Accueil Blog Page 500

Comment trahir la confiance du consommateur ?

Comment trahir la confiance du consommateur ?

Depuis une décennie les scandales alimentaires se multiplient. Ainsi, les derniers en date les pizza Buittoni, les chocolats kinder Ferrero mettent en exergue des comportements qui mettent en péril la vie des consommateurs comme ce fut le cas avec les Pizzas Buittoni. Pourtant, l’exemple de trahison du consommateur de Findus a fait couler beaucoup d’encre. De plus, il a installé dans le cœur des consommateurs une perte de confiance. Comment trahir la confiance du consommateur ?

Trahir la confiance des consommateurs. Comment ?

Hélas, celle-ci a été suivie d’une cascade de trahison qui n’ont fait que développer cette méfiance. Aujourd’hui les réseaux sociaux, les médias n’attendent pas les explications ou justifications. Ils mettent au pilori les entreprises susceptibles de les avoir trompés. 60 millions de consommateurs, le gardien du respect du consommateur n’hésitent pas à montrer les carences. Ils accusent même les organismes de santé, censés donner le feu vert à la mise sur le marché, de corruption, de négligence.

Rares sont ceux n’ayant pas eu vent de l’Affaire Findus.

Prendre un exemple comme celui de Findus est intéressant . En effet, il a entraîné un désir de transparence et développé la sagesse des consommateurs. A partir de là, chaque affaire comme Lactalis, les intoxications alimentaires diverses, les mensonges des étiquettes… ont installé une suspicion généralisée. Cette véritable onde de choc dans l’agroalimentaire et dans la distribution des surgelés en a refroidi plus d’un. De quel ordre fut et restera cet impact ? Quelles en ont été les répercussions ? Retour sur ce qu’est devenue l’affaire des médias …

L’émergence d’un scandale agroalimentaire

La fraude à la viande de cheval de 2013 est une fraude qui consiste à faire passer de la viande de cheval pour de la viande de bœuf en modifiant l’étiquetage sur des lots de minerai de viande. Une fraude commise à l’échelle européenne.

« Findus s’engage sur la naturalité de ses produits en portant une attention toute particulière à la composition de ses recettes et à la sélection de ses ingrédients ». Pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes …

Le vendredi 8 février, communiqué de Findus. Le groupe annonce le retrait d’une vingtaine de ses produits surgelés à base de viande hachée. Notamment, 3 plats cuisinés surgelés (lasagne bolognaise, hachis Parmentier et moussaka). On a en effet constaté la présence de viande de cheval dans ces plats. Or, la recette mentionnait explicitement (et seulement) la présence du bœuf. Après confirmation, il est révélé que certains produits peuvent contenir 90% de viande de cheval. Selon les analyses de la Food Standards Agency (FSA), on retrouve parfois même des proportions allant jusqu’à 100% !

L’affaire, qui n’était jusqu’alors, britannique, gagne la France.

L’alerte est donnée pour les autorités sanitaires des pays concernés : la France, la Suède et la Grande-Bretagne. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, annonce qu’une enquête approfondie va être menée. Quant au ministre délégué à l’Agroalimentaire, il confirme la possibilité de mise en place de sanctions envers Findus. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) remonte la filière à la recherche de failles.

La société Findus se retrouve ainsi impliquée dans l’affaire qui accuse à son tour ses intermédiaires. La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) annonce par ailleurs le retrait de produits Findus susceptibles de contenir de la viande de cheval au sein de six chaînes de supermarchés françaises. Stéphane Le Foll prône la fermeté. Suite de l’épisode : un renforcement des contrôles. Ce renforcement suffit-t-il à regagner l’entière confiance du consommateur ?

Le poids de l’avis des consommateurs

Au 21 février 2013, la société Findus estime avoir réalisé une perte se chiffrant à un million d’euros, sans compter le coût des tests ADN réalisés sur la totalité des produits vendus. La marque a ainsi fait appel à une agence d’e-réputation française pour tenter de nettoyer son image …

Une cellule de crise d’une dizaine de personnes a été constituée afin d’évaluer l’impact de cette affaire et en tirer les conséquences sur le réseau de distribution lié à l’agroalimentaire. Cela a été mis en place par l’association Nationale des Industriels de l’Agroalimentaire (ANIA). Son président, Jean-René Buisson confie : « C’est une crise grave, qui arrive à un moment où les Français sont déjà très critiques sur ce qu’ils ont dans leur assiette, et où nous faisons beaucoup d’efforts pour améliorer la transparence ».

Selon un sondage Toluna du 11 février 2013, réalisé auprès d’un échantillon de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, 96% des sondés ont entendu parler de l’affaire. Seulement 25,2% continueront à acheter comme avant, dont 20,5% en regardant les étiquettes. 23% pensent ne pas acheter les produits des marques concernées. 45,8% des Français pensent que l’agroalimentaire va réagir rapidement. 36,4% pensent qu’elle va seulement gérer le scandale. 11,7% pensent qu’elle va laisser les autorités publiques s’en charger.

Quand la question sensible des pratiques alimentaires s’en mêle

L’affaire Findus est d’autant plus scandaleuse car elle touche aux habitudes alimentaires adoptées par certaines personnes. « Pour certaines personnes et certains groupes religieux qui s’abstiennent de manger de la viande de porc, la présence de traces d’ADN de porc est inacceptable », fait remarquer le professeur Reilly, directeur général de la FSAI (Food SafetyAuthority of Ireland). Au même titre que les pratiques religieuses de certaines communautés, en particulier musulmanes et juives, interdisent la consommation de certains types de viande comme le porc, la question controversée de l’hippophagie vient s’ajouter à ces paramètres.

