valeurs doivent sous-tendre votre identité visuelle et donc sur votre marché et dans votre secteur d’activité se reconnaître instantanément pour vous démarquer de la concurrence et vous permettre de vous placer dans tous les palmarès et vous conduire à devenir une référence. Il ne suffit donc pas de connaître les dernières tendances mais de savoir s’imprégner des enjeux et de la stratégie de votre marque.
Interview de Dr Nicolas Pages, qui vient de lever 10 millions d’euros auprès d’IMPACT Partners, afin de développer son entreprise qui assure la prise en charge en télésuivi, télésoins, éducation thérapeutique et coordination des soins des patients atteints de maladies chroniques pour le compte d’établissement ou de professionnel de soins.
Comment vous est venue l’idée de Satelia ?
J’ai cocréé en 2017. J’étais, à l’époque, étudiant en tant que jeune médecin anesthésiste-réanimateur. J’étais entre la neuvième et la dixième année d’université de médecine. Ce qui m’a inspiré pour réaliser ce projet, c’est le fait que le suivi des patients une fois sortis de l’hôpital était vraiment médiocre. On était excellent à l’intérieur de l’hôpital, mais quand les patients sortaient, il n’y avait plus de suivi, en dehors du fait qu’ils puissent revenir en consultation à l’hôpital. Or, certains patients peuvent avoir des complications après leur sortie et ont besoin de suivi. Cela peut arriver après une opération, une chimiothérapie, ou encore après n’importe quelle prise en charge de l’hôpital. Nous n’étions au courant que trop tardivement à chaque fois. C’était un peu frustrant d’essayer de pratiquer une médecine très qualitative à l’hôpital pour constater que tout s’effondrait, si j’ose dire, quand le patient était à domicile. C’est de là qu’est venue l’idée d’un premier suivi et m’a amené à cette réflexion : « si on demandait au patient comment il allait régulièrement ? ». Je me disais : « Est-ce qu’on ne l’appellerait pas ? » parce qu’il n’est pas question de les faire venir tous les jours ou toutes les semaines en consultation mais d’appeler des gens. Et là, plein de problématiques ont émergé : « Quel est le coût ? Comment faire ? Est-ce qu’on ne leur demanderait pas de répondre via leurs outils numériques ? Et que fait-on des personnes qui ne sont pas numériques ?… ».
Qu’est-ce que Satelia aujourd’hui ?
Satelia est une plateforme de télésurveillance médicale pour les maladies chroniques. Notre mission est d’améliorer la qualité de vie des patients atteints de maladies chroniques, comme l’insuffisance cardiaque ou les cancers. Préserver la qualité de vie de ces patients est un enjeu médical et éthique. L’entreprise est bâtie sur trois piliers. Un premier qui est un pilier de développement logiciel pour les applications, pour les médecins et pour les patients. Les médecins ont des dashboards et voient tout ce qui se passe à l’extérieur de l’hôpital en termes de santé des patients avec des patients qui répondent. Le deuxième pilier, c’est la science. Ce sont des algorithmes d’analyse et de prédiction aux risques. Le troisième, ce sont les retombées des publications scientifiques dans des revues, qui concernent l’humain.
Vos salariés sont-ils principalement des ingénieurs ?
Sur les 85 personnes salariées de Satelia, nous avons 45 personnes qui se chargent de rappeler des gens qui sont dans une situation d’illectronisme, c’est-à-dire dans une incapacité d’utiliser des outils digitaux. A 85 ans, dans leur maison ou en Ehpad, certaines personnes n’utiliseront jamais un iPad. C’est important parce qu’en fait, quand on parle de santé, et plus particulièrement de E-santé, on entend beaucoup d’ineptie avec « Oui, on va mettre des paniers d’objets connectés chez les gens ! » qui sont des patients relativement âgés ou qui ne maîtrisent pas le digital. Or, c’est donc en grande partie inefficace.
Quelles ont été les grandes étapes depuis la création ?
Nous avons mis un an à mettre en place le remboursement de l’assurance maladie, ce qui est relativement court dans ce milieu. Nous avons démarré fin mai 2017 et fin 2018, nous avons eu le premier remboursement. Nous avons fait une première levée de fonds en 2019 de 300 000 € et nous nous sommes développés très rapidement puisque nous avons à peu près doublé chaque année la taille de l’équipe, le nombre de patients suivis donc le chiffre d’affaires, puisque nous sommes payés au forfait par patient suivi par la Sécurité sociale. Nous sommes remboursés par la Sécurité et nous sommes prescrits par les médecins. Satelia, c’est une application sur prescription médicale. C’est innovant et il n’y en a pas beaucoup en France. Nous faisons partie des pionniers.
Quelles ont été les étapes suivantes ?
L’étape suivante a été la création de la plateforme infirmière, officiellement en 2020. Nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de plus en plus d’humains pour gérer les patients qui n’étaient pas digitaux. C’est un axe stratégique pour nous puisqu’il est plus compliqué de proposer une solution qui s’adapte à tous, plutôt que des tablettes ou smartphones connectés ou encore de s’intégrer sur les smartphones des patients. Nous avons donc créé une unité d’infirmières. Nous avons commencé à embaucher massivement parce que nous nous sommes aperçus que nous souhaitions également continuer à suivre ces patients qui n’étaient pas digitaux. Aujourd’hui, 40 % des patients que nous suivons, le sont par téléphone. Il faut comprendre que ces patients, il leur est impossible d’utiliser un smartphone ou une tablette et qu’ils sont en conséquence exclus des systèmes de télésurveillance médicale classique. Avec la levée de fonds, nous avons pu créer une unité de 45 infirmières avec une structure juridique dédiée. Nous avons en quelque sorte créé une filiale. Ensuite, la dernière étape, c’est en 2022 où nous avons réalisé une levée de fonds pour continuer à nous adresser au marché français en cardiologie et inclure d’autres pathologies en France.
