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Entrepreneur : comment détecter les malaises des collaborateurs ?

Entrepreneur : comment détecter les malaises des collaborateurs ?

Un bon manager est celui qui se fait facilement comprendre par ses salariés mais qui sait également les comprendre. Au sein de votre entreprise, peu importe la situation, vous serez certainement confronté à des salariés qui passent par des situations embarrassantes ou difficiles et où vous devrez faire preuve d’empathie. Ce n’est pas parce que vous déclarez quelque chose que vos collaborateurs seront forcément d’accord avec vous ou adhérerons à votre décision aussi bonne soit-elle. Prenez le réflexe de détecter une situation où le malaise s’installe en sachant détecter les gestes qui montrent que votre employé ressent un malaise. Plus tôt vous saurez décrypter et détecter les malaises des collaborateurs, plus vite vous règlerez le problème.

La main gauche dans la poche

Lorsque l’un de vos employés ou de vos collaborateurs externes est face à une tâche difficile qu’il ne sait pas résoudre, il a tendance à placer la main gauche dans sa poche « inconsciemment ». La personne adopte ce geste seulement quand il ne sait plus comment faire ou qu’il pense qu’il ne pourra plus résoudre le problème. Il se peut également qu’il mette ses mains sous une table ou sur ses cuisses, ce qui pourrait signifier qu’il a de la difficulté à réaliser ce qu’il fait ou encore qu’il se trouve dans une impasse professionnelle et qu’il cherche l’auto-contact pour se rassurer. Lorsque vous voyez ce signe, n’hésitez pas à vous enquérir auprès de votre collaborateur s’il ressent une difficulté pour cette tâche.

Les jambes croisées l’une par-dessus l’autre.

Bien entendu, cette posture n’implique pas forcément quelque chose et peut demeurer simplement une manière de s’asseoir. Pourtant, souvent les personnes qui n’arrivent pas à suivre adoptent cette gestuelle. Elle est parfois facile à repérer si vous vous tenez sur une estrade mais la tâche sera un brin difficile si vous êtes attablés dans une salle de réunion. Comme vous représentez le personnage le plus important de l’organisation, l’incompréhension de votre audience peut les mener au stress. Il faut y veiller ! N’hésitez pas à vous interrompre et à demander à votre auditoire si vous êtes bien compréhensible en mettant en avant que c’est vous qui communiquez peut-être mal l’information. N’hésitez pas à reformuler au besoin et à prendre en compte que généralement seulement votre auditoire peut retenir seulement deux messages.

Se pincer le nez

Si les personnes commencent à se pincer le nez, vous devez comprendre tout de suite que la personne doute vraiment de sa capacité de compréhension et qu’ils n’ont rien compris à ce que vous avez dit, qu’il s’agisse de consignes ou de propositions sur un projet. Vous devez immédiatement simplifier votre message voire en faire une répétition jusqu’à qu’ils arrêtent de faire le geste. N’hésitez pas à évoquer que le sujet peut être difficile à comprendre et que vous allez donner plusieurs exemples pour illustrer votre propos.

Le corps qui se replie

Cette posture est souvent due à un malaise quand une idée ou un comportement ne convient pas à votre collaborateur. Non seulement ce dernier se sent mal à l’aise, mais il dégage aussi des émotions variées qui traduisent un embarras certain. Cela se confirmera sans aucun doute si vous sentez qu’à un certain moment, la personne dissimule ce malaise par la déglutition ou qu’elle se penche constamment sur sa chaise. À ce moment, la personne n’est pas prête à se confier ou elle peut penser que ce n’est pas encore le bon moment d’aborder tel ou tel sujet. N’hésitez pas dans ce cas à indiquer votre disponibilité après la réunion afin qu’elle puisse vous faire part de son sentiment.

Les paupières qui papillonnent

Lorsque votre collaborateur ou votre employé pense que vous avez tort et notamment s’il essaie de vous convaincre du contraire, il commence à être tendu et il ne sait plus quoi faire. Ses paupières peuvent se mettre à cligner énormément. Cela se confirme généralement si vous voyez que la personne ferme la bouche. Il s’agit d’un signe inconscient qui montre que l’interlocuteur ne souhaite pas dire la vérité et retient ses propos mais qu’il pense que vous n’êtes pas dans le juste. N’hésitez pas à adopter une posture d’écoute maximale dans ce genre de cas afin de comprendre pourquoi il le pense. Après tout, vous n’avez pas forcément raison et il pourra vous faire comprendre certaines objections naturelles au pire des cas. 

Employé ou client, où placer sa priorité

Employé ou client

 « Les employés d’abord, les clients ensuite…», cette réflexion émane de Vineet Nayar. Grâce à cette philosophie, cet ancien PDG de HCL Technologie a eu le titre du « manager le plus moderne du monde » pendant l’année 2012. Alors que les entreprises cherchent les meilleurs moyens pour « gagner plus et dépenser moins », ce dernier a opté pour une solution un peu différente. Alors que la plupart des autres entreprises faisaient durement face à la crise, il avait pu tripler son chiffre d’affaires.

Une pyramide qui peut être renversée

On dit souvent que le client est roi. Si cet adage fait souvent croire qu’il s’agit d’une vérité absolue, il faut constater que ce n’est pas la seule manière de faire. En effet, ce sont les salariés qui peuvent être privilégiés aux clients. Selon Vineet Nayar, ce sont eux qui créent la valeur de l’entreprise.

