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Et si on faisait venir les animaux au travail ?

Il est courant de penser que les animaux de compagnie n’ont rien à faire sur le lieu de travail. Même si le phénomène reste minoritaire, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à permettre aux salariés de venir en compagnie de leurs compagnons. Les études scientifiques prouvent d’ailleurs les bienfaits d’une telle pratique.

Les animaux c’est bon pour la santé

Vous souhaitez diminuer le nombre d’arrêts maladies ? Sachez que la présence des animaux de compagnie diminue le risque de développer une maladie cardio-vasculaire mais pas seulement. Si on pourrait penser que c’est parce que la présence de son compagnon permet d’éviter de stresser pour lui quand vous êtes absent, ce sont tous les salariés qui sont impactés par leur présence. Ils ne font pas que s’occuper des animaux, ils libèrent des endorphines lorsqu’ils caressent un chat ou un chien. Ces derniers développent également nos défenses immunitaires et réduisent le risque d’allergie et d’asthme chez l’enfant. Ils aideraient même à guérir des cas extrêmes. La zoothérapie fait d’ailleurs de plus en plus parler d’elle. 

Leur présence calme et sociabilise

La tension peut être à son paroxysme au boulot. La présence d’animaux rassure et apaise. Vous diminuez ainsi la pression intrinsèque au travail. Ils favorisent la vie sociale et font l’objet de discussion. Les animaux sont très bons pour les interactions sociales et aideront vos salariés à communiquer entre eux et ils auront au pire un sujet de discussion. Ils diminuent fortement le risque de dépression. En conséquence, ils permettent de traverser une passe difficile dans l’entreprise comme par exemple lorsque vous venez d’avoir un client fortement mécontent en ligne. Sans compter que la présence d’animaux met de la vie et un peu de couleur dans l’entreprise. 

Il peut s’agit d’un argument de poids pour recruter

Vous cherchez à vous démarquer et à attirer des talents ? Sachez que permettre à vos collaborateurs de ramener leurs petites bêtes peut vite se révéler un facteur de différenciation. Ils n’auront plus à laisser leur compagnon seul toute la journée ou à s’organiser pour qu’il fasse sa promenade si le collaborateur doit rester tard à une réunion. Surtout, la plupart des propriétaires considèrent que l’idéal est de faire sortir leurs animaux trois fois par jour, ce qui est rarement possible si vous vous déplacez au travail. Vous pouvez ainsi obtenir un capital sympathie auprès des candidats. Vous montrez ainsi votre ouverture d’esprit, votre tolérance et le fait que votre entreprise est différente des autres. 

Des exemples de sociétés qui le font

On pourrait penser que la présence des animaux de compagnie demeure le privilège de certaines petites entreprises. La multinationale suisse Nestlé a cependant mis cela en place et accepte les animaux de compagnie de ses employés. Ils peuvent venir toute la journée avec les chats et les chiens. Vous ne pouvez cependant le mettre en place si vous travaillez dans une administration et dans l’alimentaire. Cette possibilité est courante dans des pays comme les Etats-Unis et la pratique a même son trophée. 

Oui mais comment le mettre en place ?

Cela peut paraître évident mais il y a quand même des règles à respecter pour que tout se passe bien. La plupart sont des questions de bon sens comme le fait que l’animal doit être propre, ne pas aboyer à tout va et encore moins être agressif. Il s’agit également si vous avez de nombreux collaborateurs de prendre l’avis de vos salariés pour connaître ceux qui sont pour, ceux qui sont contre ou encore ceux que cela indiffère ou tout simplement connaître le nombre d’animaux.  

Dans le cas d’un bilan positif, tout une série de règles doivent être respectées comme par exemple le fait qu’ils ne puissent pas accéder aux sanitaires ou encore à la cuisine. Il sera parfois nécessaire d’avertir par une signalétique de la présence ou non de l’animal notamment pour les allergies. Vous devrez bien entendu vérifier que l’animal est à jour de ses vaccins et informer le salarié qu’il sera responsable des dommages causés dans l’entreprise. Attention, aux animaux particulièrement volumineux, il est courant de ne pas les accepter quand ils appartiennent aux catégories les plus dangereuses afin de ne pas effrayer certains de vos collaborateurs. 

La mode des boutiques éphémères

La mode des boutiques éphémères

Les magasins éphémères représentent un concept marketing simple. Appelés parfois Pop-up store ou pop-up shop, ces points de vente sont ouverts sur une courte durée. À l’inverse des boutiques traditionnelles, elles n’ont pas pour but de s’inscrire dans le temps. Zoom sur cette mode des boutiques éphémères qui a connu un véritable essor ces dernières années.

Ces boutiques, qui fascinent et attirent les curieux, sont de plus en plus nombreuses à apparaître notamment dans les grandes villes de France. Cette technique ne reste pas réservée aux grands groupes puisque de nombreuses PME l’utilisent, à l’image de Dermance qui la mise en place dès 2014 

Une volonté qui n’est pas forcément de vendre 

À la différence des boutiques traditionnelles, l’objectif est rarement la vente immédiate de produits même si ces derniers demeurent parfois en vente. Les boutiques éphémères permettent généralement de faire découvrir l’offre de l’entreprise même si ce n’est pas la seule raison pour laquelle les entreprises y ont recours. En effet, de nombreuses entreprises cherchent à célébrer les moments forts de l’entreprise comme un anniversaire, un lancement ou d’écouler des stocks sans affecter les points de diffusion habituels. Les magasins éphémères sont aussi l’occasion de tester un quartier ou une zone de chalandise avant de s’y installer. 

Les avantages de la technique

Si cette technique connait de plus en plus le succès, ce n’est pas pour rien. Elle possède les avantages suivants : 

• D’accroitre la notoriété. Les magasins éphémères ont pour « avantage » de disparaitre rapidement. Pour les tester, les médias doivent donc rapidement faire le choix de s’y déplacer ou non. Ils concentrent les retombées presse à un instant T et peuvent créer un véritable engouement. Une deuxième opération en cas de succès peut être reconduite.

• De réduire les coûts. Le loyer n’est en général pas à prendre sur la période délimitée puisque la boutique éphémère est par nature temporaire, ce qui vous évite des frais supplémentaires. Le mobilier ainsi que la décoration étant parfois fournis, vous pourrez éviter les surcoûts.

