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Le made in France a-t-il toujours le vent en poupe ?

Les entreprises françaises se lancent le défi de réaliser des productions made in France, considérées comme des gages de qualité. Grâce à cette appellation mais surtout à leur savoir-faire des entreprises comme le Slip Français ou encore Luhmen sont devenues des success story. Le made in France deviendra-t-il une référence incontournable ?

Les sondages sont explicites sur l’engouement

Selon un sondage Ifop, l’étiquette « Made in France » revêt une signification particulière pour de nombreux Français : participer au maintien de l’emploi en France (pour 93%), soutenir les entreprises du pays (93%), préserver les savoir-faire nationaux (92%) ou plus simplement réaliser un « acte utile » (88%). Trois quarts des Français (74%) seraient même prêts à payer plus cher pour un produit « Made in France » (Ifop, juillet 2018).

De plus, selon un sondage Opinion Way pour l’agence Insign, 64 % des Français indiquent avoir augmenté leur consommation de produits français depuis la pandémie et restent prêts à consacrer un budget plus important. La pandémie a conduit  les consommateurs à se tourner vers des produits made in France.  61 % des sondés déclarent acheter le plus souvent possible des produits fabriqués en France depuis la Covid.  Les raisons pour lesquelles les consommateurs se tournent vers les produits français sont les mêmes que celles qui ressortent de l’enquête du printemps dernier : la volonté de soutenir les producteurs locaux et les entreprises françaises pour soutenir l’économie.

En janvier 2017, Emmanuel Macron a reçu plus de 140 grands entrepreneurs étrangers pour leur présenter l’attractivité française. Mettre en exergue les atouts de la production française se montre révélateur de l’implication du gouvernement et de son souhait de miser sur sa croissance. Au cours de cette rencontre, 72% des investisseurs américains ont émis le souhait de profiter de cette embellie et de s’y investir à l’avenir. Les cartes sont-elles dans nos mains !

En France

Pour l’Hexagone, la part du made in France est exponentielle et se révèle être un facteur de développement des entreprises. En effet, les consommateurs français se sentent réellement concernés car produire en France, c’est contribuer au développement du savoir-faire sur le territoire et donc de multiplier les emplois. Cet argument de l’emploi et la diminution du temps des trajets, qui réduisent de manière considérable les impacts sur l’environnement, en a convaincu plus d’un d’acheter français.

Mais aussi et ce n’est pas non plus négligeable, l’application du droit français en matière salariale reste un fer de lance. Les consommateurs sont hostiles à une production étrangère dans laquelle les conditions de travail sont loin de respecter les droits de l’Homme et conduisent à exploiter une main d’œuvre au nom du profit et à détruire les emplois dans l’hexagone. Le made in France s’impose donc comme un gage de qualité des produits et du respect de la dignité de la vie.

Le prix est-il rédhibitoire ?

Pour les entreprises et les consommateurs, la difficulté du made in France se situe essentiellement dans le prix. Le Slip français, par exemple, se fait le chantre du gage de qualité mais le prix à investir pour le consommateur est de l’ordre de 30€ à 40€ contrairement à un sous-vêtement en grande surface dont le prix avoisine les 10€. Certes, le made in France est loin d’être bon marché, mais il reste un pari gagnant en général. Pour les sous-traitants du Slip français, la croissance était de l’ordre de 15% en 2017 et l’année 2018 s’annonce encore meilleure. Beaucoup d’acheteurs préfèrent investir dans la qualité pour un produit durable mais ne restent pas insensibles à la concurrence des grands groupes étrangers aux prix imbattables et qui correspondent davantage à leur budget.

En France, la fabrication « nationale » continue de s’implanter même si cette concurrence étrangère est redoutable. Certaines entreprises ont fait le pari de rapatrier des locaux, des sous-traitants pour satisfaire les français qui y voient en contrepartie une baisse du chômage.
Grâce à cet engouement, les plateformes téléphoniques des services clients se situent en France et offrent une proximité qui améliorent la qualité de la communication. Les entreprises françaises misent sur ce label pour concurrencer les mastodontes étrangers et sensibiliser les acheteurs à une consommation plus locale.

À l’étranger

Si le made in France arrive à convaincre les Français, il peine à se développer à l’international. L’institut de recherche COE-Rexecode évoque une part d’exportation décevante pour l’année 2017. La part des produits français dans l’exportation des pays de la zone euro est tombé à 12,9% contre 17% au début des années 2000.

Certes, Toyota a annoncé investir 300 millions d’euros dans son usine du nord, près de Valenciennes afin de moderniser le site de production et d’embaucher 700 salariés aux qualités techniques reconnues. Cependant, les produits français rencontrent des difficultés pour s’exporter en raison de leurs prix non attractifs et bien évidemment engendrent des faillites et des pertes d’investissement car le label ne fait pas tout.

Marquage de l’origine ou Origine française garantie, un leurre ?

Le label définit par le code des douanes comme un « marquage de l’origine », correspond « à la dernière transformation réalisée dans l’Hexagone ».
Pour répondre à un possible manque de transparence de la part des fabricants, le label OFG (Origine France Garantie) a été lancé en 2010. Il impose que le coût de revient unitaire du produit soit réalisé en France à hauteur de 50% à 100%. Pour attester de cette certification, l’entreprise doit se soumettre à un audit annuel qui permet de vérifier l’origine du produit.  Ainsi, des marques très célèbres profitent de la notoriété de ce label sur le sol français pour promouvoir les produits fabriqués en partie à l’étranger. Etam ou encore Longchamp investissent dans un marketing autour de la fabrication française et son gage de qualité et leur fabrication se réalise en partie à l’étranger.

Ainsi Etam a reconnu lors d’une interview que « La marque Etam fait preuve d’un réel savoir-faire français. Tout est pensé et prototypé en France, tout comme les dossiers techniques, pour un envoi en production dans le monde entier. Ainsi, nous ne pouvons pas réellement parler de made in France. » La frontière est tenue mais les questions de l’environnement peuvent devenir un facteur qui jouera en faveur du label et de notre production sur le territoire.

Le made in France garde le vent en poupe sur le territoire français, parfois au détriment d’un manque de transparence des marques. Investir dans ce label séduit les consommateurs français, mais l’exportation s’avère encore un pari à gagner.

Les nouvelles tendances en communication

Depuis la crise sanitaire, la communication des entreprises prend un nouveau visage. Les pratiques se modernisent et donc génèrent de nouvelles tendances en communication. Les grands groupes n’hésitent pas innover, au risque parfois de proposer une image décalée par rapport à leur image traditionnelle. Focus sur les tendances..

Nouvelle tendance incontournable : communication sur l’environnement

L’environnement est un sujet qui préoccupe une pléthore de consommateurs qui demande aux marques et aux entreprises de s’adapter. À cause du réchauffement climatique, les entreprises se remettent en question et n’hésitent pas à changer leur système pour réduire leurs impacts sur l’environnement. Ce nouveau comportement est valorisé dans leur communication. Les entreprises mettent en avant leurs préoccupations environnementales pour fidéliser les clients. De nombreux « bad buzz », liés au non-respect de normes environnementales ou sociétales comme ce fut   le cas pour Amazon, Volkswagen ou encore Lidl nuisent à leur image. Sous la pluie des critiques à cause d’exploitation salariale ou de mensonge sur leurs émissions de gaz à effet de serre, ces entreprises ont mis à mal la confiance des consommateurs.
Communiquer mais surtout agir pour le bien de la planète est devenu une tendance de communication, source à n’en pas douter d’un business florissant.