Il part d’un constat simple. Pendant l’année 2005, la société HCL Technologies semblait avoir du succès. Elle avait une croissance de 30%, un élargissement dans le marché mondial ainsi que la création de nombreux services. Vue de l’extérieur, la société allait donc merveilleusement bien, et pourtant, cela n’était pas le cas. La concurrence sur le marché était très rude. La société commençait à perdre des parts de marché, avec une notoriété qui faiblissait ainsi que ses capacités à innover.

Ils ont donc cherché des solutions jusqu’à arriver à la conclusion que les solutions ne pouvaient venir que des employés. En l’occurrence, on voit bien que la valeur de la société n’est donc, dans cette manière de penser, basée ni sur la technologie, ni sur les clients. En fait, elle est dans la main des employés. Pour cela Vineet Nayar avance que ce sont eux qui trouvent les solutions aux problèmes. Enfin, l’entrepreneur a choisi de leur donner toute sa confiance.

Passer au changement

Pour ne donner qu’un exemple pour implanter ce nouveau paradigme dans l’entreprise : HCL Technologie a commencé par changer tout le système managérial au sein de l’entreprise. Pour ce faire, ils ont commencé par chercher les sources des problèmes dans le management et mettre en avant les points à améliorer dans l’entreprise. Ainsi, le dirigeant a favorisé les discussions ouvertes, les partages d’idées. Il a répandu l’idée que chaque employé avait besoin de changement. Des perspectives d’avenir ont été partagées. Des actions ont ensuite été mises en place. L’autonomie était accordée aux employés, néanmoins, les dirigeants ont favorisé la communication pour les évaluer.

Le pouvoir aux employés

Placer les employés au sommet de l’entreprise représente le contraire de ce que pratique le management traditionnel qui consiste à avoir une autorité suprême au-dessus d’eux. Mais ce modèle a peut-être fait son temps.

Aujourd’hui, il apparaît évident que le rôle du dirigeant n’est plus de mettre la pression sur les employés pour être plus productif, mais plutôt de les stimuler. L’établissement de la confiance entre le manager et son subordonné est donc indispensable dans ce type de fonctionnement. Le dirigeant ne doit plus prendre la décision pour tout, mais demander l’avis des employés.

Dans ce cadre, les problèmes ne doivent plus rester entre dirigeants seulement. La communication des informations doit parvenir à toutes les personnes concernées. A noter que cette technique a surtout été implantée dans le secteur de la création de nouvelles technologies ou de nouveaux services.

Discours : quelle attitude adopter ?

Discours : quelle attitude adopter ?

Il vous est peut-être arrivé de prendre la parole devant un public composé essentiellement de professionnels. Ce n’est pas parce que vous êtes chef d’entreprise que l’exercice est plus aisé que pour les autres. Si vous avez du mal à prononcer un discours devant un public, voici quelques réflexes à adopter !

Vous mettre dans une attitude positive

Bien préparer votre discours n’est pas suffisant pour le réussir ! En réalité, il faut avant tout vous mettre dans le bon état d’esprit. Celui-ci se reflète dans votre attitude. Si vous prononcez un discours alors que vous n’avez pas l’air d’être convaincu de vos propres paroles ou que vous semblez le réciter sous la contrainte, le public s’en désintéressera sûrement.

Pour commencer, plutôt que fuir la foule devant vous, affrontez-là et portez votre regard sur elle. Inutile de vous pencher sur vos fiches que vous avez probablement déjà bien étudiées. Regardez tranquillement le visage de vos interlocuteurs et visualisez l’emplacement des personnes qui ont le visage content et non sur les personnes dont les réactions risquent d’augmenter votre stress. Faites en sorte de ne pas fuir et gardez une position qui montre à vos interlocuteurs que c’est à eux que vous vous adressez tout au long de votre intervention.

Commencer par une anecdote ou une phrase surprenante

L’avantage de raconter une anecdote que vous avez préparée, c’est qu’elle vous met directement dans vos souvenirs et non dans votre discours. Vous vous concentrez sur votre mémoire et non sur votre ressenti immédiat, ce qui peut vous permettre de vous lancer plus facilement dans le bain. Essayez d’en trouver une en rapport avec le thème de votre conférence ce qui vous permettra de faire une transition facile sur la suite, notamment si vous êtes le présentateur.

N’ayez pas peur de surjouer vos attitudes si votre public n’est pas captif. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela vire rarement au ridicule à moins d’en abuser et de vous croire dans un one man show. En dehors du fait qu’une attitude plus osée permet de montrer que vous avez confiance en vous, cela mettra votre public dans l’ambiance et captera immédiatement, bien plus qu’un discours morne habituel.

Adopter les bons comportements

Lorsque vous prononcez un discours, vous devez faire attention à votre aspect et à vos gestes. Parfois, on ne sait même pas quoi faire de nos mains, les croiser, les laisser libres ou encore faire des gestes. Sachez que le plus normal est de maintenir vos jambes parallèles à vos épaules. Pour rester à l’aise et pour éviter tout stress, vous pouvez dégager suffisamment le ventre et fléchir les genoux. Il est aussi conseillé de laisser les épaules se dégager et sortir la poitrine afin de mieux respirer.

Quant aux mains, vous pouvez très bien les relever au niveau du ventre et surtout de ne pas les croiser car vous risquez fort de finir dans cette position. Le plus important reste toujours de sourire à vos interlocuteurs et au public. Quand vous prononcez votre discours, il est aussi important de vous tenir au plus près du public.

