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Les Expériences virtuelles : le métaverse avance  

Depuis que le réseau social Facebook a décidé de changer de nom pour devenir Meta, le métaverse semble avoir pris une dimension de potentialité future. Si pour beaucoup, les Expériences virtuelles restaient du monde de la science-fiction, il a pris une certaine consistance aujourd’hui. Certains phénomènes comme les jeux-vidéos nous avaient déjà montré sa potentialité mais qu’elle est la perception des français aujourd’hui de son avenir.

Le rapport de l’étude de Dynata, la plus grande plateforme de données au monde pour les insights, l’activation et la mesure, a décidé de nous éclairer sur cette perception en interrogeant plus 11 000 consommateurs dans 11 pays (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Chine, Japon et Australie) et a lancé son rapport « New Experience Economy ».

Les principales données de l’études  

D’abord, 43% des Français seraient intéressés par divers types d’expériences virtuelles. Il y a donc une véritable appétence pour ce type de nouveautés. Parmi celles-ci et dans l’ordre d’importance :

  • 51 % par une visite d’un musée/galerie d’art/exposition d’art
  • 45 % par un spectacle au théâtre, à l’opéra ou de danse.
  • 44% par un concert de musique
  • 43% par un safari, une visite de zoo, etc.
  • 40% par un cours pour le plaisir (danse, cuisine/pâtisserie, art, écriture créative, etc.
  • 40% par un voyage
  • 40% par un cours de fitness (Peloton, Apple Fitness, etc.)

On l’aura compris, les expériences virtuelles souhaitées sont variées et peuvent toucher tout le monde.

Une accélération liée à la pandémie

Si ce phénomène a connu une si vive accélération, ce n’est, bien entendu, pas parce que la société Facebook est devenue Meta. La première cause reste l’arrivée de la pandémie qui a incité de nombreux Français a testé des expériences via les cours et les manières de sociabiliser avec des amis sans pouvoir faire de rencontre physique. Comme toute tendance future, les nouvelles générations sont les early-adopters, la génération Z (25 ans et moins) étant la plus réceptive avec 40% suivie des Millenials (25-39 ans) avec 30%. Comme toutes les habitudes technologiques, cette tendance à du mal à être acceptée par les Baby Boomer (56-74 ans) qui ne sont que seulement 8% d’entre eux à être intéressés.

Sur quoi le métaverse devrait percer en premier

Lorsque Dynata a demandé aux Français sur quoi le métaverse allait impacter leur vie, les réponses les plus populaires ont été les expériences culturelles, les sports et jeux et enfin le shopping. Ainsi :

« Les expériences culturelles pour 26% des répondants

  • Les sports et jeux pour 16% des répondants
  • Les achats pour 15% des répondants
  • Le travail pour 12 % des répondants
  • La socialisation pour 12% des répondants. »

Nul ne remet en question le fait que d’autres applications devraient également connaître un fort engouement. Notamment dès que les différents sens (en dehors de la vue et de l’ouïe) pourront être activés dans le métaverse comme le goût, l’odorat et bien entendu le toucher. Cependant, on ignore encore comment ce défi sera surmonté à l’avenir car nul ne doute, il le sera.

Un monde qui sera l’avenir d’Internet

Ce qui est sûr c’est que ce monde parallèle représentera probablement l’avenir d’Internet en tout cas pour les générations futures. Si on exclut les scénarii catastrophes, force est de constater qu’une bonne partie de nos activités physiques et que nous pensions pourtant irréalisables par internet, sont désormais devenues monnaie courante sur internet. Le phénomène devrait continuer à s’amplifier au fur et à mesure que les technologies s’améliorent. Il n’y a qu’à voir la proportion de couples qui se forment via internet pour comprendre que le métaverse devrait fortement jouer sur notre quotidien, que l’on aime le phénomène ou non.

Et vous ? Où en êtes-vous avec votre mémoire vive ?

« Le cerveau n’est pas dessiné pour répondre aux multiples sollicitations du monde digital sursaturé d’informations instantanées » comme le confiait autrefois Douglas Merrill, ex-vice-président de Google, chargé des services d’information, et auteur de Getting Organized in the Google Era (« Soyez organisé à l’heure de Google », éditions Brodway Books). Et vous ? Où en êtes-vous avec votre mémoire vive ?

La période idéale pour prendre du recul

Alors que nous entrons bientôt dans la période creuse de l’année ! Oui l’été arrive à grands pas, période où le Business semble s’arrêter, il peut être intéressant de prendre du recul et faire le point sur son organisation. Bien plus que ranger les petits papiers, il s’agit de se demander comment faire pour augmenter sa productivité et enfin se consacrer sur ce qui compte vraiment, sans être parasité par nos multiples engagements internes non respectées… On pourrait parler de to do List mentales non honorées. Non parce que nous n’en sommes pas capables, mais parce qu’elles encombrent notre cerveau de façon continue et désorganisée…

Le fonctionnement du cerveau

Le saviez-vous ? Notre cerveau dispose de deux mémoires : une mémoire long terme et une mémoire court terme. La mémoire long terme est tout simplement extraordinaire, car elle peut encaisser et stocker d’incroyables, denses et lourdes informations comme toutes nos connaissances acquises (depuis notre plus jeune âge), ainsi que nos plus beaux et moins beaux souvenirs, anniversaires…etc…L’autre partie de notre mémoire, celle dite court terme, dispose de ressources plus limitées et ne sert seulement aux informations et besoins ponctuels.

Nous pouvons comparer cette partie de notre mémoire à la mémoire vive d’un disque dur…Et oui, vous ne pouvez tout retenir surtout aujourd’hui, face à l’infobésité régnante et aux multiples sollicitations numériques, telles que les notifications FB, Twitter… ou encore face aux multiples tâches impliquées par nos emails. Cette mémoire vive dite court terme, si elle est mal gérée, peut être source d’angoisse et de sensation de stress et d’urgence permanente.

Comment y remédier ?

Comme un disque dur ou n’importe quel PC, libérez tout simplement de l’espace…sur votre mémoire vive

Comment ? En écrivant tout simplement ce que vous devez faire. En effet, selon David Allen, auteur du Best-Seller Getting things done, ouvrage sur la productivité personnelle, le plus mauvais endroit pour retenir toutes les tâches et missions ponctuelles ou récurrentes que nous devons accomplir est… le Cerveau. A vous de vous créer une sorte de mémoire « externe » …

Cessez d’alimenter et de créer des To do List mentales interminables

Ces listes mentales de tâches interminables n’ont aucune efficacité. En effet, car une fois que vous avez « stocké » le matin une tâche dans votre listing cérébrale, sachez qu’à la fin de la journée, environ 10 autres tâches tout aussi importantes viendront s’ajouter à cette to do List mentale et le lendemain 10 autres viendront l’enrichir…  Alors autant les écrire. Dur Dur de tout retenir dans ce cas…

Vous est-il déjà arrivé de ne plus vous souvenir de ce que vous deviez faire quand vous arrivez dans votre cuisine, après avoir reçu un appel d’une heure de votre mère, vous racontant ce qu’elle souhaite organiser pour le prochain dîner familial ? Ou d’être angoissé ou pas tranquille, car cela fait maintenant 15 jours qu’une tâche notée dans votre to do List « mentale » n’a pas encore été réalisée… ou encore d’oublier de souhaiter joyeux anniversaire à un être cher et de lui souhaiter un jour plus tard, en disant pourtant « j’y ai pensé et je me suis promis intérieurement de ne pas oublier ».

