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Les entreprises qui ont changé de nom

Certaines entreprises gardent leur nom depuis leur création mais nombreuses sont celles qui changent de noms pour de multiples raisons : redorer l’image de l’entreprise, s’ouvrir à l’international et choisir un nom adapté à la culture, lors de la fusion ou d’un rachat… Focus sur des entreprises qui ont pignon sur rue et qui ont changé de nom.

1 – Facebook → Meta

Mark Zuckerberg, le patron de la firme, a annoncé jeudi le 28 octobre lors de l’événement virtuel Facebook Connect, que la maison mère allait désormais s’appeler « Meta ». Le fondateur a choisi « Meta »- « au-delà » en grec ancien- pour montrer qu’il y a « toujours plus à construire ». Meta regroupera donc les réseaux sociaux Facebook et Instagram, les messageries Messenger et Whatsapp, ainsi que les lunettes de réalité virtuelle Oculus.

2 – Google → Alphabet

En 2015, Google a réorganisé ses activités en créant une maison mère baptisée Alphabet, afin de séparer ses actifs rentables des parties non rentables de son entreprise, comme la plateforme YouTube, la filiale de voitures autonomes Waymo, etc. Ce n’est pas pas la première fois que Google changeait de nom. En 1996, les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont baptisé leur entreprise BackRub.

3 – Total → TotalÉnergies

En février 2021, Patrick Pouyanné, PDG de Total, avait annoncé que la firme devrait changer de nom, pour s’appeler TotalEnergies. Théoriquement, changer de nom n’engage pas TotalEnergies à contribuer à des politiques industrielles plus viables pour l’environnement. Le dernier changement de nom de l’entreprise, date de 2003, lorsque TotalFinaElf est devenu Total.

4 – covoiturage.fr → BlaBlaCar

Covoiturage.fr a été créé en 2004 par Frédéric MAZZELLA en France, puis s’est exporté dans d’autres pays européens sous le nom BlaBlaCar, pour faciliter son développement en Europe. Après un vaste sondage auprès des covoitureurs et après plus de 250 propositions, l’entreprise a opté pour « BlaBla + voiture », donc BlaBlaCar ! L’entrepreneur voulait que le nouveau nom ne comporte qu’une seule voyelle et qu’il se prononce à l’identique toutes les langues.

5 – Voyages-sncf → OUI.sncf

En 2017 après 17 années d’existence la compagnie ferroviaire française Voyages-sncf, décide de devenir Oui.sncf. Il s’agit avant tout d’une volonté d’uniformisation des différentes marques de l’entreprise. L’insertion du « oui » fait écho aux noms des marques créées par la compagnie telles qu’inOUI (TGV), OUIgo (TGV low-cost), Ouibus (autocar) et OuiCar (location de voiture entre particuliers).

6 – France Telecom → Orange

En février 2012, la ligne fixe France Télécom a changé de nom et devient Orange, un opérateur de téléphonie mobile britannique racheté par France Télécom, en 2000. France Télécom est l’opérateur historique des télécommunications en France. La Direction générale des télécommunications prend le nom de France Télécom le 1er janvier 1988 sous la présidence de François Mitterrand, pour répondre à une directive européenne et réorganiser le secteur des télécommunications français.

7 – Verizon Media → Yahoo

En 2017, un an et demi après son lancement, Oath change de nom en effet pour devenir Verizon Media Group. Verizon Media est issue de la fusion de Yahoo et d’AOL et d’un partenariat avec Microsoft. Elle détient des marques comme Yahoo, Techcrunch et Engadget ainsi que technologies adtechs propriétaires (SSP et DSP). En novembre 2021, Verizon Media prend le nom Yahoo EMEA Limited.

8 – GDF Suez → Engie

Depuis le 24 avril 2015, le groupe GDF Suez s’est attribué une nouvelle identité visuelle et un nouveau nom « Engie ». Le groupe a voulu s’éloigner de son image de « vendeur de gaz » pour « mobiliser l’ensemble des énergies ». Il a marqué également ses distances avec la marque Suez issue de la fusion en 2008 de GDF, Gaz de France, avec le groupe Suez.

La période d’essai : comment ça fonctionne ?

La période d'essai : comment ça fonctionne ?

En règle générale, avant chaque embauche, que ce soit pour un CDD ou un CDI, l’employeur, comme le salarié, se protège d’un mauvais recrutement avec une période d’essai. Celle-ci n’est pas obligatoire. Elle doit être expressément mentionnée dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement. Elle en précise sa durée et les conditions de son éventuel renouvellement.

Le rôle de la période d’essai

Il s’agit avant tout pour l’employeur de contrôler les compétences et la manière dont travaille le salarié. Notamment au regard de son expérience et de sa mission. Elle permet à l’employeur de tester une future recrue sans prendre trop de risques. De son côté, le salarié peut vérifier si le poste et l’entreprise correspondent bien à ses attentes. Surtout, s’il est prêt à supporter les conditions de travail imposées.

Durée de la période d’essai

Lors de la signature d’un contrat à durée indéterminée, la loi fixe des durées maximales de :

  • Deux mois pour ouvriers et employés
  • Trois mois pour techniciens et agents de maîtrise
  • Quatre mois pour les cadres

Lors de la signature d’un contrat à durée déterminée, la période d’essai est plafonnée à un jour par semaine dans la limite de deux semaines maximums pour les CDD inférieurs à six mois et d’un mois pour les autres. A noter que la loi a fixé des durées maximales uniquement. Toutefois, les parties peuvent se mettre d’accord et fixer une durée plus courte.

Calcul de la période d’essai

La période d’essai correspond à un temps de travail effectif. Il conviendra donc de décompter correctement sa durée. Ainsi les dates exactes de début de fin de période, tout en incluant les évènements susceptibles d’impacter sa durée. En cas d’absence du salarié pour maladie, fermeture de l’entreprise, congé annuel, congé sans solde, congé enfant malade…, on peut prévoir une prolongation de l’essai correspondant au nombre de jours calendaires d’absence, dans la limite de l’essai restant à courir.

La période d’essai débute obligatoirement au commencement de l’exécution du contrat de travail. La fin de la période d’essai a lieu le dernier jour à minuit.

Peut-on la renouveler ?

La période d’essai d’un CDI peut être renouvelée une fois, si la convention collective le prévoit et à condition que cette possibilité soit précisée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. Le salarié doit l’accepter par écrit. L’employeur donc doit formuler une proposition écrite au salarié, qui doit l’accepter également par écrit.

En cas de renouvellement ou prolongation, la durée totale de l’essai ne peut dépasser les limites maximales fixées par la loi :

  • quatre mois pour les ouvriers et employés
  • six mois pour les agents de maîtrise et les techniciens
  • huit mois pour les cadres.

Attention ! Quand un salarié continue à travailler au-delà de la période d’essai sans avoir signé d’avenant au contrat, il est considéré comme embauché de façon définitive.

Peut-on la rompre ?

Pendant toute la période d’essai, employeur comme salarié peuvent décider de rompre le contrat à tout moment, sans motif ni procédure. Quand la rupture est le fait du salarié, celui-ci doit respecter un délai de prévenance de 48 heures (ramené à 24 heures si son temps de présence est inférieur à huit jours).

Quand la rupture est à l’initiative de l’employeur, le salarié doit être prévenu dans un délai de préavis égal au moins à :

  • 24 heures en cas de présence inférieure à huit jours
  • 48 heures pour une présence comprise entre huit jours et un mois
  • 2 semaines au-delà d’un mois de présence
  • 1 mois après trois mois de présence.

La rupture de la période d’essai peut avoir lieu à tout moment, même si le salarié est absent, sauf si la cause de son absence est liée au travail (maladie professionnelle, accident du travail). Dans ce cas, l’employeur devra attendre son retour. L’employeur n’a pas besoin de motiver sa décision, et la procédure de rupture n’est soumise à aucun formalisme particulier. La lettre de rupture peut être envoyée en recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre, avec date et signature de la main du salarié et de l’employeur.

Ruptures abusives ?

L’employeur peut parfois croire qu’il a la loi de son côté lors de la période d’essai. Pas toujours.

Il convient donc de rester prudent sur la manière de faire. Dans certains cas, la rupture peut être considérée comme abusive et assimilée à un licenciement abusif. Elle peut entraîner un coût supplémentaire comme le paiement de dommages et intérêts. Il convient d’être très attentif au motif que vous invoquez en cas de rupture. Ainsi :

  • La période d’essai d’une salariée enceinte ne peut être rompue du seul fait de son état de grossesse.
  • Quand un salarié a été victime d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail, l’employeur ne peut pas rompre la période d’essai.
  • Les motifs de la séparation ne doivent pas être étrangers au travail (intention de nuire pour des raisons personnelles, divergences syndicales, discrimination, etc.)
  • Le cas où la décision n’est pas vraiment liée à la personne même du salarié, par exemple un motif économique.
  • Si l’employeur interrompt la période d’essai tout de suite après l’embauche, on jugera donc qu’il n’a pas pris le temps de vérifier les capacités professionnelles du salarié (Arrêt 22/11/95 en Cour de Cassation)

Le cas d’un salarié qui cumule les arrêts-maladie au cours de la période d’essai peut donc être délicat.

