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Faites comme le bourdon : croyez l’impossible !

En entrepreneuriat, une citation de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. ». L’exemple du bourdon nous montre aujourd’hui qu’il ne faut pas toujours écouter ou s’intéresser à ce qui est possible ou non. Zoom sur une théorie qui aurait empêché un bourdon de voler ou un entrepreneur d’atteindre son objectif.

Un bourdon ne pourrait pas voler

Selon l’ingénieur aéronaval Igor Sikorsky, un des pères de l’aviation, le bourdon défierait les lois de la physique et de l’aérodynamique. Ainsi on voit régulièrement cette citation apparaître sur la toile « Le rapport mathématique entre les ailes et le poids du bourdon nous démontre que voler lui est impossible mais le bourdon l’ignore, c’est pourquoi il vole. ». Depuis 1990, Charles Ellington, professeur de mécanique animale à l’université de Cambridge a posé la question de comment un être aussi lourd pourrait voler avec de si petites ailes et a réussi à constater qu’il arrivait à battre des ailes jusqu’à 200 fois par seconde.

Une théorie évidemment fausse

Si on prend évidemment en compte le seul phénomène de portance et certains paramètres mécaniques de l’aéronautique, le bourdon ne peut pas voler. Mais ce serait sans compter sur d’autres phénomènes comme la dépression que le battement des ailes provoque à haute vitesse. C’est grâce donc à une conjonction de phénomènes que le petit insecte pourrait atteindre jusqu’à 20 km/h. Igor Sikorsky ne disposant pas à l’époque des outils nécessaires, ne pouvait bien sûr pas comprendre encore comment c’était possible. Au final c’est « grâce à des muscles particulièrement performants et au carburant très riche en sucres qu’est le nectar des fleurs qu’ils butinent. » qu’ils arrivent à voler.

L’inconscience et l’audace comme moteur

Même si désormais on en comprend les mécanismes, on en comprend bien la morale : si le bourdon avait eu conscience de cette théorie, il ne volerait peut-être pas. Au fond, c’est grâce à son ignorance des lois mathématiques de l’époque, à son audace ou à son inconscience qu’il pouvait le faire. Cette théorie aurait été ainsi utilisée dans les années 1950 pour encourager les équipes de la Nasa avec une photo d’un bourdon qui serait placardée dans les locaux de la Nasa mais cela ne reste peut-être qu’une rumeur. Dans tous les cas, elle a longtemps servi de base aux adeptes de pensée positive pour montrer le pouvoir de la pensée.

En entrepreneuriat, nul ne sait vraiment ce qu’il est possible de faire ou de ne pas faire. Les innovations se succèdent et ce qui était impossible hier, est devenu possible aujourd’hui. Pour ceux qui connaissent les débuts de l’informatique, certains disaient ainsi qu’il serait impossible d’arriver à une mémoire d’un giga-octet du fait de la chaleur créée par exemple. Aujourd’hui cette contrainte a été dépassée depuis longtemps.

La capacité à penser autrement

Ce dernier exemple nous montre au-delà du fait de penser que c’est impossible pour réussir, qu’il existe de nombreux moyens de contourner une difficulté pour parvenir à un objectif. Ce n’est pas parce qu’actuellement quelque chose n’est pas possible que cela ne sera pas possible demain. C’est d’ailleurs en lançant de nouvelles manières de faire que vous pouvez révolutionner un marché ou encore trouver une solution inédite. Tout ceci nous rappelle surtout l’importance de définir une mission pour l’entreprise même si elle peut nous paraître impossible à atteindre. Cela stimule non seulement les équipes mais cela peut également permettre d’atteindre cet objectif. Et puis au final, comme Oscar Wilde le disait si bien : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ». Alors pourquoi pas ?

Améliorer l’ergonomie du lieu de travail

La période estivale qui approche s’avère souvent un moment propice pour améliorer les conditions de travail de vos salariés. Des mesures simples peuvent être prises pour permettre à ceux-ci de disposer du cadre motivant pour accomplir leur mission et faire en sorte qu’ils puissent y travailler de manière optimale. Il existe 3 parties à cet article que vous pouvez retrouver sur ce site : l’ergonomie du lieu de travail (Partie 1), l’amélioration du confort de travail (2) et de l’ambiance de votre entreprise (3)

Une mise en place bénéfique

La mise en place d’un meilleur cadre de travail est révélatrice de la considération que vous avez pour vos salariés. La question simple qu’il suffit de se poser est pour débuter cette amélioration est : comment aimeriez-vous être traité dans une entreprise ? Toutes les améliorations que vous voudriez faire pour vous (et qui sont faisables) représentent généralement un plus pour votre entreprise.

Sa mise en place est bénéfique et entraîne de nombreux « avantages » pour l’entreprise : moins d’absentéisme, de frais liés à l’incontournable turn-over, de stress et de tension et (surtout ?) une bonne ergonomie permet aux salariés d’être plus performants.

Les conseils simples pour améliorer l’ergonomie du lieu de travail

1/ Achetez du matériel qui permette d’adopter la position idéale de travail

Pieds à plat sur le sol ou sur un repose-pied, le dos droit et soutenu par un dossier. Les chaises ergonomiques représentent un investissement facile à mettre en place et rentable. Celles-ci permettent d’adapter la hauteur du siège en fonction de la taille du collaborateur. Certains sièges ont même la possibilité de se régler automatiquement à la morphologie de la personne qui l’utilise. Les repose-pieds ergonomiques facilitent, quant à eux, la circulation du sang et permettent de soulager la fatigue des jambes et offrent aux articulations une position de confort. Les repose-poignets permettent d’éviter les douleurs au niveau du canal carpien, un des troubles musculo-squelettiques les plus fréquents. Les grands bureaux permettront à votre collaborateur de disposer d’un espace suffisant pour s’organiser dans son travail.

