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Même pas peur (de l’échec) !

Un dirigeant peut-il envisager l’échec ? Ou bien faut-il, comme disait W. Churchill « Agir comme s’il était impossible d’échouer » ? La réponse tient dans un terme mystérieux : découvrez le « pivoting » !

Prévoir un maximum

Quand on part pour une course d’escalade, on sait que l’accident rôde. Mais on ne se dit jamais qu’en cas d’accident, on apprendra de l’échec… car l’échec est ici possiblement fatal ! L’enjeu réside alors dans une préparation minutieuse (feuille de route, revue du matériel, prévisions météo, observation de l’environnement…). Pour l’entrepreneur et son entreprise, le plan stratégique, le business plan et son scénario de repli relèvent de la même démarche. Prévoir au maximum limite le risque d’échec car la suite, le développement de l’entreprise, sera un long parcours semé d’imprévus. On cheminera alors en étant attentif à chaque détail. Aucun chemin n’est tracé, il nous faudra le trouver, et si besoin dévier ou reculer pour mieux repartir de l’avant. L’apprentissage sera semé d’erreurs comme autant de bornes guidant le cheminement.

Accepter les mauvaises nouvelles, et, mieux, s’en nourrir

La plupart des entrepreneurs qui réussissent ont un point commun : une connaissance exceptionnelle de leurs clients, des antennes pour percevoir les signaux faibles de l’environnement et une capacité à s’adapter avant tout le monde. Leur principale qualité est l’écoute, avant la détermination.  Certains réflexes sont mauvais comme :

  • S’enfermer dans une bulle de certitudes, cela ne dure jamais longtemps… La première cause d’échec, c’est de ne pas regarder les choses en face.
  • Fermer les yeux alors que les erreurs de parcours apporteraient des enseignements précieux.
  • Refuser d’entendre les mauvaises nouvelles quand tout indique qu’on va dans le mur. Ne pas être aux aguets face aux changements incessants de l’environnement.
  • Ne pas avoir l’énergie de remettre en cause les certitudes passées.
  • Ou encore tout simple de penser qu’on ne doit pas commettre d’erreurs.

Le « pivoting », l’exemple de Webhelp

Le « pivoting » est le terme consacré au changement de cap, à la décision de l’entrepreneur de réorienter sa stratégie afin de trouver et pérenniser son business model. Innombrables sont les sociétés qui ont effectué un pivot au cours de leur développement.

C’est notamment le cas de Webhelp, fondée en juin 2000 pour être un service d’assistance en ligne pour internautes néophytes. Avec un backoffice de plusieurs centaines de personnes en Roumanie, l’entreprise se retrouve très vite en panne. Faute de demandes, le trafic B2C est insuffisant pour alimenter un business model 100 % publicitaire. Les deux fondateurs, Olivier Duha et Frédéric Jousset, réorientent alors l’offre en opérateur de centre d’appels. Ils emploient aujourd’hui plus de 10 000 collaborateurs répartis dans cinq pays, pour un chiffre d’affaires supérieur à 200 M€.

La plupart des entreprises débutent avec un business plan qui se révèlera erroné, ou découvrent des conditions d’exécution imprévues. Pivoter, c’est avoir l’opportunisme et l’agilité de repositionner l’entreprise sur un segment porteur. Se nourrir d’un « insuccès » pour réorienter la stratégie, ce n’est pas si simple quand on doit avoir une culture de la gagne et que toute la société est nécessairement tournée vers le développement commercial. Il faut que les processus de travail de la société fassent un peu de place à l’analyse des erreurs. Des réunions de bilan par exemple, où tout le monde joue cartes sur table. Dans l’environnement de crise permanente dans lequel nous vivons, le « pivoting » est une option que le néo entrepreneur se doit d’avoir en tête. Si, comme le dit Steve Blank, Professeur à Stanford, Berkeley & Columbia, le néo entrepreneur doit trouver l’ordre dans le chaos (« Startups are the search to find order in chaos »), alors on conçoit qu’il lui faille écouter et apprendre de chaque insuccès.

L’anti-pivoting, la faillite de Kodak

Un ancien article de la revue américaine Knowledge@Wharton débutait ainsi : « La procédure de sauvegarde entamée le 19 janvier au titre du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites constitue pour Kodak l’aboutissement d’un déclin de 30 ans qui aura vu un géant de l’innovation se muer en un dinosaure handicapé par son propre patrimoine. » Comment expliquer un tel échec, quand on sait qu’en 1975, un de ses ingénieurs, Steven Sasson, invente l’appareil photo numérique, cette même technologie qui 30 ans plus tard causera sa perte ? En réalité, comment et pourquoi s’adapter au changement technologique quand de surcroît la société est rentable ?

En 1985, le directeur de la recherche, Leo J. Thomas, déclarait au Wall Street Journal : « Il est très difficile de trouver quoi que ce soit dont la marge bénéficiaire soit comparable à celle de la photographie couleur… ». Une société tétanisée à l’idée de mettre en danger la structure de son compte d’exploitation, incapable d’infléchir sa stratégie pour s’adapter à la demande nouvelle de ses clients. « Les stratégies à long terme fonctionnent mieux si vous vous mettez à la place de vos clients et que vous réfléchissez à la façon dont vous allez résoudre leurs problèmes. Mais Kodak n’a jamais vraiment adhéré à cette culture. » note Georges S. Day, professeur à Wharton et auteur de « Strategy from the Outside In ».

C’est la société qui doit autoriser l’échec

L’entrepreneur ne peut pas envisager l’échec. En revanche, c’est la société tout entière qui doit l’accepter. Si des mesures ont été prises depuis quelques années, notamment pour modifier la notation de la Banque de France, afin que les chefs d’entreprise ayant connu un échec obtiennent facilement des crédits bancaires. Aujourd’hui en France, on ne marque plus vraiment l’échec au fer rouge, ou en tout cas on fait moins l’amalgame entre échec et gestion frauduleuse. Cette évolution des mentalités a été capitale pour encourager l’initiative et doit se poursuivre. Il faut continuer à développer la pensée selon laquelle l’erreur est l’une des vertus de l’apprentissage.

Le véritable échec serait de ne pas entreprendre !

Entrepreneur, comment faire de votre banquier votre allié ?

Quand on se lance dans la création d’entreprise, il n’est pas toujours évident de trouver un vrai soutien dans la personne de son banquier. On a davantage l’impression d’être dans la position d’infériorité de celui qui demande quelque chose et qui n’a pas encore fait ses preuves. Alors comment prendre les bonnes habitudes dès le départ pour construire une relation de confiance dans laquelle vous pourrez compter sur lui comme un allié ? Voici 7 conseils pour faire de votre banquier votre allié et vivre une relation épanouissante avec votre conseiller clientèle.

