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Comment développer la confiance en soi

La confiance en soi est liée à la maîtrise des situations qu’elles soient financières, stratégiques, relationnelles. En tant que chef d’entreprise, vos salariés vous percevront souvent comme le pilier sur lequel ils pourront s’appuyer et qui les sauvera dans les périodes de doute. Pourtant, vous aussi connaissez des moments où vous douterez. Les questions seront diverses et variées : ai-je choisi le bon fournisseur ? Comment résoudre telle ou telle situation ? Ma stratégie est-elle la bonne ? Voici donc quelques astuces pour développer votre confiance en vous.

La connaissance du produit ou du service

Cela peut sembler banal mais il s’agit pourtant d’un point essentiel. Plus vous connaîtrez votre produit ou votre service ainsi que celui de vos concurrents, plus vous aurez confiance dans ce que vous affirmerez. A contrario, une mauvaise connaissance de son produit ou de celui de ses concurrents peut vous mettre dans une situation plus délicate. Essayez de maîtriser le maximum de caractéristiques de votre produit. Cela vous évitera de passer par des déclarations plus globales du type « Notre produit est différent ». En montrant que vous appréhendez précisément ce que vous vendez et en sachant répondre aux questions que l’on vous posera, vous serez plus facilement dans une zone de confort qui facilitera l’expression de la confiance en soi. Il vous faut réfléchir en amont aux questions qui peuvent vous être posées afin de préparer les réponses et les arguments.

Votre apparence

Votre propre apparence conditionne souvent ce que vous pensez de vous. Être chef d’entreprise ne signifie pas pour autant consacrer que vous devez vous négligez et passez toute votre vie à votre travail.

Prenez le temps de prendre soin de vous et notamment de repasser vos chemises (et non de prendre celle qui a l’air la moins froissée). Même si vous n’êtes pas un créateur de mode, essayez d’adopter un look vestimentaire propre. Les codes vestimentaires aujourd’hui permettent de nombreuses fantaisies et d’entorses au costume cravate ou tailleur classiques. Les entrepreneurs sont nombreux à avoir adopté le style jean et veste de costume.

Le regard

Le regard des autres est souvent un obstacle que l’on peut avoir du mal à affronter, principalement à cause de la timidité. L’éviter totalement peut refléter l’on se sent inférieur aux autres. N’hésitez pas à regarder votre ou vos interlocuteurs dans les yeux (sans toutefois trop insister au risque de vous faire passer pour un psychopathe), vous vous sentirez moins gêné par le fait qu’ils vous observent. Vous pouvez utiliser la technique de regarder le front des personnes qui vous permet de contourner la difficulté.

L’élocution, la démarche et la clarté de compréhension orale.

Voici d’autres facteurs de stress très courants. Souvent, ils sont associés. Certaines personnes sont tellement laminées par le stress qu’elles ont tendances à parler trop vite. N’oubliez pas que le stress doit être un moteur, mais que vous ne devez pas montrer à vos clients ou partenaires professionnels que vous êtes angoissé. Pour vous aider à avoir une meilleure élocution, vous pouvez pratiquer des exercices de prononciation et d’articulation. Bannissez également tous les tics de langage tels que « heu ». Évitez aussi les blancs ou les absences de synonyme. Au besoin, enregistrez-vous et essayez de corriger vos interventions.

Le leasing, une pratique appréciée par les entreprises

Le leasing est une formule très à la mode et les particuliers ainsi que les professionnels ont de plus en plus recours à cette technique pour acquérir un véhicule. Le leasing est avant tout un contrat de location de voiture entre un loueur et un particulier ou un professionnel. Sa durée est souvent comprise entre 1 et 5 ans et on distingue deux types de leasings : la LOA (location avec option d’achat) et la LLD (location de longue durée).

Marché du leasing en France et évolutions

Les formules de leasing ont la côte et ont été mises en œuvre pour 47 % des financements d’achat de voitures neuves en 2021 par les ménages. Il s’agit d’une réelle nouvelle habitude de consommation puisque sa part n’a fait qu’augmenter avec 21 % en 2015, 32 % en 2017 et 39 % en 2019. Cette modalité de financement n’est pourtant pas encore arrivée à maturité pour les particuliers puisque ce type de financement a été utilisé dans 82 % des cas par les entreprises en 2021. Une formule par abonnement qui plaît donc aujourd’hui davantage que celle de l’achat immédiat ou par crédit. Il faut dire que pour une même somme mensuelle, les véhicules sont en général plus haut de gamme ou mieux équipés.

Pourquoi le leasing automobile est-il apprécié ?

Cette solution s’avère intéressante notamment si vous ne souhaitez pas payer d’un coup un ou plusieurs véhicules car vous ne disposez pas, par exemple, d’une trésorerie suffisante ou parce que vous pouvez souhaiter investir ailleurs. Il s’agit d’une location que vous payez mensuellement et vous n’avez donc pas à en payer la totalité. Cela évite de passer par un crédit auto à long terme et son avantage reste de pouvoir utiliser un véhicule sans toutefois l’acquérir immédiatement. Cette solution est aussi appréciée car elle permet de changer de voiture (en général tous les deux ans) sans avoir à s’occuper de revendre l’ancienne puisque c’est la société de leasing qui s’en charge.

A noter qu’il existe deux petites contraintes. La première réside dans le fait de respecter le nombre de kilomètres prévus dans le contrat. A défaut, vous devrez payer des indemnités kilométriques. La seconde est celle d’un dépôt de garantie notamment en cas de dégâts sur le véhicule.