Quel est votre pourcentage clients connectés/non connectés ?
Nous avons 40 % de patients qui sont en situation d’illectronisme, donc qui nécessitent un suivi par téléphone. Le reste est suivi via leur smartphone ou le smartphone de leurs aidants. Cela nous permet d’être une solution inclusive qui n’exclut personne. Nous sommes la seule entreprise en France à le faire alors que les autres, pour des raisons de rentabilité principalement, ne se consacrent qu’aux objets connectés et aux patients digitaux.
C’est quelque chose que vous aviez anticipé depuis le début ?
Oui, nous l’avions anticipé, mais nous n’avions pas vu qu’il y aurait autant de patients non connectés. Nous sommes à peu près quatre compétiteurs en télésurveillance sur le marché français pour le suivi d’insuffisance cardiaque ou d’autres pathologies. Naturellement, les praticiens ont eu tendance à préférer Satelia principalement pour des patients qui sont non connectés parce que nous sommes la seule solution qui peut les accueillir. Nous avons eu en quelque sorte le transfert de tous ces patients sur notre solution que nous avons intégré sans problème.
Pourquoi avez-vous levé 10 millions aujourd’hui et dans quel but ?
Nous avons fait cette levée de fonds afin d’accélérer la croissance commerciale, continuer à nous développer dans d’autres centres en France et inclure de nouvelles pathologies. Nous avons un modèle qui est hautement duplicable pour d’autres pathologies chroniques. Nous voulons suivre plusieurs pathologies car il est plus simple pour les hôpitaux de s’équiper d’une solution pour plusieurs pathologies que de devoir s’équiper d’un matériel pour chacune d’entre elles. Autrement dit, il s’agit de pouvoir traiter l’insuffisance cardiaque, le suivi des cancers, l’insuffisance rénale…
Quelle a été la principale difficulté que vous avez rencontrée et comment l’avez-vous surmontée ?
Cela va vous surprendre mais nous n’avons jamais rencontré de difficulté particulière. Nous avons toujours surfé au sommet de la vague sans trop de soucis. Je pense que nous avons pris un axe stratégique qui, pour l’instant, s’est avéré bon et qui consistait à ne pas utiliser d’objets connectés. En général, dans l’autre cas, nous nous appuyons sur les objets du patient même si nous leur en envoyons un au besoin. Dans ce cas, cela coûte en conséquence beaucoup moins cher. Ce qui est drôle c’est de voir que tout le monde pensait qu’il fallait plein d’objets connectés pour avoir plus de suivis et plus de qualité de vie chez les patients. Or, nous avons montré qu’en mettant un peu moins de technologie et en saupoudrant avec davantage d’humains, nous avons une pénétration du marché et une satisfaction des patients qui est bien plus élevée.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis que vous vous êtes lancé ?
Je dirais l’obstination d’un certain nombre d’acteurs non médicaux à proposer des moyens tout technologiques, alors que nous savons qu’aujourd’hui que 67 % des patients de plus de 65 ans sont en situation d’illectronisme. Les deux tiers des patients sont dans l’incapacité d’utiliser des outils digitaux. Cette obstination m’a surpris de voir des gens qui voulaient absolument marketer ou pitcher : « Télésurveillance donc tu dois mettre des appareils connectés à domicile. ». Aujourd’hui, le problème du système de santé, c’est que les patients sont en train de se rendre aux urgences parce qu’il n’y a pas assez de soignants. Penser qu’on va résoudre ce type d’actions avec des mallettes d’objets connectés à domicile, c’est un très mauvais calcul alors qu’en mettant un peu d’humain, cela permet de décharger les hôpitaux d’un certain nombre de tâches et de garder un contact avec les gens. Ce qui me surprend, c’est que peu de personnes le comprennent. Certains compétiteurs, à force de nous voir gagner des marchés, se mettent aussi à proposer des soignants internes dans leurs équipes à embaucher. C’est une très bonne chose car cela montre que nous avons une capacité d’influence. Comme nous sommes leaders sur notre secteur, cette capacité d’influencer les autres qui se mettent à nous copier pour « gagner » des parts de marché, me procure une certaine satisfaction.
Y a-t-il des contraintes spécifiques ?
Nous devons organiser des séances de coaching pour les patients, une tous les deux mois. Autrement dit, il y a une séance, que nous appelons « accompagnement thérapeutique », qui consiste à faire en sorte que le patient ait une meilleure connaissance de sa maladie. En fait, nous le formons aux signaux d’alerte, aux traitements, aux symptômes, à la difficulté physique et à l’alimentation. Ce coaching est réalisé par des infirmières spécialisées avec un diplôme spécialisé de l’éducation thérapeutique. Une autre contrainte réside dans le fait qu’il faut être marqué « CE ». Tous nos logiciels sont des dispositifs médicaux donc du logiciel premium. Cela demande des données supplémentaires, une qualité supplémentaire pour éviter d’avoir des bugs qui peuvent conduire, par exemple, à de mauvaises analyses de risque. Ensuite, il faut être agréé par la Sécu et cela passe principalement par des publications scientifiques qui prouvent une efficacité médico-économique et en termes de diminution de mortalité ou d’hospitalisation. Ce n’est pas tant des réglementations ou des contraintes pour moi, étant moi-même issu du médical, car je trouve assez naturel de prouver que ce que nous faisons est cohérent et efficace. J’aime bien me dire « Je sauve des patients avec une étude scientifique qui démontre que ce que nous faisons est bien ». Le marketing, c’est bien, mais pas sans preuves dans le médical.
