Le troisième baromètre « Les talents, ce qu’ils attendent de leur emploi » réalisé par Ipsos, le BCG et la Conférence des grandes écoles (CGE) auprès de plus de 2 000 étudiants et diplômés des grandes écoles aux mois de mars et avril 2021 soulignent leurs souhaits de nouvelles valeurs. Plus d’un tiers des jeunes diplômés rêvent de travailler dans une start-up, selon une étude de Job Teaser. Les success stories comme BlaBlaCar, Uber ou AirBnb poussent de nombreux étudiants à rejoindre de jeunes pousses, à la sortie de leurs études, plutôt que de grands groupes. Retour sur les raisons qui mènent les jeunes diplômés à se laisser séduire par les start-up.
Une quête de sens qui se retrouve dans l’arbitrage fait entre sécurité de l’emploi et engagement : à rémunération égale, 63% des étudiants privilégieraient un emploi plus précaire mais porteur de sens plutôt qu’un emploi stable mais plus éloigné de leurs valeurs. Les jeunes actifs, eux, seraient prêts à réduire leur salaire de 12% en moyenne pour aller travailler dans une entreprise davantage en accord avec leurs convictions sociales et environnementales.
Une génération qui réclame un management plus souple
L’ambiance start-up en fait rêver plus d’un. Un constat qui serait dû, en premier lieu, à un management qui laisse place à plus de souplesse. L’autorité constante et rigide ne plaît pas à la nouvelle génération, qui souhaite faire de son espace de travail un réel lieu de vie et d’échanges. Elle est, au contraire, à la recherche d’un management « à la cool », qui lui permet de mieux s’épanouir, tout en développement ses compétences.
Les futurs salariés privilégient ainsi la communication et l’écoute comme critères de travail et créent une relation personnalisée avec leur manager en fonction de leurs ressentis mutuels. « Face à un travail en mutation les priorités évoluent, avec 79 % des jeunes qui déclarent avoir une conception du travail différente de leurs parents. Des priorités qui se retrouvent parmi les valeurs que les jeunes souhaitent valoriser au travail : la qualité (45%), l’écoute (43%) ou la reconnaissance (39 %) bien plus que l’autorité (4%), la fidélité (14 %) ou l’effort (20 %). Un état d’esprit qui se retrouve dans de nombreuses start-up », estime une étude menée par Viavoice sur les jeunes de 18 à 30 ans.
Une demande de responsabilisation
Les jeunes diplômés souhaitent se sentir valorisés et responsables afin d’évaluer leur impact sur l’entreprise. Ce qui reste assez difficile dans les grands groupes, où de nombreuses personnes occupent le même poste. En étant davantage responsabilisés, les résultats sont directement visibles et les salariés sentent qu’ils portent sur leurs épaules une partie du projet entrepreneurial. La place à l’autonomie est alors privilégiée tout comme les marges de décisions (à partir du moment où elles restent en adéquation avec les valeurs de l’entreprise, ndlr). Une forme de liberté qui n’est pas accessible dans toutes les entreprises et qui attirent ces jeunes recrues. Cette part de responsabilisation leur permet également de se forger une solide expérience professionnelle qu’ils pourront revendiquer tout au long de leur carrière.
L’« esprit start-up »
Inutile de préciser que l’ambiance jugée plutôt « cool » des start-up constitue l’une des raisons qui poussent certains à vouloir y travailler. Le vouvoiement n’est, en principe, pas de mise, ni avec les collègues ni avec le dirigeant. Ce dernier ne leur impose pas non plus de tenue vestimentaire type costume, cravate, tailleur. Les jeunes pousses valorisent également les pauses, contrairement aux grands groupes, qui les règlementent. Baby-foot, PlayStation ou sieste sont souvent proposées. En clair, une ambiance de travail des plus décontractées, tout en laissant place à la productivité, semble faire rêver les jeunes. N’hésitez pas à mettre en place ces pratiques, qui améliorent nettement le bien-être de vos salariés et qui favorisent le recrutement.
Une véritable quête de challenges
S’investir dans une start-up revient, pour vos salariés, en quelque sorte, à se lancer le défi de participer à son succès à travers leurs compétences et leur productivité. Ce type de challenge est propre à la nouvelle génération qui, fraîchement diplômée, souhaite faire ses preuves. Ajouté à cela, leur esprit créatif, beaucoup plus sollicité qu’au sein de certains grands groupes, où leurs missions et parcours sont, presque, définis à l’avance. Permettre à ses salariés d’émettre critiques et suggestions leur permet de constater qu’ils prennent entièrement part au projet et que leur voix compte.
La flexibilité des horaires
Les horaires demeurent un point important pour ces jeunes recrues qui ne souhaitent pas forcément employer le système des heures fixes au bureau. Les start-up, spécialistes de la flexibilité des horaires, leur permettent de décider, la majeure partie du temps, des horaires qu’ils souhaitent effectuer en ne comptant pas les nombres d’heures travaillées mais en regardant simplement les objectifs réalisés. Une manière de les laisser aménager leur emploi du temps comme ils le souhaitent et mieux concilier leur vie personnelle et professionnelle. Le télétravail reste tout autant apprécié grâce à ses nombreux avantages : gestion autonome de ses horaires, pas de temps de transport… Il prouve également le degré de confiance que vous portez à ces jeunes diplômés en les responsabilisant une nouvelle fois, si vous estimez qu’ils peuvent gérer eux-mêmes leur organisation et atteindre leurs objectifs.
Un entrepreneur comme source d’inspiration
37 % des moins de 35 ans sont attirés par le statut d’entrepreneur, selon une étude réalisée par OpinionWay. Mais avant de se lancer, certains préfèrent étudier cette expérience. Quoi de mieux, pour ce faire, qu’intégrer une jeune entreprise et travailler aux côtés de son dirigeant ? Un excellemment moyen de découvrir les différentes facettes de l’aventure entrepreneuriale. À titre d’exemple, le dirigeant de Made.com, Ning Li, a préféré, avant d’entreprendre, partager une expérience professionnelle aux cotés de l’entrepreneur Marc Simoncini, fondateur de Meetic « Il m’a donné cette chance d’être à ses côtés en tant qu’assistant, il m’a emmené à toutes les réunions pour négocier les deals de transactions importantes. Ce travail a été pour moi une vraie formation au métier d’entrepreneur, et l’expérience a éveillé fortement en moi l’envie de me lancer », explique-t-il. En plus de se voir immergé dans le monde de l’entrepreneuriat, cette pratique peut donc faire prendre goût au métier de dirigeant.
Certaines techniques pour conquérir son client s’utilisent aussi bien dans la vente que la séduction. Que vous soyez un séducteur né ou en apprentissage, vous pouvez aisément les transposer à la vente pour augmenter vos chances de succès. Zoom sur ses secrets de la séduction qui pourraient vous servir.
1/ Soyez à l’écoute
Pour bien séduire, il faut être à l’écoute de l’autre pour connaître ses centres d’intérêt plus que de parler. Rien ne sert de vous dévoiler si ce que vous allez avancer va déplaire à votre interlocuteur. Vous pouvez également apparaître comme un bavard narcissique. De la même manière en vente, vous devez d’abord connaître ce qui intéresse votre client avant de structurer votre argumentaire de vente dans votre tête puis de lui dire en fonction de ce qu’il attend. Rien ne sert de lui parler de la longévité de la batterie si tout ce qui l’intéresse réside dans la performance de la machine par exemple. Pour l’inciter à parler le plus possible n’hésitez pas à répéter son dernier mot et de la formuler en question ou à laisser un blanc qu’il essaiera de combler pour ne pas être mal à l’aise.
2/ Soyez mystérieux
En séduction, il est souvent conseillé de ne pas tout dévoiler sur vous en quelques secondes. Pour bien comprendre votre client, vous devez rebondir sur ces interventions en vous dévoilant le moins possible. Vous n’avez pas des heures devant vous, comme lorsque vous cherchez à séduire, alors inutile de lui raconter tout votre argumentaire. Lorsque vous le formulez, restez un peu évasif et laisser des zones d’ombre afin de titiller sa curiosité et qu’elle vous pose la question sur un de vos points forts. Vous pourrez feinter l’innocence sur un argument fort de votre vente.
