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Financer sa création d’entreprise, les acteurs et le timing !

Avoir un projet, des idées mais hélas comme le dit l’adage « on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche ». Les créateurs d’entreprise ont souvent des besoins en financement mais les ressources personnelles leur font souvent défaut pour développer leurs projets. Comment où, quand et auprès de qui financer sa création d’entreprise ?

Les actifs immobilisés doivent être avant tout financés par du capital social et des apports en comptes courants d’associés. En fait, ce sont les investissements incorporels (site internet, fonds de commerce), corporels (travaux d’installation, véhicule) et financiers (garantie professionnelle, dépôt de garantie pour les loyers).

Ne perdez jamais de vue que ces sommes, appelées fonds propres sont le fondement de la solidité financière de votre entreprise. Ainsi, c’est l’importance des fonds propres qui détermine la capacité d’emprunt.

L’argent personnel et la love money

L’apport personnel est indispensable pour :

  • autofinancer certains besoins non pris en charge par les banques. On pensera notamment aux frais d’établissement, aux investissements incorporels autres que le fonds de commerce, et souvent au Besoin en Fonds de Roulement.
  • rassurer les tiers, en particulier lors d’une demande de crédit.

Enfin, l’apport personnel peut être complété par les proches (parents et amis), qu’il faudra convaincre.

Il s’agit dans ce cas de « love money ». Ces proches constituent un premier test pour savoir si le projet est viable. Ils peuvent souscrire au capital et notamment bénéficier ainsi d’une réduction intéressante d’impôts sur le revenu.

Les concours, prêts d’honneur, aides et incubateurs

Comment trouver de l’aide ?

  • Les concours organisés pour les créateurs restent de bons moyens de vérifier la validité de son idée et sa capacité à convaincre des personnes externes. 

Les aides et subventions

  • Les aides proviennent pour l’essentiel de l’état ou les collectivités locales. La plupart de ces aides financières ne concernent pas spécifiquement la création d’entreprise. On peut aussi penser au dispositif NACRE qui permet de bénéficier d’une avance remboursable notamment pour les demandeurs d’emplois d’un montant de 1 000 à 10 000 euros, sans intérêt et pour une durée maximale de 5 ans.
  • Les subventions ne peuvent financer les premiers besoins durables de la nouvelle entreprise. En effet, l’entreprise ne les perçoit que plusieurs mois après le commencement de l’activité et souvent conditionnée à la réalisation préalable de certains engagements (investissements, embauches, …). 
  • Les prêts d’honneur permettent de compléter l’apport personnel. Certains organismes extra-bancaires attribuent des prêts d’honneur sans exiger de garanties. Ces prêts sont généralement à taux nul ou à taux réduits. Certaines fondations, associations ou autres organismes (tels que Réseau Entreprendre ou France initiative) aident les créateurs sélectionnés en leur accordant un prêt d’honneur (souvent considéré comme un label de qualité et de référence). Le prêt d’honneur complète les fonds propres. Ils constituent des « quasi fonds propres ».
  • Les Cigales (Clubs d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’épargne solidaire) ou les associations Love money pour l’Emploi, peuvent prendre une participation au capital de votre société pour des montants généralement modestes. En dehors de ces deux cas, il faut savoir que ce type de financement ne concerne que les sociétés créées dans certains types d’activités.
  • L’Adie peut constituer une bonne source de financement pour certains porteurs de projets. Il s’agit d’un micro-crédit qui peut s’avérer très utile pour disposer de fonds propres.
  • Les prêts bancaires

Les banques ?

Sans qu’il n’y ait de règle absolue, les banques ne financent le plus souvent qu’à hauteur de 70 % du montant HT les investissements physiques, le fonds de commerce s’il y a lieu et, exceptionnellement, le Besoin en Fonds de Roulement. Par ailleurs, le banquier limite fréquemment son engagement à hauteur de la mise du créateur : il considère que les fonds propres doivent au moins égaler l’emprunt sollicité. Par ailleurs, pour compléter les prêts bancaires, on peut penser au PCE dont la somme se situe entre 2 000 et 7 000 euros. Précision sur le PCE : ce dernier doit obligatoirement s’accompagner d’un concours bancaire à moyen ou long terme dont le montant est au minimum égal à 2 fois celui du PCE.

Attention : si vous n’utilisez le prêt bancaire, le PCE peut se retrouver directement prélevé sur les ressources personnelles du créateur.

Quelles sont les garanties pour accéder aux prêts bancaires ?

En principe, les banques ne prêtent pas sans garanties : d’abord sur les biens financés (hypothèque, nantissement…) et ensuite, selon le cas, par des cautions personnelles. Si après analyse de votre dossier les garanties présentées sont jugées insuffisantes, votre dossier a peu de chances d’obtenir une réponse positive sauf à prévoir d’autres garants.

Quelle est l’origine des Fonds de garantie ?

Ils peuvent être nationaux, régionaux ou locaux et concerner particulièrement la création d’entreprise, comme : OSEO, le Fonds de garantie à l’initiative des femmes FGIF, les fonds de garantie de France Active, tournés vers des créateurs en situation personnelle difficile : allocataires du RMI, chômeurs en fin de droits,… les Sociétés de caution mutuelle (SCM) généralistes comme la Siagi ou spécialisées par secteurs d’activité accordent généralement leur garantie à hauteur minimale de 50 %.

La prise de participation au capital

  • Les « leveurs de fonds » facilitent cette recherche de capitaux : moyennant rémunération, ces professionnels aident au montage des plans d’affaires (business plans) et les présentent à des investisseurs. Les réseaux locaux de business-Angels organisent aussi, de façon bénévole, des rencontres entre créateurs et investisseurs privés. Il faut savoir qu’aujourd’hui, ils sont très sollicités. L’association France Angels qui fédère 64 réseaux de Business Angels comporte plus de 12 000 membres. Plus de 8 500 dossiers sont reçus chaque année, 3500 éligibles, 2000 instruits, plus de 1100 présentés et 325 seulement financés. L’investissement moyen par entreprise financée est de 136 K€.

Attention : certains Business Angels sont très sensibles à la forme juridique choisie et préfère les S.A.S. ou SA aux S.A.R.L. 

Pour les expériences recensées par Dynamique : Il s’agit de l’impact psychologique de la gestion de fait. 

  • Le capital amorçage constitue la forme la plus avancée du capital risque. Il n’est présent que sur les domaines à forte évolution technologique. 
  • Les organismes de capital risque :  la sélection des projets par les sociétés de capital-risque est extrêmement rigoureuse et intervient la plupart du temps plusieurs mois, voire années après la naissance de l’entreprise.