Il ne faut pas oublier que la période d’essai est destinée à évaluer les compétences professionnelles du salarié. Toute rupture pour des raisons non liées à la personne même du salarié est considérée comme abusive par la justice (Arrêt du 20/11/2007 en Cour de Cassation).

S’associer : l’union fait-elle la force ?

S’associer : l’union fait-elle la force ?

Vous êtes sur le point de vous lancer dans le monde de l’entreprenariat et êtes encore hésitant à propos du cornélien dilemme que pose l’association… Posez-vous les bonnes questions ! Il est primordial de comprendre la ou les raisons pour lesquelles on souhaite ou non s’associer et se demander si ces raisons sont valables ou si elles ne sont que des prétextes…

1/ Mieux vaut être seul que mal accompagné

Il faut savoir que si vous prenez la décision de vous lancer seul, vous ne serez pas un cas isolé puisqu’à ce jour, plus d’un tiers des entrepreneurs le font et ceci pour plusieurs raisons.

Une possible perte de temps de recherche

De l’idée à la trouvaille de l’associé, on le sait, il y a un fossé… mais lorsqu’on se lance dans la sinueuse recherche de l’associé parfait, on peut perdre un temps précieux. Il n’y a qu’à voir le nombre d’entrepreneurs qui prennent part aux soirées Networking dans l’unique but de dénicher la perle rare. En dehors même de trouver un profil qui correspondrait à votre recherche, il se peut que celui-ci ne soit pas intéressé par votre projet. Une perte de temps qui peut donc s’avérer conséquente si vous êtes pressé de lancer votre projet et que time to market est parfait.

Un engagement sur le temps

Le fait de prendre un associé représente un engagement ad vitam aeternam (ou presque). A l’effigie d’un couple, vous allez évoluer ensemble, prendre des décisions cruciales dont vous devrez assumer les conséquences ensemble qu’elles soient bonnes ou mauvaises et accepter de mettre l’autre au même niveau que vous… Vous l’aurez compris, vous n’êtes pas à l’abri d’altercations plus ou moins pimentées qui seront susceptibles de disperser votre binôme voire le faire éclater, au péril de votre société.

Un partage des bénéfices

Lorsqu’on est seul à la tête de son entreprise, la question du partage équitable des parts ne se pose pas puisque vous restez propriétaire du capital ! 1+1 ne fait pas toujours deux puisqu’en l’occurrence vous allez diviser par deux les bénéfices (si vous êtes à part égale). Ceci est également vrai si vous souhaitez revendre vos parts puisque là-aussi vous devrez partager les fruits de la vente.

Entreprendre seul n’est pas entreprendre tout seul

Quoi qu’il en soit, ne pas s’associer n’est pas synonyme de solitude car vous serez entouré de votre équipe qui peut s’investir autant qu’un associé ! Vous pouvez en profiter pour vous créer un entourage de votre choix où différents protagonistes de qualité tels que des experts voire des mentors qui pourront vous guider efficacement. Vous adhérerez sûrement à des clubs de dirigeants qui feront que vous ne serez en réalité jamais seul. Rien ne vous empêche également de partager le fruit de vos réflexions avec vos proches (familles, amis…)

Des décisions à prendre à deux

L’une des principales causes qui font qu’il n’est pas rare de ne pas entreprendre seul reste qu’il vous faudra vous aligner sur la vision de l’entreprise. Si cette vision peut être similaire au début, il n’est pas rare que les opinions divergent par la suite. On ne compte plus le nombre d’entreprises qui ont dû fermer leur porte suite à un conflit d’associé notamment sur les décisions à prendre concernant l’avenir de l’entreprise.

2/ Seul on va plus vite, à deux on va plus loin.

Ne vous méprenez pas ! Si lancer son entreprise seul comporte des avantages, les inconvénients sont nombreux, preuve à l’appui : toutes les richesses que peut apporter un voire plusieurs associés.

Démultiplier les associés pour démultiplier les compétences

Le fait d’être plusieurs permet de démultiplier la force de travail. En effet, il faut prendre conscience qu’il n’y a pas de surhomme : connaître ses faiblesses permet de cibler le genre d’associé voire d’alter-égo que l’on souhaite avoir auprès de vous. Qui dit complémentarité dit répartition des tâches et des responsabilités et par conséquent réduction du stress à endosser (ce qui peut permettre d’éviter un burn-out, par exemple). On se rend rapidement compte que l’autre est indispensable lorsqu’il s’absente et que l’on doit gérer seul ce dont on s’occupe habituellement à deux. Inévitablement, la répartition des responsabilités et des missions permet de faire preuve de plus d’efficacité.

Déléguer coûte cher

De la même manière pour réunir les compétences nécessaires à la réalisation de votre projet, il vous faudra sûrement recruter si vous n’avez pas d’associés, ne serait-ce que pour être assez nombreux pour gérer toutes les tâches. Avoir du personnel coûte très cher et à moins de disposer d’un capital ou générer très rapidement des bénéfices, ce qui est loin d’être le cas de tout le monde lors du lancement de projet. Surtout, au début, il n’est pas rare que les dirigeants ne se rémunèrent pas le temps que leurs indemnités chômage prennent fin, ce qui représente une économie très importante pour l’entreprise.

Avoir un capital plus important

Le fait de s’associer représente donc un avantage non-négligeable qui est celui non seulement de réunir plusieurs économies personnelles pour se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat et donc de disposer d’un capital plus conséquent. D’un point de vue financier toujours, il faut savoir que les Business Angels privilégient souvent une société faite de plusieurs associés plutôt que l’inverse car les risques ne pèsent pas que sur une seule personne.

Vous n’êtes vraiment plus seul

Si l’on peut raconter à sa famille et ses amis la vie de l’entreprise et même avec une oreille attentive autour de vous, il est fortement possible qu’ils se lassent d’entendre parler de votre bébé. Avoir un associé permet d’avoir quelqu’un avec qui vous pouvez réfléchir et partager vos soucis. D’autre part, vous aurez le sentiment de pouvoir véritablement compter sur quelqu’un : votre associé. Il vous permet également de prendre du recul sur vos décisions en vous apportant son point de vue sachant qu’il dispose également de son expertise.

En conclusion

Chacune des deux possibilités a ses avantages et ses inconvénients dans la balance… A vous de mesurer de quel côté penche cette dernière dans votre situation. Avant de prendre toute décision, soignez les détails sans vous hâter, prenez connaissance de vos propres limites pour les fixer avec votre potentiel futur associé et mesurez à quel point vous êtes capable de vous surpasser. Une dernière chose, pensez également que toutes les personnalités ne sont pas faîtes pour travailler sereinement avec autrui, c’est parfois une question de caractère… Mais il n’y a qu’en faisant un choix que vous saurez, alors écoutez votre intuition et foncez !

L’encadrement des stagiaires : un véritable enjeu pour les entreprises

L’encadrement des stagiaires : un véritable enjeu pour les entreprises

Différentes lois sur le statut des stagiaires ont renforcé l’encadrement des stagiaires. Désormais, un seul tuteur ne peut encadrer que 3 étudiants maximum dans les entreprises de moins de 20 salariés. Une mesure qui souligne que l’encadrement n’est pas une option mais une obligation.

Le rôle d’encadrement du tuteur

Le rôle du tuteur n’est pas neutre. C’est lui qui va permettre le bon déroulement du stage, assurer le lien direct avec l’organisme de formation, et encadrer tout en transmettant au stagiaire le cas échéant les bonnes pratiques à adopter. S’il y a seulement quelques années, les stagiaires étaient souvent l’occasion pour les salariés de se délester d’une partie du travail qu’ils ne voulaient pas faire, aujourd’hui le tuteur a un véritable rôle de formateur. Il ne s’agit plus seulement de mettre en pratique les connaissances acquises à l’école mais bien d’aider le stagiaire à savoir réaliser une tâche. 

C’est pourquoi, Il est donc nécessaire que le tuteur ait du temps à consacrer aux stagiaires qu’il sera amené à encadrer, sans pour autant être derrière eux en permanence, ni faire directement partie de l’équipe dans laquelle les stagiaires travailleront au quotidien. Il est aussi important qu’il soit le plus possible présent dans l’entreprise. Un tuteur qui serait en déplacement la plupart du temps ne pourrait suivre un stagiaire que de très loin.

L’évaluation de l’étudiant

Le tuteur doit dans l’idéal trouver le temps de participer à la soutenance du travail de fin d’étude, mémoire ou rapport de stage, ce qui lui donne un rôle dans l’évaluation du travail de l’étudiant.

