Il suffit de quelques clics pour qu’un candidat soit informé sur une entreprise. Or, ces renseignements si difficiles à trouver il y a quelques années sont à portée de toutes et tous et de plus sont gratuits. Certes, il faudra que le candidat fasse le tri. L’e-réputation, un enjeu pour le recrutement de talents ?
L’e-réputation d’une entreprise peut avoir un réel impact sur le recrutement de talents. Des mauvais commentaires, des articles en ligne ou bien des retours négatifs de salariés sur les réseaux sociaux engendrent des difficultés dans le recrutement. Les entreprises avec une mauvaise e-réputation perdent une certaine attractivité à la suite d’une mauvaise image véhiculée sur le web. Pour amener les talents à postuler dans une entreprise des solutions existent. Mieux vaut prendre les devants afin de gérer son e-réputation.
L’e-réputation un argument pris en compte dans la recherche d’emploi
À travers une étude menée dans 8 pays, Indeed en partenariat avec Censuswide a interrogé 509 salariés, dans chaque pays, sur l’impact de l’e-réputation des entreprises lors d’une candidature. Comme dans tous les secteurs, une mauvaise image peut avoir des conséquences désastreuses. Elle est répercutée très souvent par un impact significatif dans le recrutement. Au sein de l’étude, 50 % des Français déclarent perdre confiance envers un employeur avec une mauvaise e-réputation. Les candidats souhaitent rarement postuler pour une entreprise avec des valeurs controversées ou avec un mauvais management. Avec Internet et les réseaux sociaux, les personnes en recherche d’emploi se renseignent très rapidement sur une entreprise, mais également sur ses valeurs et sur son management.
Les jeunes générations souhaitent intégrer des entreprises où le bonheur est un point essentiel inscrit dans la pratique managériale. Être heureux au travail est un argument nécessaire dans la recherche d’emploi chez les jeunes. Des entreprises sont prêtes à embaucher des CHO (Chief Hapiness Officer) pour améliorer la qualité de vie au travail. Mais d’autres, aux pratiques litigieuses, se voient épinglées sur Internet et les réseaux sociaux. Les personnes en recherche d’emploi sont attentives aux critiques et aux avis éventuels des employés. Toutes les entreprises souhaitent recruter des talents mais face à une mauvaise réputation en ligne, ils n’hésiteront pas à postuler ailleurs.
D’autres critères à privilégier au sein de l’annonce
Même si la réputation en ligne joue un rôle important, elle n’est pas la première préoccupation des personnes en recherche d’emploi. Selon l’étude réalisée par Indeed et Censuswide, l’e-réputation arrive seulement en quatrième position dans la décision de candidater. Les avantages pris en compte par les Français restent la rémunération, l’évolution possible dans l’entreprise et les responsabilités offertes par le poste. Il s’agit donc d’éléments à prendre en compte lors de la publication d’une annonce. C’ est la première image que se font les demandeurs d’emploi. Attirer les talents ne s’avère pas toujours simple en fonction de l’entreprise et de ses propositions. Il s’agit alors de faire la promotion des valeurs et des opportunités que le poste peut apporter.
Faire preuve de transparence pour continuer d’attirer les talents
Comme pour les restaurants avec TripAdvisor, les entreprises peuvent désormais être notées sur Internet. Des avis négatifs minoritaires peuvent prendre une grande importance auprès des internautes en fonction des messages véhiculés. Pour ne pas subir une mauvaise réputation, il est préférable pour une entreprise de prendre les devants en installant un principe de transparence. Honnête, elle a plus de chances de convaincre les candidats, si les salariés peuvent s’exprimer librement sur les pratiques managériales et les possibilités d’évolution. Les laisser parler ouvertement de leurs conditions de travail permettra la diffusion d’une diversité d’avis. Il est préférable pour une entreprise d’avoir quelques avis négatifs dans une masse de commentaires positifs.
