BusinessCréerL'idée innovante

40 boites qui ont su révolutionner leur marché !

Développez votre capacité de visionnaire…
comme les fondateurs de Google

Certes, il existe des
personnes qui, naturellement, ont un don pour sentir avant tout le monde les
grandes tendances et les technologies qui s’imposeront demain. Toutes les
époques ont vu émerger de vrais génies en avance sur leur temps. Si vous ne
faites pas partie des 0,001 % de la population qui sont naturellement des
visionnaires géniaux, pas de panique ! On a tendance à mythifier la
qualité de visionnaire des entrepreneurs. Or, celle-ci relève bien souvent
davantage d’un « calcul mathématique » que d’un don inné. Pour
devenir vous aussi un de ces géniaux visionnaires du marché, deux solutions
simples. Vous pouvez suivre attentivement les prévisions sociétales des
cabinets de prospectives, qui étudient de façon scientifique les grandes
tendances qui s’imposeront demain. Le Web regorge de sites français ou
anglophones qui exposent les futurs envies et besoins qui guideront demain le
marché : pourquoi se priver de s’en inspirer ? Autre solution :
créez vous-même les grandes tendances du marché du futur en imposant des
nouveaux usages ou des nouvelles technologies capables de modifier les
comportements. C’est la stratégie pour laquelle ont opté les fondateurs de
Google, Larry Page et Sergueï Brin. Excellents ingénieurs, ils ont su
développer un algorithme qui a pu révolutionner la recherche sur Internet. Vous
n’êtes pas vous-même un grand ingénieur ? Alors tentez de vous associer
avec un chercheur développant une idée géniale mais qui aurait besoin d’un
profil de dirigeant pour porter son idée vers le succès. S’associer au très
talentueux Steve Wozniac a peut-être été l’un des plus grands coups de génies
de Steve Jobs…

Trouvez la bonne idée… comme le fondateur de
SeLoger

Une entreprise qui
cartonne et marque son époque tient en général son succès de la qualité de son
concept. L’ « idée du siècle » est celle qui va réellement
révolutionner les usages des consommateurs en leur facilitant le quotidien. Pas
facile pourtant de mettre la main sur cette fameuse idée… Observez votre
quotidien et réfléchissez à toutes vos habitudes qui pourraient être
simplifiées d’une façon ou d’une autre. Autre solution : scrutez les
business qui émergent à l’étranger et qui se développent bien (en fouinant sur
Internet ou en allant enquêter sur place). Vous pourrez alors les appliquer,
tout en tenant compte des spécificités liées à notre culture. Enfin,
appuyez-vous sur les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour
inventer des usages innovants. Denys Chalumeau, le fondateur de SeLoger et de
Promovacances a créé ces deux concepts qui cartonnent avec, au départ, la
volonté simple de lancer sur le Minitel des business qui fonctionnaient déjà
bien dans le monde physique. C’est tout naturellement que l’entrepreneur a
prolongé la dématérialisation de ses services dès qu’Internet a fait son
apparition en France… et avec le succès qu’on connaît.

Ayez de l’audace… comme les fondateurs de
Gleeden

Les grands
entrepreneurs, ceux qui font vraiment bouger leur marché, ont tous en commun un
trait de caractère : ils se fichent des conventions et imposent leurs
propres règles ! Pour cartonner sur le marché, inutile de chercher à
produire une offre qui passera inaperçue tellement elle saura répondre sagement
aux codes du marché ! Compris ? Pour vous démarquer, pour imprimer
l’histoire de votre empreinte, ayez de l’audace ! Une bonne dose d’audace,
il en a fallu à Steve Jobs lorsqu’il a osé sortir les premiers ordinateurs tout
en couleur, les mythiques premiers iMac, sur un marché marqué par une grande
austérité dans le design des machines. Mais, sans cette initiative un peu folle
à l’époque, l’entreprise n’aurait pas connu le rebond de notoriété qu’elle a
vécu dès la fin des années 90. En parlant d’audace, on peut également citer les
frères Truchot, à l’origine du site de rencontres extraconjugales Gleeden. Lors
de la sortie du site, les médias se sont emballés pour dénoncer massivement le
caractère scandaleux du concept. Les deux entrepreneurs ont été décrits comme
des personnages peu recommandables à la morale douteuse. N’empêche que, trois ans
plus tard, le site compte presque 2 millions de membres fidèles (au site, pas à
leur conjoint !) dans le monde et annonce un chiffre d’affaires situé
entre 15 et 20 millions d’euros… et les deux fondateurs sont adoubés par la
presse comme des entrepreneurs de grand talent !

Faites preuve de simplicité… comme les
fondateurs de Capitaine Train

Fini de chercher, à tout
prix, à proposer une offre complexe afin de donner l’illusion aux clients de
l’expertise de l’entreprise. Désormais, les consommateurs recherchent un usage
simplifié, rapide et intuitif. Pour cartonner sur le marché aujourd’hui, visez
la simplification ultime de votre offre. Jean-Daniel Guyot, le fondateur de
Capitaine Train, a réussi la prouesse de gagner des parts de marché face au
géant SNCF et leur filiale de réservation de billets de train, en misant tout
sur un usage le plus simple possible. Et ça marche : la petite start-up
pourrait bien s’imposer rapidement comme un acteur majeur en Europe sur son
secteur.

Croyez en vous… comme le fondateur de Virgin

Tous les investisseurs
vous le diront, c’est en général plus sur une équipe de dirigeants qu’ils
parient que sur une idée. Prenez-en donc conscience : vous êtes la ressource la
plus précieuse de votre entreprise. Si vous souhaitez que votre entreprise
connaisse un gros succès, il va donc vous falloir développer une croyance en
vous et en votre concept à toute épreuve. Le développement de l’énorme groupe
Virgin tient ainsi pour beaucoup à la personnalité de l’impétueux Richard
Branson. Sûr de lui, malgré de médiocres résultats scolaires dus à sa dyslexie
non diagnostiquée, il s’est lancé très tôt dans des projets entrepreneuriaux
plus fous les uns que les autres. Non content de simplement voir ses petits
business bien fonctionner, il a décidé rien de moins que de révolutionner des
industries entières, et non des moindres : la musique, l’aviation… 

Osez faire les choses différemment… comme le
fondateur de Le Bon Coin

Ce n’est pas parce
qu’une idée fonctionne très bien qu’elle est pour autant le meilleur
modèle ! Un vrai entrepreneur sait s’affranchir de l’évidence.
Lorsqu’Olivier Aizac, le fondateur du site de référence Le Bon Coin, a lancé sa
plateforme, il aurait légitimement pu s’inspirer du succès phénoménal d’eBay.
Mais l’entrepreneur n’a pas cédé à la facilité de reproduire simplement ce qui
fonctionnait. Il a vu plus loin et s’est interrogé sur la nature même du modèle
du géant américain : l’idée était-elle si pertinente que ça ? Le
système de l’achat/vente par enchère via la plateforme parut finalement assez
complexe aux yeux du fondateur. Le modèle a donc été revu de A à Z avec
l’objectif de faciliter au maximum les échanges entre les internautes. Remettre
en question un système qui cartonne, il fallait oser le faire !
Apparemment Olivier Aizac avait raison : son site a dépassé aujourd’hui
les audiences du concurrent historique eBay. 

