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Un mouvement entrepreneurial plus vert !

Les entreprises sont nombreuses à devenir « éco-responsables ». En plus d’être une question d’éthique environnementale, il s’agit également d’un levier stratégique de compétitivité. Les consommateurs se montrent, en effet, de plus en plus pointilleux sur les conditions dans lesquelles un produit ou service est élaboré.

 En 2021, les Nations Unies marquent l’Année internationale de l’économie créative au service du développement durable. La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) animera les événements prévus au cours des prochains mois, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Pour la Secrétaire générale par intérim de la CNUCED, Isabelle Durant, la célébration de cette année internationale est importante car les industries créatives sont essentielles pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. « Elles encouragent l’innovation et la diversification. Elles sont importantes dans le secteur des services, lui-même en plein essor. D’ailleurs, elles stimulent aussi l’esprit d’entreprise et contribuent à la diversité culturelle », a-t-elle souligné.

Dans une logique de développement durable, les éco-innovations constituent un levier stratégique pour les entreprises. Pour elles, s’afficher comme étant « éco-responsables » tend à améliorer leur niveau de compétitivité dans un monde où les ressources deviennent de plus en plus précieuses et l’impact sur la Planète, sujet d’actualité.

Le label RSE, marque d’éco-responsabilité

La RSE (Responsabilité Sociale ou Sociétale des Entreprises) désigne l’ensemble des actions mises en œuvre par les entreprises pour respecter les principes du développement durable. En France, certaines d’entre elles ont d’ailleurs l’obligation de rédiger un rapport RSE annuel, depuis la loi Grenelle II. Cette obligation concerne les entreprises cotées en bourse, dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions d’euros ou qui ont plus de 500 salariés.

Mais au-delà d’une obligation, c’est avant tout un engagement. Il a pour but d’améliorer la transparence en permettant aux entreprises de mesurer l’impact de leur activité sur l’environnement, sur la société ainsi que sur l’économie. De leur côté, les parties externes, investisseurs comme consommateurs, par exemple, peuvent ainsi bénéficier d’un avis mieux éclairé avant de prendre une décision (apport financier ou achat) concernant l’entreprise en question. Globalement, l’enjeu reste d’opérer une prise de conscience chez tout un chacun afin d’engendrer un impact plus positif sur la Planète (réduction des gaz à effet de serre, protection de l’environnement, amélioration de la qualité des produits…).

L’ADEME et l’AFNOR, acteurs d’un mouvement plus responsable

Il existe deux instances publiques chargées d’accompagner les entreprises dans leur démarche de développement durable : l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et l’AFNOR (Association française de normalisation). La première, fondée en 1991, intervient dans les domaines des déchets, de la pollution des sols, des transports, de la qualité de l’air, des nuisances sonores et de la qualité environnementale. L’ADEME peut aussi bien conseiller, expertiser, financer que proposer des formations ou des actions de sensibilisation. Créée en 1926, l’AFNOR, quant à elle, représente la France auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et du Comité européen de normalisation (CEN). Pour un consommateur, elle atteste qu’un produit est bien conforme aux normes de qualité imposées. Une certification qui fait la différence chez certaines entreprises, qui n’hésitent pas à s’en servir dans une logique concurrentielle.

L’éco-innovation, au service de tous

L’éco-innovation sert aussi bien les entreprises que les consommateurs puisqu’elle s’intègre dans une logique de croissance verte et de respect de l’environnement. Simplement, les éco-innovations désignent toutes formes d’innovation favorisant les progrès environnementaux. Ces derniers peuvent se matérialiser de diverses manières comme par la réduction d’impacts néfastes sur l’environnement ou par une utilisation plus efficace et plus responsable des ressources naturelles. On observe que de plus en plus de consommateurs privilégient les produits ou services issus de l’éco-innovation. Dans la continuité des villes où le vélo est mis à l’honneur, pour tenter de réduire leur niveau de pollution, les voitures électriques deviennent, par exemple, de plus en plus en vogue. Une fois encore, l’éco-innovation constitue un levier stratégique de compétitivité des entreprises. Par souci de crédibilité, ces dernières vont même jusqu’à le revendiquer clairement dans leurs valeurs. 

3 techniques à appliquer pour devenir meilleur négociateur

L’art de la négociation est au cœur de l’entrepreneuriat. Il s’exprime fréquemment dans les rapports qui lient l’entrepreneur à tous ses partenaires, collaborateurs, banquiers, associés, fournisseurs et clients. Sa pratique est déterminante pour la santé de l’entreprise. Elle fonde en effet les contrats de toutes natures qui engagent cette dernière à plus ou moins long terme. L’entrepreneur doit par tous les moyens optimiser ces derniers par sa capacité à négocier les clauses les plus avantageuses pour sa société. 3 techniques pour devenir un meilleur négociateur redoutable !

Préparez-vous !

Une négociation ne s’improvise pas. Vous devez connaître le dossier sur le bout des doigts ! Fort de votre maîtrise des données conjoncturelles (état du marché, prix de production, taux…) vous serez à même de contrer les offres désavantageuses. La préparation doit s’effectuer en deux phases. La première, solitaire et studieuse, consiste à étudier le dossier, à fixer les objectifs et à développer l’argumentaire associé. Une seconde phase, très utile, consiste à effectuer un training avec un collaborateur qui jouera le négociateur opposé. Ce dernier devra mettre votre argumentaire à mal, vous pousser dans vos retranchements pour vous permettre de trouver les ressorts et l’agilité nécessaire. Il s’agit d’être prêt tant sur le fond que sur la forme.

Travailler ses talents de négociateur, c’est

  •  Faire passer ses idées, présenter ses projets
  •  Influencer ses collaborateurs
  •  Savoir bien conclure toute négociation
  •  S’assurer d’atteindre ses objectifs

N’ayez pas peur d’être ambitieux !