Dans la mesure où une relation sereine et enrichissante peut être viable lorsque chacune des parties exprime ses désirs et prend en compte les désirs de l’autre, commençons par nous pencher sur les désirs profonds et les aspirations du conseiller de clientèle pro de votre banque.

Conseil N°1 – Soyez transparent//Le banquier aime la transparence (enfin, surtout la vôtre)

Il n’est a priori pas là pour vous mettre des bâtons dans les roues mais pour être votre partenaire. Vous pouvez en principe lui faire confiance, s’il vous a à la bonne, il sera capable de vous accompagner dans les bons comme dans les mauvais moments.

Avant tout, il aime en savoir le maximum sur vous et votre entreprise. Soyez autant que possible honnête et transparent avec lui. Vous devrez de toutes façons, lui fournir votre Business plan détaillé et votre bilan prévisionnel. Essayez de ne pas trop truquer les chiffres de votre marché, d’ailleurs vous le savez bien, il les connaît parfois mieux que vous… Chaque banque possède des fiches métiers qui leur indiquent les chiffres moyens et les tendances du marché. Il est très facile pour votre banquier de savoir si vous avez été un peu trop optimiste.

Conseil N°2 – Soyez un bon gestionnaire//Le banquier aime les bons gestionnaires

Pour lui, un bon client est avant tout un client qui sait gérer une entreprise. C’est quelqu’un qui sait soigner son fonds de roulement et sa trésorerie. C’est aussi quelqu’un qui ne réclame pas le remboursement des frais à tout va alors qu’il est tout le temps à découvert.

La plupart des cas de mauvaise gestion surviennent lorsque les charges sont trop élevées ou que les dirigeants se paient plus que l’entreprise ne peut se le permettre. De fait, l’accumulation des frais bancaires vient souvent d’une mauvaise gestion.

Pour le banquier, être un bon gestionnaire c’est faire passer l’intérêt de son entreprise avant le sien (et donc ne pas se verser un salaire qui met en fragilité la trésorerie de son entreprise).

Conseil N°3 – Soyez constant //Le banquier aime la régularité

Plutôt prévoyant et frileux par nature, il appréciera de vous voir régulièrement pour faire le point. Il aime aussi que vous soyez constant et prévisible, par exemple : versez-vous un petit salaire régulier plutôt qu’un gros de temps en temps. Il en sera grandement rassuré.

Conseil N°4 – Anticipez //Le banquier aime savoir ce qu’il va se passer

Comme beaucoup de gens, finalement, il déteste être mis devant le fait accompli. Si vous savez que vous allez faire face à un souci et être à découvert, prévenez-le en amont et expliquez-lui pourquoi. Dites-lui aussi quand et comment vous allez combler ce découvert.

En même temps, vous pouvez aussi anticiper en négociant dès le départ certaines choses comme les frais de dossier et votre taux de prêt par exemple.

Conseil N°5 – Admettez qu’il doive gagner sa vie//Le banquier est un prestataire de service comme un autre

Parfois, il suffit de le comprendre et de l’admettre pour se décrisper. Votre banquier n’est pas un philanthrope et il doit aussi faire gagner de l’argent à son entreprise, comme vous finalement. Il en gagne principalement de deux façons : avec les frais fixes de votre forfait de gestion et avec les frais variables de vos opérations hors forfait.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le crédit n’est pas vraiment une source de revenu pour la banque mais c’est plutôt une bonne source de fidélisation. L’idée, c’est d’accepter que ce soit donnant-donnant. Si vous êtes d’accord sur le principe qu’il gagne de l’argent avec vous, il sera d’accord pour que vous en gagniez avec lui.

Conseil N°6 – Soyez un humain sympathique//Le banquier aussi est un être humain

Comme vous, il a un petit cœur qui bat sous sa veste grise et il peut avoir ses bons et ses mauvais jours. Il aime bien les petites attentions pourvues qu’elles ne soient pas soumises à condition et apprécie d’avoir des rapports sympathiques avec ses clients, même et surtout lorsqu’il gère en moyenne 200 comptes pro comme le vôtre. En revanche, il déteste qu’on lui mette la pression et n’apprécie pas les situations tendues. Alors traitez le bien, vous aurez toujours intérêt à ce qu’il vous soutienne.

Conseil N°7 – Choisissez bien votre banque//Le banquier gère bien ce qu’il connaît bien

N’hésitez pas à choisir la même agence que d’autres entreprises de votre secteur car vous tomberez sur des personnes qui comprennent votre business.

De manière générale tournez-vous plutôt vers des banques spécialisées dans les comptes pro comme le CIC ou la banque populaire chez lesquelles vous aurez de meilleures conditions et des interlocuteurs habitués aux entrepreneurs.

Alors mon conseil, dès aujourd’hui : écrivez-lui un petit mot pour lui demander s’il a passé de bonnes vacances et pour lui faire part de vos projets pour la rentrée !

4 Raisons pour lesquelles votre entreprise devrait utiliser le référencement en 2022

Si vous n’avez jamais entendu parler de référencement il n’est jamais trop tard, mais il serait grand temps de s’y mettre. C’est non seulement la meilleure méthode pour générer de l’audience sur votre site sur le long terme, mais également un gage de qualité d’être classé parmi les meilleurs résultats sur un moteur de recherche.

Au final le référencement est une valeur sûre pour obtenir des utilisateurs qui sont probablement intéressés véritablement par le contenu que vous proposez. C’est pourquoi en 2022 il est indispensable de savoir maîtriser cette ressource et l’utiliser pleinement. Votre entreprise a tout intérêt à mettre toutes les chances de son côté, le référencement en fait partie et voici donc les 4 raisons pour lesquelles il ne faut pas l’ignorer !

Qu’est-ce que le référencement ?

Avant de s’attarder sur les différentes raisons, il est utile de faire un rappel pour cerner complètement ce qu’est le référencement. On parle en général de recherche organique pour tout ce qui s’apprête à l’affluence de visiteurs sur votre site web de façon naturelle. Or, le référencement est justement un pilier dans ce domaine à tel point qu’on peut parler également de référencement organique.

En effet, il y a en général deux moyens principaux pour générer une audience, quand bien même il y a divers vecteurs comme les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et bien plus. Tout d’abord si vous avez un budget conséquent vous pouvez utiliser celui-ci pour faire de la publicité ce qui amènera de nombreux visiteurs sur votre site web. Néanmoins, cette audience est en général  potentiellement moins efficace que celle provenant d’une recherche organique et pourra donc être moins convertie en éventuels clients.