Mais pourquoi parle-t-on toujours de business plan

En 2020, le business plan reste l’outil privilégié des créateurs d’entreprise quand il crée leur entreprise. S’il s’est vu critiquer pour son absence souvent de réalisme, il est clair qu’il peut être utile que ce soit pour vous ou pour tout ce qui touchera à la finance. Il représente souvent un incontournable et ceci pour plusieurs raisons.

Il vous force à mieux connaître votre marché

Le business plan commence en général par une étude de marché. De nombreux créateurs trouvent cette partie en général sans intérêt mais se plient à l’exercice. Or, si elle apparaît en premier ce n’est pas pour rien car les autres parties demeurent souvent des conséquences de celle-ci. Déjà, vous commencez par étudier les tendances de votre marché pour savoir s’il est en déclin ou en croissance, ce qui induit de prendre en compte les nouveautés qui font en sorte que ce secteur n’a peut-être pas la côte ou à l’inverse qu’il est tendance.

Vous prenez ainsi en compte les nouveaux usages que vous ne pourrez ignorer dans votre business plan. Ensuite, vous analysez votre potentiel de marché et vous obtenez par là le nombre de ventes maximum que vous pourriez faire sachant qu’il se peut que celui-ci soit de niche et qu’à moins de couvrir 100% des besoins, vous ne puissiez jamais vous développer suffisamment pour en vivre, sachant qu’en général, personne n’obtient la totalité d’un marché potentiel et qu’au plus on ne s’accapare en général que quelques % de celui-ci.

Votre étude de marché vous permet surtout une fois ces deux données vérifiées de vous intéresser à votre concurrence directe et indirecte et de vous positionner par rapport à elle. Vous devez avoir des atouts pour percer et le prix ne représente que peu souvent un réel avantage concurrentiel car à la guerre des prix, vous risquez fort de perdre sur des concurrents bien installés et qui ont les reins peut-être plus solides que vous. Le business vous offre l’opportunité ainsi de déterminer comment vous positionner pour pénétrer votre marché et les avantages que vous devez apporter à votre client pour percer et finalement d’établir votre stratégie. 

Il vous aide à mettre au clair votre vision et stratégie

Autre raison pour laquelle le Business Plan rencontre un réel succès : il vous donne la possibilité de mettre au clair votre stratégie et votre vision. Un travail qui peut être utile notamment si vous avez des associés et qui vous permet de vérifier que vous comptez bien aller dans la bonne direction. Vous avez ainsi une ligne directrice claire que vous déclinerez en objectifs intermédiaires et actions. Ces mêmes actions vous amèneront à contrôler si les ressources nécessaires sont bien en place et si l’équipe couvre bien tous les besoins relatifs à celles-ci. Il se peut ainsi que vous manquiez d’une compétence et que vous deviez rapidement l’acquérir par le biais d’un recrutement, de l’arrivée d’un nouvel associé ou tout simplement de l’utilisation d’un fournisseur.

Vous pouvez ainsi déterminer les moyens nécessaires à l’arrivée de votre objectif et savoir comment vous allez y parvenir. Le fait de prendre du recul sur la stratégie, vous offre l’opportunité d’envisager l’ensemble des moyens nécessaires et de ne pas oublier certaines pratiques qui peuvent paraitre anodines mais qui sont déterminantes dans votre réussite. Son établissement dès le début est fondamental car vous risquez fort après de passer du temps dans l’opérationnel et de ne plus prendre du recul dans certaines périodes. Alors, autant le faire dès le début !

Des prévisions financières très utiles

Si elles sont rarement réalistes sur trois ans, les prévisions financières demeurent très utiles à plusieurs niveaux. Déjà, elles vous conduisent déterminer le capital nécessaire à la base pour vous lancer dans l’aventure et dans le même temps de connaître votre point mort, autrement dit le moment où vous allez atteindre la rentabilité. Celui-ci peut demander du temps et dépendra souvent de la montée en puissance de votre business. Vous pourrez bien ainsi identifier si vos ressources notamment financières sont suffisantes pour y parvenir. Ensuite, la partie financière vous conduit à vous pencher sur des données comme la marge de chaque produit/service que vous vendez, ses coûts inhérents et de déterminer ce que vous allez vendre.

Stratégie de spécialisation ?

Si beaucoup veulent vendre énormément de produits et avoir la plus large gamme possible au début, il s’avère que souvent une stratégie de spécialisation s’opère avec des produits qui attirent et d’autres qui offrent de la marge par exemple. Ainsi beaucoup évitent de vendre ce qui ne leur rapporte rien ou mette en avant ce qui leur rapporte le plus ou fixe leur stock des produits pour ne pas amputer la marge et gagner de l’argent.

Elle engendre le fait également de se poser des questions sur le coût d’acquisition d’un client confronté souvent à la marge. Surtout, cette partie vous permet de bien cerner les ventes que vous devez réaliser, autrement dit vos objectifs. En fonction de vos moyens, vous pouvez tenir en général un certain temps et il est bon de savoir la durée que vous avez devant vous, souvent pour prévoir le capital mais également l’effort que vous devrez effectuer en fonction des ressources auxquelles vous pourrez faire appel. Si elles sont peu réalistes, en général, sur le temps, elles vous inciteront à également fixer votre valorisation et à contrôler que votre avancement suit bien la ligne prévue. Vous pouvez ainsi effectuer parfois des actions rectificatives comme communiquer plus que ce que vous aviez prévu

Un outil pour le financement

Que l’on parle d’ouvrir un compte bancaire ou de lever des fonds voire faire appels à certaines aides financières qui impliquent de vous projeter dans le temps, il est indéniable que celui-ci vous sera utile. Vous devez exposer votre vision à vous-même certes mais souvent convaincre des partenaires (notamment financier) de vous rejoindre dans l’aventure. Il vous est utile également dans la plupart des concours qui représentent souvent des opportunités financières et en communication. Or, il ne suffit pas d’avoir la meilleure idée et stratégie pour que tout le monde se presse au portillon pour investir chez vous. Ce document rassure et explicite votre vision, votre stratégie et vos besoins en financement. Il n’est donc également pas à négliger car il se peut révéler nécessaire dans certains cas et vous ne pourrez le réaliser rapidement : il prend du temps. 

On l’aura compris, le business plan sert certes dans le domaine financier mais surtout pour vous pour formaliser l’ensemble des connaissances, vérifier que votre stratégie tient la route et que vous disposez des moyens nécessaires, mettre au clair votre vision et suivre son application ainsi qu’éventuellement prendre des mesures correctives. Tout un lot d’utilité qu’il reste difficile de mettre de côté.  