Le rôle confié dans l’évaluation de l’étudiant implique de réelles compétences en la matière. Il est préférable qu’un tuteur soit habitué à évaluer le personnel de l’entreprise pour être en capacité de fournir au stagiaire un feedback utile et profitable pour la suite de ses études ainsi que pour son insertion dans le monde professionnel. Cela demande donc de réelles compétences en management et en encadrement.

Il s’agit aussi souvent de faire un retour à vos clients en lui donnant ses points forts mais également en lui communiquant les choses à améliorer. Si vous ne souhaitez pas le faire devant l’école, rien ne vous empêche de lui dire personnellement. Il est souvent compliqué de réaliser une critique devant le personnel de l’école surtout que vous savez que votre jugement influera sur la note voire l’objectivité de l’évaluateur. 

Quelques raisons de bien encadrer un stagiaire

En dehors de l’obligation légale d’encadrer un stagiaire, il convient de souligner que l’accueil de stagiaires est un bon moyen pour l’entreprise de détecter les talents et de développer ainsi une politique R-H dynamique et offensive, gage de sa future compétitivité. Former un stagiaire c’est aussi parfois une occasion de former un futur collaborateur donc autant ne pas lésiner sur la tâche et lui donner les bonnes habitudes. Dans l’idéal, comportez-vous avec lui comme avec un nouveau collaborateur qui intègrerait l’entreprise à long terme. 

Il faut noter aussi que les stagiaires communiquent autour d’eux et participent notamment à l’heure des réseaux sociaux à la notoriété de l’entreprise. Certains n’hésiteront pas à faire la promotion de votre entreprise ou encore deviendront des « fans ». Ils sont un vecteur qui vous permettra peut-être d’accueillir d’autres stagiaires voire de convaincre certains collaborateurs de vous rejoindre. Par ailleurs, les demandes de stage émanant souvent de votre entourage direct ou indirect, autant vous dire que si cela se passe mal, vous ne vexerez pas que votre stagiaire. 

Enfin et c’est peut-être le plus important. Un stagiaire n’a ce statut que pour le moment. Plus tard, il intègrera une entreprise et vous pourrez être fier d’avoir formé cette personne et d’avoir contribué à sa réussite. Si vous n’aurez pas forcément de nouvelles par la suite, rien ne vous empêche de garder des liens avec lui et de prendre des nouvelles de temps en temps. 

L’entreprise a finalement autant intérêt que le stagiaire à ce que le stage se passe bien, et à se donner les moyens d’évaluer les personnes qui pourront à terme intégrer ses effectifs.

Être un entrepreneur heureux en 2022

Être un entrepreneur heureux, c’est avant tout être un humain heureux qui s’épanouit dans ce qu’il réalise. Beaucoup confondent réussite dans les affaires avec le bonheur. Or, faire toujours plus de chiffre d’affaires ne vous rendra pas heureux même si cela peut être une source de satisfaction.

Intégrer que vous partez à l’aventure

Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’aventure entrepreneuriale. Ce n’est pas parce que vous êtes entrepreneur que vous serez immunisé contre les maladies ou encore que vous échapperez à la mort. Entreprendre, c’est avant tout admettre que vous vous lancez dans l’inconnu et que vous sortirez très certainement de la routine classique d’un salarié. Cela implique que vous vivrez des moments de joies mais également certains moments plus difficiles. Pour bien vivre en tant qu’entrepreneur, vous devez être conscient que vous allez être confronté à vos limites mais que vous allez aussi découvrir un potentiel que vous ignorez dans bien des domaines.

Changer votre conception de la difficulté/de l’échec

Pour vivre à fond cette aventure de manière heureuse, vous devez profondément intégrer qu’il n’y a pas d’échec dans l’entrepreneuriat mais des expériences à vivre. Bien entendu, vous aurez des défaites et victoires. Chacune de vos expériences vous permettra de voir ce qui fonctionne et ce qui ne marche pas. Un des réflexes à avoir reste de considérer les difficultés ou échecs comme des épreuves qui vous permettent de progresser. Certaines difficultés vous permettront même de dépasser vos limites, ce qui est le cas quand, face au mur, l’entrepreneur décide de changer de business model pour se diriger vers la réussite plutôt que de se lamenter.

Comprendre que vous n’êtes pas seul

L’entrepreneuriat n’est pas une aventure qui se vit seul. Que l’on parle de vos associés, votre famille, vos collaborateurs, vos fournisseurs, vos clients, vos amis ou encore vos prestataires, vous entraînez probablement toute une équipe dans votre aventure et nombreuses personnes qui pourront la partager avec vous. Même si vous êtes souvent seul à effectuer certaines tâches et que vous pourrez parfois ne vous appuyer que sur vous-même, vous interagissez avec tout un monde. Si vous souhaitez aller plus avant, il vous suffit de vous rapprocher de l’écosystème entrepreneurial qui pourrait vous permettre de rencontrer vos pairs.

Donner une mission à votre entreprise

Il est des métiers qui, de par leur réalité, ont du sens. Les personnes au service de la santé, de l’éducation, de l’environnement, par exemple, ont de manière inhérente du sens puisqu’elles contribuent au développement de la société et de son bien-être. Entreprendre consiste à donner une mission à votre entreprise qui va au-delà de la simple réalisation de chiffre d’affaires.
Bien entendu, vous aurez du mal à le faire si votre entreprise a pour business les jeux de loterie ou encore si vous vendez des armes ou que vous évoluez dans un secteur polluant. Mais, c’est vous qui allez déterminer le projet que vous souhaitez développer même si souvent l’idée provient d’une opportunité que vous avez détectée.
Pour comprendre la mission de votre entreprise ou au moins donner un peu de son sens à sa mission, vous devez vous focaliser sur les raisons qui font que des personnes vont acheter votre service/produit. Ne vous attardez pas à la fonctionnalité mais plutôt à ce qu’elle apporte. Pour ne prendre qu’un exemple, Blablacar ne se contente pas d’organiser des trajets à bas coût mais permet de réunir des familles qui ne pourraient pas se le permettre sans ce service.
Pour donner du sens, vous l’avez compris, il faut en créer ou le mettre en avant. Vous devez donc être dans le dialogue avec vos collaborateurs et échanger avec eux afin de partager la mission de l’entreprise et faire en sorte de recruter ceux qui y adhèrent et désirent atteindre cet objectif.

Être en accord avec vos valeurs

Si vous souhaitez être heureux en tant qu’entrepreneur, vous ne pouvez faire l’impasse sur le fait d’inscrire vos valeurs, noir sur blanc ou au moins de les respecter dans chacune de vos décisions. Les entrepreneurs n’ont guère tous le même profil et vouloir tous les placer dans le même panier, comme le font de nombreux articles, est contraire à tout bon sens. Comme les valeurs sont personnelles, il serait hors de propos de vous donner un modèle que vous allez suivre à la lettre. Il faut dire que l’entrepreneuriat reste une histoire de diversité de profils et d’aspirations. Certains choisissent d’évoluer dans un secteur qui est lié à leurs compétences et diplômes, d’autres reprennent l’entreprise de la famille alors que certains choisissent un secteur qu’il trouve porteur.

Les raisons d’entreprendre sont tout aussi variées puisque certains le deviennent parce qu’ils ont des difficultés à retrouver un emploi alors que d’autres décident à la fin de leur carrière de se servir de leur expérience pour créer l’entreprise dont ils ont longtemps rêvé… Et la liste est loin d’être exhaustive. Pourtant, quelle que soit votre entreprise, elle ne doit pas mener des actions à l’encontre de vos valeurs. Autrement, vous allez vite entrer en contradiction avec vous-même et vous risquez de dépérir rapidement.

L’avidité de toujours vouloir gagner toujours plus ou tout simplement l’arrogance de vouloir être en haut de l’affiche ne vous rendra pas éternellement heureux. Vous devez donc vous poser des questions comme : Quelles sont mes valeurs ? Une fois définies, notez que toute décision de votre entreprise doit être en adéquation avec elles. Vous pourrez demander à vos salariés de faire de même pour savoir si les décisions qu’ils prennent sont conformes à la mission de l’entreprise.

Faire ce dont vous avez envie !

Même si au moment de la création, vous aurez probablement du mal à recruter et donc à déléguer des tâches, être entrepreneur c’est, dans l’avenir, choisir ce que vous allez faire ou ne pas faire. Au début vous allez toucher à tout sauf si vous avez décidé de partir dans l’aventure avec des associés. Dans ce cas, choisissez les tâches que vous affectionnez particulièrement et pas forcément celles qui relèvent de vos compétences antérieures. Par la suite, vous aurez l’opportunité de déléguer des tâches. Pas de doute : pour être heureux, vous devez commencer par celles que vous détestez sauf si elles vous apportent un véritable plus.

Cette délégation n’intervient pas forcément de la même manière dans tous les cas.