Le conseil : Il y a un seul conseil qu’on m’a donné et qui a été, je pense, décisif. Quand j’ai débuté en entrepreneuriat, on m’a dit : « Tu verras, cela va être dur, mais même dans les moments très durs, n’arrête jamais, continue ! ». Et cela s’est probablement avéré être le meilleur des conseils d’entrepreneurs qu’on m’ait donné. Parce que quand c’est dur, on s’en souvient et on passe des étapes. A chaque fois qu’une étape est dépassée, on se dit : « heureusement, j’aurais pu arrêter ».
« Nous avons toujours surfé au sommet de la vague sans trop de soucis. Je pense que nous avons pris un axe stratégique qui, pour l’instant, s’est avéré bon et qui consistait à ne pas utiliser d’objets connectés. »
Dr Nicolas Pages
Conseil du Dr Nicolas Pages
Tu verras, cela va être dur, mais même dans les moments très durs, n’arrête jamais, continue !
Bien des stratégies sont mises au placard depuis le confinement. Certaines habitudes se sont perdues comme rencontrer ses clients dans un salon, à une conférence, à un petit déjeuner et qu’il a fallu reprendre. Mais désormais nous sommes retournés dans la normale et vous allez devoir vous retrousser les manches et dégager de nouvelles idées.Comment booster la notoriété de ma boîte dans cette période inédite ?
Avoir une double approche
La notoriété d’un magasin traditionnel, d’une société ou d’un webstore se conjugue aujourd’hui virtuellement et sur le terrain. Il faut envisager une politique promotionnelle globale comprenant diverses méthodes cumulées. Dans cette période ou le cœur balance entre le réel et le virtuel, il paraît légitime que les entrepreneurs se demandent comment faire pour que les personnes qui influent sur les différentes tendances parlent de leur entreprise. Il faut donc désormais songer à une démarche qui englobe cette double manière de fonctionner.
Les démarches promotionnelles classiques de la notoriété
Dans la sphère des outils promotionnels traditionnels, on retrouve les objets publicitaires, les stylos aux flocages institutionnels, les tapis de souris aux couleurs de l’entreprise et les accessoires vestimentaires. La PLV ou Publicité sur le Lieu de Vente est également un bon vecteur promotionnel. Les affichages présents sur les vitrines marquent les esprits, d’autant plus s’ils s’associent aux désirs de se retrouver le plus vite possible.
La communication écrite traditionnelle n’est pas à négliger non plus. Les prospectus publicitaires à distribuer dans les boîtes aux lettres, les flyers, les affiches dans les transports et les lieux publics, les encarts publicitaires dans la presse spécialisée constituent des outils promotionnels toujours très efficaces. L’achat d’espaces publicitaires télévisuels, pour les entrepreneurs qui en ont les moyens, reste un très puissant vecteur de visibilité et de notoriété. Durant la période actuelle, époque de basculement progressif vers le commerce virtuel, ces méthodes qui peuvent sembler prises en otage, font encore leurs preuves.
Les démarches promotionnelles 2.0
L’avènement d’Internet et la forte progression de la sphère numérique obligent également un entrepreneur désireux de booster la notoriété de son webstore à mener des campagnes promotionnelles virtuelles, en plus des démarches de marketing classiques.
Les règles des moteurs de recherche
Dans le domaine du webmarketing, les moteurs de recherche du web dictent leurs règles, Google en tête. Il faut donc rédiger des annonces, choisir des mots clés et créer des adresses virtuelles de webstore qui correspondent aux critères des algorithmes des moteurs de recherche. Ainsi, dès qu’un internaute, un bloggeur ou un décideur effectue une recherche thématique, c’est le site qui a le mieux soigné ses annonces qui apparaît en premier. C’est ce que l’on appelle le SEO, ou référencement naturel, qui permet de faire progresser le rang de référencement de sa boutique en ligne ou de son site vitrine sur les moteurs de recherche du web.
Une agence spécialisée ?
Pour connaître ces règles, un entrepreneur dont le webmarketing n’est pas le premier métier, a tout intérêt à faire appel à une agence spécialisée, ou à un consultant indépendant. Ces agences effectueront à la fois un diagnostic du potentiel de développement virtuel de votre webstore, et proposeront ensuite des campagnes promotionnelles virtuelles exécutées dans les règles de l’art, avec un suivi des résultats mesurés en nombre de clics, de visites et de commandes réelles. Le trafic d’un webstore ou d’un blog s’améliore durablement par ce type de campagnes promotionnelles virtuelles.
D’autres démarches dématérialisées permettent de booster la notoriété d’une entreprise, notamment les campagnes publicitaires exécutées par SMS, à l’aide de robots qui permettent des envois en nombre. Les campagnes d’e-mails promotionnels font également mouche, qu’il s’agisse de courriers électroniques à caractères purement publicitaires ou bien d’envoi de codes promo dont le but est la fidélisation. La création d’applications et de portails aux formats compatibles avec les téléphones mobiles et les tablettes tactiles, permettant de surfer directement sur votre boutique en ligne avec ces outils modernes de navigation, est également un plus indéniable pour toucher les décideurs et les créateurs de tendance, aujourd’hui connectés en permanence.
Les réseaux sociaux ?
Pour se faire connaître sur le web, les réseaux sociaux sont aujourd’hui les nouvelles places publiques à ne pas négliger. Il est fortement recommandé de créer une page Facebook, un compte twitter, ou encore un compte instagram, et de renouveler régulièrement les contenus et les liens vers vos produits et vos promotions.
En cumulant les méthodes promotionnelles traditionnelles et les méthodes de webmarketing modernes, il est possible de booster très notablement et très durablement la notoriété d’une boutique en ligne, adossée à un magasin traditionnel quel que soit le domaine d’activité. Il est recommandé de faire appel à des agences spécialisées en webmarketing pour consolider sa notoriété virtuelle, car bien souvent, cela nécessite des connaissances spécifiques et un investissement chronophage.