Deux mauvais commentaires ont plus d’impact sur les demandeurs d’emplois s’ils sont seuls. L’objectif est donc de pouvoir donner une image réelle de l’entreprise aux prochains collaborateurs. Et en ce qui concerne les mauvais avis d’un salarié ou un ex-salarié, la meilleure approche reste d’y répondre avec honnêteté. Au sein de l’étude d’Indeed, 38 % des sondés déclarent faire attention aux commentaires postés avant de prendre la décision de postuler à une offre d’emploi ou non. La transparence aide donc les candidats à se rendre compte de la fiabilité d’une réputation. Il s’agit donc d’un point essentiel à exploiter pour ne pas laisser une mauvaise e-réputation se propager et continuer d’attirer les talents.
L’e-réputation peut avoir un impact sur le recrutement à cause de mauvais commentaires sur diverses plateformes. Ne pas se préoccuper de sa réputation en ligne génère aussi des difficultés économiques pour les entreprises. Si elles peinent à recruter, elles véhiculent une mauvaise image auprès des entreprises concurrentes et du marché tout entier. Les valeurs et l’image de marque participent à un bon développement de l’activité. Il s’avère donc essentiel de travailler les pratiques managériales pour satisfaire les salariés et éviter de possibles remarques en ligne. Désormais, à l’ère d’Internet, l’e-réputation peut impacter tout le monde aussi bien les grands groupes comme les petites entreprises mais aussi les salariés.
« Le succès c’est tomber sept fois, se relever huit » proverbe japonais. L’échec fait partie de la réussite. En France, nous sommes éduqués de manière à comprendre que l’échec est à éviter. Pourtant, il est une épreuve essentielle à surmonter pour les entrepreneurs. Voici quelques exemples de businessmen connus mondialement et qui ont rencontré l’échec avant la réussite.
Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister)
En 2000, il fonde PriceMinister qu’il a depuis vendu ensuite à prix d’or au géant japonais Rakuten. Ses débuts dans l’aventure entrepreneuriale ne sont guère brillants. ! Sa première tentative en tant qu’entrepreneur s’est même soldée par un échec. En 1998,étudiant au sein de l’école HEC, il décide de se lancer en créant sa société de conseil, Visualis. Cependant, il n’anticipe pas assez la réaction des potentiels clients et multiplie « les erreurs ». Après une année d’existence, la société fait faillite et PKM doit repartir de zéro.
Henry Ford : un premier échec d’entreprise
Ce personnage mythique américain n’a pas connu un succès immédiat. En réalité, sa première entreprise a été un échec qui l’a ruiné 5 ans avant d’avoir fondé Ford Motors Company.
« Échouer, c’est avoir la possibilité de recommencer de manière plus intelligente. »
Soichiro Honda : un chômage longue durée avant la création
Honda, l’entreprise qui possède des milliards d’euros, ne fut qu’une succession d’échecs. Le premier échec de Soichiro Honda ? Il ne fut pas admis chez Toyota après un entretien d’embauche pour le poste d’ingénieur. Au chômage pendant un long moment, il commença à créer des scooters chez lui. Encouragé par ses voisins, il prit la résolution de créer sa propre entreprise.
« Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec. »
SI le nom de Akio Morita ne vous évoque rien alors peut être que vous connaissez le nom de son entreprise : Sony. A ses débuts, le géant Sony ne produisait que des autocuiseurs et cela n’a pas fonctionné. Seulement 100 unités furent vendues. Cet échec n’a pas arrêté Akio Morita et ses partenaires qui ont continué à s’investir au maximum pour enfin créer l’une des plus grandes entreprises japonaises.
« N’ayez pas peur de faire une erreur. Mais faites en sorte de ne pas faire la même erreur deux fois. »
Bill Gates a un parcours atypique : après avoir quitté l’université d’Harvard, il crée une entreprise avec son collaborateur Paul Allen mais elle est un échec. Ainsi, il a relevé la tête et s’est montré intelligent et persévérant. Aujourd’hui, il a bâti un empire : Microsoft.
« Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles. »
Tout le monde connaît la firme à la souris mondialement connue. Qui ne connaît pas un film de Walt Disney où n’a pas vu une publicité pour son parc d’attractions ? Le fondateur de l’entreprise fut licencié par son éditeur dans un journal car « il manquait d’imagination et n’avait pas de bonnes idées ». Après cet événement, Walt Disney tenta plusieurs fois de créer des petites entreprises qui n’ont pas eu une durée de vie très longue, laissant Disney sur la paille. Il continue de croire en son rêve qu’il partage aujourd’hui avec des millions d’enfants (et des plus grands).
« Croyez en vos rêves, peu importe leur impossibilité. »
Dans ses jeunes années, les professeurs d’Edison lui dirent qu’il était trop stupide pour apprendre quoi que ce soit. Ses débuts dans le monde du travail furent pour le moins chaotiques puisque Thomas Edison fut renvoyé de ses deux premiers emplois pour ne pas avoir été assez productif. Il est par la suite devenu célèbre pour avoir créé l’ampoule électrique. S’il a tenté 1000 concepts d’ampoules, il aura trouvé la bonne.
« Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas. »
Ces sept entrepreneurs sont considérés comme les plus grands esprits de notre siècle, mais on oublie souvent qu’ils ont dû braver plusieurs obstacles, combattre l’animosité de la société et résister face aux regards des autres. En France, si l’échec était encore vu comme une honte il y a peu, les mentalités commencent à changer. Fichés il y a peu de temps encore à la banque de France en cas de faillite, les entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à percevoir l’échec comme un rite de passage. La faillite n’est cependant pas un passage. A en croire les statistiques qui disent que vos chances de succès sont faibles pourraient devenir votre première cause d’échec et de réussite.
En tant qu’entrepreneur, vous aurez de nombreuses difficultés à surmonter dans tous les cas : vendre votre produit, manager vos équipes, définir son prix. Apprendre de vos échecs, qu’ils soient grands ou petits, vous permettra de ne plus reproduire certaines erreurs par la suite et surtout à savoir réagir devant l’échec et rebondir. Vous pouvez également apprendre de vos victoires car vos réussites vous donnent également quelques enseignements. Dans tous les cas, il vous faudra bien les analyser.
S’il est difficile de donner une recette du bonheur toute faite, certains éléments contribuent souvent à ce que vous maximisiez les chances de vous sentir bien dans votre entreprise. C’est pourquoi Dynamique Entrepreneuriale a pensé en ce début d’année 2023 à partager avec vous les éléments que nous trouvons clés pour être un entrepreneur heureux.
Soyez un entrepreneur heureux
L’argent ne fait pas le bonheur et c’est encore plus vrai en entrepreneuriat. Si évidemment votre activité peut prospérer et vous éviter bien des soucis, il est clair que le bonheur en tant qu’entrepreneur ne peut se résumer à faire toujours plus de chiffre d’affaires et à regarder vos bénéfices gonfler. Ceci s’avère d’autant plus vrai que votre business model peut être, du jour au lendemain, remis en cause par les circonstances, les changements et les mutations incessantes qui s’opèrent avec des cycles de plus en plus courts pour les entreprises.
Mettez du sens à vos actions
D’abord et surtout, il s’agit de mettre du sens à vos actions. Votre entreprise contribue à une mission qui ne se limite pas au business à réaliser toujours plus de ventes. Il s’agit donc de l’identifier, de la mettre en avant et de la partager. Inutile de vouloir chercher le bonheur si vos actions sont en contradiction avec vos valeurs. Gardez bien à l’esprit que votre entreprise devra toujours les respecter et qu’elles doivent être votre boussole.
Choisissez les tâches à valeur ajoutée pour vous et pour votre entreprise
En dehors de ce grand principe, il est aussi inutile de chercher le bonheur si votre travail vous déplait. En tant que chef d’entreprise vous avez la possibilité de déléguer, de répartir vos tâches avec vos associés, de vous lancer sur de nouveaux projets ou encore d’automatiser ce qui est rébarbatif alors pour faire simple, rien ne vous empêche d’aller vers ce que vous aimez ou vers les challenges que vous souhaitez relever.