L’entrepreneur et ses proches dans la course de la création d’entreprise

Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale demande des compétences tout azimut, des soutiens économiques, une vision de la concurrence et des évolutions du marché et un projet solide validé par des experts. Sur le plan technique, il est même si cela s’avère difficile de cerner les différents problèmes et leurs solutions et les prises de risque.

L’aide dont l’entrepreneur a besoin est avant tout de nature émotionnelle et relationnelle.

Se lancer dans la création d’entreprise comme on se lance sur un océan inconnu, à la recherche d’un territoire éloigné, de l’autre côté de l’horizon. L’imaginaire commun y voit une aventure humaine solitaire, remplie de rêves de découverte et de moments de souffrance silencieux. Tel un navigateur parfois à la dérive, parfois visionnaire, le porteur de projet serait la métaphore ultime de l’explorateur en quête de Graal. Car le héros est toujours solitaire dans tout conte de fée qui se respecte, porté par la confiance qu’il a dans sa bonne étoile et en mouvement perpétuel vers un objectif qui échappe aux simples mortels que nous sommes.

Et pourtant, même dans les contes de fées, le héros se fait souvent aider par des « auxiliaires magiques  »  : un vieux sage qui a vécu des centaines d’années, un cheval qui sait parler et voyager à travers les mondes, ou encore une fée qui accomplit les vœux les plus chers. De la même façon, l’entrepreneur novice se retrouve rarement seul, complètement seul dans son cheminement vers la réalisation de soi à travers un projet de création.

Certes, l’aventure intérieure se vit au singulier.

Le désespoir, le découragement, l’enthousiasme, et beaucoup d’autres émotions extrêmes se succèdent à un rythme ahurissant, laissant derrière elles un homme ou une femme fatigué ou exaltés ou les deux à la fois, un être humain qui a besoin de soutien lorsque les montagnes sont difficiles à déplacer. Chacun a besoin d’un espace de sécurité et de paix, d’autant plus lorsqu’on se confronte quotidiennement à l’incertitude.

Pour l’entrepreneur qui se lance dans la concrétisation de son projet, cet espace de confiance et de calme est indispensable. L’aide à apporter à celui ou celle qui naviguent sur des océans inconnus n’est pas d’abord d’ordre financier, même si la famille et les amis sont parmi les premiers à soutenir financièrement le porteur de projet. L’aide dont l’entrepreneur a besoin est avant tout de nature émotionnelle et relationnelle. Savoir qu’une fée ou un prince est à ses côtés, écouter la parole sage d’une mère ou d’un père, se laisser surprendre par la lucidité et l’humour d’un collègue, l’entrepreneur de succès saura trouver dans ses proches l’amour, la confiance, et la clairvoyance qui vont l’aider à surmonter les épreuves et à aller plus loin, plus vite, plus sereinement.

Dans cette épreuve d’endurance qu’est la course de la création d’entreprise, personne ne court seul : tout autour de soi, il y a ceux qui sont prêts à croire en nous, ceux qui sont prêts à courir avec nous un bout de chemin, ceux qui nous portent sur leurs épaules lorsque l’épuisement nous guette. À eux tous, les entrepreneurs qui réussissent savent dire leur amitié et leur gratitude. 

Ces challenges que vous pouvez vous mettre

Ça y est la semaine se termine et vous avez enfin vécu vos premiers moments de déconfinement. Comme vous avez pu vous en rendre surement compte, ce n’est que le début et le vrai démarrage devrait se faire le 2 juin avec le retour de presque toutes les activités. Certains d’entre vous n’ont d’ailleurs pas pu remettre tout le monde au travail voire personne… Il reste désormais 2 bonnes semaines pour réaliser des challenges avant la vraie reprise. 

Commencez par les challenges personnels

Il ne vous reste que deux semaines pour prendre de bonnes habitudes alors autant les prendre dès maintenant. Vous pouvez avoir pris du poids (comme la majorité des français qui auraient pris en moyenne 2,5 kg) ou vous pouvez encore avoir des choses à régler à titre personnel. Vous pouvez profiter de cette période pour résoudre un grand nombre de vos problématiques donc autant le faire rapidement pour vous éviter de devoir le faire par la suite.

Il est clair que si vous avez une accélération et que vous devez à la fois traiter ces petites choses que vous laissez, vous risquez fort de les mettre de côté donc autant profiter du temps qu’il vous reste pour aborder la rentrée de manière sereine. Les bonnes habitudes prennent du temps à se mettre en place alors que les mauvaises reviennent très vite. Occupez-vous donc d’installer ce qui vous permettra de réaliser les deux en même temps et d’avoir par la suite une réussite autant personnelle que professionnelle. 

Fixer vos nouveaux objectifs

Avec cette première semaine, vous avez pu sentir la température et vous pouvez facilement réajuster vos objectifs en fonction de ce que vous sentez du marché. A noter que lundi et mardi restent peu représentatifs car la majorité des habitudes a été bouleversée et la plupart des activités était en train de reprendre. Il est clair qu’il fallait bien laisser le temps à l’ensemble des professionnels de traiter les nombreux emails reçus (notamment pour ceux qui ne travaillaient pas du tout et en reçoivent beaucoup) et que certains ont laissé s’écouler les premiers jours pour ne pas être débordés ou éviter les sur sollicitations. Dans tous les cas, vous avez une bonne vision de ce qui risque de se passer dans les deux premières semaines. Il vous faudra donc réajuster certaines de vos données et fixer les nouveaux challenges notamment pour rattraper ces premiers mois peu ordinaires. 

Gagner du temps pour la suite

Tant qu’à être coincé autant élaguer ce que vous pouvez faire. Au-delà de ce travail, vous pouvez instaurer des indicateurs notamment sur vos futurs développements afin de bien suivre que les évolutions suivent ce que vous avez estimé. Il s’agit pour vous de prendre de la hauteur et de pouvoir également motiver les équipes. La présence d’objectifs et ce que va avec de capacité de suivi prend du temps à mettre en place et ce n’est pas lorsque vous aurez lancé vos différentes actions que vous aurez le temps de les organiser.

Autant le faire en amont pour vérifier qu’ils sont pertinents dès le début et qu’ils sont bien pertinents, les affiner et éventuellement pouvoir sélectionner dans un délai record, les mesures rectificatives appropriées. Profitez-en également pour automatiser tout ce que vous pouvez car il s’agit de gagner un maximum de temps si vous n’avez pas encore totalement repris votre activité. Si vous disposez de temps, vous pouvez également faire installer des procédures et fiches de postes que vous permettront de palier toutes les éventualités comme des départs par exemple. 