Elle peut revêtir plusieurs aspects selon que vous ayez une entreprise qui n’a que peu de salariés ou une entreprise qui a de nombreux employés. Déléguer peut tout simplement passer par le fait de faire appel à des freelances ou des autoentrepreneurs sur des tâches que vous ne souhaitez pas exécuter vous-même. La plus grande difficulté restera alors de maîtriser votre budget pour faire au maximum ce qui vous plaît. Attention tout de même car plus vous attendrez, plus vous aurez du mal à déléguer des tâches car vous aurez l’habitude d’en réaliser certaines comme vous aimez le faire. Vous pouvez vite tomber dans le travers de penser que « personne ne fait mieux que vous ».
Prenez en compte que déléguer ne veut pas dire que vous allez trouver votre clone mais que celui-ci puisse faire avec ses méthodes, son caractère pour obtenir le même résultat que vous, voire dans l’idéal un meilleur que vous qui êtes souvent sur tous les fronts. Déléguer c’est avant tout observer et bien détecter certes les compétences mais aussi le potentiel et la personnalité de la personne qui va prendre en charge et la laisser agir sans exercer une surveillance qui n’aura pour résultat que l’échec de la délégation.

Automatiser ce qui est redondant/vous ennuie

Pour être heureux, pas de doute ! Il faut rapidement identifier ce qui vous ennuie et le plus rapidement possible automatiser ces tâches. Certes, cela constitue parfois une perte de temps temporaire mais sur le long terme, vous allez gagner énormément de temps et surtout être heureux de ne plus faire ces tâches. Vous ne pourrez pas échapper à toutes les tâches redondantes et que vous n’aimez pas (ni vous ni vos collaborateurs).

Mettre en place le plus rapidement possible des systèmes qui font à votre place celles chronophages et sans valeur ajoutée représente d’ailleurs presque une bonne pratique. Vous gagnerez du temps et vous pourrez vous consacrer à ce qui amène de la valeur à l’entreprise ou à ce qui vous plaît. Il vous faudra, certes, parfois investir pour réaliser cette automatisation ou prendre le temps de vous former pour savoir utiliser un logiciel. Vous ne le regretterez pas alors faites-le. 

Devenez un BOSS de la prise de parole en public !

Devenez un BOSS de la prise de parole en public !

Vous pensez être un orateur hors pair ? Ne plus rien avoir à apprendre ? Ou au contraire, éternel anxieux, vous êtes à l’affût de tout nouveau conseil ou astuce pour ne plus être mal à l’aise le jour J ? Dans tous les cas, cet article peut vous être utile !

Car oui, de manière évidente, il vous sera difficile d’y échapper éternellement : présentation professionnelle, pitch ou tout simplement un discours de mariage… Nous vivons dans un monde de communication où notre « zone de confort » est sans cesse mise à rude épreuve. Vous ne vous sentez pas concerné ? Sûr de vous, vous êtes convaincu que votre message passe suffisamment bien ? Une petite remise en question ne peut pas faire de mal.

On a tous un jour été marqués par le discours d’un grand orateur (un collègue, un homme politique, un prof, un conférencier…). C’est peut-être le moment de connaître les 5 secrets qui font qu’ils réussissent leur prestation.

1. Ayez un objectif

Avant toute chose, définissez un objectif simple et positif. Utilisez un verbe d’action qui incarne l’objectif que vous voulez atteindre ex : « donner envie », « convaincre », « motiver » et utilisez-le comme moteur de vos discours. Sachez que vous devrez limiter vos messages à deux au maximum pendant toute votre prestation. Votre objectif principal consiste à bien transmettre ce(s) message(s) et il vous faudra souvent les répéter afin que votre auditoire les retienne. Il ne suffit pas de dire une fois une chose pour qu’elle soit bien retenue ou bien comprise.

2. Éveillez vos sens

Utilisez vos 5 sens, c’est une manière d’enrichir votre communication. Captez les vibrations de votre auditoire, autant d’informations qui vous permettront de vous apercevoir d’une erreur de trajectoire. Il n’est alors pas encore trop tard pour rectifier le tir et ramener les interlocuteurs vers votre objectif. Si certains sens sont plus difficiles à utiliser que d’autres comme l’odorat ou le toucher, cela ne veut pas dire que ce n’est pas possible. Ainsi certains intervenants n’hésitent pas à trouver des moments pour proposer des étirements notamment quand votre auditoire est resté pendant un certain temps dans une position statique.

3. Ayez l’envie d’avoir envie

C’est indispensable pour provoquer une émotion chez ses interlocuteurs et c’est une fabuleuse arme contre le stress ! Votre envie est communicative donc si vous n’avez pas envie de faire votre discours, cela va se ressentir. Il faut donc vous motiver avant tout à réaliser cette tâche. Vous devez faire en sorte que la transmission de votre message devienne une véritable mission. Rien de plus inspirant qu’une personne passionnée.

4. Adoptez la bonne posture !

Votre langage corporel en dit long sur vous. Campez-vous sur vos deux pieds, tenez-vous bien droit, respirez profondément et calmement, contentez-vous de toiser votre auditoire tant que vous n’aurez pas le silence et l’attention du public. Vous êtes détendu. Maître de la situation. Heureux d’être là. Montrez-le. Ne croisez pas les bras car vous risquez vite de garder cette position tout le long de votre prestation. De la même manière essayez d’occuper un maximum l’espace quitte à vous lever de votre siège.

5. Prenez du plaisir !

La prise de parole doit être considérée comme un jeu à enjeu. Tant que vous n’aurez pas assimilé cette dimension essentielle, vous ne pourrez pas réellement « lâcher prise », transmettre vos émotions et donc réussir vos prises de parole. Comment y parvenir ? La pratique encore et toujours. Comme dans de nombreux jeux, il s’agit de remplir un défi, celui de réussir votre prestation, de faire sourire ou encore de faire en sorte que votre prestation soit la plus aboutie à laquelle ils ont assisté.

Voici enfin quelques outils pour devenir le Steve Jobs de la prise de parole en public :

  • Les conférences TED où les meilleurs orateurs se succèdent.
  • Le site web PechaKucha qui recense les meilleures présentations au format 20 slides / 20 secondes.
  • Des applications du type Peeky (Iphone) ou Pecha KuchaTimer (Androïd) qui permettent d’enregistrer sa voix et de connaître ainsi ses points d’amélioration.

Sources :

– Aurélien Daudet, C’est à vous de parler ! Comment s’exprimer en public en restant soi-même, Les Arènes Editions, 2011.

– John Grinder et Richard Bandler, Programmation Neuro Linguistique (PNL)

Je suis jaloux(se) de mon concurrent

Je suis jaloux(se) de mon concurrent

Le concurrent qui a du succès est bien souvent un facteur énorme de frustration pour tout entrepreneur débutant. On voit sa réussite mais pas toujours tout le chemin qui a été parcouru. Alors comment faire pour tourner en positif un sentiment de jalousie qui vous ronge ?

Prenons l’exemple de la fashion Week et de tous les salons de créateurs (who’s next, Bijhorca, playtime etc…). Il s’agit d’une réunion de tous les principaux intervenants d’un secteur d’activité sous le même toit. C’est l’occasion parfaite pour aller regarder ce qui se fait sur le stand d’à côté… et pour baver, d’envie ou de médisance sur ce qui s’y passe…

Des sentiments naturels

Un bon travail à faire consiste à analyser ce qui se passe à l’intérieur de vous quand vous vous retrouvez en face du travail d’un concurrent que vous trouvez soit super ou qui vous rend jaloux, voire pire qui vous donne envie de médire. On est légitimement en droit de ressentir ces sentiments, mais on peut choisir de réagir, soit d’une façon qui vous diminue et vous fait vous sentir mal, soit d’une manière qui vous grandit et qui attire les bonnes ondes sur vous.

A force d’observer le travail de l’autre, de le décortiquer, de le traquer sur Google, de se comparer, de se dire que son travail est tellement mieux que le nôtre pour multiples raisons, la plupart du temps, totalement irrationnelles, on court un risque majeur : celui de l’overdose comparative. Qu’est-ce que c’est ? C’est l’état où on se sent atrocement nul parce qu’on s’est comparé aux autres jusqu’à la nausée.

Dire du mal d’un concurrent, qui réussit mieux que vous, vous fera encore plus mal surtout si vous trouvez que son travail est de bonne qualité. Pourquoi ? Parce que nous envoyons à notre cerveau le message inconscient que la réussite est une mauvaise chose et que donc, on ne peut pas se l’autoriser.

Alors que faire quand on est jaloux du travail de son voisin ?

1 – Se dire que la jalousie est une bonne nouvelle !