• Réduire la durée de l’engagement. Qu’on le veuille ou non, la durée de l’engagement étant réduite, elle vous évite d’être coincé sur le long terme, ce qui peut s’avérer un avantage non négligeable notamment si vous testez votre produit ou si votre opération n’a qu’une vocation temporaire. Ils vous évitent de subir la saisonnalité ou d’épuiser la clientèle d’une zone géographique donnée.

• D’être présent physiquement. Cet outil peut s’avérer particulièrement utile lorsque vous souhaitez entrer en contact avec vos clients et vous rapprocher de vos consommateurs notamment dans le cas des sites e-commerce. Il vous donne une présence physique dans une zone géographique parfois ou vous n’êtes pas présent et permet à vos clients de vous rencontrer physiquement ainsi que vos équipes. 

L’erreur la plus courante

« Temporaire » ne veut pas dire « à la dernière minute ». La réussite d’une boutique éphémère demande de la préparation. Pour attirer de nombreux consommateurs et les médias, une stratégie de communication et de relation presse doit être mise en place afin de réussir votre évènement. N’oubliez pas de vous fixer des objectifs mais aussi de vous donner les moyens d’y parvenir.

4 questions à Isabelle Rabier, fondatrice de Dermance

Pourquoi avoir décidé de faire un magasin éphémère ?

DERMANCE est une marque de soin haut-de-gamme distribuée en vente directe associant le e-commerce (www.dermance.com) à notre réseau de Conseillères Beauté. A l’occasion du lancement de notre nouvelle gamme de Maquillage Soin minéral Skinlight, nous avons développé une nouvelle offre d’ateliers – les ateliers Skinlight – proposés gratuitement par nos Conseillères Beauté à domicile.

Le Concept de ce lieu qui s’appelle « La Maison DERMANCE » était de recréer dans un lieu public l’ambiance de nos ateliers et faire ainsi découvrir la marque et le concept à de nouvelles clientes. Du 22 octobre au 2 novembre, nous accueillons de 10h à 21h, toutes les femmes seules ou en petit groupe pour une pause détente (boissons fraîches à volonté grâce à nos partenaires Vaï Vaï et Lov Organic (avec qui nous partageons les valeurs du naturel), un atelier maquillage Skinlight (avec nos make up artists) ou un diagnostic de peau (mesure de l’hydratation, de l’éclat). Cette boutique éphémère, c’est une ouverture sur l’univers et le savoir-faire de DERMANCE.

Quels sont vos objectifs ? Comment allez-vous les quantifier ?

Nous avons un premier objectif qui est de vérifier le succès grandissant de notre nouvelle ligne de Maquillage Soin Skinlight. Nous avons défini un objectif de chiffre d’affaires basé sur le témoignage des Marques qui ont déjà ouvert des Boutiques Ephémères dans ce lieu (Ysé, Le Slip Français) qui ont des paniers moyens proches des nôtres, en fonction de la durée (15 jours d’ouverture) et assez important pour couvrir nos frais (loyer, équipe de vente et conseil, assurance, TPE, mobilier et événementiel). Après 2 jours de vente nous sommes à 80% de nos objectifs et nous savons que le week-end représente le gros du chiffre d’affaires sur la semaine.

Un deuxième objectif est de faire découvrir notre communauté de Conseillères Beauté au grand public et d’élargir cette communauté en recrutant de nouvelles ambassadrices pour la marque.

Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Les Avantages sont :

  • La visibilité
  • Tester méthodes de vente et roder l’argumentaire sur une nouvelle ligne de produits face à une vraie cliente
  • D’avoir son propre point de vente dans un super lieu avec des budgets abordables sans avoir à acheter un fonds de commerce

Les Inconvénients sont :

  • L’aspect éphémère impose une grosse logistique installation/désinstallation (un peu comme pour les salons)
  • De former les équipes de vente pour une période très courte
  • Des investissements importants qui doivent être rentabilisés (surtout sur la 1ère boutique éphémère) mais moins vrai si l’opération se répète.

Comment avez-vous choisi votre emplacement ?

Nous avons choisi un emplacement qui nous permettait d’être ouverts samedi et dimanche pour rentabiliser au maximum l’investissement lié à cette boutique avec une taille de boutique adaptée à la largueur de nos références. Nous avons également sélectionné ce lieu en fonction des marques et boutiques avoisinantes, en termes de notoriété et de positionnement prix afin de nous assurer un trafic naturel adapté à la marque. Le témoignage des marques ayant déjà testé cet emplacement ont également beaucoup joué dans notre prise de décision.

Crédit photo : Alexandra Montandon

Et si la banque refuse mon prêt ?

Lorsque se voit refuser un prêt, il n’est pas rare de se tourner vers une autre banque en risquant parfois un nouveau refus. La Médiation du crédit peut vous aider si vous rencontrez des difficultés de financement avec la banque. Focus sur cet organisme public pas assez connu des entrepreneurs…

Depuis quelques années, la Médiation du crédit aux entreprises a permis à des dizaines de milliers d’entreprises, qui rencontraient des difficultés de financement avec leurs banques, de surmonter le refus initial et de trouver un financement permettant de poursuivre et de développer leur activité. À la vérité, l’examen de ces dossiers révèle plus souvent une incompréhension mutuelle qu’un manque de volonté ou une incapacité à financer le projet de l’entreprise.

Améliorer le dialogue banque/entreprise

Dans de nombreux dossiers, les équipes de médiation observent que le dialogue n’est pas optimal entre les différents partenaires. Il est donc indispensable d’améliorer le dialogue entre les deux parties. C’est ce que réalise la Médiation du crédit et ce qui explique que deux entreprises sur trois retrouvent à l’issue d’une médiation le financement demandé. L’expérience de la Médiation prouve que la qualité des informations partagées constitue l’un des éléments clefs du succès des négociations financières.

Crédibiliser son projet

La qualité de la relation avec son partenaire financier repose largement sur la capacité à présenter de façon crédible un projet économique viable de l’entreprise. La communication avec l’ensemble des partenaires n’est pas à sous-estimer puisqu’elle constitue en définitive un facteur essentiel du développement de l’entreprise. Dans ce contexte, si vous identifiez des risques financiers pour votre entreprise, ne restez pas seul et faites appel au Médiateur ou au tiers de confiance de la Médiation pour vous accompagner (https://mediateur-credit.banque-france.fr ou 3414).

