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Fidélisez et augmentez le pouvoir d’achat de vos salariés !

Entrepreneur, dirigeant de PME/TPE ou encore responsable d’une association ou profession libérale, votre entreprise et vos salariés peuvent bénéficier d’avantages sans passer forcément par une augmentation du salaire. Si vous ne possédez pas de Comité d’Entreprise, vous pouvez notamment penser à passer par une centrale d’achat qui peut en prendre la fonction.

A quoi sert une centrale d’achat ?

Une centrale d’achat est une organisation dont le but est de regrouper les commandes d’un ensemble de membres. Elle gère les achats de ses affiliés détaillants ou grossistes, c’est-à-dire l’étude des produits, la recherche de fournisseurs, la négociation des achats et, dans certains cas, les activités de répartition, d’organisation et de documentation. Les services sont réservés à l’usage exclusif des adhérents de la centrale, à laquelle ils sont liés par un contrat d’une durée limitée.

Certaines centrales proposent des ventes à prix réduits même en faible quantité par l’intermédiaire de plateformes. Vous disposez ainsi de prix de gros négociés par la centrale et qui peuvent se révéler très avantageux autant pour vos salariés que pour votre entreprise. 

Quelques avantages de la centrale

Gagner du temps

En premier lieu, elle permet de gagner du temps puisqu’elle s’occupe de la sélection puis de la négociation avec les fournisseurs. Si l’entreprise a des salariés dans différentes villes, ces opérations prennent du temps que vous ne pouvez pas forcément consacrer à ce type d’opérations. Il deviendrait nécessaire de pouvoir proposer des offres sur toute la France. D’autre part, les TPE/PME n’ont souvent pas les moyens d’avoir un Comité d’Entreprise en interne qui s’en occupe. Pour cela, faire appel à un prestataire de service permet de déléguer ces tâches puisque celle-ci prend en main les activités dédiées traditionnellement à un CE.

Optimiser votre trésorerie et déléguer

Optimiser votre trésorerie et déléguer sa gestion de stock représente un deuxième avantage non négligeable à faire appel à une centrale d’achat. En choisissant de faire appel à un prestataire de services, vous n’aurez plus besoin d’avancer la trésorerie ou d’acheter de grosses quantités pour réduire les coûts. Vous pouvez commander à la demande en fonction de vos besoins.

Fidéliser les salariés

Elle demeure un moyen de fidéliser les salariés puisque les CE augmentent leur bien-être dans la sphère privée grâce aux prestations de services à la personne proposées (ménage, soutien scolaire, abonnement presse…). Les « bons plans » que la centrale d’achat peut vous proposer augmente ainsi le pouvoir d’achat des salariés, leur permettant d’accéder à des services inaccessibles autrement.

Bien entendu, l’avantage demeure surtout d’obtenir de meilleurs tarifs. Le prestataire négocie pour vous les meilleurs prix sur des gros volumes puisqu’elle possède l’ensemble des commandes des entreprises qui font appel à elle. Les prix ainsi obtenus ne pourraient être négociés par des petites entreprises dont les volumes de commande sont moindres.

La centrale permet aussi d’accéder à une offre beaucoup plus large et notamment à un choix de services qui peut être conséquent. Les offres peuvent également se renouveler quotidiennement. Enfin, vous obtenez un transfert du risque. Faire appel à un prestataire externe pour gérer les prestations du CE est aussi, pour la petite entreprise, une façon de transférer les risques à un professionnel sans en assumer entièrement les conséquences.

Les qualités essentielles d’un commerçant 

Si tous les commerces ne fonctionnent pas de la même manière, reste que certains traits récurrents de ce qu’on désigne comme le « bon commerçant » ressortent souvent. Zoom sur ces points auxquels vous devez particulièrement porter de l’intérêt si vous souhaitez lancer ou améliorer votre commerce. 

La ponctualité, une base

Cela peut paraître basique mais certains commerçants semblent faire des horaires à la carte et décident d’ouvrir ou non sans prévenir les éventuels clients potentiels. Or, rien de pire qu’un client qui se déplace pour … rien et s’aperçoit que le commerce n’est pas ouvert alors qu’il le devrait. Les retards à l’ouverture sont également à éviter car personne n’apprécie d’attendre sans savoir si vous allez vraiment ouvrir ou non.

A noter que cela affecte bien entendu votre chiffre d’affaires immédiat mais également le chiffre futur. Votre client peut réfléchir à deux fois avant de revenir sans être sûr que vous êtes ouvert et privilégié d’autres lieux pour ces rendez-vous. En cas de rendez-vous commercial prévu dans votre établissement, cela peut rapidement devenir une gêne pour lui. Si vous comptez ouvrir plus tard ou ne pas le faire pendant une certaine période (congés), le minimum reste de prévenir votre clientèle par l’intermédiaire d’un mot par exemple. 

L’accueil, parfois trop négligé

Si certains commerces mettent un point d’honneur à bien réaliser l’accueil, certains autres ont tendance à le négliger. Les cafés ont d’ailleurs une mauvaise réputation en France, souvent due en réalité à un manque de personnel par rapport à une forte demande qui se concentre à quelques moments de la journée.  Avoir le sourire reste un minimum et la politesse reste de rigueur. Personne n’a envie de se rendre dans un lieu où l’ambiance n’est pas bonne et si vous  passez votre temps à capter l’attention du vendeur. S’il est nécessaire de faire attendre parfois le client, un délai trop long peut vite le dissuader de revenir dans votre commerce. La rapidité demeure cependant un des critères dans la plupart des commerces car votre client bloque un temps physique dans votre établissement. 

La qualité : un élément qui peut contrebalancer

On le dit peu mais parfois la qualité nécessite du temps. Si vous ne pouvez vous reposer sur elle pour servir votre client avec des délais trop longs, elle permet parfois de justifier un temps d’attente notamment en cas d’affluence. La qualité est, bien entendu, dépendante de votre prix de vente car plus il sera élevé, moins votre client aura envie d’attendre car la rapidité du  service pour lui fait partie du prix. Il s’agit souvent de faire un compromis entre le temps d’attente, la qualité que vous offrez et votre prix. Attention tout de même car la qualité ne justifie pas tout, notamment en cas de forte concurrence dans votre domaine. Vous pouvez vite perdre les clients qui n’ont pas de patience ou ceux qui ne disposent que de peu de temps. Ils se tourneront vers la concurrence.

La connaissance produit : un essentiel

Votre client a souvent des interrogations et notamment si on prend l’exemple des restaurateurs sur votre carte. Si les nouveaux venus ne la connaîtront pas sur le bout des doigts et doivent prendre le temps de l’intégrer, il s’agit souvent de pouvoir répondre aux différentes questions. A défaut de réponse, on pourrait même se demander pourquoi votre client se déplace en magasin (sauf pour obtenir rapidement l’objet de son désir) puisque la plus-value de votre service par rapport à internet devient faible. Il existe, bien entendu, des activités où cela ne s’applique pas puisqu’elles sont intrinsèquement liées à la présence physique. Pouvoir conseiller votre client demeure cependant une base. 