Ainsi, le référencement organique vous aidera à vous rendre visible sur les moteurs de recherche et développer une stratégie de développement sur le long terme. De plus, il est évident que pour mener à bien votre projet d’entreprise il vous faudra une solution d’hébergement. Il existe notamment Hostinger qui est un hébergeur gratuit proposant également des solutions avancées qui sont payantes afin de répondre à tous vos besoins.

Apparaître sur les moteurs de recherche

C’est la raison la plus logique et celle qui était uniquement à la base de tout. Les moteurs de recherche pour trouver votre site ont besoin de l’indexer dans leur base de données, tout comme ce dernier doit être référencé afin que les utilisateurs puissent l’obtenir dans les résultats en fonction des mots-clés recherchés.

Par conséquent, en référencement votre site web vous allez faciliter sa visibilité sur les moteurs de recherche. C’est bien entendu toute une stratégie qui doit être réfléchie avec attention notamment au niveau des mots-clés à utiliser.

En effet, si votre entreprise est spécialisée dans la menuiserie vous allez apparaître dans des résultats qui ont du sens sur les moteurs de recherche et non pas dans des domaines complètement différents. Il faudra donc être capable de définir les mots-clés les plus utilisés dans votre secteur d’activité et à quel point ils sont utilisés (compétitifs) afin de déterminer si vous avez des chances d’atteindre les premiers résultats d’une recherche : ce qui est de toute évidence le but.

Faire des économies

Développer une stratégie avec la recherche organique est un projet sur le long terme. Les résultats ne se feront pas ressentir sur les premiers jours, mais plutôt sur les semaines et mois à venir. Il faut donc planifier cela en conséquence.

Votre audience sera drastiquement plus faible quand vous débuterez, puis va augmenter progressivement en fonction de votre référencement organique. En revanche, en utilisant du budget pour faire de la publicité vous allez avoir une affluence bien plus importante dès les premiers jours sauf que cela a un prix.

De plus, ces visiteurs auront tendance sur le long terme à moins être fidélisés que des individus venant via une recherche organique.

Ainsi, travailler sur le long terme demande de la patience, mais cela s’avère payant sur de nombreux points comme d’une part la santé financière de votre budget, mais aussi sur la qualité du profil type du visiteur que vous désirez cibler pour vendre vos produits par exemple.

Gagner en autorité

Sur les moteurs de recherche un site qui a de l’autorité, cela signifie qu’il est digne de confiance dans son domaine. De toute évidence en tant que professionnel quand vous avez une entreprise ayant une crédibilité élevée ne peut que renforcer votre business, car évidemment les clients se tournent en priorité vers les sociétés dignes de confiance.

Par conséquent, il est indispensable d’utiliser le référencement afin de gagner en visibilité sur les moteurs de recherche, mais aussi en autorité. Il est à noter que c’est un processus tout aussi long voire plus que la recherche organique.

Un site qui a de l’autorité est cité comme exemple régulièrement par ses pairs ou d’autres sites de confiance.

Obtenir une audience cible fidélisée et de qualité

Générer de l’audience avec la publicité est efficace spécialement pour une stratégie à court terme (par exemple pour accroître les ventes lors de la sortie d’un nouveau produit). En revanche, une entreprise cherche toujours à fidéliser des clients sur le long terme ceux qui vont venir acheter vos produits sans que vous ayez besoin de faire quoi que ce soit de plus car ils sont convaincus par votre marque.

Cette audience est très précieuse et elle est votre profil type. Bien que la publicité peut aider à cibler, cela n’est pas aussi efficace que la recherche organique qui concerne des utilisateurs qui viennent sur votre site non pas uniquement pour acheter un produit mais également parce qu’ils ont besoin d’aide, de vos connaissances dans votre domaine. Aider un utilisateur est le meilleur moyen de le fidéliser et éventuellement le convertir en client potentiel qui sera fidèle à votre marque.

Cela est difficilement réalisable avec la publicité là où la recherche organique (et donc le référencement) est un excellent outil pour avoir des clients fidèles. Ces derniers sont très précieux à sonder pour vos nouveaux produits ou tout autre projet que votre entreprise désire mettre en place.

Bilan

En 2022, il est impossible de se passer du référencement. En général en tant qu’entreprise vous devez avoir une vision à court terme, mais aussi à long terme de votre projet. Par conséquent, la recherche organique fait sens.

De plus, il prodigue trop d’avantages pour être ignoré en plus de vous aider potentiellement à faire des économies qui peuvent être utilisées autrement dans votre budget.

Burger King réussit son buzz du 1er avril avec le FlexiWhopper

Pour une énième fois Burger King avait décidé de faire le Buzz pour la journée des farces. Si certaines campagnes sont parfois ratées, celle-ci aura fait parler positivement de la marque et en aura fait sourire plus d’un même si, on se l’avouera, celle de l’année précédente avait déjà été coriace avec la remise des commandes dans… des sacs McDonald’s.

Le FlexiWhopper : le burger pour les végétariens pas végétariens

Pour le 1er avril, Burger King avait décidé de réconcilier les pro-viandes et les végétariens avec la sortie d’un nouveau burger : le FlexiWhopper. Son originalité ? Être un burger avec un steak de bœuf superposé sur un steak végétal… Certains vous diront qu’il pourrait y avoir une cible : les flexitariens, ceux qui veulent réduire leur consommation de viande avec un meilleur équilibre de la balance… mais, bien entendu, il s’agissait d’une blague pour le 1er avril dont on pouvait se douter grâce à certains indices.

© Burger King


Le lancement d’un faux produit…

Si la plupart ont compris immédiatement que c’était une blague, c’est d’abord par les différents slogans étaient présents sur les affiches tels que « Pour tous les végétariens qui mangent de la viande » ou encore « le FlexiWhopper, le premier burger pour les végétariens pas végétarien ». Sa date de commercialisation du 1er avril ne laissait pas trop de doutes sur la volonté de la marque de faire de l’humour avec ses 2 steaks superposés (même si certains y ont cru). A noter que même si on pourrait penser qu’il s’agissait juste de faire de l’humour, cette campagne soulignait une réelle stratégie de la marque : celle de proposer de plus en plus de produits sans viande. D’ailleurs la marque a même ouvert un restaurant 100 % végétarien à Madrid.