Pourquoi ? Parce qu’elle pointe précisément du doigt là où vous voudriez être (à la place de l’autre), ce qu’il a et que vous n’avez pas encore. Ce que vous devez faire pour vous améliorer. Elle nous montre exactement là où on a des progrès à faire et ce qu’on doit changer, alors il faut l’écouter attentivement, et agir ! Vous avez un axe de progression est c’est tant mieux. Au moins, vous avez pu identifier là où vous pouvez être meilleur.

2 – Quand vous trouvez super le travail de quelqu’un félicitez-le, encouragez-le, montrez-vous enthousiaste !

Pourquoi ? Parce que vous voulez être une force positive dans ce monde, pas un vieux rabat-joie aigri. En encourageant les autres, vous faites une bonne action et vous êtes dans l’influence positive. Vous apportez quelque chose à quelqu’un et vous êtes donc utile. Dans le cas inverse, vous ne représentez qu’un frein à la progression des autres.

3 – Dites-vous que vos concurrents sont en fait des collègues.

Vous travaillez ensemble pour que votre secteur grandisse, se développe et soit de plus en plus créatif et innovant. Ils peuvent être des stimulants pour vous ! Il n’est donc pas exclu qu’on puisse mutuellement se tirer vers le haut et échanger des bonnes pratiques. Être conscient des différences et des atouts que vous pouvez avoir par rapport à d’autres demeure une base. Vos concurrents peuvent être également complémentaires et permettre à votre client d’être plus satisfait notamment s’ils sont plus compétents pour la mission concernée. En faisant leur promotion à ce moment-là, ils feront de même et vous enverront aussi des clients.

4 – Concentrez-vous sur vous et votre business, ne vous comparez pas aux autres.

Rappelez-vous le syndrome de l’overdose comparative. Sincèrement, c’est ce que vous pouvez faire de pire … à vous-même.

Alors voilà j’espère que vous avez compris, la prochaine fois que vous serez vert de jalousie choisissez la voie de la sagesse de l’entrepreneur positif. Celle qui vous grandit, celle qui vous donne une vision optimiste et qui attirera les bonnes ondes positives de l’univers sur vous.

Tout savoir sur l’utilité des noms de domaine

Tout savoir sur l’utilité des noms de domaine

Pour aller sur un site, nous entrons une adresse internet comme dynamique-mag.com. Une autre manière de procéder consiste à taper dans votre moteur de recherche un ou plusieurs « mots clés » qui vous donneront un ensemble de résultats. En cliquant sur ceux-ci vous pourrez accéder au site désiré.

Le nom de domaine est une partie de l’adresse internet de votre site. Celle-ci comprend un domaine (dynamique-mag) et une extension (.com dans notre exemple). Pour faire simple, un nom de domaine consiste en une suite de caractères qui comprend un ou plusieurs termes éventuellement séparés par des tirets et d’une extension comme .com, .fr, .biz, .info, .org, .net,  et bien d’autres. Le nom de domaine apparaît sur tous les protocoles internet comme http, ftp, news, mail,…

Un nom de domaine, pour quelle utilité ?

Réserver son nom de domaine est la toute première action à réaliser lorsque vous allez créer un internet voire quand vous vérifiez la disponibilité de votre nom de marque. Pour mettre votre site en ligne, vous devez en posséder un. Autrement dit, impossible de faire du e-commerce et d’avoir des adresses e-mails « professionnelles » sans l’avoir déterminé…

Il représente votre identité première sur internet sans laquelle on ne peut vous voir sur la toile (ou vous retrouver). Il conditionne votre présence sur plusieurs moteurs de recherche comme Google, Bing, Yahoo ou Voilà. Véritable carte de visite online, il ne doit pas être choisi par hasard car ce sera la première chose qui sera tapée par ceux qui vous recherchent sur la toile. Pensez-y !

Caractéristiques du nom de domaine

Il est capital de réserver votre nom de domaine aussitôt que possible. Le premier arrivé sera le premier servi même si l’antériorité de votre marque peut vous permettre de récupérer parfois celui-ci. Il doit se composer, au minimum, de deux lettres et ne doit contenir ni signe spécifique, ni espace, excepté le tiret « – » utilisé comme séparateur comme dans notre exemple initial.

Il doit avoir un nombre de caractères compris entre 2 et 63, sans tenir compte de l’extension même si un nom trop long pourrait rapidement rendre fastidieux l’accès à votre site et reste donc une pratique à éviter. Les caractères permis sont les chiffres de 0 à 9 et les lettres de a à z. Le nom de domaine peut commencer ou finir par un tiret.

Le principe des extensions

Afin d’éviter les dangers du cybersquatting (pratique qui consiste à réserver un nom de domaine propre à une marque pour altérer la visibilité de cette dernière, ndlr), il reste possible d’enregistrer les noms de domaines sous plusieurs extensions. En principe, le .com est attribué aux sites internationaux et commerciaux, mais aucune condition ne réglemente son attribution.

Le .net désigne généralement des sites qui appartiennent au domaine des nouvelles technologies et de l’informatique. Avec l’avènement des réseaux sociaux (social network), cette extension connaît un regain d’intérêt auprès des entrepreneurs de la nouvelle économie. Ce dernier n’est soumis à aucune restriction. Les sites institutionnels sont en général désignés par le .org, à l’image des organismes d’État ou associations. L’extension .eu désigne les personnes physiques ou morales qui sont établies sur le territoire de l’Union Européenne.

Les extensions désignent souvent un ensemble spécifique, mais ne sont pas une exclusivité. On peut choisir un nom de domaine avec une extension encore libre ou qui nous convient.

Pour être sûr d’utiliser le bon nom de domaine, il est judicieux de vérifier sa disponibilité. Il est conseillé d’acheter plusieurs extensions, afin de protéger sa marque dans les marchés ciblés. Il se révèle plutôt gênant d’avoir un nom de domaine en .com et qu’un concurrent dispose du même nom mais avec une extension en .fr ou .net. Ceci ne nécessite pas d’avoir plusieurs sites internet, mais simplement de rediriger ces adresses sur l’adresse principale du site.

Le nom de domaine a, aujourd’hui, pris une importance capitale à tel point qu’il conditionne parfois le choix du nom de la marque ou de la raison sociale de l’entreprise notamment pour les entreprises uniquement présentes sur la toile.

A lire absolument

Mutuelle TNS : ce qu’il faut savoir

Lorsque l’on est TNS, c’est-à-dire travailleur non salarié, il n’est pas obligatoire de souscrire une complémentaire santé. Cette obligation n’est nécessaire que pour l’employeur envers ses salariés.

Ainsi, de nombreux indépendants font le choix par souci d’économie de ne pas souscrire de mutuelle. Cependant, prendre une assurance pour TNS peut s’avérer être rentable financièrement.

Pourquoi souscrire une mutuelle lorsque l’on est indépendant ?

Depuis 2016, tout employeur est tenu de proposer une complémentaire à ses salariés, mais il n’est pas obligé d’en souscrire une pour lui-même, ce qui peut coûter très cher en cas de problème de santé.

Un accident est vite arrivé

Ca peut paraître bête mais personne n’est à l’abri d’un accident. Le but d’une complémentaire santé est de rembourser les frais de santé courant mais également d’anticiper ce qui ne peut l’être comme une hospitalisation imprévue.

Les frais d’hospitalisation peuvent rapidement monter, selon la région, le spécialiste et sans complémentaire, le reste à charge peut être élevé.

En effet, les frais d’hospitalisation ne sont pris en charge qu’à hauteur de 80 % du tarif de convention. En cas de dépassement d’honoraire, si vos frais sont à hauteur de 160 % du tarif de convention et que vous n’avez pas de complémentaire, vous devrez donc payer la moitié de vos frais.

Les réductions pour TNS

La plupart des indépendants ne prennent pas beaucoup de congés maladies, car cela signifie une perte pour leur activité. Comme ils coûtent donc moins cher, les mutuelles proposent des tarifs plus intéressants en conséquence. 

Afin de trouver le produit le plus adapté, n’hésitez pas à comparer les différentes offres disponibles.

Quelles garanties sont spécifiques aux mutuelle TNS ? 

Il faut au moins prendre des garanties minimales. Si vous ne consultez que des médecins conventionnés secteur 1 et que vous ne possédez pas de besoins spécifiques (optiques, dentaires), des garanties minimales seront suffisantes;

En revanche, si vous êtes dans une grande ville où les tarifs peuvent rapidement monter, il peut être préférable de prendre un niveau de garantie un peu plus élevé. Les postes principaux à prendre en compte vont être :

  • les consultations de généralistes et spécialistes
  • les frais d’hospitalisation
  • l’imagerie médicale
  • l’optique
  • le dentaire

Quel prix moyen pour une mutuelle TNS et comment économiser ?

Une mutuelle TNS coûtait en moyenne en 2019 environ 460 €, ce qui représente une cotisation mensuelle de 34 €.

De nombreux assureurs proposent des tarifs plus avantageux pour les TNS, afin de faire des économies, le mieux est de comparer différents acteurs afin de trouver d’une part le produit qui vous convient le mieux et d’autre part la meilleure offre.

