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Les start-up spécialisées dans l’anti-gaspillage alimentaire

Devant l’ampleur du gaspillage alimentaire causé en partie par l’industrie agro-alimentaire, les pouvoirs publics ont légiféré et de nombreuses start-up se sont développées. Afin d’encourager le secteur de la grande distribution, mais aussi les consommateurs à prendre des mesures anti-gaspillage alimentaire, des initiatives ont été prises par les entrepreneurs.

Une loi adoptée contre le gaspillage alimentaire

Depuis février 2016, et sous la pression des réseaux sociaux, une loi oblige les supermarchés à distribuer les invendus alimentaires encore consommables à des associations agréées. Les enseignes établissent avec elles une convention d’organisation de collecte. À l’échelle européenne, où le gaspillage alimentaire est estimé à 89 millions de tonnes, soit 180 kg par habitant et par an, les députés de la commission de l’Environnement ambitionnent de le réduire de 30 % d’ici à 2025 et de 50 % d’ici à 2030, en comparaison avec 2014.

Quel est l’enjeu de la réduction du gaspillage alimentaire ?

  • un enjeu environnemental : à l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire émet des gaz à effet de serre conséquents.
  • un enjeu économique : le gaspillage alimentaire coûte cher.  En France, chaque année près de 20% de la nourriture produite finit à la poubelle. Cela représente 150 kg de nourriture par personne et par an, gaspillés tout au long de la chaîne alimentaire depuis le producteur jusqu’au consommateur, soit 16 milliards d’euros et 15 millions de tonnes équivalent CO2, soit 3% des émissions de gaz à effet de serre de l’activité nationale.
  • un enjeu éthique et social : jeter de la nourriture est d’autant plus inacceptable où l’on estime comme en France qu’1 personne sur 10 a du mal à se nourrir.


Réseau et lutte anti-gaspillage

Ainsi, de nombreuses entreprises comme Foodwe et bien d’autres spécialisées dans l’anti-gaspillage se sont lancées en mettant en relation producteurs et distributeurs. Ces plateformes encouragent alors les professionnels comme les particuliers au don alimentaire en favorisant un réseau d’entraide.
La start-up belge Foodwe, à destination des associations et professionnels du caritatif, récupère ainsi les produits invendus ou qui ont dépassé la date limite de vente et les propose aux distributeurs via son site internet. Ces initiatives louables profitent ainsi d’un réseau de proximité visant à limiter le gaspillage alimentaire.
En France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, de nombreuses start-up visent à réduire le gaspillage, qui selon les experts, concernerait dans toute l’Europe, plus de 89 millions de tonnes de nourriture chaque année. La start-up OptiMiam œuvre en faveur des commerces de proximité en leur proposant les excédents alimentaires des grandes surfaces situées dans une même zone géographique.

Des idées novatrices anti-gaspillage

La transformation et la mise en valeur des aliments profitent aux nouvelles entreprises. La jeune start-up LeCamionQuiFume, s’est aussi inspirée du business plan californien en proposant des plats revisités. Une application de la start-up TrackTheTruck a même été mise en place pour géolocaliser tous les emplacements des food-trucks.

Afin de conserver un modèle économique viable, les start-up proposent également de vendre ces produits à moindre coût. Cela permet des économies de près de 60 % sur le prix de vente en grande surface. La start-up bretonne Zéro-Gâchis ou encore la plateforme de financement participatif KissKissBankBank ou le site web JustoClic récupèrent ces denrées alimentaires qui ont dépassé la date limite de consommation pour les proposer aux particuliers et associations. Smartway (ex-Zéro-Gâchis) L’un des pionniers de la lutte anti-gaspi, créé en 2012, proposait initialement aux consommateurs des promotions (de 50 à 70% du prix de vente) sur des produits dont la date de péremption est proche. Smartway développe  aujourd’hui une intelligence artificielle, un assistant décisionnel qui oriente vers la meilleure filière pour chaque produit en date courte (don alimentaire ou vente promotionnelle).

La start-up JustoClic

La start-up JustoClic propose ainsi des prix cassés et des bons plans réguliers aux particuliers qui souhaitent payer moins cher leurs produits récupérés sur les invendus alimentaires. La géolocalisation et les offres mises à jour par plusieurs restaurants permettent alors aux consommateurs d’emporter leurs restes, ce qui évite ainsi les pertes pour les professionnels.

L’application Checkfood

De nombreuses applications mobiles ont vu le jour à l’instar de Checkfood qui met en relation les particuliers avec les professionnels pour les avertir en temps réel d’une distribution alimentaire à prix coûtant.
L’application Checkfood est vraiment très simple d’utilisation. Checkfood permet de scanner le code-barre de votre produit et d’indiquer la date limite de consommation. L’application classe les produits: les aliments « frigo » et les aliments « armoire ». Une fois vos produits renseignés, Checkfood vous indique sur l’écran d’accueil le temps restant avant que l’aliment soit périmé. Quand un produit arrive à la date butoir, l’application vous envoie un message push pour vous en avertir et vous propose deux choix : consommer cet aliment ou le donner à une association (comme les restos du cœur, Emmaüs…). Grâce à la géolocalisation, checkfood vous indique l’association la plus proche de chez vous !.

L’application Too Good To Go

Lancée au mois de Juin 2016 à Lille et à Paris, Too Good To Go est une application mobile (iOS et Android) et un site internet. Son principe est simple: mettre les utilisateurs en relation avec des commerçants pour lutter contre le gaspillage en leur permettant d’acheter, à prix très réduits, les invendus du jour. Les acheteurs bénéficient d’une réduction de 50 à 80% par rapport au prix de base. La startup a réussi à devenir une référence sur cet enjeu et a impliqué plus de 15 000 commerçants en France et 60 000 dans le monde.

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