L’hippophagie est en fait une pratique consistant à consommer de la viande de cheval. D’un point de vue culturel, l’hippophagie est considérée comme tabou dans les pays anglo-saxons. En principe, la viande de cheval n’est pas consommée en Irlande et en Grande-Bretagne. Du côté des pratiquants de l’équitation, pour la plupart d’entre eux, la réaction quant à la révélation de la présence de cheval dans certains produits alimentaires ne se fait pas attendre. Ils se montrent en effet extrêmement choqués quant au fait qu’ils aient pu, à leur insu, consommer de la viande de cheval. Un animal qui, au fil des années, a pris pour certains la place d’un fidèle compagnon. Cette réaction est par ailleurs analysée par Éric Baratay, spécialiste en relation homme-animal. Il l’interprète comme étant révélatrice du nouveau statut du cheval, à savoir un animal noble mais aussi considéré comme un animal qu’on ne peut pas manger.

Vous l’aurez compris, la trahison de la confiance des consommateurs peut nuire durablement à la réputation d’une entreprise. N’hésitez pas à faire contrôler à plusieurs reprises avant de vous avancer !

5 comportements qui conduisent au burn out

5 comportements qui conduisent  au burn out

Le burn out s’invite dans la vie des personnes sans qu’elles se rendent compte de leur intrusion. Le burn out, longtemps sujet aux moqueries, est aujourd’hui considéré comme une maladie professionnelle. Malgré tout, vous pensez avec certitude que vous n’en serez jamais victime. Comment pouvez-vous croire cela tandis que d’autres avant vous, plus forts, sont tombés dans une longue dépression ? Attention, le « ça n’arrive qu’aux autres » pourrait très bien vous atteindre. S’il vaut mieux prévenir que guérir, méfiez-vous de certains comportements malsains.

Marie Pezé dans la souffrance au travail montre les ravages du burn out qui détruit la personne et son entourage.

Marie Pezé, psychanalyste et docteur en psychologie, ancien expert judiciaire (2002-2014), est l’initiatrice de la première consultation « Souffrance au travail » au centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre en 1996. À la tête du réseau des consultations Souffrance et Travail, elle a ouvert en 2009 le site internet Souffrance et Travail qui est un recueil d’informations utiles et de guides destinés aux différents acteurs du travail, et qui comporte également un magazine avec une revue de presse et des articles exclusifs.

Du travail à n’en plus finir

Le burn out touche essentiellement des personnes très actives dans leur travail. Cependant, il ne faut pas confondre bien faire son travail et se tuer à la tâche. Faire des heures supplémentaires à n’en plus finir n’est pas LA solution à votre surcharge de travail, mais seulement UNE solution. C’est à vous de réfléchir aux alternatives qui pourraient remédier au poids pesant de votre travail. N’oubliez pas que vous n’êtes pas une machine et qu’à force de vouloir trop en faire, vous finirez par craquer à un moment ou à un autre. Réduire de 10% son temps de travail influerait de manière considérablement positive sur la santé. Par conséquent, vous l’avez compris, le premier réflexe pour éviter le burn out est de lever le pied.

Faut-il atteindre ses limites ? Et vivre le burn out

Malgré les apparences, les personnes possédant des idéaux de performance et de réussite sont se trouvent souvent sujettes au burn out. Certains ont un besoin prononcé de se réfugier dans le travail tandis que d’autres s’acharnent sur leur travail pour affirmer leur personnalité. En plus de viser la perfection au plus haut point, ces travailleurs se tiennent disponibles et ne refusent jamais de rendre un service. De plus, ce genre de personnes ne s’absente jamais, même lorsqu’il est malade… jusqu’au jour où la goutte d’eau fait déborder le vase ! Si vous ne voulez pas arriver à ce point, apprenez que vous n’êtes pas indispensable et que vous pouvez dire « non ». Soyez moins exigeant avec vous-même en vous imposant des limites et n’hésitez pas à déléguer.

Un manque de reconnaissance

Le manque de reconnaissance brise de nombreux travailleurs, notamment lorsque ceux-ci tendent à mettre en parallèle l’estime de soi et les performances professionnelles. Le burn out apparaît régulièrement dès que s’élargit la distance entre le salarié et son employeur. Souvent, le salarié a l’impression de s’impliquer toujours davantage tandis qu’il ne reçoit jamais de signes de reconnaissance pour l’accomplissement de son travail. Attention, cette frustration peut mener au burn out.

Nous sommes des êtres humains !

Le manque d’humanité au sein de son lieu de travail figure également un déclencheur du burn out. Dans un tel cadre, soyez certain que l’épanouissement professionnel se verra freiné. Parfois, l’ambiance est tellement mauvaise que l’air devient irrespirable. Vous avez tout intérêt à gérer vos émotions et d’avoir assez de recul pour faire la part des choses : n’oubliez jamais que vos collègues et vos supérieurs ne sont généralement pas vos amis. Leurs attitudes, leur manque d’empathie, vos différences et parfois leur harcèlement empiètent inexorablement sur votre espace de travail. Néanmoins, elles ne doivent pas vous toucher personnellement.