Travailler sur de nouveaux projets

Comme toute crise, de nouvelles opportunités se dégagent ainsi que nouvelles habitudes. Même si celle-ci relève du sanitaire, il faut bien constater qu’elle va transformer ces dernières dans de nombreux domaines. Si elles peuvent entrainer des changements dans votre activité ou votre manière de fonctionner, il y a également peut-être des facteurs de différenciation possibles qui viennent de naître alors autant en tenir compte. Des demandes connexes à votre activité peuvent ainsi être nées et vous pourrez peut-être en profiter. Tout simplement, vous pouvez disposer de plus de temps pour travailler sur des projets que vous aviez en tête et que vous n’avez jamais eu l’opportunité de lancer, faute de temps, alors autant vous y mettre tout de suite. 

Mettre de la valeur dans votre entreprise

S’il y a bien un moment de virage, c’est bien ce moment. Ils sont nombreux à se remettre en cause et à chercher à mettre plus de sens dans leur travail ou même dans leur vie. Il est peut-être temps pour vous de faire de même et de chercher un sens pour votre entreprise ou vous-même. Vous pouvez également prendre en compte que de nouvelles préoccupations se dégagent et que votre entreprise pourrait bien contribuer par exemple à la préservation de la planète ou encore à aider les plus faibles.

Tout est possible et autant faire partie de ceux qui influenceront positivement la suite. Ils sont beaucoup ainsi à repenser certaines solidarités ou pratiques. Le monde de demain reste celui que feront et les entrepreneurs restent en première ligne et déterminant. Il n’y a qu’à voir que quand l’économie s’arrête tout s’arrête pour se dire qu’il est peut-être temps d’agir, chacun à son niveau. 

Entrepreneur, un métier parfois frustrant

Si la frustration permet souvent d’avancer, il faut avouer que le métier dentrepreneur demeure parmi ceux qui peuvent vous frustrer plus qu’on ne l’imagine. Contrairement à ce que l’on peut imaginer de cette fonction, les dirigeants sont souvent confrontés à des résistances ou à des événements qui ne vont pas leur permettre de réaliser ce qu’ils souhaitent et finir frustrer. Zoom sur quelques moments de frustration commun. 

L’absence de moyens financiers

Il s’agit de l’une des raisons les plus communes de frustration. Vous bâtissez votre plan stratégique, détectez des opportunités gigantesques et faites les premiers tests. Tout semble parfaitement fonctionner. Oui mais vous ne pouvez lancer la suite faute de moyens. Vous devez attendre patiemment que les fonds arrivent, que votre capital se débloque, que vos fournisseurs vous paient, que votre levée de fonds arrive ou tout simplement que l’activité décolle. Vous vous retrouvez obligé d’attendre en espérant que la concurrence ne se précipite pas sur ce créneau porteur que vous ne pouvez saisir. La plupart des entrepreneurs tenteront alors de contourner la difficulté ou de se lancer sur une autre tâche en attendant. 

L’attente de la masse critique

Il s’agit d’un phénomène très fréquent , notamment en BTOC et dans les business liés à internet. Il est essentiel   que vous atteigniez une viralité ou un niveau de notoriété suffisant pour que l’on semble vous découvrir et que l’on commence à parler de vous. Le nombre d’utilisateurs tardent à monter et vous vous sentez fortement frustré par cette lenteur inhérente. Il est clair que l’attente semble interminable et que vous avez beau trouver de nouveaux moyens de faire parler de vous, cela prend du temps.

D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle certains n’hésitent pas à lever des fonds et à communiquer très largement dans les médias afin d’accélérer car l’attente peut être très longue. Ceci est d’autant plus difficile quand vous rencontrez un effet de palier, autrement dit que vous restez bloqué dans une zone invisible et que vous ne savez pas ce qui vous empêche de gravir cette dernière marche. 

Un contrat qui ne se signe pas

Vous avez convaincu le prospect et vous en êtes sûr qu’il va signer. Parfois certains contrats mettent une éternité malgré des process bien huilés à se concrétiser. Certains éléments font tarder une décision qui pourrait être bien prise en quelques minutes et vous attendez patiemment qu’une de vos offres portent ses fruits. Ce sentiment arrive souvent dans les collaborations entre grands groupes et petites structures qui n’ont pas la même notion du temps. Si les premiers voient sur le long terme, les nouvelles structures sont le plus souvent limitées dans l’attente. La frustration (et parfois la peur) est d’autant plus forte dans ce cas et il vous faudra prendre votre courage à deux mains et apprendre à relativiser pour continuer à lancer des actions qui se concrétiseront peut-être plus rapidement. 

Des mises en place très longues

Quand on est entrepreneur, la première frustration reste qu’une décision parfois prend du à devenir concrète. Ce n’est pas parce qu’on décide que tout se fait immédiatement. Si vous pouvez vouloir votre site internet et que vous en avez bien dessiné les contours, la réalisation peut parfois rencontrer des obstacles. Il en va de même dans tous les domaines, que l’on parle d’automatisation, de création de fichier client, de contacts clientèles … Entre la décision et la véritable implémentation, un moment qui peut paraître infiniment long peut se passer et qui reste source de frustration. Vous êtes alors à l’aguet tous les jours, ce qui ne vous aide pas à être patient. Créez donc vos systèmes de suivi et passez à autre chose. Attendre n’a jamais fait les choses se réaliser plus vite.

Globalement sur la frustration de l’entrepreneur

La frustration des chefs d’entreprise provient avant tout du fait que vous êtes décisionnaire. Or, elle provient de base des résistances à ce que vous avez décidé. Rien de plus normal donc d’éprouver couramment ce sentiment car celles-ci peuvent provenir autant de causes qui sont internes à votre entreprise qu’externes voire dues à vous-même.

Ce qu’il faut garder en tête lorsque l’on rencontre une frustration, c’est que les difficultés qui vont vous barrer la route seront nombreuses et c’est l’un des attributs de la fonction. Plutôt que de vous morfondre, vous devez donc transformer ces difficultés en challenges ou défis. Il s’agit de les surmonter et de les dépasser. Cette volonté de dépassement, plutôt que d’abattement, vous permettra parfois de trouver des solutions auxquelles personne n’a pensé ou d’être le premier à les mettre en place. Car finalement ce qui compte, ce n’est pas de rencontrer des difficultés mais bien d’arriver à les résoudre. 

La crise : bon moment pour entreprendre ?