2/ Expliquez à vos salariés les gestes simples pour améliorer leur confort de travail.

Tourner son écran perpendiculairement aux fenêtres pour limiter les reflets, placez l’écran au niveau des yeux… Des gestes simples et qui permettent d’améliorer considérablement le confort au travail. N’hésitez pas à acheter un support pour que vos salariés puissent relever le moniteur et mettre une distance avec leur écran de 50 à 70 cm.

3/ Équipez-vous de souris adaptées.

Les souris doivent s’adapter à la forme de la main pour éviter toute fatigue. N’hésitez pas à investir dans une souris spécialisée pour les gauchers afin d’améliorer le confort de vos salariés.  Les souris classiques ne leur sont pas adaptées et des formes leurs sont dédiées.

4/ Améliorez l’éclairage.

Une bonne lumière permet de rendre heureux selon les derniers sondages. Il en est de même pour vos salariés. Un éclairage doux et proche de la lumière du jour (luminothérapie) permet d’atténuer considérablement la fatigue… A défaut de disposer ou de vouloir acheter ce type d’ampoules l’investissement dans des rideaux ou stores peut s’avérer plus qu’utile.

5/ Évitez les nuisances sonores.

Les cloisons insonorisées sont un bon moyen de réduire ces nuisances à la concentration de vos salariés. Si la nuisance vient de l’extérieur, faites installer des double-vitrage.

6/ Protégez-les des températures extrêmes.

La température dans vos bureaux affecte vos collaborateurs. S’il fait trop froid, vous pouvez vous équiper de chauffages électriques d’appoint. Trop Chaud ? Un climatiseur.

Enfin, faites appel à des ergonomes si certains points vous posent problème. Si malgré tous ces conseils vous avez peur de vous tromper ou que vous voulez encore faire plus, des ergonomes existent et peuvent définir le poste de travail idéal et adapté à la morphologie du collaborateur.

La vie de l’entreprise est loin d’être un long fleuve tranquille

Le vie de l’entreprise est loin d’être un fleuve tranquille. Entre les rachats douloureux, les entreprises qui voient leurs ambitions mises à mal comme les entreprises du bio, les actionnaires qui profitent en oubliant que la meilleure manière d’investir et de se développer est l’intégrité. Focus sur quelques histoires mouvementées.

Naturalia en chute libre

Naturalia, filiale du groupe Casino, a présenté ce mercredi 30 mars ses résultats annuels 2021. Face à un marché du bio en baisse de 6 % en 2021, le numéro 2 de la distribution spécialisée a vu ses ventes infléchir de manière significative avec un chiffre d’affaires de 385 millions d’euros contre 395 millions en 2020 (320 millions d’euros en 2019) malgré l’ouverture de 38 nouveaux magasins (257 points de vente au global). Il faut noter que le circuit des spécialistes bio a chuté l’an dernier avec des ventes en recul de 6 % . IL en est de même pour son concurrent, Biocoop, qui a également réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 1 % à 1,6 milliard d’euros (43,6 % de part de marché). 

Telma pillée par ses actionnaires chinois

Contrefaçons, trous dans les comptes, l’équipementier auto Telma bataille en justice contre ses propriétaires chinois. Olivier Saint-Cricq, en fonction depuis quinze ans, a décidé de mettre l’entreprise à l’abri de ses actionnaires chinois en la mettant en procédure de sauvegarde judiciaire. Il dénonce le fait également que le nouveau trio de propriétaires – Chen, Yang et Yu – voudrait fermer l’activité en France pour tout installer en Chine. Ses positions lui ont valu d’être débarqué par eux deux mois après avoir saisi la justice. Aujourd’hui, les ouvriers protestent contre le parachutage du nouveau patron Benoît Lebrun, par leurs actionnaires chinois avec lesquels ils sont en conflit depuis l’été dernier. La PME réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires et compte 250 salariés dans le monde. Un dossier qui apparaît comme bien difficile à démêler. 

SsangYong : annulation de l’acquisition

SsangYong a dû constater l’annulation de son acquisition par Edison pour faute de paiement. La filiale sud-coréenne du constructeur automobile indien Mahindra & Mahindra Ltd qui avait déjà reçu 10 % du montant de l’acquisition n’est pas parvenue à recevoir les 274,3 milliards de wons restants avant la date limite du 25 mars. Elle a donc décidé de chercher un nouvel acquéreur et soumettre un nouveau plan de restructuration à la Cour des faillites de Séoul. Cette rupture du contrat représente une difficulté majeure pour SsangYong, placé sous administration judiciaire. De plus, l’entreprise a du mal à attirer un investisseur. 