LDD ou LOA ?

La LDD est de son côté aussi appréciée car l’entretien et les réparations du véhicule en cas de panne ou encore l’assistance sont très souvent incluses dans le contrat de location, ce qui évite d’avoir des surprises puisque vous connaissez le coût à l’avance. Dans le cas de la LOA, à l’inverse, ses frais ne sont pas pris en charge même si parfois cette option est possible en contrepartie d’une augmentation  des loyers. L’avantage de la LOA réside dans le fait que vous puissiez racheter le véhicule en fin de contrat et le prix sera diminué le plus souvent du montant des loyers mensuels qui ont été versés. Il arrive même parfois que certains réalisent une plus-value en la revendant même si l’option d’achat n’est pas obligatoire.

Comment choisir sa voiture en leasing

En LOA, vous avez habituellement le choix entre de nombreux véhicules et c’est bien souvent pour cette raison que cette solution est si appréciée. Vous pouvez disposer immédiatement du véhicule désiré et si le modèle vous plait toujours, vous aurez la possibilité de lever l’option d’achat. Généralement tous les styles de voiture sont proposés que l’on parle de SUV, monospace, berline, utilitaire, sportive, … Les sociétés de leasing proposent de très nombreuses marques et modèles.

Le choix de la voiture repose davantage en principe sur l’usage que vous comptez en faire et le niveau de confort désiré. Vous devez prendre en compte, par exemple, le métier de son utilisateur notamment au cas où il sera amené à régulièrement remplir le coffre de marchandises par exemple dans les activités évènementielles. Aussi, plus le nombre de kilomètres qui seront effectués est important, plus la nécessité de prendre des voitures confortables se fera sentir. Le choix peut aussi se faire pour des raisons hiérarchiques, certains n’hésitant pas à fournir des modèles plus haut de gamme aux responsables.

Des marques comme Autodiscount proposent ainsi un large éventail de véhicules neufs et d’occasions récentes. L’avantage de ce type de solution réside dans le fait qu’Autodiscount négocie des prix auprès des concessionnaires automobiles afin de bénéficier de réductions importantes. Autodiscount  propose  de nombreuses marques de voitures comme Citroën, Dacia, Peugeot, Renault, Abarth, Alfa Roméo, Audi, Cupra, DS, Fiat, Ford, Hyundai, Jaguar, Jeep, Kia, Land Rover, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Opel, Seat, Skoda, Smart, Suzuki, Toyota, Volkswagen, Volvo.

Un entrepreneur doit-il avoir une éthique ?

L’éthique n’est pas un mot à la mode dont se targue un entrepreneur. L’éthique, elle permet de ne jamais s’embourber dans des mensonges ou des faux-semblants, qui on le sait, remontent un jour ou l’autre à la surface. C’est une conduite de sa propre vie et de celle de son entreprise qui se répercute sur les collaborateurs ?

Avec la mondialisation, le transfert des technologies et le phénomène concurrentiel, il devient plus difficile pour les TPE/PME d’occuper une position avantageuse. D’autant plus que les perturbations économiques forcent les entreprises à revoir leurs exigences et à se poser des questions sur l’éthique dans l’entreprise.

L’éthique dans une entreprise, une vue utopique ?

On pourrait définir simplement l’éthique comme un « ensemble de règles que l’on se donne soi-même en plus de la loi ». L’éthique est propre à chaque entreprise. Une certaine exigence émerge selon les valeurs que nous voulons transmettre et selon les principes que nous souhaitons suivre. Selon l’adage, un comportement éthique revient à dire : « traite les autres comme tu veux être traité ». Adopter une conduite morale permet d’être en phase avec soi ainsi que ses collaborateurs.

L’éthique, une valeur morale indispensable

L’éthique met l’entreprise en position d’être un acteur moral dans la société. Cette forme d’honnêteté contribue à la fidélité du client, ce qui est d’autant plus important aujourd’hui lorsque l’on sait que les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la qualité des produits/services en désirant plus de transparence, plus d’humanisme.

Comment instaurer l’éthique dans son entreprise ?

Pour que l’éthique d’une entreprise soit efficace, il faut adapter les contraintes selon son activité, le marché dans lequel on se situe et les valeurs que l’on veut donner. Sans cela, elle est contre-productive. Dans un second temps, mettre en place une éthique revient à responsabiliser les acteurs et leur donner une certaine attitude à avoir (qui repose sur la confiance), les gérer et les sanctionner si leurs agissements sont allés au-delà des convictions de l’entreprise.

L’éthique : contraintes ou opportunités ?

Se créer un comportement exemplaire peut paraître parfois contraignant. Dans certains milieux où la corruption existe, l’éthique n’a donc pas sa place et en établir une peut avoir pour conséquence de perdre des parts de marché. Cela peut aussi apporter bien au contraire, une nouvelle clientèle qui se rapproche plus des valeurs de votre entreprise. La moralité crée un certain nombre de contraintes que nous devons respecter. Une entreprise qui ne conçoit pas de responsabilité personnelle ne se crée aucune valeur et ne peut donc assurer sa pérennité. Avoir un comportement éthique oblige à voir l’avenir de l’entreprise sur le long terme, ce qui constitue une source d’opportunités. Elle permet d’avoir plus de convictions sur les produits qu’elle vend, mais surtout de créer et de rependre la confiance dans son micro/macro environnement.