Communiquer même sur ce qui fâche

Il y a encore peu de temps, la communication autour des sujets tabous était exclue car les entreprises préféraient cacher les problèmes sous le tapis. Or les valeurs changent avec les réseaux sociaux et les chasseurs de scoop et la transparence est de mise.
Certains groupes ont bien compris l’enjeu d’être davantage explicites avec leurs consommateurs afin d’éviter les « bad buzz » ou les rumeurs. La SNCF par exemple pour les travaux d’été du RER A, a communiqué de manière intensive sur le sujet, à l’aide de vidéos, des réseaux sociaux et d’un blog dédié. Cette communication a permis d’expliquer les enjeux des travaux et permettre aux usagers de comprendre la situation, évitant la montée en flèche du mécontentement car les usagers ont vu leur temps de trajets allongé. Dans son dernier magazine, elle est revenue sur les grands problèmes de son réseau avec les différents incidents à Montparnasse et l’accident de Millas. Jusqu’à présent, son silence assourdissant avait détruit sa confiance avec les utilisateurs. Communiquer sur les sujets qui fâchent va certainement devenir la nouvelle tendance.

Le digital, un instrument fondamental de la communication

L’e-réputation reste primordiale car les internautes sont sans cesse à l’affut de toutes sortes de commentaires. Ceux-ci considèrent souvent que les informations établies par des tiers ont plus de valeurs que celles de l’entreprise. L’e-réputation qu’on le veuille ou non est force ou une faiblesse de la communication de l’entreprise.
Les consommateurs préfèrent renoncer à des services, des prestations ou des achats si les commentaires et la réputation ne correspondent pas à leurs critères. Prêter attention à sa réputation en ligne et mettre en œuvre des outils pour une communication digitale fait partie des nouvelles habitudes. La réputation sur le web et les réseaux sociaux rassure les consommateurs. Mais il peut arriver d’être pris au piège de la toile, un lieu à hauts risques car les informations et la réputation circulent très vite surtout depuis le développement des réseaux sociaux. Les entreprises investissent de plus en plus dans des « community manager » qui contrôlent et communiquent en cas de « bad buzz ». L’entreprise se doit d’être observatrice de son impact et des commentaires diffusés sur la toile afin de ne jamais laisser une image négative perdurer.

Le story-telling, communiquer devient touchant

L’essor du story-telling dans la communication a marqué les esprits. Communiquer grâce à une histoire attractive devient une tendance émergente même pour les entreprises aux communications on ne peut plus traditionnelles. C’est le cas de la BPCE (organe commun de la Banque Populaire et la Caisse d’épargne) qui a choisi de communiquer à travers son rapport d’activité  d’offrir une communication.
Document souvent rébarbatif, le rapport d’activité s’est transformé en nouvelle littéraire à suspens. Par cette communication décalée, le groupe a su se différencier et donner une image plus sympathique à des données parfois austères. Cette communication a surpris le secteur, mais cela permet de dépoussiérer la communication trop classique des grands groupes.

Satisfaire les jeunes à l’aide de la technologie

Les grandes entreprises décident désormais de miser sur des techniques plus à même de plaire aux jeunes. Le but est de s’adresser à un public inhabituel pour communiquer de manière plus large. Safran pour réaliser ce pari a lancé une application nommée « Sky maker », à l’aide de quiz, de vidéos et de chatbot, elle permet d’informer sur les métiers de l’aéronautique. S’adressant à un jeune public, Safran a voulu dévoiler l’enjeu de ces métiers souvent méconnus par les nouvelles générations. Cette communication donne une image moderne de l’entreprise et promeut l’insertion professionnelle. Les jeunes générations sont attirées davantage par les technologies et les entreprises qui se mettent à la portée de la jeunesse et qui valorisent les applications et les réseaux sociaux ont le vent en poupe. Cette nouvelle approche donne une meilleure visibilité aux entreprises. S’adresser aux jeunes leur permettra de devenir pérennes.

Communication et prise de position

Une  tendance s’est instaurée partout dans le monde et particulièrement auprès des grands groupes. Les entreprises s’expriment de plus en plus sur des sujets sociaux et politiques. Une communication risquée mais généralement appréciée des clients et des consommateurs. Aux Etats-Unis, ces prises de position restent nombreuses depuis l’élection de Donald Trump. Facebook et Twitter, par exemple, se sont lancées dans la lutte contre l’extrémisme et les fake news. Quant à la France de nombreuses entreprises se sont exprimées sur le caractère nocif du glyphosate (herbicide de Monsanto) et la TVA solidaire. Ces paroles et actions des grandes entreprises redorent leur image ou montrent leur implication sur des questions de sociétés. Cette communication cependant risquée s’avère bénéfique le plus souvent. Les gouvernements ne sont plus les seuls à jouer un rôle politique, les entreprises se définissent désormais comme des acteurs sociaux et politiques en s’investissant dans les enjeux sociétaux.

Vous avez dit « JEI » ? Jeune entreprise innovante ? Une aubaine !

« JEI », votre entreprise correspond-elle à ce statut qui offre de multiples avantages. Afin de vous encourager dans la voie entrepreneuriale, nous vous proposons d’apporter de l’eau à votre moulin (à idées, pas à paroles !) pour vous décider à réaliser les démarches.

Correspondez-vous aux conditions ?

Les nouvelles entreprises, qui se créent avant le 31 décembre 2022 et qui investissent dans la recherche et le développement (R&D), ayant le statut de jeune entreprise innovante (JEI) ou de jeune entreprise universitaire (JEU), peuvent bénéficier d’exonérations fiscales et sociales. Le statut de JEI a été étendu aux JEU qui constituent une catégorie particulière de JEI.
Pour obtenir le statut de jeune entreprise innovante (JEI) les petites et moyennes entreprises (PME) doivent répondre à plusieurs critères spécifiques :

  • être une PME, c’est-à-dire employer moins de 250 salariés et réaliser soit un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros, soit un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros ;
  • avoir moins de 8 ans d’existence ;
  • être indépendante (son capital doit être détenu pour 50 % au minimum par des personnes physiques) ;
  • être réellement nouvelle, c’est à dire ne pas avoir été créée dans le cadre d’une concentration, restructuration, extension d’activité ou reprise d’activités préexistantes ;
  • réaliser des dépenses de recherche représentant au moins 15 % des charges fiscalement déductibles
  • En vue de l’obtention du statut de jeune entreprise innovante, les petites et moyennes entreprises doivent se faire connaître auprès de la direction des services fiscaux.

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Pour prétendre à l’innovation, votre projet doit s’appuyer sur une offre ou un service correspondant à quelque chose d’existant mais modifié ou de totalement nouveau. Ce projet doit permettre l’apport de fonctions existantes ou nouvelles à destination d’un marché existant ou nouveau. Si vous estimez que votre projet entre dans la catégorie « innovation », n’attendez pas qu’on vole votre idée (ni qu’elle s’envole, « haine au vent » !) et déposez dès à présent une demande auprès de la banque publique d’investissement (BPI) de votre région sur www.bpifrance.fr. Ce groupe public de financement et d’investissement des entreprises procède à une analyse technico-économique de votre projet entrepreneurial et examine sa stratégie d’innovation. Attention, ne vous laissez pas surprendre par les droits d’ouverture du dossier qui s’élèvent à 3000€ hors taxe et restent à la charge de l’entreprise. Comme toutes les bonnes choses ont une fin, la qualification « entreprise innovante » expire au bout de trois ans.
Dans les 10 premiers mois de son activité, l’entrepreneur peut demander, au moyen d’une déclaration sur l’honneur, s’il peut bénéficier des avantages fiscaux à la Direction régionale ou départementale des finances publiques.
Aucune déclaration préalable auprès de l’Urssaf n’est nécessaire pour obtenir l’exonération de charges sociales. L’entreprise applique elle-même l’exonération en remplissant le bordereau récapitulatif des cotisations.