3/ Répondez avec brio aux objections du client
Comme dans la séduction, il y a de nombreuses objections en vente. Pour réussir à parer les objections de vos clients, autant avoir préparé les réponses à l’avance. Ces objections sont d’autant plus nombreuses au téléphone lorsque vous souhaitez prendre rendez-vous avec votre prospect. Si par exemple, il vous dit, « je n’ai pas le temps », vous pouvez aisément lui répondre : « c’est bien pour cela que je vous appelle afin de fixer un rendez-vous quand vous aurez du temps ». S’il vous dit « je ne suis pas intéressé », vous pouvez également lui répondre : « c’est pour cela que je vous appelle afin de vous présenter cette solution qui pourrait vous intéresser ».
4/ Choisissez vos mots avec discernement
Vos mots doivent être bien choisis pour mettre en valeur votre proposition. Si votre discours n’est pas préparé, autant vous dire qu’il sera approximatif et que les mots que vous utiliserez pourront ne pas s’avérer à la hauteur de votre prestation. Préparez votre discours afin que chaque mot soit sélectionné avec soin. Ecrivez votre argumentaire et sélectionnez les mots les plus adéquats en vous demandant comment mettre en valeur votre solution.
5/ Synchronisez votre body langage
Il s’agit d’une technique classique de vente. Elle consiste à « singer » plus ou moins votre interlocuteur qui de manière inconsciente se sentira davantage à l’aise en vous parlant. Si vous effectuez cette technique, faites attention à ce qu’il ne s’en aperçoive pas. Il pourrait à l’inverse penser que vous êtes un manipulateur. Pour être discret lorsque vous pratiquez cette technique, vous pouvez, par exemple, le singer en laissant quelques secondes ou minutes. Vous pouvez également faire en sorte que votre positionnement ressemble à celui de votre interlocuteur sans être totalement identique.
6/ Proposez des alternatives
Comme pour la séduction et notamment lorsque vous cherchez à prendre rendez-vous avec votre client, n’hésitez pas à proposer des alternatives. Il s’agit de lui faire croire que c’est lui qui choisit alors que vous l’orientez dans sa décision. Lorsque vous cherchez à caller une date, vous pouvez ainsi dire : « Etes-vous plus disponible en début ou fin de semaine ? Le matin ou le soir ? Vers 9H ou 10H ? ».
7/ Testez votre attitude sur des inconnus vos techniques
Pour parfaire votre argumentaire, testez votre argumentaire sur des « inconnus » peut représenter une solution. Vous pouvez demander à un salarié (ou à des amis) de jouer les clients. Vous serez ainsi détaché de l’enjeu et prendrez l’habitude d’entamer des conversations et mieux structurer votre argumentaire, juste pour vous entraîner.
8/ Instaurez une bonne ambiance
Ce n’est pas parce que vous êtes en train de vendre votre prestation que le rendez-vous doit être soporifique. Comme dans un rendez-vous, restez toujours « cool, playful et fun ». Pensez que la vente est un jeu et détachez-vous de l’enjeu. Votre client ne doit pas ressentir l’intérêt que vous avez à lui vendre votre prestation, mais plutôt une atmosphère conviviale et professionnelle. N’hésitez pas à faire rire votre client pour le mettre à l’aise et qu’il soit davantage réceptif à vos arguments.
Le secteur logistique reste un domaine où les salariés sont particulièrement exposés aux risques, qu’ils soient liés à la manutention ou encore aux machines qu’ils utilisent. Les flux de marchandises constants et réalisés dans des délais relativement brefs entraînent naturellement des risques et la prise en compte de ce facteur n’est pas à sous-estimer ni à négliger, car vous engagez votre responsabilité.
Des tâches variées et nombreuses
Si le risque est particulièrement présent, c’est d’abord parce qu’il existe de nombreuses tâches à effectuer comme la réception, le stockage, le colisage, le chargement ou encore la gestion de l’expédition, voire la livraison dans certains cas. Les cadences en logistique ayant toujours tendance à augmenter ces dernières années, il peut être utile d’anticiper les risques et de les évaluer, surtout s’il en va de votre responsabilité et que vous ne disposez pas d’un conseiller en prévention.
Globalement, la mécanisation a fortement diminué les risques. Il s’agit d’ailleurs d’une pratique recommandée et qui pourrait faire gagner du temps à vos équipes en diminuant les risques inhérents à toutes manutentions manuelles. Attention tout de même, car celle-ci engendre également de nouveaux risques. Il peut paraître évident que le fait de pouvoir transporter des charges extrêmement lourdes dans un temps record induit également un risque supplémentaire.
Logistique : prévenir plutôt que guérir grâce aux équipements
Si les risques professionnels peuvent être évalués, gardez à l’esprit que votre tâche ira plus loin, puisqu’il vous faut les prévenir. Il s’agit alors d’anticiper au maximum afin de choisir par exemple des lieux adaptés à toutes vos contraintes. Pour cela, vous devez prendre en compte quelques bonnes pratiques. D’abord, vous pouvez commencer par vous interroger sur les manutentions manuelles qui induisent des risques et que vous pourriez remplacer par des machines.
Ensuite, vous pouvez aller plus loin en travaillant sur vos infrastructures par exemple en vous penchant sur la qualité des sols pour éviter qu’ils ne deviennent glissants. De la même manière, l’ergonomie joue souvent un rôle primordial et penser à vos chemins de circulation entrée/sortie peut rapidement faire diminuer les risques. Bien entendu, les équipements de protection collective que vous pouvez acquérir sur des sites comme securinorme.com ne sont pas non plus à négliger.
Souvent sous-estimés, les risques psychologiques sont à prendre en compte et il faudra également anticiper et évaluer les risques liés à la fatigue ou encore au stress, notamment si vos salariés ont des tâches qu’ils doivent effectuer très rapidement. Bon nombre des risques sont liés à des erreurs qui font aussi perdre un temps considérable.
La démarche d’évaluation des risques dans le secteur logistique
Pour déterminer les risques, il s’agit avant tout de recueillir de l’information afin de les cartographier. Vous pouvez commencer par faire appel à vos salariés en réalisant un entretien de manière individuelle ou collective afin de rassembler le maximum de données. Chaque poste n’ayant pas les mêmes contraintes, il vous faudra bien vérifier que vous en avez fait le tour même si vous pouvez vous baser sur les recommandations des organisations professionnelles et certaines bonnes pratiques du secteur.
Lors de cette démarche, il reste conseillé de réaliser un inventaire des tâches et des équipements pour chaque salarié. Vous pouvez ainsi analyser chacune des tâches et des risques encourus. N’hésitez pas à demander l’avis de vos salariés qui sont confrontés chaque jour à ces tâches et qui pourront rapidement identifier les principaux risques. Pour compléter cette démarche, vous pouvez faire appel au conseiller en prévention de votre mutuelle si vous avez une.
D’autres bonnes pratiques ne sont pas à oublier comme le fait de mettre en place un registre d’incidents/d’accidents ou encore d’effectuer des inspections périodiques.
Les 4 grandes familles de risque en logistique
Pour ce faire, vous pouvez vous baser sur le fait qu’il existe 4 grands types de risques dans la logistique qui sont liés à la manutention manuelle, d’engins, aux flux/circulation et enfin des risques psychosociaux.
La manutention manuelle génère de nombreuses souffrances physiques qui sont dues au port de charges lourdes, au nombre excessif et répétitif de mouvements à réaliser, mais surtout à l’hyper-sollicitation du dos, des genoux, des bras et les postures incorrectes qui finissent à la longue par créer des lésions.
Ensuite, la manipulation d’engins de manutention a certes permis de simplifier certaines tâches et de faciliter le quotidien des salariés , mais elle n’a pas écarté les risques de renversement, d’écrasement ou de collision et n’a pas supprimé l’exposition aux vibrations permanentes qui génèrent de nombreux troubles musculo-squelettiques.
Autre risque, celui lié à la circulation interne à laquelle il est demandé par les services d’hygiène et de sécurité de porter une attention particulière en compte et de contrôler les voies encombrées, trop étroites, les dénivelés trop importants et les angles morts doivent être évités au maximum. La circulation doit être toujours fluide, et doit obéir à une organisation rigoureuse pour éviter des accidents.