L’achat en vrac, lié au Zéro Déchet, représente une tendance qui connaît un développement exponentiel en France. Les emballages ont la vie dure et ne trouvent plus preneurs. Ils sont décriés tout azimut et le vrac s’impose de manière naturelle. Les consommateurs aujourd’hui sont prêts à adopter ce mode de distribution puisque d’après une étude du cabinet Nielsen, 37% des consommateurs ont déclaré acheter des produits en vrac en dehors des fruits et légumes frais. Cette proportion s’avère plus élevée chez les moins de 35 ans.
Mais qu’achète-t-on en vrac ?
Plus d’un acheteur ‘vrac’ achète des fruits oléagineux (noix, noisettes…) ; les fruits secs arrivent rapidement ensuite, achetés par 47% d’entre eux, puis diverses céréales et féculents. Le sucre et la farine s’achètent également de cette manière. Ils sont cités par 10% des personnes interrogées et les liquides vaisselle par 6%. Il faut ajouter que la clientèle du vrac se montre en général plus sensible à l’environnement et se distingue dans ses achats : elle achète du bio, des produits équitables et locaux en plus grande quantité que la moyenne. Elles restent lectrice des informations sur les emballages.
Qui achète en vrac ?
Selon le Credoc, dans sa lettre du mois d’avril 2019, certains comportements au potentiel durable, limité mais réel, des « petits gestes », s’ancrent progressivement dans la société, particulièrement dans les classes supérieures. Ainsi, 70 % de la population a acheté au moins un produit issu de l’agriculture biologique au cours des six derniers mois, contre 44 % seulement en 1998. C’est également le cas pour d’autres produits labellisés durables, comme les produits alimentaires en vrac (+15 points) ou les produits biodégradables pour le ménage (bien que la proportion de ceux-ci soit en baisse en raison de la généralisation des lessives sans phosphate depuis l’interdiction de ce produit dans les lessives domestiques en 2007).
Les plus diplômés se distinguent par leur engouement croissant pour certains produits de la consommation durable. 54 % des Bac+5 avaient acheté des produits alimentaires en vrac en 2018, soit une hausse de 6 points par rapport à 2009. La tendance est inverse chez les non diplômés : seuls 37 % ont acheté de tels produits en 2018, soit une baisse de 5 points.
Les enseignes adeptes du Vrac
Avant 2014, aucun magasin ne proposait ce type de distribution. Aujourd’hui, de nombreux réseaux sont apparus et les épiceries vrac spécialisées se sont multipliés. Environ 80% des magasins bio sont équipés d’un rayon spécifique et les grandes surfaces développent également ce type de rayon dans leurs enseignes. Les contraintes liées à ce type de distribution sont cependant un obstacle de taille même si la distribution de produits en vrac, hors produits frais, a représenté 850 millions d’euros en 2018 et devrait représenter 3% du marché des produits de grande consommation et avoir pesé environ 3 milliards d’euros l’année dernière (2022). Ces produits en vrac sont le plus souvent achetés dans les magasins spécialisés bio (c’est le cas pour 52% de ces acheteurs), juste devant les hypermarchés (49%) qui présentent le plus souvent un univers ‘vrac’ désormais.
Les grandes enseignes suivent la tendance
Carrefour, par exemple, a étendu la vente en vrac dans les espaces « Bio expérience » de 400 à 500 mètres carrés développés dans les hypermarchés et certains supermarchés et proposent plusieurs centaines de références. Franprix a équipé des centaines de magasins de ces contenants traditionnellement présents dans les magasins bio et le concept tend à s’élargir dans de multiples produits : on peut y acheter de l’huile d’olive, remplir sa bouteille de gin ou de rhum, couper ses propres herbes aromatiques.
A noter que le prix peut également représenter un premier critère non négligeable pour l’essor de cette pratique puisque selon 60 millions de consommateurs, un produit en vrac coûte 5 à 30% moins cher qu’un produit
Un think tank (ou « boîte à penser ») est un cercle d’information et de réflexion. Il réunit des professionnels qui fournissent des informations et nous accompagnent dans nos réflexions personnelles. Découvrez comment créer votre propre cellule d’information.
Les raisons de créer un think tank
En tant qu’entrepreneurs, nous avons constamment besoin d’être informés : sur les évolutions technologiques, les tendances, les nouveaux acteurs du marché, les derniers changements en matière de management, de financement ou de lois. Toutes ces informations sont essentielles pour notre réussite. L’objectif est donc de mettre en commun les forces et les relations de chacun pour permettre à tous d’accroître leurs chances de succès. Le « think tank » apporte un cadre structuré à un réseau de professionnels en recherche de conseils, d’informations et de partage d’expérience. Mettre en place un think tank nous oblige à sortir du cadre traditionnel, à sortir de nos idées préconçues et à rechercher des idées innovantes.
Comment sélectionner les personnes pour créer un « think tank » ?
Il s’agit de réunir ceux qui peuvent nous apporter conseils, soutien et retours d’expérience. Vous pouvez également penser en termes d’ouverture vers des personnes internationales pour avoir une nouvelle vision et acquérir des idées pour vous implanter à l’international par exemple.
Les professionnels de son secteur d’activité : avec eux, vous pouvez échanger les bonnes pratiques, les sources d’informations utiles, les expériences qui vont nous faire gagner du temps et améliorer notre efficacité. Il est aussi intéressant de consulter ceux qui ont cessé leur activité pour prendre une nouvelle orientation car ils seront à même de vous montrer les opportunités et les failles grâce à leur expérience. Il vous faudra cependant sélectionner des personnes qui ne sont pas donneuses de leçons.
