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Sur quels réseaux sociaux communiquer pour mon entreprise ?

Sur quels réseaux sociaux communiquer pour mon entreprise ?

Les réseaux sociaux se sont imposés et multipliés à tel point que déterminer son canal de communication devient fort complexe. Quels réseaux sociaux choisir pour communiquer. Tour d‘horizon des réseaux sociaux.

Le Baromètre Hootsuite-Visionary Marketing 2021, étude internationale vise à analyser l’usage des médias sociaux dans les organisations et entreprises par leurs responsables ou utilisateurs.

  • 67 % des entreprises considèrent qu’Instagram est le média social le plus efficace.
  • Le déclin du reach est un défi pour 35 % des entreprises.
  • La moitié des entreprises françaises sont prêtes à augmenter le budget alloué aux « social ads ».
  • 75 % des entreprises se déclarent confiantes quant à la mesure du ROI.
  • Plus de la moitié des entreprises développent des programmes d’employee advocacy.
  • 47 % des entreprises déclarent que le social selling aide les commerciaux à approfondir les relations avec les prospects.

Quels sont les choix ?

En tête de liste, Instagram (61 %) détrône le roi des médias sociaux Facebook (57 %), suivi par Linkedin (43 %), qui a dépassé Twitter, apparaissant seulement en 4ème position (38 %). Souvent synonyme de batailles en ligne et de polémiques, le poids de cette réputation a un coût pour le petit oiseau bleu.

Être sur les réseaux sociaux pour les dirigeants n’est guère un réflexe et même leur utilisation est révélatrice de leur manière de les appréhender. En effet, selon le sondage, réalisé par Opinion Way pour Corpcom auprès de 302 dirigeants d’entreprises (PDG, DG, DAF), dont le chiffre d’affaires est compris entre 15 et 500 millions d’euros, les deux principaux réseaux sociaux sur lesquels les dirigeants sont présents sont Facebook 66% dont 47% à titre personnel et seulement 4% dans une optique professionnelle et sur LinkedIn, un dirigeant sur deux est présent, surtout dans une démarche professionnelle (42%), personnelle (8% des dirigeants).

Être sur les réseaux sociaux, certes mais pas de manière systématique

Qu’en est-il des autres réseaux sociaux ?

32% ont un profil sur Google+ et enfin Twitter utilisé par une minorité de patrons connectés. Cependant 18% des dirigeants interrogés tweetent régulièrement. Les nombreux dérapages de personnalités politiques comme Donald Trump ou d’élus qui se font épingler pour leurs tweets trop rapides et qui les obligent ensuite à s’excuser et qui font la risée des internautes et se font exclure des réseaux sociaux. Mais aussi le fait que certains internautes se donnent pour mission de rechercher les failles de ceux qui s’expriment rend la tâche difficile. Pour certains dirigeants la prudence est de mise afin de ne pas nuire à leur crédibilité. Les réseaux sociaux c’est le monde de l’immédiateté. Or, répondre ou s’exprimer demande une compétence en communication. Celle-ci n’est pas toujours la meilleure compétence des dirigeants plutôt tournés vers la stratégie et le développement de leur entreprise.

L’âge des dirigeants influent-ils sur leur présence sur les réseaux sociaux ?

Le constat est évident. Les jeunes dirigeants se manifestent régulièrement sur les réseaux sociaux. Ils ont acquis dès l’adolescence les réflexes de communication et savent naviguer. Ils ont communiqué sans prendre aucune précaution et maintenant sont matures pour pouvoir se communiquer professionnellement sur les réseaux sociaux car ils en connaissent les dangers mais aussi les atouts. Les réseaux sociaux sont plus utilisés par les jeunes dirigeants, à l’exception de Google+, auquel 33 % des plus de 54 ans se connectent chaque jour, quand les moins de 35 ans ne sont que 9 % (13 % pour les 35-44 ans).

Facebook a davantage de « succès » avec un taux de connexion hebdomadaire de 81 %, contre 60 % chez les 35-44 ans, 39 % pour les 45-54 et 38 % au-delà.

Le positionnement des réseaux sociaux s’illustre dans leur utilisation. Pour 42 % des dirigeants qui se connectent à LinkedIn, c’est uniquement à des fins professionnelles (seuls 8 % d’entre eux déclarent que c’est uniquement à titre personnel). On le constate aussi avec Viadeo (36 % « uniquement professionnel », contre 15 % « uniquement personnel »), plus particulièrement dans le secteur du commerce.

À l’inverse, 47 % des dirigeants utilisateurs de Facebook ne s’y rendent qu’à des fins personnelles, contre 4 % exclusivement dans le cadre de leur travail. Même tendance chez Twitter (38 % et 9 %).

Pour toutes les plates-formes à l’exception de Facebook, les moins de 34 ans sont les plus nombreux à évoquer une utilisation exclusivement professionnelle…

Communiquer sur les réseaux sociaux demande une expertise et avant de se lancer une période d’observation sur les dirigeants qui communiquent permet aux dirigeants néophytes de dégager des expériences qui lui permettront de s’imposer et de créer visibilité et notoriété pour sa société.

Négocier, les expressions à acquérir

Négocier

Négocier fait partie d’une tâche essentielle pour l’entrepreneur. Que ce soit avec les investisseurs,  les banquiers, les partenaires, les fournisseurs et les salariés, la négociation prend multiples formes. Pour débattre ou négocier, le vocabulaire nous manque parfois et nous utilisons toujours les mêmes mots qui ne sont pas forcément appropriés à la situation. Nous vous proposons une liste d’expressions utiles dont vous pourrez vous inspirer pour vous sentir à l’aise dans les situation délicates de la négociation.

La langue française est riche. Vous pourriez dans un premier temps cocher vos expressions favorites puis vous entraînez à utiliser les autres pour enrichir votre lexique de négociation.

Reformuler les paroles de votre interlocuteur

  • Vous venez de dire que…
  • Vous dites que…
  • Vous pensez (donc) que…
  • Selon vous,
  • Vous voulez dire que…
  • Si je vous ai bien compris, vous voulez dire que…
  • Pour vous, l’essentiel c’est donc…
  • Ainsi, vous pensez donc que…
  • Vous souhaitez donc….
  • En d’autres termes, (vous voulez donc dire que…)
  • Autrement dit…
  • Cela revient alors à dire que….