Malt rachète son concurrent

Malt vient d’annoncer le rachat de Comatch. L’acquisition de cette entreprise allemande, considérée comme la première plateforme européenne pour les consultants et experts indépendants, doit permettre à Malt de renforcer sa position sur le marché européen. Avec ce rachat, Malt compte atteindre le milliard d’euros de volume d’affaires d’ici 2024. L’acquisition de Comatch représenterait une très belle opportunité pour le Français puisque Comatch a construit un réseau de plus de 15 000 consultants. L’entreprise, dont le siège est à Berlin, emploie aujourd’hui 130 personnes. Quant à Malt, elle compte 340 000 freelances sur sa plateforme. Ce rachat lui permet d’avoir la plus importante communauté d’indépendants en Europe. 

La paie des premiers salariés en 10 questions

Jeune entrepreneur ? Vous voici face à de nouvelles obligations ! Aussi, vous allez devoir fournir chaque mois à vos salariés des bulletins de salaire conformes à la réglementation (droit du travail et convention collective) ou encore réaliser dans les délais les démarches administratives liées à l’embauche, à la maladie/aux accidents du travail, et aux départs.  Mais ce n’est pas tout puisque vous devez déclarer et payer en temps et en heure vos cotisations sociales ou encore tenir à jour un livre de paie… Beaucoup de questions vont se poser dès le premier jour ! Petite mise au point de ce qu’il faut savoir sur la paie des premiers salariés pour bien démarrer.

1/ Quelle est ma convention collective ?

Pour la trouver, rien de plus simple : c’est le code APE de votre entreprise, affecté lors du dépôt des statuts au Greffe, qui détermine la convention collective dont vos salariés dépendront. Il vous suffit donc de prendre votre K-Bis et de regarder.

2/ Le contrat de travail est-il obligatoire ?

Obligatoire, non : à partir du moment où un salarié remplit une fonction et est rémunéré pour cela, il y a contrat de fait, alors considéré comme un CDI. Fortement conseillé, oui ! Le contrat de travail va permettre de fixer à l’avance le cadre de la relation (fonction, horaires, règles en vigueur, obligations réciproques de discrétion, de loyauté, etc.), et de baliser les éventuels litiges.

3/ Mon salarié arrive, que faire ?

C’est simple, l’URSSAF doit avoir connaissance de votre nouvelle embauche 48h au plus tard avant l’arrivée du salarié. Cette déclaration est formalisée : c’est la « DPAE » (déclaration préalable à l’embauche). Elle inclut notamment le n° de sécurité sociale du salarié.

4/ Comment fonctionne la retraite, prévoyance et mutuelle ?

L’adhésion à l’une de ces caisses, qui sera votre organisme collecteur ARRCO-AGIRC, est obligatoire. Si votre convention collective ne prévoit pas d’organisme imposé, vous pouvez choisir vous-même dans la liste officielle. Vous devrez ensuite inscrire votre entreprise et vos salariés.

5/ Dois-je aussi souscrire à un contrat de prévoyance et à une mutuelle santé pour mes salariés ?

La prévoyance est un contrat d’assurance qui couvre le risque de décès ou d’invalidité du salarié. La mutuelle vient compléter les remboursements de la sécurité sociale sur les frais de santé. La prévoyance a été généralisée à l’ensemble des salariés en janvier 2014 : il est raisonnable d’en souscrire une rapidement. La mutuelle est un avantage apprécié des salariés et est devenu une obligation pour les employeurs du secteur privé. L’adhésion est en principe obligatoire même si la loi prévoit certains cas de dispense d’adhésion du salarié à la mutuelle d’entreprise.

6/ Je prends un stagiaire, combien va-t-il me coûter ?

Il ne vous coûtera que son net si vous êtes au minimum de la gratification horaire qui est égale au minimum à 3,90 € par heure de stage, correspondant à 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale (soit 26 € x 0,15). Il faut tout de même intégrer aussi certains remboursements notamment de transport ou encore les avantages comme les tickets restaurant. Au-delà de ce montant horaire, les charges sociales s’appliqueront presque comme pour un salarié.

7/ Dois-je faire un bulletin de paie à mon stagiaire ?

En dessous du seuil d’exonération, ce n’est pas obligatoire, mais les stagiaires apprécient parfois. Au-dessus du seuil, il faudra calculer les charges, les reporter sur un bulletin et les déclarer aux organismes sociaux.

8/ Comment déclarer et payer les charges sociales ?

Pour les TPE, les charges sont déclarées trimestriellement. Le portail « NetEntreprise » permet la télédéclaration et le télérèglement. Le non-respect du calendrier fixé par l’URSSAF entraîne des pénalités.

9/ Qu’est-ce que la DADS ?

La déclaration annuelle des données sociales (DADS) est un document commun aux administrations fiscales et sociales. Y sont mentionnés la masse des traitements versés par l’entreprise, les effectifs employés et une liste nominative des salariés indiquant, pour chacun, le montant des rémunérations salariales perçues.

10/ Je suis « Jeune Entreprise Innovante ». Comment cela se traduit-il concrètement ?

Les JEI sont exonérées des cotisations patronales d’assurances sociales et d’allocations familiales pour leurs salariés touchant moins de 4,5 Smic. L’exonération est plafonnée à un cumul annuel ne devant pas excéder 5 fois le plafond annuel de la SS (185 160 euros pour 2013).

L’exonération est appliquée à titre provisionnel chaque mois civil de l’exercice en cours dans la limite de 249 salariés et mandataires sociaux. Les JEI ont le droit à cette exonération à taux plein jusqu’au dernier jour de la 3ème année suivant celle de la création de l’établissement, puis de manière dégressive jusqu’au dernier jour de la 7ème année. ll faut déclarer l’exonération sur les bordereaux récapitulatifs de cotisations (BRC).