C’est une technique vieille comme le monde mais peu de gens osent les objectifs initiaux élevés. Pourtant c’est l’entrée en matière qui permet de fixer les bases de la fourchette de négociation. La subtilité consiste à placer la barre à un niveau très haut mais qui ne soit pas totalement irréaliste. Cette subtilité résulte de votre culture du dossier. Fort de cette dernière, vous êtes capable de vous positionner à la fois en termes de position de départ affichée et de position de rupture non divulguée. Entre les deux, se situe la zone d’accord possible. Sachez qu’un bon négociateur ne tient pas forcément à conclure ! En effet, si vous partez dans l’idée que d’une manière ou d’une autre, au bout du compte vous signerez, vous ôterez toute substance à votre capacité à négocier.

Soyez le plus rusé !

Le négociateur adverse, qui a priori connaît son métier aussi bien que vous, objectera à vos arguments pour vous pousser à la concession. Sachez contrer ces objections par la démonstration. Cela suppose une fois de plus une totale connaissance des tenants et aboutissants du contrat envisagé et une capacité à délivrer un argumentaire clair et percutant. N’hésitez pas à préparer des exigences initiales dont vous savez qu’elles ne sont pas vitales pour vous et que vous pourrez lâcher comme concession. Elles devront apparaître comme importantes à la partie adverse alors qu’elles ne sont finalement que très relatives pour vous. En outre, sachez subir ou faire subir la pression en alternance. Lorsque votre adversaire, le terme est judicieux car il s’agit bel et bien d’un combat, vous place en difficulté, soyez à même de lui faire entrevoir ce qu’il aurait à perdre d’une non conclusion !

Trop de négociateurs confondent art de la négociation et art du compromis. Les deux sont proches car un contrat est au final un compromis mais les échanges en amont sont très différents. La négociation crée vos marges, ne l’oubliez jamais ! Vous devez donc vous montrer plus agressif commercialement et plus exigeant que dans un dialogue visant à un compromis gagnant-gagnant !

Peut-on vraiment faire confiance à ses équipes ?

Le responsable du dernier projet en date a commis une erreur qui met en péril les résultats de l’entreprise pour ce trimestre ? Vous hésitez encore à déléguer une tâche importante à l’un de vos collaborateurs tant ses dernières prestations n’ont pas réellement répondu à vos attentes ? 

L’engagement des salariés s’est renforcé avec la crise sanitaire

Dans les entreprises, l’engagement des collaborateurs s’est renforcé avec le début de l’épidémie de Covid-19, selon le  Baromètre national de l’engagement au travail édité par Supermood, une société spécialisée dans la mesure de l’engagement et de l’expérience collaborateur en France. 55% des hommes se disent engagés aujourd’hui, contre 50% avant l’épidémie, 53%chez les femmes  contre 48% avant l’épidémie, selon l’étude « L’engagement des collaborateurs face à la crise sanitaire » réalisée par la société Supermood. Elle  a mesuré le niveau d’engagement moyen des employés sur une période de 6 mois avant et après mars 2020 (respectivement « avant la crise » et « durant la crise »).
Cependant, les salariés ayant moins de 10 ans d’ancienneté ainsi que les plus seniors sont les deux catégories chez lesquelles l’engagement baisse. Selon les spécialistes de Supermood, chez les salariés les plus seniors, cette baisse de l’engagement peut s’expliquer notamment par la charge des responsabilités : disposant en moyenne de plus de responsabilités, ils ont pu pâtir d’une surcharge de travail liée à la mise en œuvre du télétravail.    

Toutes ces situations peuvent arriver de façon assez courante dans le cadre de la gestion et du développement d’une société, en tant que chef d’entreprise, il peut arriver que vous hésitiez à laisser votre confiance à vos collaborateurs à cause de ces désagréments. Doit-on toujours tout déléguer ou le chef d’entreprise n’est-il pas seul maître à bord dans certaines situations ?

La confiance en entreprise : de quoi parle-t-on précisément ?

On parle de confiance dès lors qu’un supérieur peut être à même de déléguer une tâche à l’un de ses collaborateurs sans mettre en œuvre un suivi et une surveillance de tous les instants. N’oublions tout de même pas que le mot « confiance » est issu du verbe « confier », cette racine nous permet de saisir véritablement toute l’ampleur de la problématique. Ainsi, le manque de confiance au sein d’une entreprise se traduit par une impossibilité pour le supérieur, quel que soit son rang et son poste, de déléguer, de confier des tâches à ses collaborateurs sans craindre des résultats de mauvaise qualité ou qui ne répondent pas complètement aux attentes et aux objectifs fixés.

Tout est question de mesure

Accorder toute sa confiance reviendrait à ne plus avoir aucun droit de regard, aucun recul sur le travail de ses collaborateurs, quand bien même les résultats ne seraient pas satisfaisants. A l’inverse, dire « non » serait la pire des solutions pour un dirigeant qui serait dans l’obligation d’exécuter par lui-même toutes les tâches qu’il pourrait confier à l’un de ses collaborateurs.

Il est primordial pour un chef d’entreprise, et pour le bon développement de sa société, de savoir s’entourer, de savoir choisir les personnes en qui l’on pourra placer une confiance totale, et s’adjoindre les services de personnes à qui l’on pourra déléguer des responsabilités sans craindre pour le futur de l’entreprise. La confiance se gagne sur le long terme, et un chef d’entreprise désireux de développer son activité dans les meilleures conditions ne peut, en toute évidence, accorder une pleine confiance immédiatement. A l’inverse, il ne peut pas ne jamais placer cette confiance en son équipe, sous peine de ne pas faire avancer son navire. Tout est donc une question de mesure.

Maîtrisez l’image que vous dégagez pour mieux communiquer

Les vrais leaders sont très souvent de très bons communicants. S’ils possèdent une vision pour leur entreprise, ils doivent avant tout la partager et communiquer en permanence avec les collaborateurs. Cette communication implique pour l’entrepreneur de savoir maîtriser son image pour mieux communiquer. 

Est-il vraiment obligatoire de donner une bonne image de soi grâce à une garde-robe traditionnelle ? Les codes vestimentaires qui imposaient leur loi, il y a encore peu de temps, sont-ils en voie de transformation totale ? Mais avant de se comporter comme Mark Zuckenberg, fondateur de Facebook, qui porte toujours le même teeshirt sans que cela ne choque personne, il vous faudra maîtriser votre image, facteur clé du succès de l’entrepreneur dans ce tourbillon de nouvelles tendances.