Ne pas confondre bon prix et bas prix

De nombreuses mutuelles lors du lancement d’un nouveau produit font le choix de mettre des cotisations peu élevées afin de faciliter la souscription de nouveaux adhérents. Le problème est que d’année en année, le montant des cotisations augmente rendant le produit moins rentable pour vous.

Par économie, vous pouvez tout à fait souscrire ce produit, mais pensez bien à le résilier l’année suivante. En effet, le point le plus important reste dans tous les cas de prendre des garanties adaptées à ses besoins

Souscrire à deux

Afin de faire des économies supplémentaires, vous pouvez également ajouter votre conjoint à votre contrat. Plus un contrat possède d’ayant-droit, plus le montant des cotisations par assuré baisse.

Qu’en est-il de la loi Madelin ?

La loi Madelin est une loi qui permettait la déduction d’impôt des cotisations fiscales liées à la mutuelle. Aujourd’hui remplacée par le PER (Plan d’Épargne Retraite), tous les indépendants ne peuvent cependant pas y souscrire.

En effet, le régime de micro-entrepreneur ne permet pas d’en bénéficier étant donné que ce régime bénéficie au préalable de déductions fiscales.

Interview de Benjamin Blasco, co-fondateur de Petit Bambou : une application qui vous veut du bien !

Benjamin Blasco

Interview de Benjamin Blasco qui revient pour nous sur les origines du succès de Petit Bambou, une application qui vous veut du bien. Avec 8,5 millions d’abonnés et une présence en six langues, l’entrepreneur nous confie ses secrets pour son bien être.

Comment est née l’entreprise Petit Bambou ?

Petit BamBou pré-existait à mon arrivée. En effet, Ludovic Dujardin, mon associé, avait créé en 2012 une page Facebook qui s’appelait comme cela. Elle était une page loisir. Il l’animait pour son plaisir personnel, pour parler un peu de philosophie, de sagesse, etc. Il s’agissait de partager sa motivation personnelle.

Et quand, en 2014, je suis venu le voir pour lui dire « Tiens j’ai cette idée autour d’une application, est-ce que cela te dirait ? », nous nous sommes dit naturellement pourquoi pas utiliser ce personnage de Petit BamBou, cette petite icône un peu rigolote, qui a de nombreux fans sur Facebook, pour devenir l’icône de notre application de méditation ? Il a été convaincu et nous nous sommes lancés tous les deux. Nous sommes deux ingénieurs et à ce moment-là nous nous sommes répartis les tâches. Il s’est lui s’est occupé de la partie techniqu. Moi un peu de tout le reste, pour essayer de monter une application qui aide chacun à prendre soin de soi, prendre soin de son équilibre.

Nous nous sommes rendu compte que les vies actuelles, que nous menons tous, nous déséquilibrent à la fois mentalement, et dans le lien entre le corps et l’esprit également. Nous nous sommes quand même fait la remarque que « C’est un peu paradoxal de créer une application alors qu’elles sont souvent à la racine de déséquilibres actuels et notamment d’addictions. Mais, en réalité, un smartphone et une application, s’ils sont bien utilisés, peuvent être de formidables outils pour aider les gens où qu’ils se trouvent et quand ils le souhaitent. Pour les aider à recultiver et retrouver un peu de sérénité par l’intermédiaire de la méditation de pleine conscience. »

Quand avez-vous lancé le concept actuel ?

Petit BamBou c’est une application mobile de méditation que j’ai créée avec Ludovic, mon associé, en 2014. Nous avons lancé la première version de l’app en 2015. Depuis, c’est une longue et belle histoire. Le nombre d’utilisateurs a grandi avec nous, nous a permis d’atteindre la profitabilité assez rapidement, au bout de moins d’un an. Cela nous a permis de recruter du monde et de grandir. C’est assez rare pour une start-up, de manière organique, c’est-à-dire sans lever d’argent auprès de financiers. Nous sommes financés par nos clients. Aujourd’hui, Petit BamBou c’est une vingtaine de personnes qui travaillent derrière l’application. Nous sommes présents en six langues : le français évidemment, historiquement, les autres langues européennes dont l’anglais, et avec pas loin de 8 millions et demi d’utilisateurs donc une présence très importante dans plus de 15 pays.

Cette idée a pris forme et elle est entrée dans le quotidien de nombreux de nos congénères. Nous sommes contents ! Nous sommes heureux, chaque jour de voir comment nous aidons chacun à se reconnecter à son humanité, qui a toujours été là, mais disons qu’en cette période actuelle, nous oublions un peu. Par la méditation, par ces gestes qui sont juste une hygiène du quotidien, un peu à la manière dont nous faisons un footing, nous prenons soin de nous par la nutrition, le mental. En fait, cela rééquilibre beaucoup de choses.

Est-ce que le concept a évolué depuis le départ ?

Depuis le début, pas vraiment. À part la page Petit BamBou Facebook de Ludovic qui n’avait pas de business model. D’ailleurs, c’est une page mais elle possède la personnalité et l’âme de Petit BamBou. C’est un peu personne et un peu tout le monde à la fois. C’est-à-dire que Petit BamBou ce n’est pas Ludovic, ce n’est pas moi, ce n’est pas Christophe André, les experts de méditation. Chacun est un peu Petit BamBou, chacun détient cette part de sagesse et de connectivité qui sommeille en soi et qu’il s’agit de réobserver ou redécouvrir. Sinon, l’application, le modèle, même les prix, n’ont pas changé depuis 2014.

Quelles ont été les grandes étapes de l’entreprise jusqu’à aujourd’hui ?

Je dirais le lancement et après, pour nous, l’accélérateur a été la presse. Assez rapidement, nous avons eu les premiers articles de presse et des passages sur l’antenne de TF1. Ceux-ci nous ont vraiment emmenés dans une autre dimension. Ensuite, en 2017, c’est le lancement des premières langues. Cela nous tenait à cœur de faire un projet international, donc avec une traduction en allemand, en l’occurrence, pour la première langue. Ce n’est pas anodin puisqu’il fallait enregistrer tous les programmes, les traduire, trouver des experts de communication allemands, etc. C

‘est un énorme travail même si c’est difficile de s’en rendre compte. Et tout cela a été un marqueur. Ensuite, je dirais que l’année dernière a été une année un peu particulière,. En effet, en  2021, nous avons commencé à travailler avec Christophe André, ce qui est un peu aussi une consécration pour nous, une preuve de confiance que Christophe André a fait en reconnaissant notre projet et les qualités de ce que nous faisons. Après, effectivement, la Covid a été à la fois un moment où nous avons été très mobilisés, très demandés. Cela a été assez intense pour nous, pour pouvoir servir la demande, et en même temps, un vrai accélérateur pour notre app et notre activité au sens large.

Donc vous, depuis la Covid vous avez accéléré ?

Très accéléré, oui. Il y a plus de 3 millions d’utilisateurs qui nous ont rejoints en moins d’un an, donc cela a été une très forte accélération. Au plus fort du premier confinement, en l’occurrence, nous avons triplé chaque jour le nombre d’utilisateurs que nous recrutions. C’est le signe qu’il y avait vraiment un besoin à ce moment-là de souffler et de prendre soin de soi.

Depuis, il y a un très fort intérêt et une volonté de conserver ces petites choses un peu particulières que chacun à mis en place pendant le confinement. Ils sont des petits ajustements qui rééquilibrent. Cela peut être des promenades ou du sport. Les gens ont plutôt envie de conserver cette intuition qu’ils ont pu avoir à ce moment-là, de se dire « Tiens, je suis en situation d’urgence, je sens qu’il y a des trucs importants à prendre en compte et ça me semble pertinent. »

«Aujourd’hui, avoir une stratégie marketing éthique c’est-à-dire parler avec respect aux utilisateurs, comme à des adultes, ce n’est pas essayer de les coincer ou de les influencer. Mais vraiment de tenter de leur faire prendre les décisions en conscience. »

Quels seraient vos conseils pour être heureux ?

Je ne sais pas si j’ai des conseils, mais je peux parler de moi, de mon parcours. Peut-être que cela pourra en inspirer d’autres. Je ne pense pas que la question telle qu’elle est posée est vraiment une question à laquelle on peut répondre,. En tout cas, ce qui est certain, c’est que je vais parler pour moi. Cependant, Ludovic pourrait dire la même chose.

Champion des multitâches

J’ai travaillé dans des grands groupes américains auparavant et j’ai été champion du monde du multitâches, comme on dit. C’est-à-dire que je réalisais plein de tâches en même temps : du Skype, envoyer des emails, voyager beaucoup, etc. Je me suis rendu compte que je n’étais pas très présent pour moi. Je ne pourrais pas dire que je n’étais pas heureux. Seulement je sentais que je n’étais pas présent dans ma vie, que j’étais un peu spectateur. Quand j’étais au travail, je pensais à mes loisirs, ma famille, mes enfants. Quand j’étais avec ma famille, je pensais à mon travail. J’étais comme un hamster dans une roue, à courir un peu tout le temps, sans être vraiment là. Et cela avait un coût pour moi, en termes de qualité de présence et d’humanité, finalement.