La mutualisation des achats comme solution

La mutualisation des achats peut apparaître comme une solution pour pallier le manque de temps, de volumes et d’expertise des TPE/PME. Dans le contexte économique actuel où les marges des entreprises s’affaiblissent, la réduction des dépenses en frais généraux devient une démarche stratégique. En effet, l’optimisation des coûts s’avère être un levier de rentabilité efficace. Un gain d’exploitation apporté par une réduction des coûts d’achats se traduits immédiatement par une augmentation de la marge. Les dirigeants de TPE/PME sont donc de plus en plus séduits par le principe de la mutualisation des achats pour réduire leurs coûts et gagner du temps.

Difficile pour le dirigeant de réaliser des achats au juste prix

Les petites et moyennes structures ne maîtrisent pas toujours leurs dépenses. En effet, elles manquent cruellement de poids lors des négociations pour bénéficier de bons tarifs sur leurs achats de frais généraux. D’autre part, l’habitude, la facilité, mais aussi le manque de temps incitent souvent les PME à renouveler leur confiance à un même fournisseur, parfois sans renégocier. En effet, la définition des bonnes pratiques achats, la comparaison des offres des différents prestataires et la négociation des tarifs sont des tâches chronophages. Or, dans les TPE/ PME ces tâches incombent généralement aux dirigeants. Ces derniers ne possèdent pas toujours des ressources humaines ou financières pour déléguer ces missions.

La centrale de référencement différente de la centrale d’achat

Il peut être judicieux pour toute société quelle que soit sa taille de faire appel à une centrale de référencement. Celle-ci , en regroupant les volumes de différentes entreprises, permet à ses adhérents de bénéficier des meilleures conditions du marché. La centrale de référencement se différencie de la centrale d’achat par le fait qu’elle n’effectue pas les achats pour le compte de ses membres. Ceux-ci ont toutes libertés pour se fournir ou non auprès des fournisseurs référencés.

Les centrales de référencement sont ainsi capables de faire bénéficier à leurs adhérents de tarifs normalement réservés aux grands comptes permettant une économie de 30% en moyenne. Certaines centrales sont spécialisées. Cependant, d’autres gèrent l’ensemble des achats frais généraux communs à toutes les entreprises : fournitures de bureau, consommables informatiques, mobilier de bureau, courrier express, imprimantes, copieurs, machines à affranchir, voyages et déplacements, imprimés, téléphonie, ordinateurs, prestations intellectuelles, etc.

Les centrales de référencement ont pour objectif de faire gagner du temps et de l’argent aux TPE/PME. Elles gèrent à la place des entreprises le lancement d’appel d’offres, s’assurent de la bonne application des contrats et renégocient sans cesse les conditions tarifaires.

Pour les TPE/PME, la mutualisation des achats est donc une solution simple pour réduire les coûts d’achats.

Choisir une centrale d’achat ?

La centrale d’achat regroupe des achats. Elle est généralement mise en place dans le cas de franchises où les franchiseurs obligent parfois leurs franchisés à faire appel à celle-ci. En l’occurrence, l’enseigne achète parfois ses produits préalablement en négociant alors avec les fournisseurs. Il s’agit donc de massifier les commandes et d’acheter en gros, ce qui permet de négocier encore plus. Elle se rémunère en générale soit à la commission, soit en agissant en tant que grossiste c’est-à-dire en faisant une marge sur les marges réalisées. Elle est plus rarement utilisée par les TPE/PME que la centrale de référencement même si certaines centrales d’achat proposent ce service.

L’automatisation pour éviter les burnouts !

Selon une étude, menée par ABBYY en collaboration avec Sapio Research en mars 2022, auprès de 1 208 décideurs informatiques sur les investissements des entreprises dans des projets d’automatisation, un tiers des projets d’automatisation pour éviter les burnouts. Zoom sur les enseignements de l’étude. 

Les principales activités automatisées.

La pandémie aura eu un impact significatif sur l’automatisation. Il faut dire qu’au cours des deux dernières années, 99% des décideurs IT ont décidé d’adopter des technologies d’automatisation, comme nous l’apprend cette étude. Si hier, les décideurs IT envisageaient les technologies d’automatisation sous le prisme de la rentabilité (économique ou technologique), il faut constater désormais que c’est une approche centrée sur les collaborateurs. Ce changement de mentalité se matérialise par une réduction des investissements dans l’automatisation robotisée des processus (RPA) alors qu’il y a une très forte montée de « l’Intelligent Document Processing (IDP) et des technologies d’automatisation des processus ». L’impossibilité de se rendre au bureau a probablement contribué au fait que 82% des entreprises françaises interrogées ont déployé avec succès des systèmes de Process Automation contre de 30% à 50% auparavant. Il peut paraître évident que la nécessité d’assurer la continuité du travail a fortement contribué à ce succès. 

Les raisons qui les ont poussés à automatiser

Si les 200 décideurs informatiques en France, qui ont été consultés pour cette étude, ont réalisé ces investissements, c’était en effet d’abord pour « mieux préparer le travail à distance » puisque c’est la première raison invoquée (42%, vient ensuite le travail hybride pour 33% des cas. On comprendra aisément que les contraintes liées au travail à distance (au moins partiellement) ont représenté la première raison. Au même niveau que cette deuxième, vient cependant le fait de lutter contre le burnout des collaborateurs (33%) même s’ils expliquent pour 15% qu’il s’agissait d’une « pression exercée par les collaborateurs pour mettre en place le dispositif ». Une réalité qui se traduit par le fait que des employés insatisfaits n’hésitent plus à quitter leur entreprise et qui traduit l’importance de l’équilibre vie professionnelle/vie privée pour les salariés. 