Une procédure simple, gratuite et totalement confidentielle

Les dossiers de médiation adressés au Médiateur du crédit sont traités au plus près de l’entreprise par le Médiateur départemental qui est le directeur de la Banque de France. Il commence par la validation du dossier de médiation en ligne par le chef d’entreprise/ porteur de projet qui déclenche la procédure. Dans les 48h suivant la saisie, le médiateur départemental contacte l’entreprise, qualifie le dossier de médiation et définit un schéma d’action avec le déclarant. Les établissements financiers sont informés de l’ouverture de la médiation et ont 5 jours ouvrés pour revoir leurs positions. A l’issue du délai de 5 jours ouvrés, le médiateur départemental reprend contact avec l’entreprise pour connaître l’évolution de la situation. Si les difficultés perdurent, il contacte personnellement les partenaires financiers de l’entreprise pour identifier et résoudre les points de blocage. L’entreprise est informée des solutions envisagées. Si elle ne les juge pas satisfaisantes, elle peut demander la révision de son dossier au médiateur régional.

Le cas particulier d’un PGE et sa restructuration

Dans le cadre d’une demande portant sur un PGE ne dépassant pas 50 000 euros, il vous suffit généralement de joindre une attestation de votre expert-comptable (ou aux comptes) sur le fait que votre entreprise n’est pas en cessation de paiement mais qu’elle ne peut honorer les échéances de remboursement. Il doit également indiquer que les perspectives commerciales et financières montrent une certaine pérennité. Vous devez également fournir un justificatif qui montre que vous avez bien contacté votre banque qui vous a orienté vers la médiation du crédit. Pour les demandes sur un montant supérieur, il faut vous adresser au conseiller départemental à la sortie de crise. 

Les différents types de mauvais business plan (partie 2)

Les différents types de mauvais business plan (partie 2)

Nous avons pu voir différents types de mauvais business plan (le business plan : MBA, Google, Prix Nobel d’économie, et le business plan d’excuse) aujourd’hui. Voici donc la seconde partie de l’article avec d’autres catégories de mauvais business plan à éviter.

Le business plan « Encyclopédie Encarta » ou trop volumineux

Il s’agit du business plan qui fait 120 pages car l’entrepreneur veut « tout dire dans les moindres détails pour être le plus précis possible. J’ai donc fait une étude de marché très complète. Vous avez l’analyse en 50 pages dans les annexes, et nous vous avons aussi mis l’étude Xerfi qui souligne la croissance du M-commerce et montre que notre marché est prometteur. J’ai aussi mis à disposition la thèse du professeur Markstein qui démontre que notre solution technique est la plus appropriée. Bonne lecture ». Bref, n’oubliez pas, un business plan doit être concis (20-25 pages) et aller directement au but. Les investisseurs n’ont pas le temps de tout lire. Dans le pire des cas, ils vous poseront des questions pour vérifier vos dires.

Le business plan slogan ou l’absence de chiffre

Il s’agit du business plan qui affirme tout, avec grandiloquence… mais sans aucun fait ni chiffre pour étayer la démonstration. « Nous serons les leaders mondiaux du marché des smartphones pour enfants, marché pléthorique et en forte croissance. D’après nos premiers tests clients, les utilisateurs plébiscitent notre produit. ». Tels les slogans de campagne d’un candidat à la présidence de la république, ce genre de phrases sonne finalement assez creux et ne dit rien sur votre projet. Certes, les investisseurs veulent investir sur une vision et une équipe mais ils veulent des faits, concrets, des résultats tangibles pour les rassurer. Ils veulent également que vos chiffres confirment que vous n’allez pas droit dans le mur et savoir que vous pourrez vérifier avec des métriques vos performances.

Le business plan Lance Amstrong

C’est le business plan truffé de mensonges. L’entrepreneur, soucieux de réussir sa levée de fonds sans se faire trop diluer, décide d’enjoliver la réalité de manière disproportionnée et c’est parfois le cas dans la partie chiffrée. Les mensonges peuvent cependant être de différents types : 

  • Nous avons déjà 500 clients (alors qu’il s’agit du prévisionnel de l’année ou du carnet de commande prévisionnel)
  • Nous ferons 30% de marge (alors que cela paraît peu probable même pour vous)
  • Notre croissance sera de 50% par an.

Le problème c’est qu’à force de pitcher ces phrases, vous commencez vous-mêmes à croire à ces « mensonges ». Attention car cela peut se retourner contre vous car, lors d’une levée, votre valorisation mais surtout votre pacte d’actionnaires (et les clauses de dilution) se fondent sur votre business plan. Mentir dans son business plan, c’est se priver, en cas de seconde levée, de toute possibilité de négociation ou même se priver d’une possibilité de lever une seconde fois. La transparence paiera toujours plus !

Les différents types de mauvais business plan

business plan

Le business plan n’est pas forcément le meilleur moyen de vérifier si un projet entrepreneurial vaut la peine d’être lancé. Parfois même, c’est le pire moyen de se lancer dans un projet entrepreneurial. Nous allons lister ici les différents types de mauvais business plan, par catégorie, c’est-à-dire ceux qui finalement ne servent pas la cause entrepreneuriale.

Le business plan MBA ou l’art de le rédiger seul

Rédiger un business plan prend du temps. En effet, un entrepreneur est rarement bon en tout et ne peut pas avoir les connaissances techniques sur chaque partie du business plan : marketing, ressources humaines, comptabilité, finance, stratégie, vision. Sa rédaction demande une capacité à se placer simultanément dans la peau d’un chef de produit marketing, d’un comptable, d’un directeur de la stratégie, d’un directeur des ressources humaines et d’un commercial. Hormis pour un étudiant de MBA qui aurait étudié l’ensemble de ces thématiques, ce n’est pas une tâche facile.

En effet, cela requiert une certaine polyvalence de l’entrepreneur. Or le propre d’un bon entrepreneur n’est pas d’être excellent en tout mais de savoir s’entourer. Un entrepreneur qui réalise seul son business plan, sans demander l’avis de ses associés, de son équipe ou de ses salariés fait fausse route ! Appuyez-vous sur les expertises de tous vos collaborateurs. Un business plan est un travail d’équipe !