Demander l’avis de votre interlocuteur

  • (Et) quel est votre avis (à ce sujet) ?
  • (Et) comment voyez-vous les choses ?
  • (Et) qu’est-ce que vous en pensez ?
  • Dites-nous ce que vous en pensez
  • Pourquoi dites-vous cela ?
  • Pourquoi pensez-vous cela ?
  • Que voulez-vous dire ?
  • Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?
  • Qu’est-ce-qui vous fait penser à cela ?
  • Qu’en pensez-vous ?
  • Que faisons-nous ?
  • Que souhaitez-vous faire ?
  • Qu’attendez-vous de moi ?
  • Que décidez-vous ?
  • Je ne sais pas si je vous ai bien compris, mais …
  • Que veut dire …
  • Que diriez-vous si….
  • Pourriez-vous préciser votre pensée ?
  • Pourriez-vous m’expliquer cela ?
  • Qu’entendez-vous par…
  • Etes-vous d’accord ?
  • Que devrait vous apporter en plus votre fournisseur actuel ?
  • A quelles conditions achèteriez-vous chez moi ?
  • Que faut-il faire pour travailler avec vous ?
  • Puis-je revenir sur un point précédent ?
  • Est-ce votre meilleure offre ?

Donner votre avis, exposer votre point de vue

  • A mon avis
  • Voilà mon avis
  • En ce qui me concerne, …
  • Quant à moi
  • Je trouve que
  • Je pense que c’est …
  • Je crois que c’est …
  • J’ai l’impression que c’est …
  • Je suis persuadé que c’est …
  • Je suis sûr/certain que c’est …
  • Je suis sûr et certain que c’est …
  • A ma connaissance, c’est …
  • Pour certaines raisons, il faut dire que …
  • Ce qui me paraît important, c’est …
  • Cela n’a aucune importance
  • Je n’en sais rien
  • Je n’en ai aucune idée
  • Je n’ai pas d’opinion sur la question

S’imposer pour garder la parole

  • Un instant, s’il vous plaît !
  • Mais attendez, laissez-moi terminer. Je voulais dire que …
  • Je n’ai pas terminé, je vous prie. Je disais que …
  • Je voudrais continuer jusqu’au bout,
  • Si vous voulez bien /
  • Si vous le permettez /
  • (Si vous n’y voyez pas d’inconvénients.) Je disais donc que …
  • Je n’ai pas fini.
  • Je vais jusqu’au bout, si vous le permettez.
  • Je voulais dire que …

Exprimer un point de vue avec nuances

  • Je dirais que…
  • On pourrait dire que…
  • Peut-être que …
  • Peut-être avez-vous raison
  • Il est certain / évident / sûr / clair que + Subjonctif
  • Il va de soi que…
  • Il va sans dire que…

Formuler votre accord

  • Je suis tout à fait d’accord avec vous
  • Je suis entièrement de votre avis
  • Je partage votre avis
  • Vous avez raison
  • C’est évident
  • Il est évident que …
  • C’est ce que je pense aussi
  • C’est exactement ce que je pense
  • Il n’y a pas à discuter là-dessus

Faire des objections

  • C’est votre point de vue, mais …
  • Cela dépend
  • Cela dépend si …
  • Oui, mais on doit voir tout de même
  • Je ne sais pas si vous avez raison
  • Je ne suis pas d’accord du tout
  • Je ne suis absolument pas d’accord
  • Ce n’est pas tout à fait mon avis
  • Je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point
  • Je me demande si …
  • Je voudrais vous faire remarquer que …
  • Il ne faut pas oublier que
  • Il est parfaitement absurde de dire que c’est …
  • J’admets que …, mais …
  • Cependant
  • Bien au contraire
  • Donner un exemple
  • En voici un exemple
  • Je prendrai comme exemple le cas / l’opinion de…
  • Prenons l’exemple de…
  • Considérons le cas de, le point de vue….
  • Expliquer / illustrer
  • En d’autres termes

Et pourquoi pas quitter le salariat pour les cadres ?

Et pourquoi pas quitter le salariat pour les cadres ?

Les formes d’emploi alternatives au salariat séduisent les cadres. Le micro-entrepreneuriat, le portage salarial, les coopératives d’activité et d’emploi (CAE), les groupements d’employeurs et les entreprises de travail à temps partagé sont signes d’autonomie et de liberté. Mais là elles ne rencontrent pas leur enthousiasme si elles ne sont pas liées à une sécurité financière.

Selon une enquête en ligne de l’Apec auprès d’un échantillon de 2 000 cadres, 42 % des moins de 35 % ont ainsi envie d’une reconversion professionnelle. 47 % pourraient renoncer au salariat. Par ailleurs, seules 22 % des entreprises interrogées pensent que l’absence de télétravail constitue un frein au recrutement, alors que c’en est un pour 47 % des cadres.

« 2022, malgré des incertitudes sanitaires, pourrait être une année record pour l’emploi cadre, dépassant l’avant-crise ! », a énoncé le directeur de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) lors d’une conférence de presse organisée le 24 janvier dernier.

Pourtant, une majorité de cadres pourraient se projeter dans l’une ou l’autre de ces formes d’emploi : 16 % des cadres seraient prêts à s’engager avec certitude dans une forme d’emploi alternative au salariat dans les trois prochaines années et 40 % le seraient probablement. Les cadres pourraient recourir en complément de leur activité salariée et pourraient ainsi harmoniser le besoin d’autonomie dans le travail et la sécurité de revenus. Pourtant, malgré un attachement fort au salariat, 57 % pourraient envisager d’y renoncer. 17 % l’auraient d’ailleurs déjà fait dans le passé au profit d’une forme d’emploi alternative, essentiellement le micro-entrepreneuriat.

Mais pourquoi donc ?

Volonté de redevenir acteur de sa vie professionnelle, d’être maître de son temps et de son organisation de travail, en sont des moteurs majeurs. Cependant, la sortie du salariat n’est le plus souvent imaginée que sous condition. Les critères pour s’engager concernent d’une part l’existence d’un projet solide et motivant, et d’autre part la garantie de revenus suffisants et réguliers.