Quels sont les avantages fiscaux ?

Une jeune entreprise innovante bénéficie de plusieurs avantages en matière fiscale et donc bénéficier d’exonérations en matière :

  • d’impôt sur le revenu ou sur les sociétés :

o exonération totale pendant le 1er exercice (ou la première période d’imposition bénéficiaire) ;
o exonération de 50 % pour la période ou l’exercice suivant ;

  • de la cotisation économique territoriale (CFE et CVAE) et de la taxe foncière pendant 7 ans sur délibération des collectivités locales.
  • L’exonération d’impôt sur les bénéfices est cumulable avec le crédit d’impôt recherche (CIR).
  • les JEI peuvent aussi, sous certaines conditions, obtenir :
  • l’exonération des plus-values de cession de parts ou actions ;
  • la restitution immédiate de leur créance de crédit impôt recherche.

Rappel

Les avantages fiscaux s’appliquent aux entreprises créées jusqu’au 31 décembre 2022.

La formation professionnelle : pas uniquement pour les salariés !

En tant que chef d’entreprise, vous êtes redevable de la contribution obligatoire relative à la formation professionnelle. Cependant, beaucoup trop d’entrepreneurs ne prennent pas suffisamment en compte que les droits qu’ouvre cette cotisation leurs sont aussi destinés, qu’ils aient le statut salarié ou non salarié. Se former dans ce monde en changement constant permet de développer ses propres capacités mais aussi d’apporter un courant novateur dans son entreprise.

La contribution à la formation professionnelle

Au préalable, il convient de rappeler que la contribution à la formation professionnelle est un effort national supporté pour partie par les entreprises. Cela qu’elles emploient des travailleurs salariés ou non-salariés. Ce dernier cas comprenant les chefs d’entreprises indépendants mais également les conjoints collaborateurs. Ce versement obligatoire s’effectue auprès de l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agrée) ou du FAF (Fonds d’Asssurance Formation) dont dépend le dirigeant selon son statut et son activité, via le RSI, l’URSSAF… Le mode de calcul et le montant de cette cotisation varient aussi, selon la catégorie de travailleurs. Notamment, le pourcentage sur la masse salariale brute pour les salariés et le pourcentage du chiffre d’affaires pour les non-salariés.

A savoir !

Un dispositif fiscal a été mis en place par l’Etat : le crédit d’impôt pour formation du chef d’entreprise. Cette aide est calculée en fonction d’un nombre d’heures de de formation suivies par le dirigeant. Tous les chefs d’entreprises sont concernés, quels que soient la forme juridique et le secteur d’activité de l’entreprise. Ces entreprises doivent être imposées d’après leur bénéfice réel. Ce crédit d’impôt bénéficie également aux entreprises déjà exonérées d’impôt sur les bénéfices pour une autre mesure (implantation en zone aidée, dans les DOM, ou JEI).

Qui peut en bénéficier ?

Dès lors qu’elle est imposée selon un régime réel, ou exonérée, toute entreprise peut en bénéficier, quelles que soient son activité (commerciale, industrielle, artisanale ou libérale) et sa forme juridique (entreprise individuelle ou société). En sont cependant exclues les entreprises individuelles placées sous le régime fiscal de la micro-entreprise (ou les micro-entrepreneurs). Le crédit d’impôt s’applique aux dépenses de formation d’un dirigeant de l’entreprise. Notamment , entrepreneur individuel, gérant de société, président, directeur général, administrateur ou membre de sociétés par actions.
Source : servicepublic.fr

Se former pour toujours être performant

Si elle est importante pour les salariés, la formation continue l’est tout aussi, si ce n’est plus, pour les entrepreneurs. Celle-ci leur permet de répondre à un enjeu fondamental : la compétitivité. En effet, le monde professionnel est en perpétuelle évolution. Ainsi, en matière de nouvelles technologies. Le dirigeant se doit d’y faire face et de s’adapter à ces changements pour conditionner sa réussite et pérenniser son activité dans le temps, vis-à-vis de ses concurrents par exemple s’il veut rester dans la course. Elle permet également de développer les champs d’intervention de l’entreprise grâce à l’acquisition de nouvelles compétences. On parle ainsi de formation pour se former et se perfectionner, pour lequel tout entrepreneur doit dégager du temps dans son organisation, même s’il convient de noter que cela n’est pas toujours chose aisée. Enfin, la formation permet de rencontrer d’autres chefs d’entreprises.

Des formations spécifiques

S’il existe des formations dans de nombreux domaines pour les salariés, là encore, les possibilités pour les patrons sont nombreuses. On distingue deux grandes catégories de formations, dont à distance : d’une part celles liées à la fonction de chef d’entreprise (savoir recruter, gérer la relation commerciale, maîtriser les coûts…), et d’autre part toutes celles d’ordres techniques pour permettre d’acquérir ou de compléter ses compétences dans son domaine d’activité. Dans tous les cas, il convient de se renseigner auprès de l’OPCA ou du FAF de rattachement, qui publie chaque année le catalogue de formations auxquelles l’entrepreneur peut prétendre. A noter également que les chambres consulaires (Chambres de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat…) et les organisations professionnelles dispensent des stages pour leurs adhérents.

Les démarches

Comme évoqué précédemment, l’entrepreneur peut contacter son organisme collecteur et autres pour accéder à la liste des formations. Chacune fait l’objet d’un programme, et d’informations relatives aux conditions d’accès et de prise en charge (coût pédagogique de la formation, frais de repas, de transport et d’hébergement éventuellement), qui peut être partielle ou totale en fonction de l’OPCA ou du FAF et de la nature du stage. Dans tous les cas, l’entrepreneur doit faire une demande de prise en charge dans les délais impartis.

Le statut et les droits pendant la formation

Durant la période de la formation, l’entrepreneur conserve son statut salarié ou non-salarié selon sa situation. Concernant la rémunération, celle-ci peut faire l’objet d’une prise en charge. Là encore, il convient de se renseigner auprès de l’OPCA ou du FAF. Enfin, le stagiaire reste couvert par son organisme de protection sociale.

Le crédit d’impôt

Crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise

Le crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise est un dispositif institué au profit de toutes les entreprises

  • relevant d’un régime réel d’imposition sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou sur les sociétés)
  • ou exonérées d’impôt quel que soit leur forme juridique et leur secteur d’activité.

Le crédit d’impôt s’applique aux dépenses de formation d’un dirigeant de l’entreprise : entrepreneur individuel, gérant de société, président, directeur général, administrateur ou membre de sociétés par actions, notamment.

  Attention : les entreprises individuelles placées sous le régime fiscal de la micro-entreprise (ou les micro-entrepreneurs) sont exclues de ce dispositif.

Calcul du crédit d’impôt

Le montant du crédit d’impôt est égal au produit du nombre d’heures passées en formation par le ou les dirigeants de l’entreprise (dans la limite de 40 heures par année civile et par entreprise, soit 406 € pour 2020) par le taux horaire duSmic.

