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Miser sur la qualité plutôt que sur la quantité

Miser sur la qualité plutôt que sur la quantité

La qualité plutôt que la quantité mais parfois la quantité apparaît comme salvatrice car elle permet de gonfler son chiffre d’affaires et de pouvoir investir. Dans tous les domaines, l’avis général conseille de privilégier la qualité à la quantité : que ce soit dans l’alimentation, le sport, les relations sociales, etc. Mais qu’en est-il pour l’entrepreneuriat ? Focus sur ce dilemme.

Dans le cas d’un entrepreneur dont la société connaît un boom phénoménal depuis 3 mois, il arrive parfois que ses ventes se multiplient brusquement, et qu’il signe tous les contrats qui se présentent. Le souci réside souvent dans le fait que notre entrepreneur va avoir tendance à vouloir tous les honorer… souvent au détriment de la qualité. Car l’entreprise n’est pas habituée à cette croissance et n’importe quel entrepreneur peut aussi, enflammé par l’entrée de fortes sommes, être tenté de trop diversifier son activité pour jouer sur tous les tableaux. Cette réalité est vécue par de nombreux entrepreneurs qui ont tendance dans ce cas à faire souvent les mauvais choix.

N’oubliez pas que quelle que soit l’activité, la qualité doit être privilégiée à la quantité. La plupart du temps, proposer un produit ou un service en quantité vous permet d’augmenter votre marge et votre rentabilité. Mais le rapport qualité/quantité va au-delà de la politique de vente, et se pose partout.

Vouloir toujours plus de qualité

La politique du « vouloir toujours plus » est naturelle, et synonyme d’ambition. Personne ne se dit préférer la quantité à la qualité, mais la quête effrénée du chiffre induit des conséquences fortes. Miser seulement sur la quantité, ce que beaucoup d’entreprises semblent adopter, est nuisible, surtout dans le cadre des petites structures. La quantité apporte souvent la confusion et déstabilise l’entreprise. Que ce soit sur ses employés, son modus operandi, ou sa culture même. Cependant, rentabiliser ses produits oblige parfois à vendre une certaine quantité de produits. Et pour vendre, le démarchage clients ne suffit pas. Afin de les conserver, la qualité de ce qui est proposé compte souvent dans ce cas !

Les produits / services

Il y a d’un côté le fast-food international, ancré dans la majorité des pays démocrates, et la crêperie artisanale d’un petit hameau breton. Qui fait le plus de chiffre ? Mac Donald, bien sûr. Si l’on peut aisément discuter la qualité proposée par la chaîne américaine, ces deux modèles ont un point commun : ils ne se dispersent pas. A leur carte, pas plus d’une dizaine de produits (ou formules) semblables sont proposés, et qui ont fait leur preuve. C’est pareil pour votre entreprise, qu’elle propose produit ou service. Le maître-mot : élaguer ! Taillez les branches de l’arbre pour qu’il repousse mieux le printemps suivant. Concentrez votre savoir-faire et vos connaissances sur quelques produits phares, où vous serez certain de la qualité proposée. Après, l’innovation n’est pas à exclure ! Mais elle doit servir la qualité du service, et non l’innovation elle-même, « pour faire nouveau ».

Le recrutement

Le recrutement de masse, sur une courte durée, intervient souvent lors d’une croissance inopinée. Il est dangereux, car les entretiens sont parfois bâclés. « Il faut recruter beaucoup, et vite, pour suivre les commandes » : l’entrepreneur pense qu’il est plus judicieux d’augmenter sa force de travail, que de recruter LE bon numéro. Erreur ! En plus d’augmenter bêtement votre masse salariale, ces nouveaux arrivants peuvent déstabiliser les fondements de la boîte. C’est justement dans ces périodes qu’il faut embaucher la perle rare, qui s’identifiera vite à la culture de l’entreprise, et s’adaptera rapidement à la situation.

Ce conseil est d’autant plus valable dans les cas des PME, et au moment du lancement.

Pour la première année, mieux vaut engager une « pointure », polyvalente, et qui puisse endosser deux/trois caquettes ; que trois employés résolument ancrés dans leurs domaines. Et plus simplement, mieux vaut quelqu’un de sûr et d’efficace, que trois employés médiocres. Si vous souhaitez alors une aide supplémentaire, peu qualifiée mais qu’il vous faudra former, n’hésitez pas à vous tourner vers un stagiaire.

La politique quantitative

Une politique « quantitative », qui objectivement n’est pas une mauvaise stratégie, comporte des risques. Elle consiste à vouloir élargir son champ d’activité, et à se lancer dans de nombreux projets différents. Mais attention ! « Trop d’idées tuent l’idée », et l’entreprise peut se perdre en route. Si votre société est encore une petite structure, concentrez-vous sur un ou deux objectifs, et déversez-y toute votre énergie ! C’est le seul moyen de s’imposer sur un marché.

Et même lorsque votre entreprise sera d’un acabit plus impressionnant, vouloir jouer sur tous les fronts est une stratégie rarement payante. Il ne faut pas confondre « diversifier son activité » pour proposer un service/produit en plus, avec vendre son âme au grand « Contrat » ! L’ADN de votre entreprise est le fil rouge qui doit accompagner son développement. Si, aux yeux des clients, votre marque ne représente plus ce qui a fait d’elle sa spécialité, ils vont la dédaigner.

Songez à viser la quantité, quand vous servez sûr d’avoir et de conserver une qualité, et quand vous aurez les moyens de ce développement (structure, trésorerie, employés).

Comment couler son entreprise en 5 étapes ?

Comment couler son entreprise en 5 étapes ?