 Comme l’évoquait Jean-Antoine Granjon dans une interview pour Dynamique « J’ai toujours été habillé selon mon style, cela n’est ni pour choquer, ni pour provoquer, mais simplement pour être moi-même. Pour ma part, mon métier était assez basique : j’achetais des stocks et les revendais. Je n’avais donc pas de relations qui nécessitent le port d’un uniforme. Avoir un style différent peut jouer en votre faveur dans votre relation avec votre banquier car au moins il vous remarque, mais par contre il vous faudra être encore plus crédible. Il ne faut néanmoins pas confondre « style différent » avec « laisser aller» qui est rarement d’à propos. Mon constat est que, si l’on ne rentre pas dans des codes vestimentaires, au début, c’est plus dur. Il faut juste savoir que, lorsque notre manière de penser ou d’agir est différente, on est plus attendu au tournant. On pardonne moins à quelqu’un qui se plante s’il a les cheveux longs ! Si vous choisissez d’être différent, il va vous falloir être encore plus fort, plus professionnel. N’oubliez pas que quelque soit votre look, c’est le respect de sa parole et de ses engagements qui est essentiel. »

Votre communication personnelle est fondamentale

Fini le temps où le dirigeant pouvait se cacher. Désormais le dirigeant est considéré comme le premier vendeur de son entreprise et celui qui transmet sa vision tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. Au sein de l’entreprise, c’est vous qui devez mobiliser vos collaborateurs, construire un sentiment d’appartenance, impulser des idées et des projets. A l’extérieur, le dirigeant demeure le porteur de l’identité et de la personnalité de l’entreprise. Par nature, votre communication devrait pouvoir s’adresser à des publics très larges : clients ou prospects commerciaux, parties prenantes tels que partenaires privés ou institutionnels, médias, élus, associations, syndicats, administrations, académiques, … Autant dire qu’elle vous sera utile partout. Plus que jamais les enjeux de l’entreprise sont devenus des questions de société qu’on parle de risques sanitaires, d’écologie, d’équilibre vie professionnelle / vie privée, de discriminations et il revient souvent au dirigeant de communiquer sur ses sujets.

Commencez par soigner votre look …

Quelle que soit votre type d’entreprise, il reste bien de se rappeler qu’avoir des vêtements propres, une poignée de main adaptée, et manière générale de paraître en bonne santé (dents blanches, coiffure, …) représente un plus pour dégager une bonne image. Pour ce faire, il vous faudra ne pas négliger votre santé notamment au travers de votre alimentation, votre posture de travail ou encore le fait de pratiquer tout simplement du sport. Votre apparence est le reflet de ce que vous êtes à l’intérieur donc ne négligez pas trop votre extérieur. Si votre look est parfait, certaines personnes pourraient même changer d’attitude avec vous. N’hésitez pas à faire attention au détail ! Prenez du temps pour prendre soin de vous. Certains considèrent même comme cela faisant partie de leur travail.

… et à professionnaliser votre communication

S’améliorer en communication prend du temps et demeure un travail de longue haleine. Pour réussir sa communication, vous devrez y consacrer le temps nécessaire et assimiler des techniques mais aussi observer les autres entrepreneurs et comment ils mettent en valeur leur image et celle de leur entreprise. N’hésitez pas à vous faire assister et à demander des conseils auprès de professionnels. Votre communication n’est pas qu’une affaire de talent mais aussi de préparation. Pour commencer, demandez l’image que vous souhaitez projeter de vous et votre entreprise à l’extérieur. Vous devrez rapidement mettre en place une veille sur l’environnement afin d’adapter votre discours et sélectionner des canaux de communication. Surtout n’oubliez pas que la communication requiert de l’écoute, de la disponibilité, du respect, de l’empathie… N’oubliez pas que votre communication doit s’adapter à votre interlocuteur. Si ce n’est pas déjà fait, n’hésitez pas à roder votre discours autour d’un pitch compréhensible de tous. Pour cela ne négligez jamais que votre entreprise c’est une histoire, une aventure humaine.

Les robots remplaceront-ils les humains ?

De plus en plus performants, les robots intriguent autant qu’ils inquiètent. Drones, véhicules autonomes, humanoïdes… Quels qu’ils soient, leurs progrès fulgurants enthousiasment certains qui voient en eux le moyen d’améliorer la productivité, tout en maîtrisant les coûts. D’autres, plus réticents face à la puissance, jusqu’alors méconnue, de l’intelligence artificielle, avertissent du risque de licenciements et de chômage de masse.

Ces dernières années, les robots ont débarqué en masse sur notre belle Planète bleue. L’intelligence artificielle les rend de plus en plus performants et puissants, parfois presque malgré nous. Difficile de rivaliser quand on sait que notre mémoire reste faillible alors que la leur, dont on ne connaît pas encore les limites, peut être sauvegardée sur un disque dur. Capables de travailler sans faire de pauses et ne réclamant pas de congés payés, les robots présentent l’avantage, non-négligeable en temps de crise, d’une meilleure productivité et d’un coût maîtrisé. À l’aube d’une mutation technologique, où tout devient automatisé, certains en viennent à se poser la question de l’impact sur l’emploi. Conçus par des humains, les robots ne pourraient-ils, finalement, pas les remplacer et être à l’origine de licenciements économiques ? Selon des chercheurs, il ne resterait que quarante-cinq ans avant que les machines ne nous remplacent.

Les robots, des machines polyvalentes


La notion de « robots » renferme plusieurs typologies aux fonctions distinctes. Leur principal point commun réside, sans doute, dans l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les premiers types de robots à avoir été conçus et qui restent, aujourd’hui encore les plus produits, sont ceux industriels. On les trouve, principalement, dans les chaînes de montage notamment dans l’industrie automobile. Utilisés pour fabriquer un grand nombre de produits, il peut s’agir aussi bien de robots d’emballage de nettoyage, de démolition ou encore de surveillance.