Vous n’êtes pas une machine !

Avec les smartphones, de nombreuses personnes reçoivent aujourd’hui les mails professionnels sur leur propre téléphone. Parmi ces personnes, certaines ne peuvent s’empêcher de les consulter dès le lever, avant le coucher et le week-end. Certains installent des alertes ! En restant hyper connecté, vous vous tenez au courant de l’actualité mais cela représente une source indéniable de stress et le stress, générateur des facteurs du burn out.

L’affacturage : une méthode de gestion en vogue

Autrefois synonyme de mauvaise santé financière pour les entreprises, l’affacturage est devenu une méthode de gestion classique à laquelle de nombreuses sociétés ont recours, y compris lorsqu’elles sont en pleine santé.

L’affacturage : définition et objectifs

L’affacturage est une méthode de recouvrement de créance. Une fois qu’un fournisseur de service a réalisé sa prestation, il facture son client et doit se faire payer. Ce règlement peut prendre un certain temps et, pour des raisons de trésorerie, il est parfois préférable pour ce fournisseur d’obtenir des liquidités tout de suite.

C’est justement ce que lui proposent les sociétés spécialisées dans l’affacturage. Elles se voient envoyer un double de la facture et la payent dans les plus brefs délais. Pour le fournisseur, l’intérêt est double.

Il externalise les tâches administratives relatives à un recouvrement de créance (suivi, relances, etc.) et, en se faisant payer ses créances immédiatement, il bénéficie de liquidités pour alimenter sa trésorerie et ses investissements présents et à venir.

Deux formules juridiques concernant les impayés

Un contrat d’affacturage peut prendre deux formes juridiques pour ce qui concerne la responsabilité du recouvrement de la créance. En effet, une dette reste parfois impayée et il est primordial de savoir vers qui se retourner pour la régler.

Dans le premier cas, le contrat dispose que c’est le fournisseur qui sera responsable du paiement : en cas d’impayé, il sera tenu de rembourser la société d’affacturage. Dans le deuxième cas, c’est la société d’affacturage qui reste titulaire de la créance : le fournisseur ne sera pas tenu de la payer. Dans ce deuxième cas, le factor (société d’affacturage) s’est généralement assuré pour se couvrir en cas de non recouvrement de la dette.

L’affacturage ne peut être utilisé pour des créances de particuliers : cette démarche doit concerner des sociétés, quels que soient leur statut et leur secteur.

Il faut savoir dire « non »

Il faut savoir dire « non »

Paraître comme le vilain petit canard, celui qui trouble la cohésion, celui que n’a pas l’esprit d’équipe est une attitude souvent difficile à vivre. Dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle, il est difficile souvent de dire « non » à son interlocuteur. Savoir dire « non » demeure toutefois vital, autant pour le manager que pour le salarié. Parfois, la peur de décevoir et la crainte de l’autorité contraignent l’individu à fournir une réponse positive. Ainsi, donner une réponse négative à son supérieur ou à son collaborateur peut générer des conséquences non négligeables.

Pourquoi dire « non » est-il difficile ?

Savoir dire « non » représente un challenge d’ordre psychologique. Le manager peut considérer ce refus comme une manifestation du caractère affirmé de son collaborateur. De son côté, le salarié pourrait considérer cette réponse négative comme un mépris. Néanmoins, dire « non » renvoie à un refus d’aider, de donner ou parfois même de comprendre, ce qui peut générer des conflits internes difficiles à résoudre. Cela peut induire un sentiment de remords et de culpabilité. Particulièrement pour le manager, cela peut générer un sentiment d’affaiblissement par rapport à son collaborateur. Dire « non » exige du savoir-faire afin d’éviter qu’il ne provoque un impact négatif sur la relation professionnelle.

Avant tout, il faudra se demander « j’ai peur de quoi au juste ».

J’ai peur de quoi : entrer en conflit, être jugé ou critiqué, passer pour un égoïste, déplaire ou de blesser, devoir se justifier ou s’excuser, culpabiliser, être rejeté qui est liée à notre besoin d’être aimé et accepté…

et mettre en opposition les excellentes raisons de dire non et donc de s’affirmer.

mais aussi retourner vers les obligations imprimées depuis notre enfance :

• il faut faire plaisir aux autres… (et être toujours gentil !)
• il faut penser aux autres et leur donner ce qu’ils veulent…

mais aussi

• mon avis n’a pas d’importance ou ne compte pas…
• c’est malvenu ou impoli de dire non…

et chercher ce qui n’est que préjugés et idées reçues.

mais aussi

le manque d’estime et de confiance en soi qui conduit à ne pas se sentir légitime, de valoir moins que les autres, de ne pas être capable de dire non et de s’enferrer dans la négativité.

Comment faire pour dire « non » correctement ?

– Prendre le temps 

Avant de donner une réponse, il faut s’accorder un temps de réflexion pour manifester la considération des besoins d’autrui. Aussi ne répondez jamais dans un moment de précipitation ou de stress. En effet, la réponse négative fournie avec un ton calme et serein permet d’apaiser voire d’éliminer le risque de sensation de mépris qui pèse sur le demandeur. 

– Visualiser les conséquences

Il faut déterminer préalablement les enjeux de votre réponse en évaluant les conséquences positives et négatives y afférentes. Particulièrement pour le cas du salarié, accepter une tâche supplémentaire peut lui générer des débordements qui risquent de compromettre son travail et sa mission principale. En pesant le pour et le contre de son refus, il est plus facile de faire comprendre à l’interlocuteur les raisons en émanant.