Le comportement moral s’avère un atout que chaque entreprise se doit de développer. En effet, sans cette confiance, elle ne peut absolument pas créer de richesses ni même organiser et diriger une entreprise. L’éthique améliore l’honnêteté, la confiance et permet d’ouvrir l’entreprise vers l’extérieur. Cela sert à donner des repères de comportement, des lignes de conduite de management, de prendre des décisions cohérentes, comprises et partagées par les collaborateurs.

Attention ! Ne pas confondre éthique avec stratégie marketing

Utiliser l’éthique comme un outil stratégique de marketing fait perdre tous les sens du mot. Planifier des moyens commerciaux, établir sa politique de produit (prix, distribution) uniquement dans le but de donner une bonne image de l’entreprise vous dirige tout droit dans le mur. Les actions doivent suivre la politique de sa société, la moralité doit être un des fondements de votre entreprise. Elle doit se construire sur des bases solides et non temporaires. La stratégie marketing a une durée limitée dans le temps et doit être constamment révisée selon les facteurs économiques alors que l’éthique suscite un comportement à posséder et développer continuellement.

Aujourd’hui le bien-être des salariés, le respect des salariés devient une valeur reconnue dans des classements comme Great Place to Work France. Par ailleurs, les comportements amoraux comme ceux d’exploiter des enfants ou des personnes pour développer son entreprise, apparaissent au grand jour et ce qui pouvait se cacher hier ne peut plus l’être avec la mondialisation et les réseaux sociaux. Alors l’éthique est à consommer sans modération !

Comment donner de la valeur au travail ?

Donner de la valeur au travail passe par des attitudes qui demandent en premier lieu de respecter profondément les collaborateurs. Cela demande de mener une réflexion qui ne s’arrête pas à quelques stéréotypes. Focus sur des points essentiels.

Respecter le collaborateur

Pour respecter le collaborateur, il faut lui accorder une écoute attentive pour lui permettre de transformer tous les changements en réussite. Encourager et exprimer sa reconnaissance sont également devenus deux valeurs essentielles. Il apparaît aussi évident que montrer de la considération à l’égard des collaborateurs favorise l’esprit d’équipe et génère une montée en compétences mais aussi une meilleure productivité.

Garantir l’autonomie

La force d’un management bienveillant provient de sa capacité à laisser une liberté d’action aux collaborateurs, c’est-à-dire la possibilité de prendre des initiatives et de s’organiser comme ils l’entendent. Il s’agit de bien définir le sens de la mission, puis d’instaurer des objectifs par paliers qui contribueront à diminuer la pression des enjeux. De la même manière, la possibilité de télétravailler ne concerne qu’une minorité de Français, mais représente un enjeu pour répondre au bien-être. C’est globalement la flexibilité des entreprises autant sur cet aspect que sur le temps de travail qui est mis à mal.

Développer la bienveillance

Selon Olivier Truong et Paul-Marie Chavanne dans leur livre paru aux éditions Eyrolles sur la bienveillance en entreprise. « La bienveillance, c’est davantage que de la gentillesse et de l’attention à l’autre. C’est une forme de volonté permanente que chacun puisse se réaliser, prendre des initiatives, développer son potentiel… », « Être bienveillant ne signifie pas forcément être conciliant, ni même tolérant. L’excès de conciliation et de tolérance conduit à une forme d’indifférence qui se situe à l’opposé de la bienveillance ».

Le travail en équipe, un dialogue permanent

Le dialogue est la première source de bien-être et sa pierre angulaire. Ces dialogues ont pour but de relier des individus ensemble autour de la vision de l’entreprise, les moyens pour y parvenir et le rôle tenu par chacun collaborateur pour se sentir impliqué. Faire partie d’une entreprise et s’y sentir autre chose qu’un pion demande de respecter le collaborateur dans sa capacité à comprendre les enjeux.

Sortir du carcan ces préjugés en écoutant les feedbacks

Selon le baromètre de Great Place To Work « Les managers peuvent également s’attacher à récompenser la participation de chacun et à formuler des feedbacks à tous les contributeurs, peu importe le résultat. Il est important de reconnaître également la valeur créée par chacun : pour cela, ils peuvent s’appuyer sur des indicateurs à la fois quantitatifs et qualitatifs (notamment les nouvelles compétences développées). L’implication de toutes les parties prenantes à 360° est également un enjeu clé. »

Formaliser une mission ou des valeurs : pourquoi êtes-vous ensemble ?

Selon Great Place To Work® 39 % des actifs français accordent « une importance considérable au sens qu’ils donnent à leur emploi ». Cet aspect n’est pas à négliger puisque c’est le troisième le plus valorisé après la rémunération et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

La convivialité, l’intérêt porté aux missions, la relation avec les managers et la flexibilité de l’environnement de travail ne viennent qu’après. A noter que paradoxalement la mission de l’entreprise ne vient que loin derrière avec seulement 14 % des actifs français qui la considèrent comme « un aspect important de leur travail ». Alors, comment expliquer cette indifférence ? Pour répondre à la question, le pôle innovation managériale de Great Place To Work® a dégagé une donnée fondamentale : les entreprises ont du mal à clarifier leur mission et leurs valeurs et à faire en sorte qu’elles soient transmises aux collaborateurs. 

Qui est mon meilleur vendeur ?

On a beau se décarcasser, user de charmes et de sortilèges innombrables, abuser d’arguments, même vrais et vérifiables, offrir des garanties et des références incontournables, jouer de persuasion, de promotion ou de séduction, flatter de façon éhontée, voire se rendre rare pour augmenter le désir… on n’arrive pas toujours à convaincre son prospect !