Par exemple, une entreprise, dont le dirigeant unique suit en 2020 10 heures de formation, pourra déduire en 2021 un crédit d’impôt de 101 €,5 € = 10 x 10,15 € (Smic en vigueur en 2020).

Pour le crédit d’impôt des groupements agricoles d’exploitation en commun, le plafond horaire est multiplié par le nombre d’associés chefs d’exploitation.

Comment bénéficier du crédit d’impôt ?

Le crédit d’impôt doit être imputé au moment du paiement du solde sur l’impôt sur les bénéfices dû par l’entreprise au titre de l’année au cours de laquelle les dépenses éligibles ont été engagées, après les prélèvements non libératoires et les autres crédits d’impôt pouvant être reportés ou restituables.

2021 Vos obligations pour les données personnelles et libertés individuelles

La protection des données personnelles et des libertés individuelles est devenue un sujet sensible. La vigilance est donc une priorité afin de ne pas se retrouver dans une situation inextricable. Toute entreprise collecte et utilise des informations personnelles sur ses prospects et ses clients. Afin de protéger la vie privée et préserver les libertés individuelles de chaque individu, le droit français prévoit des règles strictes à respecter sous peine de sanctions. Focus sur vos obligations en matière de données personnelles et libertés individuelles.

Baromètre RGPD 2021 : 3 ans après ?

Chaque année, Data Legal Drive met à jour le baromètre RGPD en partenariat avec Lefebvre Dalloz et l’AFJE (l’Association française des juristes d’entreprise) qui établit un état d’avancement de la mise en conformité des entreprises après la mise en application du RGPD. Ce sondage réalisé, du 08.04 au 02.05.2021 (publié le 24.05.2021), auprès de DPO internes et externes et de juristes, met en lumière l’avis des professionnels de la data et de la privacy des secteurs privé et public, de toutes les tailles et de tous les secteurs d’activité.

Le temps des bouleversements

Depuis un an, le contexte de la crise sanitaire, les nouveaux modes de travail, le Brexit, l’invalidation du Privacy Shield ou encore les nouvelles directives de la CNIL concernant les cookies ont accéléré les défauts de sécurité des sites internet avec 24 % de signalements en plus en 2020. Entre l’accélération de la digitalisation des activités et l’augmentation des cyberattaques, les entreprises et collectivités ont développé de nouvelles stratégies dédiées à la protection des données personnelles. L’enquête a été réalisée auprès de 348 DPO internes et externes et juristes dont les 3/4 sont du secteur privé. Plus d’1/3 sont des entreprises de taille intermédiaire (ETI), 1/3 des petites et moyennes entreprises (PME) et 1/3 des très petites entreprises (TPE) et grandes entreprises.

La crise sanitaire  et le RGDP, un binôme ?

1 entreprise sur 2 a un bon niveau de conformité RGPD. Plus d’une entreprise sondée sur deux estime avoir atteint un bon niveau de conformité. La situation sanitaire aura finalement été favorable à la gouvernance des données personnelles au sein des entreprises et des organismes publics qui sont près de la moitié (47 %) à estimer avoir atteint un niveau de complétude supérieur à 70 %. Toutefois, 37 % des structures révèlent un taux de complétude inférieur à 50 %.  RGPD apparaît comme une démarche transverse, permanente et vertueuse. Pour 32 % des entreprises sondées, le RGPD est une obligation réglementaire ; pour 27 %, il s’agit d’une contrainte technique et /ou juridique et pour 22 %, le RGPD est un devoir de transparence et une marque de respect.

Crise sanitaire et cyberattaques

2 fois plus d’entreprises ont renforcé leur sécurité. 65 % des structures interrogées ont accéléré et renforcé leur sécurité en instaurant de nouvelles mesures, c’est deux fois plus que l’an dernier. Les lourdes sanctions émises par la CNIL à l’encontre de sociétés et la multiplication des risques liés aux cyberattaques et à la sécurité des données ont permis de déclencher des actions de la part des entreprises et organismes publics :

• 1/3 des DPO ont mis en place des mesures de sécurité conformes à l’article 32 du RGPD ;

• 64 % ont réalisé des audits du niveau de sécurité de leur site internet : protocole https, formulaires de recueils de données, etc.

Quel est le principe général des obligations ?

Une déclaration

Toute collecte de données personnelles doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Dans la majorité des cas, il s’agit de fichiers de prospects et de clients, dans le cas des entreprises.
Avant de procéder à votre déclaration, vous devez avoir vérifié que votre fichier répond à toutes les obligations légales et avoir déterminé :

La finalité doit être, dans tous les cas, respectée.

Ainsi,
– l’utilisation que vous ferez des données : par exemple gestion du recrutement, gestion de la clientèle, enquête de satisfaction, etc.
– à quoi vont vous servir les données. Il convient de noter que tout fichier ne peut être réutilisé à des fins autres que celles initialement définies. Par exemple, il n’est pas justifié de demander le numéro de sécurité sociale (ou NIR) d’un client pour alimenter un fichier dont la finalité est la gestion des achats.

La durée

L’entreprise ne peut conserver indéfiniment les informations collectées. Elle doit arrêter une durée de conservation de ces dernières. Cependant, selon le but poursuivi, les informations enregistrées dans le fichier pourront être conservées plus ou moins longtemps. Ainsi lorsqu’un abonné à une newsletter demande à se désabonner ses données doivent être supprimées du fichier de gestion.

La confidentialité

N’importe qui au sein de l’entreprise ne peut pas gérer ou accéder aux données, l’entreprise doit désigner au sein de son équipe la ou les personnes habilitée(s) ;

La sécurité

L’entreprise doit s’assurer qu’elle met en place les procédures nécessaires pour assurer la sécurité physique et informatique des informations. Pour aider les PME, la CNIL a publié un guide sécurité des données personnelles qui propose dans des fiches thématiques les précautions élémentaires à mettre en place pour améliorer la sécurité d’un traitement de données à caractère personnel.
Aussi, il est important de noter que vous devez procéder à autant de déclarations que vous avez de fichiers. De plus, si vous prévoyez de transférer les données collectées hors de l’Union Européenne, vous devez veiller à respecter la réglementation en la matière, qui autorise ces transferts uniquement dans des cas bien spécifiques.

Comment déclarer votre fichier ?

Une fois les différents paramètres définis, vous pouvez déclarer votre fichier en ligne sur le site internet www.cnil.fr. Vous sélectionnez ensuite le formulaire adapté (dans la majorité des cas, il s’agit du formulaire de déclaration simplifiée), puis suivez les différentes étapes de la procédure (identification de l’entreprise, finalité du fichier…).
Une fois votre déclaration envoyée, vous recevez une première confirmation vous informant du traitement de votre demande. Après vérification de votre dossier, la CNIL vous transmet alors un récépissé de déclaration si celle-ci est conforme ou vous notifie de modifier votre déclaration si celle-ci est incomplète et/ou ne respecte pas les règles de gestion. Dans un souci de traitement rapide de votre dossier, optez pour le suivi dématérialisé de votre démarche. En général, vous obtenez une réponse de la CNIL dans les jours suivants votre demande.
A réception de votre récépissé, vous pouvez dès lors mettre en œuvre votre fichier, et seulement à partir de ce moment-là sous peine de sanctions.