Cela montre d’où l’importance de tout noter, si vous souhaitez éviter des « catastrophes » ou susceptibilités professionnelles et même personnelles 🙂 Et oui notre cerveau a une mémoire vive limitée, acceptons-le et soulageons notre mémoire vive, vous gagnerez en repos et tranquillité. Prenez les tâches de façon séquentielle, les unes après les autres… en les notant au fur et à mesure dans un système d’organisation intelligent et surtout daté.

où noter ? Comment organiser de façon matérielle ces To do List mentales ?

Chaque jour, nous recevons une centaine de mails chargés de multiples informations intéressantes ou moins intéressantes. Aujourd’hui, la principale source et provenance de ces centaines de sollicitations reste la Boîte Mail. Ce flux incessant va inévitablement impliquer des actions, ou encore supposer l’organisation et la planification de tâches précises dans le temps.

Comment s’organiser lorsque l’on reçoit plus de 50 mails par jour, avec la moitié de ces derniers impliquant des actions précises ou moins précises ? Il vous suffit de créer des espaces temps pour les traiter à ajouter à la to do List virtuelle … de la veille !

C’est en ce sens que la méthode GTD de David Allen, peut vous être d’une grande aide, en libérant votre mémoire virtuelle, grâce à une nouvelle mémoire externe et matérielle ! Ce qui vous permettra de vous concentrer chaque jour sur ce qui compte vraiment en termes de priorité.

Proposition de méthode appliquée à votre Boîte mail, largement inspirée de la méthode GTD de David Allen :

Collecter, trier quotidiennement les multiples informations provenant des emails

et oui, chaque jour vous recevez près d’une centaine d’emails.

Transformer ou traiter l’information reçue par mail

partons du principe qu’un mail nécessite ou non une action. Si le mail nécessite une action, vous classerez ce mail en fonction du degré de priorité de l’action impliquée par le mail. Chaque mail sera traité différemment s’il implique une tâche ponctuelle urgente et immédiate ou la mise en place d’un projet simple ou complexe avec plusieurs interlocuteurs, plusieurs deadlines (calendrier et agenda) et plusieurs actions.

En bref, voici une proposition d’industrialisation du tri, rangement et classement de votre Boîte de réception :

* Action urgente : vous venez de recevoir un mail urgent nécessitant une réponse dans l’heure, la journée. Classer le mail dans dossier URGENT. Mais si le mail nécessite une réponse immédiate, répondez immédiatement.

*Action TO DO / à planifier : vous venez de recevoir un mail exigeant l’organisation d’une réunion avec plusieurs de vos investisseurs et vous devez leur présenter votre stratégie globale pour 2022. Classer ce mail dans le dossier TO DO / et transformer ce mail en tâches (à l’aide d’un SAAS To do List) ou en projet à planifier (à l’aide de votre agenda et/ou d’un logiciel de gestion de projet collaboratif)

*Action LIRE : vous venez de recevoir 2 newsletters d’un webzine de votre secteur d’activité. Ces mails nécessitent juste une lecture pour information, sans aucune action urgente ou immédiate ou à planifier, à classer dans le dossier FOR INFO. Vous pourrez lire ces mails tranquillement le soir, ou lorsque vous aurez plus de temps libre ! 🙂

Votre boîte de réception est VIDE et surtout organisée ! Quel bonheur, vous pouvez enfin profiter de votre journée et vous concentrer sur l’essentiel : le développement de votre business en toute tranquillité.

Se créer son propre système d’organisation avec un système de rappel automatique

En bref le principe : chaque mail implique ou non une action ou une tâche précise. L’objectif est donc de transformer ce simple mail informatif en Tâche ou en Projet, avec une deadline datée et précise ainsi que le temps consacré pour la réalisation de cette tâche. Il existe de nombreux outils vous permettant de vous créer un véritable système d’organisation, permettant de convertir un mail en une tâche précise et immédiate ou en 1 plan d’action détaillé avec des sous-tâches successives et placées minutieusement dans un calendrier-échéancier, avec un système intelligent de rappel. Ex : Wunderlist, producteev, remember the milk, The Hit List ou encore Nozbe.

Attention, les centaines de mails quotidiens ne s’organisent malheureusement pas tout seuls et les règles de filtre ne peuvent discerner l’aspect prioritaire des informations contenues dans les mails. Et oui, malgré les vertus des outils collaboratifs, un esprit humain est toujours nécessaire pour manier ces outils et décupler les effets productifs de ces SAAS.

Un conseil : une fois que ce système d’organisation sera bien rodé et testé, vous pouvez sans aucun problème déléguer la gestion de vos mails à une personne externe ou à votre assistante. Attention, vous garderez tout de même, la gestion stratégique de vos contacts et de vos informations, mais l’Assistante se chargera de toute la partie « collecte, tri des mails en fonction du degré de priorité d’action » soit environ 2h de gagné par jour.

WelcomeFamily, une entreprise qui améliore l’accueil des familles

Interview de Frédéric Martz, cofondateur de Welcome Family qui revient pour nous sur son parcours et le développement de WelcomeFamily.

Comment vous est venue l’idée de la création de votre entreprise ?

À l’époque, j’étais agent commercial et dans la solitude. Heureusement, j ‘avais suivi un coaching qui m’avait redonné l’estime de moi. Parallèlement, j’avais des amis qui avaient fait le tour du monde et nous échangions par tchat. Ils me disaient : « C’est incroyable, à quel point l’accueil des familles et des enfants est différent à l’étranger et d’une manière générale en Amérique centrale, Amérique du Sud, États-Unis, Australie » car ce tour du monde, ils l’avaient fait avec leurs enfants. Ils m’écrivaient : « Il faudrait faire quelque chose. Il y a un truc à faire. Je ne comprends pas qu’en France, déjà, il y ait ce sentiment de gêne quand on vient avec ses enfants au restaurant ». Il faut dire qu’à l’étranger, il y a toujours une attention pour eux que ce soit un coloriage ou un jouet. Cela existait à l’époque chez McDonald mais ce n’était pas courant en France. Cela a fait écho à un voyage avec mon fils en bas âge que j’avais fait pour voir ma sœur (qui habitait aux États-Unis) où les serveuses étaient particulièrement souriantes et nous amenaient naturellement une chaise bébé. A ce moment-là, j’ai répondu à mon ami « Écoute, moi qui suis dans l’objet publicitaire, effectivement, c’est vrai que c’est peut-être une bonne idée de faire des coloriages, mais il ne faut pas faire du one shot (un seul coup, ndlr) et il faut faire une offre globale, un package famille pour accueillir les enfants ». J’avais peur qu’en ne faisant que des crayons de couleur ou un set de table à colorier, en tant que fabricant d’objets publicitaires, nous ne fassions qu’une vente et que cela s’arrête là. C’est comme cela que m’est venue l’idée de créer une marque qui propose une offre globale.