En lien avec ces derniers, il existe les robots issus du domaine médical. Ces robots se présentent souvent sous forme de bras mécaniques tels que ceux articulés, actionnés par des chirurgiens pour reproduire des gestes en temps réel lors d’opérations. Plus populaires ces dernières années, les robots dits domestiques effectuent de multiples tâches fonctionnelles et pratiques. Hormis les aspirateurs robots, ils peuvent, aussi et tout simplement, servir à nous divertir. Parmi eux, les chiens robots, par exemple, peuvent jouer avec des enfants. Utilisés pour la surveillance dans les airs ou dans la mer, d’autres types de robots servent, eux, le secteur militaire comme les fameux drones, dont certains se destinent au divertissement. Les robots dits explorateurs permettent, quant à eux, de remplacer l’Homme dans certaines situations, plus ou moins dangereuses ou inaccessibles, telles que l’exploration de l’espace.

Des humanoïdes aux androïdes, il n’y a qu’un pas


Dotés de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine, les robots anthropomorphiques ou « humanoïdes » (qui signifient littéralement « ressemblant à l’humain », ndlr), sont, sans doute, les plus fascinants. En clair, leur apparence générale rappelle celle d’un être humain. Ces robots, souvent pourvus de la bipédie, ne représentent parfois qu’une partie du corps. Spécialisés pour nous remplacer dans une tâche précise et répétitive, ils sont capables de faire ce que seul un humain pouvait faire, avant leur apparition dans notre société.

Mais les innovations technologiques vont plus loin. Il existe, désormais, ce qu’on appelle les androïdes. Au delà du fait que l’apparence générale soit semblable à celle d’un être humain, ils désignent ce qui est de forme humaine ou qui, éthologiquement, « ressemble à un Homme ». Vous l’aurez compris, les robots, grâce à l’intelligence artificielle, se rapprochent de plus en plus des humains, prennent leur apparence et, parfois même, leur poste. Certains en viennent ainsi à estimer les conséquences que ces innovations pourraient avoir sur le long terme. Sans surprise, l’un des enjeux principaux porte sur la question de l’emploi.

La mutation technologique, un danger pour l’emploi ?


L’essor des robots a tendance à engendrer un mouvement d’automatisation massive du travail. On parle de mutation technologique. Si le but reste que les robots servent la productivité et l’économie, et qu’ils facilitent la vie de leurs utilisateurs, certains s’interrogent : les robots constituent-ils l’avenir de l’Homme ou bien une menace pour l’emploi. Les avis sont partagés. Certes, ces progrès techniques suppriment certains emplois à faible valeur ajoutée, fréquents dans le domaine de l’informatique, au profit de nouveaux qui nécessitent des compétences et qualifications plus spécifiques.

Mais, dans le secteur industriel notamment, l’automatisation des tâches pourrait bien, selon certains experts, conduire aux licenciements économiques (ou à des modifications du contrat de travail) et, de fait, au chômage de masse. Le compte à rebours est lancé, d’après certains pronostics : les robots pourront remplacer les traducteurs de langues d’ici 2024, écrire un essai plus ou moins de qualité d’ici 2026, occuper le rôle de vendeurs d’ici 2030 et, d’ici 2061, surpasser les humains pour n’importe quelle tâche… Qui vivra, verra. 

Les intelligences artificielles, un danger possible.

Dernièrement, le milliardaire Elon Musk a fait part de sa peur envers les intelligences artificielles (IA). Selon lui, l’évolution de ces technologies pourrait déclencher la troisième Guerre mondiale. Il explique la dangerosité des IA grâce à leur prise de décision sans aucune intervention humaine. Pour le moment, l’engagement de ces « machines » reste encore très limité, mais Elon Musk évoque le fait qu’une IA avec une force de décision pourrait devenir une arme de destruction massive. Mobilisés par les Etats et l’armée, les robots prendraient le dessus comme dans Terminator… N’étant plus à l’abri de l’innovation, des organismes à but non-lucratif se multiplient pour prévenir d’un potentiel danger. C’est le rôle du Future of Life Institute, recevant des donations des plus grands dirigeants pour tenter de préserver une éthique quant à l’évolution de ces machines.

Graphique: La robotisation menace des millions d'emplois | Statista
fr.statista.com

Comment devenir un manager efficace ?

Au sein d’une entreprise, le dirigeant a besoin d’être respecté. Le respect accordé à l’entrepreneur ne vise pas à satisfaire son égo mais à atteindre ses objectifs. Car, de nos jours, un patron ne peut plus se comporter comme un tyran omnipotent mais doit privilégier le travail collaboratif. Envisagez votre autorité par un management efficace et non par un management lié à la peur. Comment devenir un manager efficace ?

L’impact de la crise sanitaire sur le rôle des managers

Selon un sondage de cadre emploi, pas facile d’être manager en 2021. Le contexte de crise nécessite du la capacité de garder son équipe motivée (42%)et à maintenir la cohésion entre eux (41%) afin qu’ils ne se tirent pas dans les pattes. On le voit dans leurs réponses, les managers ont parfaitement conscience qu’ils sont un rouage essentiel dans l’entreprise et s’efforcent de jouer leur rôle sur tous les fronts. 

Définissez ce que vous entendez par « respect »

Outre la politesse de rigueur, le respect est une notion qui diffère suivant la sensibilité de chacun. Le simple fait que tout le monde possède sa propre définition du respect représente une raison suffisante pour que l’entrepreneur donne sa version du mot « respect ». Est-ce que ce terme concerne le travail en équipe, le respect de la parole ou l’implication dans la société ? Pour ne pas laisser planer le doute, explicitez votre hiérarchie de valeurs.

Soyez convaincu de l’intérêt de votre passion

De manière évidente, il est toujours plus rassurant de suivre une personne passionnée par sa profession et son entreprise. Il stimule les gens de son entourage en leur transmettant une force et une énergie incroyables. Nous possédons tous cette compétence en nous mais il est parfois nécessaire de la travailler pour la réveiller. Donnez du sens à ce que vous effectuez pour éclairer les objectifs de vos collaborateurs.

Encouragez les autres à se dépasser

Lorsque la motivation de vos salariés n’est plus au rendez-vous ou que la production baisse de régime, il est parfois nécessaire de bousculer un peu les personnes pour les aider à atteindre un nouveau palier et continuer d’évoluer. Contrairement aux idées générales reçues, le dirigeant doit être prêt à s’investir  lui-  sans craindre de descendre de son piédestal. Au bout du compte, vos salariés  respectent toujours ceux qui les inspirent. Mais attention, veillez à demeurer ouvert car certains pourraient avoir du mal à supporter votre attitude.