Enfin, les risques psychosociaux sont devenus un enjeu majeur. En effet, de nombreux sondages montrent que la charge mentale imposée aux salariés a largement augmenté en raison de la hausse des cadences, du stress et des exigences accrues pour affronter la concurrence. Les conséquences observées sont révélatrices du mal-être. On peut le constater au travers d’une augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, des troubles gastro-intestinaux, des migraines, céphalées, la fatigue, l’irritabilité chronique, des troubles du sommeil ou de l’alimentation.
Deux autres approches du risque
Si vous souhaitez une approche plus globale des risques, sachez que vous pouvez procéder de deux autres manières.
Vous pouvez d’une part, prendre en compte les 4 éléments suivants : l’ individu (expérience, compétences et connaissances nécessaires), les tâches (fréquences…), l’environnement de travail (nombre de personnes présentes sur le site) et le matériel (équipements de protection…)
D’autres privilégient une approche par nature de risques et notamment les risques chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques, psychosociaux ou liés à la sécurité du matériel utilisé.
Déjà la fin d’année 2021 est là et la nouvelle année qui s’approche à grands pas ne vous laisse aucun répit. Source d’espoir pour soi, pour les autres et pour l’environnement, cette période marque pour vous le temps d’un bilan sans concession mais aussi le signe d’un renouveau et d’une avancée prometteuse de vos projets.Voici des conseils pour maîtriser votre gestion du temps au travail.
Il est vrai que ravir le cœur de vos clients en cette période n’est guère une chose aisée et vous devez prendre de multiples casquettes pour les satisfaire et donc cela est fort chronophage : premier commercial de votre entreprise, as de la communication et gestionnaire hors pair. Si vous venez de vous lancer dans le grand bain des entrepreneurs, c’est le moment clef pour poser les bases de la réussite, si votre fonction et votre mission ont évolué au fur et à mesure du développement de votre entreprise, nul doute que vous pouvez parfaire certaines qualités afin d’être un dirigeant reconnu pour ses valeurs, celui dont tout le monde rêve et dont celui de maîtriser le temps. Au lieu de vous remettre en question et de vous dénigrer, découvrez les nombreuses qualités dont vous avez dû faire preuve tout au long de votre périple 2021.
Faites votre éloge !
En tant que chef d’orchestre, vous pouvez déjà vous féliciter d’avoir résisté aux intempéries, d’avoir animé vos équipes, de leur avoir transmis votre vision et qu’elles y aient adhéré.. Vous avez peut-être dû ou devrez changer de stratégie pour vous adapter aux évolutions de votre environnement et de vos connaissances du secteur dans lequel vous évoluez. Pas de panique ! C’est le lot de ceux qui s’engagent à innover et à poser une pierre pour construire un monde meilleur. Restez continuellement à l’affût d’idées nouvelles et gardez en tête qu’il n’y a pas d’erreurs irréversibles mais surtout des expériences qui sont porteuses de réussite. Croyez en vous, en votre projet et faites-vous confiance !
Il est temps pour vous de gagner du temps
Autant vous dire que dans un monde où le temps est la donnée la plus précieuse pour les entrepreneurs, le défi peut parfois se compter en heures voire en minutes. Nous entendons souvent nos amis entrepreneurs nous dire qu’ils n’ont pas le temps et qu’ils aimeraient rajouter quelques heures dans une journée afin de pouvoir réaliser tout ce qu’ils ont à faire… Il est vrai que les temps sont durs pour ceux qui dirigent des entreprises et qui doivent souvent travailler deux fois plus pour contrer les effets d’une accélération du marché et des innovations. Évidemment pas de temps mort ni de mi-temps dans ces temps modernes où le dirigeant essaie d’optimiser chaque minute ! Le temps est venu de changer votre façon de regarder cette course contre le temps pour ne plus en subir ses effets. Rejoignez les résistants du temps qui passe et optimisez votre temps !
Gérer votre planning, un point c’est tout !
Pour cela plusieurs astuces peuvent vous permettre d’accomplir un travail de titans en deux temps trois mouvements. La clé ? Commencez par mieux gérer votre planning afin d’être plus efficace. Devenez maître du temps, ne le subissez plus ! Malheureusement, il est encore impossible d’arrêter le temps alors autant apprendre à faire le maximum dans le même laps de temps.
Inutile de vouloir vous exposer tous les secrets et astuces pour mieux organiser votre temps de travail et gagner en productivité, vous les connaissez déjà. Pas de conseils de charlatans ou de discours sur la pluie et le beau temps mais la meilleure des méthodes n’est-elle pas celle qui va vous aider à être plus compétent en moins de temps.
Alors faites une to do list pas seulement sur une journée mais sur trois mois, six mois et vous aurez le plaisir de rayer ou de mettre en rouge ce que vous avez déjà accompli… pour avoir une vision à long terme. Avant de mettre une touche finale à vos projets et prendre votre temps pour vous reposer ou mettre en place vos nouveautés qui devraient accroître les ventes de votre entreprise, sur le temps car c’est de l’argent dit-on souvent. Alors autant gagner du temps qui pourrait être source de profit !
L’un des meilleurs moyens de communication, lors de spots publicitaires, reste les musiques auxquelles ils sont rattachés. Lorsque ces mélodies s’associent aux marques, elles détiennent le pouvoir de frapper l’esprit du consommateur et de le faire, presque inconsciemment, chanter à tue-tête. Voici quelques exemples de musiques de marques de spots publicitaires aux succès retentissants.
DINOS X ADIDAS
Le 2 juillet 2021, il diffuse la suite de son précédent album « Stamina » intitulé donc « Stamina, memento ». D’ailleurs, des titres très attendus au vue du succès du dernier album. Et pour marquer cette sortie, l’artiste s’est associé avec Adidas afin de renforcer son identité et son histoire à travers un contenu vidéo. L’artiste annonce la disponibilité d’un maillot aux couleurs du FC Dino pour toute personne ayant pré commandé le double album avant sa sortie.
Lancer le jingle !
Les vendeurs à la sauvette, qui chantent une petite mélodie pour vendre leurs produits, ont inspiré les plus grandes entreprises, qui reprennent ce principe dans leurs spots publicitaires. Ces musiques, lorsqu’elles sont bien tournées et composées d’un rythme entraînant ont la particularité de marquer l’esprit du consommateur. Celui-ci l’associe directement à la marque en question et qui connaît parfois les paroles par cœur. Ce moyen de communication a fait ses preuves au sein de nombreuses campagnes publicitaires. Ce type d’œuvres musicales fait parfois l’objet de diverses récompenses nationales et internationales comme le prix de la « Meilleure œuvre musicale publicitaire » ou celui des « Coups de cœur musique de pub ». Ces quelques exemples de musiques publicitaires vous paraîtront d’ailleurs sûrement familiers…
Mousline, tout en purée
Mousline se place comme une maarque française de purée de pommes de terre en flocons, lancée en 1963, par la société Maggi. La marque met en scène, en 1979, au sein d’une publicité, une mère de famille qui régale ses enfants en leur préparant de la purée Mousline. Cette dernière chantonne alors « Quand je fais de la purée Mousline, je suis sûre que tout le monde en reprend », avec des airs qui rappellent la comédie musicale intitulée « La comédie du bonheur ». En 2010, la chansonnette est reprise et devient « Quand je fais de la purée Mousline, je suis sûre de ce qu’il y a dedans », pour vanter la qualité des composants. Un pari réussi pour la marque dont la musique a séduit plusieurs milliers de consommateurs.
Danette fait lever son public
La marque de crème dessert industrielle Danette, créée par la société Danone, adore utiliser les mélodies entraînantes dans ses spots publicitaires. Si pour certains, elle emploie des tubes déjà connus afin de dynamiser la vente de ses produits tels que « Shut up and let me go ». Elle a réalisé plus de 20 millions de vues, elle est également très douée pour produire elle-même ses comptines et ce, depuis déjà plusieurs années. L’une des plus célèbres ? « On se lève tous pour Danette, Danette, Danette ! ». Grâce à cette musique, la marque a pu réaliser une tournée dans toute la France et a fait chanter le petit jingle à ses consommateurs. Les vidéos ont d’ailleurs étés mises en ligne sur leur chaîne YouTube Danette France.