Le stéréotype du commercial

En face de lui, cet inconnu tant sollicité ne voit, au bout du compte, … qu’un vendeur ! Celui-ci lui débite des banalités de vendeur qu’il est habitué à écouter. Est-il imaginable d’entendre un commercial dire autre chose que « mon produit est parfait, mon service est irréprochable, mon retour sur investissement est manifeste, faites-moi confiance… » ? Même si c’est vrai (et admettons que ça l’est), ces affirmations sont si attendues qu’elles en deviennent pathétiques. Alors, que faire ?

La solution est simple : faire appel à nos meilleurs vendeurs qui ne sont autres que nos clients. Voilà la vraie réussite, la véritable raison des efforts que nous nous évertuons à fournir pour fidéliser notre « base acquise » : les faire vendre pour nous. 

Plus facile à dire qu’à réaliser, se défendent bien entendu les perdants d’avance (qu’on appelle ainsi car ils ont tendance à tuer les idées avant de les avoir testées, ce qui revient à juger un film sans le voir, « pour ne pas être influencé ») ! Pourtant, si on part d’un principe simpliste : il est client chez moi car il y trouve son compte, comment cloner cette satisfaction sans trop se casser la tête (bizarrement on me cite plus souvent cette condition chez les dirigeants, que la plus attendue : sans que cela me coûte) ?

La difficulté de parler positivement

Des techniques existent, elles s’appuient sur des principes éprouvés et tiennent compte d’un ingrédient miracle : la nature humaine. Autant nous savourons tous (presque) ces moments où nous pouvons casser un fournisseur, un confrère, ou un prestataire quelconque, car ça fait du bien (!), autant, si on nous sollicite, serons-nous prêts à encenser notre sélection rigoureuse, notre expérience unique, notre choix lumineux.

Encore faut-il trouver le bon prétexte qui nous fera parler positivement, partager notre « bon plan ». Si naturellement nous aimons dénigrer (si, si), dire des choses positives demande un effort supplémentaire, qu’il faut initier. Comme cela ne vient pas tout seul, il faut donc aller le chercher.

Concrètement : un test simple

La prochaine fois, face à votre client, montrez-lui clairement 5 bristols vierges. Et dites : « puisque vous êtes apparemment satisfait de nos prestations, – et nous allons continuer à mettre nos forces à votre service-, quelles sont, parmi vos relations (confrères, fournisseurs, clients, amis, partenaires, …) les 5 personnes que je peux appeler DE VOTRE PART pour les faire bénéficier de la même qualité de service ? » Souriez, regardez-le dans les yeux, gardez le silence, et attendez !

Les bristols sont là pour imager votre action, et conforter votre détermination. D’abord il va vous les donner, ces noms (même 1 seul, s’il le faut). Ensuite ces cibles seront à peu près 12 fois plus faciles à convaincre qu’un prospect traditionnel. Enfin, puisque vous cherchez manifestement à vous simplifier la vie, proposez-lui de les appeler avec vous, ou au moins de les prévenir de votre appel. Vous verrez que brusquement, ce qui paraît dans notre bouche comme propos de vendeur trop entendus, deviendra dans la sienne un outil de conviction fabuleux.

Mais pour cela il faut d’abord des clients fidèles, donc satisfaits. Enfantin, non ? Au final, « Ce n’est pas parce que c’est difficile que je n’ose pas, c’est parce que je n’ose pas que c’est difficile »

Connaître son secteur pour mieux lancer son activité

Il y a souvent confusion entre étude de marché et connaissance du secteur d’activité. Selon l’INSEE, le secteur est le domaine où se concentrent les entreprises ayant la même activité. Dans la réalité, les entreprises se spécialisent souvent dans un produit, d’où la confusion. La connaissance du secteur d’activité est pour les spécialistes un des facteurs majeurs de succès de la création de business.

Un créateur sur deux se lance dans un secteur qu’il ne connaît pas. Pourquoi cette lacune ? La création d’entreprise est souvent le fait d’opportunités (rencontres, licenciement…) et d’observation comme un manque de satisfaction d’un besoin dans un domaine qui nous intéresse. Mais celle-ci ne nous donne pas pour autant la complexité du secteur et ses spécificités, comportements des acteurs, us et coutumes. C’est pourquoi nous croyons utile de répondre à ces 2 questions : Quelles sont les informations sectorielles à maîtriser ? Comment les obtenir ?

Des informations utiles

Au-delà des données indispensables sur les circuits de distribution les plus employés et leur taux de marge usuels, mentionnons d’abord ce qui touche aux pratiques commerciales, notamment aux modalités d’achat.

Exemple 1 : je veux produire des gâteaux pour le marché du surgelé. L’étude de marché me donne les noms des sociétés spécialisées dans le secteur. Cependant, elle ne dit pas que les achats sont effectués par une équipe pluri -disciplinaire composées de 3 personnes : un acheteur, un ingénieur agro, un cuisinier.

Exemple 2 : dans les produits d’entretien les responsables méthodes comptent autant que le directeur des achats.

Exemple 3 : pour vendre des plateaux repas aux entreprises il faut savoir que ce sont les assistantes qui majoritairement décident, même si les services achats interviennent de plus en plus souvent.

Bien utile aussi, connaître les appuis pour vendre : les salons où il est rentable d’exposer, les médias lus ou vus par les professionnels, les « événements » où se retrouvent les leaders, « ceux qui donnent le ton » : gros concurrents, gros distributeurs, « gourous » de la profession et s’en faire connaître ou, mieux, reconnaître…

Différentes manières d’obtenir ces infos

Pour le porteur de projet novice dans le secteur envisagé, plusieurs solutions sont possibles : s’associer avec un spécialiste du secteur, utiliser une force de vente extérieure : VRP multicartes, agents commerciaux, mais seulement 7% des commerciaux ont l’un de ces deux statuts ; ils ne couvrent donc pas tous les secteurs et notamment les nouvelles activités « numériques ».