Les cadres ayant expérimenté eux-mêmes les formes alternatives d’emploi en ont une image nettement plus positive que les autres. 82 % des cadres ayant testé le micro-entrepreneuriat en ont une image positive contre 75 % de ceux qui n’ont en aucune expérience. Pour le portage salarial, les taux sont respectivement de 81 et 73 %.

Le micro-entrepreneuriat et le groupement d’employeurs sont ceux qui rencontrent le plus d’adhésion. Ainsi, les cadres en emploi envisagent plus facilement de s’orienter vers un groupement d’employeurs, en faisant même un choix premier par rapport au micro entrepreneuriat.

Quelles sont les formes d’emploi alternatives ?

Le micro-entrepreneuriat, plébiscité

Instauré par la loi de modernisation de l’économie (LME) et est entré en vigueur au 1er janvier 2009 (appelé régime de l’autoentrepreneur avant décembre 2014). Ce régime offre des formalités de création d’entreprises allégées (inscription en ligne gratuite) ainsi qu’un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. L’entrepreneur bénéficie ainsi du régime microsocial simplifié, du régime microfiscal (acquittement des cotisations sociales par un prélèvement libératoire calculé sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé), d’une exonération temporaire de la cotisation foncière des entreprises, d’une exonération ou d’une franchise de TVA du fait de son activité.

L’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers est obligatoire pour les activités artisanales et commerciales, mais pas pour les professions libérales. Depuis la loi de finances 2018, les plafonds de chiffre d’affaires permettant d’inscrire une activité dans le régime du micro-entrepreneuriat ont été rehaussés. Ces seuils sont de 170 000 euros HT pour les activités de commerce et de fourniture de logement et de 70 000 euros HT pour les prestations de services.

Le portage salarial, la sécurité

Le portage salarial est une relation contractuelle tripartite dans laquelle un salarié porté, ayant un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial, effectue  une prestation pour le compte d’entreprises clientes. Le salarié porté est rémunéré par l’entreprise de portage, tout en étant autonome dans l’organisation de sa mission. En contrepartie de la gestion administrative, de l’apport de formation, d’accompagnement, la société de portage perçoit une commission.

Les coopératives d’activité et d’emploi (CAE), le vent en poupe

Les CAE sont constituées sous la forme de sociétés coopératives. Leur fonctionnement est assuré par un gérant et des chargés de mission. Les coopératives s’appuient sur un concept permettant à un porteur de projet de tester son activité en toute sécurité. L’originalité de la CAE est d’offrir un statut d’ « entrepreneur salarié » qui permet de percevoir un salaire et de bénéficier de la couverture sociale d’un salarié classique. Chaque mois, il est demandé aux salariés entrepreneurs d’assister à une réunion sur la gestion de la CAE.

Les groupements d’employeurs, la protection de l’emploi

Le groupement d’employeurs permet aux entreprises de se regrouper pour employer une main-d’œuvre qu’elles n’auraient pas, seules, les moyens de recruter. Il s’agit d’une des formes d’exercice de la pluriactivité : les salariés du groupement d’employeurs effectuent des périodes de travail successives auprès de chacune des entreprises adhérentes au groupement. Ce dernier est l’employeur des salariés via un contrat de travail. Ne pouvant effectuer que des opérations à but non lucratif, le groupement n’exerce pas d’activité commerciale, met ses salariés à la disposition de ses seuls adhérents et en aucun cas auprès d’entreprises extérieures.

Les entreprises de travail à temps partagé (ETTP), une nouvelle synergie

Les ETTP ont été créées dans le but exclusif de mettre à disposition d’entreprises clientes du personnel qualifié qu’elles ne peuvent recruter elles-mêmes en raison de leur taille ou de leurs moyens. La mission du salarié ainsi mis à disposition peut être à temps plein ou à temps partiel. Un contrat doit être signé, pour chaque mise à disposition, entre l’ETTP et l’entreprise cliente, un contrat de travail étant par ailleurs signé entre le salarié mis à disposition et l’ETTP.

4 attitudes de gens qui réussissent

4 attitudes de gens qui réussissent

Réussir c’est bien sûr des idées mais c’est aussi des attitudes. L’entrepreneuriat c’est tout autant le fond que la forme. La frontière entre réussite et échec est parfois tenue et le positionnement de l’entrepreneur capital. Quatre attitudes de gens qui réussissent peuvent aider ce dernier à concrétiser ses projets et à surmonter les obstacles. Focus sur ces quatre faces du dé de la réussite.

Savoir anticiper pour mieux affronter les obstacles

Créer sa boîte, c’est souvent partir de rien et sans aucune expérience. Cette absence de bases doit être compensée par une idée quasi obsessionnelle de l’objectif ciblé et des moyens nécessaires à son atteinte. Anticiper les besoins et les difficultés prévisibles fournit tout autant les réponses matérielles nécessaires que les ressources psychologiques pour surmonter les questions les plus aigües. C’est parfois dur, il est bon d’y être préparé ! L’entrepreneuriat est suffisamment sujet à de nombreuses crises parfaitement imprévisibles pour que celui qui s’y lance se laisse surprendre par des obstacles intrinsèques à son processus. Anticipation est mère de sérénité.

Persévérer pour ne rien regretter

Seul le résultat compte. L’entrepreneuriat est tout sauf un long fleuve tranquille. La persévérance face aux coups durs permet d’appréhender les situations sous des angles nouveaux et d’explorer des chemins imprévus. L’important n’est tant le chemin emprunté que la destination. Persévérer c’est savoir se réinventer, innover, contourner et accepter de pousser de nouvelles portes. Les entrepreneurs les plus illustres, Henry Ford, Bill Gates ou plus près de nous Xavier Niel ont forgé leur succès dans leurs échecs initiaux. L’entrepreneuriat demande une ouverture et une agilité d’esprit, une endurance et une motivation hors normes. En un mot, une somme de persévérance.