N’oubliez pas la mention pour supprimer, rectifier des informations

Vous venez certes d’obtenir l’autorisation de la CNIL pour collecter des données, mais vous devez encore respecter une règle primordiale, celle du droit d’accès, de rectification et de suppression des informations collectées. En effet, chaque individu présent dans votre fichier doit pouvoir faire valoir ce droit et en être informé, par le biais d’une mention légale spécifique. Pour vous aider, la CNIL met à votre disposition sur son site internet différents modèles.

Quels sont les risques encourus ?

En cas de non-respect d’une ou plusieurs des obligations relatives aux données informatiques et libertés individuelles, vous soumettez votre entreprise à de lourdes sanctions. Le code pénal prévoit, pour la majorité des infractions dans ce domaine, des condamnations à des peines allant jusqu’à 5 ans de prison et à des amendes jusqu’à 300 000 euros.

Soyez vigilant !

Faire appel à un coach sportif en entreprise, quels bénéfices ?

Selon le baromètre Vitalité, Sport & Entreprise, seuls 10 % des salariés français font aujourd’hui du sport en entreprise. Pourtant, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconisait dès 2008 aux employeurs de proposer des activités sportives à leurs collaborateurs. En effet, la pratique d’une activité physique est porteuse de nombreux bienfaits, aussi bien pour la productivité que pour la santé. Entrepreneurs et dirigeants d’entreprise, simplifiez-vous la vie en faisant appel aux services d’un coach sportif professionnel !

Sport en entreprise : des bienfaits pour la santé des collaborateurs


Souvent par manque de temps ou de connaissances, de nombreux salariés ne font jamais (ou très rarement) de sport durant la semaine. Face à ce constat, l’entreprise a un rôle prépondérant à jouer en proposant des aménagements spécifiques et des solutions concrètes à ses collaborateurs, tels que des cours de sport encadrées par un coach sportif spécialisé dans le bien-être au travail.

En effet, l’activité sportive est connue pour être un remède anti-stress. Sa pratique régulière favorise la production d’endorphines, des hormones qui agissent directement sur la sensation de bien-être.

Plus largement, le sport est un merveilleux allié pour rester en bonne santé. Ses effets sur la santé sont nombreux :

  • baisse du risque de maladies cardio-vasculaires,
  • baisse du risque de cancers,
  • diminution du « mauvais » cholestérol,
  • baisse du risque d’obésité,
  • réduction de l’hypertension,
  • prévention des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS),
  • prévention des Risques Psycho-Sociaux (RPS),
  • et bien d’autres encore…

En proposant des séances de sport personnalisées à leurs employés grâce aux services d’un coach sportif en entreprise, les dirigeants permettent à leurs salariés d’agir sur leur santé tout en améliorant la qualité de vie au travail (QVT).

Selon une étude sur les bienfaits du sport en entreprise réalisée en 2015 par le cabinet de conseil Goodwill-Management et portée par le MEDEF (Mouvement des entreprises de France) et le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), un salarié actif gagne 3 ans d’espérance de vie et retarde de 6 ans l’âge de début de la dépendance.

Pour l’entreprise, avoir des employés en bonne santé est essentiel, car cela entraîne mécaniquement une baisse des congés maladie de l’ordre de 30 %, toujours selon cette même étude.

Le coaching sportif : un gain de productivité pour l’entreprise


Qui dit collaborateurs heureux et en bonne santé dit réussite de l’entreprise. Toujours d’après l’étude menée par le MEDEF et le CNOSF, faire du sport au travail permet à un salarié d’accroître sa productivité de 6 à 9 %, d’autant plus lorsque cette pratique sportive est encadrée par un coach sportif professionnel. Pour l’entreprise, cela se transforme en une augmentation de la rentabilité nette comprise entre 1 et 14 %.

Outre la diminution de l’absentéisme et l’amélioration de la productivité, pratiquer une activité sportive en entreprise aide aussi à réduire les retards et les accidents du travail. Plus un salarié sera heureux, plus il sera enclin à faire des efforts pour être performant.

Les cours de sport collectifs sur le temps de travail sont aussi un excellent moyen de souder vos employés et de créer un véritable esprit d’équipe. Les salariés prendront plaisir à se retrouver chaque matin dans une ambiance saine. Cette cohésion se ressentira aussi bien sur le travail individuel que sur le travail d’équipe, et aidera l’entreprise à surmonter les difficultés futures.

Pour rester motivés, les travailleurs d’aujourd’hui ont besoin de s’épanouir sur leur lieu de travail. Et le salaire n’est plus la seule source de motivation. D’autant qu’une entreprise qui propose des séances de coaching sportif à ses collaborateurs dispose d’un véritable avantage concurrentiel pour attirer et fidéliser des talents. Les sociétés qui cherchent à développer leur marque employeur ont ainsi tout intérêt à intégrer le sport dans le panel de services proposés aux salariés.

En tant que dirigeant, vous avez tout intérêt à participer à ces cours de sport. En plus des bienfaits sur votre santé, votre concentration et votre productivité, vous créerez, vous aussi, des liens étroits avec vos équipes.

Pourquoi faire appel à un coach sportif en entreprise ?


Malgré ses bienfaits avérés, la pratique d’une activité sportive n’est que trop peu proposée par les entreprises en France. Selon une étude réalisée en 2017 par Decathlon Pro, l’UFOLEP (Union française des œuvres laïques d’éducation physique), l’IRFO (Institut des Rencontres de la Forme) et le cabinet Market Audit, seules 7 % des entreprises françaises incitent leurs collaborateurs à faire du sport. A contrario, ce sont près de 80 % des salariés interrogés qui seraient prêts à faire du sport sur leur lieu de travail si cela était proposé par l’entreprise.

Pour permettre à vos employés de s’exercer sur leur temps de travail, la meilleure solution consiste à faire appel à un coach sportif en entreprise. Vous bénéficierez d’un service personnalisé, adapté à vos objectifs et aux besoins de vos équipes. Pour trouver un spécialiste du coaching sportif en entreprise dans votre ville, rendez-vous sur ProTrainer.

ProTrainer est une société de coaching qui propose les services de coachs sportifs spécialisés, au préalable sélectionnés selon différents critères de qualité : diplômes (formation STAPS ou BPJEPS), compétences, expérience, etc. Un professionnel de l’activité physique saura s’adapter à vos besoins et à vos contraintes pour vous proposer des séances d’entraînement sur-mesure parmi un large choix d’activités, de l’éveil musculaire au renforcement musculaire, en passant par la gymnastique douce, le stretching, le yoga, la boxe, le cardio training, la course à pied ou encore la musculation. Ces activités pourront être proposées directement dans les locaux de votre entreprise, en extérieur et même en Visio !

Ces entreprises qui relocalisent

La crise sanitaire a mis le doigt sur les effets bénéfiques de la relocalisation. Les masques, le gel , les médicaments, les vaccins ont permis d’éveiller au fait que la délocalisation était un danger pour les Français. La relocalisation des entreprises a sonné. À l’heure du Made in France, les entreprises ont un atout de vente pour leurs produits. La relocalisation reste une mesure intéressante pour les entreprises n’étant pas satisfaites de leur délocalisation. Beaucoup de critères motivent celles-ci à revenir en France et particulièrement l’avis des consommateurs. 

L’enquête Ifop pour La Fabrique de l’industrie a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 500 dirigeant·e·s d’entreprises industrielles françaises, du 21 au 30 septembre 2020*. Elle les interroge sur leur recours à la sous-traitance étrangère et sur leurs pratiques en matière de délocalisation. Elle dévoile également leurs projections pour les années à venir, concernant les relocalisations et les créations d’emplois.