Les erreurs à éviter à tout prix

Ne pas s’adresser au public : la plus grande erreur est de ne pas parler face au public. Bien que vous répondiez peut-être à la personne située sur le pupitre avec vous, vous êtes tous les deux venus pour le public. Évitez de leur tourner le dos quand vous parlez et surtout, évitez de vous tortiller dans tous les sens. Vous devez vous positionner à un endroit où tout le monde peut vous voir aisément. Sinon, cela impactera la portée de votre discours.

Avoir du mal avec ses gestes : il est embarrassant de voir quelqu’un qui prononce un discours et qui hésite avec ses gestes, notamment avec ses mains ou qui les triture. Vous pouvez faire des gestes simples avec vos mains sans en faire trop, au risque que les interlocuteurs constatent que vous n’êtes pas du tout naturel. Si vous avez du mal à vous maîtriser, essayez de tenir un objet dans la main : un micro et un crayon( si vous ne le pointez pas vers l’assistance) feront l’affaire.

Chef d’entreprise : évitez une journée accablante mentalement

Chef d'entreprise : évitez une journée accablante mentalement

La journée d’un chef d’entreprise est un véritable parcours du combattant et reste semée d’embûches. Vous devez gérer en permanence votre entreprise et résoudre de nombreux problèmes, ce qui crée souvent un univers de stress permanent et peut rapidement vous conduire au burn-out. Voici plusieurs astuces pour éviter de passer une journée accablante.

Couchez-vous tôt !

Une bonne nuit de sommeil aide à passer une bonne journée et à être plus productif. Si on peut avoir tendance à vouloir finir coûte que coûte un dossier, ce n’est donc pas forcément une bonne idée. Mieux vaut éviter autant que possible de passer des nuits blanches ou de finir trop tard. De toute façon, tôt ou tard votre corps va vous rappeler à l’ordre alors autant attendre le lendemain et que vous soyez reposé pour finir les tâches en cours lorsque vous êtes trop fatigué. Si vous n’avez pas d’urgences absolues, essayez de vous coucher le plus tôt possible car les heures avant minuit sont réputées plus productives pour la récupération. Vous verrez que la journée du lendemain sera moins fatigante et plus productive.

Faites une activité sportive dès le réveil et prenez votre temps

Parallèlement à vous coucher plus tôt, réveillez-vous de bonne heure et essayez d’avoir préparé votre journée la veille au soir. Avant de partir au travail, n’hésitez pas à prendre votre temps pour faire un footing et prendre votre petit déjeuner en toute tranquillité. Vous pourrez laisser votre esprit vagabonder pendant ce temps. N’hésitez pas à profiter de votre réveil matinal pour arriver en avance au travail car vous éviterez les routes souvent embouteillées ou les transports bondés. Vous serez également plus au calme en arrivant. Pour vous relaxer durant votre trajet, vous pouvez écouter un peu de musique.

Gérez votre arrivée au bureau

À votre arrivée, ne vous précipitez pas sur votre travail tout de suite. Au contraire, profitez de votre avance pour vous relaxer un peu et prendre au moins tranquillement votre café par exemple. Profitez du calme pour traiter dans la tranquillité pour traiter rapidement vos emails par exemple. Ne commencez pas tout de suite une tâche longue et privilégiez le fait d’organiser votre journée afin d’établir un planning cohérent et qui prennent en compte des éventuels imprévus de la journée. Listez en priorité les tâches importantes et urgentes afin de vous faciliter le travail et n’hésitez pas à vous demander comment déléguer les tâches qui vous prendront trop de temps.

Pendant la journée de travail : prenez des pauses !

Le moment fatidique est enfin arrivé. Votre journée de travail commence réellement et vous allez vous concentrer totalement à votre tâche. Tout au long de votre journée, essayez de rester positif. Il est conseillé de se répéter des phrases positives ou d’en avoir une qui vous motive près de vous. De cette façon, votre journée passera plus vite et vous ne serez pas sans arrêt soumis au stress.

Et surtout prenez de vraies pauses. Si elles peuvent vous paraître une perte de temps, elles augmentent en réalité votre productivité. Ne minimisez pas l’importance des pauses au cours de votre journée. Prenez-en de manière régulière afin de vous ressourcer durant votre journée de travail. Le déjeuner ne doit pas être pris à la légère et ne doit pas être une réunion de travail. Une bonne digestion vous aide à mieux continuer votre journée de travail. Si possible, évitez de trop forcer sur la caféine.

Appliquez des méthodes antistress

Le travail peut générer un état de stress constant, surtout en cas de problèmes qui surviennent tout au long de la journée. Relativisez vos problèmes et essayez de maintenir votre esprit calme et serein. Une technique simple reste quand un événement important arrive de vous répéter qu’il n’y a pas mort d’homme.  Si vous ne vous sentez pas à l’aise, prenez un moment de répit pour souffler un peu ou n’hésitez pas à suivre tout simplement votre to do list (planning) et à ne pas vous culpabiliser si vous n’arrivez pas à tout faire. Durant votre journée de travail, n’en faites pas trop. Si vous sentez que vous ne pouvez pas faire une tâche seul, n’hésitez pas à demander de l’aide.

Finalement, il suffit juste d’être bien organisé et d’avoir un bon esprit pour bien démarrer votre journée. Alors, évacuez votre stress en cours de journée et en employant la bonne méthode, votre journée ne sera plus accablante mentalement.

Résultats, chiffres : peut-on tout mesurer ?