Le business plan Google (ou l’absence de confrontation avec les clients)

Le business plan, par sa forme écrite peut finalement contraindre l’entrepreneur à rester chez lui plutôt que de rencontrer ses clients. Or, ce qui compte dans votre étude de marché, ce n’est pas ce que Google vous raconte, ce ne sont pas les chiffres trouvés sur internet. Ce qui compte, ce sont vos rencontres avec des prospects, votre expérience avec vos futurs concurrents, les feedbacks d’experts sectoriels. Tout business plan, aussi précis soit-il, ne faisant que citer des références issues de recherches Google est un business plan inutile. De même, un business plan indiquant dans son étude de marché, que suite à l’envoi d’un questionnaire 75 % des personnes sont prêtes à acheter la solution, n’apporte aucune information valable, les personnes répondant à un questionnaire étant peu impliquée.

Le business plan Prix Nobel d’économie (ou les calculs sont très complexes)

Il s’agit du business plan extrêmement précis, notamment dans la partie financière. Certains entrepreneurs cherchent à être si précis qu’ils indiquent des centaines d’hypothèses, écrivent une dizaine d’onglets sous Excel afin de démontrer qu’ils ont été très rigoureux. Encore une fois, Warren Buffett est la voix de la raison : « Mieux vaut avoir approximativement raison que précisément tort ». Pour des prévisions financières, il vaut mieux aller au plus simple, bien faire comprendre le modèle économique et les trois variables clés plutôt que de se lancer dans une étude extrêmement minutieuse, au centime près, du chiffre d’affaires.

Le business plan d’excuse (pour ne pas se lancer)

Le business plan d’excuse est le business plan que l’on rédige… pour ne pas se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Il s’agit du business plan qui nous autorise à repousser l’échéance. « Je n’ai pas fini mon business plan. » « Je rédige un business plan puis je quitte mon travail. » « Non,Je ne vais pas me lancer, mon business plan indique que cela ne marchera pas ». Encore une fois, un business plan ne sert pas à dire si vous devez créer ou non une entreprise. D’ailleurs, mieux vaut lancer un petit quelque chose, un prototype, démarcher des premiers clients sur un produit ou service imparfait plutôt que rédiger un business plan. Ce dernier vient dans un second temps. Ne rédiger pas un business plan pour vous rassurer !

Le business plan suivi à la lettre (que vous ne pourrez adapter)

Ce qui compte, ce n’est pas le business plan mais l’exécution. Ce n’est pas parce que vous aviez arrêté le modèle « freemium » comme business model dans votre business plan qu’il ne faut pas changer en cours de route ! Si les circonstances l’exigent, adaptez-vous… et modifiez votre business plan.

Conclusions : Avant de rédiger un business plan, il faut se poser quatre questions :

  • Pourquoi je rédige un business plan ?
  • A qui est-il destiné ? Quel est le retour sur investissement de ce business plan ?
  • Ne devrais-je pas plutôt me lancer et rédiger un business plan plus tard ?
  • Quel est le risque financier associé à ma création d’entreprise ? Plus le risque est important plus l’importance du business plan se fait sentir.

Comment développer son business sans dépenser (trop) d’argent (3)

Comment développer son business sans dépenser (trop) d’argent (3)

Dans cette partie, nous allons nous intéresser plus particulièrement aux événements de networking. Quelle que soit votre activité, en tant que chef d’entreprise vous vous devez de vous rendre à ce genre d’événements. Selon un proverbe africain qui prend tout son sens dans l’entreprenariat « Tout seul, on va plus vite. Ensemble on va plus loin ». C’est en sachant bien vous entourer que vous développerez votre entreprise de manière durable et que votre activité grandira sur des bases solides.

Des cartes de visite efficaces

Lorsque vous vous préparez à aller à ce type d’événements, vous pensez à votre chemise bien repassée, à vos chaussures bien cirées mais n’oubliez surtout pas vos cartes de visite. Aller à une soirée networking sans carte de visite c’est comme aller jouer au tennis sans raquette, cela n’a pas grand intérêt. Une carte de visite efficace présente clairement votre activité en quelques mots, vos coordonnées complètes (prénom, nom, numéros de téléphone de contact), votre poste au sein de la société de manière concise, adresse postale de votre société, votre site web, votre page business Facebook et votre compte Twitter (si vous en avez un). 

Certaines personnes ne mettent jamais leur email sur leur carte de visite de peur de se retrouver sur trop de mailing list. Selon moi c’est une erreur car vous perdez aussi la possibilité d’être joint facilement et sans être dérangé sur votre portable. Le fait de se retrouver sur des mailing list fait malheureusement partie du risque mais un petit clic sur le lien vers la désinscription ne prend que quelques secondes après tout.

Les spécificités de la carte de visite

Utilisez un format classique de carte de visite (85 mm sur 55mm) car elles rentrent facilement dans les porte-cartes ou les portefeuilles. Sans cela votre carte risque de finir au fond d’une poche dans le meilleur des cas ou bien à la machine à laver ou encore à la poubelle.

Utiliser un format recto verso permet d’utiliser l’ensemble de l’espace disponible pour communiquer sur ce que vous faites ou qui vous êtes (une association que vous défendez, un talent caché, une citation que vous aimez bien, un rapide résumé de votre expertise). Veillez toutefois à laisser de la place car certains de vos interlocuteurs organisés (et je vous le conseille fortement) prennent des notes au crayon à papier sur votre carte en inscrivant quelques mots clés pour être capable de vous resituer en fin de soirée ou quelques jours après l’évènement quand ils retombent sur votre carte de visite. 

N’oubliez pas que votre carte de visite sera le souvenir que vous allez laisser à vos interlocuteurs alors faites preuve d’imagination, d’originalité ou simplement de rigueur. Car comme dirait Julien Clerc, (grand philosophe contemporain), dans sa chanson Rester :

« Qu’est-ce qu’on pourra bien dire de moi
[…] Quand j’aurais fait mon temps d’ici-bas
[…]On dira peut-être du mal,
On dira peut-être du bien
Le pire serait que l’on ne dise rien. »

Donner pour recevoir

C’est un adage très connu pour les connaisseurs de groupe d’affaires mais il prend tout son sens dans le networking. Si vous voulez éviter que votre interlocuteur indique au crayon à papier sur votre carte de visite « prétentieux, sans intérêt, carte à jeter » adoptez un comportement bienveillant en vous intéressant en premier à l’activité des autres professionnels présents. Ce sera déjà un excellent briseur de glace mais en plus une preuve de votre ouverture d’esprit plutôt que de rester au buffet. 