Aujourd’hui, la pandémie nous incite à regarde de plus près la crise de 2008/2009/2010 même si l’origine de la crise actuelle ne semble rien avoir de commun avec elle. Et pourtant si l’on regarde on se rend compte que c’est à ce moment que l’entrepreneuriat a pris son envol permettant la création de milliers d’entreprises, permettant aux salariés de quitter le chômage et de construire leur emploi, donnant une véritable bouffée d’oxygène au carcan habituel. On peut se demander s’il n’en sera pas de même de la crise du coronavirus avec cette soif de créer un monde nouveau avec de nouvelles valeurs.

« Les périodes de crises sont-elles propices aux entrepreneurs »

Autopsie d’une crise 

Au début 2009 : la crise financière est belle est bien devenue économique, réelle. Partout on parlait de fermetures d’usines, de licenciements, de gel du crédit et de perte de confiance des investisseurs, des chefs d’entreprise et des ménages.

La France n’échappait à la récession que de quelques dixièmes de points et l’on savait déjà que les prévisions, déjà faibles, de croissance seront certainement revues à la baisse. C’est dans ces temps bien troublés que s’est déroulé dans un enthousiasme non dissimulé, les 4 et 5 février, le Salon des Entrepreneurs (et pour l’occasion celui de l’auto-entrepreneur).

Méthode Coué pour combattre cette crise de confiance généralisée ou simple constat que le salut pourrait bien venir de ces gens un peu fous, ces doux-dingues que sont les entrepreneurs ?

Début 2009 : une situation sombre

La situation était en effet bien sombre : l’année 2008 battait un record en matière de défaillance d’entreprises, à un niveau jamais atteint depuis 1991. On avait vu dans le même temps une accélération brutale des défaillances en fin d’année (source Altares).

Tout semblait conjugué pour freiner le développement des jeunes pousses déjà créées et renvoyer les entrepreneurs en herbe à la rédaction de leurs business-plans : crédit en panne, investisseurs frileux, ambiance morose chez les ménages et dans les entreprises, pouvoir d’achat en berne, imprévisibilité des marchés, sentiment partagé que l’on n’avait pas encore connu le pire

Il fallait s’armer d’une bonne dose de pensée positive pour ne pas vouloir se calfeutrer bien au chaud, en attendant que ça passe. Au chapitre des préoccupations de l’entrepreneur, le ralentissement économique, déjà très perceptible dans les secteurs du transport, de l’immobilier ou du tourisme, tient une place de choix.

La crise a mis à mal les modèles économiques peu solides et non rentables rapidement.

Elle a aussi mis en lumière la nécessité de très vite assurer un chiffre d’affaires et des marges suffisants lors de la phase d’amorçage. Le ralentissement attendu de la consommation et la question très présente du pouvoir d’achat n’auguraient en cela rien de bon : vendre allait devenir une des clés de la survie.

Créer ou se développer nécessite des fonds et c’est en grande partie là que le bât blesse.

Le crédit se grippe réellement malgré les milliards d’euros mis à la disposition des banques et le contrôle souhaité des agissements des banques par les Préfets au niveau local n’est pas totalement rassurant. Les banquiers, en temps normal déjà forts prudents avec les projets nouveaux, vont faire encore plus attention à leurs choix de prise de risques. En parallèle de ce durcissement des conditions de prêt, la durée d’instruction des dossiers sera rallongée. Et en prime, le coût du crédit pouvait augmenter de plusieurs points de base dans les prochains mois.

Des investisseurs privés plus frileux

La situation n’est pas plus rose côté investisseurs privés, malgré le succès de la loi TEPA et de la défiscalisation de l’ISF, où l’on s’attend également à un coup de frein ainsi qu’à des valorisations bien moins généreuses que lors des deux dernières années. Les investisseurs privés (businessAngels, capital-risque), échaudés par l’état général du marché et par quelques prises de participations aujourd’hui fortement dévaluées, se rabattront sur les meilleurs projets, déjà (ou rapidement) rentables, portés par des équipes solides.

Difficile donc de trouver l’oxygène nécessaire pour faire grandir sa jeune pousse lorsque les clients, les banquiers et les investisseurs deviennent frileux !

De nouvelles opportunités

Pourtant, de nouvelles opportunités étaient déjà en train d’apparaître, et la création d’entreprise pourrait bien ressortir grandie de toute cette période.

Tout d’abord, les pouvoirs publics se mobilisaient vraiment, remettant les TPE / PME au centre du jeu.

D’ailleurs, d’après un sondage OpinionWay – Journées des Entrepreneurs, 97 % de la population voit dans le développement des petites entreprises le meilleur moyen de sortir de la crise. Le coup de projecteur sur la nécessité de ne pas geler le financement des PME est en ligne avec ce sentiment.

Les réformes se multiplient également pour transformer la France en pays d’entrepreneur : loi TEPA, statut d’auto-entrepreneur, suppression envisagée de la taxe professionnelle, simplification voulue du code du travail et peut-être reprise de la réflexion sur un Small Business Act à la française.

Le financement classique – bancaire ou privé – devenant plus difficile, de nouvelles formes apparaissaient.

S’il reste de l’argent pour financer PME et startups, il ne se trouve plus forcément au même endroit. La loi TEPA a dans ce cadre totalement joué son rôle et l’on a dépassé le milliard d’euros collectés sur 2008. Longtemps à la traîne en Europe pour le nombre de ses Business Angels, la France rattrape désormais très rapidement son retard. Et si cela ne suffisait pas, on voit également naître aujourd’hui de nouvelles plateformes Internet facilitant la rencontre entre investisseurs et entrepreneurs : Oséo Capital PME ou le site privé capangel.com pour ne citer qu’eux.

Côté business, tous les secteurs ne sont pas touchés de manière égale : le low-cost a ainsi la cote, tout comme tous les services permettant de consommer à moindre coût. Il existe donc bien des secteurs à investir pour des entrepreneurs astucieux et opportunistes.

Les entreprises à succès naissent dans les crises

Il ne faut pas oublier enfin que de nombreuses sociétés à succès se sont lancées par temps de crise, en étant plus prudentes et construisant sur la durée leur réussite. Même dans la communication, habituellement un des secteurs les plus rapidement touchés – les budgets marketing et publicité servant de variable d’ajustement – les entreprises vont vouloir se différencier de leurs concurrents et créer ainsi une nouvelle demande.

En tant de crise, on en revient aux recettes qui ont fait leurs preuves : un seul maître mot, donc, pour les nouveaux venus : être innovants, dans leurs produits et services mais également dans la façon de les vendre, de s’organiser et de s’adapter à cette période de turbulence. Oser n’a jamais été autant à l’ordre du jour !