Résultats

Aujourd’hui, on cherche à tout quantifier, énumérer, calculer pour permettre à votre entreprise d’avoir un recul chiffré sur tout ce que fait son activité. Les décisions sont désormais de moins en moins prises sans y avoir recours. Mais cette pluie incessante de chiffres n’est-elle pas plus nuisible qu’autre chose ?

Les résultats des ventes du mois de juillet, la taille de vos effectifs, le nombre d’heures supplémentaires de votre stagiaire en comptabilité, le chiffre d’affaires réalisé du 31 août au 2 septembre, le nombre de kilowatts utilisé pendant le mois d’avril 2021… Devons-nous tout chiffrer, tout mesurer pour le bien-être de notre entreprise ?

L’utilité de base des chiffres et autres données statistiques

De prime abord, il est certain que les chefs d’entreprise ont besoin de chiffres, de données statistiques et économiques et de tout autre indicateur pouvant leur apporter des informations sur l’entreprise et sur l’environnement économique. Il est indéniable que certains chiffres sont nécessaires pour prendre de nombreuses décisions et ne pas tout faire à l’instinct.

Il est devenu difficile de s’en passer dans le cadre d’une activité professionnelle à vocation commerciale et ceci même dans le Business Plan. Les chiffres servent notamment à vérifier la rentabilité de certaines activités et peuvent servir à la validation/réadaptation de ce même Business Plan dans les années à venir. Il s’agit souvent de vérifier que l’entreprise ne court pas droit dans le mur, que le retour sur certains investissements est rentable ou encore pour vérifier que la trésorerie tiendra le choc. 

Une véritable question à se poser

Pourtant, devons-nous tout chiffrer ? Devons-nous mettre des nombres, des pourcentages sur tout ce qui touche à l’entreprise et sa santé économique ? Après tout, là où l’utilité de mesurer la rentabilité d’un investissement peut se faire sentir, est-il nécessaire d’aller jusqu’à calculer le temps passé par nos employés devant la machine à café ? Certaines réalités ne dépassent-elles pas le simple cadre de la compréhension chiffrée ?

Après tout, des employés qui passent davantage de temps en dehors de leur bureau sont peut-être plus productifs. Et cela, cette conséquence indirecte, ne peut absolument pas être chiffrée et évaluée. Alors ne devrions-nous pas prendre un minimum de recul et laisser une certaine forme d’incertitude sur des événements qui ne trouvent pas nécessairement d’explications chiffrées ?

La grande difficulté reste que les éléments chiffrés ne sont qu’une vérité prise sous un seul prisme. Là où les chiffres peuvent vous indiquer qu’un employé a été moins productif, par exemple, il se peut qu’il ait aidé d’autres collaborateurs et qu’au final que la production globale s’en trouve augmentée sur le court ou long terme grâce à ce temps sacrifié.

Ne pas chiffrer l’indéchiffrable

Rendons-nous à l’évidence : dans notre entreprise, dans notre vie professionnelle de tous les jours, tout n’est pas chiffrable, tout n’est pas évaluable. Considérer que plus les employés passent du temps en dehors de leur bureau, moins ils travaillent et tenter de mettre des chiffres sur cela, c’est oublier et faire l’impasse sur des facteurs qui dépassent le simple cadre de la statistique.

Après tout, un salarié qui passe dix minutes de plus en dehors de son bureau, à discuter avec ses collègues, c’est un employé peut-être davantage prêt à travailler de façon plus efficace, avec plus de motivation ou qui capte des informations utiles. Et cette donnée-là ne peut pas être prise en compte par les chiffres. Il y a de nombreux points  qui dépassent le simple cadre de la statistique, et ce sont ces éléments que les chefs d’entreprise doivent tenter de comprendre, d’assimiler et d’anticiper pour gérer au mieux leur activité sans sombrer dans une volonté du tout-mesurable et du chiffre à volonté.

Chiffrer ou mesurer ne signifie pas comprendre. On ne gère pas une entreprise avec des relevés de statistiques incompréhensibles qui tentent de mettre un cadre logique et défini sur tout ce qui se passe au sein de notre société. Certains éléments dépassent ce cadre et doivent faire l’objet d’éclaircissements. Le chef d’entreprise se doit de bien comprendre cela, de sortir de l’ornière du chiffre à tout rompre pour améliorer son sens de la compréhension sur des événements, qui finalement, ne semblent pas nécessairement aller de soi.

Comment faire pour entrer progressivement dans la peau d’un chef d’entreprise ?

Comment faire pour entrer progressivement dans la peau d'un chef d'entreprise ?

On ne naît pas dirigeant d’entreprise. Pour se mettre dans la peau d’un chef d’entreprise, il faut posséder quelques qualités et en développer d’autres. Petit tour d’horizon des caractéristiques à acquérir si vous souhaitez évoluer en toute sérénité dans le monde de l’entreprise.

Savoir s’adapter

Un chef d’entreprise doit avant tout afficher une capacité d’adaptation à n’importe quelle situation. Si les salariés évoluent souvent dans un cadre défini, ce n’est pas le cas lorsque l’on devient entrepreneur puisque vous lancez une nouvelle activité. Qui dit nouvelle activité, dit forcément imprévu car vous ne pourrez pas tout anticiper. Comme vous allez toucher à peu près à tout, vous devrez apprendre beaucoup, et donc autant vous dire que votre capacité d’adaptation sera mise à rude épreuve. Ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il y a un problème que vous serez souvent chargé de résoudre et pour lequel vous devrez trouver le plus rapidement possible la solution adéquate.