… pour l’annonce d’un vrai

Au delà de la blague, l’entreprise a préparé une annonce pour de véritables produits qui vont sortir. En effet, Burger King a profité de cette communication choc pour s’adresser aux végétariens en leur disant qu’à partir du mardi 5 qu’ils auront vraiment la possibilité d’avoir les célèbres Whopper, Steakhouse et Big King en mode veggie. Ainsi, sur Twitter, la marque a déclaré : « On pensait avoir eu l’idée du siècle avec le Flexi Whopper mais c’est ça la vraie idée du siècle : à partir du mardi 5 avril, vous aurez vraiment le choix ».

Une vague de réaction positive

Cette annonce qui a suivi, a ainsi provoqué une vague de réaction positive dans les commentaires où on pouvait lire « Alors là, c’est une TRÈS bonne idée », « S’il vous plaît, faites que ce soit en gamme permanente par contre » voire « Mais juste MERCI pour ça en fait ». Comme quoi une fausse information peut en amener une vraie. 

© Burger King

Vacances, congés, saisonnalité et business plan

L’été et le soleil arrivent bientôt. Les premiers pique-niques commencent à être organisés. Mais pour certains entrepreneurs et chefs d’entreprises, cela signifie aussi la diminution de l’activité. C’est le fameux phénomène du téléphone qui ne sonnera plus notamment à l’approche du 15 août. Pour d’autres, au contraire, l’activité commence (dans le secteur du tourisme par exemple). Mais alors, pour un créateur d’entreprise, comment anticiper cette saisonnalité et la retranscrire dans son business plan ? Pourquoi est-ce important de prendre en compte cette saisonnalité ?

Anticiper la saisonnalité dans son business plan est capital

La raison principale de cette anticipation est les flux de trésorerie qui déterminent votre capacité ou non à payer vos fournisseurs, les salaires et vos différentes dépenses. Il est capital de surveiller semaine après semaine le niveau de votre trésorerie. Ainsi, ne pas tenir compte de la saisonnalité dans votre business plan pourrait s’avérer préjudiciable par la suite. Exemple : vous êtes dans le secteur des cadeaux. 50% de votre chiffre d’affaires a lieu à Noël. Mais vous n’en tenez pas compte et lissez votre prévisionnel chaque mois. Dès lors, vous aurez trop de stocks en juin et n’aurez pas la trésorerie pour tenir jusqu’à noël. Votre banquier sera surpris d’observer un trou de trésorerie ou une diminution drastique de celle-ci car vous n’aurez pas anticipé cela dans votre business plan.

Ne pas anticiper la saisonnalité des ventes vous amènera à perdre des clients du fait de votre impossibilité à les livrer en temps et heure. Un exemple intéressant : vous tenez une boutique qui vend un peu de tout aux touristes. Si vous êtes capable d’anticiper la météo, (au moins d’une semaine à une autre) vous serez capable alors de réaliser des ventes supplémentaires de … parapluies.

Cela revient aussi à être pris de court en matière de recrutement. Si vous ouvrez un restaurant et observez dans votre étude de marché un pic au mois d’avril, il va vous falloir gérer ce pic dans les cuisines mais aussi au niveau des serveurs. Cela doit être anticipé dans le business plan avec des prises de décision raisonnées en termes de contrats de travail adaptés.

Prévoir dans son business plan la saisonnalité, c’est enfin permettre à vos différents partenaires et notamment vos fournisseurs de se préparer en interne. Il est indispensable de partager votre business plan avec eux afin de les aider à s’organiser. Ces derniers pourront aussi partager leur expertise sectorielle pour vous conforter dans vos prévisions.

Des outils et méthodes pour anticiper la saisonnalité

L’étude de marché doit vous permettre de détecter la saisonnalité des achats. Enquêtez sur les habitudes de consommation. Surveillez vos concurrents et observez comment se forme leur chiffre d’affaires. Questionner les fournisseurs permet également de connaître l’ampleur de la saisonnalité. C’est donc un passage obligé lors de votre étude de marché.

Pour les sociétés Internet (mais aussi pour les sociétés dites classiques), Google propose un excellent outil appelé Google Trends. Cet outil vous permet de savoir mois par mois si les recherches sur un mot clé sont plus ou moins importantes. En prenant en compte la saisonnalité des recherches vous serez à même de l’extrapoler sur votre chiffre d’affaires mais aussi mieux prévoir vos achats et stocks pour faire face à cette demande. Ainsi vous serez en mesure d’anticiper vos besoins de financement mois par mois. Par exemple, l’outil Google Trend permet de savoir qu’il y a 50% de moins de recherches en juin sur le terme « achat box » qu’en Décembre.

Il vous faut aussi prévoir les événements qui pourraient impacter votre chiffre d’affaires : coupe du monde, Année du Mexique en France, changement législatif, etc. Bref, anticiper dans votre business plan tout événement majeur avec lequel votre activité est corrélée. Ainsi, en 2006, les ventes de téléviseurs nouvelle génération ont augmenté de … 106% en Allemagne, sous l’effet de la coupe du monde.

Anticiper la saisonnalité et proposer des solutions

Avoir pré-devancé dans votre business plan des périodes creuses vous permet également de proposer des solutions pour occuper ces périodes. Vous tenez un restaurant et personne ne viendra en février et mars d’après votre étude de marché ? Peut-être devriez-vous réorganiser l’espace pour le louer à ce moment-là ou organiser des événements spéciaux ? Vous vendez des coffrets cadeaux mais 80% de l’activité a lieu à Noël ? Proposez des actions spécifiques Fête des mères, Fêtes des pères, saint valentin, etc. Cela permettra de lisser un peu plus votre activité.

Vous avez un pic d’activité mais uniquement au mois de juillet et août ? Comment gérer la thématique des recrutements ? Quels contrats proposez-vous à vos salariés ? Comment anticipez-vous les recrutements ? Recrutez-vous à temps partiel ? Des saisonniers ? Beaucoup de questions sont à se poser pour être sûr de ne pas se retrouver en position difficile.

Conclusion

La saisonnalité a une influence importante sur la gestion de nombreuses entreprises. Ne pas l’anticiper peut avoir des conséquences malheureuses sur le déroulement de votre activité. Tâchez donc de bien étudier les normes de votre secteur et anticiper les variations d’activité dans votre business plan. Ceci étant dit, la saisonnalité et ses périodes de rush ou de creux est aussi un excellent moyen de tester la solidité et l’implication de son équipe.