Les éditeurs et spécialistes de l’information : auteurs de livres ou d’articles, créateurs de supports audio-visuels : ils ont généralement une connaissance approfondie des procédures, des avancées technologiques et des développements dans leur domaine de compétences.
Les régulateurs : ils analysent, auditent et encadrent la profession. Ce sont de bons conseillers sur le plan légal et juridique. Ils peuvent vous éviter certaines erreurs, mais aussi vous aider à saisir des opportunités.
Les formateurs et les chercheurs : ils aident à mieux comprendre les fondamentaux de l’activité et à prendre du recul. Ils permettent aussi de se mettre « à la page » sur les derniers usages de la profession et d’acquérir de nouvelles qualifications qui apporteront de la valeur ajoutée à vos prestations.
Les consultants : ils interviennent dans les domaines où nous manquons de compétences en interne, et accompagnent en tant que conseillers.
Les membres d’organisations professionnelles : ils sont d’importantes sources d’informations, ayant eux-mêmes l’accès à des cellules de réflexion, des lettres d’information, des séminaires, etc.
Par où commencer pour composer votre think tank ?
L’exercice consiste à lister toutes vos connaissances et à identifier à quelle(s) catégorie(s) elles appartiennent. Vous chercherez alors à établir un contact plus fréquent avec ces personnes identifiées, en veillant à leur apporter vous-même des informations susceptibles de les intéresser. Les relations se renforceront ainsi naturellement et vous pourrez progressivement les solliciter lorsque le besoin se fera sentir. N’hésitez pas à consulter aussi les personnalités qui ont fait des conférences et qui ont eu de nombreuses retombées dans la presse et surtout celles qui de par leurs idées innovantes vous permettront d’apporter une valeur ajoutée à votre entreprise.
Article par Marc-William ATTIÉ – Directeur France de BNI
Vous avez très peu de temps pour développer vos outils marketing, vos « supports de prospection » ? La vérité vraie, c’est que vous en avez besoin MAINTENANT… Alors comment faire pour avancer aujourd’hui dans la bonne direction, de manière efficace ? Voici quelques clés pour gagner en temps, en cohérence et en efficacité dans vos actions marketing.
Clé n°1 : l’État d’Esprit Marketing
Cette clé peut vous sembler banale, en apparence. Il s’agit pourtant du point de départ… La bonne nouvelle, c’est qu’elle est d’une simplicité absolue ! Le Marketing est une question de « bon sens ». C’est un ÉTAT D’ESPRIT qui imprègne toutes vos autres compétences. Il est une corde de plus à votre arc, un pilier supplémentaire pour la création et la pérennité de votre entreprise. Vous vivez votre entreprise et vous respirez votre cœur d’expertise. Avec cet état d’esprit marketing vous rayonnez votre message : votre premier outil de communication, votre principal support marketing, c’est VOUS. Et vous êtes UNIQUE.
Les 4 clés suivantes vous aideront à vous poser les BONNES questions AVANT de construire ou reconstruire vos actions marketing.
Clé n°2 : réponse à la question « à QUI je sers ? »
Quelle est réellement ma cible ? Quelle est sa problématique principale à laquelle je peux répondre ? A QUI suis-je UTILE ? Quels sont ceux qui perçoivent immédiatement le BÉNÉFICE qu’ils ont à utiliser mes services ? Bien souvent, on entend dire ‘ « je ne veux pas risquer de perdre tous ces autres clients potentiels ! Si je cible trop je vais m’enfermer… !! ‘’ ». Est-ce aussi votre conviction ? À votre avis, à quoi sert le ciblage ?… Est-ce utile pour percer sur son marché ? … Si vous prenez une feuille de papier. Votre mission, si vous l’acceptez, est de la transpercer. Vous avez le choix entre utiliser une pointe de compas ou une batte de baseball… que choisissez-vous ? … En quoi cette démonstration est-elle parlante ? Plus vous affûtez votre cible, plus vous percez vite et bien… Avant de savoir quoi dire, et comment le dire, il est indispensable de savoir À QUI le dire…
Clé n°3 : réponse à la question « à QUOI je sers ? »
Quelle est mon offre, la solution que je propose à ma cible ? En QUOI mon offre est-elle incontournable ? Peut-être avez-vous déjà entendu parler du Mix Marketing… ? Ce que l’on appelle également les 4 ‘P’… c’est-à-dire Produit, Prix, Place (=distribution), et Promotion (= publicité). Votre offre, c’est la façon dont votre produit ou service est ‘emballé’ avec ces 4‘P’…
Depuis son apparition, le marketing ne cesse d’évoluer pour s’adapter à l’évolution culturelle, économique… Et plusieurs ‘P’ ont été rajoutés… Mon préféré est le ‘P’ de ‘People’ ou Personnel, car le relationnel est un élément devenu incontournable dans le marketing… votre personnalité et le relationnel que vous établissez avec vos clients actuels et potentiels font toute la différence.
Vous ai-je déjà dit que votre premier outil marketing, c’est vous ?? ☺ Vous êtes partie intégrante de votre offre… que vous le vouliez ou non… Et votre valeur ajoutée c’est aussi VOUS.
Clé n°4 : réponse à la question « quelle est ma DIFFÉRENCE ? »
Qu’est-ce qui fait que ma cible choisit mon offre plutôt que celle du concurrent ? Qu’est-ce qui me rend UNIQUE ? Enfin, qu’est-ce qui fait que vos clients vous reconnaissent et vous choisissent VOUS plutôt qu’un autre ? Votre positionnement, c’est ce qui fait la différence… ce qui fait que c’est VOUS qui sortez du lot… que c’est VOUS que votre cible sélectionne pour l’accompagner à atteindre sa solution… Votre différence, votre positionnement, est ce qui permet à votre cible d’être rassurée sur le fait que vous et vous seul êtes capable de répondre au mieux à sa demande, ici et maintenant. Et c’est sur cette différence que vous allez communiquer efficacement. D’où l’intérêt de bien l’identifier !!