Savoir communiquer

Pour conduire une équipe, il est indispensable de savoir communiquer. Vous devez garder à l’esprit que ce n’est pas parce que vous avez communiqué une information qu’elle a été forcément bien comprise. Cela ne concerne pas seulement la relation avec les employés, mais également avec les fournisseurs, les clients ou même lorsque vous représentez l’entreprise par exemple lors d’une conférence. Vous ne pouvez pas rester cloîtré dans votre bureau et vous aurez besoin d’être à l’écoute et développer votre capacité à être un orateur afin de promouvoir efficacement votre entreprise. A noter que certains s’associent juste pour éviter cette tâche qui leur est particulièrement pénible.

Montrer une forte personnalité

Être chef d’entreprise, c’est aussi avoir une personnalité qui se démarque. Certains privilégient un comportement paternaliste et autoritaire alors que d’autres ont tendance à se rapprocher de leurs salariés. Dans tous les cas, il vous faut trouver le juste milieu entre faire preuve de reconnaissance, donner de la valeur à ses collaborateurs et en même temps garder votre crédibilité afin de vous assurer que l’entreprise atteigne ses objectifs. Comme vous êtes souvent le garant de la bonne ambiance dans l’entreprise, il vous faudra souvent trancher des conflits et en éviter d’autres. Vous devrez donc faire preuve de sagesse.

Se montrer pragmatique

Pour se mettre dans la peau d’un manager, il n’est pas nécessaire de poursuivre de longues études. Il faut tout d’abord s’avérer capable d’analyser et de savoir surtout résoudre les situations problématiques. De nombreuses personnes sont autodidactes et dirigent parfaitement leur entreprise. Pour y parvenir, vous devez rester pragmatiques puisque vous devez faire en sorte que votre entreprise fonctionne, que les commandes soient honorées et définir tout un volet de priorité en fonction des besoins du moment.

Oser prendre des risques

Un chef d’entreprise doit faire preuve de courage. Vous ne pouvez pas ne pas prendre de risque. Rien que le fait de quitter le salariat pour devenir entrepreneur représente une prise de risque. Comme vous ne savez pas tout, vous devrez prendre des décisions parfois rapidement et d’autres dont vous n’aurez les résultats qu’après les avoir lancées. Autrement dit, vous êtes souvent dans la prise de risque et trop vouloir le limiter entraîne parfois l’insuccès. Pour ne prendre qu’un exemple, un investissement insuffisant peut vite ne produire aucun fruit alors qu’un plus important pourrait entraîner un effet boule de neige. Vous devez garder à l’esprit que vous allez faire des mauvais choix qui ne le seront vraiment que si vous n’en tirez aucune leçon.

Montrer son savoir-faire et ses compétences

Il est indispensable de maîtriser différents domaines, à l’exemple de la comptabilité, la gestion des ressources humaines ou encore les indicateurs d’un tableau de bord. Il s’avère aussi nécessaire de posséder une bonne culture juridique. Cependant, pour obtenir ces connaissances, les cours et les formations ne demeurent pas indispensables. Cela peut s’apprendre au fur et à mesure de l’expérience accumulée.

Hormis ses compétences pour éviter de passer pour celui qui donne des ordres sans passer à l’action, vous devez également montrer votre savoir-faire, surtout en ce qui concerne la capacité de négociation et l’évaluation des conditions. Vous avez un devoir d’exemplarité et vos équipes vous respecteront d’autant plus que vous montrez que vous êtes compétent.

Détenir une bonne capacité de jugement

Il n’est pas suffisant de savoir communiquer avec les autres, il faut pouvoir correctement évaluer les situations auxquelles vous faites face et souvent creuser au-delà des apparences. Cette capacité de jugement va souvent avec la capacité de savoir communiquer. Il demeure indispensable de bien analyser le contexte certes mais également choisir le moment opportun et d’avoir le bon ton et le bon message à véhiculer afin d’atteindre votre cible de manière positive. Cette qualité est nécessaire pour assurer la négociation, choisir les collaborateurs, gérer les conflits et dynamiser les postes-clés dans l’entreprise. Elle est également nécessaire pour prendre certaines décisions.

Créer des emplois doit-il être un moteur pour entreprendre ?

Créer des emplois doit-il être un moteur pour entreprendre ?

La volonté de porter un projet jusqu’à son aboutissement, l’appât du gain, l’accomplissement personnel sont autant de raisons qui conduisent à entreprendre. La volonté de créer des emplois peut également être un moteur pour nombre de futurs entrepreneurs. Cette volonté, plutôt saine, de créer des emplois peut-elle être la seule motivation de l’entrepreneur dans son projet ? Dans le cas contraire, quels sont les éléments qui doivent pousser l’entrepreneur à créer, développer, entreprendre ?

La création d’emplois comme moteur essentiel de l’entrepreneuriat

La volonté de créer des emplois, de participer à son échelle à la réduction du taux de chômage, de donner une chance à des individus peut constituer un moteur essentiel pour les entrepreneurs. Elle peut bien évidemment vous pousser à développer votre entreprise jusqu’à pouvoir, avoir besoin de recruter et le faire. Recruter donne effectivement un sentiment particulièrement grisant et motivant de contribuer à l’épanouissement des salariés notamment ceux qui étaient en difficultés avant votre recrutement.