Faites confiance à vos collaborateurs
Aussi, oubliez le fait de surveiller sans arrêt ce que font vos collaborateurs. L’âge de Big Brother est dépassé même si certains ont eu tendance à se perdre lors de la mise en place du télétravail.
Créez l’entreprise du bonheur
Enfin et c’est peut-être le plus important, vous avez la possibilité de créer une ambiance de travail qui vous convient ainsi qu’à vos collaborateurs. C’est vous en tant que chef d’entreprise qui êtes le maître dans le domaine ! Alors autant en profiter ! Que l’on parle de design, d’activités ludiques ou encore de la manière de travailler, vous êtes celui qui décide et qui peut tout lancer. Alors autant ne pas vous en priver ! Alors pour contrer le pessimisme, créez l’espoir au sein de votre entreprise par vos encouragements sincères. Vous verrez c’est communicatif !
Changer de banque est devenu plus aisé aujourd’hui, grâce à la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron », adoptée en juillet 2015. Pour faire jouer la concurrence et favoriser la mobilité bancaire, une mesure est ainsi mise en place depuis le 6 février 2017.
Le processus
Il suffit d’envoyer un mandat de mobilité bancaire signé, un RIB ainsi que les informations liées à l’utilisation de votre compte actuel (prélèvements automatiques, virements réguliers, liste des chèques non utilisés, etc.) à votre nouvelle banque qui se chargera de contacter vos créanciers comme vos débiteurs et de leur transmettre votre nouveau RIB.
Que stipule la loi ?
La loi impose donc aux banques qui accueillent un nouveau client, un service gratuit d’aide. Les établissements effectuent à sa place toutes les démarches liées à un changement de compte. Ils vont alors transférer les données des comptes courants et aussi traiter les différentes opérations comme les virements et prélèvements. Depuis son application, le dispositif séduit en France, mais des réticences persistent. En cas de problème lié au transfert de votre compte, vous pouvez contacter l’Autorité du conseil prudentiel et de résolution (ACPR).
Un bilan positif selon un rapport du CCSF
Du 18 au 23 août 2021, puis du 23 février au 1er mars 2022, Panorabanques et Poll&Roll ont sondé 2 000 Français âgés de plus de 18 ans sur le sujet. Selon le quotidien Le Figaro, après analyse de ces deux enquêtes, le dispositif a suscité peu d’intérêt.
En 2021, seuls 4% des Français ont profité de cette opportunité pour changer de banque,
Seulement 35% des Français ayant changé de banque ont eu recours à ce service de mobilité bancaire,
Parmi ceux qui ont fait appel à ce dispositif, 43% sont âgés entre 18 et 34 ans. Pourtant, les Français qui ont décidé de changer de banque semblent satisfaits.
Des clients satisfaits, mais avec des réserves
Près d’un Français sur deux était client de sa banque depuis plus d’une vingtaine d’années et uniquement 3 % d’entre eux avaient l’intention de partir pour une autre banque, selon une étude Boursorama/OpinionWay effectuée fin 2016. Un nouveau sondage réalisé en avril 2018 par OpinionWay, auprès de 2 144 individus, montre que la mobilité bancaire séduit petit à petit en France. Sept Français sur dix affirment connaître ce service et quatre sur cinq ont choisi de l’utiliser.
85 % des acquéreurs de ce dispositif en sont contents et 46 % trouvent que le temps de transfert d’opérations vers un nouveau compte est assez rapide. Cependant, des réserves demeurent. 17 % des personnes interrogées ont eu envie d’ouvrir un compte dans un nouvel établissement bancaire, mais ont décidé de renoncer. Les raisons : la difficulté de choisir une banque pour 44 % d’entre eux et l’appréhension des difficultés de changement de banque pour 43 % d’entre eux. Le procédé séduit, mais il est loin du succès retentissant, en comparaison des quatre-vingts millions de comptes en banque dans l’Hexagone. Le taux de mobilité bancaire en Europe est situé autour de 8 % à 10 % alors que la France est loin derrière, aux environs de 3 à 4,8 % par an.