Clé n°5 : réponse à la question « COMMENT le faire savoir ? »
Comment structurer et diffuser mon message pour déclencher un contact ou un acte d’achat ? Quel plan d’actions de communication dois-je mettre en place ? Votre communication efficace va ATTIRER l’attention de votre cible, susciter son INTÉRÊT puis son DÉSIR d’ACHETER votre solution qui lui donnera SATISFACTION. C’est ce qu’on appelle le cercle vertueux AIDAS.
Il n’y a pas de réponse toute faite… Cela dépend de votre cible, votre offre, votre positionnement… et aussi de vos ressources… Mais souvenez-vous… vous n’avez qu’une seule occasion de faire une première bonne impression : ne négligez pas la forme, c’est-à-dire le graphisme, la façon dont votre communication est mise en page, les couleurs, la typo utilisée, le visuel…
Vous êtes professionnel… il est important que votre cible le perçoive aussi au travers de vos supports de communication… C’est le maillon indispensable qui vous permet de développer votre activité. Vous pouvez avoir le meilleur produit au monde et avoir identifié votre cible très précisément mais si vous ne faites pas savoir à votre cible que ce produit existe et où elle peut se le procurer… eh bien… dommage !! Et vous, comment communiquez-vous ?
Certaines marques sont involontairement embarquées dans des conflits ou des buzz dont ils ne sont pas à l’origine. C’est le cas de Casio, Rolex, Twingo et Ferrari qui se sont vues entraînées dans un conflit et une dispute de starsamoureux entre Shakira et Gérard Piqué, au travers d’une musique.
Les stars se comparent avec des marques
Dans une de ses dernières chansons qui a atteint des records de visionnage en seulement quelques heures, Shakira a décidé de s’en prendre à son ancien compagnon, Gérard Piqué. En 24 heures, son titre a totalisé plus de 63 millions de vues sur la plateforme vidéo YouTube. Cela n’a rien d’original en soi mais la chanteuse a opté pour comparer des marquesen en dévalorisant certaines. Les paroles une fois traduites, qui sous-entendent les infidélités, donnent le résultat suivant : « Tu as échangé une Ferrari contre une Twingo, une Rolex contre une Casio ». On comprend évidemment que cette comparaison dévalorise Casio à Twingo au profit de Ferrari et Rolex. Dans le cas présent, il est drôle de constater que les marques ont décidé d’utiliser l’humour sur la Toile et les réseaux sociaux plutôt que de répondre avec virulence afin de redorer leur image. Cette manière élégante de procéder a été applaudie par les internautes.
Les réponses de Renault & Casio
Les réponses ne se sont pas faites attendre de la part de la marque automobile, et Renault Argentine y est allé de sa note de musique : « Beaucoup n’ont pas besoin d’une voiture de luxe pour être heureux, mais demandez à nos clients qui aiment la vie avec une Twingo ! #LoveTwingo ».
Renault, en Colombie (Shakira est colombienne), loin de se morfondre, a décidé également de réagir : « Piqué ne mérite peut-être pas une autre chance, Shakira, mais la Twingo assurément. » auquel il a ajouté cette phrase subtile « Twingo va t’aimer pour toujours, Shakira. Nous te le promettons. ». Côté internautes, visiblement amusés, ils ont répondu à l’aide de photos d’eux, à côté de leur automobile préférée ou encore à l’aide de mémes.
Casio a eu à peu près la même réaction avec des tweets pertinents comme « Vous en avez marre de votre vieille Rolex ? Venez essayer la nouvelle Casio. Clairement, vous l’aimerez », ou encore « Shakira peut nous critiquer en disant ‘Vous avez échangé une Rolex contre une Casio’, mais aucune Rolex n’est jamais sortie avec une calculatrice, un micro intégré et une antenne radio comme dans la Casio TM-100 » alors que, dans un autre Tweet, elle n’a pas hésité à ajouter que la pile des montres Casio dure plus longtemps que la relation entre Shakira et Piqué. La réaction des fans de Casio n’a pas été moins positive avec des photos où ils se montraient avec leur montre Casio qu’ils portaient visiblement depuis de nombreuses années.
Un compte parodique se mêle de l’histoire
Se définir elle-même comme un objet puisqu’elle s’identifie à une Rolex et une Ferrari n’était sûrement pas la meilleure idée de la chanteuse. Vendredi 13 janvier, un compte parodique de la marque de montres Casio a ainsi décidé de surfer sur la vague et a fait le buzz sur Twitter. Ainsi, ce compte a publié : « Shakira, nous ne sommes peut-être pas une Rolex, mais il est clair que nos clients nous sont fidèles ». Certes, il s’agit d’un humour rudimentaire mais notons qu’il a engrangé plus de 540 000 likes et 10 000 retweets. Efficace ! Il est à noter que beaucoup ont cru qu’il s’agissait du compte officiel de la marque et Casio a dû démentir ce week-end en être à l’origine sur son compte espagnol d’Instagram.
Les stars peuvent également vous prendre à partie !
Parfois une marque peut s’attirer l’ire d’une star. C’est le cas de H&M qui a dû retirer, mardi 20 décembre, sa collection Justin Bieber après un post furieux de la star. La marque suédoise a affirmé l’avoir fait « par respect pour la collaboration et Justin Bieber » et ajouté « nous avons retiré les habits de nos magasins et en ligne », un clash inhabituel avec la marque avec laquelle il collabore régulièrement. La gamme incluait des pulls, des T-shirts et des accessoires pour téléphone. En l’occurrence Justin Bieber a comparé la collection à de la camelote, rien que cela ! Il a ajouté ne pas avoir donné son accord et a déclaré ainsi « Le merchandising H&M qu’ils ont fait avec mon nom est de la camelote et je ne l’ai pas approuvé. Ne l’achetez pas ». Un vrai tsunami ! La star s’est exprimée en story, via son compte Instagram. La marque s’est tout de même défendue « Comme pour tous les autres produits sous licence et partenariats, H&M a suivi les procédures d’approbation appropriées ».