Evian vous rajeunit
La bouteille d’eau d’Evian a, elle, décidé de ne pas créer de chanson mais de placer au sein de ses publicités, la célèbre musique de Queen, parue en 1977, « We will rock you ». Elle est chantée, au sein du spot, par des adultes avec une voix d’enfant afin d’insister sur l’idée que la boisson à la capacité de préserver votre jeunesse. La musique se veut, désormais, un hymne pour la marque qui l’a employé à de nombreuses reprises et qui s’attache à véhiculer ses valeurs. Les internautes n’ont pas manqué de féliciter Evian : « Mieux que la version originale ! Bravo très recherché » ou encore : « Une musique qui vous prend au cœur et vous fait tourner la tête dès qu’elle pousse sa petite note. »
Canal : « Ah oui, vraiment ? »
Le célèbre opérateur de télévision, Canal, a lui aussi voulu marquer les esprits en proposant, dans un spot publicitaire de 2008, une chansonnette qui résume une offre valable sur la période de Noël. Les rennes du Père Noël apportent alors cette promotion comme un merveilleux cadeau et chantent en cœur : « Canal Sat propose pour Noël, un cadeau vraiment exceptionnel : Canal Sat, ah oui vraiment ? À dix euros par mois seulement. » Des rimes et un rythme entraînant ont permis à la marque d’imprégner la chanson dans l’esprit des consommateurs. « C’est leur meilleure publicité je trouve, trop marrante » ou encore « Génial ! », s’exclament les internautes.
La MAAF, celle qu’on préfère
La mutuelle d’assurance française (MAAF) a, elle aussi, décidé de créer son propre rythme musical. Pour ce faire, elle a utilisé la musique « C’est la Ouate », incontournable des années 80, interprétée par la chanteuse Caroline Loeb. La marque a modifié les paroles pour créer l’air qui deviendra également leur slogan : « Efficace et pas chère, c’est la MAAF que j’préfère, c’est la maf ». Un refrain connu de tous : « ATTENTION ! Ce jingle est maudit ! Si vous l’écoutez, il restera dans votre tête ! », prévient un internaute. La MAAF associe également à sa petite chanson une scène humoristique dans chacune de ses publicités.
Babybel, un air connu de tous
La marque de fromages industriels, facilement identifiable grâce à son emballage de cire rouge, a lancé son propre jingle en s’étant inspiré de la musique du groupe The Beach Boys, « Barbara Ann », pour produire « Babababababybel, oh babybel c’est toi qu’on aime ». Une mélodie devenue culte et connue par bien des consommateurs. Ne l’avez-vous jamais chanté en chœur ? Une identité sonore qui devrait encore rester propre à la marque pour de nombreuses années.
Cela n’arrive qu’autres autres mais il se produit un cambriolage toutes les 1,5 minutes en France, environ 1000 cambriolages par jour, dont plus de 40% dans des locaux professionnels, et ces chiffres loin de diminuer sont en constante augmentation. Pour protéger votre entreprise et donc votre matériel et vos produits, un large choix de mesures de protection peut être adopté, car d’après les assureurs ce qui fait renoncer en premier lieu un cambrioleur est la difficulté d’accès.
LES VOLS ET CAMBRIOLAGES EN QUELQUES CHIFFRES
L’épidémie du coronavirus et les confinements ont contribué à l’augmentation des vols et cambriolages dans les locaux d’entreprises. De même, il faut dire que le passage à l’heure d’hiver et le télétravail ont aussi un impact sur la recrudescence de ces actes.
Au premier trimestre 2020 à Paris les chiffres de la délinquance et les cambriolages de commerces et entreprises ont connu un bond de plus de 50% par rapport à la même période en 2019. Les cambriolages en entreprise ont atteint le chiffre de 1 144 au premier trimestre 2020 contre 714 en 2019, soit une hausse de 56% selon un document de l’AFP. L’absence de salariés dans les entreprises et la fermeture de nombreux commerces ont favorisé ces chiffres.
La protection physique de l’entreprise
80% des cambrioleurs passent par l’accès principal et ils abandonnent généralement leur effraction s’ils ne peuvent pas accéder au lieu de leur délit au bout de 5 minutes. La protection physique de l’entreprise s’avère donc cruciale. La perception de dispositifs de sécurité physiques peut déjà contribuer à la fuite du cambrioleur. Plusieurs solutions sont à prévoir : – la pose d’une clôture ou d’un portail, – des rails ou plots rendant difficile le passage d’un véhicule, – un bon éclairage extérieur afin de détecter toute présence suspecte, – l’entretien régulier de la végétation environnante pour ne pas permettre aux cambrioleurs de se cacher ou d’escalader facilement la façade, – la protection des baies vitrées et des fenêtres par des barreaux, – l’installation d’un rideau mécanique ou d’une porte blindée. En termes de présence physique également, faite appel à des entreprises spécialisées de gardiennage et de sécurité, surtout la nuit, période pendant laquelle surviennent 90% des cambriolages en entreprises. Leurs agents procéderont ainsi à des rondes régulières et à des interventions en cas d’alarme.
Il est aussi possible de faire appel aux forces de l’ordre pour obtenir des conseils avisés et être prévenus sur les risques éventuels par quartier en temps réel. La campagne « Opération tranquillité entreprise », mise en place par le gouvernement, vous permettra également de partir en vacances tranquillement pendant les mois de juillet et août, tout en laissant la surveillance de votre entreprise à la police et à la gendarmerie. Il vous suffira pour cela d’adresser une demande à la mairie.
La protection électronique de l’entreprise
Les avancées technologiques
Grâce aux avancées technologiques, il est désormais possible de protéger son entreprise électroniquement. Cela peut commencer par des détecteurs périphériques de mouvement aux alentours de la société. À l’intérieur, pour protéger l’accès aux portes notamment, des systèmes d’alarme ultra sophistiqués peuvent être installés. Il en existe plusieurs sortes : sans fil, et donc non susceptibles aux coupures de courant ou avec vidéo intégrée. Des caméras de surveillance peuvent aussi être placées aux différents points stratégiques d’accès, et vous pouvez avoir recours aux coffres-forts pour stocker vos objets de valeur. Il est encore mieux de relier votre système d’alarme à une société d’intervention rapide, qui viendra dans vos locaux en cas d’alarme.
En résumé, sachez que la prévention reste le maître mot en termes de sécurité.
Réglementez les accès aux zones sensibles par le port d’un badge ou par un système de reconnaissance électronique, soyez vigilants quant à la présence d’argent liquide ou de documents importants au sein de la société, faites vérifier régulièrement l’état de vos systèmes d’alarme (piles, fils etc.) et effectuez une analyse des risques potentiels. Étant donné la forte progression des cambriolages, des professionnels (en matière d’équipements de protection immobilière) mettent à la disposition des particuliers et entreprises divers produits leur permettant d’optimiser leur sécurité et celle de leurs biens. À savoir, des détecteurs sensibles aux chocs et aux ouvertures (fenêtres, portes et autres ouvertures permettant d’accéder à l’intérieur de l’établissement), des détecteurs d’intrusion couplés à ceux éclairage… Ces protections électroniques constituent des équipements professionnels et très sophistiqués. Leur installation requiert l’intervention d’un agent compétent pour garantir leur fiabilité et leur efficacité.
Les entreprises dotées de systèmes de protection de niveau élevé sont moins susceptibles de faire l’objet de cambriolage. Un maximum de gain et un minimum de risque, telle est la devise des cambrioleurs. Pour éviter d’intégrer la liste des entreprises victimes de cambriolage, l’idéal reste de mettre en place des dispositifs de protection adaptés.
Étant donné la forte progression des cambriolages, des professionnels (en matière d’équipements de protection immobilière) mettent à la disposition des particuliers et entreprises divers produits leur permettant d’optimiser leur sécurité et celle de leurs biens. À savoir, des détecteurs sensibles aux chocs et aux ouvertures (fenêtres, portes et autres ouvertures permettant d’accéder à l’intérieur de l’établissement), des détecteurs d’intrusion couplés à ceux éclairage… Ces protections électroniques constituent des équipements professionnels et très sophistiqués. Leur installation requiert l’intervention d’un agent compétent pour garantir leur fiabilité et leur efficacité.