Que s’est-il passé ensuite ?

Je voulais que mon ami s’associe avec moi mais il n’a pas voulu rejoindre le projet de WelcomeFamily, parce qu’il ne voulait pas faire de commercial. Nous avions déjà une expérience ensemble et déjà monté une startup en 2000. J’ai essayé de le convaincre mais il ne voulait pas faire du commercial, car cela le bloquait. Alors j’ai insisté en lui disant : « Tu sais, il va falloir qu’à un moment, nous prenions notre petit bâton de pèlerin et que nous allions taper à la porte des restaurants pour leur proposer notre service et nos produits ». Je ne voulais pas d’un associé s’il ne faisait pas de commercial alors j’ai tenté un peu et finalement il a fait son chemin de son côté. Maintenant, il a monté une boîte de ramonage qui marche très bien mais c’est vraiment un autre créneau. Finalement, j’ai convaincu deux autres amis de se lancer avec moi et cela a été un déclencheur pour créer la société qui a développé WelcomeFamily. Car la société mère s’appelle Marketing Creation.

Vous avez donc créé tout de suite un concept global ?

Nous sommes partis en réalité de l’objet publicitaire qui était notre première « business unit ». A la base j’ai commencé en tant qu’agent en objets publicitaires et PLV emballages. En résumé, je faisais de la communication et finalement c’est grâce à cette activité que nous avons pu financer le développement de Welcome Family. Marketing Creation a été le support qui m’a fait passer d’agent à société et j’ai basculé un chiffre d’affaires existant de clients qui me connaissaient. Au final, quand j’y réfléchis, nous avons développé un peu, comme on dit, en mode garage. Nous avons autofinancé nos kits de coloriages, nos chaises bébé que nous avons redéveloppées, redessinées et nous avons petit à petit construit une offre.

Comment s’est déroulée la bascule ?

La première année, nous avons réalisé 100 000 € de chiffre d’affaires alors que la deuxième, nous étions déjà à 500 000, ce qui fait que la bascule s’est vite réalisée. En réalité, l’activité de l’objet de publicitaire pour enfant fonctionne toujours très bien et à l’époque nous étions sur du 50/50. Je dirais que la bascule s’est faite sur la troisième année puisque Welcome Family a dépassé l’objet publicitaire, en quelque sorte.

Quelles ont été les grandes étapes de l’entreprise jusqu’à aujourd’hui ?

Il y a eu cette première grande étape, c’est-à-dire de structurer et de démarrer l’entreprise. La deuxième grande étape a été de formaliser l’association. La formalisation était un sujet que je défendais auprès de mes associés même si c’est moi qui avais créé la société. A un moment, je voulais mettre sur papier de manière concrète et réelle les parts de chacun par rapport à l’investissement, les apports de chacun. Pas forcément que les aspects financiers. Il s’agit, pour moi, d’une clé de la réussite car cela permet, effectivement, de ne pas sortir du « On se tape dans l’épaule, on fait un truc ensemble ».
L’étape suivante a été la signature de McDonalds que j’avais démarché. Cette vente reste un de mes meilleurs souvenirs car elle part d’un coup de téléphone sans réseau, sans rien, et en me disant : « Pourquoi pas démarcher les plus gros d’entrée de jeu ? ». Ce qui est drôle c’est que nous n’avions pas de projet au départ, et nous avons pensé : « Tiens, il semblerait qu’ils aient besoin d’une chaise bébé. Qu’est-ce que nous pouvons faire comme chaise bébé originale pour eux ? ». Et là, nous avons fait la jonction des deux métiers, c’est-à-dire d’objets publicitaires et de WelcomeFamily. Nous sommes partis du logo de l’entreprise pour créer une chaise bébé. Et depuis 2014, nous travaillons toujours pour McDo France, mais aussi pour le monde. Elle représente une part significative dans notre chiffre d’affaires même si nous n’en sommes pas dépendants.
Finalement, les grandes étapes sont principalement liées à des rencontres commerciales peut-être, qui nous ont permis de nous développer. La suivante, c’était en 2017, lorsque nous avons commencé à travailler avec Accor, qui a été une ouverture sur l’hôtellerie car nous étions très peu présents sur ce marché et, ce qui est drôle c’est que nous avons conjointement commencer à travailler aussi pour Club Med. 2019, nous a semblé notre année d’explosion, toutes proportions gardées, où nous avons senti que WelcomeFamily était connue et reconnue comme un acteur incontournable mais nous nous sommes heurtés à la covid.

Comment avez-vous dépassé l’arrêt de l’activité ?

Nous avons alors dû nous recentrer sur notre métier de l’objet publicitaire. Heureusement que nous étions une société un peu protéiforme et que nous avions gardé cet ADN, cette capacité de produire pour quelqu’un, pour une marque car sinon cela aurait été plus compliqué. Nous nous sommes alors recentrés sur de l’agroalimentaire et nous avons notamment travaillé pour Panzani pour faire de l’objet publicitaire enfantin. Pour poursuivre le développement, nous avons lancé le site peluchecreation.com car nous avons été convaincus qu’il y avait un potentiel dans la mascotte et dans ce besoin peut-être un peu doux dans cette époque un peu perturbée. Cette troisième branche est devenue depuis assez importante pour nous car nous avons plusieurs demandes par jour.

Pourquoi est-ce que cette branche vous tient à cœur ?

Ce qui nous intéresse dans Peluche Création, c’est que nous avons beaucoup de demandes d’associations caritatives. Et cela, pour nous, c’est hyper important car nous aimons bien les aider. Nous n’aidons pas tout le monde, bien entendu, mais nous aidons systématiquement les associations caritatives en leur faisant soit une remise, soit en faisant un chèque quand elle passe commande. Ce n’est pas du 100 % mécénat, mais en tout cas, cela nous amène à avoir beaucoup d’associations notamment des petits clubs de foot. Finalement, je réalise que si nous n’avions pas eu le covid, nous serions restés sur un développement de Welcome Family qui prenait jusque-là la part belle.

Quel vont être vos futurs axes de développement à venir ?