Si vous êtes près du buffet prenez une coupe de champagne ou des petits fours et allez les proposer aux personnes n’étant pas déjà en pleine conversation. Montrez-vous disponible et proposez votre aide en mettant en relation vos interlocuteurs avec des contacts pertinents au sein de votre réseau. N’hésitez pas à rebondir sur certains propos pour proposer des solutions (si vous en avez bien entendu). Nous savons que les entrepreneurs aiment bien (et c’est une bonne chose) partager leurs soucis, c’est le moment de proposer un professionnel fiable ou si vous êtes compétent d’aider le nouveau membre de votre réseau à sortir de sa galère.

Entretenir son réseau

Une fois l’événement terminé, il est fortement recommandé de prendre 30 minutes afin d’envoyer un email aux personnes auprès desquelles vous vous étiez engagé à envoyer un article intéressant, un contact pertinent ou bien la dernière vidéo qui fait le buzz sur Youtube. Vous gagnerez tout de suite en crédibilité en montrant par les faits que vous êtes sérieux et que vous tenez parole, donc digne de confiance. De temps en temps, lorsque vous voyez un article de presse intéressant ou que vous pensez que certaines de vos rencontres peuvent faire affaire ensemble n’hésitez pas à les mettre en relation.

Choisir vos évènements

S’il est important de participer aux évènements de networking, il est aussi primordial de bien les choisir pour ne pas que cela représente une part trop importante de votre temps. Afin de bien sélectionner, je vous conseille de bien regarder quels sont les participants ciblés, les intervenants le cas échéant, le format de la soirée et la durée prévue pour le networking. Même s’il est possible de rencontrer au cours d’une soirée n’ayant aucun rapport avec votre activité le prospect de vos rêves la probabilité reste faible. Optimisez vos chances en ciblant les évènements directement liés à votre activité, où l’intervenant possède une réelle expertise qui viendra éclairer votre journée et qui vous inspirera pour le développement de votre entreprise.

Privilégiez aussi les évènements où vous pouvez prendre la parole. Je me suis très souvent rendu compte que lorsque chacun a un court moment pour se présenter (30 secondes à 1 minutes) cela génère de façon assez évidente beaucoup plus de mise en relation de qualité et fluidifie les échanges car chaque participant sait de quelle façon aborder les contacts qui l’intéressent. Enfin si vous devez partir au bout d’une heure car vous avez un dîner immanquable alors le mieux est certainement de ne pas venir du tout car il n’y a rien de plus énervant que de voir des gens pressés qui vous parlent en regardant leur montre. Prenez le temps de développer votre réseau de façon qualitative. Il est fortement recommandé ici comme pour ailleurs de privilégier la qualité à la quantité.

Un réseau de professionnels efficaces

J’ai eu l’occasion de participer pendant près d’une année à la création, au développement et au fonctionnement d’un groupe d’affaires BNI©. Le principe fondamental repose sur l’échange de recommandations au sein d’un groupe de chefs d’entreprise se réunissant toutes les semaines au même endroit et à la même heure. Chaque profession n’étant représentée qu’une seule fois et la fréquence hebdomadaire des réunions permet de créer un cercle de confiance afin de garantir la valeur des recommandations échangées.

C’est une excellente façon de développer son business à l’international également puisque dans mon cas, j’ai également pu participer à des groupes aux Etats-Unis. Pour développer votre business en dépensant peu ou pas d’argent, n’hésitez pas à contacter les membres d’un groupe et de vous faire inviter à une réunion si votre métier n’est pas déjà représenté.

Petite astuce : 3 absences non remplacées et 3 absences remplacées par membre sont acceptées sur une période de six mois, proposez-donc aux membres de les remplacer vous aurez aussi le droit de présenter votre activité et les quelques euros de frais de petit-déjeuner vous seront offerts. Voici encore une fois quelques astuces pour développer votre business de façon peu ou pas coûteuse.

Réussir sa campagne de crowdfunding !

Lorsque vous souhaitez solliciter les plateformes de crowdfunding, sachez qu’il ne suffira pas de vous contenter de quelques mots pour que l’on finance votre projet. Un véritable travail devra être effectué si vous souhaitez attirer les investisseurs. Voici quelques conseils pour convaincre et réussir sa campagne de crowdfunding.

1 – Choisir la bonne plateforme

Chaque plateforme possède ses spécificités. Il vous faudra donc bien analyser ce que chacune pratique avant de vous lancer à remplir différents formulaires. Ainsi, par exemple, vous ferez plus appel à l’une qu’à l’autre selon que votre besoin est un prêt, un don avec récompense ou encore de la prise de participation. Prenez également en compte le type de projet que vous présentez car chaque plateforme est reliée à des investisseurs qui se spécialisent dans un domaine précis. Pour cela, commencez par vous vous renseigner par le type de projets qui ont été financés par celle-ci.

2 – Utiliser sa communauté

Avant même de vous lancer dans une vaste opération de communication sur votre projet, vous devriez faire appel à votre communauté en premier. Il s’agit de vos proches, de vos amis, de vos connaissances ainsi que de tous les utilisateurs de votre solution si vous en avez. Pourquoi commencer par sa communauté ? Déjà parce qu’elle va engranger les premiers euros et qu’il est souvent plus facile de convaincre quand des personnes de votre entourage proche vous ont fait confiance et vous ont remis de l’argent. Cela crédibilise votre projet et l’argent attire l’argent, c’est bien connu. Ensuite, ils seront à défaut de pouvoir participer financièrement les premiers à transférer à leurs contacts votre initiative. Vous pourriez créer un effet boule de neige qui pourrait bien s’avérer fructueux.