Ma découverte de la méditation

Quand j’ai découvert la méditation, cela m’a aidé à me recentrer et à trouver des moyens de me reconnecter à ce que je faisais, tout simplement. Là où j’étais, ce que je ressentais, mes émotions. À moins d’être esclave de mes pensées, aussi. Voilà, cette pratique de la méditation que je continue depuis que je suis un débutant éclairé, on va dire, parce que je ne fais que deux retraites par an, etc. En tout cas, moi, cela m’a aidé sur ce chemin qui m’a accompagné à être entrepreneur. Alors après, si je prends la partie entrepreneur, puisque quelque part, la méditation a précédé et inspiré ce choix de quitter un job bien rémunéré pour monter une boîte dans un domaine improbable. C’est vrai que la question du sens s’est posée.

La quête de sens est-elle fondamentale ?

À partir du moment où je me suis un peu posé, où je me suis reconnecté à mon humanité, je me suis posé la question de cette énergie que je mettais : « est-ce que vraiment je contribuais à quelque chose qui était plus grand que moi ? Et je me suis rendu compte que pas forcément. À l’époque, j’étais dans le commerce, donc ce que les gens vendent plus ou moins, finalement cela m’importe peu. Ce projet Petit BamBou m’a permis de me reconnecter à un sens qui est inspirant. Maintenant, chaque matin, je me lève en sachant pourquoi je viens travailler. Et pourquoi ? Parce que nous recevons beaucoup de messages d’amour, en fait. C’est un peu bizarre à dire, pour un entrepreneur par rapport à des médecins, des gens des soins de dire que nous recevons ce genre de messages.

Des avis favorables

Tous les jours, nous recevons des emails de gens qui nous disent à quel point la méditation les a aidés à dépasser une phase difficile, un divorce, un boulot un peu compliqué, ou juste une forme de difficulté à être pleinement bien avec soi-même. C’est ça aussi, la méditation. Et c’est vrai que pour moi, je me lève en me disant que ce que je fais contribue à cela.

Cela me motive tout le temps, d’essayer d’ouvrir la méditation au plus grand nombre, et d’essayer d’aider ceux qui ont décidé de s’y mettre. Ce n’est pas facile. Je répondrais à votre question que je pense que la dimension entrepreneuriale pour moi est très épanouissante. Je parle pour moi, donc je ne sais pas si je donne des conseils. Mais c’est vrai que sur ce chemin, en fait, de passer du monde corporate à l’entreprenariat, c’est quand même particulier. Pour être dans un monde à « impact », on va dire, cela m’a amené à désapprendre pas mal de choses. À désapprendre pas mal de réflexes de grandes entreprises…

A quel réflexe pensez-vous ?

Par exemple, je dirais que moi, je m’impliquais beaucoup. S’appliquer, c’est une qualité particulière. Aujourd’hui, j’ai appris à lâcher prise. Par exemple, cet entretien que nous avons ensemble, je ne l’ai pas préparé. Je l’aurais probablement fait dans mon ancien temps alors que « J’ai juste à être, en fait. ». Il suffit d’être naturel, de répondre aux questions. C’est peut-être que dans le monde d’avant, je me reposais beaucoup sur mes connaissances, ce que j’avais appris, etc. C’est vrai que cette phase de vie dans laquelle je suis, l’entrepreneuriat, m’a appris à être plus basé sur mon expérience et de m’en servir pour avancer, davantage que sur mes connaissances.

La compétition ?


Un autre sujet essentiel de désapprentissage, qui est compliqué, c’est la compétition. C’est vrai que le système scolaire, et l’entreprise, au final, demeure un lieu de compétition. Et c’est vrai qu’aujourd’hui nous essayons de désapprendre cette partie-là qui est à la fois motivante, mais aussi qui contribue à amener des choses qui ne sont pas forcément belles dans le monde des affaires. Aujourd’hui, je prends beaucoup de plaisir à collaborer avec des sociétés qui sont dans le domaine du lien pour, ensemble, essayer d’aller plus loin pour aider chacun à prendre soin de soi. Les entreprises ont leur place. Je n’ai pas besoin d’utiliser ce vocabulaire guerrier : de tuer, de battre, d’écraser, ou je ne sais quoi, ce qui me semble assez nocif, assez agressif pour soi.

Quand nous l’utilisons, nous nous faisons aussi un peu de mal. Donc c’est des choses que j’ai appris à désapprendre. J’ai appris à beaucoup plus écouter mon corps aussi, parce que je l’ai beaucoup utilisé dans le passé, sollicité, pour mon travail : beaucoup voyager, peu dormir, etc. C’est vrai qu’aujourd’hui, j’écoute plus mon corps et je pense que je suis plus en harmonie avec lui. J’ai plein d’idées, de choses que j’ai désapprises. Je faisais beaucoup de stratégies dans le passé, là je suis vraiment très concentré sur l’exécution.

Avez-vous désappris autre chose ?

J’ai désappris à vouloir remplir d’occupations mon temps, apprendre à m’ennuyer aussi même dans les phases professionnelles. Il y a des moments, des espaces de temps où je peux un peu m’ennuyer. Cela m’aide à m’ouvrir sur des choses nouvelles, des idées. Je ne vais pas remplir mon emploi du temps plus que nécessaire… Vous savez, comme dans beaucoup d’entreprises, les gens ont un emploi du temps où ils ont chaque demi-heure un meeting. J’en fais très peu dans ma semaine.

Après, c’est une semaine de rentrée donc ce n’est pas le bon exemple, puisque j’en ai un peu plus que d’habitude. Ces plages de temps, c’est très vertueux pour moi. Vous savez, c’est un petit peu les réflexes que nous avons qu’il s’agit de désapprendre. Je pense que ce que j’ai désappris, si je devais synthétiser, c’est qu’avant, j’étais beaucoup dans le « faire ». Et maintenant, je suis plus dans « l’être ». Avant, je me disais qu’il fallait que je pense « carrière ». Maintenant, je suis plus un acteur, un contributeur, modeste, à rendre le monde avec plus de sens, plus beau, plus équilibré. Ce n’est pas la même chose, en fait.

Le plaisir de vos salariés et globalement de tout votre écosystème a l’air important pour vous ? Est-ce que vous mettez des choses particulières en place ?

C’est vrai que je ressens beaucoup de plaisir à retrouver mes collègues. Nous avons constitué une équipe avec de belles personnes. Ce ne sont pas seulement des gens qui ont des compétences pointues, etc. Ce sont de belles personnes que nous prenons plaisir à retrouver. Et c’est pour cela que nous nous donnons des espaces aussi pour profiter les uns des autres. Nous passons beaucoup de temps sur le lieu de travail. Nous sommes liés par un projet qui nous nourrit et nous épanouit. C’est important de le partager donc, nous essayons de nous retrouver tous régulièrement. Par exemple, il y a deux ans, nous sommes partis tous ensemble au Portugal, pour une semaine de télétravail.

Nous avions un espace de coworking et nous avions pris un grand AirBnB.

De plus, nous logions tous au même endroit. Nous travaillions ensemble depuis Lisbonne et le soir, nous sortions. Ce sont des moments qui contribuent à cette nouvelle tendance que nous appelons « workation ». Nous travaillons et en même temps nous avons comme des « vacations ». Et c’est ce que nous essayons de faire au quotidien c’est-à-dire que dans notre bureau à Lille, les gens profitent. Certains méditent, d’autres font des jeux-vidéos. Cette part de pause, cette part de non-travail productif est fondamentale, je pense, pour inspirer les tâches et les actions des uns des autres.
Cela s’applique à nos salariés mais aussi aux personnes qui participent aux projets. Nous travaillons avec beaucoup d’instructeurs de méditation en France et partout en Europe. C’est une communauté, en fait c’est un collectif, qui sont des amis d’ailleurs. Ils nous ont accompagnés depuis le début. D’ailleurs, ils ont une partie de l’app en concevant des programmes de méditation souvent basés sur des choses assez personnelles, pour aider chacun à méditer. Et nous essayons de garder un lien avec eux, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas employés dans l’entreprise mais ils sont acteurs du succès. Nous les retrouvons de temps en temps, nous les avons retrouvés à Paris lors d’une super fête.
Même avec ceux qui sont plus loin, les Hollandais, etc., nous nous tenons au courant comme une grande famille. Il n’y a pas une frontière très nette entre l’intérieur de l’entreprise et l’extérieur. Je trouve que c’est important de rattacher tout le monde, quand nous recevons un message qui dit : « Dis donc, ce programme d’untel, il était vraiment formidable, faites-lui passer le message. ». Alors nous faisons passer le message, et c’est vrai que cela touche parce que cela permet à chacun de se sentir acteur et contributeur du succès de Petit BamBou.