Entreprendre, c’est déjà créer soi-même son propre emploi dans une société où le chômage pèse sur chacun comme une épée de Damoclès. Cependant, cette volonté de créer des emplois ne peut suffire à assurer la viabilité de l’entreprise. Selon une étude de l’INSEE, parmi les entrepreneurs interrogés, 20 % d’entre eux auraient fait le choix de créer leur entreprise pour créer de l’emploi. Ainsi, Soichiro Honda, le fondateur du groupe Honda qui ne trouvait pas d’emploi, créa sa propre entreprise.

Les autres moteurs essentiels pour entreprendre de manière durable

Si la volonté de créer des emplois permet de développer une entreprise et est une intention parfaitement louable, elle suffit rarement en elle-même à assurer la viabilité et la longévité du projet. Il existe d’autres sources de motivations qui peuvent s’y adosser pour assurer la pérennité.

La dimension économique et financière reste bien souvent les motivations principales du futur entrepreneur. Selon la même étude de l’INSEE, 60 % des entrepreneurs se lancent par volonté d’indépendance, 45 % par goût d’entreprendre comme pour Bill Gates, fondateur de Microsoft qui n’en était pas à son premier essai. 26 % des entrepreneurs se lancent pour augmenter leurs revenus, 14 %, car ils ont une idée novatrice comme ce fut le cas pour Steve Jobs, fondateur d’Apple. Et enfin 8 % ont choisi d’entreprendre car ils se sont inspirés de dirigeants ayant réussi.

Les valeurs comme moteur essentielles

Si elles sont souvent négligées, les valeurs peuvent représenter un bon moteur car vous faites en sorte que votre entreprise et ses objectifs soient en cohérence avec vous. Entreprendre n’est pas seulement un projet professionnel, il s’agit d’un réel projet de vie qui nécessite plus que la simple recherche du profit.

Bien sûr, la liberté, la maîtrise de son destin ou encore le fait de devenir son propre patron constituent de réelles sources de motivations qui permettent aux entrepreneurs de la garder y compris dans les moments difficiles. La réalisation de soi dans un projet d’entreprise et l’accomplissement professionnel représente au même titre un moteur essentiel de l’entrepreneuriat qui ne doit pas être oublié par le nouvel entrepreneur.

Les valeurs sont cependant souvent supérieures car vous aurez l’impression d’évoluer dans un environnement en cohérence avec ce qui vous est cher. Vos collaborateurs peuvent les partager, ce qui fixe un objectif commun.

C’est avant tout pour lui, l’entrepreneur, qui se lance dans l’aventure une manière de s’accomplir personnellement et de faire en sorte que la réussite de son projet d’entreprise prenne vie.

Les 3 barrières à franchir pour réussir comme entrepreneur

Les 3 barrières à franchir pour réussir comme entrepreneur

Vous savez probablement que pour connaître le succès en tant qu’entrepreneur, il vous faudra dépasser certaines limites et barrières mentales. Par ailleurs, votre zone de confort et votre position sociale vont être mises à mal et le résultat de vos efforts risquent de ne pas se voir tout de suite. Vous devrez donc parfois vous forcer pour dépasser 3 grandes barrières à franchir si vous ne souhaitez pas abandonner ou que votre projet dépasse ce stade pour devenir une entreprise.

Oubliez votre zone de confort

La première barrière reste celle de la peur. Lancer son entreprise implique forcément de sortir de votre zone de confort, celle où vous aviez vos habitudes et où le cadre était bien défini sur ce que vous deviez faire ou ce que vous ne deviez pas faire.

Comme dit maître Yoda à l’impétueux Luke Skywalker dans l’Empire contre-attaque, le cinquième volet de la saga STARWARS, « Tu auras peur ». Alors, ce premier obstacle que vous allez devoir franchir, Bob Proctor, l’une des stars internationales du développement personnel, le nomme la barrière de la terreur. En fait, elle marque la limite de votre zone de confort.

Par exemple, quitter son emploi, ou démarcher de nouveaux clients, cela demande aussi de sortir de sa zone de confort, pour faire une chose inhabituelle, ou qui vous expose à un rejet. Certains entrepreneurs ont tendance d’ailleurs à ne jamais en sortir et à se concentrer sur leur produit ou service et à l’améliorer sans cesse sans jamais aller le vendre. Résultat : pas de vente. Cette barrière à dépasser n’est malheureusement pas la seule puisque quitter votre emploi ou démarcher un nouveau client ne garantissent pas le succès. Notamment, beaucoup de personnes qui franchissent la barrière de la terreur finissent par rebrousser chemin pour retourner dans leur zone de confort.

Dépassez l’insuccès immédiat !

La plus difficile reste celle de la persévérance et vous allez devoir accepter de faire « tout » ce qu’il faut faire, d’être courageux et volontaire et de ne toujours pas réussir. Le plus difficile dans cette barrière est qu’elle met au défi votre logique. Ce n’est pas parce que vous avez le meilleur produit et qu’il a une plus-value énorme que celui-ci va se vendre comme des petits pains.

Attendez-vous à vous dire des choses comme « ça DEVRAIT marcher, ce n’est pas juste, le monde, sous-entendu votre marché, a un problème ! ». Ne devenez pas fou pour autant. Cela signifie simplement que vous ne faites pas le bon code secret, que vous n’avez pas encore identifié les bons leviers d’achats de vos prospects. Vous devrez continuer à échouer, comme un enfant qui apprend à marcher et qui doit se relever sans cesse, pour finalement réussir et trouver la bonne combinaison. Celle-ci peut exiger parfois des changements profonds comme celui du business model ou encore plus léger, comme celui de mieux communiquer ou d’utiliser le canal adéquat.