3 – Avoir une histoire

Pour enthousiasmer votre communauté et faire en sorte qu’elle participe à un projet, il s’agit souvent de raconter une histoire. Vous devez trouver des mots justes et positifs qui sonnent bien afin de convaincre les personnes de rentrer dans votre aventure. Il faut susciter l’envie et pas simplement donner de beaux chiffres. C’est en général au porteur de projet d’incarner l’entreprise et vous pouvez très bien parler de votre passion et montrer votre implication dans la réussite de votre initiative. Vous êtes la source d’inspiration et vous êtes le héros de votre aventure.

4 – Travailler intensément sur sa page Internet

Votre page d’accueil va jouer le rôle d’une vitrine. Elle doit donc être très attractive. Certains n’hésitent pas à faire des vidéos spécifiques pour l’opération et travaillent pendant de longues heures les textes. N’hésitez pas à créer des accroches et à être concis, c’est-à-dire à sélectionner les mots emplis de sens, à structurer vos textes en mettant en avant l’idée essentielle et à sortir de toute construction académique qui oblige à attendre la fin de la lecture pour être convaincu. À défaut, vous pourriez bien perdre votre potentiel investisseur en chemin. Utilisez le plus de visuels possibles et soyez le plus clair possible sur vos futures réalisations.

5 – Bien penser vos contreparties

Vos contreparties doivent être explicites et attractives dans le cas où vous en proposez. Il s’agit en général de proposer un souvenir (remerciements, vidéo sur mesure, badge, …), une expérience privée (telle que la participation au lancement du produit, une rencontre spécifique, une visite de vos locaux, …) ou encore le produit ou service réalisé à la suite de votre collecte.

Vous pouvez également offrir des abonnements premium au prix d’abonnement de base car ils seront les premiers à vous avoir fait confiance. Il faut dans tous les cas qu’elles donnent envie d’investir dans votre projet. Il n’existe pas de montant « limite » et vous pouvez commencer dès 5€. Créez des paliers espacés pour tout type d’investisseur. Vous pouvez par exemple offrir des choses différentes selon que la personne investit 10 €, 25 €, 50 € ou 100 €. Si vous êtes une association, n’oubliez pas de signaler que vous pouvez émettre des reçus fiscaux mais à noter qu’elles ne peuvent pas excéder 25 % du montant.

6 – Préparez votre communication

Le lancement d’une campagne de financement est rarement le fruit du hasard et vous devrez roder votre communication. Il vous faut bâtir un message fort qui parle à votre cible. Il vous faut donc bien définir qui elles sont et où elles vont afin de pouvoir communiquer efficacement auprès d’elles sur les bons blogs, forums, site Internet, salon, … Certains n’hésitent pas à allouer un budget de communication à leur campagne de financement.

Votre communication doit être particulièrement intense au début de votre campagne juste après avoir communiqué auprès de vos proches. Pour ces derniers, il vous faudra parfois les contacter un à un jusqu’à atteindre 30 % de votre objectif même avant toute communication. Une fois celui-ci atteint, vous pouvez faire appel à votre communauté pour qu’elle relaie votre message. Commencez par partager votre levée de fonds sur vos réseaux sociaux voire votre site Internet. Ce n’est en général qu’après avoir dépassé 50 % de l’objectif que la communication vers des inconnus prend le pas. Vous pouvez alors contacter les médias qui verront que votre levée de fonds est bien amorcée et que vous n’avez besoin que d’un coup de pouce pour la réaliser.

7 – Bien estimer sa collecte

La plupart des campagnes doivent atteindre un certain montant pour être valides. Il vous faut donc calculer avec précision votre besoin pour ne pas demander plus que nécessaire et dissuader les personnes d’investir car l’objectif financier semble loin. Celui-ci doit correspondre à l’objectif minimum et non maximum. Il est possible sur la plupart des plateformes d’accepter un dépassement mais pas l’inverse alors autant bien fixer le montant. Sachez que la participation moyenne reste de 50 € et qu’il vous faudra donc diviser votre objectif financier par ce nombre de personnes pour réussir votre levée de fonds. N’oubliez pas d’ajouter au montant désiré le coût des contreparties ainsi que la commission prise par la plateforme.

8 – Trouver des ambassadeurs.

Parmi vos proches, vos clients ou vos premiers investisseurs se cachent peut-être des ambassadeurs qui seront fiers de partager vos communications. Vous devez les impliquer au maximum dans votre démarche et les convaincre de devenir les protagonistes de votre réussite. Vous pouvez même les mettre en lumière si nécessaire et faire l’éloge de leur investissement. Si votre projet a un but louable, ils seront sûrement ravis d’être cités et remerciés. La réussite d’une collecte passe essentiellement par le fait d’arriver à convaincre vos contacts de communiquer vers leurs contacts. Si vous avez une communauté de 200 personnes, sachez que chacune d’entre elles possèdent souvent une communauté équivalente et 200 X 200, cela fait déjà 40 000 investisseurs potentiels ! 

Comment développer son business sans dépenser (trop) d’argent (4)

Comment développer son business sans dépenser (trop) d’argent (4)

S’affirmer comme un expert représente un excellent moyen de développer son business. Après avoir lancé votre entreprise avec une idée précise, vous avez surement dû vous adapter aux demandes de vos clients et à votre perception du marché. Pour certains, l’activité principale 24 mois après la date de création de l’entreprise n’a plus rien à voir avec le concept initial. Mais attention de ne pas s’éparpiller et de maintenir un cap cohérent par rapport à ses compétences et de démontrer votre expertise par tous les moyens.

Savoir résumé en 30 secondes 

En tant qu’entrepreneur nous sommes très souvent soumis à cet exercice diaboliquement efficace. Lors des 30 premières secondes, il est capital d’annoncer clairement votre nom et d’arriver à résumer vos compétences de manière percutante afin que l’ensemble des personnes autour de vous saisissent immédiatement ce que vous faites. Combien de fois vous est-il arrivé d’entendre des professionnels bafouiller et s’éterniser sur leurs champs de compétence ? Cela vous a-t-il donné envie d’aller leur parler ? Moi personnellement non.

Si vous n’arrivez pas à présenter votre activité en 30 secondes, il est nécessaire de saisir un papier et un crayon et de hiérarchiser vos compétences afin de ne présenter uniquement celles qui représentent la majorité de votre temps ou celles que vous souhaitez développer. Enfin choisissez des mots simples qu’un enfant de 8 ans pourrait comprendre. Evitez les termes techniques, anglais ou autres abréviations pompeuses que seuls les professionnels de votre industrie peuvent comprendre, cela peut être assez insupportable à entendre.