Il y a déjà ce que nous avons dû arrêter pendant la Covid et notamment notre développement en Espagne via un VIE. Au bout de deux ans, nous avons réussi à toucher des chaînes qui n’existent d’ailleurs pas en France comme Taco Bell qui est très connue pour les gens qui sont allés aux États-Unis mais beaucoup moins en France. Nous avons créé un bureau officiel et durable sur l’Espagne et nous avons fait pareil en Italie. Désormais nous travaillons pour vraiment développer l’export et on cherche à créer des petits Welcome Family dans les pays afin de redévelopper un sourcing local et imprimer par exemple chez des imprimeurs locaux. Cela va nous demander de recréer un écosystème dans chaque pays, ce qui risque de nous prendre du temps.

Quelle est la plus grosse difficulté que vous avez rencontrée ?

C’était au tout début de notre activité. Je pense que ça, j’aime en rire. En première année, on fait 100 000 euros de chiffre d’affaires, et j’ai une cliente qui m’a appelé car les douanes avaient bloqué la marchandise pour contrefaçon sur une montre que nous avions produite. J’avais dessiné complètement la montre mais une montre ressemble souvent à une montre. Résultat 35 000 euros de marchandises qui sont partis à la destruction et j’ai dû rembourser la cliente. J’en ris aujourd’hui car elle est toujours cliente chez nous mais que cet épisode a été certainement l’une des plus grandes difficultés. J’avais même fait appel à un coach pour dépasser mentalement ce souci. 

Les six risques entrepreneuriaux à anticiper pour votre TPE

La prise de risques doit faire partie de votre ADN d’entrepreneur pour faire croître votre activité. Cependant, certains risques peuvent mettre votre entreprise en sérieux péril, voire signer la fin rapide de son existence. Si la gestion des risques appartient au vocabulaire de la grande entreprise, vous n’y pensez pas car en tant que TPE vous la pensez trop petite pour s’y attarder ou n’y pensez tout simplement pas. Vous adoptez parfois des comportements susceptibles de laminer vos chances de croissance et de pérennité.  Voici 6 cas réels de situations à risques entrepreneuriaux rencontrées par des entrepreneurs (seuls les prénoms ont été modifiés).

Gestion : votre prévisionnel d’affaires n’y est parfois pour rien ; en l’occurrence, c’est vous.

Magda et Chris démarrent sur les chapeaux de roue. Une fois leur prêt accordé, c’est le Nirvana ! La joie l’emporte sur la raison. Les fonds sont consacrés à l’achat de matières premières et matériels dans une proportion supérieure à celle prévue ; par ailleurs, ils investissent dans des outils informatiques non budgétés et n’hésitent pas à investir sans trop regarder où l’argent part dès qu’une idée leur semble bonne. La petite entreprise de produits cosmétiques bio, dont le chiffre d’affaires peine à décoller, voit ses réserves financières s’épuiser, alors que le stock dort.

Sécurité : l’utilisation d’outils et de produits peut engendrer votre incapacité professionnelle.

Fabricante de savons artisanaux, Edith subit des allergies répétées à l’un des produits qu’elle utilise. Étant donné qu’elle ne parvient pas à identifier l’actif en cause, l’allergologue se livre à une batterie de tests sur sa centaine de composants. En attendant, Edith est contrainte d’interrompre son activité entrepreneuriale pour raisons de santé.

Emplacement : les pollutions sonores, visuelles ou olfactives peuvent occasionner une gêne pour votre personnel ou vos clients.

Le Spa d’Arlette se situe à proximité d’un hangar qui entre en travaux. Au moment de la signature du bail, elle avait bien remarqué que le hangar voisin présentait des signes de délabrement, mais, placé derrière un porche, il restait invisible. Emballée par les pierres apparentes de l’espace et par un loyer intéressant, elle démarre et poursuit son activité sans souci pendant deux ans. Un beau matin, le bruit des travaux vient résonner dans les murs de l’espace de massages. La nuisance devra durer au moins 6 mois, le temps de transformer le hangar en un espace viable. Arlette songe alors rapidement à changer de local avant de perdre sa clientèle. C’est le signe d’un nouveau départ avec de nombreux frais ainsi qu’une clientèle à reconquérir.

Environnement : les éléments naturels peuvent être à l’origine d’effondrements, d’inondations, d’excès de froid ou de chaleur.

A la suite de quelques journées de pluies torrentielles et trois jours d’absence pour un défilé de stylistes, Christiane retrouve sa boutique inondée. La toiture du centre commercial où se trouve le local a généré une importante fuite. Son stock de vêtements et certains matériels sont hors d’usage. Son assurance lui remboursera les dégâts matériels, mais en aucun cas les journées de perte d’exploitation.

Cash : la trésorerie est le porte-monnaie de votre entreprise.

Les impayés et retards de règlement de la poignée de grands comptes de Salem s’accélèrent. Le fossé se creuse de plusieurs milliers d’euros. Les prétextes invoqués par ces grandes entreprises relèvent de l’hérésie : factures égarées ou non reçues, comptabilité délocalisée, changement d’adresse suite à une réorganisation. Cette situation étouffe son entreprise de maintenance informatique et le contraint à envisager une solution rapide pour procéder aux recouvrements, doublé d’une politique de diversification des comptes clients ainsi qu’un assainissement financier par le cash management.

Personnel : en votre absence, votre personnel continuera-t-il à assurer ses responsabilités ?

Pendant quelques semaines de son repos maternité, Jocelyne a laissé la responsabilité de la clientèle de son centre de formation à son assistante administrative comme elle pouvait l’assumer en sa présence. Une semaine avant son retour, l’assistante pose un congé maladie qui ressemble fort à un abandon de poste ! Certaines factures n’ont pas été établies. Le suivi client a été interrompu. Les principales relances sont restées en souffrance.

Le reporting à distance n’a pas suffi. Deux mois plus tard, l’assistante, qu’elle continue à rémunérer, n’a toujours pas repris son poste. Grâce à la solidarité de son réseau, Jocelyne commence à sortir la tête de l’eau, mais elle doit probablement envisager un licenciement et recruter en urgence ! La prise de risque liée à votre ambition et à votre capacité d’innovation est certes à encourager. Celle qui impacte négativement votre chiffre d’affaires et votre trésorerie est à anticiper ou à proscrire.

Le management du risque se définit avec la création de votre business modèle. Les risques et ses solutions se décrivent à la rédaction de votre business plan textuel et s’estiment dans votre business plan chiffré ainsi que dans vos cahiers des charges sous des intitulés réservés au « Risk Management ». Pour chaque poste, il vous faut envisager et chiffrer vos actions ainsi que prévoir les plans B répondant à la question : “Qu’advient-il si… ?”

Comment rester éthique lorsqu’on ne fabrique pas en France ?

Depuis la vague de « Made in France » avec Arnaud Montebourg en marinière, fabriquer en France est devenu un acte patriote. Les marques l’ont bien compris : beaucoup mettent maintenant en avant leurs produits ou la petite partie de leur production qui est fabriquée sur le territoire. Mais il faut bien l’avouer, le « Made in France » reste parfois un idéal très inaccessible pour de nombreuses entreprises. Comment rester éthique lorsqu’on ne fabrique pas en France ?