Interview de Vincent Mendes, CEO d’Aster, une smart application pour rendre les réunions hybrides plus productives. Poussée par l’essor du travail hybride, la start-up vient de lever 3 M€ pour se développer et recruter. Son fondateur vient de publier le 13 octobre un ouvrage chez DUNOD « Les 7 commandements du manager pour des équipes, efficaces, engagées et alignées…même à distance ».
Comment vous est venue l’idée de créer Aster ?
L’idée qui nous a animés Thomas et Jean-Baptiste, mes deux associés, c’était de mettre fin au non-sens managérial qui peut se trouver en entreprise avec deux leviers : la technologie et le facteur humain. En travaillant avec un certain nombre d’entreprises depuis plusieurs années avec d’autres outils notamment avec Engie, Leroy Merlin, etc., nous nous sommes rendu compte que le non-sens le plus marqué et le plus prégnant et partagé se trouve au niveau de la réunion. Nous nous sommes dit que si nous commencions par transformer la réunion, par lui redonner du sens, de l’efficacité et de la rendre moins chronophage, nous irions dans la bonne voie et serions en mesure de répondre à la principale motivation que nous avions quand nous avons voulu lancer notre entreprise.
Qu’est-ce que fait Aster ?
C’est une solution de prise de notes, complètement dédiée à l’efficacité de la réunion. 90 % des notes que nous prenons sont rattachées à une réunion soit pendant la réunion pour réaliser le compte rendu, soit avant pour la préparer. Pourtant, malgré le fait que l’immense majorité des prises de notes que nous faisons en font partie de manière inhérente, les outils de prise de notes qui existent n’y sont pas du tout rattachés. Nous avons donc créé un outil qui permet de gérer les trois moments de la réunion : la préparation, l’animation et le suivi.
Concrètement, comment cela marche ?
La préparation, elle se fait en partie de manière automatique et en partie de manière collaborative. Quand votre réunion commence, en amont, Aster a été récupérée pour vous les tâches à suivre, les sujets que vous n’aviez pas clôturés la dernière fois, les décisions qui restent à prendre, etc. Et puis Aster a aussi sollicité en amont les participants en leur demandant « Merci, pour la réunion organisée jeudi prochain par Stéphanie de remonter toutes les infos sur tel sujet ». Tout cela permet que lorsque la réunion commence, le manager ait toutes les infos utiles, centralisées, agrégées dans un même document. De ce fait, quand la réunion débute, sa présentation est beaucoup plus efficace et exhaustive, sur des rails et il peut passer à l’animation.
Vous avez toutes les informations sous les yeux, des widgets comme un Time keeper (« gardien du temps » en français, ndlr) par sujet, des filtres par thématique, qui font que la réunion est naturellement beaucoup plus structurée, cadrée et efficace. Parmi les impacts les plus marquants, il y a la SNCF où nous avons divisé par deux la durée des comités de direction hebdomadaires qui duraient cinq heures et qui font aujourd’hui deux heures et demie avec l’utilisation d’Aster. Le dernier point, c’est le suivi car, quand la réunion est terminée, le participant va recevoir automatiquement un compte rendu personnalisé, pour ne lui transmettre que les informatisations utiles. Et puis après celui-ci sert de boucle pour la réunion suivante.
Y-a-t-il d’autres particularités ?
La petite particularité, c’est que nos solutions sont complètement intégrées dans les outils Microsoft, en particulier Teams, grâce au fait que nous avons travaillé pendant près de deux ans un partenariat clé avec Microsoft, à la fois côté produits pour être intégrés de la manière la plus native et naturelle possible dans les outils de la suite Microsoft 365 et à la fois un partenariat business car Microsoft représente un apport d’affaires.
Quelle est l’étape suivante ?
Cela fait un peu cliché quand on crée une boite en France de parler des États-Unis mais l’étape suivante de notre développement, c’est d’y aller en raison du partenariat avec Microsoft. La proximité induite par celui-ci nécessite une présence sur place, avec eux, à Seattle. En parallèle, nous sommes en train de réfléchir à une première implantation par le biais de Microsoft qui nous servirait de tremplin.
Vous avez écrit un livre. Qu’est-ce qui vous a donné envie de l’écrire ?
Je suis vraiment heureux de sa sortie. En fait, pendant le premier confinement, il s’est passé quelque chose de drôle car nous avons été contactés par de nombreux clients comme Thalès, Société générale ou encore Michelin. Ils demandaient des astuces sur la manière de travailler en mode hybride, que ce soit avec les outils ou sur l’aspect managérial ou encore des mises en relation avec d’autres clients pour du partage d’expériences, etc. A un moment donné, je me suis aperçu que je commençais à avoir beaucoup d’infos sur le sujet et de nombreuses astuces qui avaient ou non fonctionné. Alors, plutôt que de les garder pour moi et d’avoir des notes dispersées, j’ai été convaincu qu’il fallait les structurer dans un livre et faire intervenir plusieurs entreprises de la PME aux grands groupes pour illustrer ce qu’ils ont mis en place sur tel ou tel « commandement ».
Les 7 commandements du manager
Pour des équipes efficaces, engagées et alignées… même à distance
Globalement, trois commandements sont très orientés digital et usage des outils digitaux. Beaucoup de collaborateurs se sont retrouvés dans une situation assez déstabilisante d’autant plus qu’au bout d’une heure de réunion, ils ne cernaient pas la décision prise et les tenants et les aboutissants. Permettez-moi de vous transmettre une expérience. Pendant une réunion, il y avait eu 15 emails qui sont partis, une notification teams, et je n’avais pas eu le temps de me déconnecter et je me rends compte que je passe mon temps à juste répondre aux stimuli digitaux (mails, aux téléphones, aux réunions, etc.) sans jamais avoir le temps de produire quelque chose. Finalement le temps de production d’une équipe a été phagocyté par le temps l’utilisation des outils. Trois autres commandements sont davantage sur le managérial. L’axe essentiel mais qui s’est retrouvé complètement anéanti avec le travail hybride c’est la responsabilité et l’autonomie des équipes. L’autonomie et la responsabilisation des équipes a fait l’objet de nombreux coachings par des cabinets qui travaillent avec les entreprises pour la développer et là, nous nous sommes retrouvés avec des managers qui ont perdu de vue au sens propre les relations humaines et qui se sont mis à faire du « sur-tracking », de la surveillance via les outils. Cela est venu anéantir certains principes essentiels.
Et le dernier ?
Le dernier est plutôt transverse car il est davantage orienté sur la responsabilité de l’entreprise. C’est un sujet qui me tient à cœur personnellement et qui peut se résumer très simplement : il est temps pour l’entreprise d’assumer sa responsabilité sociétale environnementale pour répondre à des enjeux qui sont aujourd’hui, très saillants. Et le manager a un rôle à jouer. Par exemple, dans la crise de la COVID, dont on ne connaît pas forcément bien les origines, il y a eu plusieurs hypothèses qui tournent autour de l’impact de la biodiversité avec des espèces qui ne doivent a priori pas communiquer, qui finissent par se mordre et se transmettent une maladie.
L’impact sur l’économie se retrouve être un impact immédiat et sans contrôle. L’environnement doit donc être un enjeu majeur de l’entreprise et du manager. Il existe de nombreux leviers pour qu’à l’échelle du manager, l’entreprise puisse reprendre un peu sa responsabilité Pour ne donner qu’un exemple, il y en a une quinzaine dans le livre sur le sujet, comme celui du choix des fournisseurs. Dès qu’il y a de la distance sur les chaînes qui font de la production jusqu’à la distribution et dès qu’il y a le moindre problème, que ce soit celui-ci ou les gilets jaunes, le premier impact se situera au niveau des transports.
C’est le premier élément qui s’arrête dès qu’il y a une crise, quelle qu’elle soit. Si nous mettons de la distance parce que nous fabriquons en Chine ou dans une autre partie de l’Europe ou aux États-Unis, c’est toute l’entreprise qui se retrouve fragilisée. Le constat est assez simple car répondre aux enjeux environnementaux, sociétaux, aujourd’hui, est un levier de performance économique immédiat de l’entreprise et celle-ci doit assumer cette responsabilité. C’est quelque chose de plus transverse mais sur lequel le manager, ne serait-ce qu’à son niveau, a déjà des actions à mettre en place et le but c’est de donner des pistes assez concrètes autour des notions par exemple d’anti-fragilité.