Autre possibilité : faire appel à un professionnel du secteur comme un coach labellisé NOMEAC qui coopère chaque fois que nécessaire et est le plus souvent un responsable commercial ou des achats. Celui-ci est à même d’apporter des informations et des conseils fiables, des atouts importants pour le futur créateur.

Conclusion

Les conditions pour entrer sur un marché ou segment de marché ne sont donc pas seulement liées aux conditions économiques imposées par les concurrents en place ou par les barrières technologiques mais par un grand nombre de règles non écrites, d’us et coutumes que chaque nouvel arrivant devra connaître et adopter pour pénétrer au plus vite le marché visé.

Pourquoi préférer le café en grain aux capsules ?

Les capsules de café doivent leurs années de gloire à leur format individuel, pratique et économique. Pour autant, les consommateurs semblent avoir retrouvé un certain équilibre entre gestion du temps et qualité des produits qu’ils mettent dans leur assiette ou dans leur tasse. Une tendance qui marque le retour du café en grains, à la maison comme au travail. Voici quelques bonnes raisons de le privilégier plutôt que les capsules pour votre distributeur.

Le café fraîchement moulu, une question d’expérience

Le café en capsules offre, certes, un certain nombre d’avantages : dosage exact, peu de manipulations, rapidité d’exécution, etc. Néanmoins, le café en grains a aussi des atouts qui lui sont propres. En effet, il offre une autre expérience, notamment en termes de goût. Les caféinomanes les plus aguerris pourront même vous le confirmer : rien ne vaut un café fraîchement moulu.

Cette satisfaction prend source dans le processus de fabrication. Car avant d’être moulu, le café en grains est torréfié dans les règles de l’art. Une forme qui ne le rend pas moins compatible avec de nombreuses machines à café automatiques. En effet, le marché est aujourd’hui capable de répondre à la demande dans son ensemble, de l’outil au produit en passant par la qualité du moment – à savoir la pause-café. Ainsi, il existe des machines équipées d’un réservoir à grains et de lames pour les moudre avant extraction. Le tout, toujours à partir d’une simple pression par l’utilisateur.

Le café en grains torréfié bénéficie par ailleurs d’une meilleure conservation. Le fait de le moudre juste avant son extraction permet également de révéler toute la puissance de ses saveurs et de ses arômes. Puissance qui a tendance à s’effacer lorsque le café est conditionné en capsules ou en dosettes.

Enfin, à propos d’expérience, le café en grains offre plus de visibilité sur sa variété, son procédé de torréfaction ou encore ses propriétés (puissance, caractère, arômes, etc.).

Quand le café en grains constitue une solution écologique

Par ailleurs, il devient urgent de reconnaître et de souligner l’impact des capsules de café sur l’environnement. Elles sont généralement fabriquées à partir d’aluminium, de plastique ou de carton, limitant plus ou moins les circuits de recyclage – malgré les efforts fournis par certaines marques.

Comparativement, le café en grains est conditionné en plus gros volume et se conserve plus longtemps (à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité). Côté déchets, il ne génère rien d’autre que l’emballage, qui peut d’ailleurs être consigné.

Cerise sur le gâteau : le marc de café est valorisable. Il peut être recyclé et réinjecté dans le circuit sous la forme de bûches de chauffage, bougies, produits cosmétiques, etc.

Quand l’écologie va de pair avec l’économie

D’un point de vue économique, contrairement aux idées reçues, le café en grains représente un coût inférieur à celui des capsules. Et ce, même dans le cas d’une consommation importante – en entreprise, par exemple. Pour cause, non seulement il se conserve plus longtemps tout en conservant ses propriétés. Mais en plus, le prix au kilo est en moyenne cinq fois inférieur aux autres formats (café moulu, café en capsules, etc.) !

Accessoirement, l’achat ou la location d’une machine à café écologique adaptée au café en grains peut représenter un investissement de départ. Toutefois, en optant pour cette solution, vous vous affranchissez de toute autre dépense induite par la production, la transformation et le conditionnement du café moulu. Nul besoin de filtres ni de tout autre contenant jetable qui ferait office de capsule ou de dosette. Un avantage qui peut éventuellement être reporté sur le budget alloué à la qualité de l’expérience de la pause-café !

Expérience, écologie, économie… Tous ces avantages mis bout à bout font du café en grains un produit qui mérite votre considération. D’autant plus qu’aujourd’hui, il est aussi facile de se procurer une cafetière avec broyeur à grains, qu’une machine à café en capsules. Le tout, pour un prix finalement compétitif et un breuvage de qualité. Le choix est vite fait !

Stratégie de marque : 5 pratiques à ne (surtout) pas reproduire !

Il arrive que certains projets marketing soient de « fausses bonnes idées », qui entraînent un flop retentissant pour les marques qui les portent. Petit tour d’horizon des pièges qui guettent les marques, et les bonnes conduites à tenir pour espérer rencontrer le succès.

Lancer une marque même si le consommateur n’apprécie pas le produit

Passer outre les résultats d’une étude de marché ou s’abstenir de tester un nouveau produit auprès de ses futurs clients n’est pas une fiction. Certaines marques s’entêtent parfois à lancer un produit non désiré (voire farfelu), avec les risques que cela comporte !