Prendre soin de soi et de son entourage

« Qui veut voyager loin, ménage sa monture ». Le corps et l’esprit d’un entrepreneur sont des outils de travail primordiaux. Logiquement, les seuls et les tous premiers de celui qui se lance. Trop les solliciter, c’est risquer de les voir faillir aux moments cruciaux. Il s’agit donc de trouver les équilibres personnels, vie de famille, loisirs, sport et temps nécessairement élevé de travail qui permettent de tenir dans le temps. L’entrepreneuriat est une course de fond qui exige endurance. Cette dernière se forge dans le respect des équilibres physiologiques et psychiques du coureur. Une vie saine, un corps sain et un esprit sain ! Sachez préserver votre principal outil de travail !

Savoir prioriser

Le quotidien du créateur d’entreprise se caractérise par une abondance inédite d’informations. Certaines méritent un intérêt et une prise de décision immédiate tandis que d’autres peuvent s’avérer de véritables pièges en terme de perte de temps. Savoir prioriser, c’est quand cela est possible avoir l’art de déléguer les bonnes choses aux bonnes personnes. Il s’agit donc de cultiver sa capacité à reconnaitre les affaires de son niveau de celle qui peuvent être gérées par un collaborateur compétent. La délégation n’est en rien une négligence lorsqu’elle est fondée et assure au contraire la disponibilité du manager pour les affaires importantes. Elle permet en outre de responsabiliser son équipe. Pour paraphraser Danton, l’essentiel, encore l’essentiel, toujours l’essentiel !

Anticiper, persévérer, prendre soin de soi et de son entourage et savoir prioriser sont quatre attitudes fondamentales de l’entrepreneur averti. Elles ne constituent pas les seuls ingrédients de la réussite mais un prérequis primordial pour aborder une aventure passionnante mais particulièrement exigeante. Des attitudes à cultiver et à développer pour forger la personnalité de l’entrepreneur à succès.

Les business qui peuvent se développer sans recruter

Les business qui peuvent se développer sans recruter

Quand on crée son entreprise, on est lié à l’impératif de la trésorerie qui n’est pas extensible. Si le recrutement s’impose dès le lancement, il vous faudra donc avoir des fonds. Développer son business sans recruter, est-ce possible ? Oui. Comment faut-il s’y prendre alors et quels sont ces modèles d’entreprises qui n’ont pas besoin de recruter pour élargir leur champ d’action ?

Comment développer votre business sans recruter ?

Pendant la phase de développement de votre entreprise, il est tout à fait possible de ne pas recruter . Néanmoins, vous devez adopter une autre stratégie de management afin de combler ce déficit d’employés. Voici alors 2 alternatives au recrutement :

1. La formation continue : La mise à niveau est la clé du développement d’une entreprise. Alors plutôt que de recruter de nouveaux employés étrangers à votre politique de travail, à vos services et produits, misez sur vos acquis et ceux de vos collaborateurs et apprenez à les développer. La formation est toujours un développement de compétences et donc pour les salariés , elle est une valeur ajoutée dans leur CV. Elle leur permettra de devenir davantage performants. Gardez toujours en tête que la formation continue est une condition nécessaire au développement durable.

2. La sous-traitance : La sous-traitance permet à l’entreprise de bénéficier d’une capacité de production supplémentaire à coût réduit. Alors que le recrutement implique des salaires complets à débourser, cette alternative atténue vos dépenses tout en vous permettant de développer votre business dans le domaine du marketing, de la comptabilité, de l’informatique, etc.

En optant pour le recyclage de vos employés actuels ou pour la sous-traitance (pourquoi pas les 2), vous pouvez élargir le champ d’action de votre entreprise sans devoir recruter de nouveaux talents. Ces alternatives sont idéales pour les PME et les start-up naissantes qui manquent souvent de budget pour développer leur business.

Exemples de business qui peuvent se développer sans recruter

Certaines entreprises peuvent prospérer sans devoir agrandir leur équipe. Prenons alors quelques exemples de business où vous pouvez vous-même  faire l’essentiel du travail   :

-Entreprises de conseils technologiques : Certaines entreprises  orientent l’internaute vers le forfait  le plus adapté à ses besoins, les entreprises de conseils n’ont pas besoin de beaucoup d’employés surtout avec un site internet et une prise de rendez-vous : conseils chauffage, climatisation, forfait de téléphone, etc.

-Entreprises de création de cv : Avec ce type de business, vous offrez non pas un produit, mais un service. Vous pouvez donc commencer tout seul ou avec une équipe réduite. Pour développer votre entreprise, pensez à des freelances qui vous permettront de conserver vos contrats sans devoir recruter.

-Services de diagnostic pour des voitures d’occasion : Voilà un autre domaine où vous pouvez travailler seul ou presque. Proposez vos services pour aider les non-connaisseurs à choisir une voiture sans se faire arnaquer. Pour ne pas recruter, faites preuve d’organisation et acceptez les clients en tenant compte de votre capacité de travail.

-Ecriture d’e-books : Comme vous devez faire la rédaction vous-même, sous-traitez la mise en page et la correction. Cela ne vous coûtera pas très cher et vous permettra d’accélérer votre rythme de travail et de gagner plus d’argent. Les entreprises sont nombreuses à offrir ce service.

-Entreprises intermédiaire : Pour mettre en relation des entreprises et des privés, vous n’avez certainement pas besoin d’une grande équipe. Vous toucherez alors des commissions en misant sur votre carnet d’adresse : plomberie, menuiserie, peinture, ménage, etc.

Misez sur un domaine qui, à la base, ne nécessite pas beaucoup d’intervenants. Enfin, si le nombre de clients augmente, pensez à la sous-traitance ou à la formation de vos employés actuels ; dans la limite du possible bien sûr !

Quels sont les profils impliqués dans le développement d’un site Web ?

La création d’un site Web réussi est un long processus qui nécessite de la planification, de l’exécution, beaucoup de développement et beaucoup de tests. Il doit inspirer de la confiance, être professionnel, disposer des informations recherchées par l’utilisateur, être facile à naviguer et s’adapter aux exigences légales afin d’éviter les sanctions.

Contrairement à ce que l’on pense, non seulement le travail du développeur Web sera nécessaire pour créer un site internet, mais il sera indispensable de disposer d’un groupe de profils, avec des tâches clairement bien définies.

Nous examinerons par la suite les profils les plus importants.

Quels sont les profils indispensables pour développer un site Web ?

1. Développeur Web

Le développeur Web aura pour tâche de s’occuper de l’aspect technique du site. C’est lui qui fera fonctionner les engrenages cachés derrière le projet et veillera à ce que tout fonctionne de manière coordonnée.