La responsabilité sociale des créateurs d’entreprise

En France, La responsabilité sociale des créateurs d’entreprise a été longtemps un mensonge. Que ce soit un mensonge adressé aux clients, pour inspirer leur sympathie – ou un mensonge adressé aux employés, pour susciter leur engagement. Sur ce sujet, comme sur bien d’autres, on ment car on n’ose dire la vérité : beaucoup trop d’entreprises ne s’intéressent à leur responsabilité sociale que quand leur irresponsabilité est devenue trop visible.

Une différence bien visible dans les livres

Cette absence d’intérêt est d’autant plus surprenante que la majorité des livres sur l’entrepreneuriat consacrent quelques pages à ce sujet. Ainsi, la majorité des livres écrits par des Américains sur la création d’entreprise comprend une partie « morale », à l’inverse des ouvrages écrits par des Français, qui sont souvent plus terre à terre. Un paradoxe apparent, dans la mesure où nous nous représentons souvent les entrepreneurs américains comme à la fois plus pragmatiques et plus mercantiles que nous.

Bien pire, un lecteur français pourrait être irrité de lire, dans un ouvrage sur l’entrepreneuriat, un sermon sur la responsabilité sociale de l’entrepreneur. Pourtant, les ouvrages de Guy Kawazaki, par exemple, sont régulièrement agrémentés de réflexions sur la nécessité d’être un « Mensch », de ne s’engager dans des aventures que si elles sont destinées à apporter quelque chose de nécessaire à l’humanité. Même les auteurs les moins suspects de philanthropie, comme Timothy Ferriss, l’auteur de « The 4-Hour WorkWeek », conclut son ouvrage par une exhortation à pratiquer le bénévolat social, caritatif et humanitaire.

Américains contre Français

Cette morale de l’entrepreneur peut avoir deux raisons : l’utilité ou les principes. Et elle peut avoir trois formes : simple affichage, mode opératoire au quotidien, ou fin dernière de l’entreprise. Ce qui nous donne six combinaisons. Les deux combinaisons qui semblent intéresser les auteurs américains sont : la moralité comme fin dernière pour l’entreprise, par utilité – et la moralité comme fin dernière de l’entreprise, par principe. Détaillons ces deux positions.

Guy Kawasaki, notamment, défend alternativement les deux positions. D’un côté, il soutient que l’entrepreneur ne doit s’engager qu’au nom de grands principes : redresser un tort, apporter un bénéfice réel à l’humanité ou sauvegarder quelque chose de précieux. Et il justifie cela en suggérant que la création d’entreprise est une chose si ardue que l’appât du gain ne peut être son seul moteur car, très rapidement, la lenteur et les ratés du projet ne manqueraient pas d’imposer à l’entrepreneur de lâcher l’affaire. En gros, pour tenir, il faut se raccrocher à un idéal. C’est une justification par l’utilité directe.

Kawasaki exhorte aussi l’entrepreneur à être un « Mensch », c’est-à-dire un être de principe, notamment en contribuant à rendre à la communauté ce qu’elle apporte, de manière diffuse, à l’entrepreneur. Il faut intervenir dans des écoles, donner de son temps gracieusement à l’écosystème. Là encore, c’est une justification par l’utilité. Mais cette utilité est plus indirecte : l’entrepreneur, en étant un membre bénéfique de la communauté, doit donner – il ne sait pas ce qu’il reçoit, mais il sait qu’il reçoit quelque chose en retour.

Contre la culture des résultats, la culture des principes

Enfin, il existe une troisième forme de justification de cette responsabilité, qui relève d’une forme très indirecte d’utilité : dans la journée de l’entrepreneur, beaucoup de choses peuvent échapper à son contrôle. Or, si les résultats de nos actions nous échappent souvent, car ils sont des coproductions de nos choix et de l’environnement dans lequel ils prennent place, nos principes nous échappent peu : ils sont leurs propres fins, ils ne dépendent pas de leurs résultats. En ce sens, agir en fonction de principes, c’est l’assurance d’avoir, chaque jour, au moins quelques actes qui n’échappent pas à notre contrôle.

En un sens, agir par principe revient toujours à agir par utilité – car les principes nous sont utiles pour renforcer notre confiance en nous-mêmes, et garder à l’esprit l’immense privilège de l’entrepreneur, de pouvoir imposer ses règles et ses principes au monde. Ou de mourir en essayant de le faire.

Cette question de la responsabilité sociale de l’entreprise doit s’imposer au créateur d’entreprise : les startups sont certes des structures temporaires. Mais, bien souvent, les premières décisions prises à la création de l’entreprise vont dessiner la culture qui l’animera longtemps – y compris quand elle quittera cette première phase exploratoire pour industrialiser ses manières de procéder.

Créateurs d’entreprise, pensez à votre responsabilité sociale. Cela vous aidera à tenir quand les temps seront durs. Cela nourrira l’écosystème dont votre existence dépend et cela vous apportera chaque jour ce sentiment d’accomplissement nécessaire à toute vie heureuse.

Comment bien négocier son salaire ?

Quand on pense en termes de salaire, on se demande souvent : Combien est-ce que je vaux ? Cette question est délicate mais devient inévitable quand il vous faut vous préparer à bien négocier le salaire. Elle revient à estimer sa valeur pour l’entreprise mais pas seulement.

Sur quelles bases négocier votre salaire ?

Sachez qu’à la fin d’une bonne négociation, les deux parties doivent avoir le sentiment qu’elles sont gagnantes toutes les deux. Ne soyez pas focus sur votre salaire fixe, bien qu’il soit un élément déterminant. Sachez apprécier l’ensemble du package de la rémunération pour évaluer le potentiel de cette nouvelle opportunité car il est parfois plus avantageux d’avoir un treizième mois, des tickets-restaurants, des chèques vacances, de réelles RTT… que d’avoir un fixe élevé. Certes, votre part fixe se doit d’être motivante mais s’apprécie par rapport aux autres rémunérations du marché mais elle doit être à la hauteur de vos espérances personnelles pour ne pas générer de frustrations par la suite.

La part variable n’est pas obligatoire et doit donc être abordée comme un levier de négociation complémentaire. Vous pouvez tenter de négocier un « variable garantie » qui vous sécurisera en cas de non-atteinte des objectifs. Le « Welcome Bonus » a longtemps été utilisé pour les grands patrons. Ce type de rémunération est aujourd’hui employé pour attirer les hauts potentiels dans les entreprises. C’est un plus, souvent gardé comme dernier levier par les recruteurs.

D’autres éléments à négocier ?