Des résultats insuffisants pour l’association UFC-Que Choisir
L’association UFC-Que Choisir, ayant pour but d’informer, de guider et de défendre les consommateurs, est montée au créneau pour dénoncer des résultats insuffisants. Elle met en lumière selon elle, le faible nombre de demandes et les nombreux dysfonctionnements autour du dispositif. Lors d’une enquête réalisée en 2017, le groupe avait déjà souligné les nombreuses difficultés que pouvaient rencontrer les consommateurs comme des refus de mandats de mobilité et des délais non respectés.
Il dénonce également l’absence de réponses claires de la part des professionnels financiers sur ces aspects. Le président de l’association Alain Bazot souhaite interpeller les parlementaires à l’occasion de l’examen de la loi Pacte porté par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances. Il aspire à ce que les représentants politiques trouvent « des solutions aux freins les puissants à la mobilité bancaire, en particulier la domiciliation des revenus dans le cadre du crédit immobilier et le coût des transferts des produits d’épargne. »
Les émojis se sont imposés dans nos écrits personnels. Mais ils deviennent omniprésents dans nos emails professionnels. Il est désormais habituel de les retrouver dans nos correspondances et ils ne servent plus seulement à égayer les textes par leurs couleurs et leurs designs mais à transmettre une idée, une émotion, un sentiment…
Une manière de donner le ton
Nous le savons, une même phrase prononcée avec deux tons différents n’a pas le même impact auprès de nos interlocuteurs. Ceci est d’autant plus vrai dans nos écrits, certains privilégiant souvent les conversations téléphoniques quand le sujet est délicat. Les parties prenantes de l’entreprise nous demandent d’aller plus toujours plus vite et le délai de réponse se rapproche de plus en plus de l’immédiateté. Avec cette contrainte et cette communication permanente, il nous faut écrire, vite, très vite, trop vite ? Nous n’avons plus de temps et aujourd’hui nous sommes amenés à répondre sans avoir le temps de nous relire. Alors, pour ne pas donner une mauvaise impression à notre interlocuteur et qu’il s’efforce de comprendre le message que nous voulons lui transmettre, force est de constater que les émojis sont devenus particulièrement utiles pour exprimer nos émotions.
Une vérification de texte moins poussée
Plus que jamais, nous cherchons à contourner les fautes d’orthographe. Les correcteurs orthographiques se sont multipliés et gagner un maximum de temps est devenu un objectif pour les entreprises. Les émojis représentent une bonne manière de gagner du temps. Ainsi ils évitent de se creuser la tête pour savoir si l’on met un s ou pas à « Souri » (on écris quoi e, s ou t ?). Avec lui, la faute est éliminée et la réflexion aussi. Aujourd’hui, on peut se demander s’ils ne sont pas plus puissants que le correcteur orthographique. Certains en abusent parfois. L’Académie Française risque-t-elle d’y mettre un frein, outrée par cet usage intempestif ? L’avenir nous le dira.
Des formules qui disparaissent
Aux longues phrases de politesse, les émojis se sont substitués. Peut-être parce qu’ils expriment davantage une émotion. Dans un monde devenu de plus en plus informatique et international, nous cherchons de plus en plus à retourner à l’humain. Aujourd’hui, la formule de politesse est remplacée par un smiley sourire. Alors pourquoi se creuser les méninges à choisir une formule qui n’est que de la politesse quand vous pouvez exprimer une émotion, celle qui serait le mieux adaptée ? Finalement, un sourire n’est-il pas vraiment l’idéal ?