Les services priorisés 

Ne nous le cachons pas, ces transformations n’ont pas pour but que de faire plaisir aux salariés puisque « 24% des décideurs informatiques l’ont fait pour obtenir un ROI maximal. Ce sont ainsi trois services qui sont principalement touchés : les services IT (41%), financiers (34%), opérationnels (20%). La priorité a, selon cette étude, de mettre en place l’Intelligent Document Processing (IDP) (30%) et le Process and Task Automatisation (33%) alors que la RPA (26%) est restée la technologie la moins mise en place ». Bien entendu, il a d’abord fallu aider les équipes qui en avaient le plus besoin (27%) même si 39% des répondants se sont révélés satisfaits puisqu’ils ont obtenu un ROI 2 fois supérieur à leur investissement, chiffre qu’il est monté à une espérance de 61% contre 50% qui espéraient augmenter l’efficacité et 40% la productivité. Désormais les revenus ne sont que la troisième priorité. 

Les freins à la bonne mise en place

Selon les dirigeants, il faut se méfier des collaborateurs travaillant à distance et de ceux peu formés. En effet, les collaborateurs travaillant à distance (33%) et les collaborateurs peu formés (25%) représentent les deux principales causes d’échec des projets d’automatisation. Il s’agit donc de s’y prendre le plus en amont possible (par rapport à un nouveau confinement éventuel ou à la généralisation du télétravail ou hybride par exemple) pour éviter de vous retrouver en difficulté. Il faut comme tout changement qu’ils rencontrent l’adhésion et que les solutions proposées restent faciles à prendre en main et à utiliser. La formation du personnel joue donc un rôle particulier en la matière. 

Un type de personnalité pour l’automatisation

Cette étude nous montre également que la typologie de personnalité (introvertis/extravertis) influe directement sur la réaction en cas d’échec de la mise en place. Ainsi, si 42% des dirigeants extravertis font appel à des experts externes, 42% des introvertis remplacent alors la technologie. L’échec se constate en tout cas rapidement dans ce cas puisque 50% des décideurs informatiques ont « décelé l’échec en trois mois ». 

La 10e raison pour laquelle vous ne vendez pas suffisamment

Quand vous cherchez des solutions la plupart du temps vous souhaitez vraiment les trouver. Mais certaines fois, la réponse à votre problème pourrait vous sembler douloureuse et donc, tout en la cherchant sincèrement, vous n’êtes pas prêt(e) à l’entendre. La question des ventes insuffisantes n’échappe pas à ce phénomène.

La 10e raison : vous avez peur.

Il s’agit d’une raison vraiment simple mais qui arrive à l’immense majorité des entrepreneurs surtout quand ils doivent aller se confronter au marché. Survient alors la peur de décrocher son téléphone, peur d’aller voir ses prospects. Autrement dit, vous avez peur de réaliser les ventes. Rassurez-vous c’est normal puisque la peur est le grand mal du siècle. Aujourd’hui, on a tendance à la remplacer le mot à la mode « stress ». Il est vrai que cela fait plus branché de dire « je suis stressé(e) » ou mieux encore « ça me stresse » (la tournure impersonnelle atténue notre responsabilité), que de dire « J’ai peur ». Mais le stress et la peur sont la même chose. A vrai dire le stress est la réponse biologique de notre organisme à la peur.

La raison principale de la peur : l’exclusion

Mais alors de quoi avez-vous peur ? Les réponses sont multiples. On a tendance à dire que notre plus grande peur en tant qu’humain, c’est le rejet ! Dans les sociétés anciennes, l’individu chassé du groupe était de fait condamné à la mort. Aujourd’hui on peut s’en sortir seul, en apparence, mais la problématique est la même. Une personne exclue du système peut perdre jusqu’à son propre sentiment de dignité personnelle.

Mais voilà le hic ! Le véritable danger n’est pas le rejet, c’est l’exclusion ! Et les gens préfèrent souvent s’exclure eux-mêmes que de connaître ce qu’ils perçoivent comme un rejet. Or, un « non » n’est un rejet que si vous le prenez comme tel. A l’inverse, vous devez prendre en compte que ne pas proposer ses produits et services revient à s’exclure de la vie économique et se condamner à l’échec.

Mais tout comme je vous le disais à propos du stress, finalement rien ou personne ne peut vous exclure, c’est vous qui choisissez de le faire en ne faisant pas ce que vous savez devoir faire. Et au fond c’est une bonne nouvelle. Si c’est vous qui le faites, vous pouvez le défaire. Alors respirez profondément, prenez votre téléphone, faites des rendez-vous, et offrez votre valeur au monde.

Les diverses formes de la peur

Attention ! La peur a plus d’un tour dans son sac. Elle pourrait bien essayer de vous convaincre que faire telle ou telle action est complètement inutile. Et oui, la peur issue de votre paradigme (notre image de nous-même et de ce qui est possible) peut littéralement prendre le contrôle de vos pensées pour vous convaincre que … que vous n’avez pas peur, que si vous ne faites pas le nécessaire, vous avez une bonne raison.