Doivent-elles pour autant culpabiliser, se cacher, et se ranger dans les camps de ceux qui lâchent l’affaire sur les questions éthiques ? Ou bien y a-t-il d’autres moyens pour laisser exprimer sa bonne conscience patriote ?  En d’autres termes, votre marque peut-elle avancer vers une démarche éthique lorsque les contraintes de production rendent impossibles de fabriquer en France ?

Ce qui est bien, c’est de créer une entreprise en France

Ce qui est important avant tout, c’est de continuer à créer des entreprises en France. Une entreprise génère toujours des emplois, sollicite d’autres fournisseurs français et c’est cela avant tout qui contribue à générer de la croissance au niveau national. Commencer par domicilier son entreprise en France et résister à l’envie de mettre au point des stratégies d’évasion fiscale, voilà la première démarche patriotique et éthique bien au-delà de la provenance géographique de la production.

Le savoir-faire s’est délocalisé : danger

Il reste difficile de produire certains produits en France, c’est un fait. Le tissu industriel s’est raréfié et le savoir-faire lui aussi s’est délocalisé même si la tendance est à un retour depuis quelques années. Aujourd’hui, il n’est pas évident de trouver certains savoir-faire précis et des outils de production fiables à des prix accessibles en France. On ne peut donc pas en vouloir aux fabricants qui ont opté pour d’autres destinations de productions plus exotiques.

Mais attention à l’engrenage : moins on produit en France, plus c’est difficile de le faire pour les nouveaux arrivants, faute de savoir-faire qui disparaissent peu à peu. On peut se poser une question : avec tout le savoir-faire artisanal et industriel que détient la Chine, que se passera-t-il lorsque les ouvriers chinois, eux aussi, aspireront à des conditions de travail plus justes ? Il se peut qu’on finisse par le payer cher…

Les consommateurs français sont prêts à payer un peu plus pour du « Made in France »

Autre élément : on délocalise bien souvent au nom de la « compétitivité ». Cela sous-entendrait que le seul critère de compétitivité serait le prix. Or, selon une étude Sofres, le Made in France a plutôt bonne image dans l’esprit du consommateur. Pour preuve :

  • 95% des consommateurs qui achètent des produits fabriqués en France considèrent que leur acte d’achat est une façon de soutenir l’emploi dans l’hexagone.
  • 91% attribuent à la mention un gage de qualité.
  • 90% y voient la garantie d’un produit fabriqué par une entreprise dont les salariés sont protégés.
  • 89% estiment qu’il s’agit d’un gage de meilleur respect de l’environnement (une réglementation française contraignante d’une part et des économies de transport comparé aux importations d’autre part).

Il y a donc bien d’autres critères qui rendent un produit compétitif dans l’esprit des acheteurs !

Autres preuves de l’attachement des Français au Made in France :  

  • 88% des personnes interrogées dans le cadre de l’étude considèrent que « les entreprises françaises doivent produire prioritairement en France pour soutenir la croissance et l’emploi ».
  • seules 10% des personnes interrogées considèrent que les entreprises françaises doivent produire là où les coûts sont les plus bas pour résister à la concurrence internationale.

Ceci fait réfléchir sur le business model… Ce qui en ressort surtout, c’est que la qualité et la créativité doivent être la base de la compétitivité, et non seulement le prix.

Comment être éthique quand même ?

Si autant de marques complexent de fabriquer encore dans des pays lointains, c’est peut-être aussi que cet aspect les titille sur le plan de l’éthique ? Évidemment, rapatrier sa production en France ou en Europe demeure une initiative plus que louable qui mérite d’être encouragée autant que possible. Mais lorsque la démarche devient compliquée, voire impossible, que faire pour avoir quand même une démarche éthique ? Il existe pourtant de nombreuses autres façons d’être éthique et de diriger une entreprise responsable, que de nécessairement fabriquer en France.

Par exemple, le Ethical Fashion Show réunit tous les ans à Paris l’ensemble des créateurs et acteurs de l’industrie de la mode qui ont une démarche éthique. Dans leur charte, ils définissent plusieurs critères jugés « éthique » : utilisation de matières Bio et naturelles, le recours au recyclage, le commerce équitable et la valorisation d’un savoir-faire local, ou encore le soutien à des projets sociaux

Certains pays réalisent aussi du commerce équitable, et même si on reste contraint de fabriquer là-bas, on peut avoir une démarche éthique en soutenant une association en bas de sa rue. On peut aussi s’appuyer sur chacun de ces points pour communiquer et valoriser l’image de sa marque. Certaines enseignes, comme Faguo ou Merci, en ont même fait leur point particulier de différenciation : tout en étant fabriquées en Chine, elles financent des associations de par le monde.

Aussi, lorsqu’on part à la recherche de financements, les concours, aides et fonds d’investissement et de soutien aux entreprises financent bien plus volontiers les entreprises qui ont une dimension sociale et responsable. Cela constituera un atout majeur dans cette recherche.

L’essentiel est d’avoir une volonté de s’orienter vers une démarche éthique et de RSE, après les moyens sont innombrables…

Pourquoi entrepreneuriat ne rime pas avec liberté ?

Il n’est pas rare d’entendre certaines personnes se lancer dans l’entrepreneuriat pour être libres. Si cette acception n’est pas tout à fait vraie, elle n’est pas tout à fait fausse non plus. Elle reste à nuancer comme nous le verrons dans cet article pourquoi entrepreneuriat ne rime pas avec liberté.

Une liberté qui existe quand même

Alors oui ! Vous êtes libre sur bien des aspects. Vous êtes libre de choisir vos orientations stratégiques, de choisir une direction plutôt qu’une autre, de fixer la mission de l’entreprise ou encore de définir les valeurs qui vous sont propres. Mais aussi vous êtes également libre de choisir ce que vous faites de votre temps : vous vous organisez comme vous le voulez en commençant à l’heure qui vous plaît, en faisant le nombre d’heures que vous décidez et même de venir au travail au non. Vous êtes aussi libre de recruter ou non, de choisir ceux qui rejoindront vos équipes ou encore de mettre les moyens là où vous le voulez. Par ailleurs, vous n’avez pas de patron derrière le dos qui vous dicte ce que vous devez faire ou encore qui supervise votre manière de travailler. Vous n’avez finalement pas de compte à rendre… en apparence.

Les principaux freins à la liberté : les clients et les actionnaires

Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de patron que vous n’avez pas de comptes à rendre. Vous en aurez chaque année auprès de vos actionnaires quand il n’exige pas une information renforcée. Vous devrez parfois assumer votre stratégie et vous pouvez même vous retrouver sur la touche si votre efficacité n’est pas démontrée et que vous avez des documents à fournir. En outre, vous pouvez même être débarqué en étant très efficace à partir du moment où vous ne disposez pas de la majorité ou que vos clauses statutaires peuvent se retourner contre vous. 