Franchissez la barrière de la honte

Pour réussir, une autre barrière devra être franchie. Vous avez eu l’audace de vous lancer, le courage de persévérer, tout cela pour affronter un adversaire insidieux : la honte. Face à l’insuccès, vous risquez vite de vous retrouver face à elle car entreprendre implique par nature de vendre son projet et que vous y croyez.

Lorsqu’on entreprend, on prend des risques et on remet en cause son statut social pour une idée à laquelle on croit profondément. Certains trouveront votre idée géniale et d’autres nullissimes. Dans tous les cas, tout le monde n’y croira pas et, sauf à connaître un succès immédiat, vous risquez fort d’avoir des critiques quant à votre prise de risque voire dans la remise en cause de vos capacités à diriger une entreprise.

Dans le film « À couteaux tirés », Anthony Hopkins met en garde ses compagnons d’infortune, après qu’un crash en avion les a fait se retrouver seuls et démunis dans le grand nord Canadien. Il leur dit que dans une telle situation, ce qui tue les rescapés, c’est la honte. La honte de ne pas savoir quoi faire, de tourner en rond sans avancer, et sans doute aussi d’avoir peur. Ne vous laissez pas avoir. Vous pouvez choisir le sens que vous allez donner à ce que vous vivez. Vos déconvenues provisoires signifient que vous êtes en route, et que vous faites de votre mieux. Et pour ça déjà, vous pouvez vous féliciter !

N’oubliez pas de vous accorder des pauses. Les émotions cela fatigue, et franchir les 3 barrières, va générer des émotions ! Si vous êtes en baisse de motivation, faites le bilan de vos victoires passées de temps en temps pour garder la motivation.

Pourquoi personnaliser vos objets publicitaires ?

Parmi les moyens de communication prisés et utilisés par les plus grandes entreprises : les objets publicitaires personnalisés. Si on pense souvent à une utilisation destinée à la clientèle ou à la presse, elle peut également l’être auprès des collaborateurs ou de la communauté. Une véritable manière de travailler son image de marque en même temps que de réaliser du marketing sans faire d’efforts.

Une contribution à la stratégie marketing 

Les objets publicitaires personnalisés au logo de l’entreprise permettent d’abord de gagner en visibilité. Présent en général sur des objets du quotidien comme les stylos, tasses, sacs, t-shirts, clés usb ou encore des calendriers, ils vous permettent d’être vus chaque jour par leurs utilisateurs. Ils contribuent ainsi à faire votre publicité et sont accessibles sur de nombreux sites comme magic-print.com.

Présents au quotidien, ils vous permettent d’améliorer votre notoriété et peuvent contribuer à créer un lien entre vous et leurs utilisateurs. Plus votre objet est utile et de qualité, plus l’utilisateur aura tendance à considérer indirectement que c’est un service supplémentaire que vous lui apportez. Cependant, l’inverse est vrai puisqu’un objet défectueux peut nuire à votre image. Ils ne sont donc pas à choisir au hasard puisque votre marque est clairement associée aux objets publicitaires sur lesquels votre logo est en général apposé. Ainsi, si l’objet est défaillant, votre service/produit peut y être associé.

L’atteinte de nouveau clients 

Quand on pense à un objet publicitaire personnalisé, on pense souvent à atteindre et à plaire à la cible qui la reçoit. La réalité est bien différente puisque votre objet sera parfois utilisé en face d’autres personnes qui auront peut-être la curiosité de s’informer sur votre produit ou service. Parallèlement un utilisateur satisfait peut rapidement se transformer en client, une opportunité donc qui n’est pas à négliger.

Surtout, c’est dans le cadre d’une transmission auprès de votre communauté de fans que l’impact peut être maximum. Un tee-shirt porté par un de vos fans peut signifier certes que la personne n’a pas pris le temps de s’habiller différemment mais surtout qu’elle assume de porter votre marque ou de la transporter sans en avoir honte. Un signe qui valorise donc votre marque surtout quand votre objet publicitaire dispose d’une surface suffisante et qui permet également de créer un lien avec le client.

Une publicité à faible coût 

Les objets publicitaires personnalisés sont particulièrement utilisés car ils permettent de se faire de la publicité à faible coût. Sortant des canaux de communication traditionnels, ils vous permettent généralement d’entretenir un lien avec vos prospects ou vos clients avec qui vous êtes déjà en contact. S’agissant d’une cible déjà « captive », ils peuvent contribuer à donner le plus pour transformer un prospect en client ou un fan classique en véritable fan qui cherche à communiquer sur votre produit ou service.

Pour ce faire, n’oubliez pas que l’objet publicitaire sélectionné doit être en adéquation avec vos valeurs et de manière implicite avec celles de vos prospects ou clients. Aujourd’hui, à titre d’exemple, les sacs plastiques sont souvent laissés de côté au profit de sacs en tissu.

L’intérêt de prendre les stagiaires sous son aile

L'intérêt de prendre les stagiaires sous son aile

À la fin de leurs études, les étudiants recherchent des entreprises pour mettre en pratique les théories qu’ils ont acquises à l’université. Depuis l’année 2010, seuls les étudiants qui ont appartenu à un cursus pédagogique peuvent effectuer un stage dans une entreprise. Il leur permet d’obtenir une expérience professionnelle et de son côté, l’entreprise peut être également gagnante.