Ecoutez au lieu de vous écouter parler

Ecouter les collaborateurs en pensant déjà à ce qu’on va leur répondre est loin d’être ce qui s’appelle écouter. Quand on s’apprête à donner les réponses au lieu d’écouter on fait barrage à la créativité de l’autre et on le réduit au rang de courtisan ou d’exécutant. Certains aiment parler, d’autres déverser une pluie de paroles et d’autres encore préfèrent s’écouter proférer des paroles plus ou moins pertinentes au lieu de se préoccuper de la résolution des problèmes. Malheureusement, la connaissance n’est plus aujourd’hui détenue par une seule personne. Vous devez vous ouvrir aux idées des autres. C’est aussi cela, la vie d’un entrepreneur.

Les qualités du manager de crise vues par les managers

Interrogés sur les qualités par cadre emploi, sur ce qui importent davantage qu’avant la crise, leurs réponses reflètent sans surprise la panoplie du manager idéal : l’écoute (67%), la capacité à prendre du recul (57%), la disponibilité (52%), savoir innover (47%), mais aussi favoriser l’autonomie et l’initiative (45%), bien définir les missions (45%). En face, les collaborateurs (interrogés en novembre 2020) attendaient prioritairement des « objectifs clairs » (57%) mais « l’autonomie » étaient plutôt un besoin secondaire (30%).

Quant au style de management que les managers estiment eux-mêmes avoir, ils se voient « bienveillants » (70%), « responsabilisants » (63%) et « justes » (50%).

10 conseils pour rester serein dans l’accomplissement de ses tâches

Le stress est-il la drogue dure de l’entrepreneuriat ? Entre le « bon stress » qui permet au créateur d’entreprise de pitcher son projet devant des investisseurs ou de boucler à temps un dossier important et un stress constant qui finit lui faire perdre tous ses moyens, tout est une question de limites à poser et à s’imposer. Et si la capacité à gérer son stress était la première condition du succès ? Voici nos 10 conseils pour ne pas se prendre la tête au travail et avancer sereinement.

Les 3 défis des managers en 2021

Selon le sondage de cadre emploi, les managers sont conscients de leur rôle auprès de leur équipe et se donnent trois priorités : maintenir la cohésion d’équipe (64%), apporter une vision à long terme dans un contexte incertain (61%) et maintenir et sauvegarder l’emploi des collaborateurs de leur équipe (51%).

Si le premier challenge dépend de leur talent, les deux autres reposent à la fois sur le talent des équipes de direction à faire percoler leur vision et à faire des choix de préservation des compétences malgré la crise.

S’organiser efficacement

Souvent sur les routes et soumis à des objectifs variables, les entrepreneurs sont particulièrement sujets au stress. La pression des investisseurs et la peur de l’échec sont bien souvent des freins à une avancée sereine dans le travail à effectuer. Balisez le terrain en fixant le calendrier de réalisation de votre projet et les objectifs à atteindre à chaque étape. En plus de rassurer banquiers et investisseurs, un bon business plan sera votre meilleur anti anxiogène !

Rester concentré

Consultez vos mails à heure fixe, en mode prévisualisation et classez-les en fonction de l’urgence. Coupez votre téléphone mobile 1 ou 2 heures pour être efficace sur les tâches importantes.

Déléguer

Les tâches urgentes et peu importantes, ou peu urgentes et peu importantes demeurent les tâches que vous pouvez déléguer. Concentrez-vous sur ce que vous êtes le seul à savoir faire et confiez le reste à des spécialistes.

Se ménager des pauses

Augmentez votre résistance au stress par une bonne hygiène de vie : des horaires fixes, du sport et des congés réguliers. Consacrez du temps à vos loisirs et à votre vie de famille.

Apprendre à respirer

Baillez, étirez-vous ! Assis bien droit sur votre chaise, relâchez vos muscles et respirez avec le diaphragme pour ralentir votre rythme cardiaque. A faire seul au calme ou en pleine réunion !

Retrouver le plaisir

Bien sûr vous aurez 50 choses à faire dans la journée, dont vous vous passeriez peut-être volontiers, mais n’oubliez pas de vous lever pour la seule chose qui justifie tout le reste : c’est votre projet, votre rêve et vous seul êtes aux commandes ! Combien vous envient ? Capitalisez sur les aspects positifs.

Prendre du recul

Définissez les critères de réussite de chacun de vos objectifs et continuez à vous projeter dans l’avenir. Restez maître de vos décisions et ne vous surinvestissez pas dans votre projet. Après tout, votre idée peut être bonne, vous ne maîtrisez pas pour autant toutes les données, comme la maturité du marché ou les effets de la crise.

S’autoriser l’échec

Reconnaître que l’on s’est trompé, analyser le pourquoi et le comment et surtout corriger restent des actions bénéfiques. Tirez des leçons de vos erreurs et remobilisez-vous. Au-delà de l’échec, le plus important reste l’expérience. Anticiper l’éventualité d’un échec vous prépare à mieux le supporter.

Continuer à rêver

Parce que vous entrez dans la phase de lancement de votre projet et son passage dans la réalité, ne cessez pas d’être un rêveur, un idéaliste ou un visionnaire. Continuez de créer et cultivez votre inspiration. L’entreprise a besoin d’une vision.

Socialiser

Fêtez collectivement vos victoires et entretenez les liens avec votre équipe. En tant que chef d’entreprise, n’hésitez pas à vous faire accompagner et brisez votre isolement en intégrant un club d’entrepreneurs où vous pourrez échanger et étendre votre réseau.

Le Big Data, une source de données illimitée

Combien peuvent, aujourd’hui encore, se vanter de n’avoir laissé aucune trace de ses données personnelles sur le web ? En cause, les achats réalisés en ligne, les empreintes digitales enregistrées sur les Smartphones, et bien d’autres. La quantité d’informations bancaires, médicales ou même biométriques se multiplient à chaque instant dans le monde entier. Pour les regrouper, une solution : le Big Data.