Pensez avant tout aux usagers… comme le
fondateur de Vente Privée

Un petit secret pour
devenir numéro 1 dans la tête des clients ? C’est simple, il suffit que
vous-même fassiez des clients votre préoccupation numéro 1 ! Réfléchissez
bien : y a-t-il une seule entreprise qui cartonne vraiment sur le marché
qui semble détachée de l’intérêt de ses clients ? L’ingrédient qui peut
faire la différence dans une entreprise est justement cette attention extrême
portée sur le client. Cet élément, Jacques-Antoine Granjon, le fondateur de la
machine à cash Vente Privée, l’a parfaitement compris. C’est en mettant le
bénéfice du consommateur au cœur de toute sa stratégie que l’entreprise s’est
développée si rapidement. Aucune économie n’est mise par exemple dans la
gestion du service après-vente et notamment dans les relations aux clients
mécontents. C’est en portant le plus grand soin à ses clients que
l’entrepreneur a réussi à fidéliser près de 20 millions de membres. Carton
plein !

Sachez-vous remettre en question… comme le
fondateur de Criteo

Rares, très rares sont
les entreprises qui tombent dès le départ sur le bon concept ou le bon business
model, ou alors qui définissent directement avec justesse le marché visé. Ne
pensez pas que la première idée que vous aurez sera forcément la bonne. Restez
ouvert à des modifications, même très conséquentes, de votre concept. Pour
cela, n’attendez pas trop avant de tester votre idée sur le marché, même si
elle n’est pas parfaitement aboutie, et opérez des modifications en fonction de
ce que vous aurez pu observer. Savoir se remettre profondément en question et
accepter d’avouer s’être trompé dans un premier temps n’est pas toujours évident.
C’est pourtant l’une des principales qualités des entrepreneurs qui performent
sur leur marché. Jean-Baptiste Rudelle, le fondateur de la start-up Criteo, qui
vient de faire son entrée à la bourse de Wall Street, n’a pas hésité à faire un
vrai pivot par rapport à son concept initial, et ce, plusieurs fois de suite.
Pour preuve, cette entreprise aujourd’hui spécialisée dans le reciblage
publicitaire était, à son lancement en 2006, un service de recommandation de
films, en B to C ! L’entrepreneur conseille de ne pas faire de
pivot trop tôt dans le développement de son idée, afin de laisser le temps au
concept de tenter sa chance, mais de ne pas trop attendre non plus lorsqu’on
sent que le potentiel de son idée est limité. Le timing parfait ? Remettre
en question son business après 6 mois minimum et 18 mois maximum.

Acceptez de passer pour un fou ou d’être
critiqué… comme le fondateur de Free

Si vous faites partie de
ces personnes qui sont malades à l’idée de ne pas faire l’unanimité, un petit
conseil : n’entreprenez pas ! Ou alors lancez-vous dans un business
sans grande ambition. Mais si vous souhaitez faire partie de ces entrepreneurs
qui marquent leur époque et bousculent le marché, ne vous attendez pas à
n’avoir que des amis… Ceux qui innovent dérangent les partisans de l’ordre
établi, c’est un fait. Il suffit de voir le traitement qui a été réservé à
Xavier Niel, le fondateur de Free, lorsqu’il a mis le pied dans le plat pour
annoncer la sortie de son offre mobile défiant toute concurrence. Les critiques
violentes de la part des acteurs historiques du marché ont fusé de toutes
parts. Ce n’était pas l’entreprise Free mais Xavier Niel l’homme qui était pris
à partie de manière si virulente. Si l’entrepreneur avait été frileux aux
critiques, jamais il n’aurait osé lancer une offre qui a changé la donne sur le
marché de la téléphonie mobile pour le bien du porte-monnaie des français. Et
son chiffre d’affaires n’aurait pas connu un tel bond !

Abordez votre marché avec un regard
complètement neuf… comme les fondateurs d’Uber

Il ne faut pas espérer
laisser sa trace dans le panthéon des entrepreneurs si l’on réplique sur le
marché ce qui se fait déjà, et sûrement très bien, par des acteurs majeurs.
Non, pour créer une entreprise qui crée l’Histoire, il faut savoir aborder son
marché avec un état d’esprit totalement vierge de préjugés ou de prérequis.
Pour cela, oubliez tout ce qui se fait déjà dans votre secteur, les usages
traditionnels, les techniques de production qui semblent avoir fait  leurs
preuves, les prix pratiqués majoritairement… Et reprenez à zéro. C’est ce qu’a
fait le cofondateur d’Uber, Travis Kalanick, lorsqu’il a lancé la première
solution de chauffeurs privés faisant directement concurrence aux traditionnels
taxis. Le succès d’Uber est dû au fait que l’entrepreneur a simplement mis de
côté toutes les pratiques traditionnelles d’un marché pour proposer un modèle
complètement différent, et plus proche des besoins des consommateurs
d’aujourd’hui. Si le modèle a bien du mal à s’imposer en France, où le lobby
des taxis est très puissant et fait pression sur les lois, dans les autres pays
du monde l’offre explose ! Ironie de l’histoire : c’est en vivant la mauvaise
expérience de se retrouver sans taxi disponible à Paris que l’entrepreneur a eu
l’idée de lancer Uber…

Sachez prendre des risques… comme le fondateur
d’Attractive World

Pas de grande réussite
sans grosse prise de risque. Créer sa boîte est parfois assez similaire à une
partie de poker où l’on jouerait tous ses jetons à la fois : c’est quitte
ou double. Les fondateurs d’entreprises à succès ont tous eu le courage de
prendre parfois des options risquées pour booster le développement de leur
entreprise. C’est le cas du fondateur du site de rencontre Attractive World,
Ludovic Huraux, qui a pris le risque dès le départ de ne pas accepter tous
types de clients sur sa plateforme. Désireux de fonder le premier site de
rencontre haut de gamme, afin de concurrencer le géant Meetic en l’attaquant
sur ses faiblesses, l’entrepreneur a dû faire le pari de n’accepter qu’un tiers
des clients demandeurs sur son site. Pas forcément évident de refuser des
clients au moment du démarrage, lorsque la trésorerie aurait eu bien besoin de
cumuler un maximum de membres sur le site… Et pourtant, c’est grâce à ce choix
stratégique risqué que le site a pu s’imposer dans la jungle des plateformes
pour célibataires.