Ces raisons peuvent être : vous devez absolument aller grignoter quelque chose, votre série préférée va bientôt commencer ou encore que votre horoscope n’a annoncé aucune vente aujourd’hui donc autant rester couché(e) etc…

Identifier sa peur

Si vous avez décidé de ne pas vous laisser manipuler par la peur, apprenez à l’identifier, elle a plusieurs masques :

  • la peur du rejet
  • la peur du succès (peur de la déception qui en découlerait si ça devait ne pas durer)
  • la peur de l’échec (souvent liée à une image mentale négative fixe dans notre esprit)
  • la peur de ne pas être à la hauteur
  • Et enfin…la peur que le ciel vous tombe sur la tête !

La peur représente une forme d’anticipation d’une douleur. Certaines peurs sont donc utiles car elles vous permettent de vous préparer pour éviter un danger mais d’autres sont créées par des images obsolètes auxquelles vous vous accrochez, ainsi que par des fausses croyances. A vous de démêler le vrai du faux.

Et rassurez-vous il existe une potion magique contre la peur. L’action ! Go !

Le bien-être en entreprise : utopie ou nouvelle donne ?

Le bien-être en entreprise serait-il devenu une obligation ? On ne saurait le dire mais il n’y a qu’à voir les nombreuses entreprises qui se sont créées autour de ce thème et la floraison de livres et de formations sur le sujet pour se dire qu’il est considéré comme un véritable enjeu pour les entreprises. Tendance ou effet de mode, on ne saurait le dire même si les conséquences du confinement ont mis en exergue de nouvelles réalités dont il faut absolument tenir compte.

Des collaborateurs longtemps malmenés

Le bien-être en entreprise, il y a quelques années : on n’en parlait pas et ne semblait avoir que peu d’importance. L’essentiel était la rémunération, le métier s’il était intéressant ou valorisant ou encore la position dans la pyramide hiérarchique. L’arrivée des nouvelles technologies et notamment internet a profondément transformé les entreprises et a eu un impact considérable sur la masse salariale et sur les mentalités. Il faut dire que la performance des outils, qui ont remplacé bon nombre d’humains, ont conduit à malmener les collaborateurs et à remettre en cause leurs postes.

De nombreux métiers dont certains pouvaient s’enorgueillir grâce à leur savoir-faire et leur expérience, sont devenues obsolètes et les salariés à ces postes ont été à maintes reprises mis en difficultés. Ils ont dû recommencer à zéro et souvent avec des plans de licenciements qui ont humilié bon nombre d’entre eux avec des politiques de RH inhumaines.

Les multiples procès, qui se sont souvent déroulés parfois pendant 20 ans pour enfin obtenir gain de cause, ont engendré une peur qui est l’opposé du bien-être. Selon l’Edelman Trust Barometer 2021, 84 % des collaborateurs se sentent concernés par la perte de leur emploi, et 53 % en ont peur. Par ailleurs, 56 % des répondants sont inquiets d’un remplacement accéléré de leur emploi par des solutions d’intelligence artificielle à la suite de la pandémie.

La dévalorisation du travail répétitif

Par ailleurs, le travail répétitif a aussi connu une dévalorisation. Associé le plus souvent à une moindre rémunération, il est surtout aujourd’hui perçu comme un travail qui ne demande pas forcément de solliciter son intelligence. Pourtant, il requiert souvent beaucoup d’attention car les erreurs peuvent coûter cher et il est fréquent que celui qui a commis une erreur soit pointé du doigt par ses managers et les services dans lesquels ils évoluent. Si autrefois, le travail était valorisé en tant que tel, il faut bien constater que bon nombre ont désormais un véritable mépris envers certains métiers. Et il faut le constater : les leaders ou collègues parfois pervers, caractériels ou lunatiques ont bien contribué à cette considération. Il est clair que le fameux « il n’y a pas de sot métier » en a pris pour son grade.

Un travail désormais basé sur les compétences

Les compétences sont devenues une référence et la norme mais elles ajoutent une compétivité qui est souvent mal vécue. Si autrefois les compétences étaient définitivement acquises, aujourd’hui on constate une course contre la montre car chaque compétence peut être remise en question en raison des innovations, des nouveaux process et signifier pour certains … le placard (ou une démission qui impactera non seulement le collaborateur en question mais aussi toute l’entreprise). Les rumeurs qui vont bon train sonnent parfois comme un avertissement pour les équipes « A bon entendeur, salut ».
Certes, de nombreuses formations sont mises en place mais désormais le collaborateur doit avoir en quasi permanence le désir de se former. Or, l’humain n’est pas toujours capable d’être dans cette disposition et certains salariés se laissent dépasser. La formation prend alors l’aspect d’un épouvantail et il leur est difficile d’acquérir le contenu sous cette pression. Il a donc fallu proposer de tenir compte de l’humain pour ne pas le mettre dans une impasse. De ce constat et depuis un peu plus d’une décennie, les entreprises forment leurs managers à diriger leurs équipes. Elles l’ont bien compris la productivité des salariés passe par la bienveillance et le respect de la dignité de la vie de chaque personne. Ils sont donc devenus une dimension essentielle pour le succès des entreprises.

Les questions à se poser avant de s’associer

Faire des choix reste la base de toute gestion d’entreprise. Le premier d’entre eux apparaîtra dès la création de votre structure : faut-il s’associer, ou vaut-il mieux rester seul ? Même si cette question pourra se poser ultérieurement, il est important d’en avoir déjà une petite idée. Le point sur les tenants et les aboutissants d’une telle démarche.