L’explosion du numérique et de ses données quantitatives a contraint les chercheurs à trouver de nouveaux ordres de grandeur. Au programme, recherche, partage, stockage mais aussi analyse de données. De là, est né le Big Data. Mais une fois encore, des inquiétudes quant à la protection des données personnelles se sont fait ressentir… Pour y remédier, la Blockchain ou encore la biométrie ont pris le pas ces dernières années et conduisent un certain nombre d’acteurs à s’y intéresser de plus près.

Qu’est-ce que le Big Data ?

Littéralement, « Big Data » signifie « données massives » ou « mégadonnées ». Popularisée dès 2012, cette notion traduit l’idée que les entreprises font face à des volumes de données toujours plus importants et à analyser toujours plus rapidement. Si bien qu’un outil classique de gestion de base de données ne serait pas apte à les traiter correctement. Le Big Data, quant à lui, se compose d’une famille d’outils, qui répondent à un triple enjeu : celui des 3V (Volume de données, Variété d’informations et Vélocité à atteindre), selon le cabinet Gartner. Plus précisément, il se décline en deux familles : les technologies de stockage et celles de traitement ajustées. Les premières sont, particulièrement, portées par le déploiement du Cloud Computing, tandis que les autres concernent le développement de nouvelles bases de données.

L’enjeu du Big Data est d’autant plus élevé que le développement des objets connectés a tendance à accroître la quantité de données qu’il renferme. Ces informations proviennent de différentes sources comme les messages ou vidéos postés sur les réseaux sociaux, les enregistrements transactionnels en ligne (achats de produits…) ou encore les signaux de géolocalisation. Les données issues du Big Data peuvent ainsi se révéler de nature privée (données bancaires ou médicales, par exemple). Se pose alors le problème de leur sécurisation.

La Blockchain : un système sécurisé, sans intermédiaire

Face à cette problématique de sécurisation des données à caractère privé, la Blockchain (signifiant littéralement « chaîne de blocs », en français, ndlr), qui favorise la protection à l’anonymat, pourrait bien remplacer le Big Data. Bien que le contrôle d’intégrité ou le chiffrement des données sécurise ces précieuses informations, le besoin de renforcer la sécurité par une approche collaborative se fait de plus en plus sentir. C’est là qu’intervient la Blockchain, une « technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle », selon le site de Blockchain France.

Développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, cette base de données contient les historiques de l’ensemble des échanges de ses utilisateurs. Puisant son origine dans le Big Data, elle se différencie de ce dernier par un point fondamental : sans intermédiaire, elle ne se partage que par le biais de ses utilisateurs. De quoi en faire un moyen sécurisé. Notez qu’il existe les Blockchains dites publiques, consultables par tous, et celles privées, c’est-à-dire qui ne sont accessibles que par un certain nombre.

Le Bitcoin, l’un des petits derniers du Big Data

Il serait difficile de parler de Big Data et de Blockchain sans aborder le thème de la monnaie virtuelle, particulièrement du Bitcoin. Conçu en 2009, le Bitcoin (issu de l’anglais « bit », une unité d’information binaire et de « coin », littéralement, une « pièce de monnaie », en français, ndlr) se caractérise comme un type de monnaie virtuelle. Plus spécifiquement, ce système de paiement n’est autre qu’une forme de crypto-monnaie.

Autrement dit, il est utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair (proche du modèle de réseau informatique client-serveur mais où chaque client est aussi un serveur). Le Bitcoin s’échange sur des plateformes en ligne de personne à personne contre d’autres devises monétaires telles que l’euro ou le dollar. Sur l’année 2017, sa valeur a été multipliée par quinze. Pour cause, une très grande volatilité (sa valeur n’étant pas régulée par une banque centrale), ce qui renvoie au risque de bulle spéculative. Investisseurs, prudence donc. Et toujours prudence en 2021

Le bitcoin perd plus de 13% dimanche, toujours pénalisé par les tours de vis des régulateurs chinois contre la plus emblématique des cryptomonnaies.

Le bitcoin cède 13,27% à 32.622,59 dollars à 19h00 GMT. Il a baissé de près de 50% depuis son record du 14 avril à 64.895,22 dollars.

Le directeur général de Tesla, Elon Musk, avait déjà déclenché un mouvement de baisse marquée la semaine dernière en dénonçant la consommation d’énergie « folle » de la production du bitcoin et en disant ne plus l’accepter comme moyen de paiement des voitures électriques de son groupe.

Souvent présenté par ses partisans comme un actif de diversification offrant une protection contre l’inflation, le bitcoin est dénoncé par ses adversaires pour son extrême volatilité et son caractère spéculatif.

Dans son sillage, son principal concurrent, l’ether, perd dimanche 17,35% à 1.897,81 dollars.

La biométrie comme moyen d’authentification


Mis à part la Blockchain, d’autres systèmes de sécurité, issus du Big Data, ont vu le jour. C’est le cas de la biométrie. À l’heure de l’iPhone X, qui n’a jamais déverrouillé un Smartphone avec son pouce ou son index ? Ces techniques de reconnaissance digitales, concurrencées désormais par celles faciales, sont permises grâce à la biométrie. Pour entrer dans le détail, sachez qu’il existe deux typologies d’indicateurs biométriques : les caractéristiques morphologiques avec les empreintes digitales ou la reconnaissance faciale, et celles comportementales telles que les gestes ou la reconnaissance vocale. Dans tous les cas, ces techniques biométriques permettent d’identifier une personne. En ce sens, elles constituent des données à caractère personnel. Cette étude quantitative des êtres vivants est alors, principalement, utilisée à des fins d’identification et de contrôle d’accès.

Mais n’est-ce, finalement, pas là un paradoxe que de divulguer des données biométriques pour sécuriser d’autres données personnelles ? En attendant, de plus en plus d’entreprises ont recours à l’usage de la biométrie, pour leur propre protection comme pour vendre des produits spécifiques aux consommateurs comme le fait le géant Apple. 

Infographie: Le big bang du big data | Statista
fr.statista.com

Les valeurs en entreprise, un leurre ?