Surtout vous avez des obligations si vous souhaitez garder des clients. Déjà, parce que la plupart du temps, vous acceptez les missions et qu’elles vous engagent (ou du moins votre société). Vous ne pouvez pas faire n’importe quoi car des lois existent et vous ne pouvez donc décider sur un coup de tête que vous ne voulez pas vendre à tel ou tel client sans raison ou de ne pas fournir la prestation. On ne compte plus les incidences sur la liberté de bien traiter ses clients : exigence de rapidité dans les réponses, de fournir ce que vous avez accepté de faire en temps et en heure, de vous adapter vos clients pour répondre le mieux possible au besoin des clients.

Les contraintes administratives et légales

Déclarer la TVA, fournir vos comptes annuels, réunir l’assemblée générale, déclarer tous les nouveaux salariés, les cotisations sociales… On ne compte plus le nombre d’obligations que vous avez chaque mois et chaque année qui montrent bien que vous n’êtes pas libre. Vous devez effectuer certains actes et, à défaut, vous serez sanctionné et dans le meilleur des cas, sous pression.

Les actions opérationnelles ont vite fait de prendre tout le temps disponible, ne serait-ce que pour atteindre la rentabilité au début ou encore pour la conserver sur le temps. Une difficulté récurrente reste de pouvoir véritablement effectuer les 50 heures par semaine puisque la moyenne reste de 60 pour les dirigeants et que vous devrez tout le même essayer d’effectuer tous ces actes en temps et en heure. De la même manière, vous n’êtes pas libre de faire tout ce que vous voulez sans en subir les conséquences au moins financières.

Un devoir d’exemplarité avant tout

Alors certes, vous êtes libre mais vous devez également montrer l’exemple. Il est évident que vous ne pourrez pas exiger des autres ce que vous ne faites pas vous-même. En tout cas de manière pérenne et si vous n’êtes pas à la tête d’un énorme groupe ou personne n’a vraiment conscience d’où vous êtes et de ce que vous faites. Dans tous les cas, l’exemplarité reste une des qualités qui contribuent très nettement à la réussite des entreprises donc vous aurez du mal à sortir du fonctionnement : plus d’heures de travail que vos salariés, plus de présence ou encore de devoir gérer vos émotions pour qu’elles impactent le plus souvent possible de manière positives vos collaborateurs. A défaut, vous pourriez vite voir la zizanie arriver au sein de vos équipes qui se calqueront sur votre comportement.

Des décisions guidées par le bon sens

Ce n’est pas parce que vous avez envie de faire quelque chose que vous en avez parfois les moyens. Il peut paraître évident de mettre certaines pratiques en place mais faute de moyen de devoir limiter toutes vos décisions au strict minimum et donc de subir les contraintes qui vont en découler. Bien sûr, vous aimeriez mais vous n’êtes pas libre car votre trésorerie peut ne pas vous le permettre par exemple.

Si vous pensez que cette tâche est évidemment à automatiser car ce processus vous ferait gagner du temps, vous ne serez pas forcément capable de mettre les ressources nécessaires à cela pendant un certain temps voire jamais… La trésorerie et les ventes représentent d’ailleurs un facteur non négligeable de contraintes même si parfois elles peuvent être un bon indicateur sur la direction à prendre. De la même manière l’exigence de rentabilité peut aussi restreindre fortement vos libertés et vos moyens d’action.

Nous pourrions largement détailler les contraintes mais sachez une chose : la première contrainte cela restera vous ! C’est vous qui décidez ce qu’il est bien de faire ou non pour votre entreprise. En cela, vous avez tout de même déjà une liberté !

4 conseils pour éviter le burn-out

Le dirigeant reste une personne particulièrement vulnérable : exigences de productivité et intensification du travail, bien sûr, mais aussi nécessité de faire face, quotidiennement, aux incertitudes du marché et haut niveau de responsabilités… Une exposition au stress particulièrement forte – et solitaire. Sa santé physique et psychologique est mise à rude épreuve. Zoom sur quelques éléments à mettre en place pour éviter le burn-out.

Conseil n°1 – Travailler sur l’organisation, pour lui-même et pour ses équipes

Le premier conseil que l’on peut vous donner reste bien entendu de déléguer, sous-traiter et de trouver les bons processus et les outils adaptés pour minimiser votre effort quotidien. Si, sur le court terme, vous pouvez être au four et au moulin, vous aurez du mal à tenir sur la distance. En déléguant ou sous-traitant certaines tâches notamment celles que vous détestez ou qui n’ont qu’une faible plus-value, vous faites du bien à votre moral.

Par ailleurs, sous-traiter représente parfois une solution moins coûteuse que de le réaliser soi-même grâce aux économies d’échelles réalisées par vos sous-traitants. Enfin, certaines tâches n’ont qu’une plus-value très faible par rapport au temps qu’elle vous demande et vous dégager du temps pour les tâches à forte valeur ajoutée, celles qui peuvent permettre à votre business de décoller. Enfin, vous ne pourrez tenir éternellement avec des journées de 15H alors autant dégager du temps, ne serait-ce que pour faire du sport, vous reposer ou prendre le temps de manger

Conseil n°2 – Se former et ne pas rester isolé face à ses problèmes : se faire accompagner au besoin.

L’isolement du chef d’entreprise représente une des premières raisons qui entraînent le burn-out. Seul face à une multitude de problèmes, vous augmentez vos chances de vouloir vous recroqueviller dans votre coquille. Pour sortir de l’isolement plusieurs solutions existent : vous pouvez rejoindre un club de dirigeants, vous faire accompagner ou encore prendre un associé avec qui vous pourrez partager vos succès et vos difficultés. Dans le cadre de l’association, n’hésitez pas à vous créer des rendez-vous réguliers pour « discuter ». Cela peut sembler une perte de temps mais cela fait beaucoup de bien au moral.

Conseil n°3 – Évaluer régulièrement ses motivations. Interroger l’adéquation entre ses actions et ses valeurs.

Votre entreprise ne doit jamais faire une action qui va à l’encontre de vos valeurs. A défaut, vous pourriez vite vous perdre ou avoir l’impression d’agir dans un sens qui ne vous convient pas, voire pire qui rentre en confrontation directe avec ce que vous estimez de bien. Pour cela, n’hésitez pas à formaliser vos valeurs afin de les transmettre à vos équipes. Elles vous serviront de boussole pour savoir si vous allez dans le bon sens. Ensuite, il s’agit de vous demander ce qui vous motive et pas seulement d’être tout le temps dans l’opérationnel à effectuer tâche après tâche. Vous devez avoir un objectif final désirable que l’on appelle souvent la mission de l’entreprise. Grâce à elle, chacune de vos actions a un but et qui n’est pas seulement de réaliser toujours plus de ventes.