Inutile de brandir le sceptre de l’échec et de la faillite. Il fait partie intégrante des menaces auxquelles est confronté tout dirigeant. Pour vous aider à vous noyer au lieu de seulement boire la tasse, nous vous offrons les clés de la faillite. Voici 5 étapes pour couler son entreprise que vous allez bien sûr contourner en lisant cet article.

L’échec du business plan

Le business plan est un document sans aucune valeur. À la rigueur, il peut servir à convaincre des investisseurs potentiels… Mais pourquoi investir si vous souhaitez en finir ? Peut-être voulez-vous faire le grand saut en vous endettant au maximum. Le business plan s’impose comme une phase 100 % stratégique, raison pour laquelle vous devez absolument ne pas en tenir compte. Si vous établissez un bon business plan, vous risquez de savoir où se dirige votre entreprise et d’avoir une vision à long terme. Pour être certain de rater votre business plan, n’y intégrez surtout pas les éléments de votre stratégie comme les plans commerciaux, marketing, industriels, la gestion de vos équipes, l’analyse financière, etc.

L’indistinction concurrentielle

Contentez-vous d’observer ce qui fonctionne et tentez d’améliorer le concept. Allez jusqu’au bout de vos erreurs en vous persuadant que vous orienter sur un créneau porteur conduit toujours à la réussite. Évitez de vous attarder sur la concurrence… Pourquoi chercher à vous différencier ? Si vous avez des similitudes dans vos produits, inutile de modifier quoi que ce soit, vous pourriez en vendre davantage et augmenter votre chiffre d’affaires. Pourquoi chercher à vous imposer sur le marché ? Vous qui voulez couler votre boîte, mettez toutes les chances de votre côté en augmentant le prix de vos produits sans raison, en allongeant les délais de livraisons, en vous implantant dans une zone géographique où la concurrence est grande et les clients bien rares. Si vous avez un peu de temps, faites donc la promotion…de vos concurrents !

Ne gaspillez pas d’argent dans la communication

Outre une stratégie industrielle et commerciale inefficace, une gestion financière et des RH inappropriées, considérez la communication comme n’ayant que peu ou pas d’importance. Vous voulez couler votre boîte et vous feriez de la communication pour mieux vendre ?!! Pour être sûr de la baisse de votre CA, prenez soin de négliger le rôle du marketing. Attention, dans le cas où vous disposeriez d’un avantage concurrentiel, n’informez en aucun cas vos clients et prospects ! C’est pourquoi il est totalement inutile de gaspiller de l’argent dans la réalisation d’une plaquette commerciale attractive, de communiqués de presse, d’un site web d’information, etc. Moins de communication vous effectuerez, plus vous mettez les chances de votre côté pour inonder vos bases de données et noyer vos clients. Vous allez couler, vous tenez le bon bout

Ne vous embarrassez pas de connaissances en gestion

Vous pensez pouvoir piloter votre activité sans comprendre un minimum les indications de votre expert-comptable ? Bien sûr que non, voyons ! Pour quoi faire ?!! Voilà le pire des scénarios à éviter. Faut-il vraiment croire que seuls les dirigeants experts de la gestion financière peuvent mener leur entreprise vers des activités garantissant la rentabilité ? Inutile de connaître par exemple la notion de seuil de rentabilité puisque vous ne l’atteindrez jamais ! Vous n’oseriez tout de même pas couvrir vos frais fixes et vous en tirer sans une dette ?!! Auriez-vous perdu la tête ? Pour un peu, on pourrait croire que vous voulez accéder au succès !

Pensez à la restructuration au dernier moment

Ne soyez pas si pressé ! Attendez les coups durs pour restructurer votre entreprise ! Au lieu d’étudier régulièrement les moyens pour optimiser le fonctionnement de votre organisation, faites l’autruche ! En anticipant une restructuration, vous risquez d’améliorer votre rentabilité. Restez tranquille et attendez patiemment l’apparition des premiers signes de difficulté.

 

Comment être rentable le plus vite possible

Comment être rentable le plus vite possible

Rentable !!! Pour devenir pérenne, une entreprise doit être rentable et dans le contexte actuel, toutes les incertitudes sont au rendez-vous pour stresser les dirigeants. Avoir la bonne idée et attendre qu’elle paie ! Après avoir déboursé, du temps, de l’énergie et de l’argent, tout dirigeant se doit de rentabiliser sa boîte le plus rapidement possible. Et ce n’est pas la moindre des options. 

Rentabilité

Un mot au goût âcre de café qui résonne dans vos nuits (blanches). Rentabilité… Presque un sésame. En tout cas une notion fondamentale dans tout investissement. Elle exprime la capacité d’une entreprise à générer un revenu à partir des ressources qu’elle emploie. Gagner rapidement de l’argent avec son entreprise est un gage d’efficacité pour tout dirigeant. Pour un investisseur, elle représente un résultat. Pas étonnant que les jeunes boîtes qui se lancent veulent à tout prix atteindre le graal et dépasser le point mort.

Trouver un business model

Tous les créateurs aimeraient s’assurer de la rentabilité future de leur entreprise avant de se lancer. Mais… « De mon point vue, il n’y a pas d’assurance possible ! » explique Céline Valentin qui assure l’expertise financière et le business coaching au sein de l’entreprise Coesia. « Pour la plupart des entreprises, le business model se transforme au cours des premiers mois, confronté au terrain et à la réalité. Le positionnement client est à revoir, le produit à retoucher. Les anticipations financières évoluent… et donc la rentabilité ! ». Le business model ne peut cependant pas être secondaire pour votre entreprise. Pour être performant, le modèle économique doit synchroniser les revenus, la proposition de valeur et l’organisation.