Des émojis de plus en plus nombreux
Leur multiplication cherche à remplacer le langage. Certains expriment des émotions similaires mais proches, se rapprochant du synonyme dans notre langue. Ils peuvent exprimer de nombreuses émotions ou actions : applaudissements, rires, pleurs…. Les mots semblent ne plus suffire pour remplacer leur nombre
Leur variété augmente …
En Mai 2022 , selon le site emojipedia.org, le nombre de 3 633 émojis codifiés en standard Unicode. Ils sont coordonnés par le Consortium Unicode depuis 1995, date à laquelle les 76 premiers pictogrammes ont été adaptés par l’organisation à but non lucratif. Les nouveaux émojis intégrés sur les smartphones Android et les iPhone sont au nombre de 31
Parmi les émojis insérés en 2022-2023, on retrouve un visage qui fait non, des cœurs rose, gris et cyan, une main gauche et une main droite qui repousse, déclinées dans toutes les tonalités de peau qui permettent une ouverture multiculturelle. De nouveaux animaux font également leur apparition comme un élan, un âne, un oiseau noir, une oie, ou encore une méduse. La liste comporte également une aile, une jacinthe, du gingembre, des petits pois dans leur cosse, un éventail, un peigne, des maracas, une flûte traversière, le Khanda (symbole religieux du sikhisme), ainsi qu’un émoji Wi-Fi.
La sollicitation de l’imaginaire
Et puis si vous êtes en panne littéraire un emoji fera l’affaire, vous susciterez l’imaginaire de votre interlocuteur. Si vous connaissez les goûts de votre lecteur comme par exemple sa passion pour les chiens, les chats…, un emoji bien choisi vous permettra de le ou de la conquérir.
Selon les circonstances c’est le ballon de foot, le sapin de noël, le bonhomme de neige….qui se retrouvent automatiquement sélectionnés.
Ils fleurissent dans les messageries. Il y a les classiques et ceux qui font partie de notre liste quotidienne et même le cumul pour traduire les émotions mais, on peut le dire, ils se sont intégrés sans que personne n’y trouve à redire dans nos écrits
Noter, commenter, donner son avis sont devenus de nouvelles pratiques. Il s’agissait au départ de commenter une entreprise ou un produit ou service. Aujourd’hui, les salariés peuvent aussi noter leur entreprise et leur management. Un nouveau type d’appréciation s’est également mis en place, celui de la notation d’entreprises. Elle permet aux salariés de témoigner de leur expérience au sein de leur société. Source d’opportunités pour les uns, point de départ de dérives pour d’autres, ces plateformes qui permettent d’évaluer les firmes nourrissent le débat.
À l’étranger, les plateformes permettant aux salariés de noter leur entreprise sont très appréciées. Notamment en Allemagne avec Kununu, où plus de 2,8 millions de commentaires ont été déposés sur 734 842 sociétés. Dans l’Hexagone, des tentatives ont été réalisées dès 2008 mais les sites ont rapidement mis la clé sous la porte. Aujourd’hui, un groupe restreint se partage ce secteur dans le pays.
Les plateformes leaders en France
Glassdoor fait office de numéro n°1 des sites de notation d’entreprises. Créée en 2007 par Robert Hohman, Rich Barton et Tim Besse, la plateforme américaine recense plusieurs millions d’avis sur plus de 700 000 entreprises dans 190 pays. En octobre 2014, elle décide de se lancer en France. Les salariés peuvent donner anonymement leur opinion sur leur société, leur salaire ou leurs compléments sociaux. ILs peuvent également fournir un compte-rendu d’entretien d’embauche en y indiquant les avantages et inconvénients. Pour les demandeurs d’emploi, Glassdoor propose également des offres de travail venant de sites partenaires ou d’annonceurs. C’est pour eux l’occasion d’avoir une vue d’ensemble sur une entreprise afin de savoir s’ils doivent s’engager ou non. Du côté des entreprises, elles peuvent générer leur propre espace de présentation et répondre aux avis déposés.
Choose my company, fondée en 2011 par Laurent Labbé, marche sur le même principe, mais propose d’autres fonctionnalités. Dépôts de 1 058 521 avis , évaluation de 10 546 sociétés et propositions de plus de 137 559 offres d’emploi et de stage . Salariés, candidats, stagiaires, mais également clients peuvent déposer leurs avis. Il s’agit de questions fermées ou ouvertes comme « Trouvez-vous votre environnement de travail stimulant ?» ou « Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre entreprise ? ». Une rubrique « Open Salaries » permet de découvrir les salaires des différents membres d’une société.