La gestion difficile de la présence

Si un commerce est une bonne occasion de s’adresser directement à son client, celui-ci peut vouloir juste se rendre dans celui-ci et être tranquille. La difficulté est que vous n’êtes pas dans sa tête et qu’il s’agira souvent d’être attentif aux signaux qu’ils vous envoient. Certains commerçants ont tendance à être trop présents alors que d’autres pas assez. Cette compétence s’affine bien entendu avec le temps et avec une autre qualité des commerçants physiques et notamment sur de petites boutiques : la connaissance client.

Les astuces pour bien démarrer son entreprise

Lorsque l’on rentre dans la grande aventure de l’entrepreneuriat, il s’agit souvent d’un grand bond dans l’inconnu. Certains grands principes sont à appréhender au-delà des connaissances générales qui touchent au métier de l’entreprise afin de ne pas se retrouver confronté à des difficultés ou bien savoir prendre des décisions qui seront utiles pour l’avenir. 

Bien connaître ses associés et soi-même

Si on pense souvent bien se connaître, réaliser un bilan personnel demeure souvent la première étape de l’entrepreneuriat. Il s’agit avant tout de savoir si le « métier » d’entrepreneur vous correspond et si vous arriverez à gérer notamment le stress qu’il implique. Au-delà de bien se connaître soi-même, il faut également vous pencher sur qui sont vos salariés au-delà des compétences techniques qu’ils peuvent vous apporter. La première chose à voir avec eux est de cerner ce qu’ils veulent faire plus tard dans l’entreprise, de saisir leur vision ou encore leurs désidératas. Le conflit d’associés n’est pas à prendre à la légère car il s’agit de l’une des principales causes qui entraîne la mort de l’entreprise. 

Savoir ce que fait la concurrence

Cela peut paraître évident mais si vous souhaitez vous lancer, autant connaître bien votre concurrence. Elle possède certes des points faibles que vous avez sûrement identifiés et qui vous laissent un créneau pour vous lancer mais elles ont également des points forts. Il vous sera peut-être nécessaire d’adopter certaines de leurs bonnes pratiques afin d’apporter tout le service que souhaitent vos futurs clients. Cerner votre concurrence vous permet surtout de mettre en valeur ce que vous apportez en plus et ce que vous avez de différent. Il s’agit de répondre à la question « pourquoi vous acheter vous plutôt que votre concurrent ? ». Si vous n’arrivez pas à mettre en exergue des avantages pertinents, il se pourrait bien que vous vous retrouviez rapidement confronté à des difficultés.

Se former et s’informer

S’il y a bien un métier où on apprend beaucoup en peu de temps, c’est bien celui d’entrepreneur. Pourquoi ? Tout simplement car vous allez toucher à tout puisque vous êtes celui qui supervise le tout et prend des décisions. Vous allez devoir vous informer voire vous former. Vous pouvez vous renseignez sur les sites d’information et vous le ferez certainement lors de la création de votre entreprise sur des notions comme l’autoentrepreneur, la SAS, la SARL… Vous ferez très certainement des erreurs et vous devrez apprendre d’elles. Elles constituent une excellente source d’apprentissage. N’hésitez pas à faire quelques formations si vous ne comprenez pas certains éléments, si vous n’avez pas de compétences en management ou encore si vous avez du mal à vous organiser. 

Roder son pitch 

Si le Business plan est rentré dans les mœurs, il n’est pas rare de rencontrer des entrepreneurs qui ne savent pas du tout parler de leur projet. Certains n’arrivent même pas à faire comprendre leur contexte. Vous avez beau avoir la meilleure idée du monde, il peut s’avérer dans bien des cas utiles d’être à même d’en parler que ce soit à votre banquier, aux financeurs ou tout simplement à  vos futurs clients. Ceci est d’autant plus vrai si votre idée est très technique. Roder un pitch efficace, percutant qui dure moins d’une minute n’est pas inutile. A défaut, vous risquez vite de perdre l’attention de vos interlocuteurs. 

Ne pas négliger le commercial et confronter son projet

Ils sont très nombreux à se cacher derrière l’amélioration du service ou du produit pour ne jamais lancer le produit. On ne compte plus les entrepreneurs qui créent des business plan et qui finalement ne lancent jamais rien. La meilleure manière de vérifier si votre projet fonctionne ou s’il est suffisamment attractif reste de le confronter à vos futurs clients. Même si tout n’est pas parfait et qu’il vous faudra certainement améliorer certaines fonctionnalités ou encore travailler sur votre service, la confrontation à vos clients vous permet d’une part de vérifier la véritable adéquation de votre projet avec un besoin, de voir si vous avez la capacité à vendre vous ou encore tout simplement de comprendre ce que vous devrez améliorer ou pourquoi ils utilisent le service d’un concurrent. 

Prendre du recul

On ne le dira jamais assez mais l’entrepreneur finit souvent par ne faire que de l’opérationnel, ce qui empêche toute prise de recul sur son activité. Structurer des moments pour prendre du recul sur votre activité n’est pas du luxe. N’hésitez pas à créer des moments et à les planifier avec vos salariés pour discuter de l’avenir de l’entreprise. Sachez prendre du recul sur votre travail quotidien, ne serait-ce que pour trouver une manière de gagner du temps ou encore pour vérifier que vous allez dans la bonne direction. Parfois de légers changements peuvent vous faire gagner beaucoup de temps. Il s’agit même parfois de perdre du temps pour en gagner.

Structurer rapidement sa gestion

Cela peut paraître évident mais ce n’est pas quand votre activité va rencontrer le succès que vous aurez le temps de vous pencher sur des logiciels pour éditer vos devis, vos factures ou encore pour gérer votre commercial. Plus globalement l’automatisation de la gestion demeure une priorité pour éviter qu’elle ne devienne trop chronophage car elle l’est. Par ailleurs, disposer d’outils peut rapidement vous permettre de mieux contrôler vos encours, gérer votre trésorerie ou encore envisager ce que vous pourrez lancer dans l’avenir ou non. Plus vous vous y prendrez tôt et plus vous maîtriserez les logiciels et la manière d’imputer les données. Ce n’est pas quand le rush arrivera que vous pourrez automatiser l’ensemble de vos procédures ou que vous aurez le temps de vous pencher sur la question.

10 conseils pour éviter le harcèlement en entreprise

Le harcèlement téléphonique, moral ou sexuel peut aussi avoir lieu dans votre entreprise. Nul n’est à l’abri de ce fléau. Ce genre de comportement ne doit jamais être pris à la légère et doit être décelé grâce à votre attention et à celle de vos équipes et de les appréhender en amont. 

Le harcèlement ?