– Argumenter et proposer des alternatives

Avant de dire « non », il faut identifier les raisons du refus. Expliquer les raisons d’une réponse négative permet d’éviter la sensation de culpabilité et de remords. Aussi, cela permet à l’interlocuteur d’accepter plus facilement la réponse. Chaque individu dispose d’une vision des choses qui lui est propre. Pour éviter les incompréhensions et les malentendus, il vaut mieux s’expliquer clairement et calmement. Or, pour manifester la considération de ses besoins, il ne faut pas hésiter à trouver des alternatives et proposer d’autres solutions à l’interlocuteur. 

– Tenir ses engagements et rester en contact

Que la réponse soit négative ou positive, cela génère des engagements. Par conséquent, l’art de savoir dire « non » induit la connaissance et l’estime de soi. D’ailleurs, en refusant la demande de son interlocuteur, le manager ou le collaborateur montre qu’il a conscience de la valeur d’un engagement. Certes, savoir dire « non » permet à un individu d’imposer sa personnalité et sa légitimité, toutefois, il faut modérer les réponses négatives. Le but ne consiste pas à mettre en valeur son caractère ou son pouvoir, mais à éviter de porter préjudice à ses propres intérêts et à ceux de l’entreprise.

Ces entreprises qui ont su renaître de leurs cendres

Ces entreprises qui ont su renaître de leurs cendres

La reprise de société est une réelle opportunité pour les futurs entrepreneurs. Un rachat d’entreprise peut aussi bien s’effectuer par l’acquisition des titres ou d’une branche d’activité que par la création d’une holding. Ce projet est toutefois complexe tant il implique d’importantes démarches et souvent un engagement financier conséquent. Mais, tel le phœnix qui renaît de ses cendres, des milliers d’entreprises ont pu redémarrer grâce à des individus passionnés et qui ne manquent pas d’idées pour continuer de les développer. Retour sur la renaissance de quelques PME.

60 000 entreprises sont mises en vente chaque année. 185 000 sont susceptibles d’être cédées, soit 750 000 emplois sauvegardés, selon le rapport de Fanny Dombre-Coste, intitulé « Favoriser la transmission d’entreprise en France », paru en 2016. Beaucoup de ces sociétés disparaissent faute de repreneurs. Face à la menace d’une liquidation judiciaire ou d’une cessation d’activité, certains se lancent dans le sauvetage de ce patrimoine entrepreneurial.

Entre 2015 et 2025, on estime que la transmission devrait concerner environ 630 000 entreprises. Or, plus de la moitié des entreprises concernées par la transmission finissent par fermer faute de repreneur… En effet, la clé de la transmission est l’anticipation (jusqu’à 5 années avant !) et la recherche de profils de repreneurs adaptés. Mais la route à suivre pour bien transmettre son entreprise ne se cantonne pas qu’à cela.

La biscuiterie normande Jeannette

La biscuiterie Jeannette, spécialisée dans les madeleines, est créée à Caen en 1850, par Pierre Mollier. Pendant plusieurs décennies, elle est cédée et rachetée par plusieurs personnalités. D’abord dénommée la Biscuiterie Normande, elle prend le nom de Biscuiterie Jeannette en 1927, à la suite du rachat des parts par Lucien Jeannette. Entre 1951 et 1985, l’entreprise connaît des années fastes, avec l’arrivée des frères Vinchon, Raymond et Jean.

Le développement de la société est conséquent.

Elle passe de quinze salariés en 1950 à 240 en 1985. De plus, elle produit plus de sept-mille tonnes de gâteaux par an. Mais les années difficiles commencent à partir de 1986. Face à la concurrence européenne, la firme Gringoire-Brossard, nouveau propriétaire, décide de licencier la moitié des salariés en 1992. Déposant le bilan plusieurs fois entre 1997 et 2011, elle est reprise par LCG (fonds d’investissement falaisien, ndlr). En décembre 2013, le tribunal de commerce de Caen décide de placer la biscuiterie en liquidation judiciaire. Plus d’une vingtaine de salariés s’y opposent et occupent leur usine pendant plus de onze mois.

Face au buzz suscité par cette occupation des lieux, quatre repreneurs déposent des offres de reprise. Le projet de Georges Viana, homme d’affaires est retenu en novembre 2014. C’est par le biais d’une opération de crowdfunding, avec 100 882 euros que le franco-portugais convainc le tribunal de commerce. En mai 2015, la production redémarre dans une nouvelle usine à Démouville, grâce à une seconde opération de financement participatif. Alors que plus de 330 000 euros ont été levés, l’entreprise réalise un autre tour de table de 6,5 millions d’euros. Cette somme a permis à Georges Viana de construire un deuxième établissement à Colombelles en 2017. Aujourd’hui, la société compte trente-deux salariés et emploie trente travailleurs d’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail, ndlr) locaux.

Atemco, un fabricant et constructeur de bâtiments modulaires

Fondée en 1831, à Mussidan, Atemco était à cette époque, l’une des premières de France spécialisées dans le métal et dans les constructions modulaires (montage de cabanes de chantier, ndlr). Pour se renouveler, l’entreprise décide de développer des modulaires architecturés, destinés à l’habitat ou aux bureaux. Des produits plus chers à fabriquer et plus difficiles à adapter. Avec la crise économique de 2008, le secteur des cabanes de chantier s’effondre. Par ailleurs, celui sur l’architecturé ne donne pas de résultats probants.

Placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Périgueux en 2011, Atemco décide de supprimer vingt-trois postes sur soixante-cinq. Le PDG de OBM Construction (une entreprise générale de constructions bois industrialisées, ndlr), Francis Lheure, décide alors de racheter la société la même année. Il la modernise en remplaçant les machines vétustes, en renouvelant les lignes de production et les équipements. Une stratégie qui semble fonctionner puisque le chiffre d’affaires s’est vu rehaussé pour atteindre les 8,5 millions d’euros en 2017.

La Trémévenoise, une entreprise de crêperie industrielle

Gildas Salvar crée en 1976 à Tréméven, une petite société de crêperie industrielle surnommée la Trémévenois, dans son garage. En 1986, avec sa femme, l’entrepreneur décide d’acheter un terrain pour développer sa structure. Au fil du développement, la surface de la firme se porte à 1 800 m². En 2006, les époux Salvar cèdent leur affaire à Jean-Luc Pellant pour partir à la retraite. À cette époque, l’établissement compte encore 18 salariés. L’entreprise se retrouve finalement en redressement judiciaire en février 2011 et un plan d’épurement de la dette est mis en place.

La liquidation est décidée en décembre 2017 alors que neuf personnes en CDI et quelques intérimaires y sont encore employés. La cause : l’augmentation du prix du beurre et des œufs. Les salariés décident de rappeler Gildas Salvar pour leur venir en aide et reprendre les rênes de la crêperie. Le retraité de 64 ans accepte et obtient de l’argent par sa région, par la communauté de communes du pays de Quimperlé et Initiative Cornouaille, réseau associatif de financement des créateurs d’entreprise. Et depuis mars 2018, il reprend la route pour livrer les crêpes à ces cent-cinquante clients. Avec pour objectif, relancer son affaire.

Face à des entreprises en difficulté ou au bord de la faillite, les repreneurs ont parfois de l’or au bout des doigts, mais pas seulement. Les futurs dirigeants se préparent à l’enjeu en analysant leurs motivations, leurs objectifs ainsi que leurs forces et leurs faiblesses. Avec un marché difficile d’accès, ils doivent se constituer des réseaux personnels et professionnels pour parvenir à leurs fins et parfois même, trouver un financement. La période de transition demeure essentielle pour reprendre une entreprise. Et pour bien démarrer, les gérants doivent rassurer les salariés, rencontrer les clients et prendre des décisions financières et commerciales délicates.

Les conseils pour réussir à travailler en freelance

Les conseils pour réussir à travailler en freelance

Être Freelance requiert de nombreuses compétences. Certes c’est la liberté mais le patron, que vous aviez en tant que salarié, se transforme en client exigeant et exige d’être sur de nombreux fronts à la fois car vous êtes dans ce cas  seul maître à bord. Pour réussir à travailler en freelance, ce qui importe avant tout c’est l’autodiscipline et la bonne organisation. Les détails avec cet article.

Ipsos France à la demande de PEPS a interrogé un échantillon de 350 travailleurs indépendants éligibles au statut de salarié porté. L’enquête a été réalisée par internet du 4 au 23 juin 2021.Les résultats significatifs nous donnent un aperçu de leurs arguments pour être freelance : organiser librement son emploi du temps (70%), choisir les missions et les clients avec lesquels le freelance souhaite travailler (50%), décider librement de son lieu de travail (44%), bénéficier d’un revenu plus confortable (25%).

Cependant, cette liberté est quand même source de difficultés : des revenus instables (60%), des clients difficiles à trouver (51%), des lourdeurs administratives (26%), des difficultés à l’accès au crédit (25%) et la solitude de l’indépendant (24%).

Savoir délimiter le lieu de vie professionnel en tant que freelance

Lorsqu’on travaille en tant qu’indépendant, on a tendance à confondre la vie professionnelle et la vie privée. Pour éviter que ce genre de chose ne se produise, vous devez travailler dans un coin exclusivement destiné à cela. Le mieux est de choisir un local hors de votre domicile ou un espace de coworking. Mais si vous n’avez pas les moyens, vous pouvez aménager une pièce non occupée de votre maison en bureau. Il faut qu’il soit clos, car un bureau est toujours intime. L’erreur est de l’installer dans votre salon. Entre autres, vous devez utiliser une autre ligne téléphonique.

Bien gérer son temps

La gestion du temps est primordiale pour un(e) freelance. Bien avant de commencer un travail, il faut toujours s’imposer une deadline personnel. À l’avance, vous devez savoir combien de temps vous allez consacrer à la prospection ou à la gestion des clients. Il est aussi important de définir l’heure de travail selon les éventualités de votre activité et de les respecter.

Avoir des objectifs précis

En tant que travailleur indépendant, vous devez avoir une fermeté sans faille pour pouvoir réussir. Il est donc primordial de programmer les actions, les arranger et de fixer un objectif précis. Les objectifs fixés doivent être des objectifs rationnels par rapport au marché. Mais le plus important est qu’ils soient réalisables. Vous devez également établir des objectifs ascendants et qui sont susceptibles de concerner tous les secteurs d’activité, sans oublier le plan de perfectionnement. Attention, cela ne consiste pas à devenir meilleur sur le marché dans l’immédiat.