Qu’est-ce que l’anti-fragilité pour vous ?
En l’occurrence, c’est un concept qui a été créé par un américain, il y a peut-être 20 ans. Il s’agit de définir l’opposé de la fragilité. En gros, c’est de dire que si l’entreprise prend des coups, non seulement elle ne s’effondre pas mais elle se renforce. Qu’est-ce qu’on peut mettre en place dans les choix stratégiques d’entreprise pour qu’un événement inconnu, que nous ne pouvons pas prévoir, ne détruise finalement pas l’entreprise ? Il y a des actions très évidentes à mener comme par exemple opter pour une croissance beaucoup plus lente et maîtrisée ou sur le fait d’investir essentiellement sur la rétention de ses collaborateurs. J’ai un exemple explicite d’une entreprise qui s’appelle Spectrum au Canada, qui est une boite de développement logiciel et qui n’acceptait que les projets qui l’intéressait. Beaucoup de gens voulaient travailler avec eux mais il refusait parce que le sujet ne les intéressait pas ou pour d’autres raisons. Finalement, le fait de choisir leur a permis de maîtriser d’où venait le chiffre d’affaires de l’entreprise, ce qui a évité par exemple qu’il se retrouve avec un seul client qui représente 80 pour cent du chiffre d’affaires. Le fait que du jour au lendemain ce client puisse partir rend l’entreprise fragile.
Ensuite, si les collaborateurs travaillent sur des projets qui les intéressent beaucoup, qui leur plaisent, ils restent dans l’entreprise. Finalement c’est devenu presque une chance d’arriver à travailler avec cette société qui a même des listes d’attente. Le carnet de commandes imposait des délais excessivement longs et en conséquence même lorsqu’il y a eu la Covid et que certains projets se sont arrêtés parce qu’il n’y avait plus de budget, etc., l’activité de l’entreprise ne s’est pas du tout retrouvée impactée.
Il n’y a eu aucun collaborateur qui a souhaité partir parce qu’ils sont très contents d’y travailler : ils travaillent par exemple quatre jours par semaine et le cinquième, ils peuvent bosser sur des projets personnels dans lesquels la société investit. Ce sont des pratiques managériales qui permettent de solidifier l’entreprise et de la rendre beaucoup plus forte et qui font que quand une crise d’ampleur mondiale arrive, elle n’en ressent que peu les effets.
Quels ont été les principaux vecteurs qui ont influé sur les changements en management ?
Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on ne se pose même plus la question de savoir si nous allons retourner au travail avec une organisation en présentiel. Le mode hybride s’impose comme la nouvelle règle partout et cela se voit aussi bien dans les grands groupes que dans les PME. Il y a de la distance qui s’intègre dans toutes les relations collaboratives qu’il peut y avoir au sein d’une équipe ou entre les équipes et cette distance-là, elle génère des manières de travailler très diverses.
Et c’est la première fois qu’il faut que, à la fois l’IT, au sens responsable des outils digitaux et les RH, au sens responsable de la culture managériale de l’entreprise qu’ils vont devoir travailler ensemble à construire, une espèce de nouveau contrat social qui allie aussi bien l’usage des outils digitaux et la manière dont les managers managent leurs équipes, parce que c’est très différent comme je le disais tout à l’heure.
Quand on manage à distance, les vieux démons peuvent remonter et on peut se mettre à traquer les activités des personnes. On peut arriver à des situations qui détruisent les rapports en étant, par exemple, convaincu qu’un des salariés ne travaille pas le mercredi et s’occupe de ses enfants. On va alors l’appeler ou passer des coups de fil pour voir comment ça avance. L’erreur est là car c’est vraiment des retours en arrière sur l’évolution de la culture managériale. Il y a eu énormément de pas en arrière à ce niveau et des burn-out liés à un overtracking des managers.
Y-a-t-il d’autres vecteurs de difficultés ?
Il en est de même sur la partie outil où il devient extrêmement difficile de gérer la circulation de l’information et de la diffuser efficacement. Le fait de répondre aux stimuli digitaux, les mails, les WhatsApp et même des WhatsApp professionnels avec des groupes pro, à mes teams que ce soit par écrit ou en réunion. Nous nous rendons compte que la part de temps pris par les outils digitaux vient phagocyter le temps de cerveau disponible pour réfléchir sur les projets et les travailler. De la même manière, il y a énormément de discussions et de reportages sur l’impact des réseaux sociaux. Il faut dire que souvent, Il y a toujours une latence, un petit retard dans vie professionnelle par rapport à la vie personnelle. Aujourd’hui une personne peut très bien commencer sa journée et la finir en ayant simplement répondu à des mails et des réunions auxquelles elle n’a pas participé et répondu à des notifications. Cela va générer de l’inefficacité au niveau de l’équipe car les tâches avancent moins vite. De plus, il est très difficile de rester aligné quand on n’est pas dans la même pièce et qu’on ne travaille pas sur le même sujet. Une information peut avoir été perçue différemment, interprétée différemment d’une personne à l’autre et qu’en conséquence, elle va travailler et s’en rendre compte des semaines après. Par ailleurs, il y a un impact sur le jeu psychologique de la personne elle-même.
On s’est mis beaucoup à parler des zoom burn-out ou encore de la e-réunionite. La distance va exacerber les facteurs d’inefficacité de la réunion. Déjà en présentiel, quand deux personnes parlent en même temps c’est difficile alors quand on est à distance, on ne comprend plus rien. Aller chercher de la participation aussi est devenu plus difficile car il suffit de se mettre en mode « silence » ou encore de couper la caméra pour faire complètement autre chose.
On s’est ainsi aperçu qu’il y a eu un développement du multitasking avec des personnes qui vont répondre à des emails, un sms perso en même temps qu’ils suivent la réunion. Il y a eu une vraie rupture dans la manière dont les équipes doivent collaborer pour conserver l’efficacité, l’engagement et l’alignement malgré la distance. Ce sont les trois piliers. Ce sont les trois éléments qui sont fortement impactés par la distance et un phénomène très répandu depuis deux ans et qui devrait devenir pérenne.
Est-ce qu’il y a un point que je n’ai pas abordé au niveau du management et dont vous souhaiteriez parler ?
Je pense qu’il est indispensable d’en finir avec le non-sens managérial qui empêche l’entreprise à la fois d’être efficace, de prendre sa responsabilité face aux défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui et qui concernent les sept points que je détaille sur les commandements. On s’attaque au sujet qui est le plus visible. Si on résout ce problème, on résout un problème du quotidien qui est déjà trop opérationnel. Cela va au-delà de la réunion et il faut vraiment que les directions générales et les DRH travaillent ensemble sur le contrat social de l’entreprise.
« Il est indispensable d’en finir avec le non-sens managérial qui empêche l’entreprise à la fois d’être efficace, de prendre sa responsabilité face aux défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui. »
La communication interne, souvent délaissée avant la pandémie au profit de la communication externe, se révèle être pourtant un des facteurs clefs de la réussite d’une entreprise. Le télétravail a mis en exergue le rôle essentiel de la communication interne. Comment la mettre en œuvre pour qu’elle soit performante ?
La communication interne, un atout pour la réussite de l’entreprise
Votre entreprise qu’elle se compose de trois, vingt, cinquante personnes… requiert la même exigence de communication. Car une entreprise regroupe des salariés dont les compétences tant sur le plan technique que sur le plan humain sont fort différentes. Par ailleurs, les salariés ne possèdent pas d’emblée lors de leur intégration les mêmes valeurs et motivations. Communiquer en interne sert d’abord à utiliser le potentiel de toutes les individualités au service du développement de l’entreprise. Vos valeurs, diffusées en externe, si elles ne se retrouvent pas au sein de votre entreprise apparaîtront un jour ou l’autre comme un simulacre et seront un frein pour votre crédibilité. En conséquence, par exemple, la création d’une culture d’entreprise forte, véhiculée par votre communication interne, devrait attirer des candidats d’excellence qui se reconnaitront dans vos valeurs.
La communication interne a pour mission de partager avec vos salariés les informations utiles. Notamment, sécurité, performance, standards de qualité, fonctionnement d’un système … La communication interne se doit de les transmettre avec une visibilité pour tous. Toute rétention d’information est évidemment contraire à la cohésion des équipes.