Selon le service public, trois types de harcèlement sont retenus et permettent de comprendre les mécanismes utilisés par les harceleurs.

Le harcèlement téléphonique.

Les appels téléphoniques répétés et malveillants sont considérés comme du harcèlement. Par ailleurs, l’envoi répété de SMS ou de courriers électroniques malveillants s’assimile à du harcèlement téléphonique ou le fait de faire sonner votre téléphone sans vous parler avec pour seul but de faire des troubles sonores.

Le harcèlement moral

Il se manifeste par des agissements répétés : remarques désobligeantes, intimidations, insultes…Ces agissements ont pour effet une forte dégradation des conditions de travail de la victime qui risque de :

  • porter atteinte à ses droits et à sa dignité,
  • ou d’altérer sa santé physique ou mentale,
  • ou de compromettre son avenir professionnel.

Ces agissements sont interdits, même en l’absence de lien hiérarchique avec l’auteur des faits.

Le harcèlement sexuel

Il se caractérise par le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui :

  • portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant,
  • ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

10 conseils.

Communiquer sur le harcèlement avec les équipes

La communication sur le sujet du harcèlement est primordiale entre les équipes. Faites en sorte que les salariés communiquent entre eux pour exprimer les problèmes devient nécessaire et permet si nécessaire de percer l’abcès autour d’un malentendu ou d’un fait avéré de harcèlement. Etablir le dialogue avec ses équipes et intervenir pour que chacun sache ce qu’est le harcèlement et ses conséquences sur la personne mais aussi les conséquences pénales qu’ils peuvent encourir s’il s’avérait être l’auteur de harcèlement. Communiquer permet aux salariés de comprendre les conséquences irréversibles du harcèlement et de pouvoir aider un collègue victime de ce phénomène.

Identifier les problèmes par l’observation 

Pour prévenir le harcèlement, il est important d’identifier les possibles problèmes dans les relations de travail. Pour cela, observer l’attitude des salariés permet de prévenir une situation délicate en termes de harcèlement téléphonique, moral ou sexuel. En tant qu’employeur une vision externe aux équipes vous donne une approche différente de la situation et vous permet de jouer le rôle de médiateur et d’avertir sur votre inflexibilité en face de comportements inadéquats. Un dialogue avec un salarié à l’attitude déplacée ou agressive envers un autre employé demande d’aborder le problème avec tact pour lui faire comprendre à quoi peut l’amener le harcèlement. 

Ecarter par votre attitude toute tolérance aux plaisanteries douteuses et aux attouchements 

Pour éviter toute situation déplacée d’un point de vue du harcèlement sexuel, les plaisanteries douteuses ou les attouchements ne doivent jamais être tolérés dans votre entreprise. N’hésitez pas à reprendre vos salariés un peu trop blagueurs et tactiles. Une mise en garde régulière sur ces pratiques peut éviter ce genre de comportement et rassurer les personnes qui peuvent faire l’objet de tels comportements. 

Mettre en place de mesure de prévention 

Sensibiliser les salariés au harcèlement au travail demeure important, les renseignements aident à déceler les comportements étranges. Le règlement intérieur doit mentionner l’interdiction des faits de harcèlement. Pour compléter cela, des visuels de prévention dans les locaux informant l’ensemble des salariés donnera la définition du harcèlement pour mieux prévenir celui-ci. La médecine du travail, dans certains cas, peut informer une entreprise et ses employés pour sensibiliser d’autant plus, à la suite de précédentes affaires de harcèlement. Porter à la connaissance de ses salariés les textes de loi issus du code pénal réprimant le harcèlement moral, collaborer avec les représentants du personnel et, s’il existe, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) font partie des devoirs de l’employeur.

Prévenir le stress pour éviter l’agressivité 

En matière de harcèlement moral, l’un des points clé reste souvent lié à l’agressivité. Celle-ci étant très souvent provoquée par le stress, il faut l’anticiper au sein de l’entreprise. Prévoyez de débriefer avec vos équipes pour leur permettre d’éliminer leur propre stress. Les managers doivent être écoutés car ils sont les premiers aux contacts des salariés. L’agressivité due au stress peut se transformer en  harcèlement moral. Elle nécessite des mesures claires pour déstresser l’employé, à l’aide de pauses, d’évènements mais surtout de bien comprendre le climat de l’entreprise et de tous les services. Ne pas se fier aux apparences fait partie des compétences du dirigeant. 

Mettre en place de questionnaires anonymes réalisés par un audit externe

Pour déceler au plus tôt le harcèlement, mettre en place des questionnaires anonymes s’avère utile. Dans le cas où les employés n’arrivent pas à s’exprimer sur le sujet, l’anonymat réalisé par un audit externe peut permettre de se confier. La pratique des questionnaires est difficile à mettre en place dans les petites structures. Cette technique donne quand même la possibilité à la personne harcelée de se livrer sans contraintes. 

Se renseigner grâce au droit de regard de l’employeur 

Au sein de l’entreprise en cas de harcèlement, l’employeur peut être accusé devant la loi. Il reste responsable de ses employés et de leurs agissements sous le toit de l’entreprise. En cas de doute, vous pouvez faire valoir votre droit de regard sur les correspondances de vos employés (courriels, plan d’action, entretien annuel…). Cette solution peut s’avérer radicale, mais elle aide à déceler des comportements inhabituels entre vos employés, si tel est le cas.

Ne surtout pas participer 

L’important dans les cas de harcèlement avéré reste de soutenir la victime ou tout du moins de paraître relativement neutre comme un médiateur. Si un de vos collègues se permet des réflexions douteuses ou des approches étranges, soyez inflexible. Vous devez être exemplaire et surtout évitez que la victime vous sente en quelque sorte complice. En tant que dirigeant, prendre ses responsabilités en matière de harcèlement, c’est savoir dire non à des comportements inappropriés. L’indifférence est la porte ouverte au harcèlement. 

Tenter de comprendre le harceleur. 

Du harcèlement dans son entreprise reste toujours difficile à vivre, l’employeur doit s’en préoccuper pour éviter des récidives. Un des points importants revient aussi à se préoccuper du harceleur et de ses intentions. Comprendre son comportement aide à arrêter le harcèlement et le prévenir. Une fois les faits établis, le harceleur doit être confronté au problème et ainsi vous pouvez le convaincre de ne pas recommencer.  Par la suite, n’hésitez pas à mettre une surveillance en place pour éviter les récidives. N’hésitez pas à avoir recours à la médecine du travail qui peut vous aider mais aussi aux organismes comme la souffrance au travail qui ont permis à des entreprises de se trouver dans l’impasse.

Prendre des mesures nécessaires. 