Article par Guilhem Bertholet
Directeur de l’Incubateur HEC
www.guilhembertholet.com/blog

Que critique-t-on dans les nouveaux business model ?

Les nouveaux business model ont le vent en poupe et attire de nombreux investisseurs notamment dans les start-ups françaises qui connaissent un engouement sur la scène internationale. Les levées de fonds ont des montants de plus en plus élevés et le succès semble au rendez-vous. Cependant, certaines critiques émergent qui mettent en avant un dysfonctionnement qui pourrait bien être réel.

Des entreprises qui ne font plus de bénéfices

Le nombre de cas d’entreprises, qui ne font jamais de bénéfices et qui enchaînent des pertes qu’on pourrait même dire record chaque année, explose. Ces entreprises ne survivent que grâce à l’apport toujours important de capitaux et il semble parfois qu’elles n’ont même pas trouvé de business model viable encore aujourd’hui, des dizaines d’années après leur lancement. La logique est relativement simple : il s’agit du fameux « Winner Take All » autrement dit que le premier arrivé sur le marché remporterait l’ensemble de celui-ci. Pourquoi pas pourrait-on se dire à la limite en pensant de la manière suivante : inspiré de grandes Success Story qui ont mis en avant d’abord la capacité à drainer de l’utilisateur comme Google ou encore Facebook puis à gagner de l’argent, le concept peut séduire. Sauf qu’il semble que le business model n’arrive jamais et on peut se demander si ce sera le cas un jour.

En attendant, ces sociétés jouent souvent avec la guerre des prix contre des acteurs qui eux respectent le fait de gagner de l’argent et elles ne font au final que faire de la vente à perte même si elle n’est pas caractérisée comme telle. Sous prétexte de l’atteinte d’un point mort dont on ne voit pas la fin, elles pratiquent des prix très bas et perdent de l’argent. Rappelons que la vente à perte est interdite et qu’il semble juste qu’elles contournent la difficulté sous prétexte d’être dans le service. Bref une manière de faire plus que douteuse et qui pourrait rappeler des manières de procéder anticoncurrentielles. 

Des business model basés sur du faux entrepreneuriat

Si certains business model sont bâtis sur une véritable volonté d’indépendance, force est de constater que les nouveaux sont conçus pour, non répondre à une volonté d’indépendance ou de liberté, mais tout simplement par obligation. Ces sociétés semblent se baser sur un entrepreneuriat plus ou moins forcé afin de trouver du boulot qui ne fait que prendre l’apparence d’un choix et qui finalement remplace des métiers qui existaient déjà auparavant sous forme salariale avec de meilleures conditions au profit de ce qui ressemble à de l’exploitation. Il s’agit tout simplement d’utiliser des mots différents et de donner un semblant de liberté sous prétexte d’offrir un service alors que celui qui réalise le service semble clairement sous les ordres de la société en question. 

Quelle en est la raison ?

Sauf que le principe d’une personne qui devient indépendante est, qu’en général, elle se retrouve mieux payée de cette manière que si elle n’était salariée afin de couvrir les charges mais surtout parce qu’elle absorbe la majorité des gains. La contrepartie de ce surplus est en général de couvrir le risque. 

Or, aujourd’hui les plateformes, dont nous parlons dans cet article, ne déleste pas l’indépendant de contraintes externes sauf celle de l’apport de clients mais a contrario, elles imposent bon nombre de règles à l’apport client qui ressemble très étrangement à un pouvoir de direction. On pensera à la livraison ou encore à bon nombre de plateformes VTC et on peut se demander comment elles comptent évoluer même si rappelons-le tout le monde dans ce domaine n’est pas concerné. 

On comprend qu’elles rendent un service qui peut être utile et qu’elles existent dans certains cas comme là où d’autres solutions alternatives n’existent pas comme le covoiturage par exemple. Ce dernier n’existerait probablement pas sans ce type de plateforme. En revanche, dans des métiers qui préexistaient, la question peut réellement se poser et interroge sur la destruction d’emplois plutôt que la création d’emplois. 

L’absence de production d’un service en soi / de produits

Ce qui commence de plus en plus à être critiqué en dernier point dans les nouveaux business model, c’est que finalement bon nombre de ses business models sont basés sur du vide. Autrement dit, qu’ils ne font rien en eux-mêmes à part rendre service à ceux qui font la prestation. Ils ne produisent aucun des produits, n’ont aucun stock et ne produisent rien de la prestation finale. Ils représentent des interfaces vides.

Si cela ne choque pas dans un premier temps, il faut considérer qu’aujourd’hui ce sont ce type de business models, qui semble gagner le plus d’argent et qui peut choquer au final, reste de se dire que ceux qui produisent la prestation ou le produit ne captent qu’une valeur résiduelle de la somme totalement payée et non l’inverse. Pourtant sans ceux qui réalisent le produit ou la prestation, l’autre n’aurait aucune raison d’exister. Un phénomène qui entraîne des critiques que chacun pourra apprécier selon la situation où il se trouve.

Du marketing alternatif pour ma petite entreprise ?

Le marketing alternatif se veut être une communication originale. Son objectif est de prendre en compte les de la vie quotidienne afin de marquer l’esprit du consommateur : sac à shopping, image sur un camion ou une voiture…et bien sûr de faire des campagnes « buzz ». Est-ce que toutes les entreprises peuvent se permettre d’utiliser le marketing viral ? Une vraie question !

Ne pas confondre marketing alternatif avec marketing viral

Le marketing viral consiste à faire circuler une vidéo publicitaire sur le web et à la propager au plus grand nombre. Il fait l’objet d’un mythe parmi les entreprises. Or, il y a très peu d’annonceurs qui ont réussi à toucher le grâle du marketing viral et à devenir célèbre en touchant toute la planète pour un coût quasi-nul. Il faut dire que ce type de marketing ne peut fonctionner que dans le cas d’entreprises positionnées sur des secteurs bien particuliers. La « viralité » repose généralement sur le trash, le gore, le bizarre, l’extraordinaire, le côté sexy ou l’humour. Toutes les marques ne peuvent donc pas se le permettre. Une marque de sport de glisse par exemple se prête bien à cet esprit, par contre, c’est plus délicat quand vous vendez du software ou bien des yaourts !