Mettre en place une méthode de travail

Le freelance doit constamment bien organiser sa journée et son travail. Cela lui permettra de gérer plusieurs projets en simultané. De plus, vous devez développer la capacité d’écoute et avoir un esprit ouvert afin de réussir. Il est également important de mettre en place un système de comptabilité dès le premier jour. Vous pouvez opter pour le statut fiscal de la micro-entreprise. De cette manière, la comptabilité sera très facile parce qu’elle se limite par la tenue d’un journal qui doit être réalisée au jour le jour. Mais pour cela, vous devez avoir un système de classement adapté.

Faire une auto-évaluation

L’auto-évaluation est un point très important pour permettre à un(e) freelance de réussir. Vous devez à tout prix être conscient de vos qualités et de vos faiblesses. Avant de vous jeter à l’eau, réalisez une étude SWOT. Cette étude vous aidera à détecter vos forces, vos faiblesses, vos opportunités ainsi que vos contraintes. De cette manière, vous allez développer les axes de croissance nécessaires à votre développement.

Ne pas se laisser isoler

Travailler en tant qu’indépendant ne veut pas dire que vous devez vous isoler de tout. Si vous êtes fatigués de toujours devoir discuter avec votre client en ligne, pourquoi ne pas lui proposer un déjeuner d’affaires ?

Avoir des moments de récupération

Un freelance travaille pour soi-même, il a donc tendance à trop travailler. Difficile de s’arrêter lorsqu’on fait tout, tout seul. Cela ne pose pas problème, mais après 8 ou 10 h de travail, pensez-vous être encore efficace ? La réponse est non ! D’où la nécessité de savoir dire stop même si c’est difficile.

En quoi la création d’infographies peut-elle servir votre business ?

En quoi la création d'infographies peut-elle servir votre business ?

L’infographie a le vent en poupe. Capter l’attention des internautes sur son site professionnel devient un challenge car la concurrence fait rage. Ainsi, l’utilisation d’infographies rencontre depuis quelques années un grand succès et fait office d’outil puissant dans le domaine du webmarketing. Quelles sont donc les raisons qui font de la création d’infographies un véritable atout pour les entreprises ?

Le principe de la création d’infographies en entreprise

L’utilisation d’infographies est un moyen simple et pratique de condenser des données afin de les rendre plus faciles à appréhender pour les lecteurs, sachant que 90 % de l’information transmise au cerveau est purement visuelle. La manière de consommer du contenu sur Internet convient également parfaitement à l’emploi d’infographies. Une étude menée par Jakob Nelson a ainsi montré que les internautes accordent en moyenne 4,4 secondes par tranche de 100 mots, en ne lisant que 20 % du contenu des pages web. Il paraît donc crucial de pouvoir faire passer son message commercial autrement que par du texte. Un mélange de texte et d’images attire 12 % de visiteurs supplémentaires par page, il serait donc dommage de se priver de ce biais pour communiquer autour des produits ou des services de son entreprise. Pour présenter un bilan, annoncer une nouvelle ou donner les résultats d’une enquête, l’infographie est le moyen le plus adapté pour toucher le public cible de l’entreprise.

Les atouts de l’infographie

En premier lieu, les infographies ont une valeur esthétique importante pour les lecteurs. Une étude de la Wharton School of Business a prouvé que les deux tiers d’entre eux privilégient une présentation visuelle à une présentation écrite ou orale. De manière générale, la volonté de lecture des internautes augmente de 80 % avec l’utilisation de couleurs vives dans une infographie. Les informations transmises au moyen d’images sont également plus faciles à assimiler. L’infographie constitue un support de communication original, apprécié tant pour sa clarté que pour son aspect pédagogique. Attractif et synthétique, le contenu visuel offre une forte valeur ajoutée à une page web. L’infographie a aussi un important potentiel de viralité, et a le mérite de pouvoir être facilement partagée sur les réseaux sociaux, bien plus que le texte. Pour les entreprises, l’infographie constitue un vecteur d’information incontournable, qui améliore grandement la diffusion de tout type de contenu en ligne.

Un contenu facile à créer

Un autre avantage majeur de la création d’infographies est la grande facilité d’utilisation de ce support. Simple et économique, il permet de donner une dimension plus convaincante aux données présentées, et ce sans nécessiter d’efforts importants. Les dossiers de presse ne peuvent plus se passer aujourd’hui d’infographies ludiques et adaptées pour faire passer un message global. De plus, les entreprises ont à leur portée un ensemble d’outils en ligne performants qui leur permet de créer des infographies de qualité immédiatement exploitables. Une plateforme web complète comme EwC Presenter donne la possibilité de mettre au point de nombreuses infographies sans aucune difficulté. Des diagrammes conçus avec les sites Hohli ou Visual.ly peuvent venir illustrer des données statistiques, alors que le service en ligne Many Eyes permet de créer une multitude de graphiques pertinents.

Quelques sites pour créer avec brio une infographie

  • Infogr.am
  • Easel.ly
  • What About Me
  • Visual.ly
  • Vizify
  • Get About Me
  • Visme
  • Canva
  • Pik to chart

Est-on meilleur chef d’entreprise en étant passé par la case salariale avant ?

Est-on meilleur chef d'entreprise en étant passé par la case salariale avant ?