Appuyez-vous sur des metrics pour développer
votre entreprise… comme les fondateurs de Spartoo

L’entrepreneur se doit
d’écouter sa petite voix intérieure pour faire les bons choix stratégiques.
Mais l’intuition a ses limites…. Et rien ne remplacera la vérité des chiffres
issus de l’expérience sur le terrain. La différence entre un simple dirigeant
et un grand entrepreneur est que ce dernier, sans se couper de ses intuitions,
ne prend jamais de décisions à l’aveugle. Un excellent fondateur d’entreprise
n’est pas un voyant magicien, c’est quelqu’un qui, bien qu’il développe un
ressenti de son marché, sait avancer intelligemment, en suivant les indications
que lui fournissent ses tableaux de bord. Boris Saragaglia, le talentueux
fondateur de Spartoo l’explique volontiers : il ne prend aucune décision pour
son entreprise sans avoir au préalable étudié les chiffres de ses indicateurs
pour son entreprise. L’analyse des metrics lui permet de confirmer ou non les
intuitions qu’il peut avoir sur le terrain. Vu la croissance de la start-up,
qui affiche 130 millions de chiffre d’affaires en 2013, la méthode semble
donner de très bons résultats…

Sachez bien marketer votre offre… comme les
fondateurs d’Apple

Si vous faites face à
deux produits identiques aux prix similaires, lequel choisirez-vous ?
Celui qui est présenté dans un emballage un peu cheap ou celui qui est emballé
dans un pack aux couleurs éclatantes et qui vente les vertus du produit avec
des phrases chocs ? Pas de doutes, pour vendre vos produits et vous faire
accepter comme LA marque de référence sur un marché, la seule solution est de
jouer sur le marketing avec finesse. Le parcours de la marque Apple illustre
bien cet état de fait. Il est clair que les produits de la firme de Cupertino
sont d’une qualité excellente. Mais l’entreprise aurait-elle connu le même
parcours si son cofondateur, Steve Jobs, n’avait pas su habilement entourer les
produits d’un design élégant et d’un message séduisant ? Plus que des
produits, Apple a réussi à proposer à ses clients un vrai état d’esprit, un
style, l’appartenance à une « communauté »… Cette capacité à vendre
du rêve est la clé de l’hégémonie actuelle d’Apple. Acheter des terminaux Apple
c’est hériter du positionnement « Think different » de la marque et
du style résolument tendance des produits. Un vrai coup de génie
entrepreneurial !

Imposez votre différence… comme les fondateurs
d’Adopte un mec

Un des secrets pour ne
pas devenir une simple énième entreprise sur un marché ultra-concurrentiel et
bâtir une start-up qui s’impose est d’adopter un positionnement clairement
disruptif. On ne devient pas une référence sur un marché en copiant les autres
acteurs ! Revenons à l’exemple de Steve Jobs : dès le lancement
d’Apple, il s’est évertué à ne pas faire de son entreprise un Microsoft bis,
saisissant toutes les occasions pour instiller des éléments différenciant
vis-à-vis de son concurrent. Résultat : les lignes dictées par Apple sont
devenues elles-mêmes les nouvelles références auxquelles se plie aujourd’hui
Microsoft ! Cette stratégie de différenciation claire a également été suivie
par les fondateurs du site de rencontre Adopte un mec, Florent Steiner et
Manuel Conejo. Tout dans le concept s’oppose de front au géant français de la
rencontre, Meetic. Prenant à contre-pied tout ce qui avait pourtant fait
initialement la force de Meetic, Adopte un mec se positionne comme le
« rebelle » du marché qui réinvente les codes de la rencontre sur Internet.
Le pari n’était pas gagné d’avance, surtout que le marché des sites de
rencontre est complètement engorgé. Mais le succès est là, et l’entreprise a su
s’imposer rapidement.

Ne faites pas tout reposer sur le marketing…
comme le fondateur de PrestaShop

Certes élaborer un
message efficace autour de votre offre pour la rendre séduisante auprès de
votre cible est d’une grande efficacité. Mais ce « costume » ne fera
pas tout. Si vos clients s’aperçoivent que votre produit est loin d’être à la
hauteur de leurs espérances, ils déserteront vite votre entreprise. Et vous
pourrez dire adieu à tout mécanisme de bouche à oreille positif autour de votre
offre. Ne pas tout miser sur le marketing, c’est la stratégie qu’a adopté Bruno
Lévèque, le fondateur de PrestaShop. Ne faisant aucune publicité autour de son
produit, il continue à parier sur la qualité de la solution et à baser la
croissance de son entreprise sur le fameux bouche à oreille au sein de la
communauté des développeurs qui représentent sa cible. Et ça lui réussit plutôt
bien : son chiffre d’affaires est en hausse et dépasse les 8 millions
d’euros, et le nombre d’utilisateurs gonfle dans le monde.

Prenez le temps d’évangéliser votre marché…
comme la fondatrice de Leechti

Pas facile de tout de
suite cartonner quand on crée soi-même un nouveau marché. Les entreprises qui
innovent, et inventent de nouveaux usages jusqu’alors inconnus des
consommateurs, doivent automatiquement passer par une phase de pédagogie auprès
de leurs prospects. Expliquer encore et encore en quoi consiste le service ou à
quoi sert le produit : voilà le lot commun de toutes les entreprises
innovantes. Cette phase d’évangélisation du marché est indispensable pour que
l’offre soit acceptée et utilisée. Céline Lazorthes, la fondatrice de Leechti,
la cagnotte en ligne, a dû elle aussi passer par une phase d’évangélisation de
ses futurs clients et partenaires. Elle affirme d’ailleurs ne pas se plaindre
de l’arrivée sur le marché de concurrents qui s’inspirent directement de sa
solution puisque ceux-ci l’aident à faire connaître l’existence du service
auprès du grand public ! 