Par exemple, « Thirsty Cat ! Thirsty Dog ! ». Malgré leurs parfums « bœuf croustillant » ou « poisson piquant », ces eaux en bouteille destinées aux animaux domestiques n’ont séduit ni nos amis à quatre pattes, ni leur propriétaire. On peut également penser à « Pepsi AM ». A la fin des années 1980, Pepsi lance le cola du petit-déjeuner. Problème : même si la firme américaine a remarqué que de nombreuses personnes buvaient du cola caféiné plutôt que du café au petit-déjeuner, il n’y avait pas pour autant une demande spécifique sur cet usage de la part des consommateurs. Résultat : un flop !

Semer la confusion avec une extension de marque incohérente

« Ajouter un nouveau produit à une gamme déjà établie, sous le même nom. » Voici l’une des définitions communément admises de l’extension de marque. Les objectifs sont clairs pour les entreprises : se diversifier et se développer en s’appuyant sur une marque qui a déjà fait ses preuves. Pourtant, transposer un univers de marque à des produits non similaires peut parfois se révéler être un fiasco…

Quelques exemples d’échecs cuisants : le parfum Harley Davidson, les petits pots Gerber pour célibataires (!), le Virgin Cola, les collants jetables Bic, les hors-d’œuvre Colgate Kitchen (!)…

Faire fi des différences culturelles

En tant que dirigeant d’entreprise, vous aurez peut-être l’opportunité d’exporter vos produits dans d’autres pays et d’implanter votre marque hors de nos frontières. Attention dans ce cas, à bien intégrer les spécificités culturelles et ainsi éviter certains faux pas…

Exemple : Coca-Cola en Inde. Le géant américain restera pendant des années un challenger face à la marque populaire Thums Up dont les boissons pétillent davantage, conformément au goût local.

Quelques erreurs de traduction :

  • Electrolux aux Etats-Unis et son slogan initial « Nothing sucks like an Electrolux » (Rien ne craint plus qu’un Electrolux)
  • Le poulet Frank Perdue en Espagne crée la confusion en traduisant son slogan « It takes a strong man to make a tender chicken » (il faut un homme fort pour fabriquer un poulet tendre) par « Il faut un homme excité pour rendre un poulet affectueux » !

Révolutionner un territoire de marque… en oubliant ses valeurs intrinsèques !

Afin de véhiculer une image toujours plus dynamique, tendance et moderne, certaines entreprises s’embarquent dans un rebranding parfois extrême : changement de nom, d’identité visuelle, voire de philosophie… Une stratégie pas toujours gagnante.

Exemple : Tommy Hilfiger

Connue comme une marque « classique avec un petit truc en plus », la griffe de mode s’est concentrée dans les années 2000 sur le « petit truc en plus » aux dépens du « classique » et a fait disparaître son logo des vêtements. Consciente de ses erreurs, elle a finalement fait marche arrière en se recentrant sur ses fondamentaux.

Ne pas être attentif sur un marché évolutif

Les marchés évoluent sans cesse. Un nouveau procédé, une nouvelle technologie, une nouvelle législation… sont autant d’éléments à prendre en compte pour rester dans la course. Nos conseils : être en alerte sur son marché, à l’écoute des signaux faibles émergents et réactifs !

Exemple de marques n’ayant pas su s’adapter à leurs environnements : Kodak et Polaroid, face à l’essor du numérique sur le marché de la photographie.

Un dernier conseil, qui tient en deux mots : BON SENS.

Une marque se construit d’abord sur une offre qualitative, qui plaît aux consommateurs, avec des valeurs et un univers cohérent. Faites-vous (bien) accompagner par un expert en Stratégie de Marque !

Exemples cités sont inspirés d’un livre : « 100 grands flops de grandes Marques » de Matt Haig aux éditions DUNOD,

Internet : un canal de vente hors du commun

Internet représente aujourd’hui un canal de vente courant pour les entreprises. Si certaines sociétés se contentent d’avoir un site vitrine, d’autres et, elles sont nombreuses, ont opté pour des sites e-commerces. Il existe deux problématiques bien distinctes pour les entreprises : celle du trafic et celle de la conversion.

Internet n’est pas un canal de vente à négliger car il permet de s’abolir de la distance qui vous sépare de vos clients. Selon le rapport 2022 de We Are Social et Hootsuite sur les 65,51 millions de personnes que compte la France, il y aurait 60,92 millions d’internautes, soit 93 % de la population (+ 2,4 % par rapport à janvier 2021). Raté une telle opportunité serait donc préjudiciable au niveau commercial même si tous les commerces ne s’adaptent pas forcément à de la vente sur internet.

Le trafic : généralité

Le trafic sur un site internet peut avoir plusieurs origines. On parle généralement de trafic direct quand un utilisateur tape l’adresse url d’un site directement dans la barre d’adresse d’un navigateur. Ce dernier (sauf exception) connaît votre site et s’y rend directement. Une autre méthode pour arriver sur un site consiste à cliquer sur un lien d’un autre site (ou d’une publicité) qui va vous rediriger vers votre site. Ce lien peut avoir été obtenu de manière gratuite ou payante. L’autre manière d’accéder à un site réside dans les moteurs de recherche tels que Google. Dans le cas, l’internaute tape dans la barre de recherche une information qu’il souhaite et obtient des résultats. Certains sont gratuits, on parle alors de référencement naturel (SEO) et d’autres payants, on parle alors de référencement payant (SEA).