De nombreux salariés et entrepreneurs ont ou ont eu chez eux, des animaux de compagnie. Il est parfois difficile de les laisser seuls pour aller travailler pendant toute une journée. Du point de vue de la loi, aucune interdiction formelle n’empêche quelqu’un d’amener son animal sur son lieu d’activité, excepté dans les secteurs de l’administration et de l’alimentation. Seul le règlement intérieur d’une société peut refuser ou préciser les conditions s’appliquant aux membres qui souhaitent avoir leur ami à quatre pattes.
Une pratique fréquente aux Etats-Unis
Cette pratique est fréquente aux États-Unis avec la « Take Your Dog To Work » et devient de plus en plus populaire dans d’autres pays. Plusieurs études démontrent qu’amener ses animaux au travail aurait des bienfaits sur l’entreprise et sur ses membres. Ainsi, une entreprise américaine sur 5 propose à ses salariés d’amener leurs chiens au travail. Du côté de l’Allemagne, c’est un sur 5 et en Suisse, 1 sur 3.
En France, la situation est assez différente puisque d’après une ancienne étude de l’institut Ifop, seulement 16 % des entreprises françaises accepteraient les animaux de compagnie dans leurs locaux alors que 44 % des salariés hexagonaux souhaiteraient les amener. Les Français ont cependant conscience qu’ils peuvent théoriquement amener leur animal au travail même si l’immense majorité ignore si leur convention collective autorise la présence d’un animal dans leur entreprise. Si certaines pointent les aspects négatifs de ce genre de procédé. L’immense majorité des Français (98%) pensent que les sociétés qui accueillent des animaux ont une image moderne tandis que 2 % affirment que leur présence peut au contraire nuire à l’image de leur firme.
Réduire le stress et favoriser les liens
Le travail peut être une source de stress quotidienne tant pour l’entrepreneur que pour ses salariés. Amener un animal de compagnie au bureau peut diminuer le niveau de stress ambiant. Selon plusieurs études, les animaux posséderaient la capacité de faire baisser le taux de cortisol et d’augmenter le taux d’ocytocine, respectivement hormone que produit le corps en situation de stress et hormone du bien-être. Le vétérinaire Philippe de Wailly, auteur de l’ouvrage Ces animaux qui nous guérissent mettait en lumière l’importance de la présence des animaux en déclarant « la simple contemplation d’un poisson rouge dans un aquarium a déjà un effet positif sur la tension artérielle, alors dans l’entreprise, un chien, lui, est un excellent remède contre l’hypertension et le stress ! ».
D’après une autre enquête Ipsos, plus d’un tiers des salariés interrogés considèrent que la présence d’un chien par exemple contribue à diminuer leur stress. Au-delà de la diminution du stress, l’animal favorise les liens au sein de l’entreprise. Il fédère par le biais de conservations multiples à son sujet. Tout le monde s’intéresse à la boule de poil et les interactions sont ainsi favorisées. La voir jouée, faire des bêtises sans gravité ou dormir redonnera le sourire à tous, favorisant l’esprit d’équipe, la cohésion et de bons rapports entre collègues.
Augmenter la motivation et la productivité
Avec la réduction du stress et le renforcement des liens au sein de l’entreprise, s’ajoutent également l’augmentation de la motivation et de la productivité de tous ces membres. D’après un baromètre réalisé par Banfield Pet Hospital (compagnie privée gérant des cliniques vétérinaires, ndlr) la présence des animaux sur le lieu de travail était considérée comme « très positive » pour 92 % des salariés et RH, stimulant leur moral tout en améliorant leur productivité ainsi que leur vie professionnelle et personnelle.
Selon une ancienne étude menée par la CommonWealth University, le chien, par exemple, ne serait pas un facteur de distraction au travail mais un facteur de concentration, du fait de la sérénité qu’il apporte. Certaines études considèrent même que le taux d’absentéisme des salariés baisse lorsqu’un animal de compagnie est présent. L’entreprise japonaise Ferray Corporation (société spécialisée dans les solutions internet, ndlr) a vu ces bienfaits après avoir décidé d’installer près d’une dizaine de chats dans ses bureaux en 2015 et a donc décidé de donner la possibilité à ses salariés de venir avec leur propre chat.
Les aspects négatifs à ne pas négliger
Si la présence d’un animal dans l’entreprise a de nombreux avantages, plusieurs pointent du doigt les aspects négatifs. Il se peut que sa présence ne soit pas tolérée par plusieurs membres de la société et qu’il les gêne grandement dans leur activité, à cause des bruits intempestifs. Certains peuvent souffrir de zoophobie, c’est-à-dire de la peur des animaux en général ou d’autres faire l’objet d’une allergie aux poils de chiens ou de chats. S’ajoutent aussi des problèmes d’hygiène et de sécurité. Des odeurs désagréables émanant d’une litière ou de l’animal lui-même peuvent envahir le lieu de travail.
Il ne faut pas non plus oublier que nos boules de poils peuvent risquer de provoquer des dégâts sur le lieu de travail en dégradant du matériel précieux, en endommageant des fils et composants électriques ou bien dans le pire des cas, devenir violentes et mordre des collègues. Il peut également y avoir des risques pour l’animal, notamment dans les métiers plus physiques comme peintre, garagiste ou ouvrier du bâtiment. Celui-ci pourrait se blesser ou bien ingurgiter des produits toxiques, dangereux pour sa santé. Ces différents aspects peuvent engendrer une certaine tension au sein de l’entreprise, propices aux disputes et peuvent à force devenir contre-productif. Le propriétaire se doit alors de fixer des règles pour le bien de sa firme et de son animal.
