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Management à la cool : pas qu’une apparence

Si on symbolise souvent le management à la cool par une table de babyfoot ou encore un flipper, le management à la cool est loin de n’être qu’une histoire de posséder une salle de jeux. De nombreuses entreprises, arborant les signes du bien-être, n’ont pas forcément compris qu’il ne s’agit pas juste de créer une pièce mais bien de mettre en place un management qui soit totalement différent et qui prenne en premier lieu compte du bien-être du salarié.

La confiance avant en tout.

Le véritable symbole du management à la cool ou des entreprises où il fait bon vivre, réside d’abord dans la confiance qui est donnée à chaque salarié. Il s’agit en réalité de leur donner des conditions de travail qui sont peu ou proues celles du chef d’entreprise à savoir liberté des horaires et de présence dans l’entreprise en grande partie. Le premier motif de bien-être étant cette capacité à choisir et à pouvoir s’organiser librement en fonction notamment de ses impératifs personnels tels qu’un enfant qui serait malade ou un encore l’attente du plombier pour réparer une fuite d’eau. Cette confiance se traduit par l’absence de contrôle des moyens employés par les salariés pour accomplir leur mission au quotidien. Bien sûr, l’absence totale de contrôle n’est pas une réalité car il s’agit avant tout de remplir des objectifs et, en cas de non-atteinte, il faut bien analyser le pourquoi et ce qui s’est révélé un facteur bloquant dans la réussite. Il s’agit finalement de responsabiliser chacun à sa mission en pensant que la liberté n’engendre pas forcément de l’abus et que les salariés quand ils sont véritablement libres peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes à partir du moment où il existe un sens à leur action. 

La mission de l’entreprise et ses valeurs

Dans les entreprises où il fait bon vivre, inutile de vous dire que les valeurs ainsi que la mission de l’entreprise est souvent mise en avant. Tout simplement parce qu’il s’agit avant tout de mettre du sens au travail de chacun et de pouvoir constater sa contribution à la réalisation de cette dernière. Il n’exécute plus seulement un travail pour recevoir un salaire mais vous partagez un but commun qui va bien au-delà de la réalisation d’un simple chiffre d’affaires. Si vous voulez qu’une personne se sente bien dans l’entreprise, elle doit évidemment réaliser une mission qui est en concordance avec ses valeurs. Il est d’ailleurs impossible qu’un salarié se sente bien si ses actions sont en contradiction avec ses valeurs, ce qui arrive souvent dans le domaine de la finance. 

Une ambiance qui doit refléter le bien être

Alors, certes une belle décoration, des lieux de détente, des espaces colorés et variés ou encore qui ressemblent à la maison, ce n’est pas négligeable. Il est reconnu depuis longtemps que le lieu de travail contribue au bien-être et il faut se l’avouer des bureaux austères ne donnent pas forcément envie de venir travailler. La plupart des entreprises ont revu leurs aménagements avant le confinement et vont devoir d’ailleurs résoudre ce casse-tête de préserver une ambiance chaleureuse avec des règles de confinement strictes. Il en sera d’ailleurs de même pour le management qui va se retrouver face à une préoccupation réelle. Mettre à disposition tout ce qui est nécessaire au bien- être matériel des salariés reste évidemment gage de confort comme le café, le thé, l’eau, la possibilité de faire chauffer ses plats au travers d’une cuisine par exemple, des salles de réunion modulables ou encore des espaces de travail qui peuvent s’adapter à la tâche du jour. 

Mais surtout du management ! 

La première raison qui fera de votre entreprise à la cool reste l’ambiance qui se crée entre vos salariés et en premier lieu votre manager. Celle-ci se traduit dès l’arrivée du nouveau collaborateur qui doit véritablement être intégré aux équipes et comprendre rapidement les rouages de l’entreprise. Un salarié qui serait perdu ne peut pas se sentir bien et il fallait parfois dans certaines entreprises des années pour comprendre qui faisait quoi. Aujourd’hui, les sessions d’accueil sont bien organisées dans les entreprises où il fait bon vivre et les échanges interservices favorisés pour assurer une bonne compréhension de la fonction de chacun ainsi que les règles de fonctionnement de chaque service. 

Au-delà de l’arrivée du collaborateur, c’est bien l’ambiance et autrement dit l’entente avec l’équipe qui reste primordiale pour chacun. Il s’agit donc de recruter et de former des équipes susceptibles de bien fonctionner ensemble et qui ont juste cet état d’esprit car impossible de faire du management à la cool dans une ambiance délétère même si vous pouvez insuffler de la bonne humeur en tant que manager. Les séances de team building, les séminaires ou encore les sorties sont ainsi favorisées pour permettre le développement de liens entre chaque individu même s’il faut bien constater que les prochaines semaines risquent d’être fort complexes pour les managers qui devront gérer ceux qui ont peur et souhaitent mettre des distances et la création d’une ambiance bon enfant. 

La bienveillance avant tout 

Si une valeur doit bien être communiquée pour qu’un esprit à la cool se diffuse au sein des équipes, c’est celle de la bienveillance qui va de pair avec l’empathie. Il s’agit que l’ensemble des managers, voire mieux l’ensemble des équipes, soit dans cet état d’esprit. S’il ne faut pas non plus tout excuser, la justesse doit être au rendez-vous et la compréhension d’une situation en fait partie. Il est primordial de comprendre votre salarié qui se trouvent face à des décisions qui lui semblent parfois prises subjectivement. 

De la même manière, les salariés doivent pouvoir prendre des initiatives et faire des erreurs. Déjà, parce que si vous ne tentez rien, vous ne risquez pas de réussir et que les initiatives génèrent généralement une appropriation du projet. Celle-ci engendre l’enthousiasme et permet au salarié de dépasser son simple cadre dans l’exécution d’une tâche mais fait appel à un panel beaucoup complet de leurs compétences. Le collaborateur effectue alors avec un autre esprit son travail et se sent en général beaucoup moins limité dans son apport. Le droit à l’échec est donc naturellement un des pendant de ce type de management. 

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