En cas de harcèlement avéré au sein de votre entreprise, prendre les mesures nécessaires est une obligation légale. Le principe est de ne jamais prendre le moindre bruit, la moindre rumeur à la légère. En cas de harcèlement avéré, une procédure interne s’impose ainsi qu’un dépôt de plainte auprès de la police, si la victime le souhaite. N’hésitez pas à soutenir les personnes concernées et à en faire une affaire personnelle pour montrer votre dévouement et votre intérêt à garder une bonne entente dans l’équipe. 

Vous pouvez aussi vous adresser à  Souffrance et Travail www.souffrance-et-travail.com qui vous donnera de précieux conseils.

« Success Stories » : dès à présent, suivez l’exemple de ces entrepreneurs à succès !

Pour bien reprendre après des vacances sous-contrôle du pass-sanitaire, Dynamique Entrepreneuriale dévoile sa liste d’entrepreneurs à succès. Peu importe leur parcours ou encore les obstacles qu’ils ont pu rencontrer, ces derniers ont tous un point commun : ils ont osé se lancer.

1. Marc Menasé : entrepreneur d’audace

Marc Menasé fait partie de cette nouvelle génération d’entrepreneurs, à la fois créateur et business angel. Il s’investit dans les aventures nouvelles. Par ailleurs, il utilise les succès comme les échecs pour aider les start-up à grandir et leur donner une vraie valeur ajoutée au sein d’un écosystème entrepreneurial dynamique.

2. Émilie Daversin, l’entrepreneure qui passe du digital au premier média social professionnel féminin

Cofondatrice de VO2 GROUP, une société de conseil en transformation digitale qu’elle a créée avec son mari, Émilie Daversin enchaîne avec une deuxième entreprise. Seule cette fois-ci, elle lance Feminalink.

3. L’entreprise qui veut rendre les coursiers heureux

Accompagné notamment de son fidèle associé, Clément Benoit qui a fondé Resto-in à 22 ans, Benjamin Chemla a lancé Stuart, une application qui permet aux coursiers de choisir leur course. Avec une croissance fulgurante et une levée de fonds récente de 22 millions d’euros, l’entrepreneur revient sur la stratégie de l’entreprise depuis ses débuts.

4. Lysogene, l’aventure née du combat d’une mère

À 45 ans, Karen Aiach est entrepreneure, mais pas seulement. C’est avant tout une mère qui, après qu’une maladie rare ait été diagnostiquée chez sa fille, a décidé de se battre. Pourtant sans expérience dans le domaine, elle crée Lysogene, spécialisée dans le développement de thérapies géniques.

5. L’entrepreneur qui a appris à gérer par le risque

À 41 ans, Éric Elkaïm est entrepreneur depuis plus de vingt ans. Le dirigeant d’Avenir Développement Durable, à l’origine de la marque alertgasoilTM, n’en est pas à sa première entreprise. Ayant, au cours de l’une de ses aventures, perdu son unique gros client, il a accepté de revenir sur cet échec et nous explique comment il a fait pour rebondir.

6. OPTICAL CENTER, une nouvelle vision de l’optique

Laurent Lévy Président Optical Center

Optical Center se positionne comme la cinquième enseigne d’optique en France et comme la spécialiste de l’audition. Pour son président Laurent Lévy, le pari du luxe aux prix les plus bas du marché est gagné. Retour sur une aventure pleine de succès.

7. L’entreprise qui fait de la réussite un état d’esprit

Jonathan Cherki Fondateur de ContentSquare

Fondée en 2012 par Jonathan Cherki, ContentSquare est un éditeur de logiciels, spécialiste de l’optimisation des parcours clients sur sites web et mobiles. Après s’être quasiment auto-développée et être passée de 1 à 110 salariés, l’entreprise poursuit sa croissance à l’international.

8. L’entreprise qui repense la gestion du capital humain

L’entreprise qui repense la gestion du capital humain

Dirigée par Jean-Stéphane Arcis, Talentsoft est un éditeur d’applications 100 % Cloud dédiées à la gestion des talents. Portée par l’innovation, cette entreprise, qui développe également sa solution à l’international, connaît une croissance remarquable.

9. « Je suis plusieurs fois reparti de zéro avant de réussir. »

Du football à l’entrepreneuriat

À 22 ans, Kévin Fournier s’associe et crée La Centrale Du Sport mais la tâche se révèle plus difficile que prévue. Confronté à de multiples embûches, le dirigeant est contraint à plusieurs reprises de repartir de zéro avant de connaître le succès.

10. « Augmenter l’Homme de demain », l’ambition d’un entrepreneur bio-inspiré

William Eldin CEO XXII Group

À seulement 30 ans, William Eldin n’a qu’une idée en tête : « augmenter l’Homme de demain ». Bio-inspiré, l’ex-associé de Coyote (assistant à la conduite communautaire), s’est lancé, avec son ami d’enfance, Damien Mulhem, dans un projet qui lui tient à cœur, XXII Group. Deux ans après sa création, l’entrepreneur ne cache pas son optimisme et ses ambitions.

11. La « conduite du changement » comme gage de réussite

Éric Paumier Coprésident d’Hopps Group

À 52 ans, Éric Paumier, coprésident d’Hopps Group, spécialisé dans les médias de proximité, la livraison et la gestion du premier et du dernier kilomètre, mène avec succès ce qu’il appelle la « conduite du changement ». Aux côtés de Frédéric Pons et de Guillaume Salabert, le cofondateur de Colis Privé est devenu, au fil du temps, spécialiste du redressement d’entreprises.

12. Séraphine, la marque pour femmes enceintes qui habille les célébrités

Séraphine

De la famille royale à la rockstar, la marque de vêtements de grossesse, Séraphine, a déjà conquis bien des futures mamans. Parmi celles qui se sont laissées séduire, la duchesse Kate Middleton, l’actrice Marion Cotillard, l’animatrice Karine Ferri, la chanteuse Christina Aguilera ou encore la célèbre mannequin Claudia Schiffer. Il n’en fallait pas plus pour mettre Cécile Reinaud, la fondatrice de ladite marque, aux anges…

13. Sébastien Forest : un symbole de l’entrepreneuriat étudiant

Sébastien Forest a quitté Allo Resto qu'il avait créé et dirigé pendant 17 ans.

« Il n’y a pas d’âge pour entreprendre ». Sébastien Forest, fondateur de Just Eat (Allo Resto) qui a entrepris à l’âge de 23 ans alors qu’il était encore sur les bancs de la fac, en est la preuve. S’il a quitté l’opérationnel en juillet 2015 pour se consacrer notamment à son activité de Business Angel, l’entrepreneur a accepté de revenir sur ses débuts en tant qu’étudiant-entrepreneur.

14. La liberté comme moteur de réussite

Interview exclusive de Mohed Altrad, un entrepreneur parti de rien et qui a su conquérir le monde grâce à son courage et sa détermination. L’homme élu entrepreneur mondial de l’année 2015 a accepté de partager avec nous les secrets d’une réussite de plus de 30 ans.