Pourquoi vous associer ?

Le fait de s’associer doit relever de la volonté de poursuivre un but commun avec d’autres personnes, qu’elles soient physiques ou morales. C’est le principe d’ « intuitu personae » qui signifie « en fonction de la personne ». Cette collaboration doit constituer la raison d’être de la future entreprise, surtout quand elle survient au moment de la création. Dans ce cas, les différentes parties prenantes élaborent généralement le plan d’affaire ensemble.

S’associer entraîne souvent de partager les décisions et les résultats, qu’ils soient positifs ou négatifs. L’association permet d’abord d’avoir un pair avec qui vous allez partager des moments parfois difficiles et parfois de liesse. Elle revient à diviser le stress lié à la responsabilité de vos actions car vous êtes désormais plusieurs à assumer.

Elle peut vous permettre d’avoir des fonds supplémentaires puisque votre associé peut également avoir sa part au capital mais l’association permet aussi de démultiplier la force de travail, de bénéficier d’éventuelles compétences dont vous ne disposez pas ou encore d’un point de vue, d’un regard autre que le vôtre, parfois plus objectif, sur certaines problématiques ou sur business.

Avec qui vous associer ?

Suivant le statut de votre entreprise, vous pouvez vous associer avec une personne physique et/ou une personne morale. C’est-à-dire un individu et/ou une autre structure.

Certains déconseillent de s’associer avec un proche, comme un membre de sa famille, même si les entreprises familiales sont souvent plus pérennes. Cela peut sembler tout de même judicieux afin d’éviter que des tensions de votre relation personnelle rejaillissent sur votre travail, ou inversement.

Le principal critère à prendre en compte dans le choix de votre associé tient dans sa complémentarité avec vous et vos compétences. On préconise par exemple souvent d’adjoindre un profil commercial à un technicien. Par ailleurs, la prudence recommande de s’associer avec quelqu’un avec qui vous avez déjà travaillé pour vous assurer de votre « compatibilité ».

Dans le cas de personnes morales, il conviendra de rechercher des synergies entre les activités respectives. Des recherches sur les dernières liasses fiscales de votre futur partenaire vous informeront en partie sur sa « santé » et sa gestion.

Quel type d’apport ?

La participation à une société se fait en contrepartie d’un apport. Celui-ci peut revêtir différentes formes :

  • L’apport en numéraire. Il s’agit du cas le plus classique dans lequel la personne contribue à la société en la finançant. Celui-ci peut parfois être en partie libéré, c’est-à-dire mis à disposition de la structure ultérieurement.
  • L’apport en nature. Il s’agit de fournir des biens matériels ou immatériels, comme des brevets, à l’entreprise. Ces éléments doivent faire l’objet d’une évaluation financière. Il est ainsi généralement obligatoire, et toujours fortement conseillé de solliciter un commissaire aux apports. L’intervention de ce dernier engendre un certain coût.
  • L’apport en industrie. Il s’agit pour un associé d’offrir ses compétences techniques pour le fonctionnement de la structure. Ce dispositif s’avère plus complexe à mettre en place que les précédents. Il ne peut pas participer à l’augmentation du capital social.

Quelles sont les précautions à prendre lorsqu’on s’associe ?

S’associer peut être stimulant et enrichissant. Il convient toutefois de prendre certaines précautions afin que cette démarche reste un atout pour la structure.

La première d’entre elles concerne la répartition des parts. Tout montage qui conférerait 50% du pouvoir de décision à un ou plusieurs associés réunis est à proscrire. En cas de désaccord avec le(s) détenteur(s) des 50%, votre entreprise subirait une situation de blocage qui pourrait la condamner. Il convient donc que ce pourcentage soit supérieur ou inférieur à la moitié des parts, voire d’avoir un associé minoritaire qui vous permettra de trancher.

En outre, assurez-vous des conseils d’un professionnel pour vous informer des nombreux impacts que l’association engendre en termes administratifs. L’organisation du régime social peut ainsi s’avérer modifiée. De plus, les obligations d’information du gérant aux associés deviennent plus nombreuses qu’en cas d’entreprise ou société unipersonnelle.

Enfin, pour travailler en toute sérénité et transparence, il convient d’échanger sincèrement au moment de la rédaction des statuts. Au lieu d’éviter les sujets délicats, il est indispensable de les aborder. Vous disposez même de la possibilité de les stipuler par écrit dans un pacte d’associé. Vous évoluerez alors en toute sérénité.

Nicolas Pastur

Entrepreneurs, devons-nous toujours être honnêtes ?

On peut directement répondre : oui, évidemment ! Mais entre les petits arrangements avec nos consciences, être honnêtes et les « petits services » à rendre, nous franchissons parfois la ligne jaune. Voici un mini florilège d’irrégularités et quelques conseils pour éviter aux dirigeants de se laisser entraîner en situation compromettante.

L’esprit d’entreprise implique que tout entrepreneur fasse preuve d’audace, de créativité et d’indépendance d’esprit. Mais s’il est naturel « d’habiller la mariée » pour donner une image séduisante de nos affaires, chaque acte de gestion engage le dirigeant devant la loi. En matière de gestion d’entreprise, chaque décision doit être pesée tant elle est, peut-être, lourde de conséquences. Le risque de commettre une infraction, involontairement ou par négligence, n’a jamais été aussi exacerbé qu’aujourd’hui. Florilège de ce qu’il faut éviter.