D’abord, vous pouvez négocier l’absence de renouvellement de votre période d’essai pour limiter les risques de changement de société car ce n’est pas parce qu’on vous « débauche » que vous êtes en sécurité dans votre nouvel emploi. Rien n’empêche celui qui vous attirez de mettre fin à votre relation à tout moment et que vous vous retrouviez dans une situation pire que celle antérieure.

Comment réussir la négociation en entretien ?

Réfléchissez à votre objectif avant de vous lancer dans une négociation. Ayez donc à l’esprit ce que vous désirez. Identifiez les ressources dont vous disposez pour parvenir à cet objectif : expérience, qualification, spécialisation, référence…

Ensuite, faites preuve d’empathie pour imposer vos volontés sans créer de situation où le recruteur pourrait se braquer et refuser la négociation.

Enfin, laisser le lead de l’entretien au recruteur. Il abordera naturellement la question du salaire tôt ou tard dans la négociation. L’inverse vous mettrait dans une position d’attente et non de donnant donnant. S’il vous pose la question, il est toujours plus intéressant de lui demander de vous faire une proposition qui sera donc votre base de négociation.

Ce qu’il ne faut pas faire !

Mentir sur votre salaire précédent représente une terrible erreur : tout se sait ! Le dernier bulletin de salaire peut être demandé par le recruteur d’ailleurs. De plus, évitez de chercher à négocier encore votre salaire le jour de la signature de votre contrat. Ce nouveau changement pourrait agacer le recruteur et rompre la relation de confiance.

La négociation de salaire demande du tact et de la diplomatie. Sachez prendre en compte la nature du projet proposé et notamment les projets entrepreneuriaux. Les salaires à l’entrée peuvent ne pas être à la hauteur des grandes entreprises, mais les perspectives d’évolution sont parfois plus intéressantes.

Faire une prospection téléphonique réussie

La prospection téléphonique est un exercice que la plupart des commerciaux détestent, surtout qui est, dans l’inconscient collectif, l’apanage des opérateurs téléphoniques. Pour être efficace, vous pouvez procéder différemment et suivre les astuces suivantes.

Une question de préparation mentale

La prospection téléphonique dépend avant tout de votre enthousiasme. D’abord parce qu’elle atteint votre moral. Subir des refus ou ne pas arriver à joindre la personne pendant un certain laps de temps peut vite vous donner le bourdon. Avant de commencer votre prospection téléphonique, vous devez donc vous conditionner mentalement. Pour cela, vous devez commencer par vous fixer des objectifs. Si la plupart des commerciaux pensent en termes d’acquisition client, il vaut mieux simplement se fixer un nombre de numéros à appeler car vous aurez l’impression d’avancer quel que soit le résultat. Ensuite et peut-être surtout, vous devez vous conditionner mentalement à dégager le plus de bonheur possible car votre humeur se ressent dans votre voix alors autant positiver un maximum possible avant de vous lancer.

Une préparation optimale de votre fichier

Comme il s’agit d’une tâche pas forcément très agréable, autant vous y préparer avec méthode. Votre fichier ou votre CRM doit être optimisé pour vous permettre d’avoir facilement accès à l’information. Si vous passez dix minutes entre chaque coup de fil à retrouver les informations sur l’historique, vous allez non seulement perdre du temps mais également votre motivation, peu importe que ce soit des demandes entrantes d’informations sur votre produit ou service ou de la prospection directe.

Passer du temps entre chaque client à remplir les données collectées ou en amont à préparer votre fichier n’est pas une perte de temps. De la même manière, la constitution de votre fichier doit être la plus qualitative possible afin d’avoir un maximum d’informations avant vos appels. Plus votre base de données sera complète, plus vous serez efficace alors autant bien la préparer en amont. N’hésitez pas à consulter quelques secondes avant votre appel les différentes données et surtout à vous demander comment se prononce le nom de votre interlocuteur pour bien débuter votre conversation.

Avoir un équipement et un horaire adapté

Cela peut sembler évident mais vous devez absolument avoir du bon matériel. On pensera notamment à un casque si vous avez de nombreux appels à passer ou au moins posséder un téléphone qui permette de composer les numéros facilement. De plus, choisissez un endroit calme dans lequel vous vous sentez bien.
De multiples difficultés vont très fortement vous peser alors autant ne pas vous en rajouter. En ce sens, vous devez bien cerner les heures d’appels qui sont les plus propices à votre démarchage. Si vous cherchez à joindre des chefs d’entreprise ou des top managers, vous aurez tendance par exemple à privilégier le matin à partir de 7h30 ou le soir après 18h30. Ces horaires dépendent bien sûr de votre typologie de clients car les créneaux ne seront pas les mêmes suivant que vous vous adressez par exemple à un professionnel ou à un particulier.

Une préparation de votre discours

Bien entendu, vous devez peaufiner votre discours et votre méthode pour aborder votre client. Il ne s’agit pas d’hésiter sur ce que vous allez dire ou de chercher vos mots. La première étape consiste donc à écrire ce que vous allez dire et à vous entraîner à le répéter d’une manière joviale. Votre ton influe plus que fortement sur l’écoute que va vous accorder votre interlocuteur et sur sa propre façon de répondre et ceci dès la première phrase. Il reste conseillé de monter le ton par exemple si vous leur dites : « est-ce que vous avez quelques minutes à m’accorder ? » en fin de phrase. Une intonation positive engendre généralement une réponse positive. Vous devez également avoir un discours qui suscite la curiosité rapidement. Vous n’aurez pas plus d’une minute, voire moins, pour convaincre un interlocuteur de ne pas raccrocher.

Franchir les éventuels barrages

Vous n’obtiendrez pas forcément votre interlocuteur directement et vous pouvez vous retrouver face à une personne qui fera barrage. Le premier réflexe est d’adopter un ton assuré avec un maximum de sourire. Plus vous êtes direct, plus vous faites preuve de confiance en vous et de ténacité, plus vous avez de chances de les franchir. Par exemple, dites votre prénom et nom en disant de vous passer la personne et si on ne veut pas vous la passer n’hésitez pas à dire « J’ai besoin de lui parler personnellement vous pouvez me le passez, s’il vous plaît ? Merci ! ». En cas de refus, donnez vos coordonnées et demandez qu’on vous rappelle car vous pourriez susciter la curiosité de votre prospect.

Le déroulement de la prospection

La plupart des commerciaux pensent qu’il s’agit forcément de vendre leur prestation mais, en réalité, sauf dans le cas de produits peu chers, la prospection téléphonique ne reste que l’occasion de … prendre un rendez-vous. Il est ainsi souvent inutile de déballer votre argumentaire commercial mais seulement de susciter la curiosité et de savoir répondre aux objections. Vous devez donc être relativement succinct dans votre appel afin de montrer que vous ne voulez pas faire perdre du temps à votre interlocuteur ni à vous-même.