Une vision globale

L’intérêt du business model est de donner une vision globale de la manière dont l’entreprise génère de la valeur. Il aborde par conséquent des aspects stratégiques, marketing et financiers. « Le bon business model ou comment gagner de l’argent avec son entreprise, est la combinaison de plusieurs business model afin qu’il puisse s’adapter à une offre construite et à une stratégie pertinente » explique Ghyslain Bonnet, ancien dirigeant de la CGMA, entreprise spécialisée en formation, bilan de compétences et coaching. Le business model définit la manière dont vous gagnez de l’argent mais aussi la manière dont va fonctionner votre société pour en gagner.

Il dépend à la fois de vos clients et de vos moyens de production. Un business model basé sur la relation B to C sera rentable plus rapidement qu’en B to B, par exemple, car la décision (ou non) d’achat est en comparaison plus rapide chez les particuliers que pour les grands comptes d’entreprise. D’autre part, il est plus simple de rentabiliser rapidement son entreprise en commençant par un petit groupe de consommateurs, séduits naturellement par le concept, le produit ou le service. Vendre à grande échelle implique une démarche marketing et commerciale. Du point de vue des moyens de production, vouloir accroître sa rentabilité nécessite d’arbitrer entre des choix, par exemple, celui de la sous-traitance, rapide à mettre en place mais dont le coût de revient du service ou du produit est plus élevé.

Soigner sa « vision »

Si le business plan représente un outil de communication en direction des différents interlocuteurs et partenaires de votre entreprise, il est d’abord un outil de travail et de communication interne pour le créateur et pour l’ensemble de son équipe. Il y a ses adeptes qui le mettent à jour tous les six mois et les récalcitrants qui se bloquent par son manque d’agilité. Ce qui importe, ce n’est pas tant sa rédaction mais la réflexion en amont du projet que vous souhaitez lancer et qui est partie intégrante de la future rentabilité de votre boîte.

Considérez-le comme une boussole.

Ou la voix féminine de votre GPS que vous programmez initialement. Imaginez donc un business plan sexy – tout en restant réaliste ! Céline Valentin préconise un travail en amont sur la vision de l’entrepreneur. « La vision a pour fonction de donner une direction. Elle est source de motivation pour l’entrepreneur et pour l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise. C’est la vision de l’entrepreneur qui crée la rentabilité future de l’entreprise. Elle est fondée sur sa passion et lui donne un cap ».

Grâce au business plan, vous mettez à plat les différents apports et la structure du capital de votre entreprise. Vous donnez de la maturation à votre projet en prenant en compte l’ensemble des pistes, les orientations qui s’offrent à vous, la vision stratégique et l’étude de marché. Après quoi, viennent les chiffres. Pour vérifier la rentabilité de votre projet, vous devrez garder à l’œil trois tableaux : le plan de financement qui met en corrélation besoins et ressources initiales, le compte de résultat qui lie différence des produits et des charges et le tableau de trésorerie qui recense les flux d’argent. Comparez aussi votre rentabilité avec les entreprises du même secteur que vous, en utilisant les ratios d’analyse financière pertinents en fonction de votre domaine d’activité.

Se démarquer

Souhaiter être rentable rapidement vous poussera à innover sur des créneaux différents de vos concurrents en attirant l’œil sur vos services ou produits. Certains secteurs ont le vent en poupe chez les jeunes start-ups. « Celles qui se financent le plus facilement, sont souvent dans les secteurs des énergies vertes et durables, des réseaux sociaux, des applications mobiles et de la pharmacie, un secteur qui s’ouvre de plus en plus à la concurrence » explique Céline Valentin.

À ceux-ci, Ghyslain Bonnet rajoute : la propriété partagée, les services à la personne, le low-cost. « La liste est longue quoi qu’on en dise. On peut toujours trouver « sa » bonne idée, se faire plaisir et gagner de l’argent » analyse-t-il. Il n’y a pas de solution miracle ! Vous spécialiser dans ces branches peut être une stratégie payante parce que porteuses. Attention toutefois à vérifier que votre offre correspond véritablement à un besoin ou un marché. Pour ce faire, observez la clientèle et sachez discerner ses attentes, sa philosophie et ses valeurs. En vous confrontant au marché, vous adapterez vos idées à la réalité du terrain.

Gérer efficacement son temps

Gérer efficacement son temps

Les études montrent que la gestion administrative occupe un quart de l’emploi du temps des entrepreneurs. Comment gérer efficacement son temps pour ne pas se retrouver surchargé ?

L’entreprise Sage/Plum Consulting a publié une étude sur l’impact de la bureaucratie . Le constat est sans appel : en moyenne en France, 142 jours de travail par an sont consacrés à la gestion administrative dans les PME et environ 130 dans les TPE. 142 jours c’est plus de 28 semaines soit environ 6 mois : donc plus ou moins la moitié d’une année. Alors, il est indispensable de bien gérer son temps pour gagner du temps.

Définissez clairement vos objectifs.

Une bonne gestion passe par la définition de l’objectif final de votre projet. Cette étape vous permettra d’obtenir une vision globale et de reprendre la main sans vous laisser submerger. Une fois que vous avez déterminé le but à atteindre, vous pourrez vous donner des étapes à moyen et long terme pour y parvenir. Attention, faites preuve de rigueur.. Surtout si vous êtes un esprit actif et créatif, car vous aurez tendance à vous éparpiller. Commencez par décortiquer une journée-type en prenant les tâches les plus récurrentes. Cet exercice vous servira de base à laquelle vous pourrez rajouter au fur et à mesure les rendez-vous, imprévus… L’optimisation passe par une bonne organisation et afin d’être efficace, vous devrez être ordonné.