Les avantages de recruter un stagiaire pour une entreprise

Le recrutement d’un stagiaire peut apporter de nombreux avantages à votre société. Un stagiaire peut prendre en main le surplus de travail, ce qui adoucit la charge des autres employés. Bien sûr, vous devrez le former afin de vérifier qu’il exécute de la bonne manière ses tâches. Cela pourra vous ralentir au début mais vous gagnerez du temps sur le long terme.

Vous pouvez aussi décider de confier à un stagiaire les travaux qui vous empêchent de vous concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée. Aussi, certains n’hésiteront pas à déléguer des tâches qu’ils n’affectionnent pas particulièrement. Tout le monde n’a pas la même appétence à réaliser un travail. Certains détestent certaines tâches alors que d’autres les adorent.

Il peut également vous apporter de nouvelles techniques.

Ce n’est pas parce que vous êtes professionnel que vous êtes forcément au courant des dernières nouveautés ou pratiques dans votre secteur d’activité. Les stagiaires vous informent parfois sur certaines nouveautés ou peuvent vous donner un regard neuf sur votre activité. N’hésitez pas à faire un rapport d’étonnement une semaine après l’arrivée de votre stagiaire. Cela pourrait vous aider à progresser voire à vous mettre à la page si vous ne l’êtes plus.

Le recrutement d’un stagiaire vous permet également d’apprécier les compétences de ce dernier. Si le stagiaire se montre à la hauteur, rien ne vous empêche de tenter de le recruter à l’issue de sa période de stage. Dans ce cas, à la différence d’une personne que vous recrutez juste après un entretien, vous connaissez déjà ses compétences, son comportement, sa capacité d’adaptation ou encore son entente avec l’équipe. C’est un réel avantage ! Mais aussi, vous n’avez plus besoin de former une autre personne !

Quand recruter un stagiaire ?

Une entreprise est libre de recruter un stagiaire à tout moment. Cependant, un stagiaire ne peut pas être recruté pour effectuer les tâches d’un salarié absent ou licencié. Le stagiaire ne doit pas non plus se charger d’un poste permanent. Et enfin, il ne faut pas recruter les stagiaires pour effectuer les emplois saisonniers. A noter que la première contrainte reste que les périodes de stage sont souvent les mêmes. En conséquence, les stagiaires ne sont pas tout le temps disponibles.

À part cela, l’entreprise ne dispose d’aucune contraintee. Elle peut recevoir plusieurs stagiaires en même temps même si leur nombre est limité à votre effectif. Cela n’est pas forcément très conseillé pour l’harmonisation de l’organisation dans votre entreprise et pour le suivi. Une fois le contrat avec un stagiaire terminé, il faut attendre en principe un délai de carence avant d’en recruter un autre. Ce délai dure 2 mois à partir du départ du premier stagiaire.

La rémunération des stagiaires

Si un stagiaire travaille dans l’entreprise pendant une durée de moins de 2 mois, vous gardez le choix de le rémunérer ou non. Par contre, s’il y travaille pendant une durée supérieure à 2 mois, la gratification de stage est obligatoire. Depuis le 1er janvier 2015, la loi oblige les entreprises qui signent une convention de stage à verser une rémunération fixée à 15% du plafond horaire de la sécurité sociale. Le taux horaire de la gratification est égal au minimum à 3,90 € par heure de stage, correspondant à 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale (soit 26 € x 0,15).

Les organismes publics

Les organismes publics ne peuvent pas verser de gratification supérieure au montant minimum légal sous peine de requalification de la convention de stage en contrat de travail. Dans certaines branches professionnelles, le montant de la gratification est fixé par convention de branche ou accord professionnel étendu et peut être supérieur à 3,90 €. L’employeur doit le vérifier dans sa convention collective.

La formation professionnelle

Alors que la formation professionnelle représente un moyen privilégié d’accès à l’emploi durable pour les jeunes et les demandeurs d’emploi en recherche d’emploi, la rémunération qui accompagne cette formation n’a pas été revalorisée depuis 1988. Le Gouvernement avait annoncé en 2020, dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » et de France Relance, son intention d’y remédier en engageant la première revalorisation de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle en plus de 30 ans. Elle sera effective à compter du 1er mai 2021.

Un nouveau système simplifié

Pour la formation professionnelle, un nouveau système a été simplifié depuis le 1er mai 2021. Il prévoit trois catégories de rémunération selon l’âge :

  • 200 € par mois pour tous les stagiaires de la formation professionnelle âgés de 16 à 18 ans (contre 130 € jusqu’à présent) ;
  • 500 € par mois pour tous les stagiaires de la formation âgés de 18 à 25 ans révolus (contre un peu plus de 300 € auparavant) ;
  • 685 € par mois pour tous les stagiaires de la formation de plus de 26 ans (contre une rémunération de 401 € ou 652 € selon les cas, jusqu’à présent).

Si vous choisissez ce chiffre pour rémunérer votre stagiaire, la dépense sera « minime » et vous vous débarrasserez des cotisations sociales. Mais si l’indemnité de stage dépasse cette somme, vous n’en serez plus exonéré. A noter que certains avantages prodigués par l’entreprise aux autres employés comme les titres restaurants devront être fournis. Vous devez penser qu’un stagiaire immobilise un poste de travail, ce qui a un coût. À part la rémunération financière, il existe quelques coûts cachés comme le coût lié à la formation et à l’encadrement. Avant d’en recruter, il faut bien vous interroger si vous en avez vraiment besoin. Pendant la première semaine de stage, il faudra que l’un de vos salariés passe 2 heures minimum chaque jour à former le stagiaire si vous voulez qu’il s’intègre bien dans votre entreprise.