Que faire des secondes restantes ?

Les 20 prochaines secondes doivent servir à démontrer votre expertise. Notre force en tant qu’entrepreneur c’est que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, que notre réactivité et notre professionnalisme sont nos atouts majeurs alors c’est le moment de le montrer. N’hésitez donc pas à illustrer cela avec des photos, des témoignages de vos clients, des noms de grandes entreprises ou institutions qui vous font confiance.

Enfin les 10 dernières secondes doivent vous permettre de cibler ce que vous recherchez lorsque vous vous pliez à cet exercice. Que ce soit des investisseurs, un graphiste ou bien une mise en relation, plus vous serez précis dans ces dernières secondes et plus vous aurez de chances d’avoir des retombées. Par exemple, je finis ma présentation en précisant que je souhaite être mis en relation avec la directrice de la communication d’Orange qui s’appelle Madame X. Vous n’aurez pas tout le temps le contact que vous recherchez mais certaines personnes vous recommanderont une connaissance de leur réseau occupant une position semblable ou bien un professionnel travaillant dans la même société et qui pourra faciliter la mise en relation.

Désormais vous pouvez présenter votre expertise en 1 minute et vous susciterez l’intérêt des personnes autour de vous. Entraînez-vous avec un chronomètre en écrivant sur papier votre texte puis supprimez ou ajoutez du contenu en conséquence.

Travaillez votre e-réputation

Quelle que soit votre activité, il est très fréquent que vos fournisseurs, prospects ou clients recherchent votre nom sur un moteur de recherche. Je vous conseille donc de multiplier vos interventions sur des forums de professionnels de votre industrie, sur les réseaux sociaux ou sur des blogs (pourquoi croyez-vous que nous prenons le temps d’écrire nos rubriques ? Les opportunités de rebondir sur des articles de presse sont nombreuses sur Linkedin ou sur Facebook par exemple. C’est l’occasion de prouver votre expertise et de donner du contenu gratuit aux internautes. En élargissant votre visibilité, vous gagnerez non seulement du trafic sur votre site web mais aussi en crédibilité et donc en chiffre d’affaires. Conservez bien toutes les coupures de presse, vidéos ou interventions radio pour les mettre en ligne sur votre site dans une rubrique dédiée à cela.

Relisez mes dernières chroniques

Optimiser son référencement sur les moteurs de recherche pour rendre son site visible, participer à des salons professionnels et à des évènements de networking sont autant d’occasions de montrer aux yeux de tous votre expertise. Que ce soit des recettes gratuites, des analyses de faits d’actualité économique ou votre opinion sur de nouvelles lois qui doivent être mises en place n’hésitez pas à donner pour recevoir.

Les idées reçues sur les travailleurs handicapés

Les idées reçues sur les travailleurs handicapés

Les handicapés rencontrent souvent des difficultés à trouver un emploi. Les préjugés demeurent trop présents et il est souvent considéré à tort que le recrutement d’une personne handicapée peut devenir un poids pour la productivité. Ayant un statut particulier permettant jusqu’à un aménagement, un handicap n’affecte pas forcément la fonction visée. Certains restent aussi compétents (voire plus) que les autres salariés. Il suffit souvent juste de s’adapter. Alors stop aux idées reçues sur les travailleurs handicapés !

« Il ne peut pas être polyvalent »

Lorsque l’on évoque un salarié handicapé, la plupart du temps l’idée reçue qui revient régulièrement concerne sa capacité à être polyvalent et performant. Salarié comme les autres, il justifie de compétences professionnelles et demeure en capacité de les exploiter pour donner un travail d’excellente qualité. Il a parfois besoin d’un espace de travail spécifique et aménagé mais il n’en demeure pas moins un profil pertinent pour l’entreprise. Les travailleurs handicapés sont souvent des personnes qui ont l’habitude de surmonter des obstacles et réussir peut booster leur motivation et les rendre plus efficaces que la plupart des autres salariés.

« Il sera souvent absent »

Un salarié handicapé, ne s’absente généralement pas plus que la moyenne contrairement aux idées reçues. De nombreux responsables des ressources humaines le soulignent d’ailleurs dans leurs rapports. Avoir des difficultés ne nécessite pas des arrêts de travail à répétition. Le salarié consulte en fonction des besoins de son handicap, ce qui ne veut pas dire qu’il sera absent toutes les semaines. Selon sa pathologie, le travailleur aura parfois besoin d’aménager ses horaires pour voir son spécialiste, mais il suffit de le prévoir en amont. Conscient de la difficulté de trouver un emploi, le travail handicapé abuse rarement de sa condition. Il montre souvent un réel intérêt pour réaliser ses tâches au mieux.

« Il plombera l’ambiance »

La venue d’un salarié handicapé dans des bureaux inquiète souvent les managers. Bon nombre d’entre eux estiment qu’il n’arrivera pas à s’intégrer auprès de l’équipe. Comme toute personne, il a sa personnalité et les autres salariés l’accueilleront comme lors de chaque nouvelle embauche. Le sujet peut parfois représenter une gêne dans une équipe, mais elle est vite dissipée quand l’intégration est réalisée avec diplomatie. 

« L’aménagement coûte cher »

Des entreprises estiment qu’aménager l’accessibilité de leurs locaux reste un coût trop conséquent. Cet argument justifie régulièrement la non-embauche de salariés handicapés. L’Etat met pourtant en œuvre des financements et des aides pour accompagner les entreprises dans l’aménagement des espaces, puisqu’il s’agit d’une obligation légale depuis 2007. S’adapter demande parfois très peu de modifications et les coûts restent raisonnables particulièrement avec une aide de l’Etat.

« Il aura besoin d’un accompagnement »

Lorsqu’un travailleur handicapé arrive dans des locaux, tout le monde pense qu’il ne pourra pas se débrouiller seul. Tous les handicaps s’avèrent différents et ne nécessitent pas tous un accompagnement. La plupart des salariés sont indépendants et à même de réaliser leurs tâches sans une aide spécifique. Il ne faut pas oublier que son embauche se base sur ses qualifications professionnelles. Dans certains cas, il arrive qu’un accompagnement soit nécessaire, mais de nombreux organismes sont prévus à cet effet. Un accompagnateur externe peut devenir essentiel sans pour autant que cela représente un coût pour l’entreprise.