Les formes du marketing alternatif utilisable par les PME

Les PME ont tout intérêt à créer une relation forte avec leur cœur de cible et à faire en sorte que celui-ci ou leurs premiers clients deviennent des ambassadeurs de leur marque. Dans le cas des PME, nous avons plutôt tendance à parler de marketing de recommandation, donc pyramidal. L’idée de base est de faire en sorte que les clients potentiels puissent tomber sur l’entreprise au moment où elle recherche des informations liées à l’activité de l’entreprise.

Le marketing online, c’est-à-dire les efforts de l’entreprise pour être bien référencée sont alors prépondérants. L’idéal pour les petites entreprises est d’investir Internet au travers de différents canaux. Il est indispensable que celles-ci conservent un site corporate sérieux et, parallèlement, créent des blogs dans lesquels elles se dévoilent, parlent de la vie de l’entreprise et de leurs projets. L’entreprise a tout intérêt à s’exprimer d’une autre voix, à se montrer de l’intérieur et à faire, ainsi, passer ses valeurs et son état d’esprit. Cela crée de fortes connections émotionnelles avec le consommateur. Le blog permet également d’améliorer le référencement naturel de l’entreprise. L’entreprise peut aussi songer à investir les outils communautaires tels que Facebook ou twitter.

Bien se servir des blogs pour faire connaître son entreprise

Un Blog efficace est celui qui développe une image sympathique de l’entreprise. Les clients consomment plus volontiers les produits d’une entreprise qui leur paraît chaleureuse et décalée. L’animation d’un blog demeure cependant un travail de longue haleine et quotidien. Il faut, en effet, l’alimenter régulièrement et informer le réseau via une newsletter, sans être non plus trop intrusif. Tous les clients de Tribeca par exemple ont connu l’entreprise grâce à leurs blogs et aux newsletters qu’ils transfèrent chaque mois et qui sont forwardés par leurs abonnés à leurs contacts. Désormais, il vous reste à agir.

Management à la cool : pas qu’une apparence

Si on symbolise souvent le management à la cool par une table de babyfoot ou encore un flipper, le management à la cool est loin de n’être qu’une histoire de posséder une salle de jeux. De nombreuses entreprises, arborant les signes du bien-être, n’ont pas forcément compris qu’il ne s’agit pas juste de créer une pièce mais bien de mettre en place un management qui soit totalement différent et qui prenne en premier lieu compte du bien-être du salarié.

La confiance avant en tout.

Le véritable symbole du management à la cool ou des entreprises où il fait bon vivre, réside d’abord dans la confiance accordée à chaque salarié. Il s’agit en réalité de leur donner des conditions de travail qui sont peu ou proues celles du chef d’entreprise à savoir liberté des horaires et de présence dans l’entreprise en grande partie. Le premier motif de bien-être étant cette capacité à choisir et à pouvoir s’organiser librement en fonction notamment de ses impératifs personnels tels qu’un enfant qui serait malade ou un encore l’attente du plombier pour réparer une fuite d’eau.

Cette confiance se traduit par l’absence de contrôle des moyens employés par les salariés pour accomplir leur mission au quotidien. Bien sûr, l’absence totale de contrôle n’est pas une réalité car il s’agit avant tout de remplir des objectifs et, en cas de non-atteinte, il faut bien analyser le pourquoi et ce qui s’est révélé un facteur bloquant dans la réussite. Il s’agit finalement de responsabiliser chacun à sa mission en pensant que la liberté n’engendre pas forcément de l’abus et que les salariés quand ils sont véritablement libres peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes à partir du moment où il existe un sens à leur action. 

La mission de l’entreprise et ses valeurs

Dans les entreprises où il fait bon vivre, inutile de vous dire que les valeurs ainsi que la mission de l’entreprise est la clef. Tout simplement parce qu’il s’agit avant tout de mettre du sens au travail de chacun et de pouvoir constater sa contribution à la réalisation de cette dernière. Il n’exécute plus seulement un travail pour recevoir un salaire mais vous partagez un but commun qui va bien au-delà de la réalisation d’un simple chiffre d’affaires. Si vous voulez qu’une personne se sente bien dans l’entreprise, elle doit évidemment réaliser une mission qui est en concordance avec ses valeurs. Il est d’ailleurs impossible qu’un salarié se sente bien si ses actions sont en contradiction avec ses valeurs, ce qui arrive souvent dans le domaine de la finance. 

Une ambiance qui doit refléter le bien être

Alors, certes une belle décoration, des lieux de détente, des espaces colorés et variés ou encore qui ressemblent à la maison, ce n’est pas négligeable. Il est reconnu depuis longtemps que le lieu de travail contribue au bien-être et il faut se l’avouer des bureaux austères ne donnent pas forcément envie de venir travailler. La plupart des entreprises ont revu leurs aménagements avant le confinement et vont devoir d’ailleurs résoudre ce casse-tête de préserver une ambiance chaleureuse avec des règles de confinement strictes.

Il en sera d’ailleurs de même pour le management qui va se retrouver face à une préoccupation réelle. Mettre à disposition tout ce qui est nécessaire au bien- être matériel des salariés reste évidemment gage de confort comme le café, le thé, l’eau, la possibilité de faire chauffer ses plats au travers d’une cuisine par exemple, des salles de réunion modulables ou encore des espaces de travail qui peuvent s’adapter à la tâche du jour. 

Mais surtout du management ! 

La première raison qui fera de votre entreprise à la cool reste l’ambiance qui se crée entre vos salariés et en premier lieu votre manager. Celle-ci se traduit dès l’arrivée du nouveau collaborateur qui doit véritablement s’intégrer aux équipes et comprendre rapidement les rouages de l’entreprise. Un salarié qui serait perdu ne peut pas se sentir bien et il fallait parfois dans certaines entreprises des années pour comprendre qui faisait quoi. Aujourd’hui, les sessions d’accueil sont bien organisées dans les entreprises où il fait bon vivre et les échanges interservices favorisés pour assurer une bonne compréhension de la fonction de chacun ainsi que les règles de fonctionnement de chaque service. 

Au-delà de l’arrivée du collaborateur, c’est bien l’ambiance et autrement dit l’entente avec l’équipe qui reste primordiale pour chacun. Il s’agit donc de recruter et de former des équipes susceptibles de bien fonctionner ensemble et qui ont juste cet état d’esprit car impossible de faire du management à la cool dans une ambiance délétère même si vous pouvez insuffler de la bonne humeur en tant que manager. Les séances de team building, les séminaires ou encore les sorties sont ainsi favorisées pour permettre le développement de liens entre chaque individu même s’il faut bien constater que les prochaines semaines risquent d’être fort complexes pour les managers qui devront gérer ceux qui ont peur et souhaitent mettre des distances et la création d’une ambiance bon enfant. 