Certains prétendent que grâce au fait qu’ils ont été salariés, ils sont à même de diriger des équipes parce qu’ils ont pu étudier les différents comportements aussi bien des dirigeants que des salariés et donc ils ont acquis une expérience. D’autres qui sont devenus entrepreneurs parce que l’occasion ou leur volonté d’être entrepreneur leur a permis d’entrer directement dans l’entrepreneuriat considèrent que c’est un atout parce qu’ils n’avaient pas d’a priori. Un dirigeant étant passé par la case salariale est-il un meilleur ou un pire chef d’entreprise ? Tentons de peser le pour et le contre.

Des employés modèles ayant gravi les échelons de leur propre entreprise d’année en année, d’anciens cadres qui ont réussi à accéder aux fonctions les plus élevées par le biais d’un travail de tous les instants et acharné, des jeunes dynamiques et motivés toujours prêts à prendre en charge les responsabilités qu’on leur confie jusqu’à celles de la gestion de l’entreprise toute entière… Les exemples sont nombreux pour illustrer la situation de ces dirigeants qui étaient d’anciens employés dans la même entreprise. Mais leur évolution ne justifie pas nécessairement la qualité de leur travail au poste de Président Directeur Général de leur entreprise.

Oui, l’ancien employé fait un chef d’entreprise exemplaire

Une connaissance approfondie de tous les dossiers, une maîtrise des outils techniques et matériels après du temps passé sur le terrain directement et pas seulement dans les bureaux de l’entreprise, une volonté de rendre pérenne la société après avoir gravi tous les échelons… Tous ces éléments suffisent à faire prendre conscience à quel point un chef d’entreprise étant passé par la case salariale possède des atouts indéniables pour être meilleur dans l’exercice de sa profession.

On peut même se rendre compte de cette situation à plus petite échelle : de nombreux dirigeants de restaurants chez McDonalds sont souvent issus de la case salariale. Leur connaissance profonde du travail les aide à gérer et diriger les restaurants toujours dans le respect des besoins des employés et des clients. De nombreux chefs d’entreprise en poste aiment d’ailleurs se rendre dans leurs usines, dans leurs magasins pour se rendre compte de la réalité du terrain.

Non, l’habit ne fait pas le moine

Mais l’on peut nuancer. Passer par la case salariale ne suffit pas nécessairement à avoir les épaules suffisamment larges pour gérer une entreprise toute entière. Et si une connaissance des métiers au pied de la hiérarchie pyramidale n’aidait en rien à la réalisation du travail au sommet de cette même pyramide ? A de grandes échelles en effet, il est difficile de comparer le montage d’une pièce sur une voiture avec la gestion des 100 usines à travers le monde. Chacun dispose de compétences propres qui servent à réaliser des tâches bien précises. Il paraît donc difficile parfois de créer des liens là où il n’y en a pas. Dans des structures où le nombre de salariés est important, le patron prend plus une allure de gestionnaire, et dans ce cas précis, les rôles ne sont pas nécessairement interchangeables…

Soyez malins et réduisez les dépenses de votre entreprise

Soyez malins et réduisez les dépenses de votre entreprise

La crise oblige l’entreprise à adopter la stratégie de « dépenser moins et gagner plus ». Pourtant, pour réussir cela, il faut savoir dans quel secteur on doit réduire les dépenses et quels sont les secteurs qui ne doivent pas être négligés. Un mauvais choix pourra être fatal, voici donc quelques petites astuces pour vous montrer où vous pourriez trouver les réductions. 

Maîtrisez le temps

Le premier facteur d’économie est dans la gestion du temps dans toutes les activités. Il faut bien étudier ce qui est chronophage et s’il existe une manière d’agir qui permette d’en gagner. Certes, cette analyse prend du temps en amont mais sur le long terme, elle vous permettra de réduire des dépenses inutiles.

Profitez des atouts de la technologie

Grâce à la technologie, vous pourriez envoyer des mails et des textos à vos collaborateurs. Plus besoin d’utiliser du papier. Le support papier est source de dépenses inutiles que l’entreprise peut éviter. Avec les différents logiciels existants sur le marché, vous pouvez faire circuler les informations à moindre frais et en toute sécurité.

Réduire les horaires de travail

Cela paraît minime, pourtant, en réduisant la pause-café et les pauses repas, vos salariés gagneront environ 30 minutes de pause. Faites rentrer ensuite vos salariés 30 minutes avant l’heure prévue. Aussi, cela permet à vos employés de se détendre assez tôt à la maison au lieu de rester improductifs au bureau. Cela leur permet d’éviter les heures de pointe et parfois de pouvoir reprendre leur enfants à la sortie à l’école.

Recevoir des stagiaires

Beaucoup d’entreprises ne sont pas attirées par l’idée de recevoir des stagiaires, pourtant, ils sont très économiques pour l’entreprise. Un stagiaire équivaut à une main-d’œuvre à un coût réduit. Aussi, vous permettrez aux jeunes d’obtenir des expériences dans le milieu professionnel. Il faut tout de même effectuer une sélection pour éviter les mauvaises surprises et surtout ne pas oublier leur formation est celle-ci vous prendra du temps. Il faut donc étudier attentivement leurs compétences pour ne pas vous trouver dans l’obligation de leur consacrer du temps que vous devez garder pour des actions à valeur ajoutée.