Les valeurs en entreprise apparaissent souvent  au sein des entreprises comme une utopie lorsqu’elles les bafouent dans leurs relations avec leurs collaborateurs, lorsque les évolutions et les changements conduisent à opter pour des solutions qui mettent en difficulté les salariés. Qu’en est-il ? Est-ce un leurre ?

Les valeurs ? Qu’est-ce au juste que ces valeurs qui servent de faire-valoir à certaines entreprises ?

Instaurer des valeurs dans une charte, dans des documents à destination de l’externe comme de l’interne est devenu une sorte de tradition souvent guidée par les besoins de communication depuis les années 1980.

À quoi servent les valeurs au sein des entreprises ?

Ces valeurs permettent de :

  • donner du sens à l’action et orienter l’engagement
  • renforcer la cohésion
  • structurer les modes de collaboration
  • gérer la complexité de l’organisation et la diversité des situations
  • promouvoir son ADN, tant en interne que vis-à-vis de l’extérieur.

Les valeurs, destinées à l’interne ont pour objectif d’instaurer une charte des comportements, des aptitudes et des modes de pensée que chacun doit adopter pour contribuer au projet d’entreprise, et ce, quelle que soit sa fonction ou son niveau de responsabilité. Elles permettent de revenir à ces principes quand les évolutions bouleversent les habitudes de l’entreprise.

Les valeurs doivent permettre de :

  • Fédérer tous les acteurs, quels qu’ils soient, autour d’un sens commun
  • Faciliter l’adhésion à un changement (nouvelle stratégie, réorganisation…)
  • Animer une équipe au quotidien (attractivité, motivation, appartenance, reconnaissance).
  • À quoi servent les valeurs à l’extérieur de l’entreprise ?

Les valeurs peuvent servir à se créer visibilité et notoriété

… auprès (clients, fournisseurs, partenaires) et ont pour objectif de promouvoir l’image de l’entreprise et construire sa réputation. Par ailleurs, elles sont diffusées largement sur le site internet, sur les réseaux sociaux et à toutes les occasions d’événements, de conférences …et elles leur servent de canevas dans leur communication.

Mais pourtant elles apparaissent souvent comme un tissu d’hypocrisie

…par les salariés qui lors des changements et restructurations se sentent floués. Ainsi si la réalité de terrain diffère des valeurs, c’est toute la marque qui sera mise en difficultés. Elles sont aussi condamnées avec force par les clients et les consommateurs quand ils découvrent qu’en fait ces valeurs ne sont qu’une façade et qu’il existe un fossé entre leurs paroles et les actes. La conséquence est de conduire les entreprises à une difficulté majeure dans leur chiffre d’affaires car les consommateurs et les clients se détournent de la marque. A l’heure de la communication instantanée, il est impératif pour les dirigeants d’entreprise d’harmoniser leurs discours avec leurs pratiques.

Que disent les enquêtes ?

Une enquête menée par l’institut de sondage Universum sur les entreprises qui font le plus rêver les jeunes met en exergue leur aspiration à collaborer avec une entreprise dont ils partagent les valeurs. C’est grâce à ses valeurs fortes qu’une entreprise comme Michel et Augustin a pu se faire une place dans le classement. Ainsi, « Être dédié à une cause » est un objectif prioritaire pour 32 % des répondants ce qui représente leur deuxième objectif de carrière après « l’équilibre vie perso/vie pro ».

L’étude d’Universum réalisée pendant la pandémie  permet également de connaître les principales aspirations professionnelles des étudiants des écoles de commerce et d’ingénieurs. La recherche d’un équilibre vie professionnelle – vie personnelle est la priorité de carrière n°1 des deux catégories.

“Bien qu’ils soient étudiants de grandes écoles et se destinent, normalement, à de belles carrières, ils ne souhaitent pas que ce soit aux dépens de leur vie de famille ou de leur vie sociale. Et cet équilibre de vie passe en priorité, pour 44 % d’entre eux, par des horaires de travail flexibles. Ils veulent par exemple pouvoir finir plus tôt certains jours, et compenser en finissant plus tard le lendemain”, selon Universum.

Les futurs cadres ont aussi pour aspiration de “s’épanouir dans une carrière qui soit en phase avec leurs intérêts personnels ou leurs valeurs” ; à 38 % pour les étudiants en commerce et 36 % pour les futurs ingénieurs. Ces derniers sont aussi 41 % à souhaiter mener une carrière qui ait du sens.

L’enquête Carrière menée avant la pandémie de Covid-19, et son impact ne devrait pouvoir se mesurer qu’en 2021, indique Universum. Toutefois, il est intéressant de constater qu’avant même le confinement, 33 % des étudiants des écoles de commerce et 28 % des futurs ingénieurs souhaitaient travailler de chez eux, le télétravail “pouvant contribuer à leur équilibre”.

20 286 étudiants d’écoles de commerce et de management et 14 215 issus d’écoles ­d’ingénieurs ont répondu, d’octobre 2019 à mars 2020, à l’institut de sondage inter­national Universum, afin d’établir le classement des entreprises qui les font le plus rêver.

Sur ce point, Blablacar a fait son entrée dans ce classement grâce aux valeurs que l’entreprise véhicule et qui sont réellement dans son ADN.

Pour conclure, citons Frédéric Mazzella, Président fondateur de Blablacar

« Dans une société en forte croissance, dont les dirigeants sont de moins en moins accessibles, les valeurs rendent les collaborateurs autonomes : ils peuvent déduire la solution du cadre de référence défini par les valeurs. »

Frédéric Mazzella, Président fondateur de Blablacar

La solitude du chef d’entreprise

Quand j’ai créé mon entreprise, j’ai tout de suite entendu parler de la solitude du chef d’entreprise. J’avoue n’avoir pas saisi cette notion immédiatement. Au contraire, je me sentais entouré de très nombreuses personnes et en rencontrais quasi-quotidiennement de nouvelles. Il faut dire qu’entre les clients, fournisseurs, amis, membres de ma famille, salariés, associés… Difficile de se sentir seul à mes débuts. Je ne me suis penché sur le sujet que bien plus tard lorsque j’ai ressenti un sentiment de manque.