L’arbitrage entre délocalisation et relocalisation concerne une minorité d’entreprises industrielles

Le premier enseignement de ce sondage est que seules 2 entreprises sur 10 ont recours à la sous-traitance étrangère ou à des délocalisations. La grande majorité des entreprises mène donc ses activités et ses approvisionnements sur le sol français. Sans surprise, les délocalisations et la sous-traitance étrangère sont plus répandues parmi les plus grandes entités (34 % des entreprises de plus de 50 salariés), et moins les plus petites (seulement 14 % des TPE).

Par ailleurs, parmi les entreprises concernées, un quart seulement a accentué son recours à la sous-traitance étrangère ou aux délocalisations dans les dix dernières années. Un autre quart l’a réduit et la moitié restante l’a maintenu stable

La délocalisation et la sous-traitance étrangère ne sont pas uniquement motivées par des questions de coûts

La réduction des coûts directs ou indirects (travail, fiscalité, réglementation…) est évidemment une des motivations du recours aux délocalisations ou à la sous-traitance étrangère mais elle n’est pas la seule, ni même peut-être la principale, contrairement à il y a vingt ans. En effet, près de la moitié (47 %) des entreprises y ayant recours invoquent une motivation hors coût et notamment, pour un tiers d’entre elles, la possibilité d’accéder à une expertise spécifique, à des capacités de R&D ou à un savoir-faire. Pour les 53 % restants, la réduction des coûts se mêle au rapprochement des marchés étrangers.

Avec ou sans relocalisations, les entreprises projettent de créer des emplois en France

Parmi l’ensemble des entreprises industrielles interrogées (incluant celles qui n’ont pas aujourd’hui recours à la délocalisation ni à la sous-traitance étrangère), 60 % envisagent dans les trois prochaines années de créer des emplois uniquement en France. Ce taux atteint 66 % lorsqu’on pose la question aux entreprises d’au moins 50 salariés et 79 % si l’on parle de créations d’emplois en France ou à l’étranger. Cet engouement est un peu moins marqué pour les TPE. Cependant, elles sont tout de même majoritaires (54 %) à envisager des créations d’emplois en France d’ici trois ans.

Par comparaison, 40 % des entreprises interrogées ayant recours aux délocalisations ou à la sous-traitance étrangère ont l’intention de relocaliser des activités dans les trois années à venir. C’est certes une bonne nouvelle, mais cela ne concerne donc que 8 % du total des entreprises. Signe supplémentaire que des créations d’emplois industriels se profilent et que réindustrialisation ne rime pas nécessairement avec relocalisation.

*Sondage Ifop pour La Fabrique de l’industrie, réalisé par téléphone, auprès d’un échantillon de 501 dirigeants d’entreprises du secteur industriel, représentatif des entreprises françaises d’au moins un salarié dans ce secteur (méthode des quotas), du 21 au 30 septembre 2020. 

L’enjeu de la relocalisation 

De nombreuses entreprises ont décidé de relocaliser ces dernières années. Parties à l’étranger pour un coût de main d’œuvre généralement plus faible, elles reconsidèrent leur choix. Dans les années 2000, la délocalisation était un phénomène grandissant grâce à un développement de la mondialisation. Ces entreprises menacées par une liquidation ont tenté de survivre par un changement de production. Mais celle-ci n’a plus le vent en poupe, la main d’œuvre très peu coûteuse de l’époque a subi des modifications. En Chine, par exemple, les ouvriers ont désormais un salaire plus important et une classe moyenne se développe. La main d’œuvre et les coûts de transports n’étant plus si avantageux, les entreprises françaises envisagent de revenir sur le territoire. En 2017, 19 relocalisations ont eu lieue sur le territoire français, contre seulement 9 en 2015. 

Relocaliser est une mesure portant ses fruits dans l’expansion de la mondialisation et de la concurrence internationale. Les consommateurs s’attachent de plus en plus à une production responsable. Cette politique se traduit par une diminution des émissions de gaz à effet de serre, limitant les transports de marchandises à travers le monde. L’impact sociétal étant aussi très valorisé par les consommateurs, les conditions de production et de travail sont scrutées. La relocalisation permet de revaloriser l’image de la marque en créant de l’emploi et en diminuant les impacts sur l’environnement.

La proximité avec le consommateur

Les entreprises deviennent locales ou encore nationales et s’instaurent dans une politique de proximité du consommateur. Cette idée développée à travers le Made in France donne une image d’entreprise au gage de savoir-faire et de qualité. Les acheteurs sont désormais prêts à payer plus cher pour une production entièrement française et pour des produits au cycle de vie plus long. Le gage de qualité d’un produit est un atout économique, le consommateur n’envisage pas la hausse des prix comme un surcoût, mais comme une justification de la qualité. Par une production française, les délais moins longs restent un avantage contrairement aux concurrents étrangers. 

Rossignol, un pari gagnant 

La relocalisation continue d’être un phénomène plus marginal que la délocalisation. Certaines entreprises ont relocalisé pour envisager une nouvelle stratégie. Par exemple, Rossignol la célèbre marque de ski française avait établit sa production à Taïwan et a décidé de se réinstaller en France en 2010. Ainsi, cette relocalisation de la marque de ski en Haute-Savoie à Sallanches a permis de valoriser l’image de la marque. Des skis fabriqués dans les Alpes sont un gage de qualité et de proximité pour le consommateur. Sa délocalisation à Taïwan a entraîné de nombreux surcoûts pour l’acheminement des skis en France et en Europe impactant l’entreprise d’un point de vue économique.

Produire français pour répondre à une clientèle française semblait plus logique, c’est ce qu’indique le directeur de l’usine, Mimmo Salerno : « Ici, il nous faut deux mois entre une commande et sa livraison. En Asie, il nous en faudrait six » (propos recueillis par l’AFP). Par conséquent, pour l’entreprise alpine, le pari de la relocalisation fut gagnant, même sur le point de vue économique. Un an après, l’entreprise réalisait un bénéfice net de 3 millions d’euros contre un déficit de 94 millions d’euros les années précédentes.

Biospetyl une entreprise en difficulté, sauvée

Outre les grosses entreprises, les PME sont aussi concernées par la relocalisation, c’est le cas d’une entreprise nommée Bioseptyl, toute première fabrication de brosserie en France. Néanmoins, cette entreprise s’est vue obligée de délocaliser en 2012. La brosserie a fait le choix de la Chine pour sa production, à hauteur de 60%. Pourtant, la délocalisation n’ayant pas favorisé la marque, elle perd 60% de son activité entrainant un redressement judiciaire et une liquidation.

La décision de relocaliser entièrement à Beauvais est prise par les dirigeants. Les brosses à dents sont vendues au même prix que celles des géants du secteur. Pourtant l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 5,4 millions d’euros en 2017. Ce pari réussi de la relocalisation a permis de se démarquer des géants qui fabriquent leurs produits en Asie. La marque a su miser sur la qualité et le critère Made In France. Pour réduire les coûts de production française, les intermédiaires ont été supprimés et l’automatisation du site industriel a été revue. 