Priorisez l’ordre de vos tâches pour gérer votre temps

La matrice d’Eisenhower (principe venu d’une déclaration du Président David Eisenhower : « ce qui est important est rarement urgent et ce qui est urgent rarement important. ») consiste à classer de manière méthodique les missions à élaborer. La gestion du temps se divise en 4 catégories : les tâches importantes et urgentes, importantes et non urgentes, non importantes et urgentes et celles qui ne sont ni importantes ni urgentes. Les premières ne doivent pas être déléguées et traitées impérativement le plus rapidement possible. Elles représentent un enjeu crucial dans l’atteinte de votre objectif final.

Les tâches non urgentes mais importantes ne demandent pas à ce qu’on s’y consacre dans l’immédiat, mais il ne faut pas attendre trop longtemps car ce sont généralement elles qui demandent un traitement plus long. Si vous les repoussez trop, elles entreront finalement dans la première catégorie. Les tâches urgentes mais non importantes représentent tout ce que vous pourrez déléguer. Les tâches non importantes et non urgentes sont une catégorie qui vous révèle ce qui n’est pas crucial et qui peut être supprimé. Le gestionnaire de tâches demande de la rigueur, il faudra veiller à le mettre à jour quotidiennement pour ne rien oublier et surtout, vous devrez consacrer 15/20 minutes par jour à relire vos missions de la journée avant de débuter quoi que ce soit. Vous rappeler tous vos objectifs de la journée vous permettra de commencer efficacement dès votre arrivée au bureau.

Connaître vos limites d’efficacité.

Gérer son temps en fonction des priorités représente une bonne pratique certes, mais n’oubliez pas de le faire aussi en fonction de vos capacités. Pour cela, vous devez vous connaître et savoir ce que vous pouvez réaliser car la motivation ou la productivité varient en fonction des jours et des plages horaires. Êtes- vous plus efficace le lundi, mardi ? Plutôt en milieu de matinée ? Début de soirée ? Cette connaissance de soi s’avère indispensable car c’est dans ces plages horaires que vous vous concentrerez sur vos tâches les plus importantes. Bien organiser son planning, c’est également accepter de ne plus travailler quand vous tombez dans la contre-productivité. Il est essentiel, quand vous établissez votre gestionnaire de tâches, de se fixer des échéances réalisables pour chacune d’entre elles et d’y intégrer des plages horaires pour soi. Cela vous permet de prendre du recul et de vous détendre.

Éviter de reporter au lendemain.

C’est bien connu, la procrastination est l’ennemi de l’efficacité. Afin de gérer sa liste de choses à faire au mieux, il convient de ne pas systématiquement tout reporter. Certaines tâches, même les plus ingrates, doivent être réalisées dès qu’elles le peuvent. Pensez qu’un e-mail ouvert doit être traité immédiatement. Si vous reportez cette tâche en vous disant qu’elle peut attendre ou que vous y reviendrez plus tard, vous prenez le risque d’oublier d’y consacrer du temps !

Savoir rester concentré

Le monde professionnel aujourd’hui regorge d’outils –notamment technologiques- qui favorisent la déconcentration. Appels, SMS, alertes news en mode « push »… Pour parvenir à clôturer vos tâches les unes après les autres, vous devez être capable de vous aménager des plages de travail de 30 minutes minimum sans aucune déconcentration.

L’entrepreneuriat rime-t-il avec bonheur ?

L’entrepreneuriat rime-t-il avec bonheur ?

L’entrepreneuriat est devenu une nouvelle opportunité depuis 2008 avec le statut d’autoentrepreneur et les incubateurs, entre autres, qui ont soutenu les porteurs de projet, et n’ont cessé de souffler un nouvel espoir dans un système sclérosé. L’entrepreneuriat est souvent perçu comme la clé du succès et un passeport pour une vie plus libre. A terme, il n’est pas faux de considérer que d’avoir une petite idée, qui croît et devient une affaire qui fait ses preuves par ses propres efforts, puisse être symbole de réussite et d’indépendance. Mais la réalité du quotidien peut s’avérer quelque peu différente…

La création de l’entreprise

Au départ naissent une idée et une conviction. Puis vient le temps de « concrétiser » et donc de « faire des choix ». Voici quelques problèmes qui peuvent se poser dans votre parcours :

– D’un point de vue personnel

Il existe un fait qui peut s’avérer être le premier obstacle : la perception de votre entourage. Dans le cadre de l’entrepreneuriat, il est indispensable de se faire confiance et de savoir s’entourer pour optimiser ses chances de réussite. Il n’est donc pas toujours simple d’assumer les doutes de sa famille ou encore de ses amis. De même, le défi sera de savoir trouver des partenaires qui vous correspondent et qui croient en votre idée.

– D’un point de vue professionnel

Plusieurs décisions et démarches devront être à la base de votre projet. Principalement, il faudra déterminer le statut de votre future entreprise et lui trouver des solutions d’investissement.

En tant que responsable de votre propre entreprise, vous devez considérer la forme que vous souhaitez lui donner : SAS, SARL, EURL… Toutes ces formes reposent sur des conditions, des prises de risques et des fiscalités différentes.

Au sein de cette réflexion, il faudra veiller à séparer ses biens professionnels de ses biens patrimoniaux en optant pour une entreprise ou une société à responsabilité limitée ; ou encore en utilisant la loi Dutreil permettant l’insaisissabilité des biens personnels par des créanciers professionnels, via une déclaration préalable chez un notaire.