Choisir les grossistes comme fournisseurs

Les fournitures de bureau représentent une somme de budget assez importante pour l’entreprise. En achetant dans les grossistes, vous obtiendrez des prix réduits. Aussi, l’achat en gros vous permet de stocker les matériels de bureau nécessaires. Vous gagnerez également en coût de transport en évitant les allers-retours dans les magasins.

Embaucher des employés polyvalents

Les employés polyvalents vous évitent d’en embaucher d’autres pendant les services temporaires ou les événements particuliers organisés par l’entreprise. Avant d’embaucher une nouvelle personne, veillez à ce qu’elle puisse effectuer toutes les tâches dont l’entreprise a besoin à toutes les périodes. Concernant vos salariés actuels, donnez-leur des formations pour qu’ils puissent répondre à tous vos besoins.

Le choix de l’opérateur téléphonique

La communication est un secteur clé dans l’entreprise. Il est donc impossible de supprimer les abonnements téléphoniques mais les offres sur le marché sont nombreuses et comme la concurrence fait rage, il y a un vaste choix à des prix défiant toute concurrence.

Ces astuces ne sont pas les seules solutions de réduction de coût. Chaque entreprise a ses propres techniques, il appartient aux dirigeants de décider dans quel secteur les réductions seront les plus accentuées. Il suffit d’un peu d’imagination. Sachez que c’est l’élimination de petites dépenses qui vous allègeront.

Peut-on être entrepreneur et avoir un profil d’exécutant ?

Peut-on être entrepreneur et avoir un profil d'exécutant ?

L’entrepreneuriat exige des qualités spécifiques. Innover, apprécier les risques, décider, agir, manager, nombreux sont les verbes d’action liés à l’entrepreneuriat. Un profil apparemment éloigné de celui de l’exécutant. Mais ce dernier est-il condamné à rester à la porte de l’entrepreneuriat ? Rien n’est moins sûr au regard des bouleversements en cours et de la notion de plus en plus courante au sein de l’entreprise d’intelligence collective.

Il est difficile d’être un dirigeant hors pair si on n’est pas capable d’exécuter les tâches de l’entreprise. L’entreprise pyramidale d’hier avec le patron dans une cage de verre fait partie, nous l’espérons, de l’histoire !

Les temps changent, les créateurs d’entreprises aussi !

En psychologie, il est commun de définir l’exécutant comme une personne plutôt réservée en recherche de sécurité. Cette aversion pour le risque n’en fait pas moins quelqu’un de sérieux et motivé dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées. De but en blanc, il serait assez raisonnable de juger l’exécutant comme inapte à l’entrepreneuriat. En effet, celui-ci offre tout sauf une vie paisible exempte de prises de risques. Néanmoins, les temps changent et s’accélèrent. Aussi, les modèles économiques sont remis en question et l’être humain s’adapte.

Dans un contexte économique rendu difficile par la crise, les bouleversements liés à la mondialisation, à la numérisation et à l’émergence de l’économie collaborative, les exécutants ont une perception du risque fort différente de ce qu’elle pouvait être hier. La sécurité n’est plus là où l’exécutant pouvait la trouver il y a encore dix ans ! Il peut être par exemple plus risqué d’exercer comme salarié d’une entreprise soumise aux aléas économiques que d’œuvrer à son compte au profit de plusieurs ! A défaut de vouloir entreprendre pour changer le monde, l’exécutant peut le faire pour se prémunir des risques économiques liés à l’emploi salarié ou tout simplement pour retrouver une activité après un licenciement. Le chômage est, en effet, un puissant ressort de l’entrepreneuriat. En 2022, de nombreux chômeurs se sont lancés dans l’aventure entrepreneuriale. Leur profil d’exécutant ne les empêche pas de représenter 40% des créateurs d’entreprises !

Je pense donc… je peux entreprendre

L’entreprise c’est un entrepreneur qui pense et des employés qui exécutent ! En êtes-vous si sûr ? Cette vision taylorienne de l’entreprise n’est-elle pas remise en question ? Dès 1985, Konosuke Matsushita, fondateur de Matsushita Electric (Panasonic) prédisait la suprématie de l’Orient sur l’Occident grâce à sa capacité à fédérer au sein de l’entreprise toutes les intelligences, du cadre dirigeant au plus modeste employé. Cette intelligence collective était sensée caractériser le modèle japonais au détriment d’un Occident incapable de le mettre en place !

Fort heureusement, ce dernier tire aussi sa force de sa capacité à évoluer ! 30 ans après les sombres prédictions de Konosuke Matsushita, les entreprises occidentales font de plus en plus de place à cette intelligence collective. Des start-up (Blablacar, Michel&Augustin), des PME (Probionov) et des grands groupes (Leroy Merlin) misent sur cette forme de management. Celui-ci estompe la notion chefs/exécutants. De fait, les exécutants d’aujourd’hui, instruits, qualifiés et plus autonomes, sont porteurs de solutions. Par ailleurs, ils portent aussi en eux l’ADN de l’entreprenariat. Que les circonstances se présentent et ils franchiront le pas d’autant plus facilement qu’ils connaissent les rouages de l’entreprise.

La catégorisation des individus devient de moins en moins pertinente tant la société impose pour survivre une grande capacité d’adaptation professionnelle. L’exécutant d’aujourd’hui sera peut-être l’entrepreneur de demain. Il se peut même qu’il y excelle tant en matière d’entrepreneuriat que de management si l’on se réfère à l’athénien Solon pour qui « il faut apprendre à obéir pour savoir commander ».