Le « trou » dans la caisse : il suffit d’oser !

Certains gérants-salariés prélèvent quotidiennement des espèces avec la carte de crédit de la société, jusqu’à détourner cent mille euros en deux ans. Ces retraits d’argent liquide de 100 ou 200 euros chaque fois sont supposés permettre aux ouvriers de payer de menus achats sur les chantiers. Après un moment, la chose se voit puisque l’expert-comptable finit par manifester son étonnement par écrit. Le fraudeur peut alors se garder de traduire les courriers à la maison-mère, installée à l’étranger et non francophone. La maison-mère peut très bien ne jamais vérifier la comptabilité de son établissement français mais vous risquez gros.

La fausse fiche de paie : il faut bien rendre service !

Quand cette petite amie de patron sollicite une fiche de paie de complaisance pour « un ami » qui souhaite enjoliver son dossier de candidat locataire. « L’ami » étant finalement insolvable et connu des services de police, la PJ peut débarquer un beau matin dans l’entreprise et, au-delà du déficit d’image lié à la perquisition, le dirigeant trop complaisant peut vite devoir aller s’expliquer au palais de justice. Rendre service même si cela peut paraître anodin peut vite vous mettre dans une situation difficile.

Les fausses factures : le manque de moyens !

Vous pouvez avoir tendance à donner en garantie des factures de ventes qui ne correspondent à aucune créance commerciale réelle. Erreur ! Ce cas est particulier parce que vous pouvez être de bonne foi : les effectifs de l’entreprise ayant fondu, à la suite de difficultés économiques, le personnel restant, insuffisant et peu encadré, peut commettre des doubles de facturation par simple maladresse. Évidemment, l’affaire finit mal si vous ne rectifiez pas rapidement le tir. En matière de responsabilité de gestion, l’erreur, même de bonne foi, n’est pas excusable donc autant la signaler rapidement.

L’entorse au droit social : « le patron bravache » !

Quand ce gérant de SARL décide de ne payer son personnel que pour 35 heures, alors qu’il exige 39 heures de présence, au motif que la loi sur le temps de travail est inapplicable, selon lui, cela arrive. Ce patron bravache a amorcé une bombe à retardement : si le personnel en activité faisait mine d’ignorer le problème, il n’en alla pas de même lorsque des salariés quittèrent le navire : ils eurent beau jeu de se faire très grassement indemniser pour une irrégularité si flagrante.

L’abus de bien social : « nous n’aurons jamais de contrôle » !

On pourrait continuer cet inventaire en évoquant moultes petites entorses comme, par exemple, les notes de restaurant ou autres notes de frais à caractère privé, mais payé par la société. Une pratique anodine ?  En la matière, l’entrepreneur, s’il est propriétaire de son entreprise, dira simplement qu’il « prend un risque fiscal ». C’est néanmoins un abus de bien social. Vous devez absolument noter les noms des personnes avec qui vous déjeuner et éventuellement l’objectif de vos réunions sur vos factures.

Comment se protéger de la triche

Les dirigeants sont, par définition, au-dessus de la pyramide. L’absence d’un contrôle direct de leurs actes les expose à se laisser aller, volontairement ou à « l’insu de leur plein gré » à des actions interdites, pouvant entraîner des sanctions, pour l’entreprise ou pour eux-mêmes, personnellement. Les exemples ci-dessus démontrent également que les patrons peuvent être victimes des actes de leurs collaborateurs. Ils doivent alors quand même répondre, devant les juges, des indélicatesses commises sous le couvert de leur autorité.

Pour éviter des soucis inutiles, rappel de quelques bonnes pratiques d’organisation administrative qui ont fait leurs preuves.

La séparation des tâches

  • La séparation des tâches : dans l’entreprise, la personne qui paie les factures ne doit pas être la même que celle qui engage et valide les achats. Les contrôles sont matérialisés par la signature des responsables sur les documents, pour servir de preuve juridique, le cas échéant.

Les procédures administratives

  • Les procédures administratives : la formalisation de procédures administratives régissant les activités récurrentes permet de proscrire les actions inutiles ou « à risque » et délimite efficacement les responsabilités de chacun. Les comportements à risques sont plus visibles dans un système organisé.

Le contrôle interne

  • Le contrôle interne : des recoupements sont systématiquement effectués entre les informations disponibles dans l’entreprise. Parmi les points de contrôle incontournables : le rapprochement bancaire est à jour, la comptabilité est tenue au fil de l’eau, aucune dépense n’est payée sans vérification de la facture et du bon de commande, le contenu de la caisse est régulièrement transféré en banque ; les moyens de paiement mis à l’abri au coffre et les créances clients relancées systématiquement. Tous ces contrôles sont matérialisés et archivés de telle sorte à constituer un dossier permettant d’établir, ultérieurement, la régularité des opérations.

Un mot pour conclure et convaincre encore, s’il le faut de la nécessité, pour les dirigeants d’entreprises et mandataires sociaux de se prémunir contre leur propre ignorance ou faiblesse ainsi que de celles de leurs équipes : la judiciarisation de la vie des affaires n’est plus seulement l’affaire des pontes du CAC40. Sans céder à la paranoïa, protégez-vous et protégez vos TPE et PME.