Une fois ce type de questions résolu, l’heure est à la réalisation d’un dossier basé sur une étude de marché approfondie, une projection budgétaire détaillée et la démonstration de l’ensemble de votre stratégie commerciale. L’idée est de convaincre des investisseurs de vous donner les moyens de débuter votre projet. Il sera indispensable d’être fiable, créatif et averti concernant le marché choisi.

Le futur succès d’une entreprise dépend grandement de ce critère : le réalisme dans un contexte économique donné. C’est une première étape qui, souvent, fait rompre avec l’idéalisme de l’entrepreneuriat nourri par un rêve de liberté.

Une fois cette rupture consommée, elle laissera place aux contraintes parfois complexes de la mise en pratique du projet pour atteindre des objectifs certes réfléchis, mais néanmoins théoriques.

L’évolution de l’entreprise

« Indépendance » n’est pas synonyme de « simplicité » : décisions, prises de risques, obstacles, choix administratifs… Les réalités de la création de l’entreprise correspondent généralement à celles de son évolution.

– D’un point de vue personnel

Au début de l’aventure, une notion qui peut sembler être un détail ou une question d’équilibre assez simple à résoudre, remet finalement en question le principe de liberté. Cette notion est « le souci ». Peu sont les entrepreneurs qui parviennent à « déconnecter » de leurs affaires lors des temps familiaux : téléphone allumé le dimanche, dossiers à traiter en vacances…

Une autre réalité qui peut avoir une incidence directe sur votre vie privée, sont les garanties de votre protection sociale. Un TNS (Travailleur Non Salarié) voit ses prestations sociales de 30 à 50 % moins intéressantes que celles d’un salarié. De plus, le RSI ne couvre pas les maladies professionnelles, ni les accidents de travail, ni le chômage.

Bien évidemment, des solutions existent. Il est possible de ne pas être détenteur de la majorité du capital de son entreprise, par exemple ; ce qui permet de bénéficier d’un statut de salarié. Des assurances complémentaires existent également pour prévenir les situations indésirables.

L’incidence directe du bien-être de son entreprise sur le bien-être de son contexte personnel, mène indéniablement l’entrepreneur à éprouver des difficultés à séparer « vie privée » et « vie professionnelle ».

– D’un point de vue professionnel

Une fois que vous vous êtes confrontés à l’ensemble des points que nous venons d’énoncer, reste le quotidien même de la gestion d’une entreprise.

Le principe de « savoir s’entourer » demeure primordial à un niveau technique mais également à un niveau promotionnel. Avoir une idée et un savoir-faire ne suffit pas : il faut être « vu ». Confier cette tâche à des professionnels peut être alors incontournable. Adapter votre publicité, cibler un public déterminé sont essentiels car ce sont ces principes qui créeront une clientèle indispensable à votre réussite.

N’oublions pas la gestion administrative et celle des ressources humaines en cas de développement. La comptabilité, le recrutement, le licenciement (malheureusement), font tout aussi partie intégrante de la vie d’un entrepreneur.

De sa conception à sa réalisation, l’entrepreneuriat demande une réelle implication professionnelle, tant quantitative que qualitative, qui déborde souvent jusque dans la sphère privée.

En définitive…l’entrepreneuriat rime avec bonheur ?

Les notions de bonheur et de liberté répondent à des critères personnels. A la question « l’entrepreneuriat peut-il rimer avec bonheur ? », nous répondons oui et non à la fois. La vraie question est plutôt celle-ci : « Êtes-vous prêt à travailler davantage avec passion et conviction au point de ne pas compter les heures et les efforts pour dépasser les obstacles ? » Si oui, alors l’entrepreneuriat sera VOTRE bonheur !

Y a-t-il une limite morale au business ?

Y a-t-il une limite morale au business ?

Il est des chemins qui ne justifient pas qu’on les prenne. Surtout s’ils vont conduire de personnes à la souffrance parce que ceux qui vont acheter risquent de prendre le chemin de l’addiction, se détruire et détruire leur famille. Rien n’est plus précieux que  la vie et le bonheur des êtres humains.  Le succès rencontré par les sites de rencontres extra-conjugales, l’industrie de l’armement qui présente des résultats économiques encore une fois de plus au beau fixe, les marchés de la drogue qui se développent de plus en plus en France mais aussi à travers le monde… Le business est partout, et même dans des domaines qui pourraient sembler être à la limite de la moralité. Sexe, drogue, armes, tous ces secteurs n’ont pas l’aval d’un grand nombre de personnes mais, force est de constater, qu’économiquement, ils rencontrent un succès indéniable.

Faut-il apposer des frontières morales au business ? La loi de l’offre et de la demande est-elle encore et toujours maîtresse dans notre économie à l’heure où les business parallèles fleurissent et où on franchit souvent les limites de l’éthique ?

L’opportunisme au cœur de ces business

La première piste de réponse, et sûrement la plus probante, concerne bel et bien le fait que ces business qui s’établissent aux frontières de la moralité sont souvent le fruit d’un opportunisme assumé.

L’exemple des frères Truchot, les fondateurs du site de rencontres extra-conjugales Gleeden est symptomatique de tous ces business. Après la revente d’une de leurs premières entreprises n’ayant pas rencontré un succès à la hauteur de leurs espérances, ces deux frères prennent la décision, avec l’aide d’un grand fonds d’investissements américain, de créer trois sites Internet différents, dont Gleeden. L’idée part de deux considérations pourtant bien distinctes : les sites de rencontres connaissent un succès grandissant à travers le monde et les chiffres de l’infidélité ne cessent d’augmenter. Les frères Truchot mettent en rapport ces deux constats pour fonder Gleeden. Le succès est immédiat, ces deux entrepreneurs ont réussi le pari de répondre à une demande (jugée immorale par certains, justifiée pour d’autres). Le succès est là et bien présent.