Lorsque des tensions, dues aussi bien à l’environnement professionnel qu’aux relations des salariés, se développent, pour motiver ses équipes et les impliquer, il est indispensable les réunir autour d’un objectif commun. Et cela ne s’improvise pas !!!!
La communication participative, une évidence ?
La raison d’être de communication participative se résume dans l’adage qu’il y a plus d’idées dans dix têtes que dans une, même si celle-ci semble posséder plus de qualités que les autres…Pour instaurer une communication participative judicieuse et fructueuse, l’objectif de la communication interne sera de mobiliser et faire participer un maximum de personnes autour d’un projet ….
Cette communication participative peut rassembler les équipes se dérouler autour des thèmes suivants : les valeurs de l’entreprise, la vision et les enjeux de l’entreprise, les projets collectifs, les règles de fonctionnement, les propositions d’améliorations, les compétences, les expériences, la valorisation des interactions…
Et surtout et avant tout de la mise en valeur des idées porteuses de sens aussi bien pour la croissance de l’entreprise que pour la cohésion des équipes. L’expression des salariés entraine par expérience leur responsabilisation et un plus grand investissement.
Comment bien la mettre en œuvre au sein de votre entreprise ?
Le choix des outils et des méthodes s’avère crucial. Rien ne sert de les mettre en place si personne n’a envie de les utiliser. Pour véhiculer votre message tout est possible : affiches, newsletters ou encore journal interne, intranet… mais également organiser des réunions reste une option intéressante à condition de bien les préparer en amont.
Prenons l’exemple de quelques méthodes et supports pour illustrer notre propos :
La création d’un journal interne
– La création d’un journal interne : destiné à vos salariés, vous pouvez le diffuser sous format numérique ou papier (voir les deux), et devra parler des nouveautés et des enjeux de l’entreprise mais aussi de la vie des salariés (les hobbies des salariés sont très appréciés).Votre objectif transmettre une information à tous et créer ainsi un lien d’appartenance. Attention tenez compte dans le cas d’une version papier à la protection de la planète !
L’instauration d’un livret d’accueil
– L’instauration d’un livret d’accueil : il est destiné à vos nouveaux arrivants afin de faciliter leur intégration dans le groupe et leur permettre d’avoir un document pour connaitre les valeurs, les enjeux de l’entreprise.
Les tableaux d’affichage
– Les tableaux d’affichage : leur positionnement doit être judicieux afin de transmettre des informations de fonctionnement à la vue de tous.
Les conventions ou les séminaires
– Les conventions ou les séminaires : qui permettent non seulement de transmettre les enjeux de l’entreprise, les nouvelles stratégies mais aussi d’offrir un moment pour partager les idées, les avis et les opinions. C’est également l’occasion de féliciter vos collaborateurs pour leur travail et les motiver davantage.
L’intranet, l’outil devenu indispensable
– L’intranet, l’outil devenu indispensable avec les confinements car il permet de faire circuler l’information mais attention il doit être aussi utilisé avec intelligence. Transmettre une information si l’intranet dédié à la communication n’est pas lu par les salariés revient à une perte d’argent et de temps. Il faut donc mener une réflexion approfondie sur la manière de diffuser l’information. Avec les différents confinements, il est devenu l’axe de communication avec les collaborateurs.
Le rôle de la communication interne d’une entreprise est primordial ! Elle permet le partage des valeurs, la circulation des messages, la motivation des salariés et un contact bénéfique avec ces derniers. Il faut l’instaurer de la façon que vous souhaitez, mais de telle sorte à ce qu’elle soit le plus efficace possible. N’hésitez pas à être créatif !
Vie quotidienne ou professionnelle, art, sport ou aventure, les travailleurs handicapés ont depuis longtemps démontré leur capacité à se hisser au plus haut niveau. L’entreprenariat n’échappe pas à cette conquête et la réussite de certains entrepreneurs handicapés démontre que la volonté brise toutes les barrières ! Avec les multiples aides offertes par l’État et les collectivités, un travailleur handicapé a toutes les chances de créer sa boite.
L’Agefiph a pour objectif de favoriser l’intégration professionnelle des travailleurs handicapés, et notamment des entrepreneurs qui sont dans cette situation. L’Agefiph (Association pour la gestion du fonds d’insertion professionnelle des handicapés) est une association nationale, conçue depuis juillet 1987. L’organisme prodigue des aides pouvant financer la création d’entreprise, ainsi qu’aider à l’insertion professionnelle des handicapés. Non seulement cette association vise à améliorer l’intégration des handicapés dans le domaine du travail, mais elle leur ouvre la voie vers la création d’entreprise. Peu importe le montant dont le jeune entrepreneur a besoin, cette association prend en charge toutes les dépenses.
L’aide à la création d’entreprise accordée par l’Agefiph a pour but d’offrir la possibilité à une personne handicapée de créer ou reprendre une entreprise.
Toute personne handicapée peut en bénéficier dès lors qu’elle en fait la demande auprès de la délégation régionale Agefiph dont elle dépend. Cette aide, d’un montant forfaitaire de 5 000 €, est octroyée pour participer au financement du démarrage de l’activité.
Le projet de création ou de reprise d’entreprise doit répondre à certaines conditions :
il permet à la personne handicapée d’obtenir le statut de dirigeant de la société ;
il est au moins égal à 7 500 € comprenant un apport personnel en fonds propres d’un minimum de 1 500 €, l’aide forfaitaire de l’Agefiph de 5 000 € et les autres financements classiques.
L’aide ou la subvention
Une subvention dédiée aux personnes handicapées qui décident de créer leur entreprise. Elle est de 12 000 € maximum, versés en plus d’un apport financier en fonds propres de 1 525 € minimum, d’une participation à la formation du créateur handicapé à la gestion et d’une participation au suivi de l’entreprise par un organisme spécialisé sur 3 ans. D’autres aides de l’Agefiph peuvent venir compléter l’aide à la création d’entreprise : prime à l’insertion de salariés handicapés, aide à l’aménagement des postes de travail, aide à l’accessibilité du lieu de travail…
Les projets financés
Les porteurs de projets éligibles à l’aide de l’Agefiph doivent être demandeurs d’emploi et reconnus handicapés par la Cotorep ou par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. La personne handicapée doit être créateur ou repreneur d’une entreprise. La forme juridique de l’entreprise (sauf association loi 1901) est libre. Cette personne doit exercer le contrôle effectif de l’entreprise et, en cas de création sous forme de société, posséder au moins la moitié du capital (avec plus de 30 % à titre personnel). Cette démarche entrepreneuriale doit permettre à la personne de bénéficier d’un emploi pérenne et qui soit praticable malgré son handicap. Les auto-entrepreneurs ne sont pas éligibles à l’aide de l’Agefiph. En cas de cession, cessation d’activité ou revente de l’entreprise moins de 3 ans après l’obtention de l’aide, la subvention devra être remboursée.
Qui peut bénéficier du soutien de l’Agefiph ?
Ce sont d’abord les travailleurs reconnus handicapés par la Cotorep (commission technique d’orientation et de reclassement professionnel) ou depuis 2006 par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Egalement les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles dont l’incapacité permanente est au moins égale à 10 % ou les titulaires d’une pension d’invalidité à condition que cette invalidité réduise de 2/3 leur capacité de travail et de gain. Sont considérés handicapés également les pensionnés de guerre ou assimilés, les titulaires d’une carte d’invalidité et enfin les bénéficiaires de l’allocation pour adulte handicapé. Attention, les auto-entrepreneurs ne sont pas concernés par l’aide de l’Agefiph.
Les aides de l’Agefiph destinées à l’entreprise
L’Agefiph aide également les entreprises qui embauchent. Des mesures peuvent venir compléter l’aide pour la création d’entreprise et aider les nouveaux dirigeants : prime à l’insertion de personnes handicapées (le créateur ne peut en bénéficier pour lui-même, mais pour ses salariés handicapés), aide à l’aménagement des postes de travail et aux travaux liés à l’accessibilité des lieux de travail et enfin aide à la communication. L’Agefiph va introduire des modifications dans ses interventions. À partir du 1er janvier 2012, reportez-vous au site www.agefiph.fr.