Un phénomène qui se propage
Dans l’Hexagone, le phénomène commence à se démocratiser et des entreprises sont de plus en plus d’accord pour ouvrir leurs portes aux animaux de compagnie de leurs salariés. La société SantéVet, spécialisée dans les assurances pour animaux, propose à ses employés d’amener leurs compagnons à poils et à plumes, notamment les chiens ou perroquets. Pour que tout soit en règle et qu’il n’y a pas d’incidents, une limitation du nombre d’animaux sur le lieu de travail est fixée à quatre par jour. La filiale française de Nestlé Purina (entreprise américaine et suisse qui commercialise de la nourriture pour animaux, ndlr) a même aménagé ses bureaux où elle accueille plus d’une vingtaine de chiens. Quant à l’entreprise de mise à disposition de locaux et de services de coworking, WeWork, elle ouvre les portes de ses espaces parisiens aux animaux à quatre pattes, notamment les chiens.
Dans la longue vie d’une entreprise, il arrive que le nom initialement choisi ait besoin d’un petit lifting. Les raisons sont multiples : le nom ne correspond plus à l’activité, à une implantation internationale, ne fédère plus et n’est jugé peu en phase avec l’époque. Il peut aussi s’agir d’un changement qui intervient en même temps que le départ d’un fondateur qui a décidé de vendre. Autant de raisons de se lancer dans l’aventure du changement de nom de société.
Le nom ne correspond plus à son activité
Un grand classique : un entrepreneur crée sa société en 1980. Il souhaite un nom descriptif pour que les clients comprennent immédiatement de quoi il s’agit. Artisan plombier, il appelle alors sa société « Plomberie Services » . Mais en 1994, il décide de proposer aussi des services de menuiserie, puis de couverture, puis de tout ce qui touche au bâtiment, tous corps de métiers confondus. Alors, forcément, « Plomberie Services » , c’est un peu court…et surtout le nom n’est plus représentatif des activités.
Cet entrepreneur qui souhaite un nouveau nom purement descriptif afin que les clients comprennent bien va devoir ainsi le changer. Il pense à des noms qui commencent par exemple par « Bati » ou cherche le nom d’un animal qui évoque la construction : le Castor. Mais voilà, des « Bati.. », il y en a beaucoup et le castor est un peu utilisé. Vous devinez à qui nous faisons allusion.
Quelques règles
S’il possède spontanément quelques avantages, un nom descriptif est de moins en moins une solution. Tout d’abord, parce qu’il limite le développement d’une activité qui peut au fil de l’évolution de la société, changer de nature. Les exemples ne manquent pas dont ceux de la Compagnie générale des Eaux, devenue par la suite Vivendi en 1998, puis Veolia Environnement ! France Telecom qui est devenue Orange, Covoiturage.fr : Blablacar, Voyages-sncf : oui.sncf avec inoui (tgv), ouigo (tgv lowcost), ouibus (autocar), ouicar (location de voiture entre particuliers), Gdf suez : Engie, Le nouvel observateur : L’obs, Relentless : Amazon
L’autre inconvénient est d’ordre juridique. Avant tout, un nom doit être libre et ne pas avoir été utilisé par une autre société ou même déposé par un particulier auprès de l’INPI au titre de marque. Négliger une vérification, c’est prendre le risque de se voir obligé de changer de nom et bien souvent de payer des frais d’avocats, voire des pénalités au premier déposant. Sans parler des frais générés par le fait de changer tous les supports de communication, papeterie, prospectus, enseigne, etc.
Le choix d’un nom de société décalé
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de nommer sa société n’importe comment. Mais entre le nom purement descriptif qui limite son développement et un nom poétique « Les carrosses d’antan » pour un carrossier, il existe des solutions alternatives efficaces. L’important, c’est le message que l’on souhaite transmettre à travers le nom. Ce message peut être la traduction d’une notion plus ou moins large : l’humain, la qualité, le service, le sérieux… Encore faut-il le faire de façon originale au risque de retomber dans un nom descriptif, pas simplement d’une activité cette fois, mais d’une notion que d’autres utilisent déjà. L’intérêt d’une marque décalée réside dans le fait qu’elle permettra à l’entreprise de grandir sans jamais se poser la question de l’accord entre son nom et son activité.
Le changement de dirigeant
Prenons un autre exemple : le fondateur de la société cède son activité. Seulement voilà, l’entreprise porte son nom ! Les deux restent donc intimement liés et cela ne va pas sans poser quelques problèmes. Car si le vendeur peut souhaiter qu’une fois parti, l’entreprise qu’il a créée change de nom, l’acheteur risque de voir partir certains clients et de perdre instantanément une des valeurs de la société : son nom et ce qu’il symbolise.
Quelles sont les solutions ? Vendre à une personne qui porte le même nom ? Soit. Mais s’il n’est pas de la même famille, cela risque d’être un peu compliqué. Le fondateur peut négocier une part variable, considérant que le prix de vente devra intégrer ce risque si on oblige l’acheteur de changer le nom de la société qu’il rachète. Autre possibilité : il peut anticiper la vente et changer le nom de la structure quelques années plus tôt.
Et l’attachement au nom, alors ?
Reste l’attachement au nom que l’on a l’habitude d’entendre et de voir depuis tant d’années. Changer le nom de société demeure, de ce point de vue, un véritable saut dans le vide. Il nécessite bien souvent la présence de professionnels et demande de réaliser une communication tout azimut aussi après des clients, des partenaires, des réseaux sociaux, des organismes officiels…