Les opportunités de la notation
Les sites de notation d’entreprises amènent une certaine remise en question auprès de celles-ci. De ce fait, elles vont avoir tendance à essayer de répondre aux besoins de leurs salariés, évoluer sur certains aspects ou complètement changer sur d’autres. Dorénavant moins récalcitrants face à ces plateformes, les dirigeants peuvent utiliser la transparence et la liberté de parole de leurs salariés afin de mettre en avant leur entreprise, la booster, captiver de nouveaux talents ainsi que les fidéliser. Le groupe BPCE, organe central commun à la Banque populaire et la Caisse d’épargne, ainsi que l’établissement bancaire la Société Générale alimentent l’espace qui leur est dédié sur les sites de notation.
Une bonne ambiance, un bon niveau de rémunération et des conditions de travail correctes semblent être des atouts majeurs en matière d’attractivité d’une société. La marque employeur est ainsi valorisée sur internet et impacte l’engagement ou non de candidats qui souhaitent rejoindre une entreprise notée sur l’un de ces sites.
Tous les commentaires ont leur importance
Ces plateformes constituent des moyens pour les firmes de répondre aux avis, qu’ils soient élogieux ou non. Même les commentaires négatifs ont leur importance : 52 % des internautes font plus confiance à une société qui dispose de quelques opinions péjoratives, selon un sondage réalisé par Capterra (service web américain qui aide les entreprises à trouver le logiciel dont elles ont besoin, ndlr). Des labels sont même créés comme « Happy at Work » par le site choosemycompany.com, qui récompense les entreprises où les salariés sont heureux de travailler. Dans le classement 2018 pour les firmes de plus de 5 000 salariés, à titre d’exemple, c’est le leader mondial en Conseil & Audit, Deloitte, qui est arrivé en tête.
Les dérives possibles
Pour les ressources humaines et les membres de la communication, éléments nécessaires pour présenter l’entreprise sous son meilleur jour, les plateformes de notation peuvent engendrer un impact notable. Des ex-salariés mécontents, des candidats recalés ou des personnes en conflit avec la firme pourraient en effet déposer des mauvaises notes et des commentaires négatifs. L’e-réputation d’une société peut alors être entachée, menaçant son activité et provoquant la méfiance de potentiels clients, partenaires ou fournisseurs.
Cela peut aussi dissuader d’éventuels candidats qui souhaitaient postuler au sein de celle-ci ou même l’intégrer à la suite d’un entretien. Et puis si ces informations restent visibles facilement et longtemps sur le web, l’entreprise aura du mal à rétablir la confiance et redorer son image. L’accueil et la réception de ces critiques négatives auprès des sociétés ont provoqué la disparition de certains sites de notation comme notetonentreprise.com, créé en 2008, qui a récolté plusieurs procès pour diffamation.
Des sites de notation d’entreprises en France comme Glassdoor et Choose my company attirent les salariés, leur permettant de donner leur avis. Pour certains dirigeants, ces plateformes sont un atout pour faire preuve de transparence ainsi qu’un outil important de communication et d’engagement. Malgré tout, la réputation d’une société et l’image qu’elle montre sur internet peuvent être affectées par ces systèmes et provoquent quelques dérives.
Le top 25 des meilleurs employeurs de France en 2022, selon Glassdoor
Déléguer c’est dégager du temps pour vos nouveaux projets ou tout simplement pour prendre du recul sur votre activité, voire pour vous concentrer sur les missions à plus forte value. Ce n’est pas avec une charge de travail trop intense que vous allez avoir le temps de développer votre entreprise. Oui mais comment faire ?
Avant d’envisager la délégation, vous devez avoir conscience que déléguer revient à accepter que vous ne pouvez pas tout faire vous-même, que vous pouvez être utile ailleurs et que plus vous êtes nombreux à agir, plus vous pouvez produire.