Kusmi Tea, une marque désormais 100% Made in France 

Le groupe Kusmi Tea a fait le pari de rapatrié ses productions concernant ses boites de thé. Anciennement fabriqués respectivement en Chine et au Maroc, les boites et les sachets de thé se réalisent désormais en France. Néanmoins, l’entreprise avait délocalisé la fabrication de ces deux éléments pour la main d’œuvre bas de gamme. Fabriqués au Maroc, les sachets de thé nécessitaient d’envoyer le thé et de le rapatrier dans les sachets devenait une production longue et coûteuse. Quant aux boites, le transport et le stockage revenaient à des coûts très excessifs. Le groupe a préféré produire au plus prêt de ses consommateurs. Pour réaliser ce pari, l’entreprise a investi dans quatre machines japonaises afin d’automatiser le site de production des sachets de thé. 

Les expériences de certaines entreprises arrivent à convaincre les autres d’investir dans la relocalisation. Ce phénomène est encore très rare et crée relativement peu d’emploi contrairement aux emplois perdus par les délocalisations. Entre 2009 et 2017, 4 200 emplois ont été créés grâce à la relocalisation contre 32 000 emplois supprimés dû à la délocalisation. Le retour sur le sol français étant généralement synonyme d’automatisation, le Made in France est privilégié au détriment des anciens emplois. 

Reprise : anticiper pour réussir

Dans ce contexte où l’incertitude prédomine de nombreuses entreprises sont à reprendre. Si certaines ressortent vacillantes de l’épisode de la crise sanitaire, d’autres au contraire ont su s’adapter aux circonstances et déployer des idées innovantes. 60 000 entreprises sont mises en vente et 185 000 sont susceptibles d’être cédées chaque année qui représentent 750 000 emplois. La moitié d’entre elles disparaissent faute de repreneur. Or, le taux de survie des entreprises récemment cédées est bien supérieur aux autres entreprises. 60% à 5 ans contre 50% pour les autres entreprises. Faute de reprise bien préparée, ces entreprises pourraient disparaître, entraînant des pertes en emplois et savoir-faire.

Quel timing prévoir pour réussir sa transmission ?

Très souvent, l’entrepreneur connaît bien son entreprise, mais il n’a rien formalisé. Il ne sait pas vraiment ce qu’il peut et doit faire pour que son entreprise se vende plus facilement et avec la solution financière la plus avantageuse pour lui. Malheureusement bon nombre de chefs d’entreprises consultent un expert quelques mois avant de transmettre. Dans l’idéal, il faut bien un an, voire deux pour corriger les erreurs de l’entreprise. Quand la transmission est bien préparée, elle a plus de chance d’aboutir, avec des conditions de rachat satisfaisantes. Les dirigeants sont très attachés à leur boite et c’est difficile quand le relais se fait dans de mauvaises conditions. C’est le rôle des experts RH, juridiques, comptables… qui accompagnent le processus.

Comment se préparer sans précipitation ?

Il est possible d’utiliser le logiciel DIAGNEO. DIAGNEO( Voir Cpme) est un logiciel qui dégage les forces et faiblesses de l’entreprise et permet d’identifier ensuite des marges de progression. C’est un outil de prise de conscience, avant de s’engager dans le processus de transmission. Le gros avantage est que DIAGNEO est un outil en ligne, gratuit, intégralement confidentiel et facilement accessible. De plus, il aborde toutes les problématiques : humaines, financières, de produit, de concurrence… tous les facteurs qui évoluent dans l’entreprise.

Quel est le rôle de l’expert-comptable auprès du cédant ?

Son rôle est de travailler avec le chef d’entreprise pour combler les faiblesses mises à jour. Par exemple, prendre en compte le facteur humain dans un processus de transmission est très important mais souvent négligé, car on se focalise généralement sur la valeur financière. Quand on reprend une entreprise, on reprend aussi la clientèle, les contacts clientèle, les savoir-faire, les collaborateurs de l’entreprise…

L’expert-comptable propose des solutions pour sécuriser cet aspect comme des outils d’intéressement ou des stocks options pour fidéliser les salariés et garantir qu’ils resteront après la transmission. Ce sont des arguments supplémentaires à faire valoir au repreneur. Démontrer la solidité de l’entreprise que l’on veut céder est d’autant plus important qu’aujourd’hui les conditions de reprise se sont durcies. En réalité, avoir trouvé un repreneur qui connaît bien le secteur d’activité et les métiers ne suffit pas. Le principal souci actuellement est de financer la reprise et de convaincre les banquiers de la solidité de son dossier.

L’expert-comptable, un partenaire Win Win

Le rôle d’un expert-comptable dans un processus de transmission est multiple. Il peut être le partenaire financier du dirigeant, en l’accompagnant dans le montage de son business plan. Il intervient également au niveau du plan d’acquisition pour auditer l’entreprise ciblée par l’acquéreur, afin de savoir si ses comptes sont sains, s’il n’y a pas de problèmes cachés. De plus en plus d’experts-comptables interviennent dans le domaine de l’évaluation, pour estimer le prix d’une entreprise à transmettre, mais chacun a plus ou moins une spécialisation. Enfin, ils sont d’excellents conseillers pour monter la stratégie de financement d’une reprise d’entreprise et orienter vers des aides disponibles.

Le cash, une nécessité impérieuse

Une des erreurs à éviter est de manquer de cash. Il faut absolument envisager le développement qui nécessitera du cash. Les banques demandent 10 à 20 % d’apport personnel dans un projet de reprise d’entreprise. Mais il est conseillé d’avoir 20 à 30 % d’apport personnel pour disposer de liquidités, une fois le rachat effectué. Il est possible aussi de racheter le cash disponible dans l’entreprise, en le faisant ainsi financer par la banque.

Quel type de transmission ont plus de chance de réussir ?

Les reprises qui se déroulent dans les meilleures conditions sont celles réalisées par des cadres d’une cinquantaine d’années, qui, à l’occasion d’une restructuration dans leur entreprise, négocient leur départ et une prime de licenciement. Ils disposent ainsi d’un capital pour racheter une entreprise. Ils ont une réelle expérience, un vrai savoir-faire, des compétences concernant l’entreprise qu’ils choisissent et une expérience de manager. En général, ils savent rechercher des compétences complémentaires à leur profil s’ils ne les possèdent pas toutes.

Quels conseils au cédant et au repreneur ?

Si l’on anticipe et si on est bien conseillé, il est possible de réussir, sans trop de difficultés, sa vente et sa reprise. Mais il est évident étant donné l’enjeu qu’il faut prendre son temps, tant pour valoriser son entreprise que pour choisir son repreneur pour le cédant ou pour le repreneur de choisir à bon escient sa reprise. C’est essentiel pour convaincre les partenaires financiers d’adhérer au projet et ne pas s’enliser dans un processus coûteux pour soi et dangereux pour l’entreprise.

Propos recueillis par Dynamique entrepreneuriale auprès de Julien Torkaz, ex-président de l’ECF

L’alarme avec générateur de fumée, l’alliée Sécurité de votre entreprise

L’une des craintes des dirigeants reste le cambriolage de leur entreprise. Si aujourd’hui les systèmes de sauvegarde externe permettent d’éviter le pire pour les sociétés informatiques, reste qu’il est toujours désagréable de devoir renouveler en une fois tout le matériel informatique si des intrus s’en sont emparés, par exemple. S’il existe des systèmes classiques pour les grandes entreprises, de nouvelles formules sont apparues pour les petites et moyennes entreprises.

En quoi consiste ce type d’alarme ?