Les débuts de la « solitude »

La première fois que j’ai éprouvé cette émotion fut lors d’une de mes discussions anodines avec l’un de mes amis. J’évoquais le paiement des taxes qui, selon moi, s’avéraient relativement lourdes pour une petite entreprise et affectaient notre fragile trésorerie. Fidèle appui, il tentait tant bien que mal de me soutenir, en ayant entendu parler d’un « problème », sans réellement le comprendre. Une tierce personne intervenait dans notre conversation de café : « Si les entreprises payent beaucoup de taxes, c’est qu’elles gagnent beaucoup d’argent ». Un peu ironique quand on sait qu’à cette période l’entreprise n’en gagnait pas assez, que je ne me payais pas pour garder le peu de trésorerie dont nous disposions et que je devais trouver des solutions pour ne pas mettre la clé sous la porte quelques mois plus tard.

Les évènements qui se multiplient

Si ce type d’incompréhension, lié à l’absence de connaissances sur l’entrepreneuriat, s’est multiplié avec le temps, j’ai vite compris que la solitude du chef d’entreprise ne se résumait pas aux connaissances métiers ou encore à la fiscalité des entreprises. D’abord et peut-être le plus dur, je rencontrais de nombreux entrepreneurs qui me confiaient ne pas être soutenus par leur famille ou leur conjoint. Ces derniers s’opposaient parfois radicalement à leur décision de monter une entreprise. J’avoue avoir toujours été très admiratif car j’ai encore du mal à comprendre comment on peut résister dans ce cas : une centaine d’heures de travail hebdomadaire, stress du résultat, diminution des revenus… et pression des proches ?

Le soutien des proches FACTEUR essentiel

C’est lors de notre levée de fonds que j’ai réalisé l’apport essentiel des proches dans l’aventure entrepreneuriale. Nous étions alors soumis à une très forte pression sur objectif. Les ventes augmentaient mais nous devions trouver de l’argent en attendant que le magazine parvienne à un équilibre financier qui était « presque » atteint. Je ne me payais plus, mes comptes personnels étaient vides, ceux de l’entreprise aussi et je recevais régulièrement des appels de ma banquière (qui m’a tout de même bien aidé à l’époque en étant très patiente et arrangeante).

Si ma famille me soutenait, ma conjointe de l’époque ne comprenait guère la situation alors que le stress atteignait son paroxysme. Le couple ne s’en est d’ailleurs jamais remis. Mon frère et associé se posait aussi des questions quant à la viabilité de l’aventure, ce qui n’était pas évident. La levée de fonds s’est réalisée et l’entreprise depuis a parcouru bien du chemin.

Une solitude liée à la fonction

Au fur et à mesure que nous avons développé la société, je me suis aperçu que la solitude émanait aussi de la fonction même de dirigeant. Il ne s’agit pas de dire tout ce qui vous passe par la tête à n’importe qui. Déjà car vous ne devez pas stresser vos collaborateurs qui se donnent à fond pour l’entreprise et qui vous aident à la développer. Il s’agit la plupart du temps, par exemple, de trouver un juste équilibre entre prévention du risque et panique à bord. Difficile également de se confier ou de prendre l’avis sur l’attitude à adopter envers un salarié quand vous parlez à un autre salarié…

Et il faut bien se l’avouer, vous pouvez être aussi ouvert que vous le voulez, vous restez le « chef d’entreprise » pour votre collaborateur et on ne l’en blâmera pas. Au final, que ce soit clients, fournisseurs, salariés voire même vos associés, on ne peut pas discuter de tout avec tout le monde.

Un besoin de prendre du recul

Autre expression que vous entendez souvent : « sortir la tête du guidon » ou encore « prendre de la hauteur ». Le chef d’entreprise passe énormément de temps, surtout dans les premières années, à exécuter des tâches opérationnelles variées et à résoudre des problèmes. Il s’avère souvent difficile de prendre le temps de prendre du recul sur la manière dont fonctionne l’entreprise ou encore sur les développements potentiels. Les associés peuvent constituer un remède, à condition d’être eux-mêmes disponibles et qu’ils ne soient pas englués dans leurs priorités. Prendre du temps en même temps qu’eux peut s’avérer compliqué. L’envie peut également ne pas être présente : vous les fréquentez beaucoup, parfois plus que votre famille ou votre conjoint.

Des solutions pour résoudre l’isolement

Si l’isolement est une réalité, il demeure loin de représenter une fatalité. Il peut d’abord être rompu en partageant avec d’autres chefs d’entreprise. Au final, ce métier d’entrepreneur reste le même quel que soit votre secteur. Les pratiques et les méthodes varient mais les problématiques sont pour la plupart commune : management, commercial, gestion, communication, financement, production, … Il demeure clairement rafraîchissant de rencontrer vos pairs qui vous comprennent immédiatement, qui ont souvent connu les mêmes difficultés que vous et sont prêts à vous soutenir. Ceci explique en partie, je pense, le succès des clubs d’entrepreneurs et, en prenant du recul, en partie la raison pour laquelle nous avons décidé de créer le Club Dynamique, celle de retrouver de l’humain, baseline du club. Brisez votre isolement rapporte bien plus que du business… 

Pour atteindre le succès, il faut acquérir de l’expérience. Pour gagner de l’expérience il faut affronter des obstacles et les surmonter, et parfois les contourner. Dans ces périodes difficiles, il est vital de briser l’isolement dans lequel on s’enferme sans s’en rendre compte. Un réseau tel qu’un club d’entrepreneurs permet de dépasser le côté sombre de l’échec en partageant avec d’autres entrepreneurs leurs expériences et en s’enrichissant grâce au dialogue. Comme le dirait Idriss Aberkane, « imaginez une économie où 1+1=3 ». C’est le résultat de l’économie de la connaissance. Le dialogue et les échanges sont une richesse inépuisable. Échanger des bonnes pratiques, partager ses intuitions, livrer ses doutes et son stress à ses pairs permet de développer une communication humaniste. Peu importe notre taille, notre secteur, nos objectifs, nous parlons la même langue, celle de l’entrepreneuriat. Rejoindre notre Club, c’est apprendre des autres pour grandir et ainsi porter son entreprise au sommet, plus loin qu’on ne l’aurait fait seul.

Nayir CHAMI, Directeur du Club Dynamique