15. OpenClassrooms rend l’éducation plus accessible tout en créant des emplois

OpenClassrooms rend l’éducation plus accessible tout en créant des emplois

Né alors que son cofondateur, Mathieu Nebra, était encore au collège, le projet d’OpenClassrooms a, depuis, bien évolué. La plateforme de formation continue en ligne délivre désormais des diplômes certifiés par l’État et propose une offre de garantie de l’emploi, une première en France.

16. CharLi, la start-up qui croît sans levée de fonds

CharLi

Après être passée de 175 000 à 380 000 euros de chiffre d’affaires en un an, l’entreprise compte bien poursuivre sa croissance. Portée par sa marque phare CharLi Charger, solution de communication et de rechargement mobile, elle revendique une stratégie sans levée de fonds. Rencontre avec ses deux cofondateurs, Mikael Bes et Jean-Baptiste Antonini.

17. YES ‘N’ YOU, une entreprise à l’esprit Rock ‘n’ roll !

Passionné de basket, Stylianos Antalis garde cet esprit d’équipe jusque dans le cœur du management de son entreprise qui se veut à la cool. Ayant grandi aux États-Unis, l’entrepreneur mise sur le partage et le respect pour la mener au succès. Quoi de mieux, après tout, qu’une entreprise Rock ‘n’ roll pour faire tomber les standards du management traditionnel ?

18. Réussir dans l’évènementiel en surfant sur la nouvelle vague

François Guarino PDG du groupe FG Design

François Guarino, à la tête de l’agence évènementielle Groupe FG Design, fait partie de la nouvelle génération issue du domaine des expositions. Poursuivant son développement à l’international et en régions, le groupe fête, cette année, ses 40 ans d’existence. L’occasion de s’entretenir avec son dirigeant.

19. L’entrepreneur qui rapproche les jeunes talents de l’univers professionnel

Née, en 2008, d’une volonté de permettre une meilleure insertion professionnelle, JobTeaser se présente comme la première plateforme de recrutement des étudiants et jeunes diplômés en France. Rencontre avec Adrien Ledoux, son cofondateur.

20. Se planter pour réussir : plus qu’une expérience, une leçon de vie

Avant de réussir et de lancer Surys (anciennement Hologram Industries), Hugues Souparis s’est, à plusieurs reprises, retrouvé confronté à l’échec. Loin de s’être découragé, il est aujourd’hui à la tête de l’un des groupes leaders sur le marché de la haute sécurité.

21. Kang une entreprise qui reste connectée !

Laetitia Alcover, cofondatrice, prend à cœur sa communauté dans la vie comme sur les réseaux sociaux. Découverte des bonnes pratiques à mettre en place pour booster votre business grâce à vos réseaux sociaux.

22. L’homme passionné d’innovation dans les relations publiques

Frédéric Bedin Président du directoire de HOPSCOTCH Groupe

Interview de Frédéric Bedin, président du directoire de HOPSCOTCH Groupe, qui a su imposer son entreprise comme la référence européenne en relations publiques.

23. L’entreprise qui rachète des sites e-commerce

Karine Schrenzel est aujourd’hui à la tête d’un groupe détenant dix sites leaders dans leur secteur, ShopInvest. Accompagnée de son associé, qui se révèle être son mari, la dirigeante revient sur cette belle aventure. Rencontre.

24. BlaBlaCar, l’entreprise où on ne fait pas que parler

Le célèbre service de covoiturage, BlaBlaCar, nous ouvre ses portes le temps d’une immersion dans l’entreprise. Son dirigeant, Frédéric Mazzella, nous ouvre les portes de son entreprise le temps d’une immersion.

25. L’entreprise qui fait elle-même le buzz !

A vous de l’appliquer dans votre boîte ! Maxime Barbier

Entre son succès grandissant, la fermeture de son site internet pour passer au 100 % social et 100 % vidéo, et son partenariat avec TF1, MinuteBuzz fait parler d’elle. Son cofondateur et dirigeant, Maxime Barbier, revient sur les moments clés de la boîte.

Organiser son projet d’entreprise : un challenge

Vous avez une idée de création d’entreprise ? Il va maintenant falloir passer par la phase de structuration de votre projet d’entreprise avant de lancer votre activité. Une phase importante car elle va définir le devenir de votre entreprise… Voici une méthode pour avancer dans ce labyrinthe

Sachez quel type d’entrepreneur vous êtes

Pour mettre toutes les chances de son côté et construire une structure pérenne, il y a deux champs à investiguer : le domaine de l’humain (le soft) et celui de la technique (le hard). Quand vous demandez aux fondateurs de success story les clés de leur réussite, ils citent systématiquement le rôle des femmes et des hommes, à commencer par leur propre rôle. L’humain est au cœur de la construction de la réussite.

Soyez à l’aide dans vos baskets d’entrepreneurs

Ainsi, structurer son projet c’est déjà se connaître et mettre en place un projet dans lequel on se sentira bien. Si vous n’avez pas l’âme d’un commercial relationnel, alors il vaut mieux un projet qui ne vous demande pas de jouer ce rôle. Si vous avez besoin d’un commercial relationnel et que vous tenez à votre projet, alors embaucher une personne ayant cette compétence comportementale sera une sage décision. Chaque personne est différente et le monde des affaires a besoin de tous les styles de profils. Tout le monde peut réussir mais chaque profil d’entrepreneur a plus de chance de réussir dans l’environnement qui lui est le plus cohérent.

On parle ainsi de « congruence », lorsqu’une correspondance importante existe entre notre expérience opérationnelle et les représentations que nous avons. Cette congruence est en général porteuse de beaucoup de bonne énergie. Et cela est important lorsque l’on démarre son projet. Ainsi on sent bien qu’un leader charismatique et visionnaire va engendrer une dynamique diamétralement opposée à celle d’un entrepreneur qui aime plus que tout travailler en équipe, faire réussir son groupe et prendre le temps d’organiser en détail son business.
En conclusion, apprenez à connaître votre profil comportemental et mettez-vous en position de confort opérationnel. Si vous devez vous adapter et changer, vous allez perdre beaucoup d’énergie et de temps. Se mettre en position de confort c’est notamment réaliser des tâches qui vous plaisent, travailler avec des personnes avec qui le contact est facile et simple, prendre des risques qui vous laissent à l’aise, réaliser des choses qui ont du sens pour vous, etc.

Trouvez un business model, créateur de valeurs

Etre très clair sur son business model. Par business model nous entendons les leviers avec lesquels l’entreprise va prendre de la valeur. Attention, le business model n’est pas le business plan. Un consultant indépendant va vendre des heures de conseil. Il peut les vendre de plus en plus cher en fonction de sa notoriété par exemple, être de plus en plus efficace, mais son contingent d’heures disponibles est limité. Son chiffre d’affaires est donc aussi limité. Ce consultant gagne de l’argent mais il ne crée pas de valeur intrinsèque, car son activité est a priori invendable (il détient le savoir et ses clients changent régulièrement).