La différence entre le SEO, SEA et SEM

Le search engine marketing (SEM)

De manière globale, le search engine marketing (SEM) représente les techniques marketing orientées vers une meilleure indexation des moteurs de recherche. Il s’agit d’augmenter la visibilité d’un site sur ces derniers soit par une optimisation du site (notamment par les mots clés), soit par l’achat de liens commerciaux sur les pages de résultats des moteurs de recherche.
On le distingue du SEO (Search Engine Optimization) qui désigne l’ensemble des actions qui visent à améliorer le classement d’un site web dans les résultats de recherche (dits organiques ou naturels). Vous l’aurez donc compris, ce sont des techniques « gratuites ». Ce travail consiste à comprendre comment fonctionnent les algorithmes des moteurs de recherche et à se mettre en conformité pour que votre site remonte dans les résultats « naturellement ». Réussir son SEO n’est pas une tâche facile puisqu’il est question d’agir sur 3 grands leviers : le contenu qui doit être bien structuré et de qualité, le netlinking qui consiste à avoir des liens d’autres sites qui dirigent votre site (sans que vous les ayez payés) et l’optimisation technique du site. Remonter dans les résultats n’est donc pas une tâche facile puisqu’il existe une centaine de critères sur lesquels vous pouvez intervenir.

Le SEA (Search Engine Advertising

Le SEA (Search Engine Advertising) consiste, quant à lui, à créer et optimiser des publicités payantes qui s’affichent dans les pages de résultats des moteurs de recherche. C’est en fait une forme de publicité qui vous permet d’apparaître dans les premiers résultats de façon payante. Le plus populaire est de réaliser ces campagnes de Google Search Ads (autrefois Google Adwords) qui met votre site web sur certains mots clés que vous avez achetés.

Toute la problématique dans ce cadre étant que celui-ci fonctionne selon un système d’enchères, il vaut mieux ne pas se tromper sur les requêtes (ou mots clés) que vous choisissez. L’objectif est d’attirer les bons internautes, ceux qui vont être intéressés par votre entreprise ou votre produit, sur votre site. Autrement dit, vous payez le fait qu’un internaute va cliquer sur le lien dit « sponsorisé » et tous les mots-clés n’ont pas le même prix. Le but est donc de choisir les bons mots-clés pour attirer les bons visiteurs.

Les différences entre le SEO et SEA

Si en réalité, les deux servent à générer plus de trafic et à être plus visible via les moteurs de recherche, ils sont très différents. La première : le SEA est payant et le SEO est gratuit. L’autre grande distinction est que le SEA a des effets immédiats alors que le SEO peut prendre du temps à se mettre en place. L’avantage du SEO reste qu’il offre un meilleur retour sur investissement (dit ROI) puisque vous ne payez pas et que ces effets sont pérennes. Vous pouvez très bien ne plus allouer de temps à votre site et qu’il demeure bien positionné sur certains mots clés.

Cependant, les moteurs de recherche appréciant que votre site bouge, il est indispensable de créer régulièrement du contenu pour grimper dans le positionnement. Au final, les deux techniques sont complémentaires, le SEA s’adressant plutôt à du court terme alors que le SEO est généralement plus sur le long terme.

D’autres stratégies payantes pour acquérir du trafic

Il n’existe comme nous l’avons évoqué plus haut pas que les moteurs de recherche pour accéder à un site et donc d’autres stratégies pour acquérir du trafic. D’abord, vous pouvez faire de la publicité notamment sur d’autres sites via des bannières. La rémunération de la publicité peut se faire via plusieurs biais. On distingue généralement trois typologies : le CPM (Coût Pour Mille) où vous payez à l’affichage, le CPC (Coût Par Clic) où vous payez lorsqu’un internaute clique sur votre publicité et enfin le CPA (coût par action) qui est le modèle de l’affiliation où vous payez une commission lorsque « l’affilié » réalise une action spécifique comme de remplir un formulaire.
Une autre technique plus récente et populaire de générer du trafic réside dans le fait de faire implanter un lien sur un autre site dans un contenu. Dans le cas où vous en maîtrisez la rédaction, on parle alors d’articles sponsorisés ou invités alors que s’il n’y a que le lien sur certains mots clés on parle généralement de netlinking payant. Cette stratégie a pour avantage de vous faire remonter mécaniquement dans les moteurs de recherche puisque ceux-ci constatent que votre site est recommandé par un autre. Cette stratégie se situe à mi-chemin entre le SEO et le SEA puisqu’elle génère des effets sur le moyen-long terme mais que vous payez (même si parfois elle peut générer des effets sur le court terme). 

Une navigation sur mobile à prendre en compte Si autrefois, l’immense majorité des connexions se faisaient via un ordinateur fixe, aujourd’hui force est de constater que le m-commerce a bel et bien augmenté. Ainsi, les internautes passent 5h34 de temps en ligne par jour, dont 2h19 via leur mobile, et de plus 86,5 % des utilisateurs accèdent aujourd’hui à Internet via leur mobile. 

Comment trouver son nom ?

Vous voilà prêt à créer votre entreprise, même avec peu de moyens : vous avez l’idée, défini votre cible et vos produits et services, et vous êtes déjà las d’appeler votre projet « le projet ». Il est temps de le baptiser. Cette étape reste capitale dans la mesure où ce nom va vous accompagner tout au long de la vie de votre entreprise même si vous pouvez en changer. Il va falloir le défendre et le vendre alors en un mot, mieux vaut l’aimer.