Les concours
Un concours a pour but de détecter des nouveaux projets exécutables et concrets. Si vous pensez que votre projet est cohérent, ne laissez pas votre handicap être une gêne. Visant à mobiliser les créateurs d’entreprise, ces concours s’ouvrent à tout le monde. Néanmoins, tous les participants ne bénéficient pas du financement à l’issue d’un concours. En effet, seuls les gagnants obtiennent de l’aide financière pour mettre à jour leurs projets. Un moyen intéressant de faire connaître son activité, d’autant plus quand on est en situation de handicap.
Le crédit solidaire
Peu importe votre handicap, si votre projet est ingénieux, il a toutes les chances d’obtenir un crédit solidaire. Souvent donné aux créateurs d’entreprise, le crédit solidaire permet d’obtenir un prêt considérable, dans le cadre du financement d’un projet. Les personnes qui l’obtiennent ont le soutien de l’association pour le droit à l’initiative économique (ADE), ou l’entreprise coopérative de financement solidaire (NEF).
Le PCE
Le PCE ou prêt à la création d’entreprise est un moyen pour financer les entrepreneurs en difficulté. Permettant d’aider les entreprises en cours de création ou reprise depuis peu. Il peut se manifester de plusieurs manières, comme un prêt, un crédit-bail ou encore une location financière. Ce type de financement a des caractéristiques libres. Le montant d’un PCE se situe entre 2000 euros et 7000 euros remboursables, néanmoins, il ne demande aucun garant.
Les aides OSEO
Si vous jugez que votre projet d’entreprise est innovant, demandez une subvention. Étant une entreprise publique sous l’administration des ministères de L’Économie et de L’Enseignement supérieur, OSEO soutient financièrement l’innovation, avec l’aide des banques. Proposant plusieurs subventions et prêts, pour pousser l’accroissement de la PME, l’OSEO octroie un financement de 30 000 euros maximum, sans tenir compte d’un potentiel handicap, mais plutôt de l’invention. Il y a donc différents moyens et différentes aides, pour pouvoir créer votre entreprise, même en étant une personne en situation de handicap. Cependant, la demande d’un prêt, ou encore d’une subvention ne doit pas être prise à la légère. Si vous avez des connaissances, qui pourraient vous dépanner, demandez-leur de l’aide avant de songer à l’emprunt.
Vous avez décidé de recruter un ou plusieurs stagiaires pour consolider vos projets et aider vos équipes. Une bonne idée, mais rappelez-vous que les stagiaires ne sont pas des salariés et que vous êtes soumis à d’autres obligations et droits les concernant. Vos obligations face à vos stagiaires se sont d’autant plus renforcées depuis la loi du 10 juillet 2014 concernant le cadre des stages. Les détails.
La gratification du stage
Si vous recrutez un stagiaire sur une durée inférieure à deux mois, la gratification est facultative. Vous êtes libre de l’octroyer ou non. A l’inverse pour les stages excédant cette durée, la rémunération de votre stagiaire devient obligatoire (celle-ci doit être stipulée dans la convention de stage). Le montant est basé sur le nombre d’heures de présence effective du stagiaire. En 2021, le taux horaire minimum correspond à 15 % du plafond de la Sécurité sociale, ce qui revient à une rémunération de 3,9 euros par heure. En 2021, ce taux correspond à 3,9 €/heure. La gratification est due au stagiaire dès le 1er jour du stage et mensuellement. D’ailleurs, cette gratification est versée à chaque fin de moins et non en fin de stage. L’avantage ? Elle reste exonérée de charges sociales pour votre entreprise.
Un nombre limité de stagiaires
Ne vous méprenez pas en espérant pouvoir employer le nombre de stagiaires que vous souhaitez. La loi 2014-788 du 10 juillet 2014, réformant les stages, vous indique que le quota de stagiaire reste réglementé. Celui-ci correspond à un maximum de 15% de l’effectif pour les entreprises ayant un effectif d’au moins 20 salariés. La loi ne s’arrête pas au nombre de stagiaires par entreprise, mais également à celui par tuteur. En effet, il s’avère qu’un tuteur ne peut suivre plus de trois stagiaires conventionnés. Pour toute suspicion d’enfreinte à ces règles (et d’autres tels que la durée du stage) l’inspection du travail peut être amenée à vous demander une copie de la convention de stage.
Une convention de stage obligatoire
Votre stagiaire n’est pas un salarié. Il est relié à l’entreprise, non pas par un contrat de travail mais par une convention de stage. Elle a pour but de définir les missions et les objectifs du stagiaire ainsi que des mentions obligatoires telles les dates de début et de fin de stage, la rémunération, la liste des avantages offerts… Elle comporte également le régime de protection sociale dont bénéficie le stagiaire et d’une protection en cas d’accident du travail.
La convention doit comporter votre numéro SIRET, votre adresse et contact ainsi que l’identification de l’organisme de formation. Une fois cette convention éditée, elle doit être signée par les trois parties : l’entreprise, le stagiaire et l’organisme de formation. Rappelez-vous que cette convention demeure obligatoire, pour que le stage puisse se dérouler dans un cadre légal.
En résumé
La convention de stage doit comprendre un certain nombre d’éléments dont notamment :
les dates du stage ;
les missions du stagiaire ;
les conditions d’encadrement du stage ;
les autorisations d’absences ;
la gratification et autres avantages ;
la protection sociale du stagiaire ;
l’évaluation du stagiaire et de son compte rendu ;
la délivrance d’une attestation de stage ;
les modalités de résiliation du stage ;
les clauses applicables du règlement intérieur de l’entreprise.
Cette convention pourra être modifiée par la signature d’un avenant entre toutes les parties, les avenants permettant par exemple de prolonger ou de décaler le stage.
Une durée maximale à respecter
Sachez que la durée d’un stage ne peut excéder six mois, dans une même entreprise, par année d’enseignement. Celle-ci fut mise en place par la loi du 10 juillet 2014. Elle est calculée une nouvelle fois selon la présence effective du stagiaire. En clair, une journée reste équivalente à 7 heures de travail (consécutives ou non) et un mois correspond à 22 jours de travail (consécutifs ou non). La durée maximale est donc de 132 jours ou 924 heures. Aucune dérogation pour prolonger un stage au-delà d’une durée de six mois n’est possible.
La mise en place d’un délai de carence
Vous ne pourrez accueillir successivement plusieurs stagiaires, sur un même poste, qu’à l’expiration d’un délai de carence. Celui-ci est égal au tiers de la durée du stage précèdent. A titre d’exemple si votre précédent stagiaire a effectué un stage d’une durée de six mois, vous devrez attendre deux mois avant de pouvoir recruter un stagiaire sur le même poste. Si votre stagiaire a interrompu de lui-même son stage avant son terme, ce délai de carence n’est plus applicable.
Votre signature sur l’attestation de stage
Depuis le 1er décembre 2014, les entreprises d’accueils doivent obligatoirement délivrer à l’étudiant, une attestation à la fin de son stage, selon l’article D124-9 du code de l’éducation « Une attestation de stage est délivrée par l’organisme d’accueil à tout élève ou étudiant. Cette attestation mentionne la durée effective totale du stage et le montant total de la gratification versée au stagiaire, le cas échéant. »
Autorisation des absences
Si le stage est d’une durée supérieure à deux mois, votre stagiaire peut bénéficier de congés et d’autorisations d’absences pour son stage. Vous n’êtes pas obligé de les rémunérer sur leur temps d’absence même justifié, car la gratification d’un stagiaire est demeure calculée sur son nombre d’heures travaillées. Cas exceptionnel, si votre stagiaire est enceinte, en cas de paternité ou d’adoption, la rémunération doit être maintenue si elle est prévue dans la convention de stage.
Des avantages à accorder
Même si votre stagiaire n’est pas un salarié, vous devez lui faire bénéficier des mêmes droits que ces derniers. Notamment sur le travail de nuit, les repos hebdomadaires et les jours fériés. Si vous avez mis en place un restaurant d’entreprise ou une formule de ticket restaurant, votre stagiaire y a accès. Vous devez également lui accorder les protections du code du travail. Prenez en compte qu’il vous est interdit de lui faire effectuer une tâche dangereuse.
Vous êtes désormais préparé à l’arrivée de votre ou de vos futurs stagiaires. A vous de leur apporter la meilleure expérience professionnelle possible !