Déterminez un levier de développement

Pour créer une valeur, il faut qu’au moins un levier existe. Par exemple un formateur, s’il organise une force commerciale, définit des principes d’animation des formations, dépose un brevet, crée une marque et une notoriété, va créer une activité qui prend de la valeur. Les leviers sont alors multiples, à commencer le fait que chiffre d’affaires et temps passé sont décorrélés (on passe le même temps à former 10 ou 40 personnes). Quand le chiffre d’affaires peut s’envoler en gardant une base de coûts quasi stable, c’est toujours un bon signe !

Les leviers peuvent être un process, une clientèle récurrente, la construction d’une organisation, la capture d’un segment de marché, un savoir-faire, une commission, une marge, etc. Le tout est de savoir ce qui est essentiel, ce que sera votre valeur ajoutée, car, vous le sentez bien, vous n’allez pas vous structurer de la même façon si l’idée est de construire de la récurrence clients (par exemple être courtier en assurance) ou de délivrer un service à plusieurs clients en même temps (par exemple une formation en management).
Voilà, vous avez maintenant fait le plus difficile avec les deux premières étapes de la méthode. Vous êtes maintenant en mesure d’avoir une vision de l’entreprise, la vôtre, à court, moyen et long terme, d’en déduire les principales étapes de développement et tous les éléments techniques et opérationnels.

Cernez les enjeux techniques et opérationnels

Il faut commencer par bien analyser quelle sera l’organisation financière et juridique de l’entreprise : écrire le business plan, définir le besoin de financement et sa forme, décider de rester seul actionnaire ou s’associer et ouvrir le capital, établir le montant du capital de départ, créer une holding et/ou des filiales, décider du ou des types de structures les plus adaptées, rédiger les principales clauses d’un éventuel pacte d’actionnaires, couvrir les risques que l’on ne veut pas prendre, etc.).
Ensuite il convient de bien savoir quelle sera l’organisation opérationnelle (organigramme, compétences techniques et relationnelles, outils…), puis quelle gouvernance mettre en place (qui décide de quoi, quels sont les contrôles à mettre en place, quel reporting et pour qui, décider d’un éventuel comité de soutien ou comité des sages).

Lancez-vous dans l’entrepreneuriat !

Vérifiez que tout est en cohérence, foncez, il ne reste plus qu’à être dans l’action. « Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie » disait Johann Wolfgang von Goethe. Attention toutefois à revisiter les éléments de l’étape 3 si des évènements stratégiques bougent. Ce sera forcément le cas si votre entreprise vole de succès en succès.
La mise en place d’une procédure de régulation est un élément clé d’une structuration entrepreneuriale saine. Dans ce contexte, un comité des sages compétent, bienveillant et disponible, est un acteur de régulation d’une puissance précieuse pour ceux qui se donnent les moyens de le créer et de le faire vivre : on va plus vite à l’essentiel et on fait moins d’erreurs.

Entrepreneur par nature ?

Les témoignages des entrepreneurs à la réussite sans précédent prêtent parfois à confusion. On s’imagine que la réussite était inscrite dans leurs gènes et qu’ils étaient destinés à connaître le succès. Si certains ont évidemment des prédispositions à devenir entrepreneur, la réalité est loin d’être aussi simple.

Un être imaginaire dans la réalité

Entreprendre apparaît souvent comme une affaire de vocation, voire de prédestination. Et nous, public rêveur et avide de contes de fées, nous aurions envie d’y croire. Croire qu’un héros est là, devant nous. Un héros en chair et en os, talentueux par naissance et généreux par nature, sachant d’emblée comment manier au mieux le business plan et à  la vision intuitive, à l’aise dans la négociation comme dans la réflexion, pragmatique et dynamique sur son marché comme auprès de ses équipes.

Mais cet entrepreneur idéal n’est qu’une construction abstraite qui se nourrit de nos fantasmes partagés. Un être composite et à vrai dire irréel, qui habite nos imaginaires et qu’on hésite trop souvent à questionner dans son épaisseur contradictoire, riche, paradoxale, d’être vivant, d’être en devenir, d’être en permanente réinvention de soi. Réinvention de soi qui se joue au sein d’une culture, dans un endroit particulier et un temps historique donné, dans un contexte socio-économique, politique et culturel dont l’impact est crucial aussi bien pour l’individu que pour sa création, l’entreprise.

Une motivation été des objectifs avant tout 

La littérature académique consacrée aux entrepreneurs ne cesse d’apporter, depuis quelques décennies, des preuves consistantes en faveur de la thèse de l’entrepreneur comme individu intégré dans un processus ou un acte de création. Un individu doté, certes, de motivations et d’objectifs spécifiques, mais aussi un individu en processus d’acquisition de compétences tout au long de sa vie.

L’approche par les traits qui espérait pouvoir dresser il y a des années une typologie stable des personnalités dites entrepreneuriales est aujourd’hui abandonnée par la plupart des chercheurs de la discipline. Bruyat (2001), pour ne citer qu’un nom très connu en France, a depuis montré qu’entreprendre est une question de rencontre opportune entre un être humain et un projet de création, une question de dialogue où l’individu construit le projet qui construit l’individu qui construit le projet et ceci presque à l’infini ou, tout au moins, jusqu’à la fin d’une vie.

Ce qui fait finalement un entrepreneur

Finalement un entrepreneur reste avant tout quelqu’un capable de poser sa vision et de se projeter dans le temps avec une idée qu’il transforme en projet puis en entreprise. Il s’agit avant tout d’une personne qui va fortement évoluer avec le temps et devoir prendre en compte bon nombre de données dont il ne dispose pas à l’origine. S’il peut se fixer sur sa vision de l’avenir pour lancer son entreprise, les apprentissages seront nombreux et il sera loin de tout faire parfaitement. Les plus grands visionnaires ont connu des échecs mais la question demeure davantage de savoir ce qu’ils en ont tiré plutôt que de se concentrer sur ce qui n’a pas marché. 

Il doit avant tout être un chef de projet car une entreprise ne reste qu’un projet parmi d’autres. A cette fin, il doit pouvoir partager sa vision, être un bon manager, réactif et capable de se remettre en cause tout en affirmant ses convictions quand cela est utile. Bon nombre de ses compétences se développeront tout au long de son expérience entrepreneuriale même si on peut se dire qu’avant tout un entrepreneur est quelqu’un capable de supporter la pression et de savoir détecter des opportunités.

Les enjeux pour les entrepreneurs à la rentrée

Cette rentrée s’annonce toute particulière pour les entrepreneurs. Entre le risque de reconfinement, si la 4ème vague s’avère plus importante que prévue, ou encore l’apparition de nouvelles problématiques, des  opportunités qui se présentent, force est de constater qu’ils auront beaucoup à faire s’ils ne veulent pas rater le train de la réussite. Zoom sur certains enjeux pour les entrepreneurs à la rentrée et problématiques qui vont avoir l’attention des dirigeants. 