En plus de façonner la structure de la page, il sera également dédié à la programmation des actions que vous devez faire réaliser à vos visiteurs pour atteindre les objectifs de votre projet (par exemple, qu’ils puissent acheter, télécharger un fichier, s’abonner à la newsletter, etc.).

Une autre tâche importante du développeur Web est de vérifier que tout fonctionne comme vous l’attendez, c’est-à-dire qu’il effectuera les contrôles et les tests nécessaires pour le déterminer. Bien entendu, il procède également à vérifier qu’il fonctionne correctement sur les appareils de bureau et les appareils mobiles.

C’est pourquoi il est toujours important de choisir les meilleurs professionnels, comme l’explique Yeeply, une société de développement Web qui se charge de vous mettre en relation avec des professionnels en fonction de vos besoins. 

2. Graphiste

Étant donné que le développeur Web s’occupe de la partie cachée du produit, le graphiste sera chargé de façonner les éléments visuels de la page, afin de la rendre attrayante pour le visiteur.

Son principal objectif est de mettre en œuvre des ressources visuelles susceptibles d’intéresser le visiteur, avec lesquelles il peut transmettre les valeurs de l’entreprise.

Le travail des professionnels qui façonnent tout projet Web doit être correctement cohérent, mais dans le cas du développeur Web et du graphiste, c’est encore plus important. Cela permet d’optimiser la navigation de l’utilisateur.

Le designer doit être une personne créative, capable de prendre des initiatives et d’exécuter ses idées.

3. Rédacteur de contenu

Le rédacteur de contenu est la personne qui sera chargée de traduire en messages l’idée ou les idées que l’entreprise souhaite transmettre aux lecteurs. 

Non seulement il sera chargé de rédiger des textes, mais il devra également trouver le bon ton pour transmettre le message. En outre, ces contenus doivent être liés aux design, à la partie graphique.

Le message qu’il envoie doit atteindre et être compris de manière naturelle, sans que l’utilisateur doive faire un effort pour le comprendre.

Et nous ne pouvons pas oublier la partie positionnement : le rédacteur de contenu devra travailler avec une série de mots-clés qu’il intégrera dans ses textes pour améliorer leur position dans les moteurs de recherche.

4. Chef de projet en ligne

Avec autant de profils travaillant sur le même projet, il sera nécessaire de mettre de l’ordre. C’est là qu’intervient le rôle du chef de projet, qui organise le travail de toute l’équipe en fonction des besoins de chaque projet. Ainsi, il identifiera les délais d’exécution, coordonnera les phases et sera le responsable final du site Web.

Il identifiera les talents, veillera à ce que les tâches de l’équipe soient remplies et déterminera les modifications ou adaptations nécessaires.

5. Expert en marketing digital

Le marketing est un ensemble de processus qui doivent toujours être présents tout au long des étapes composantes du projet. 

Il est essentiel de disposer d’un expert en marketing digital qui ne perde jamais de vue le consommateur (la cible du projet). Cela garantira que le contenu est toujours attrayant et peut être adapté aux différents médias disponibles.

Cet expert tiendra compte de toutes les opinions et élaborera différentes stratégies pour parvenir à une bonne diffusion de la marque sur le marché.

6. Responsable SEO/SEM

Le responsable SEO/SEM réalise certaines actions pour diffuser le projet Web à travers les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et autres médias.

Par exemple, c’est lui qui indiquera au rédacteur de contenu le type de texte à rédiger, avec les touches  les plus intéressantes.

Il sera également impliqué dans la création de campagnes Google AdWords, en étant capable de gérer les budgets pour obtenir un rendement maximal, avec un investissement minimal.

Ce profil doit toujours être en phase avec l’évolution des moteurs de recherche, en recherchant activement des opportunités.

Ce sont quelques-uns des profils les plus importants qui interviennent dans le développement d’un site Web. Selon les besoins ou le type de projet, il peut y en avoir beaucoup d’autres.

Être à la fois étudiant et entrepreneur, c’est possible !

Être à la fois étudiant et entrepreneur

Depuis 2014, le statut d’étudiant-entrepreneur passe relativement inaperçu alors qu’il présente des avantages non-négligeables pour les jeunes inscrits dans le supérieur. Administré par l’organisme national PEPITE, une trentaine d’établissements proposent aux étudiants de se forger d’une première expérience dans l’entrepreneuriat, tout en poursuivant leur cursus universitaire.

Les modalités d’attribution et droits ouverts par le statut d’étudiant-entrepreneur

Le plan de l’esprit d’entreprendre a vocation à développer la culture entrepreneuriale et à favoriser le portage de projets entrepreneuriaux par les jeunes, qu’ils soient bacheliers, étudiants ou jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, quel que soit le cycle d’études poursuivi et dans toutes les filières de formation. Ce plan vise à favoriser l’insertion professionnelle des étudiants et des diplômés par l’acquisition de compétences entrepreneuriales complémentaires à celles acquises dans le cadre de leur cursus de formation. Parmi ces jeunes, ceux qui portent la responsabilité d’un projet entrepreneurial pour eux-mêmes ou qui le développent dans le cadre d’une structure existante (intrapreneuriat) peuvent solliciter le statut national d’étudiant-entrepreneur reconnu par l’enseignement supérieur et diffusé auprès des partenaires socio-économiques.

Ce statut a vocation à soutenir les personnes qui souhaitent s’engager dans un projet entrepreneurial qui donne lieu à une création ou à une reprise d’activité, qu’il s’agisse de la création/reprise d’une entreprise, d’une association, de la création d’un grand événement, de la création d’une activité nouvelle au sein d’une structure existante (intrapreneuriat) et cela quelle qu’en soit la finalité ou combinaison de finalités (économique, sociale, culturelle, écologique, etc.).

Le statut national d’étudiant-entrepreneur 

permet de poursuivre des études tout en élaborant un projet entrepreneurial, car il favorise dans la mesure du possible des aménagements dans l’organisation des études. Il donne accès aux moyens et compétences utiles à la réussite du projet entrepreneurial.