Soyez patient… comme le fondateur de BlablaCar

Certains types de
business nécessitent de faire preuve d’une grande patience avant de pouvoir
rapporter gros. C’est le cas du site de covoiturage BlablaCar, qui a dû réussir
à se créer une communauté d’utilisateurs suffisamment significative avant
d’exploser sur le marché. Son fondateur, Frédéric Mazzella, explique avoir dû
faire preuve d’une grande persévérance et faire beaucoup d’efforts pour
économiser le moindre centime pour imposer petit à petit sa solution. Le succès
a mis en effet plusieurs années à arriver. Mais la patience a été récompensée,
car aujourd’hui le site s’est imposé comme l’acteur majeur du marché en France.
Et le scénario devrait se répéter à l’échelle de toute l’Europe. Le secret de
la réussite de Frédéric Mazzella ? Il répond avec malice que son nom,
Mazzella, est italien et que, contrairement à ses concurrents, il était prêt à
manger des pâtes pendant 10 ans sans problèmes !

Acceptez de faire des erreurs… comme le
fondateur de Facebook

Dans la construction
d’une entreprise, il n’existe pas de parcours sans fautes. Chaque entrepreneur
se trompe sur une orientation stratégique, sur la pertinence d’un nouveau
produit, sur un recrutement… c’est normal. L’important est moins le fait de se
tromper que la façon dont on vit ses erreurs. Pour reprendre l’exemple d’Apple,
Steve Wozniac, son cofondateur, n’a pas hésité à expliquer que, malgré ses
grandes qualités, Steve Jobs avait pourtant fait lui aussi de grosses erreurs
dans l’aventure Apple. Mais le mythique entrepreneur a toujours su rebondir et
repartir de plus belle. Autre entrepreneur à succès, Mark Zuckerberg, le
fondateur de Facebook, avoue lui aussi faire régulièrement des erreurs. Il ne
s’en cache pas et explique même apprendre beaucoup de ses petits échecs. Il a
d’ailleurs développé au sein de son entreprise une vraie culture de l’échec
positif en prônant la notion de « fail fast ». Il encourage ses
employés à tester des projets, à les lancer rapidement et à tirer tout de suite
les enseignements de l’éventuel échec afin de progresser et de mieux définir
les facteurs du succès de l’entreprise. L’entrepreneur a raison : on ne
construit pas un succès avec frilosité, en refusant d’avancer par peur de
l’échec…

Ne vous focalisez pas sur l’idée, mais plutôt
sur son exécution… comme le fondateur d’Evernote

Ne pensez pas que vous
serez les seuls au monde à avoir eu votre idée de business si géniale !
C’est prouvé, au moins une autre personne sur la planète aura eu la même idée
que vous au même moment. C’est tout à fait normal : si l’idée vous est
venue, c’est qu’elle est dans l’air du temps et que les nouvelles technologies
permettent son déploiement. Pas de soucis pour autant. Ce qui va déterminer ou
non votre succès sera moins l’idée en elle-même que la qualité de son
exécution. Prenez par exemple la solution en cloud Evernote. Son fondateur,
Phil Libin, n’a, à la base, pas eu une idée totalement originale et empreinte
d’une innovation folle ! Evernote est, sur le papier, une simple solution
de prise et de partage de notes sur ordinateurs. Mais là où l’entrepreneur a
fait preuve de génie, c’est dans l’exécution de cette idée simple. Tout dans le
déploiement de la solution a été pensé de manière à optimiser et à faciliter
son usage. Et le logiciel a évolué avec le développement des nouvelles
technologies pour se placer aujourd’hui comme une vraie référence utilisée par
des millions de personnes dans le monde. 

Ne cherchez pas à être le moins cher, cherchez
à être le meilleur… comme le fondateur de Parrot

On a souvent tendance à
penser que la condition sine qua non pour cartonner au niveau des ventes est de
casser ses prix. La stratégie du low cost peut être intéressante, mais elle
n’est pas toujours gagnante. La crise économique a d’ailleurs révélé un fait
étonnant : dans les périodes difficiles financièrement, le secteur du luxe
ne connaît pas de baisse, bien au contraire. Pour installer sur le marché une
belle entreprise aimée du grand public, la clé est donc bien souvent de ne pas
chercher à baisser les prix. Le secret est alors de se focaliser sur la qualité
de l’offre, quitte à proposer des prix au-dessus de la moyenne. C’est en se
basant uniquement sur la recherche de l’innovation et de la grande qualité que
la petite entreprise française Parrot, spécialisée dans les produits High Tech,
a su s’imposer à l’international face à des géants. Son fondateur, Henri
Seydoux, a tout de suite visé le haut de gamme, la technologie de pointe, et le
design, sans se soucier des prix. La stratégie paye, et même très bien :
la société a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 280 millions
d’euros…

Ayez toujours un train d’avance… comme le
fondateur de Withings

Qu’est-ce qui a fait que
l’entreprise Apple est devenue une telle légende pour les apprentis
entrepreneurs ? C’est simple, la firme de Cupertino a su innover en
proposant des produits totalement inédits, qui ont par la suite été répliqués
par les concurrents. Mais la prime va toujours au premier entrant, c’est bien
connu. Et les lancements des iPod, iPhone ou iPad ont marqué l’histoire. Cédric
Hutchings, le cofondateur de Withings, applique également, et avec succès,
cette stratégie. En lançant dès 2008 les premiers objets connectés liés au
domaine de la santé, l’entrepreneur a très vite cartonné, notamment aux
états-Unis. Si les solutions de l’entreprise française ont d’abord séduit un
public de geeks, l’offre est aujourd’hui adoptée par le grand public, qui s’est
habitué au concept d’objets connectés. Pour rester au top sur son marché,
l’entrepreneur continue à explorer les technologies de demain afin d’avoir
toujours une longueur d’avance sur ses concurrents.

Ayez une vision à long terme… comme le
fondateur de Snapchat

Les véritables success
stories, ces entreprises qui rapportent des millions à leurs fondateurs, ne se
bâtissent pas en ayant une vision court-termiste de son marché. Pour installer
durablement sa start-up auprès de sa cible, la clé est de projeter son business
dans 5, 10 ou 20 ans, et de réfléchir dès maintenant aux étapes nécessaires
pour accomplir sa vision. Cette stratégie peut parfois mener l’entrepreneur à
faire des choix qui semblent illogiques, voire complètement fous aux yeux du
grand public. C’est le cas pour le fondateur de Snapchat, Evan Spiegel, qui a
consterné le marché en refusant l’offre de rachat de Facebook qui s’élevait à 3
milliards de dollars ! La raison invoquée pour motiver ce refus
inexplicable : l’entrepreneur estime que son entreprise est dotée d’un
potentiel de développement bien supérieur à la valorisation proposée par Mark
Zuckerberg. Ce dernier devrait comprendre facilement Evan Spiegel : en 2006, le
fondateur de Facebook avait lui-même refusé la belle proposition de rachat par
Yahoo à 1 milliard d’euros. à l’époque, le réseau n’en n’était encore qu’à
ses balbutiements mais l’entrepreneur voyait déjà loin et estimait que son
entreprise vaudrait bientôt beaucoup plus. Il avait raison : aujourd’hui
l’entreprise bénéficie d’une valorisation 100 fois supérieure à la
proposition de Yahoo. 