Le télétravail : une pérennisation à venir ? 

Le risque d’un nouveau confinement reste peu probable mais une volonté de généraliser le télétravail peut voir le jour. Le télétravail pèse sur les entreprises qui ont dû se réadapter à une vitesse éclair depuis mars 2019. Si beaucoup ont su  prendre le virage et se conformer aux règles sanitaires, force est de constater que les salariés qui souhaitent poursuivre cette méthode de travail sont nombreux. Entre ceux qui ne voudraient plus venir dans les bureaux, ceux qui souhaitent ne venir qu’occasionnellement et ceux qui désirent revenir à l’ancienne mode, un vrai challenge existe pour les dirigeants notamment en termes de management. Le télétravail généralisé a mis à mal tout ce qui touche au team building. Certains managers rencontrent des difficultés à créer un esprit d’équipe à distance ou encore à faire en sorte que les salariés se motivent. Un grand chantier attend naturellement les entreprises dans ce domaine. 

Des nouvelles technologies à toujours plus intégrer

Ce n’est pas nouveau mais aujourd’hui les nouvelles technologies sont partout. Que l’on parle de communication, du produit ou service vendu voire du fonctionnement interne, il n’y a que peu de pôles de l’entreprise qui n’ont pas été affectés par de nouvelles méthodes de travail notamment liée à l’utilisation d’internet. Des défis d’automatisation sont aujourd’hui présents un peu partout tout comme le fait de travailler sur une présence significative sur internet où les règles du jeu ont largement évolué. La prise en compte des réseaux sociaux notamment ainsi que du SEO et SEA est aujourd’hui devenue une problématique des entreprises qui cherchent à se démarquer. Nul ne doute qu’elles vont encore continuer à chambouler la relation client. Ainsi, une nécessité de présence accrue sur la toile se fera probablement sentir. 

Des évènements qui vont repartir. 

Si 50 millions de Français devraient être vaccinés d’ici la fin août, c’est surtout la partie événementielle qui devrait revoir le jour. La plupart des entreprises de cadeaux d’affaires croulent actuellement sous les commandes. Les difficultés de réapprovisionnement devraient bientôt devenir une réalité notamment pour ceux qui n’anticipent pas de faire un bon des commandes Mais surtout de saisir que les délais de livraison ne sont plus ceux d’autrefois. Tout ce qui touche au fret prend désormais du retard. Il y a fort à parier que les secteurs tels que celui des cadeaux d’affaires connaissent des pénuries sur certaines matières premières qui ne sont plus acheminées. Une bonne anticipation à la rentrée devrait permettre de pallier cette difficulté même si certains produits ne sont plus du tout disponibles.

La reprise d’activité et un rythme accéléré

Si les entreprises doivent se préparer à une chose c’est bien la reprise d’une activité normale. Même si la fin du mois de juin a commencé à ressembler à celles des années avant la COVID pour certaines entreprises, d’autres commencent à peine à ressentir les effets d’une crise sanitaire qui va disparaître. Les équipes doivent donc se préparer à une reprise qui pourrait se faire en force début septembre voire au début octobre. Il faudra donc anticiper les demandes pour ne pas se retrouver sous l’eau ou submerger. Les entrepreneurs devront donc bien gérer les équipes surtout pour celles qui n’avaient pas encore réintégré l’entreprise physiquement. 

Comment renforcer la profondeur de son réseau ?

Une notion que l’on entend souvent lorsque l’on est en recherche d’emploi, entrepreneur ou commercial demeure celle de réseau. Si beaucoup pensent qu’il suffit de connaître vaguement une personne tout juste rencontrée pour la solliciter, il n’en est rien. Rien ne sert de vous attendre à ce que l’on agisse pour vous comme le font vos proches relations si vous n’avez pas travaillé votre réseau. Zoom sur quelques conseils pour renforcer la profondeur de son réseau ?

Le « networker » averti sait bien qu’une relation efficace n’est pas un simple contact. Ce qui compte pour lui, ce n’est pas tant combien de personnes il connaît au sein de son réseau mais comment il les connaît. Beaucoup se focalisent sur la quantité des contacts qu’ils ont accumulés, plutôt que sur leur qualité. Ils essaient de rencontrer un maximum de personnes différentes en espérant que sur le nombre, il y en ait bien une qui résoudra leur problème du jour ! Cette pratique reste cependant à revoir.

De manière générale sur le réseau

En réalité, un réseau efficace, c’est un réseau à la fois étendu et profond.

Il nécessite une vraie démarche qui implique présentation de ses produits, de ses activités, recherche de partenariats, partage de bonnes pratiques, etc. Et ceci de manière réciproque !

Il s’agit donc de prendre le temps de renforcer ses relations avant de les solliciter voire même de les aider sans même savoir s’ils vous aideront à leur tour. Avant de demander un service à quelqu’un, il est évident que vous devez vous demandez : « est-ce juste un contact ou une vraie relation ? ». La différence est qu’un contact, on le connaît, sans plus alors que pour une relation, on a pris le temps de développer un lien solide et une forte crédibilité. En un mot de gagner sa confiance.

Quelques conseils simples et efficaces pour renforcer la profondeur de son réseau

  • Construisez des relations de qualité : approfondir les relations avec les membres de son réseau nécessite de la constance et une réelle volonté d’aller plus loin, c’est à dire les inviter à des événements susceptibles de les intéresser, leur donner un « coup de pouce » à la première occasion, les rencontrer en dehors du cadre professionnel. Plus une relation sera profonde, plus il y aura une aide mutuelle.
  • Organisez vos rencontres : identifier les manifestations et les réseaux qui pourraient permettre de développer des relations de qualité grâce à des rencontres régulières et organisées.
  • Construisez votre crédibilité : il ne suffit pas de « se montrer ». Il faut aussi établir une relation de confiance. En brûlant les étapes, on risque aussi de « brûler » son contact. Si vous demandez trop vite un service, vous risquez fort d’avoir une fin de non-recevoir.
  • Pariez sur la générosité et l’ouverture : Au lieu de solliciter l’autre d’emblée : « que pouvez-vous faire pour moi », il faut plutôt lui demander « en quoi puis-je vous être utile ». C’est là sans doute l’un des points essentiels à retenir pour celui qui souhaite approfondir et qualifier son réseau. Mettre en relation, aider l’autre à faire des affaires, proposer des informations utiles, inviter à des rencontres intéressantes… Car le « networker » efficace le sait : celui qui donne reçoit en retour.

Structurer sa démarche réseau

Si vous ne savez pas par où commencer, sachez que vous pouvez tout simplement dresser une liste dans laquelle vous mettez votre famille, vos amis, vos anciennes connaissances de travail, les actuelles ou encore les personnes avec qui vous avez sympathisé. 