Des phrases courtes comme « Bonjour Monsieur Dupont, Jacques Pierre de nom de l’entreprise, nous sommes une entreprise spécialisée dans … et je souhaiterais vous rencontrer, préférez-vous le lundi 10 ou mardi 11 ». Votre interlocuteur cherchera probablement à en savoir plus et vous devrez répondre avec concision en évoquant ce que votre produit pourrait lui apporter avec des phrases du type. « C’est précisément l’objet de mon appel, nous avons développé une offre/service qui permet de… Vous seriez plutôt disponible en matinée ou dans l’après-midi ? ». Dans l’idéal vous devez donc appréhender votre bénéfice-client.Si certains croient qu’il faut convaincre au téléphone, en réalité comme nous l’avons évoqué précédemment, votre appel doit être le plus court possible et ne doit que rarement dépasser une minute : vous n’êtes pas là pour argumenter. Bien entendu, si vous êtes recommandé, dites-le d’emblée.

Savoir traiter les objections

Toutes les objections doivent avoir au préalable une réponse. Il n’existe finalement pas autant d’objections qu’on pourrait le penser et les principales restent : « j’ai déjà un fournisseur » et « je n’ai pas le temps ». Avoir les bonnes réponses telles que « c’est bien pour cela que je vous appelle afin que vous puissiez comparer notre offre » ou encore « c’est pour cela que je vous appelle afin de fixer un rendez-vous à un moment où vous aurez du temps »

L’accessibilité numérique ? C’est très intéressant mais nous ne sommes pas concernés !

Combien de fois cette réponse a-t-elle été faite au cours d’une prospection ? Il est temps de clarifier tout ceci ! L’accessibilité numérique ne concerne pas que les infrastructures et la mise à disposition d’une connexion internet, elle concerne toutes les difficultés qui peuvent être rencontrées à se rendre sur site internet et à pouvoir l’utiliser.

Qu’est-ce que l’accessibilité numérique ?

D’après la définition donnée par Tim Berners-Lee, l’inventeur du web, c’est le fait de rendre accessible un site web à tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. Il s’agit de donner accès à l’ensemble de la population à internet. 

Accessibilité et handicap

Bien sûr les personnes handicapées sont les premières concernées par l’accessibilité. La France compte environ 2 millions de personnes handicapées, il serait donc bon de ne pas les négliger. En effet, le web leur permet d’accéder facilement à des informations sans avoir à se déplacer….Mais encore faut-il que le site web leur soit accessible !

Le handicap peut également être temporaire. Imaginez que vous vous cassiez un bras et que vous ne pouviez plus utiliser la souris. Vous serez sans doute ravi de trouver des sites web accessibles qui vous permettront de naviguer dans leur contenu uniquement avec la touche tabulation et les flèches de direction ! Il s’agit donc de prendre en compte tous les types de handicaps. Même si certains sont parfois peu compatibles avec l’utilisation du web.

Accessibilité et personnes âgées

Il ne faut pas oublier non plus les personnes âgées, souffrant de troubles du vieillissement qui s’assimilent à un handicap (baisse de la vision, tremblements…). Elles sont environ 950 000 en France et utilisent de plus en plus Internet. Un site web non accessible risque de les décourager et de leur faire visiter un site concurrent. Ainsi, toute une clientèle qui risque d’être perdue, juste parce que le développeur n’a pas respecté quelques règles simples… Comme par exemple d’utiliser une bonne taille de caractères ou d’avoir fait que son utilisation soit simple et compréhensible au premier regard. Il faut dans ce cas, qu’elle soit le plus intuitive possible pour le public ciblé. 

Accessibilité et technologie mobile

Nombre d’entre vous sont équipés de tablettes, Smartphones. Ils sont devenus incontournables et sont un moyen de consultation du web de plus en plus utilisé. Combien de fois avez-vous consulté un site qui ne s’affichait pas correctement sur votre mobile ? Ou qui ne fonctionnait pas du tout ? Très énervant, non ? Ceci est d’autant plus vrai depuis quelques années où le trafic mobile est en train de dépasser le trafic via un ordinateur fixe ou portable et se fait de plus en plus via un smartphone ou une tablette. 

Vous voyez bien : l’accessibilité numérique concerne tout le monde, même vous ! Alors faites en sorte que votre site web soit accessible, vous serez gagnant !

Le harcèlement moral dans le milieu professionnel : la peur au ventre

Alors que certains salariés ont repris le travail depuis la fin des confinements, le cœur léger voire avec quand même un peu de nostalgie due à la fin des vacances, pour d’autres, la reprise est synonyme de souffrance et c’est la peur au ventre qu’ils prennent le chemin du bureau. Si les risques psychosociaux revêtent de nombreux visages (stress au travail, violence, mal-être, burn-out, harcèlement sexuel) il y a une souffrance qui fait particulièrement des ravages en silence : le harcèlement moral dans le milieu professionnel.

Une vraie problématique

Des études françaises indiquent que 9 à 10% des salariés ont déjà subi des situations de harcèlement moral sur leur lieu de travail avec une durée moyenne de harcèlement d’un peu plus de 3 ans. Il faut noter de grandes différences entre les secteurs d’activités. Dans le privé, le harcèlement moral est violent mais dure moins longtemps car le salarié finit souvent par démissionner. Dans le secteur public, de par la sécurité de l’emploi, le mode d’organisation très hiérarchique et l’inertie du système, le harceleur peut sévir pendant très longtemps (parfois plus de 10 ans) de manière très pernicieuse. Les victimes, ne pouvant changer de poste ou démissionner, vivent au quotidien dans une grande solitude avec à terme, des conséquences dramatiques sur leur santé mais aussi sur leur personnalité.

Une violence invisible et répétitive

Selon la psychanalyste, Marie- France HIRIGOYEN, la référence Française dans ce domaine et l’auteur de plusieurs livres sur cette thématique, le harcèlement moral au travail se définit « comme une conduite abusive (geste, parole, comportement, attitude…) qui porte atteinte, par sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne, mettant en péril son emploi ou dégradant le climat de travail »

C’est donc une violence invisible et sourde qui se caractérise par des attaques régulières faites par petites touches qui ont pour intention la domination, l’isolement et l’anéantissement de l’autre. Chacune des attaques prise séparément n’est pas très significative, elle est même parfois tellement perverse et sophistiquée qu’il est difficile de la repérer mais c’est surtout le caractère répétitif qui en fait une arme de destruction redoutable. Elle engendre un sentiment d’insécurité, d’incompréhension et de perte de confiance en soi qui grandit un peu plus à chaque attaque, laissant la victime dans la stupeur et dans l’impossibilité de réagir.