Et est-ce que toutes ces valeurs – enfin, parce que c’est un peu connexe – vous les avez formalisées ? Ou est-ce que c’est diffus ?

C’est un peu diffus. Comme c’est très intuitif, la façon dont nous allons créer, c’est vrai que cela vient à la fois de Ludovic ou moi, mais aussi des employés qui ont tous contribué à créer cet univers. Nous essayons d’intégrer nos employés notamment, et puis de pouvoir communiquer, pour être sûrs que tout cela reste assez bien aligné pour ne pas qu’il y ait de déconnexion avec l’esprit de l’entreprise, parce qu’à un moment, nous pouvons très bien faire des choix qui seraient vraiment orthogonaux par rapport à qui nous sommes. Ainsi, nous avons typiquement tout formalisé par une charte éditoriale, par exemple, comment nous parlons de Petit BamBou. Nous nous sommes posé des questions sur notre ADN de marque et de valeurs.

Nous sommes actuellement dans une période, effectivement, de réalignement.

Ce sont des petites choses mais ce sont des choses qui sont importantes, surtout lorsque nous nous retrouvons dans d’autres pays, dans d’autres langues. Je n’ai pas parlé de la population même si j’ai parlé des employés, des contributeurs, etc.

Mais il y a aussi nos utilisateurs qui font partie de notre grande famille, qui sont au cœur de notre succès, puisque Petit BamBou s’est beaucoup développé par le bouche à oreille. Donc, c’est vrai que les choyer, leur parler avec transparence et humanité demeurent essentiels. Je pense que c’est parce qu’ils le sentent, que nous sommes des vrais humains derrière et du coup, qu’ils ont d’autant plus envie de parler de nous en bien. Certains peuvent arrêter Petit BamBou à un certain moment puis potentiellement y revenir deux ans plus tard. C’est comme un ami que nous sommes contents de retrouver. Nous avons construit une relation importante avec eux. Je pense que cela transpire – ce n’est pas une très belle expression – mais cela percole un peu partout.

Comme vous aviez tous les deux un profil d’ingénieur avec votre associé, vous vous êtes répartis comment les tâches, les rôles ?

C’est un peu naturellement, puisqu’au début, c’est vrai qu’il y avait beaucoup de choses à développer : application, serveur, etc. C’est Ludovic qui s’est occupé de cela et moi, je m’occupais un peu de la partie « contenu ». C’est moi qui étais le plus méditant au départ et donc j’ai vraiment travaillé comme une forme d’éditeur : travailler avec des instructeurs de méditation, les faire rédiger, les aider à rédiger, à contribuer…

Puis progressivement, la partie plus business, marketing, de rendre Petit BamBou en entreprise. Ludovic garde cette âme, un petit peu, cet ADN initial de Petit BamBou. Je trouve que c’est assez fort de se dire que ni l’un ni l’autre nous sommes complètement l’archétype du « business guy », du technicien qui ne touche pas au reste. En fait, nous avons un système d’équipe et je pense que c’est cette amitié et cette complémentarité qui explique une partie de la cohérence de ce qu’est Petit BamBou et son succès, aussi.

Est-ce que vous avez délégué certaines tâches que vous n’aimiez pas ?

Alors ça, c’est une vraie question parce que nous en avons délégué et nous en avons gardé plein. Ce n’est pas que nous n’aimons pas mais typiquement – Ludovic peut-être un peu plus que moi encore aujourd’hui –nous faisons encore beaucoup de service client. Nous répondons aux emails des clients. Il y a plein de gens qui trouvent cela horrible mais pour nous c’est un moyen de rester connectés à nos utilisateurs et à la mission d’entreprise. Donc oui, par jour, je dois passer encore une demi-heure, une heure, à répondre à nos utilisateurs et effectivement j’aurais pu déléguer. Nous avons un département qui répond à la plus grande masse de ces messages, mais c’est important pour nous de garder ce rendez-vous-là.

Je pense que cela fait partie d’ailleurs, des chantiers de cette année, d’essayer de reprendre un petit peu de temps avec l’opérationnel, essayer de déléguer plus de tâches, recruter plus de monde pour nous aider et de fait vous aider à aller peut-être plus loin, ou en tout cas être encore plus alignés avec ce que nous faisons.

Parce que nous constatons que vu le nombre d’utilisateurs pour un peu moins de 20 personnes c’est très limite. Je garde quand même toute la partie financière, légale, alors que cela n’est pas non plus mon dada principal. Donc non nous n’avons pas beaucoup délégué. C’est un élément clé même si cela va peut-être au détriment de notre croissance. Mais après tout, on peut se questionner parfois sur cette sacro-sainte idéologie de la croissance à tout prix. Je pense que c’est plus important pour nous de faire grandir ce projet plutôt que de le faire accélérer en l’abîmant.

Quels vont être vos grands défis à venir ?

Le grand défi à venir reste l’international. Nous avons un gros succès en Espagne. Petit BamBou se développe bien, il est très apprécié là-bas. Nous avions un acteur espagnol qui parlait spontanément de nous sur Instagram. Nous sommes en train de voir ce développement-là. Après, nous le retrouvons dans d’autres pays maintenant : en Italie, dans les Pays-Bas, en Allemagne, dans les pays anglophones aussi. Nous essayons de nous développer de façon plutôt multi-locale plutôt que globale. Nous recrutons des gens natifs du pays pour nous aider à nous développer et à essayer de créer un lien avec les utilisateurs, avec les partenaires locaux pour être quasi-local. Cela prend du temps. Je pense que c’est un challenge que de réussir à nous étendre et à développer ce projet avec sens.

Est-ce que vous avez des astuces pour mieux maîtriser votre temps personnel ou gérer le stress ?

La gestion du temps, c’est une bonne question. Encore une fois je vais vous parler en ce qui me concerne de manière personnelle. Étant passé, dans mes études, par une prépa notamment où quelque part nous apprenons à la dure à gérer notre temps, j’ai de très bonnes bases nous allons dire, pour le gérer. Cela étant dit, j’ai du temps…

Avec la responsabilité augmentant, nous avons toujours envie de faire plus de choses. Il faut surtout ne pas voir le temps comme une contrainte, comme un frein, toujours en travers et plutôt danser avec. Néanmoins, Il arrive, au plus fort, à un moment d’intensité, où toutes les tâches semblent s’entasser d’avoir le sentiment d’être submergé. Il s’agit alors de ne rien faire. C’est un bon exercice, plutôt que de vouloir tout faire, je vais me poser une demi-heure. Souvent, ce qui se passe c’est que, dans l’immédiat cela fait vraiment du bien. Ensuite je reviens l’esprit un peu plus clair. Assez naturellement nous prenons une tâche et nous décalons les autres.

Nous sommes davantage en paix comme cela. En tout cas pour moi, c’est l’effet que cela me procure. Si je pouvais résumer, c’est que quand tout semble impossible, il suffit de ralentir, même quand tout nous indique qu’il faut encore plus accélérer. C’est un avis personnel, c’est une hygiène de vie assez complète de mon équilibre personnel. Alors, oui, le matin je prends le petit-déjeuner avec mes enfants et le soir je mange avec eux et il n’y a pas de frustration par rapport à un travail qui me dévorerait.

Est-ce qu’il y a un point que je n’ai pas abordé que vous souhaiteriez aborder ?

Nous avons parlé un peu des écrans, nous avons parlé de la quête de sens, de la croissance… Ce dont je voudrais parler c’est un sujet qui fait partie des apprentissages. Il faut expliquer ce qu’est Petit BamBou à nos utilisateurs, aux gens qui ne connaissent pas, et en même temps, nous n’avons pas envie de faire de la propagande, du bourrage de crâne, etc. Aujourd’hui, avoir une stratégie marketing éthique c’est-à-dire parler avec respect aux utilisateurs, comme à des adultes, ce n’est pas essayer de les coincer ou de les influencer mais vraiment de tenter de leur faire prendre les décisions en conscience.

Le respect c’est aussi sur les données qu’ils peuvent nous confier. Voilà, toutes ces choses-là, c’est un exercice difficile mais cela nous permet de résister un petit peu aux injonctions que nous recevons, comme ces conseils, justement. En fait, j’ai envie de dire, le bon conseil c’est de ne pas suivre les conseils. C’est cela, mon conseil ultime. Et nous c’est ce que nous essayons de faire, de pas forcément entrer dans des cases, de proposer un nouveau modèle de développement économique, un modèle d’épanouissement d’entreprise. Celui-ci nous correspond et est aligné avec notre vision du futur. Un futur souriant, une vision plus sereine. 

« En fait, nous avons un système d’équipe. Je pense que c’est cette amitié et cette complémentarité qui explique une partie de la cohérence de ce qu’est Petit BamBou et son succès, aussi. »