Certains n’hésitent à y inclure les coordonnées et quelques notes comme la date de la dernière rencontre et ce qui s’est dit afin de pouvoir revenir sur les derniers échanges. Il faut bien comprendre que plus votre réseau aura tendance à s’agrandir et plus votre mémoire peut avoir besoin d’un coup de pouce ! 

Une fois vos différents contacts listés, vous pouvez alors tenter de les organiser que ce soit par métier ou éventuellement par typologie de contact. Vous pourrez ainsi transmettre rapidement les coordonnées de certains au besoin ou les mettre en relation en cas d’opportunités pour eux et pour une personne de votre réseau. Dans tous les cas, entretenez vos relations et n’hésitez pas à rencontrer ceux que vous n’avez pas vu depuis un moment. 

Peut-on être artiste et monter sa boîte ?

On oppose souvent les qualités d’artiste à celle de l’entrepreneur. Un travailleur du milieu artistique aurait des difficultés particulières à fonder une entreprise de par la constance et les responsabilités qui incombent à tout entrepreneur et qui ne conviendraient pas toujours au monde artistique. Peut-on être artiste et monter sa boîte ? Examen de la situation.

Qui sont les entrepreneurs artistiques ?

Instaurée par l’ordonnance du 13 octobre 1945, la licence d’entrepreneur du spectacle existe bel et bien. Il s’agit d’un titre spécifique attribué aux organismes qui s’assurent de la présence physique d’au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération en vue de la représentation en public d’une « œuvre de l’esprit ». Délivrée selon des conditions spéciales (voir ces conditions sur le site du Service-public-Pro.fr, ndlr) et pour une durée déterminée, cette licence s’adresse à toute personne qui exerce une activité d’exploitation de lieux de spectacles, de production ou de diffusion de spectacles, seule ou dans le cadre de contrats conclus avec d’autres entrepreneurs de spectacles vivants.

Ceci, quel que soit le mode de gestion, public ou privé, à but lucratif ou non-lucratif, de ces activités. Les titulaires de cette licence se regroupent en trois catégories : les exploitants, les producteurs et les diffuseurs. Chacun de ces professionnels dispose d’un type de licence d’entrepreneur du spectacle précis, même si certaines professions, comme celle d’agent, peuvent appartenir à deux catégories. 

Artistes, entrepreneurs culturels et économiques

La « Société Mutuelle pour artistes » ou SMart publiait en 2015 son ouvrage « L’artiste, un entrepreneur ? », qui compare le travail d’un artiste à celui d’un entrepreneur. 

Amené à travailler par projet et créant des structures de production, à titre d’exemple, celui-ci suit, d’une certaine manière, une démarche entrepreneuriale. La volonté d’un artiste de créer son entreprise à partir de son art serait donc naturelle et intuitive contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le chemin pour y parvenir se révèle cependant souvent tortueux avec une différence notable : la passion. 

A noter que les intermittents, interprètes et auteurs, ne peuvent acquérir le statut d’auto-entrepreneur en tant que tel, mais tous peuvent conserver un certain degré de liberté en fondant une entreprise libérale. D’autres professions du domaine artistique disposent toutefois d’une licence spéciale, comme les agents, les producteurs ou les exploitants de salles de spectacle. Certains artistes réussissent tout de même, de par leur nom, à instaurer une institution artistique à eux seuls. Le rapport tenu entre artiste et économie constitue d’ailleurs le sujet de « L’artiste-entreprise », de Xavier Greffe, paru en 2012. Plusieurs artistes, plastiques notamment, désirent rester maîtres de la commercialisation de leurs œuvres et, de fait, se demandent si le statut d’auto-entrepreneur leur est accessible. 

Les raisons qui poussent un artiste à devenir auto-entrepreneur

Avant toute chose, il est important de faire la différence entre un artiste auteur, qui se lance généralement en freelance pour être rémunéré sous forme de droits d’auteur, et un artiste interprète, rémunéré sous forme de salaire. De nombreux artistes auteurs souhaitent naturellement maîtriser la diffusion et la commercialisation de leurs œuvres autant que leur conception. Ainsi, le régime d’auto-entrepreneur peut leur paraître intéressant même si beaucoup choisissent d’exercer leur profession sous la forme d’une activité libérale. 

Mais ces professions, pour les questions de droits d’auteur, sont le plus souvent rattachées à la Maison des Artistes. Il s’agit de l’organisme de collecte et de gestion des droits à sécurité sociale et à la retraite des artistes auteurs. Son rôle est de valider ce droit pour qu’un artiste auteur puisse obtenir le remboursement de ses soins, ses médicaments et des indemnités journalières auprès de sa CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), comme n’importe quel salarié. Le milieu des arts graphiques, par exemple, relève de La Maison des Artistes et quasiment tous les types de production du domaine graphique et plastique y sont rattachés.

Les artistes auteurs créent leur entreprise sous un statut libéral, qui relève de l’Urssaf et ne peuvent obtenir le régime d’auto-entrepreneur. Un artiste qui crée une activité indépendante distincte (libérale, commerciale ou artisanale) peut toutefois la déclarer dans le cadre de ce régime dès lors que cette activité ne relève pas de son activité artistique. Ce régime présente finalement quelques subtilités qui rendent son accès difficile à beaucoup d’artistes. 

Le statut d’auto-entrepreneur, difficilement accessible 

L’auto-entrepreneuriat constitue un régime fiscal et social particulier permettant d’exercer une activité indépendante sous forme d’entreprise individuelle. Présenté de cette façon, un profil artistique semble adapté, sauf que les salariés ne peuvent y avoir accès. 

Certains professionnels du milieu artistique sont considérés comme tels et ne disposent pas de l’autonomie requise pour accéder au régime d’auto-entrepreneur. De fait, certains professionnels se le voient d’emblée refusé, tels que les intermittents et artistes-interprètes, qui sont perçus comme des salariés de producteurs ou organisateurs de spectacle. 

De la même façon, tout professionnel exerçant des activités artistiques rémunérées par des droits d’auteur qui dépendent de la Maison des artistes ne peut, lui non plus, avoir accès au régime d’auto-entrepreneur. Même un technicien du spectacle souhaitant exercer sous son propre nom se verra confronté à plusieurs difficultés, comme le chiffre d’affaires maximal permis par le régime d’auto-entrepreneur, qui peut constituer un frein à l’embauche de salariés. Les plafonds financiers imposés par le régime d’auto-entrepreneur pourraient également dissuader la Commission nationale d’attribuer le label « prestataire de services du spectacle vivant », nécessaire pour valider les heures effectuées par un technicien embauché. La comptabilité simplifiée du régime de l’auto-entreprise rend d’ailleurs impossible toute déduction de frais professionnels. Le régime d’auto-entrepreneur exige une indépendance totale dont peu de travailleurs du spectacle peuvent justifier. Il existe toutefois une licence spéciale dédiée aux entrepreneurs issus du monde du spectacle.