Autre exemple qui illustre à merveille l’idée : la légalisation du cannabis dans l’Etat du Colorado aux Etats-Unis. Depuis cette décision légale, les commerces fleurissent de partout et de nombreuses personnes commencent même à se constituer une petite fortune après l’ouverture de plusieurs points de vente. Le succès est tel que l’État du Colorado, recevant des taxes sur chaque produit vendu, ne sait plus vraiment quoi faire avec tout l’argent récolté et hésite même à le redistribuer aux contribuables. Là encore, le business est à la limite de la morale (vente libre de drogue) mais les résultats économiques sont indéniables. On pourrait d’ailleurs dire tout à fait la même chose pour la vente d’armes, dont les résultats économiques sont chaque année plus importants.

La loi de l’offre et de la demande 2.0

Le seul constat qui peut être fait ici est le suivant : la loi de l’offre et de la demande régit encore et toujours notre économie. Oui, il pourrait exister des limites morales au business, mais ces limites, ce sont les consommateurs qui peuvent les dessiner. Une entreprise qui ne trouve pas de réponse à son offre ne peut se développer. Si des entreprises qui axent leurs activités sur des commerces moralement fragiles (armes, sexe, drogues) trouvent une demande certaine, pourquoi s’en priveraient-elles ? Le marché a cette capacité d’auto-régulation qu’il faut prendre en compte avant d’aborder les questions de morale et d’éthique, c’est là une chose certaine.

Comment évaluer une nouvelle recrue ?

Comment évaluer une nouvelle recrue ?

Vous venez de recruter un nouveau collaborateur grâce à son CV, mais aussi pour les qualités qu’il a su mettre en avant. Dans une procédure de recrutement, ces deux éléments forment un tout indissociable. Une fois que vous avez pris le temps nécessaire pour faciliter son intégration au sein de l’entreprise, le temps est maintenant venu de l’évaluer. Vous pouvez profiter de la période d’essai pour pouvoir être sûr d’avoir fait le bon choix. Mais comment ? Voici quelques conseils pour évaluer une nouvelle recrue.

Observer la nouvelle recrue 

L’évaluation de la nouvelle recrue doit se faire rapidement pour pouvoir prendre des objectifs à court et moyen terme. A cette fin, vous pouvez observer son attitude ainsi que ses faits et gestes, sa capacité d’adaptation, voir si elle parvient rapidement à s’harmoniser avec les équipes. Vous pourrez facilement constater si elle a ou non menti ou si elle a exagéré ou sous-estimé ses compétences lors de l’entretien d’embauche.

Pour évaluer sa façon de travailler, vous pouvez analyser sa réaction face à un problème. C’est une manière de l’évaluer et de connaître ses réactions, ses capacités à comprendre ainsi que d’évaluer si ses interventions sont ou non constructives. Mais il ne vous faut éluder le fait que la première action que vous devez mener après avoir recruté une personne est de lui donner toutes les informations pour qu’elle puisse réaliser ses tâches. Un seul jour ne suffit pas pour conduire une observation. Vous pouvez donc nommer un tuteur pour pouvoir accompagner la nouvelle recrue et l’initier concrètement à son travail. Par la même occasion, le tuteur peut l’évaluer et vous remonter au fil du temps ses remarques.

Expérimentez ses capacités

Le moment crucial pour expérimenter les capacités d’une nouvelle recrue est durant la période d’essai. Il y a plusieurs manières de la tester. Vous pouvez par exemple la mettre en situation sur des tâches techniques ou lui confier de nouvelles tâches, afin de voir sa capacité d’adaptation. Par contre, il ne faut pas que l’exercice soit sans difficultés car elle ne pourrait pas montrer sa compétence et exprimer tout son potentiel.

Attention à ne pas sortir des limites du respect des personnes et n’essayez jamais de la piéger ! Cela risquerait de la stresser ou de lui faire perdre ses moyens. N’hésitez pas lui confier plusieurs tâches pour qu’elle puisse montrer ses qualités. N’oubliez pas de l’intégrer progressivement dans l’activité de l’entreprise. Laissez-lui suivre la mission d’une autre personne et après, vous pourrez lui en confier une également. N’oubliez jamais de faire accompagner la nouvelle recrue par une personne expérimentée avant de la laisser voler de ses propres ailes.

Analysez ses résultats

Dès le début de la période d’essai, le recruteur doit fixer des objectifs clairs et des étapes à respecter. De cette manière, le recruteur peut voir s’il met tout en œuvre pour réussir. Il peut très bien aussi lui faire part de ses réussites et de ses difficultés dans le but de les résoudre. Il est aussi très judicieux de ne pas analyser une nouvelle recrue uniquement par ses échecs. Mais il est important de focaliser son attention sur l’attitude qu’elle adopte, la manière dont elle travaille et les efforts qu’elle réalise pour mener à bien la mission dont elle est responsable.

Faut-il être fou pour entreprendre ?

Faut-il être fou pour entreprendre ?

Souvent les porteurs de projets entendent le même son de cloche : « tu es fou d’entreprendre dans les circonstance actuelles, avec les charges de famille… ». Entreprendre est un véritable challenge pour ceux qui désirent se lancer. On ne le dit pas assez . Pourtant, les entrepreneurs doivent avoir une petite dose de folie pour créer leur entreprise tant les contraintes sont nombreuses et les raisons de ne pas se lancer aussi ! Petit tour d’horizon…

Votre probabilité de subir un échec est supérieure à la réussite.