N’oubliez pas de trouver un business model…
comme les fondateurs de Deezer

A l’ère où des grandes
entreprises comme Facebook ont réussi le pari de gagner énormément d’argent en
misant tout sur un modèle risqué, celui de la création d’une grosse communauté
à monnayer au bout de quelques années, trop de start-ups croient pouvoir s’en
sortir en éludant la question du business model. Or, sans business model, point
de business, c’est aussi simple que ça ! Pour construire une entreprise
pérenne et qui se développe réellement, il faut d’emblée mettre en place un
modèle économique viable et capable de financer les charges de l’entreprise. à
moins de créer son entreprise dans la Silicon Valley et de compter sur des
levées de fonds à hauteur de millions de dollars pour subsister des années
avant de rentrer de l’argent, c’est la seule solution… Les fondateurs de
Deezer, Daniel Marhely et Jonathan Benassaya, ont vite compris que leur
plateforme d’écoute de musique en streaming ne serait viable que s’ils y
implémentaient un système leur permettant de générer des revenus. Deux ans
après avoir lancé Deezer, ils ont donc intégré des formules d’abonnement
payants donnant accès à davantage de services. Ils ont également intégré la diffusion
de publicités tous les quarts d’heure d’écoute. Les entrepreneurs ont ensuite
obligé les personnes désireuses d’accéder aux bibliothèques musicales de la
plateforme à s’inscrire dans une base de données (qui peut donc ensuite être
monnayée). Enfin, dès 2011, les fondateurs ont instauré une durée limitée
d’écoute gratuite. Petit à petit, les entrepreneurs ont réussi à mener leur
solution vers une rentabilisation de l’offre. La mise en place du business
model s’est faite par étapes afin que les changements ne bousculent pas trop
les utilisateurs et les mènent doucement vers l’adoption des formules payantes.
La stratégie est aujourd’hui payante et l’entreprise s’en sort plutôt très
bien.

N’ayez pas peur de vous affronter à des
géants… comme les fondateurs de Michel et Augustin

Pour développer une
entreprise qui sera bientôt valorisée des millions, inutile de s’attaquer à une
micro niche de marché. Il faut se placer là où le potentiel de développement
est très fort, là où il y a de l’argent ! Problème, là où le marché est
dynamique, de nombreux acteurs sont en général déjà bien implantés. Hé oui,
vous n’êtes pas le seul à avoir constaté que tel ou tel marché brassait des
milliards chaque année ! Pas de soucis pour autant. Même les marchés
dominés par des gigantesques multinationales peuvent être abordés par de jeunes
entreprises si celles-ci adoptent un positionnement intelligent. Pour réussir à
gagner des parts de marché face à des acteurs géants, la clé est de ne pas les
attaquer de front, mais plutôt de côté, en adoptant un positionnement et une
offre différents. Les fondateurs de la marque Michel et Augustin, Michel de
Rovia et Augustin Paluel-Marmont, se sont attaqués aux multinationales de
l’agroalimentaire telles que Danone ou Nestlé. Si les deux entrepreneurs ont
mené à bien leur pari risqué c’est parce qu’ils sont parvenus à imposer une
marque totalement décalée par rapport aux géants du marché : composition
des produits simple et sans ajouts d’ingrédients chimiques inutiles, packaging
colorés contenant des petites phrases drôles… En quelques années la marque est
devenue une référence en France et commence à se faire une belle place à
l’étranger. 

Créez une culture interne forte… comme le
fondateur de Melty

Qu’est-ce qui fait qu’un
bateau peut voyager loin sans soucis ? Il faut avant tout que ce bateau
soit en bon état, que la coquille ne soit pas trouée et que l’équipage
fonctionne efficacement. En bref, il faut que la base soit solide. Il en va de
même pour une entreprise : si en interne l’entreprise connaît des
dissensions, des conflits de vision ou une désorganisation, celle-ci n’ira pas
très loin… La clé est alors de créer une culture d’entreprise forte qui soude
les salariés autour d’un projet commun et d’un état d’esprit partagé. Cet
élément, c’est une des forces majeures de la plateforme Web qui explose sur les
marché des jeunes, Melty. Son fondateur, Alexandre Malsch, a su construire une
culture forte au sein de sa start-up. Les salariés sont motivés par la volonté
de bâtir ensemble un acteur majeur du monde de l’Internet qui puisse vraiment
plaire aux adolescents. En interne, l’ambiance est à l’image du projet
d’entreprise. L’atmosphère y est détendue et décalée, tout en étant studieuse.
Les équipes se réunissent régulièrement autour d’évènements fédérateurs, tels
que des petits-déjeuners assez festifs le lundi matin. Cette culture forte, à
laquelle sont attachés les salariés, donne d’excellents résultats :
l’entreprise se développe aujourd’hui à vitesse grand V dans plusieurs pays.

Donnez du sens à votre entreprise… comme le
fondateur d’Alter Eco

Une entreprise vide de
sens, qui ne communique aucune valeur à ses clients, ne fait en général pas
long feu sur le marché. Attribuer un message fort ou une mission d’entreprise
puissante à sa start-up est l’une des clés du succès. Il n’y a qu’à voir la
montée en puissance qu’a connue Adidas suite à la victoire de l’équipe de
France en 1998 où le slogan de la marque « La victoire est en nous »
avait fortement marqué les esprits. Plus qu’une marque, Adidas était devenue
alors le support d’un état d’esprit positif que souhaitaient partager les
supporters de l’équipe de France, mais aussi le grand public. Créer une
entreprise qui a du sens et qui véhicule des valeurs, c’était également le
crédo de Tristan Lecomte, fondateur de la marque équitable Alter Eco. Le
message fort de son entreprise a su convaincre les clients de devenir fidèles à
ses produits et d’en devenir eux-mêmes les ambassadeurs. La forte croissance
qu’a connue la marque en quelques années témoigne de l’attachement des
consommateurs à des marques responsables, qui défendent des valeurs.