« Il fera de la peine aux clients »

Il arrive que ces travailleurs soient écartés d’un poste de relation client. Leur handicap inquiète les managers à propos de l’image qu’il véhicule. Mais contrairement aux préjugés, les clients savent faire preuve de discernement et de respect et même honorer une entreprise qui sait intégrer des personnes handicapées. La valeur d’un salarié s’évalue la plupart du temps au travers de son professionnalisme et de sa capacité à réaliser ses tâches, ce qui ne devrait pas déstabiliser le client pour autant.

« Il sera en fauteuil roulant »

Parmi la plupart des idées reçues, beaucoup de personnes font du handicap et du fauteuil roulant, des synonymes. En réalité, il s’agit seulement de 2 à 3 % des handicapés. Certes, un aménagement peut s’avérer nécessaire mais ne veut pas dire obligatoirement qu’il s’agit d’une personne en fauteuil roulant et qui demandera l’aide des collègues. Il existe diverses pathologies et environ 80% restent invisibles aux yeux de tous. En réalité, Il se pourrait bien que vous appreniez qu’un de vos salariés possède un handicap sans pour autant l’avoir déclaré.

« Il va falloir faire attention à lui »

La plupart des travailleurs en situation de handicap préfèrent ne pas l’évoquer et s’en cachent parfois. Ce statut reste confidentiel si le salarié le souhaite. Pour ne pas être traités différemment, il arrive que les travailleurs demandent à leur employeur de ne pas divulguer l’information. Les idées reçues diffusent l’image de personnes en recherche perpétuelle d’attention. Pourtant ils sont souvent les premiers à vouloir être traités comme tout le monde.

Etablir des prévisions financières

Etablir des prévisions financières

Avant la création d’une entreprise, chaque créateur a fait des choix en ce qui concerne sa gestion. Au milieu du parcours, il convient d’évaluer ou précisément de vérifier la viabilité dudit projet, d’où le fait qu’établir des prévisions financières se révèlent un incontournable.

La vérification de la cohérence financière du projet, depuis les options prises sur le projet en passant par les traductions financières jusqu’aux conséquences qu’il génère ou qu’il va générer, reste une étape essentielle lorsque l’on veut monter son entreprise. De fait, la prévision financière représente la quantification de l’impact de votre stratégie de marketing, de votre plan de recrutement et de votre structure du coût.  Son objectif est de transcrire la perception de votre produit ou de votre marché.

Quelles sont les procédures à mettre en place ?

Pour réaliser votre prévision financière, vous pouvez procéder en appliquant une méthode simple mais qui se révèle toujours efficace, c’est-à-dire apporter des réponses aux trois questions suivantes : en termes de compte de résultat, le projet est-il rentable ? Sur le plan de trésorerie, est-il solvable ? Ou encore est-il suffisamment financé ? 

Mais pour bien établir votre prévision financière, il est recommandé d’expertiser les trois domaines d’études énumérés précédemment : la rentabilité du projet, la solvabilité du projet, le financement du projet.

Votre compte de résultat, le cœur de vos prévisions

Grâce au compte de résultat, vous déterminez la rentabilité de votre projet avec des résultats fiables et nets. C’est le plus difficile à maîtriser. Sa réalisation est essentielle car il s‘agit de l’élément stratégique aux yeux des investisseurs. Le calcul du compte de résultat de manière simple est la soustraction entre les recettes et les dépenses. Ces dernières peuvent être classées en deux catégories, à savoir les charges variables et les charges fixes. Dans le calcul de compte de résultat, on ne tient pas compte des investissements qui n’ont pas d’impact sur la rentabilité des projets comme les ordinateurs. Il s’agit de savoir si votre activité est rentable et non de regarder si votre trésorerie augmente ou diminue.

Votre plan de trésorerie, une boussole

Vous devez connaître la solvabilité de votre entreprise, ce qui se réalise au travers du plan de trésorerie. Ce dernier est la différence entre l’encaissement et le décaissement. Il est à noter que l’encaissement est lié au chiffre d’affaires et le décaissement aux charges et aux investissements. Le plan de trésorerie équivaut donc au compte en banque mensuel de votre entreprise. Il est particulièrement utile car ce n’est pas parce que votre activité est rentable que vous encaissez aussi vite que vous décaissez de l’argent. Ceci est d’autant plus vrai si vous payez en vos fournisseurs avant que vos clients ne vous paient. La trésorerie est à regarder attentivement car il se peut tout simplement que l’augmentation de votre activité creuse votre trésorerie au fur et à mesure que vous devez payer vos fournisseurs et attendant que vos clients vous paient. 

Votre plan de financement, vos besoins

Le calcul de plan de financement a pour objectif de déterminer la solidité financière de votre projet. En faisant ce calcul, non seulement vous avez une assurance de crédibilité de financement, mais vous aurez une preuve qu’il y a une nette amélioration quant à votre solidité financière. Pour l’effectuer, faites la différence entre les ressources et les besoins. On peut citer comme ressources financières le capital social, le compte courant et les subventions. En ce qui concerne les besoins, on peut invoquer les besoins en investissements, les besoins en fonds de roulement et les besoins d’exploitations. En effectuant les calculs de ces trois domaines, vous établissez ce qu’on appelle les prévisions financières.

Quelques conseils à suivre

Il faut être lucide en faisant ces calculs puisque la finalité de cette étude est de prouver que votre entreprise pourra survivre et sera rentable. Il est généralement conseillé de ne pas être optimiste en la matière. Vous devez préciser les paramètres qui ont été pris en compte dans vos calculs, cela rendra vos prévisions plus fiables. Essayez de ressortir les charges plus lourdes en comparant chaque dépense au chiffre d’affaires. Facilitez la lecture de votre de compte pour que les investisseurs aient confiance en vous. Pour cela, utilisez les soldes intermédiaires de gestion (SIG). En cas de besoin, n’hésitez à demander de l’aide à des professionnels de la création d’entreprise ou même à un futur expert-comptable pour comprendre le mécanisme de la gestion d’entreprise.