Pour commencer, vous devez prendre en compte qu’il doit être en cohérence avec l’identité de votre entreprise, ses valeurs, son activité que le nom participe à la construction d’une identité de marque. Alors, autant y aller avec de la méthodologie

1/ Établir une liste de valeurs, d’idées, de mots-clés…

La première étape est celle, bien connue des fondateurs, du brainstorming. Créez un document collaboratif, par exemple un Google Doc, qui vous permettra, avec vos associés et même vos proches, s’ils souhaitent participer au baptême de votre entreprise, de réunir les idées sans débattre. Si vous êtes seul, cette démarche peut aussi être utile pour organiser vos idées. Vous pouvez diviser ce document en deux parties, la première consacrée aux valeurs et mots-clés en lien avec votre entreprise, la seconde avec les propositions.

Il s’agira par la suite mais dans un premier temps de commenter les idées soumises et de retenir celles qui sont les plus évidentes ou approfondies. Par exemple, l’entreprise Beyond Croissant, avait retenu en valeurs et mots-clés les termes « cuisine », « accueil », « convivialité », « plateforme », « mise en relation », « humour », « décalé », « dépasser les clichés », « inconnu », « voyage », « expérience », et les avaient traduites en anglais (« home », « travel », « gather »…) pour déterminer si certains termes permettaient déjà de construire des noms.

N’hésitez pas non plus à insérer des souvenirs en lien avec votre entreprise, des paroles de chanson ou noms d’artistes que vous aimez, des noms de lieux… Vos goûts, vos magazines, certaines marques peuvent encore vous inspirer et enrichir ces listes (nous avions par exemple noté Kinfolk, Fourchette et Sac à dos, ou encore Come home) et donner de la personnalité à votre futur nom, votre marque.

Vous pouvez alors aller plus loin en associant les termes aux idées retenues, en leur trouvant des synonymes, en tentant des acronymes, allant ainsi de « meet and eat », « foodmate », « my terroir », « dinons ! », « lot of us » à « foodfellows » Ce document vous servira de trame pour les étapes suivantes et s’enrichira au fur et à mesure de votre réflexion, autant par ajouts que par éliminations successives.

2/ Observer le secteur

Étape indispensable à chaque idée de nom susceptible d’être un choix final : effectuer une simple recherche Google afin de vérifier si le nom ou l’expression en cause n’est pas déjà utilisée, ne serait-ce que pour un blog. En effet, avant même de faire des recherches d’un point de vue juridique, si quelqu’un d’autre a utilisé ce nom pour un produit, service ou entreprise sans aucun lien avec votre activité, il est possible que cela soit pour une bonne raison. A l’inverse, si ce nom a déjà été utilisé pour une activité proche ou concurrente, il n’est pas pertinent de le retenir. En revanche, si un nom ou une expression proche a déjà été utilisé et que cela vous semble un bon choix, une piste se dessine peut-être.

Ces recherches rapides permettent d’écarter certains termes déjà utilisés, ou dont vous vous doutez qu’ils seront difficiles à utiliser par de futurs concurrents. Enfin, même une rapide étude de marché vous permet de connaître les noms de vos concurrents. Vous plaisent-ils ? En quoi souhaitez-vous vous en différencier ? Lesquels auriez-vous pu choisir ? Autant d’indices pour alimenter votre réflexion. Cette étape vous permet de rechercher des termes, en vue de jouer sur le décalage et l’humour, qui vous fasse avant tout rire.

3/ Vérifier la disponibilité… et la pertinence

A la suite des deux premières étapes, vous devriez avoir obtenu une première liste de noms potentiels, avec certains coups de cœur. L’étape des premiers tests autour de vous peut commencer. Qu’en pense, avant tout, votre entourage, vos proches, vos amis ? Est-ce facile à retenir ? Peut-il selon eux s’associer facilement à vos services ou produits ?

Cette étape est difficile, puisque comme pour beaucoup d’aspects à venir dans la vie de votre entreprise, vous êtes le décisionnaire final et vous aurez peut-être à vous battre pour un nom coup de cœur malgré un avis négatif à la quasi-unanimité.

Les retours peuvent être importants car certains noms peuvent se révéler difficiles à prononcer pour un francophone alors que des anglophones comprendront immédiatement l’idée (et inversement). A noter que des marques comme Abercrombie & Fitchet ou encore Häagen-Dazs sont imprononçables et/ou difficiles à orthographier et n’en sont pas moins des marques mondialement connues – cela vaut aussi pour l’objection « votre nom ne veut rien dire ».

Beaucoup peuvent trouver que votre nom ne représente pas votre entreprise mais cela peut représenter une stratégie de mémorisation et de référencement intéressante, notamment si la cible peut être connexe. En bref, recueillez les avis mais, défendez vos coups de cœur, et n’hésitez pas à poursuivre vos recherches tant que vos arguments ne vous paraissent pas suffisamment décisifs pour emporter votre conviction.

4/ Se protéger juridiquement

Une recherche Google en vue de vérifier la disponibilité de votre nom est largement insuffisante, et comme le rappelle Cyril Gaillard, l’étape de la recherche d’antériorité par classes d’activités est essentielle, et a minima une recherche de disponibilité de nom de domaine (réservez-le dans les plus brefs délais, avec le maximum d’extension et de formulation possibles – avec ou sans tiret, etc.).

N’hésitez pas à faire correspondre la dénomination sociale de votre société et votre nom, ce qui constituera un premier élément de protection, ni à faire préciser sur votre Kbis le nom de domaine de votre site Internet.

Enfin, le site internet de l’INPI vous guidera dans toutes les étapes de dépôt de votre nom et de votre logo en France et en Europe et vous permettra d’effectuer ces dépôts en ligne.

Longue vie à votre marque !