Devenez un roi du buzz… comme le fondateur du
Slip Français

« Je me voyais déjà
en haut de l’affiche »… oui, mais vous ne disposez que d’un budget très
limité pour faire connaître votre entreprise rapidement. Et sans communication,
inutile d’espérer voir votre petite start-up décoller un jour et devenir
l’entreprise dont tout le monde parle. Rassurez-vous, avec une bonne dose de
talent et quelques bonnes idées, vous devriez réussir à créer un buzz
retentissant autour de votre offre. Prenez exemple sur Guillaume Gibault, le
fondateur du Slip Français, qui a réussi à imposer sur le marché un produit
pourtant totalement démodé grâce à une communication bien maîtrisée et très peu
coûteuse. L’entrepreneur raconte avoir tourné la fameuse vidéo parodiant le
clip de campagne de François Hollande lors des présidentielles avec quelques
amis un week-end. Zéro euro et un buzz qui a rapidement contribué à créer une
belle notoriété autour de la marque.

Sachez convaincre les leaders d’influence…
comme les fondateurs d’Instagram

Pas besoin de se
décarcasser à communiquer à droite à gauche sur son offre pour que celle-ci se
fasse rapidement connaître. Il suffit bien souvent de communiquer efficacement
auprès des bonnes personnes qui sauront se faire le relais de votre offre. Pour
cela, il vous suffit de détecter sur votre marché les quelques leaders
d’influence, ces personnes qui sont suivies, écoutées, copiées par une grande
partie de votre cible. Cette stratégie, qui a fait maintes fois ses preuves
dans tous les secteurs, est largement utilisée par les entreprises.
Rappelez-vous des Jeux Olympiques de Londres, et des casques audio portés par
le champion de natation Michael Phelps. Flairant le bon coup, les marques de
casques Beats by Dr Dre et Sol Republic ont vite remarqué que le
multi-médaillé, qui allait être scruté par les caméras, avait pour habitude
d’écouter de la musique avant chaque compétition. Les marques lui ont donc fait
parvenir chacune un beau casque audio avant les Jeux. Pas bête : leurs
casques se sont retrouvés dans tous les médias du monde… et la marque Beats by
Dr Dre a affiché suite à la compétition une hausse de 116 % des ventes
(pour un investissement initial de seulement 300 euros, le coût d’un
casque !). Autre exemple, le fondateur d’Instagram, Kevin Systrom, a su
très vite convaincre les stars d’utiliser son réseau social pour publier leurs
photos. L’effet boule de neige a été immédiat : puisque les peoples adoraient
Instagram, tout le monde a voulu rapidement entrer dans le
« club » ! La suite, on la connaît : Facebook a défrayé la
chronique avec le rachat de l’application pour l’hallucinant montant d’1
milliard de dollars…

Choisissez un secteur stable… comme le fondateur
de Monceau

Ce n’est pas pour rien
que les termes pérennité et notoriété riment avec le mot stabilité ! Pour
cartonner sur le marché, évitez au maximum de vous lancer sur les secteurs à
hauts risques qui peuvent du jour au lendemain flancher à cause d’une crise.
à fuir donc : la production de médicaments ou encore la
transformation de viande (on se rappelle du scandale de la viande de cheval qui
a grandement affecté toute une filière !). Inspirez-vous plutôt de Laurent
Amar, le fondateur du groupe Monceau Fleur qui a choisi son secteur d’activité
en fonction de la stabilité du marché. Et il a eu raison : aucun scandale
ou crise n’a encore éclaté dans le marché de la vente de fleurs. Et si c’était
le cas, cela ne pourrait pas prendre de trop grandes proportions, car la vie
des consommateurs ne serait normalement pas en danger ! D’autre part, la
fleur est un produit qui se vend bien toute l’année et qui, contrairement à la
plupart des secteurs, réagit plutôt positivement en cas de crise économique. Le
chiffre d’affaires du marché de la fleur augmente ainsi en cas de crise !
Cherchez bien, il doit rester encore quelques secteurs « bénis »
comme celui de la fleur pour vous lancer ! 

Trouvez la bonne équipe… comme les fondateurs
d’Eventbrite

Une entreprise
performante doit certes reposer sur une idée forte, mais également sur une
équipe de choc ! Ce qui va porter l’entreprise vers un grand succès, c’est
cet alliage entre les compétences des différents membres de l’équipe
dirigeante. La plupart des grandes réussites reposent d’ailleurs en général non
pas sur une seule personne, mais sur un binôme ou un trinôme de personnalités
souvent très différentes les unes des autres. On a souvent affaire d’ailleurs à
une structure reposant sur un profil d’ingénieur ou de développeur, associé à
une personne davantage portée sur la gestion ou le marketing. Là encore
l’exemple d’Apple est parlant : Steve Wozniac et Steve Jobs, deux génies
de leurs domaines, ont su associer leurs forces pour mener leur entreprise au
top. L’un sans l’autre n’aurait jamais pu réussir le lancement d’Apple. Autre
exemple, l’entreprise Eventbrite, spécialisée dans la création d’outils en
ligne facilitant la création d’évènements, connaît un fort succès grâce à la
complémentarité de ses trois membres fondateurs. Kevin Hartz est la tête
pensante du développement de l’entreprise qui tire son expertise de son
expérience d’investisseur dans l’amorçage d’entreprises prestigieuses comme
PayPal, Yammer ou Airbnb. Son épouse, Julia Hartz gère la partie management de
l’entreprise, avec brio car Eventbrite fait partie du classement des
« great place to work » des états-Unis. Enfin Renaud Visage, un
français, tient le rôle du développeur de la solution. Ce trio fait des
étincelles car l’entreprise cartonne dans le monde entier. La plupart des
investisseurs le disent : c’est sur une équipe fondatrice qu’ils parient
avant tout. Les fins connaisseurs de l’entrepreneuriat savent qu’une bonne
équipe saura porter l’entreprise au succès, même si elle doit pour cela modifier
profondément le concept.