Ce dernier est un signal qui donne de la visibilité et de la crédibilité à ces jeunes entreprenants, permettant de faciliter leurs relations professionnelles avec les clients, fournisseurs, partenaires ou financeurs, etc. Il rassure également les familles en reconnaissant le projet entrepreneurial comme faisant partie de leurs études, dans un parcours de formation complémentaire.

Le SNEE est en lien avec le diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (D2E) qui renforce l’aide à l’élaboration du projet en vue d’un passage à l’acte en proposant des séminaires, ateliers et mentorats spécifiques. Ainsi, le jeune diplômé inscrit au diplôme d’étudiant-entrepreneur retrouve le statut d’étudiant et bénéficie d’une protection sociale, du maintien des droits à bourse en cas d’éligibilité et d’une aide dans la recherche de soutiens financiers. (Source Ministère de l’enseignement supérieur , de la recherche et de l’innovation.)

Le statut étudiant-entrepreneur existe depuis 2014.

Mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur, il s’adresse aux jeunes âgés de 18 à 28 ans dotés d’un projet entrepreneurial. Pris en charge par les 29 pôles PEPITE (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) en France, ce nouveau système diplômant remplace un stage et permet de valider les mêmes crédits ECTS. Il s’agit d’une formation à l’entrepreneuriat pour laquelle les participants sont sélectionnés en fonction de la pertinence de leur projet par un jury PEPITE. Malgré le fait que le baccalauréat demeure le seul diplôme requis pour intégrer cette aventure, le statut étudiant-entrepreneur reste méconnu. Les structures d’accompagnement PEPITE s’engagent toutefois à mettre un maximum de ressources à disposition des étudiants sélectionnés : locaux, week-end start-up, accès à des ressources numériques et surtout, conseils de professionnels.

L’encadrement des jeunes étudiants-entrepreneurs prévoit aussi des rencontres avec des salariés spécialistes dans le domaine lié à leur projet. Chaque projet bénéficie d’un accompagnement personnalisé par des enseignants et des coachs externes partenaires du programme. Avec le diplôme étudiant-entrepreneur (D2E) à la clé, chaque élève peut co-construire, au sein même de son établissement, le parcours qui le conduira à la réalisation de son projet, quelle que soit la démarche entrepreneuriale : individuelle ou collective, à finalité économique et/ou sociale, innovante ou non, technologique ou non, avec création d’activité ou reprise d’entreprise.

Zoom sur les activités des PEPITE

L’apprentissage par l’action : « learning by doing », représente l’un des fondements de cette formation. À titre d’exemple, les établissements mettent en place des projets fictifs à réaliser en équipe dans un délai réduit. Les pépites (étudiants du programme, ndlr) reçoivent également des cours en gestion des entreprises, management, leadership ou encore développement commercial afin d’acquérir les bases pour diriger une entreprise. Conçue pour des étudiants, la formation prévoit évidemment des aménagements d’emploi du temps, notamment pour assister aux événements avec des partenaires extérieurs. Les différentes structures organisent des soirées, afterworks et rencontres avec de nombreux professionnels. Des cycles de conférences sont également proposés afin de prodiguer des conseils aux jeunes entrepreneurs en devenir.

L’accès à un espace de coworking mis à disposition des équipes projet leur permet une meilleure productivité. Il a aussi pour but une meilleure mise en réseau des étudiant-entrepreneurs et des partenaires praticiens du PEPITE, ce qui constitue un avantage et gain de temps non-négligeables.

Ce concept prépare les étudiants de façon pratique au monde de l’entreprise, comme en témoigne Olivia, 24 ans, sur le site de l’étudiant.fr : « C’est super : je reste étudiante un an de plus, s’enthousiasme l’étudiante qui a terminé son Master 2 à l’ESCP Europe en 2015 et lance son agence de street food, GiroMela. Comme je n’ai pas encore travaillé, je ne peux pas bénéficier de l’indemnisation chômage et, n’ayant pas 25 ans, je ne peux pas toucher le RSA. Or, quand on lance une entreprise, au début, on ne se paye pas. Rester sous statut étudiant est beaucoup plus confortable tant que je ne gagne pas ma vie comme entrepreneure. »

Les débouchées de la formation

Le parcours d’étudiant-entrepreneur constitue la voie royale vers l’entrepreneuriat. Constitué des représentants des établissements du PEPITE, du responsable pédagogique de diplôme d’établissement « étudiant-entrepreneur » et des partenaires, le jury de la formation se tient deux fois par an. Il décide si le projet peut ou non être pris en charge. Les frais d’inscription au diplôme, quant à eux, ne dépassent pas les 500 euros par an. La signature d’un Contrat d’Appui d’Entreprise (CAPE) avec une structure de type couveuse ou coopérative d’activité et d’emploi (C.A.E.) ou un autre partenaire du PEPITE représente l’une des premières étapes à l’obtention du diplôme.

De nombreux élèves poursuivent leur projet suite à cette initiation et montent leur start-up. Sur le site officiel de la formation figurent plusieurs témoignages, comme celui de Rafiou Agoro. Fondateur de la start-up Afro Talent Management, ce jeune homme de 28 ans a l’intention de se consacrer à son entreprise dès la publication de sa thèse scientifique.

Etranger au monde de l’entreprise, cette formation lui a ouvert la porte à la création d’une société. Car sa problématique : la mauvaise insertion des étudiants africains sur le marché du travail. Sa start-up propose de mettre en relation ces élèves avec des entreprises intéressées par un développement vers ce continent. En 2015, plus de 700 étudiants bénéficiaient de ce statut. Pour ceux qui ne choisissent finalement pas la voie entrepreneuriale, la mention de cette formation dans son CV constitue toujours un plus et ceux qui l’empruntent partent avec un réseau et de solides compétences. Le prix PEPITE représente un véritable tremplin pour les élèves en leur permettant d’augmenter leur visibilité et de créer leur propre entreprise.

Se former continuellement à diriger son entreprise

Se former continuellement à diriger son entreprise

Dans le contexte économique actuel sans cesse en mutation, en matière de technologies par exemple, les employeurs exigent de leurs salariés de se tenir à la page. Pour ce faire, ils forment régulièrement leurs collaborateurs, afin que ceux-ci s’adaptent sans difficultés aux changements qui impactent leur entreprise. Pour autant, nombre d’entrepreneurs ne s’imposent pas cette rigueur, souvent faute de temps. De l’importance de se former continuellement à diriger son entreprise… Explications.