Le taux de pérennité à 3 ans des entreprises est de 66 % (et ici cela ne compte pas toutes celles qui ne sont pas fermées mais n’ont plus d’activités ou celles qui meurent dans les 5 ans). De nombreux entrepreneurs médiatiques ont d’ailleurs connu l’échec avant la réussite. En témoigne le nombre de défaillances d’entreprise…

Vous prenez des difficilement quantifiables.

Contrairement à vos salariés, vous ne serez plus couverts par l’assurance chômage. Si la joyeuse expérience vous arrive de vous être très endetté car vous croyez vraiment en votre projet et que vous vous plantez, vous aurez la joie de voir que toutes les cotisations que vous versez ne vous aideront pas à bénéficier du minimum de garantie sociale. De plus, l’échec est encore mal vu en France même si, heureusement, cette conception est en train d’évoluer.

Vous vivrez, mangerez et dormirez « boulot ».

L’entrepreneur est un être un peu fou. En effet, il passe son temps à penser à son entreprise ou dans son entreprise. Celle-ci est présente dans votre tête quoi que vous fassiez et il est difficile pour eux de prendre des vacances en tout cas les premières années, ni même de bien profiter de ses week-end ou de « décrocher ». Il vous faudra mettre en place des « obligations de non travail » pour que vous puissiez véritablement vous déconnecter.

Vous ferez des horaires à rallonge.

La folie de l’entrepreneur est dans la tête, certes, mais aussi dans ses horaires. En décidant d’être entrepreneur vous pouvez oublier les « 35 heures ». La plupart des entrepreneurs déclarent travailler en moyenne le double au début de la société et peuvent aller jusqu’à 14 heures par jour (ce qui est loin d’être raisonnable). Vous devrez également montrer l’exemple. Que penseront vos salariés de vous si vous êtes aux 35 heures alors qu’ils sont surchargés ?

Vous devrez baisser votre salaire.

Le plus grand mythe de l’entrepreneuriat est que l’on devient riche mais dans la réalité, il faut à la plupart des entrepreneurs des années pour se rémunérer et encore plus d’années pour revenir ce qu’ils gagnaient avant d’entreprendre. Les premières années seront difficiles et il faudra vous accrocher en attendant la réussite. Frédéric Mazzella, fondateur de Blablacar déclarait « avoir mangé des pâtes tous les jours pendant quelques années ». Ceci sans compter la perte de vos avantages : tickets restaurants, mutuelle, chèques vacances, congés, … Et prime en cadeau, vous vous endetterez sûrement auprès d’organismes afin d’assurer la pérennité de votre entreprise.

Vous devrez être l’homme parfait.

Ceci est d’autant plus vrai vis-à-vis des salariés qui attendent de la reconnaissance, de l’attention et que vous soyez toujours de bonne humeur. Si certains comprennent parfaitement qu’à 14H de travail par jour (et vous verrez certains se plaindre de leurs horaires), vous ne pouvez pas être tout le temps le patron idéal, ce n’est pas le cas de tout le monde. Il vous faudra faire un long travail sur vous pour parvenir à dégager suffisamment d’empathie pour les comprendre et rester en contact avec les soucis de chacun. C’est vous qui serez dans un premier temps, la pierre angulaire de votre entreprise.

Vous devrez aimer l’administratif et la comptabilité.

Et oui que vous le vouliez ou non, vous êtes désormais au centre de tous ces merveilleux documents qu’il vous faudra comprendre et expliciter parfois. Mais surtout vous devrez être vigilant à toutes les échéances qui existent (TVA, URSSAF, RETRAITE..) et factures, devis, règlement fournisseur, courrier divers… La folie réside ici dans le nombre de tâches que vous vous apprêtez à prendre en charge.

Vous allez être détesté par une tranche de la population.

Alors est-ce un peu de folie ou de masochisme ? Préparez-vous à rencontrer des gens qui détestent les entrepreneurs (et heureusement certains qui les adorent ». Vous entendrez des « patrons voyous » ou encore des « truands ». Vous aurez la chance de voir des titres annonçant des choses sur des patrons auxquels vous ne ressemblez pas et souvent dont la situation n’a rien à voir avec la vôtre.

Et pourtant…

On peut parler de la réussite qui ont permis à certains entrepreneurs d’obtenir des fortunes colossales mais entreprendre c’est avant tout une expérience unique. Celle de faire un métier qui vous passionne et comme vous le voulez. Au-delà des risques pris, des horaires, du stress, des abaissements de salaire, de devoir prendre sur soi,… vous aurez la chance de passer d’un simple métier à un métier-passion. Et cela change tout.

Êtes-vous workaholic ?

Êtes-vous workaholic ?

Nombre de personnes ont peur de quitter le travail ou sont addictives à leur boite e-mail au cas où une opportunité se présenterait et finalement finissent par perdre toute sagesse et être dominées par leur anxiété. De quoi s’agit-il ? Le workaholisme se définit comme une forme de dépendance au travail. Connu également sous le nom de bourreau de travail, le workaholic ne se ménage pas et n’hésite pas à imposer son régime de travail à ses collaborateurs. Ce type de comportement peut avoir des effets favorables pour l’entreprise mais risque de compromettre la santé du dirigeant (ou du salarié). Alors êtes-vous un workaholic ou non ? 

Le travail passe avant tout

Le workaholic est tellement accro au travail qu’il le considère comme une priorité personnelle. La famille, le couple, les amis, la santé passent après le travail. Entre faire une soirée avec ses proches et un travail supplémentaire qu’il peut achever le lendemain, il n’hésite pas à choisir la seconde option. Il ne se culpabilise pas d’avoir raté les premières rentrées des classes de ses enfants, ni de leurs premiers matchs de foot, car il croit qu’il les a ratés pour une bonne cause : le travail.