Ayez une vision claire des étapes de
développement de votre entreprise… comme le fondateur d’Amazon

Se tailler une place
confortable de leader sur un marché ne se fait pas en avançant au gré des
hasards. Un dirigeant qui souhaite porter haut les couleurs de son entreprise
doit développer une vision claire de ses objectifs et des différentes étapes
qu’il sera nécessaire de franchir pour y arriver. On pourrait comparer un grand
dirigeant à un général dans l’armée qui prépare une bataille importante. Il
n’enverra jamais ses hommes sur le terrain au hasard. Il effectue d’abord un
plan de bataille détaillé, soutenant une stratégie globale, en pensant aux
coups successifs qu’il devra porter à l’armée adverse. Le fondateur d’Amazon, Jeff
Bezos, est un bon exemple de ce type de dirigeants. Loin de cultiver son
entreprise sur des coups de tête, il a su très tôt développer une grande
ambition pour le futur d’Amazon et orienter ses choix en fonction d’un plan à
long terme sûrement très clair et détaillé. Après avoir fait d’Amazon le numéro
1 de la vente de livres sur Internet, Jeff Bezos s’attaque à la vente de tous
types de biens culturels, puis d’informatique, puis d’équipement pour la
maison… avant de s’attaquer à une autre famille de biens. De plus, l’entreprise
commercialise depuis quelques années déjà des terminaux mobiles construits en
interne comme la tablette Kindle par exemple. Enfin, Jeff Bezos anticipe déjà
ce que sera le groupe dans les années à venir en annonçant dès aujourd’hui la
livraison future des produits par drones. Le scénario du monopole d’Amazon sur
le marché est déjà bien inscrit dans l’esprit de son fondateur…

Soyez ambitieux à l’extrême… comme les
fondateurs de PayPal

L’ambition est un mot
connoté assez négativement dans notre pays, alors qu’ailleurs il est parfois
valorisé à l’extrême. Nous avons souvent tendance à croire que l’ambition
s’accompagne forcément d’une volonté malsaine de piétiner ses concurrents. Or,
l’ambition n’est pas quelque chose de négatif, et être ambitieux signifie juste
avoir de grandes aspirations. Il n’est pas mauvais donc de décider que son
entreprise réalisera de grandes choses, se développera fortement, et deviendra
un référence de son secteur. Sans une grande ambition, l’entrepreneur n’ira pas
très loin… Les fondateurs de PayPal, dont les célèbres Peter Thiel et Elon
Musk, n’ont au départ pas décidé de créer une simple solution de paiement en
ligne. Ils se sont déterminés à révolutionner le mode de paiement des achats
sur le Web à l’échelle de la planète entière. Mieux, aujourd’hui les dirigeants
de PayPal ont pour ambition de créer un moyen de paiement qui dépassera les
frontières étriquées du monde et étudient la création d’une monnaie
intergalactique, valable dans l’espace ! Si ça ce n’est pas une belle
preuve d’ambition démesurée… !

Soyez les premiers sur votre marché… comme les
fondateurs d’ Airbnb

Vous rêvez de créer une
entreprise qui sera reconnue comme la référence de son marché ? La
solution la plus radicale reste souvent d’être tout simplement le premier à
avoir investi ce marché. On parle souvent de la prime qui revient au premier
entrant et ce n’est pas une légende : la première entreprise à se placer
sur un concept retient en général durablement l’attention des clients et des
partenaires. La seule condition pour garder ce statut privilégié est de savoir
évoluer sans s’asseoir sur ses lauriers. Une entreprise qui n’adopterait pas
une telle dynamique serait très vite dépassée par ses challengers. Pour
constater à quel point arriver le premier sur un marché est un vrai facteur de
succès, il faut voir la croissance folle de la start-up Airbnb dans le monde.
Les fondateurs de cette plateforme communautaire de location d’appartements,
Brian Chesky et Joe Gebbia, ont su tirer parti de leur avantage et développer
très vite des filiales de leur entreprise dans les grandes villes du monde,
avant que d’autres prennent la place. La stratégie semble pertinente :
l’entreprise aurait fait environ 180 millions de dollars de chiffre d’affaires
en 2012. 

Inspirez-vous d’un concept qui cartonne… comme
les fondateurs de Twitter

Pour devenir un des
piliers de votre secteur, inutile parfois d’aller chercher bien loin…
Inspirez-vous d’une entreprise qui connaît une croissance fulgurante et essayez
de vous placer sur un concept légèrement similaire, tout en marquant clairement
vos différences. Vous profiterez ainsi de l’engouement de votre cible pour la
solution de votre concurrent, tout en leur mettant à disposition une offre un
peu différente, et pourquoi pas complémentaire. Vous pourrez également
bénéficier de l’expérience de l’entreprise qui vous précède, en évitant de
faire les mêmes erreurs ou en suivant ses idées qui fonctionnent. Et vous
pourrez essayer de reproduire le modèle tout en essayant de faire mieux, de
coller encore plus aux attentes des clients sur ce marché. Cette stratégie a
peut-être été le moteur des fondateurs de Twitter, dont Jack Dorsey, qui sont
arrivés sur le Web dans le sillage du succès de Facebook, tout en imposant un
modèle très différent. Facebook avait créé le marché, et Twitter s’est
engouffrée dedans avec le succès qu’on lui connaît.

Focalisez-vous sur le bonheur de vos salariés…
comme le fondateur de Zappos

Que serait votre
entreprise sans votre équipe de salariés qui portent chaque jour votre
stratégie ? Les entrepreneurs qui réussissent à porter leur entreprise au
plus haut niveau sont ceux qui ont le talent de bien manager leurs équipes. De
plus en plus de fondateurs de start-ups s’aperçoivent que la clé d’un grand développement
repose sur le bonheur qu’ont les salariés à venir travailler pour leur société.
Ce n’est pas par simple philanthropie que les dirigeants de Google ont très
vite pris l’option d’accorder de nombreux privilèges à leurs employés… Dans un
cadre agréable et épanouissant, les salariés donnent le meilleur d’eux-mêmes et
l’entreprise se développe naturellement. Cette réalité, Tony Hsieh, le
fondateur de Zappos, l’a tout de suite compris. Il a développé un concept qui
paraît assez étonnant face à des conceptions assez traditionnalistes du
management : l’entreprise du bonheur. D’après l’entrepreneur, l’unique
mission de sa société est de délivrer du bonheur aux employés. Il explique que,
sans accorder la plus grande attention au bien-être de son équipe, il ne peut y
avoir de développement fort et stable pour une entreprise. Résultat : au
sein de Zappos les salariés sont chouchoutés et le chiffre d’affaires
s’épanouit aussi bien que les employés !