Ne jamais s’endormir sur ses lauriers. Chaque jour une innovation en supplante une autre. Mais l’erreur c’est de croire que la dernière innovation ne vous concerne pas. Certes avant de l’implanter dans votre entreprise, il faudra y réfléchir à deux fois. Toutefois, l’observer comme une opportunité dans l’avenir de votre entreprise est toujours intéressant avant de la rejeter. C’est cette attitude d’ouverture qui ouvre des portes.

Les enjeux pour un dirigeant de se former régulièrement

De la même façon qu’il est important d’avoir un personnel formé pour rester compétitif, il est tout aussi essentiel, voir vital, pour le patron de l’être également. En effet, de ses connaissances dépendent ses capacités à diriger son entreprise, et donc la survie de celle-ci. Cet apprentissage, qui provient pour beaucoup de la formation initiale, s’opère aussi tout au long de la carrière professionnelle, dans le cadre de la formation continue. Pour le dirigeant, elle comporte de nombreux enjeux. Ils sont entre autre fonction de son profil, et de la maturité de son entreprise.

Pour un jeune entrepreneur de profil technicien, les formations à la gestion d’entreprise et à la relation client seront primordiales pour démarrer et développer son activité. Selon la nature de cette dernière, il pourra par ailleurs être impacté par des évolutions réglementaires, en matière de sécurité par exemple, qui lui imposeront de se former. Son entreprise grandissant, il pourra alors envisager de recruter et donc avoir besoin d’apprendre à manager et à déléguer. D’un autre point de vue, le patron d’une entreprise structurée qui souhaite se développer à l’international devra avoir des connaissances en langues étrangères. Mais aussi cerner la culture des pays ciblés ; cet apprentissage passe là encore par la formation. Pour toutes ces raisons, la formation continue du dirigeant est fondamentale. Elle tient même un rôle stratégique. Celle-ci lui permet de consolider son entreprise et de la développer, et ce en tenant compte des continuelles évolutions.

Les différentes formations destinées aux chefs d’entreprises

Les formations destinées aux dirigeants d’entreprises sont très nombreuses pour répondre aux différents besoins que ces derniers peuvent rencontrer. Celles-ci peuvent être scindées en grandes catégories, selon des niveaux d’exigence. Les premières correspondent à un niveau de base, pour permettre à chaque dirigeant d’assurer la gestion courante de son entreprise. Elles dispensent les connaissances essentielles pour entre autre maîtriser le commercial, la technique, les finances et les ressources humaines. Ces formations sont généralement proposées par les CCI, les CMA, les OPCA et les FAF, ou encore les centres de formations. Les secondes s’orientent sur un niveau d’expertise plus poussé. Elles permettent aux dirigeants d’acquérir des connaissances sur un point particulier d’une fonction de l’entreprise.

En commercial, il s’agira par exemple de se former à séduire un type de clientèle ou à négocier à l’international. En management, d’apprendre sur les dernières techniques en matière de développement des performances individuelles. Ces formations peuvent être dispensées par les mêmes OPCA et FAF, mais aussi des organismes de formation, et des grandes écoles comme HEC Paris, qui en plus de former les futurs dirigeants de demain, accompagnent les actuels pour développer leurs compétences. Entre ces deux niveaux de formations, il existe bien entendu des paliers intermédiaires pour s’adapter à chaque situation d’entreprises et profil d’entrepreneurs.

Patron en formation, que se passe-t-il durant mon absence ?

La question de l’absence du dirigeant lors de sa formation reste une question d’importance. Mais là encore, de nombreuses solutions sont proposées. Les formations sont plus ou moins longues. Les modules peuvent par exemple être suivis indépendamment les uns des autres, en dehors des horaires habituels de bureau, ou encore par visioconférence.

Enfin, quel que soit son statut, salarié ou non, le dirigeant a droit à la formation. En effet, il cotise en ce sens. De plus, selon le type de formation suivie, tout ou partie du coût de celle-ci pourra être pris en charge par l’OPCA de rattachement.

Les indicateurs indispensables à suivre

Les indicateurs indispensables à suivre

Incroyable mais vrai, encore de trop nombreux entrepreneurs ne portent pas attention aux indicateurs indispensables liés à leur activité ! A titre d’exemple, une récente enquête révélait que 20% des organisations ne connaissaient pas leur taux d’absentéisme. Qu’il s’agisse des petites ou des plus importantes, toutes sont concernées par ce phénomène.

La performance d’une entreprise, toujours mesurable

La performance d’une entreprise est mesurable. En effet, Il suffit d’utiliser  sur des tableaux de bord pour suivre les indicateurs de pilotage. Pour optimiser sa rentabilité et pérenniser son activité, il est nécessaire d’en évaluer les résultats. Ce sont les écarts entre l’engagement matériel, humain et financier et les retombées pour l’entreprise qui permettent de suivre la performance. Retour sur ces indicateurs indispensables à suivre pour la bonne gestion de l’entreprise.

Intérêt et méthodologie de la démarche

Avant toute chose, il convient de rappeler que le suivi des indicateurs permet à l’entreprise de prendre des décisions et de mettre en place des actions, correctives ou non, par anticipation, et s’avère par ailleurs être un bon moyen de communiquer auprès des collaborateurs et des partenaires. Pour que celui-ci soit efficace, on doit l’effectuer de manière régulière d’une part (jour, semaine, mois, trimestre… selon les cas), c’est-à-dire que le dirigeant doit accorder du temps, même s’il en manque, à cette tâche essentielle pour la vie et le développement de son activité. D’autre part, l’outil dans lequel ces indicateurs sont répertoriés doit être simple et lisible, de sorte à ce que le dirigeant puisse le comprendre et l’analyser. Sans ces deux conditions, suivre des données d’entreprise n’a pas vraiment de sens.

Ensuite, il existe foule d’indicateurs à suivre, et de différentes formes, qu’il s’agisse de taux, de pourcentage, ou de données brutes. L’essentiel pour l’entrepreneur est de déterminer ceux qui ont un intérêt pour son affaire. Parmi les critères de sélection, prenez en compte la taille de la structure, si elle a des salariés, si elle s’implique dans une démarche de qualité ou encore si son activité revêt un caractère de risques… Aussi, il conviendra de définir, pour chacun des indicateurs, les objectifs attendus, notamment pour s’assurer de leur pertinence.