Conseil n°4 – Prendre soin de soi : nourriture saine et équilibrée, sport, activités annexes pour évacuer stress et tensions.

Le burn-out commence par le fait de ne pas prendre du temps pour soi que ce soit pour manger, faire du sport ou tout simplement évacuer le stress. Vous devez pourtant prendre du temps pour vous car vous n’êtes pas une machine. Au bout d’un moment, le stress accumulé risque fort de vous faire basculer dans le burn-out et prendre quelques heures par jour pour vous, est une attitude de sagesse  afin de ne pas vous retrouver des mois sur le carreau, sans énergie et dans la dépression ou le burn-out. Si cette situation vous arrive, sachez que vous n’aurez plus du tout la force de travailler alors autant éviter de tomber dans cette spirale en vous accordant un peu de temps pour vous.

Les voitures et les cyberattaques ? Des préoccupations

Il n’y a pas de jour où les voitures et les cyberattaques ne soient pas à la une des journaux, des réseaux sociaux. Il faut dire que la protection de la planète, le prix des carburants sont une inquiétude car ils dessinent un avenir sombre. Quant à l’anxiété de voir son site piraté, il semble que les TPE et PME gardent un œil attentif sans céder à la panique.

Les voitures électriques 7 millions de voitures en 2022

Selon les prévisions du cabinet Jato Dynamics, spécialisé dans les marchés automobiles, les voitures électriques (VE) ont un bel avenir. Le marché du véhicule électrique aurait déjà plus que doublé entre 2020 et 2021 avec une croissance de + 108 % et devrait connaître une nouvelle croissance de +70 % en 2022. Concrètement, les ventes de VE ont progressé en passant de 2,01 millions à 4,2 millions d’exemplaires vendus sur l’année 2021, sachant que l’augmentation avait déjà été conséquente en 2019 avec 1,4 million vendue (+198 %). Selon les prévisions, le marché du VE devrait donc peser entre 7 et 7,5 millions de ventes. A noter que 37 % des VE vendus sont des SUV, 24 % des berlines, 22 % des citadines et 14 % des compactes. 

Les parts de marchés selon la typologie de voitures

Selon les données NGC-Data®, les voitures 100 % électriques rencontreraient un succès grandissant. Leurs ventes auraient augmenté en février 2022 de + 59,7 % et elles pèseraient 11,7 % du marché automobile. Il ne reste plus que 5,9 % d’écart avec les diesels (part de marché de 17,6 %). L’année dernière on pouvait constater un écart de 18,6 points à la même époque. Les hybrides à essence continuent également de grimper et sont désormais au-dessus des diésels avec 18,6 % des parts tandis que les hybrides rechargeables (essence) se situent désormais à 8,1 %.

Les ventes de voitures neuves roulant au GPL se situent désormais à 2,9 % et les moteurs thermiques dominent toujours avec 37,8 % du marché automobile. A noter que la Tesla Model  3 continue d’être le véhicule électrique le plus vendu en France avec 2 717 unités, deux fois plus que la Renault Zoe qui se situe à 1 088. 

Des dirigeants encore insensibles aux cyberattaques

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a effectué une enquête publiée fin décembre sur un panel de 1 178 de dirigeants de TPE-PME qui montre qu’à peine 29 % d’entre eux sensibilisent leurs salariés au risque des cyberattaques et que 22 % dispose d’un contrat d’assurance en cas de cyberattaque. Les PME restent mieux protégées que les TPE à 34 % contre 16 % pour les deuxièmes.

Cependant, deux responsables sur trois (69 %) prévoyaient une augmentation de leur budget de cybersécurité en 2022, ce qui à l’heure du conflit en Ukraine n’est pas une gageure. Ces augmentations seraient cependant faibles et ne représenteraient que moins de 10 % des budgets engagés. A noter que pour ceux qui désirent progresser en la matière, l’autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information (Anssi) a publié un guide à destination des TPE et PME, « La cybersécurité pour les TPE/PME en 12 questions », qui donne les bonnes pratiques en la matière. 

Comment optimiser sa stratégie de social média ?

Les médias sociaux constituent aujourd’hui l’un des leviers incontournables pour toute marque souhaitant développer sa communauté, notoriété et branding. Voici 4 conseils pour optimiser la stratégie de social média, afin d’atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés.

Le contenu avant tout

Il ne sert à rien de personnaliser votre page profil si vous ne produisez pas du contenu de qualité ou si elle reste statique pendant trop longtemps. En effet, l’erreur la plus commune est de consacrer la majeure partie de son temps au branding de sa page. Il s’agit bien entendu d’une étape importante pour positionner votre marque, mais l’engagement de votre communauté ne commencera que lorsque vous posterez du contenu pertinent. C’est en fait ce qui ressortira en premier dans le flux d’informations de chaque plateforme, que ce soit sur Facebook, Twitter ou même Pinterest. Vous devez donc avant tout prendre le temps de poster du contenu travaillé, engageant, en lien avec votre activité, et qui incitera par la suite les utilisateurs à visiter le profil de votre marque. L’inverse ne fonctionnera que trop peu pour vous permettre de développer votre communauté et d’engager votre audience.

De même, gardez toujours à l’esprit que vos lecteurs ne disposent pas toujours du temps nécessaire pour lire tous vos posts. Simplifiez-les au maximum afin d’en faire ressortir l’essentiel, et de le rendre facilement partageable par vos fans. Cela ne pourra qu’augmenter la portée de vos publications, et vous faire gagner de nouveaux lecteurs.

N’achetez pas votre communauté

Faire grandir votre communauté est un travail de longue haleine. Vous serez donc sûrement tenté de la développer de manière plus rapide, en achetant des fans ou followers. Ce principe est très tentant de par la multitude de sites proposant ce type d’offres. Cependant, cette nouvelle communauté ne pourra qu’être déceptive en termes d’engagement. En effet, ces nouveaux followers n’auront aucun intérêt pour votre entreprise, et cela n’améliorera pas les interactions sur votre profil de marque. Vous risquez même d’en être pénalisé, notamment sur Facebook, où l’algorithme de EdgeRank détectera alors qu’un faible pourcentage de votre communauté interagit sur vos publications. Cela aura pour conséquence de diminuer automatiquement la visibilité de vos posts dans le flux des personnes qui vous suivent et qui ont un réel intérêt pour votre marque.

Concentrez vos efforts sur les plateformes les plus pertinentes

Lorsque l’on souhaite développer une stratégie sur les médias sociaux, l’essentiel n’est pas de voir large, mais plutôt d’aller en profondeur. Il est toujours préférable de développer votre expertise et votre crédibilité sur quelques plateformes, plutôt que de travailler sur une multitude d’entre elles, étant donné l’aspect très chronophage que cela représente.