Mettez des barrières à l’entrée de nouveaux
concurrents… comme le fondateur de Fotolia

Avoir une excellente
idée capable de révolutionner un marché, c’est bien. Mais faire en sorte de
sécuriser cette idée, pour éviter qu’au bout de six mois une foule de
concurrents se presse sur votre marché, c’est mieux. Le secret est alors de
réussir à mettre des barrières à l’entrée pour éviter que de nouveaux acteurs
aient la possibilité de se placer sur le même concept que le vôtre. Facile à
dire, mais comment fait-on concrètement ? C’est là que votre génie
entrepreneurial entre en scène ! Creusez-vous la tête pour déterminer une
stratégie qui bloquera les possibilités d’accès au marché pour les autres
start-ups. Vous pouvez par exemple, si le budget vous le permet, communiquer
massivement autour de votre entreprise pour que le grand public associe
fortement votre entreprise au concept avant que les autres arrivent. Vous
pouvez sinon songer à des types de blocages plus juridiques, en signant des
contrats d’exclusivité avec des partenaires, des fournisseurs ou des gros
clients. Ou alors vous pouvez essayer de développer votre entreprise plus vite
que les futurs concurrents potentiels, en y mettant les moyens, afin d’avoir
atteint la taille critique nécessaire pour que le retard des concurrents ne
soit pas rattrapable. Le mieux est bien sûr d’essayer de combiner toutes ces
stratégies ! C’est la méthode qu’a adopté Oleg Tscheltzoff lorsqu’il a
fondé Fotolia. L’entrepreneur a mis toutes les chances de son côté pour réussir
sur le marché et rester l’acteur principal du secteur. Il a notamment multiplié
les partenariats avec les hébergeurs du Web afin de toucher facilement tous
ceux qui souhaitaient installer un nouveau site. Aujourd’hui, il a pris
suffisamment d’avance pour ne plus avoir à s’inquiéter de l’éventuelle arrivée
d’un concurrent sérieux. 

Connaissez bien l’écosystème dans lequel va
évoluer votre entreprise… comme les fondateurs de La Fourchette

Pour dominer votre
marché, commencez avant tout par bien l’analyser. On ne peut devenir l’acteur
majeur d’un secteur si l’on n’en maîtrise pas parfaitement tous les
recoins ! Pour cela, une des techniques les plus simples reste de vous
lancer sur un marché que vous connaissez déjà bien. Les fondateurs de la
plateforme de réservation de tables La Fourchette, Patrick Dalsace et Bertrand Jelensperger,
racontent avoir décidé de se lancer sur le marché de la restauration simplement
car c’était un domaine qu’ils maîtrisaient déjà bien. Pour comprendre cela, il
faut rappeler que les deux entrepreneurs avaient déjà lancé auparavant une
première société qui commercialisait des bippers destinés aux restaurateurs.
Lorsqu’ils ont décidé de tenter ensemble une seconde aventure entrepreneuriale,
l’ancien directeur de Yahoo Europe leur avait conseillé de créer une entreprise
dans le même domaine que leur première boîte. « Votre domaine de
compétence c’est le m2 de connaissance qu’il y a sur votre bureau ! »
leur avait-il dit. Et sur leur bureau ne se trouvaient que des livres liés à la
restauration. Les deux associés ont donc laissé tomber leurs projets de vente
de lames de rasoir ou de chaussettes par abonnement et ont créé La Fourchette.

Ne dites jamais « c’est
impossible »… comme le fondateur de Viadeo

En réponse à l’un de ses
généraux qui lui disait qu’une bataille envisagée serait impossible à gagner
pour leur armée, Napoléon répondit le désormais fameux « Impossible n’est
pas français » ! Cette affirmation pourrait devenir le slogan de tout
entrepreneur dont la volonté est de construire une entreprise successful.
Lorsqu’on estime qu’une chose est impossible (par exemple se faire une place
sur un marché trusté par des grosses industries, ou convaincre un grand nombre
de clients), alors elle devient en effet irréalisable. Mais un entrepreneur, un
vrai, doit voir plus loin. La question n’est pas de savoir si une chose est
possible ou non, mais plutôt de trouver les meilleures stratégies pour
atteindre ses objectifs, si audacieux soient-ils. Lorsque Dan Serfaty, le
fondateur de Viadeo, a lancé son réseau social professionnel, il ne s’est pas
demandé s’il lui serait un jour possible de dépasser le géant LinkedIn qui lui
faisait face. Il a simplement mis au point les bonnes stratégies pour faire de
Viadeo un acteur majeur au niveau mondial. Grâce à cet état d’esprit, Viadeo a
pu s’imposer dans plusieurs pays, dont la Chine, comme le leader sur son
secteur, loin devant le géant américain. 

Choisissez bien vos
investisseurs lorsque vous levez des fonds… comme le fondateur de Tumblr

Un proverbe africain bien connu dit en substance que tout seul on court vite
mais qu’à plusieurs on court plus loin. Cette phrase est d’autant plus vraie
quand il s’agit de la création d’entreprise. S’entourer d’investisseurs qui
pourront vous donner des conseils avisés tirés de leur expérience est un
élément très précieux qui vous aidera à mener votre entreprise à bon port, vers
le succès. Beaucoup d’entrepreneurs avouent avoir été grandement aidés par
leurs investisseurs-mentors lorsqu’ils faisaient fausse route au niveau de leur
stratégie. La période d’une levée de fonds est donc cruciale et bien choisir
ses futurs associés aura un impact significatif sur le développement de votre
entreprise. Dans le cas de l’entreprise Tumblr, on ne parle pas de levée de
fonds mais de rachat de l’ensemble du capital. Le fondateur du réseau social en
vogue, David Karp, a su saisir la balle au bond en acceptant la proposition de
rachat de Marissa Mayer, la numéro 1 de Yahoo. Bénéficier de l’appui de Yahoo
et de sa dirigeante va sûrement booster le développement de l’entreprise.

Entrez sur le marché au bon moment… comme les
fondateurs de Price Minister

Le succès d’une
entreprise est guidé par plusieurs variables plus ou moins maitrisables. L’une
d’entre elles est le timing avec lequel l’entreprise fait son entrée sur le
marché. Coup de chance ? Bon feeling ? Arriver sur le marché au bon
moment, lorsque le marché est suffisamment mature pour recevoir son offre, et
que d’autres entreprises n’ont pas encore eu le temps de se placer avant vous,
est souvent la clé du succès. Parfois, il faudra même savoir patienter un peu
avant de sortir une offre trop innovante sur le marché afin d’attendre que les
consommateurs murissent un peu et soient prêts à recevoir favorablement votre
produit. En attendant, vous pouvez leur proposer une offre intermédiaire, peut
être moins évoluée, mais correspondant mieux à leurs habitudes de consommation.
Le bon timing, c’est une des clés de la grande croissance de Price Minister sur
le marché. Les fondateurs de Price Minister, dont Pierre Kosciusko-Morizet, ont
eu la chance ou la bonne intuition de mettre en ligne leur site à une époque où
le Web commençait doucement à entrer dans les usages des français,
en 2000, et suffisamment tôt pour que la foule de plateformes
d’achat-vente n’aient pas encore fait leur apparition sur la toile. 

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