Le workaholic s’abonne aux « heures sup. »

La moyenne de 40 heures de travail par semaine ne suffit pas au workaholic. Il a besoin de faire des heures supplémentaires. Certains bourreaux de travail arrivent à faire plus de 70 heures par semaine. Il arrive très tôt le matin, et le soir, il est le dernier à partir du bureau. L’urgence devient presque son quotidien. Les appels téléphoniques professionnels en dehors des heures de bureau ne le dérangent pas. Il se met en permanence à la disposition de l’entreprise.

La workaholic ne se repose jamais

Le bourreau de travail travaille le week-end, ne prend que rarement ses congés et n’hésite pas à achever ses travaux chez lui. Il considère les temps de pause comme une perte de temps inutile. À midi, il ne déjeune pas avec ses collaborateurs, et se contente d’un repas rapide tel qu’un sandwich. Durant les heures de travail, il ne se repose pas, même pour prendre un verre d’eau. Pour gagner du temps, il met une bouteille d’eau sur son bureau, ce qui lui évite de se déplacer.

Stress et anxiété : principales caractéristiques du workaholic

L’excès de travail provoque chez le workaholic un comportement anxieux. Il se sent toujours en alerte, et se prépare en permanence pour des travaux d’urgence. La surcharge de travail entraîne une pression permanente. Ce qui lui génère un stress sans fin. Un tel comportement provoque des impacts non négligeables, car à force de se noyer dans le travail, le workaholic risque de se couper du monde extérieur et de s’enfermer sur lui-même.

Différence entre gros travailleur et workaholic

Bien qu’ils possèdent une certaine ressemblance, le workaholic se distingue du gros travailleur. Le gros travailleur s’acharne pour des raisons précises : il doit assurer la mise en œuvre d’un projet donné pour une période déterminée. Capable de s’arrêter quand il atteint ses objectifs, le gros travailleur connaît ses limites. À la différence du workaholic, il ne tombe pas facilement dans la déprime étant donné qu’il sait profiter de ses week-ends et de ses jours de congé.

Travailler avec ses concurrents, c’est possible !

Travailler avec ses concurrents

Le coworking regroupe souvent des entreprises concurrentes. Au fur et à mesure que des liens se tissent, les entrepreneurs y voient des opportunités qui se présentent dont celles de s’associer et d’unir leurs forces   pour mieux réussir. Incongrue. Impossible. L’idée de travailler avec ses concurrents soulève des réactions épidermiques au sein des entreprises qui justement luttent au jour le jour pour exister face à eux. Pourtant nombreux sont ceux qui ont tenté un jour l’expérience, avec plus ou moins de succès. Quelles sont les raisons qui peuvent pousser des concurrents à s’associer ? Cette association peut-elle être viable pour tous les marchés ?

Pourquoi tenter le coup ?

Dans un contexte de crise et de pénurie budgétaire, les collectivités, les maîtres d’ouvrage, la clientèle, deviennent de plus en plus méfiants quant aux garanties que proposent les entreprises. Si la fidélité récompensait autrefois le sérieux qu’elles affichaient et la confiance qu’elles dégageaient, les entreprises constatent avec dépit l’érosion de cette relation. On opte pour les prix les plus bas, au détriment de la qualité de travail. De plus, on se méfie de la solidité d’un partenaire à qui l’on souhaite confier un marché important. On pense à court terme. Pour contrer cela, certains gérants de TPE et PME se lancent parfois dans des partenariats « contre nature ». S’afficher clairement en groupement avec son concurrent sur un marché, c’est montrer qu’à plusieurs on est plus solides et à même d’assurer la prestation. Il est plus rassurant de savoir qu’un des membres pourra palier à une éventuelle défaillance d’un autre.

D’autre part, cela restreint le choix des décideurs. Dans l’univers des bureaux d’études par exemple, on constate depuis quelques années un rapprochement de petites et grandes structures, pourtant de même compétences. L’idée est qu’il est préférable de partager plutôt que de ne récolter que des miettes. Ce rapprochement favorise également une moindre concurrence. Après quelques négociations, un partenaire peut souhaiter se retirer d’un marché si l’autre partenaire en fait autant sur un autre.

Sur quel marché s’associer ?

S’associer avec un ou plusieurs concurrents ne peut se systématiser. Le groupe doit apporter une plus-value, et il est compréhensible que cela puisse se négocier, mais la redondance des activités commerciales, administratives et managériales (sans compter le temps passé à approcher, discuter, négocier avec le concurrent), peut conduire à des prix beaucoup plus élevés. La pratique n’est donc pas envisageable, sauf particularités de domaine ou de situation, pour de petits marchés ou des clients à moyens limités. En revanche, dans les situations où l’importance du prix est contre balancée par la technicité ou la qualité de services, et que les montants permettent à chacun de tirer son épingle du jeu, pourquoi hésiter ?

Se lancer !

La démarche de contact n’est pas spontanée, sauf à l’occasion de salons, de réunions. Ce sont pourtant des moments appropriés. L’ambiance est généralement plus détendue, le téléphone sonne moins, les discussions de principe ont leur place. Pour autant, il n’est pas utile de tourner autour du pot plus que de raison. Chacun est à même de comprendre l’intérêt de s’associer ou non. Il suffit d’observer la santé des uns et des autres pour constater que les structures qui travaillent seules sont plus vulnérables et que celles qui ont su outrepasser les politiques traditionnelles et la méfiance (légitime) de leurs dirigeants tirent plus facilement leur épingle du jeu.