Ses différentes formes : directe ou subtile

Selon le milieu socioculturel et le secteur d’activité, on constate différentes formes de harcèlement moral. Des plus directes, visibles dans les secteurs de production (injures, intimidations, propos sexistes, racistes, ridiculisation en public, moqueries sur une particularité physique…) à des mécanismes plus subtils lorsque le niveau hiérarchique est plus élevé (atteinte à la réputation, rétention d’informations, calomnies, refus de communication, ordinateur bloqué, rumeurs malveillantes …).

Le harcèlement moral qu’il soit intentionnel ou non vise la négation de l’autre, une atteinte identitaire professionnelle par l’attaque des valeurs fondamentales de l’autre, il est le fait souvent de pervers narcissiques. Il isole la victime et la prive de tout soutien social. Seule, démunie et dans l’incompréhension totale, la personne ne peut réagir face aux attaques répétées et sombre dans de grandes souffrances émotionnelles.

Le terreau du harcèlement moral

Bien que les conditions de travail se soient largement améliorées ces dernières années pour l’ensemble, l’entreprise est une organisation et un système social, régie par des lois techniques, organisationnelles, financières et humaines dont tous les éléments sont interdépendants et solidaires. Si les hommes doivent en permanence travailler ensemble et coopérer, le harcèlement moral commence souvent par le refus d’une différence (social, vestimentaire, diplôme ou d’écoles fréquentées, couleur de peau, âge, religion, esprit critique…) peu importe cette différence, elle fait peur, elle interpelle, elle agace.

Dans une société qui revendique l’interchangeabilité et le culte de la productivité, les salariés font tout pour effacer les différences qu’ils n’acceptent pas et le harcèlement moral leur permet de retrouver un semblant d’égalité subjective. De plus, en entreprise comme dans la vie extérieure, il y a des sentiments irrationnels qui entrent en ligne de compte, des jeux de pouvoir et de contre- pouvoir qui impliquent des comportements de jalousie, d’envie et de rivalité. En tant que sentiments inavouables, on ne les exprime pas clairement et de ce fait, ils rendent les individus particulièrement destructeurs entre eux, qu’il s’agisse de relation professionnelle ascendante, de même niveau ou descendante.

Une organisation à changer pour l’éviter

L’organisation même du travail peut favoriser les comportements violents. En effet, il faut être réaliste, encore aujourd’hui, certaines pratiques managériales visent à désorganiser le lien social, à monter les services les uns contre les autres ou à humilier les personnes (management par le stress et par la peur), d’autres pratiques ont pour conséquences d’exclure les salariés dont l’âge, l’état de santé ou le niveau de formation ne correspondent plus aux besoins de l’entreprise. Bien que ces pratiques ne soient pas exprimées clairement par la direction, elles poussent de manière insidieuse les managers à utiliser ce type de comportement que l’entreprise ne couvrira pas forcément si un scandale doit éclater. Pour autant, il ne s’agit pas de déresponsabiliser l’attitude des managers qui se disent victimes du système, car ils sont à même en tant qu’adultes de refuser d’utiliser ces pratiques « d’abattage ».

Les managers, leur responsabilité ?

Les managers ont la responsabilité de gérer les conflits avant qu’ils ne dégénèrent en harcèlement, de stopper les premiers agissements hostiles, d’influencer le climat de travail en privilégiant le sentiment de justice, en pratiquant un style managérial centré sur la considération, en consultant leurs équipes et en les respectant. Encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes formés à reconnaître ces comportements et à les gérer de manière humaine et adéquate.

Dans le même esprit, les ressources humaines doivent porter attention à la qualité des relations et à la gestion précoce des conflits afin qu’ils ne se transforment pas en harcèlement moral. En cas d’alerte, ne pas faire la politique de l’autruche et faire appel à un tiers extérieur afin d’écouter les parties en présence et les aider à trouver des solutions.

Cette prise en charge précoce permet cette reconnaissance des parties nécessaire à la résolution du conflit. De l’autre côté, en cas de doute une enquête avec un cabinet extérieur doit être menée afin de comprendre tous les rouages et définir avec certitude qui est harcelé et qui est harceleur. Il y a parfois des surprises, comme ce salarié d’une entreprise de services qui se disait harcelé par son manager alors qu’en fait après enquête c’était lui le harceleur qui tyrannisait son manager. Attention donc aux conclusions hâtives et à l’emballement collectif.

Ce que dit le droit

La Loi a permis ces dernières années, aux victimes une reconnaissance de leur souffrance et oblige, par la même occasion, les entreprises à prendre leurs responsabilités dans le cadre de leur obligation quant à la sécurité et à la santé des salariés. Mettre en place des plans de prévention des agissements hostiles et des cellules de médiation pour éviter ou gérer ces situations qui impactent fortement l’ensemble des salariés d’une entreprise.

L’article 222-33-2 du Code pénal Français dit : « le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Si, dans la loi de 2002, le salarié devait seulement présenter les faits laissant supposer des preuves de harcèlement, en 2003, le législateur est revenu sur ce mécanisme en demandant à la victime d’établir des faits qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement. C’est une évolution juridique favorable aux victimes, même si le problème réside souvent au niveau des agressions subtiles ou le recueil des faits est particulièrement difficile. La lenteur des procédures et le risque de victimisation si le système s’emballe entraînent pour les victimes, la mise au placard ou des arrêts maladie pour longue durée. Il est très rare que les victimes reviennent dans l’entreprise où a eu lieu le harcèlement.

La lumière au bout du tunnel

Pour les victimes de harcèlement moral, les conséquences sont désastreuses tant sur le plan physique, psychologique ou social : stress, anxiété, troubles psychosomatiques, dépression, risque suicidaire, stress post traumatique, désillusion (perte de tout espoir), réactivation des blessures passées, perte de sens, peur des autres.

2 axes de reconstructions peuvent s’enclencher : d’abord un travail personnel afin d’inciter au respect, mettre des mots sur les évènements vécus, leur résonance profonde et rechercher un soutien psychologique avec un thérapeute pour se protéger au travail, alerter les RH et les syndicats, puis commencer à décider le changement. Ensuite, vient la nécessité ou non de rechercher dans la justice, la reconnaissance de cette violence afin de pouvoir réapprendre à faire confiance de nouveau.