Il vous faut vous concentrer avant tout sur une ou deux plateformes où se trouvent vos clients potentiels. Vous pourrez ainsi mieux déployer vos efforts sur ces dernières pour atteindre les objectifs business que vous vous êtes fixés. Afin de trouver les plateformes les plus en adéquations avec vos besoins, plusieurs méthodes s’offrent à vous : demandez à vos clients quelles plateformes ils utilisent, utilisez les fonctions de recherches sur les médias sociaux pour trouver des communautés pertinentes, ou paramétrez des outils d’alertes permettant de repérer des mots clés liés à votre activité. Cela vous permettra de rentrer en contact avec les bonnes personnes, et de positionner votre entreprise sur les médias sociaux les plus pertinents pour votre activité.

Utilisez des outils d’analytics

Les médias sociaux ne font pas exception à la règle : plus vous collecterez et analyserez de données pertinentes, et plus vous serez en mesure de construire une stratégie efficace afin d’atteindre vos objectifs.

Google Analytics reste l’outil le plus facile à utiliser pour mesurer votre performance sur les réseaux sociaux. A chaque lien que vous partagez, personnaliser votre UTM (Urchin Tracking Module) directement dans l’interface Google. Cela vous permettra de tracer toutes les données relatives à votre publication, de la source utilisée (Facebook, Twitter etc.), au type de contenu posté, en passant bien entendu par le nombre de clics et l’audience touchée par votre publication.

Google Analytics propose aussi un outil très intéressant : les rapports sur les réseaux sociaux. Ces derniers vous permettent d’évaluer l’impact des médias sociaux sur les objectifs et conversions de votre entreprise, à travers des rapports sur les taux de conversion, les chemins utilisateurs ou le type de contenu le plus partagé par votre communauté.

Bien préparer son départ avant ses vacances

Le jour J va arriver. Après exactement 14 mois consécutifs et 60 heures hebdomadaires de travail, vous avez décidé de prendre des vacances, le temps de 2 petites semaines. Mais tout comme se remettre au travail pour un étudiant paresseux, quitter momentanément votre entreprise est difficile et peut vous paraître risqué. On ne va évidemment pas démontrer l’importance, pour un chef d’entreprise, de prendre des vacances (santé psychologique et physique, changement de rythme, prise de recul, etc.). Mais avez-vous bien pensé à bien préparer votre départ avant les vacances ?

Dépasser d’abord ses doutes

Certaines interrogations vont forcément débarquer. Est-ce qu’ils vont s’en sortir ? Comment se déconnecter ? Quel niveau de contact devez-vous garder avec le « boulot » quand vous êtes en vacances ? Faut-il vraiment tout laisser derrière soi ou garder un œil bienveillant sur la société ? Bref, une fois en vacances, quelle distance respecter avec le travail ? Des questions, somme tout naturelles, mais qui vous invitent d’abord à réaliser une chose : vous devez lâcher prise ! Ce n’est pas parce que vous êtes absent deux semaines que votre entreprise va couler. Vous devez prendre conscience que vos équipes sont compétentes et qu’elles arriveront à se passer de vous pendant ce laps de temps.

Anticiper son départ

Certes, vous ne pouvez pas vous contenter de « poser » vos jours et d’attendre impatiemment la date dorée. Quelques précautions sont à prendre. Bien évidemment, si vous êtes plusieurs cofondateurs, l’idéal reste de ne tous pas partir en même temps. Une figure autoritaire et décisionnelle de l’entreprise doit rester au siège dans l’idéal. Si vous seul comme fondateur, vous devez confier un minimum de liberté et de responsabilité à votre « bras droit », dont vous reconnaissez la réactivité et l’assurance. Il faut que vous lui fassiez, dès le départ, confiance. Sinon, cette relation engendrera finalement plus de stress et de travail que si vous n’étiez pas parti. Enfin, si l’activité de votre entreprise est arrêtée pendant vos congés, il est impératif de bien communiquer sur cet arrêt, être transparent et prévenir à temps vos clients.

Déconnecter (vraiment)

Une fois que vous vous êtes résolu à partir en vacances, reste un problème-traitre : arriver à les vivre, vos vacances. En un mot, réussir à déconnecter de ces trop longs mois de travail. Il ne faut pas que partir en vacances soit synonyme de culpabilisation ou de stress. Pour commencer, considérez la masse de travail et vos avancements depuis la dernière fois que vous vous êtes octroyé du repos plutôt que de songer à ce qu’il vous faut accomplir.

Vous devez profondément réaliser que prendre des vacances va vous permettre de vous ressourcer, de prendre du recul mais également de booster votre productivité à votre retour. Vous serez également plus facile à vivre pour vos équipes une fois reposé : « Si tu ne fais pas ça pour toi Jack, fais-le pour moi ! ». Rappelez-vous d’un de ces poncifs du cinéma : en tant que dirigeant, le fait que vous preniez des vacances est aussi essentiel pour l’entreprise. Comme n’importe quel rouage de la machine, vous devez être mis de côté pour un certain temps.

Ne pas tout plaquer

Prenons l’exemple de Mathilde le Rouzic, fondatrice de Quaelead qui s’était confiée au magazine il y a quelques années. Partie deux semaines en vacances après des mois de travail acharné, la jeune femme décide de tout débrancher et de ne plus avoir aucun lien avec son travail. Seulement, un problème de serveur déstabilise l’entreprise et la dirigeante n’est prévenue que par hasard. Son autorité et sa réactivité manquent à l’entreprise, qui pâtit du retard pris.

Si votre statut ne vous autorise pas de vous déconnecter complètement de votre entreprise pendant votre absence (une mère prendra le temps d’appeler la nounou de son enfant pour vérifier si tout va bien) et que vous êtes responsable envers vos clients de ce qui se passe quand vous n’êtes pas là, il doit être envisageable de pouvoir vous contacter en cas d’extrême urgence. Rien ne vous empêche d’avoir un outil spécifique comme un smartphone spécifique pour vous contacter dans ce cas et qui vous permettra de véritablement déconnecter.  Mais attention, ne le regardez pas toute la journée avec angoisse. Vous pourriez vite vous servir d’outils de travail à distance pour travailler. Vous seriez alors au bureau sans y être.

Ne pas tout traquer

Pouvoir prendre tranquillement des vacances sans regarder en arrière prouve la bonne marche de votre entreprise : elle est autonome. Avoir confiance dans le fonctionnement de vos équipes est primordial. Si l’expérience est concluante, elle « validera » votre organigramme.

Le lien que vous devez garder avec votre entreprise ne doit passer que par un seul interlocuteur, « vos yeux et vos oreilles », à qui vous faites confiance. Rester en contact avec une multitude de collaborateurs égratignera votre crédibilité, il vous faut plutôt transférer votre autorité via un représentant. Un bon chef d’entreprise arrive à partager les responsabilités et la masse de travail qui lui incombe. Réussir le « test » des premières vacances sera une preuve de la maturité de votre start-up.