Quels indicateurs surveiller ?

Comme évoqué précédemment, le nombre d’indicateurs peut-être très importants et dans différents domaines liés au marketing, à la qualité, à l’environnement ou encore aux investissements par exemple. Seront développés ici les plus importants avec des exemples de décisions qu’ils peuvent impliquer : commerciaux, financiers, et relatifs aux ressources humaines.

  •  Le chiffre d’affaires par produit (déterminer les produits qui marchent ou pas), par client, par salarié, par période (identifier les pics d’activité et les périodes creuses anticiper et adapter les besoins en main-d’œuvre) ;
  • Le nombre de clients, dont les rentrées de nouveaux, leur fréquence d’achat, leur taux de satisfaction, leur taux de retours produits et la nature de ces retours (voir les possibilités de développement, adapter la qualité des produits s’il y a lieu) ;
  • Les délais de production, de stockage, de livraison (réduire ces délais s’ils s’avèrent trop long et donc souvent couteux pour l’entreprise) ;
  • Les délais de paiement des clients et des fournisseurs, le besoin en fond de roulement (pour suivre et adapter la trésorerie) ;
  • Le poids et l’évolution des charges (déterminer si certaines d’entre elles deviennent trop importantes pour adapter les prix de vente ou revoir les postes qui peuvent faire l’objet d’économies) ;
  • La marge brute par salarié, par client, par produit ;
  • L’Excédent Brute d’Exploitation (EBE) ;
  • Le seuil de rentabilité ;
  • Le taux d’absentéisme et la nature des absences (identifier une éventuelle démotivation des salariés, mettre en œuvre si besoin des règles pour éviter les accidents du travail) ;
  • Le taux de turnover, le salaire moyen et son taux d’évolution (identifier les causes de départ de l’entreprise) ;
  • Les effectifs salariés selon la nature de leur contrat, leur âge, leur ancienneté, et leur catégorie d’emploi ;
  • Le nombre d’heures de formation suivies par salarié, par an et par catégorie d’emploi (anticiper les besoins et le financement des formations).

Besoin d’aide pour suivre vos indicateurs ?

Enfin, il est bon de savoir qu’il existe pour vous aider différents outils, tels des tableaux de bord, proposés par les grands noms de la comptabilité par exemple. Aussi, si l’exercice vous paraît trop difficile ou que vous ne voyez toujours pas comment trouver le temps de les surveiller, vous pouvez toujours suivre une formation ou vous faire accompagner par un conseil spécialisé.

Comment affronter les mois difficiles en tant qu’entrepreneur ?

Comment affronter les mois difficiles en tant qu'entrepreneur ?

Une entreprise qui gère ses comptes sur le fil du rasoir doit, la plupart du temps, faire face à des fins de mois difficiles et des problèmes de trésorerie manifestes dès lors que les derniers jours du mois se profilent. Pire encore, ses problèmes de trésorerie peuvent se manifester très tôt dans le mois, et dans ce type de situation, c’est toute la gestion mensuelle de l’entreprise qui est mise en péril. Quelles sont donc les solutions idéales pour affronter les mois difficiles en tant qu’entrepreneur ?

Anticiper : la clé du succès

Il est important, dans un premier temps, de garder la tête froide et de réfléchir aux solutions idéales et non pas aux solutions d’urgence, dans le but de préserver la santé financière de son entreprise. Le témoignage laissé par Brigitte Macherez, PDG de La Soissonnaise des Bois est sans appel et illustre parfaitement le propos de cet article : « J’ai tout de suite fait un résultat prévisionnel, l’établissement d’un scénario catastrophe pour anticiper ». C’est bien là une clé de la réussite pour affronter les mois difficiles dans le cadre de la gestion de votre entreprise. Établir un résultat prévisionnel dès lors que vos résultats sont en baisse et que des périodes compliquées s’annoncent s’avère être la meilleure solution. Par ce biais, vous pourrez imaginer ce qu’il pourrait se passer de pire dans les jours à venir et ainsi anticiper et prendre les décisions nécessaires en avance.

Inventer des scénarios

Les ruptures de stocks qui ont eu lieu pendant les périodes de confinement ont permis de comprendre qu’il ne fallait pas mettre tous les œufs dans le même panier et qu’un seul fournisseur qui se trouve à l’autre bout de monde peut vous conduire à mettre la clef sous la porte. Une leçon qui est devenue un critère de stratégie pour nombre d’entrepreneurs. Imaginer les pires situations devrait faire partie des habitudes du dirigeant. Il ne s’agit pas de créer du stress mais de trouver les solutions pour dépasser les difficultés quelles que soient les circonstances.

Le recours au crédit : à prendre avec des pincettes

Autre solution souvent usitée par les entrepreneurs de tout bord : le recours à l’emprunt et au crédit pour résorber les problèmes de trésorerie rencontrés par votre entreprise. Même si les banques ont été plutôt frileuses à l’idée de prêter de l’argent aux entreprises de toutes tailles, ce problème semble être aujourd’hui réglé et les investissements bancaires repartent à la hausse. Le recours au crédit reste donc une solution intéressante pour avoir recours à une entrée d’argent ponctuelle et par ce biais sortir de l’eau votre entreprise. Mais pensez tout de même à votre taux d’endettement qui augmentera mécaniquement et à l’impossibilité que vous aurez, le temps de rembourser votre emprunt, pour financer d’autres projets en tous genres.

La réflexion collective : indispensable

Et pour terminer, n’oubliez pas que l’esprit collectif et la meilleure des bouées de sauvetage. En cas de situation problématique, n’hésitez pas à discuter avec vos collaborateurs et ce dans le but de recueillir l’avis de chacun des membres de votre équipage. Les meilleures solutions ne viennent pas forcément d’en haut, alors pensez à consulter tous les étages de votre entreprise. Ici on rejoint le grand principe qu’il y a plus d’idées dans 10 têtes que dans une. et de plus que chaque collaborateur vit dans un environnement spécifique  et peut apporter des idées innovantes.