L’alarme avec générateur de fumée fonctionne comme une alarme classique. Elle est capable d’émettre un important volume de fumée en seulement quelques secondes. Elle déstabilise le cambrioleur et surtout l’empêche totalement de voir. On en conviendra : difficile de voler des objets quand on ne voit rien. Sauf s’ils ont repéré ce qu’ils voulaient voler au préalable, ils se retrouvent ainsi dans l’incapacité de fouiller les lieux.

Généralement cette alarme est couplée avec un autre système d’alarme et notamment de détection. Il reste courant également de faire appel à une sirène sonore en complément qui rajoute de la pression sur l’intrus. Rien n’empêche cependant que les systèmes soient indépendants. Suivant la typologie, elle peut être déclenchée automatiquement ou manuellement via un système d’alarme avec télésurveillance par exemple ou encore une application.

On s’en doute, ce type d’alarme connectée s’adapte particulièrement aux entreprises qui disposent de stocks ou des marchandises de valeur mais également dans le cas d’entreprises relativement isolées où évidemment un système sonore risque de n’avoir qu’une efficacité relative.

Quelle est la nature de la fumée ?

Une question qui revient quand on a affaire à ce type d’alarme est liée à la consistance de la fumée. Rassurez-vous puisqu’il s’agit d’un fumigène et non de gaz lacrymogène, même si parfois on aimerait punir le visiteur non désiré. Ce n’est pas la seule manière dont la fumée peut être obtenue puisqu’elle est peut l’être également par un chauffage rapide de glycol (sans combustion) généralement sous forme liquide, ce qui évite tout risque d’incendie. Autrement dit, elle est de la même nature que celle que vous pouvez trouver en discothèque ou dans les concerts.

Dans tous les cas, cette fumée n’est pas censée être nocive, ce qui vous évitera d’engager votre responsabilité. Elle reste cependant incommodante même si parfois elle est mêlée à des arômes pour signifier à ceux qui sont à l’extérieur qu’elle n’émane pas d’un incendie. Elle est déconseillée pour les personnes sensibles et il demeure intelligent de ne pas y faire appel par exemple dans les chambres à coucher d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Des contraintes à prendre en compte

Si l’alarme avec générateur de fumée représente une bonne manière de protéger vos biens voire des personnes, elle ne peut pas être installée n’importe où et n’importe comment. L’emplacement ne peut ainsi être choisi au hasard surtout que la fumée doit inciter les cambrioleurs à aller vers la sortie et non les pousser à aller vers l’intérieur de l’entreprise. Si l’emplacement n’est pas à laisser au hasard, leur nombre est également crucial pour son bon fonctionnement : plus la surface à protéger est grande, plus il vous en faudra pour rendre votre pièce opaque rapidement.

Son coût est, comme on l’imagine, également supérieur à une alarme classique puisqu’il faut remplacer la cartouche si elle se vide. Il faut donc éviter qu’elle se déclenche de manière intempestive ou que vous la déclenchiez par erreur. C’est pour cette raison qu’elle est souvent couplée avec un système de télésurveillance. Autrement dit, son déclenchement est souvent fait manuellement par un agent d’un centre de télésurveillance ou via une application à distance.

Conseils de pros pour casser les codes

En perpétuelle évolution, le monde actuel sollicite sans relâche les entrepreneurs. Même s’ils sont conscients que les innovations qui rencontreront le succès demain sont difficiles à imaginer aujourd’hui, ils doivent tout au moins s’informer de toutes les nouveautés. En effet, celles-ci vont influer sur la manière de penser et de consommer de leurs clients. Parce qu’il est clair que les cycles vont s’accélérer et que rater le coche représente une difficulté pour l’avenir. Quelques conseils de pros pour casser les codes.
Les entrepreneurs qui adoptent, sans prendre de retard, les nouvelles tendances, auront beaucoup plus de facilité à absorber le flux incessant d’informations auquel nous serons tous exposés. D’ailleurs, n’avons-nous pas déjà connu cela avec ceux qui ont raté le train de l’informatique ?
En fait, s’informer, tenter de comprendre les innovations de la société à l’échelle planétaire pour intégrer les nouveaux courants et anticiper le monde de demain est devenu un aspect fondamental du rôle de l’entrepreneur. Bien sûr, toutes ces tendances ne donneront pas toujours un résultat mais beaucoup d’entre elles influenceront le monde d’une manière indélébile. En effet, elles auront des conséquences sur la manière de concevoir les produits et les services du futur. Mais aussi sans être forcément précurseur dans chaque domaine, la compréhension de ces changements et la capacité à être réactif joueront un rôle décisif dans le développement d’une société dans laquelle les entrepreneurs seront les acteurs clés.

Au fil des interviews, les entrepreneurs nous ont distillé de bons conseils pour casser les codes efficacement dans son propre domaine d’activité. Inspirez-vous ! 

Charlotte Petit-Noble, dirigeante de Silicon-Valley.fr

« Il faut penser son produit au delà de son utilisation principale et l’optimiser en fonction de son marché. Ce qui implique d’être à l’écoute de son consommateur beaucoup plus que des besoins de son entreprise. Rapprochez-vous de lui, allez le chercher ! Mettez le partage et l’échange au cœur de votre stratégie : une idée ne voit le jour que si l’on en parle. Entourez-vous des bonnes personnes. »

Charlotte Petit-Noble, dirigeante de Silicon-Valley.fr

Juliette Parcevaux, fondatrice de Dessine moi un soulier

L’entrepreneure qui mêle le créatif au commercial

« Casser les codes, c’est vivre son expérience -quelle qu’elle soit- différemment, en sortant de la norme et sans réfléchir à la tendance. C’est penser qu’on peut réussir autrement. Alors faites-vous plaisir, suivez votre intuition, créez une entreprise qui vous ressemble, véhiculez vos valeurs. Et tant pis si ça sort des clous ! »

Juliette Parcevaux, fondatrice de Dessine moi un soulier

Rémy Dubernet, fondateur de  » Le goût du Bœuf « 

« Quand on casse un code, on est excité. Mais il faut prendre son temps, c’est essentiel. À titre personnel, j’ai étalé mon étude de marché de janvier à août. Sur mon marché naissant, il fallait trouver toutes les clés pour activer le marché potentiel. Du coup, je me suis appliqué à réaliser une étude la plus exhaustive possible. »

Rémy Dubernet, fondateur de « Le goût du Bœuf »

Ludovic Huraux, PDG et fondateur de Shapr & Attractive World


Dans les relations professionnelles, avec des personnes beaucoup plus âgées que moi, c’est un vouvoiement un peu naturel qui s’impose. Dans les relations professionnelles du quotidien entre entrepreneurs, il n’y a plus de vouvoiement car on est sur un registre plus informel. En réalité, ce tutoiement vient d’une évolution dans le management des entreprises. Autrefois, c’était un management de relations pyramidales qui était en place. Aujourd’hui, il est en train de changer et devient plus horizontal. Il existe de plus en plus de free-lances qui sont des acteurs de l’entreprise, c’est-à-dire des personnes qui ont créé leur propre travail. De ce fait, il s’est développé une grande autonomie et responsabilité dans les tâches. Ce passage du vouvoiement au tutoiement est dû en partie à cette évolution sociétale. Et vous, dans votre entreprise ? Au niveau des équipes, le tutoiement se met en place naturellement. Aux personnes qui me vouvoient, je leur propose directement le tutoiement. Et pour celles qui continuent à me vouvoyer, je les incite à me tutoyer et elles finissent par le faire

Ludovic Huraux, PDG et fondateur de Shapr & Attractive World