La bienveillance avant tout 

Si une valeur doit bien être communiquée pour qu’un esprit à la cool se diffuse au sein des équipes, c’est celle de la bienveillance qui va de pair avec l’empathie. Il s’agit que l’ensemble des managers, voire mieux l’ensemble des équipes, soit dans cet état d’esprit. S’il ne faut pas non plus tout excuser, la justesse doit être au rendez-vous et la compréhension d’une situation en fait partie. Il est primordial de comprendre votre salarié qui se trouvent face à des décisions qui lui semblent parfois prises subjectivement. 

De la même manière, les salariés doivent pouvoir prendre des initiatives et faire des erreurs. Déjà, parce que si vous ne tentez rien, vous ne risquez pas de réussir et que les initiatives génèrent généralement une appropriation du projet. Celle-ci engendre l’enthousiasme et permet au salarié de dépasser son simple cadre dans l’exécution d’une tâche mais fait appel à un panel beaucoup complet de leurs compétences. Le collaborateur effectue alors avec un autre esprit son travail et se sent en général beaucoup moins limité dans son apport. Le droit à l’échec est donc naturellement un des pendant de ce type de management. 

Pourquoi ne peut-on plus manager comme autrefois ?

On entend souvent parler de la génération X, Y ou Z quand on parle de management et qu’il faudrait avoir changé de style pour s’occuper des nouveaux arrivants qui auraient une mentalité bien distincte de la nôtre. Si leur manière de fonctionner est différente notamment par l’utilisation bien ancrée des nouvelles technologies, c’est en réalité l’ensemble de l’entreprise qui a changé.

De métiers industriels vers le tertiaire : la mesure différente de la productivité

Le premier constat est que les métiers ont fortement évolué ces dernières années et ce n’est pas le fruit du hasard. Tout d’abord, les diverses tendances politiques ont œuvré afin que la France devienne de plus en plus un pays et de l’innovation et qui dit innovation dit utilisation des nouvelles technologies. Le pays a évolué vers des métiers de plus en plus « intellectuels » avec pour première conséquence des études qui sont de plus en plus longues pour les jeunes.

Les métiers sont vite sortis du cadre industriel classique et la délocalisation de nombreuses usines dans divers pays du monde a contribué à l’apparition de nouveaux métiers. Pour s’adapter à ceux-ci, il a fallu mettre en place un management opérationnel, tout simplement car la productivité dans le monde industriel n’est pas la même que dans l’intellectuel. Les repères pour manager ont donc changé et l’heure de travail n’est plus devenue la norme pour prendre en compte l’implication d’un salarié.

L’impossibilité de contrôler par les nouvelles technologies

L’arrivée des nouvelles technologies dans les entreprises, qui ont permis à chacun de disposer d’ordinateur connecté par internet ainsi que des Smartphones, a entrainé que la durée de présence dans l’entreprise a perdu de sa signification. Il est devenu possible de faire ce que l’on veut d’où l’on veut et le contrôle à l’ancienne n’est aujourd’hui clairement plus possible. De nombreuses décisions et des arrêts rendus par les tribunaux, les cours d’appels ainsi que la cour de cassation sont aussi venus établir une jurisprudence sur l’utilisation des multiples outils pendant les périodes de travail.

Et il faut dire que la possibilité de les utiliser à titre privé a mis à mal les méthodes traditionnelles de management. Le contrôle en temps réel de la production est quasiment devenu impossible mais d’abord pour une raison autre et simple : la concentration ne peut pas durer le même temps et les métiers ne sont plus physiques. Le management a donc dû constater que la présence ne signifiait plus rien et des débats sur le présentisme inutile sont apparus. 

L’apparition d’une quête de sens pour parer l’incertitude

Au fur et à mesure que l’économie est apparue de plus en plus irréelle et fondée sur un mécanisme qui échappe au contrôle de tout le monde, l’avenir est devenu plus qu’incertain pour de nombreux jeunes. Si autrefois, on pouvait se prévaloir d’être depuis des générations dans une entreprise ou dans un corps de métiers, la mutation rapide de l’écosystème et des métiers a vite mis fin à la visibilité que nous avions des métiers. Et qui dit incertitude sur son avenir dit quête de sens. Les jeunes générations ont naturellement été les premières concernées puisqu’il est devenu impossible de se projeter.

Le premier réflexe a ainsi été de se tourner vers les grands groupes mais leur capacité à s’adapter rapidement et l’arrivée de nouveaux challengers prenant leur place à vitesse grand V a rapidement fait douter du raisonnement. Les salariés ont alors cherché à trouver du sens à leur action de tous les jours, à défaut de pouvoir se projeter dans l’avenir. 

La notion de temps comme changement fondamental

Le réflexe est alors devenu de se tourner vers les start-ups qui évoluent dans un monde très dynamique. Et si tout a changé, c’est bien parce que les petites entreprises n’évoluent pas dans le même « temps » que les grandes. Les challengers se doivent d’être agiles et de mettre en place rapidement les changements alors que les grandes entreprises ont tendance à en mesurer l’impact et à tourner dans des mécanismes bien huilés mais qui prennent du temps. Le management s’en est trouvé profondément bouleversé avec un nouveau rapport au temps et à la hiérarchie. Les grandes entreprises ont également cherché à accélérer leur processus et le management par projet a ainsi connu son essor remettant en cause l’ensemble des structures hiérarchiques traditionnelles et manière de fonctionner.

La structure ?

Pour aller encore plus vite, les petites structures ont fait éclater la hiérarchie et ont prôné la prise de risque. Et il faut dire que manager dans une structure pyramidale est fortement distinct de le réaliser dans les nouvelles entreprises, ne serait-ce que par le niveau de délégation accordée. Ensuite, la tendance a été d’inverser celle-ci avec « celui qui fait, c’est lui qui fait ». La base est donc devenue la source de changement avec notamment un client roi qui est même par la suite devenu acteur. Les patrons visionnaires comme Steve Jobs s’effacent petit-à-petit au profit de ceux aux petits soins pour les clients (comme le montre assez symboliquement Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, qui ne prendrait même plus le temps de choisir ses teeshirts et qui achèterait toujours le même) ou encore ceux qui travaillent pour un avenir collectif meilleur. 

Il est clair que l’autonomie, le rapport au temps horaire ou au changement, la séparation vie professionnelle/privée, le fait d’avoir du sens dans son travail ou l’utilisation des nouvelles technologies, a profondément modifié la manière de manager qui ne pouvait se caler sur une ancienne, jugée aujourd’hui beaucoup trop stricte pour encadrer les nouvelles pratiques.