Savoir quoi déléguer avant tout
Il est toujours compliqué de savoir quoi déléguer surtout quand on maîtrise totalement les tâches et que l’on produit très rapidement. Elles n’ont pas toutes la même valeur et ne nécessitent pas toutes d’être traitées par un expert. Vous avez bien d’autres missions complexes à accomplir que des celle que n’importe qui peut réaliser. Commencez par lister vos tâches, vos missions et vos objectifs. Vous constaterez qu’avec un minimum de formation, vous pouvez déléguer la plupart de celles-ci. Il y en a souvent peu qui nécessitent réellement votre expertise. Vous ne devez pas tout déléguer car sinon vous n’auriez peut-être plus rien à faire et vous pourriez vite songer que c’est vous qui êtes devenu le poids mort de l’entreprise.
Pour déterminer ce qu’il faut déléguer une première approche consiste à utiliser la matrice d’Eisenhower et à distinguer vos tâches en fonction de l’urgence et l’importance et à déléguer tout ce qui n’est ni urgent ni important ou encore urgent mais pas important, bref à ne garder que ce qui est important.
Une autre approche beaucoup plus satisfaisante, même si elle n’est certainement pas aussi efficace, consiste à considérer les tâches délégables en fonction du niveau d’ennui qu’elles vous procurent, surtout s’il provient d’une répétition perpétuée depuis des années. Certes, ce n’est peut-être pas ce que vous devriez déléguer en premier mais vous rendrez votre travail bien plus intéressant et vous pourriez vous retirer l’énorme poids de la lassitude. Ce n’est pas parce qu’une tâche vous ennuie qu’il en est de même pour vos collaborateurs. Après tout, chacun ses goûts et ses aptitudes.
Trouver la bonne personne
Une fois ce travail réalisé, il faut constater qu’une deuxième difficulté se présente, celle de la confiance car « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ». La peur que la tâche soit mal exécutée et les conséquences d’un raté peut vite faire en sorte que vous entriez en mode « rétention ». Vous avez alors tendance à tout vouloir contrôler ou encore à ne donner que des tâches complètement inintéressantes. Certes, rien ne vous empêche de contrôler mais il y a bien un moment où la personne sera en charge donc autant lui accorder un minimum de confiance. Le tout étant de trouver les bonnes personnes notamment celles qui sont compétentes.
Déléguer une tâche ne se fait pas forcément par l’intermédiaire d’un recrutement. Vous pouvez parfaitement évaluer le potentiel et l’appétence de vos collaborateurs ainsi que le niveau de charge de travail pour savoir à qui vous allez attribuer certaines de vos tâches. Rien ne sert de déléguer une tâche à une personne qui n’a pas le niveau de compétences/expérience ou ne pourra pas être formée pour assumer la tâche. Si elle possède le niveau de compétence requis, il ne s’agit pas de donner que les tâches à très faible valeur ajoutée ou complètement inintéressante. Déléguer une tâche c’est faire confiance et montrer éventuellement une perspective d’évolution à votre collaborateur qui pourra substituer à vous sur des tâches liées. Dans la mesure du possible, il faut déléguer des missions gratifiantes.
La grande difficulté de la délégation : la confiance
Qui dit délégation dit confiance. La plus grande difficulté à déléguer réside dans le fait de laisser une autonomie à votre salarié. Déjà parce que vous ne pouvez pas être constamment derrière lui car il n’y aurait que peu de gain de temps. Même si vous voulez éviter les impairs, il doit pouvoir choisir ses méthodes et sa manière d’exécuter la tâche. Bien sûr, vous pouvez l’aider à bien faire en lui prodiguant des conseils voire en contrôlant le travail a posteriori et en cherchant à comprendre les erreurs qu’il a commises. Certes, il prendra certainement plus de temps que vous à l’exécuter mais il vous a bien fallu du temps pour développer votre propre compétence. Autre point à ne pas négliger, vos collaborateurs peuvent faire mieux que vous en abordant les tâches différemment et de manière plus efficiente.
Ne pas simplement donner la tâche
Avant de larguer les tâches n’importe comment, vous devez vous assurer de bien les transmettre et de passer quelques minutes au moins à définir clairement avec votre collaborateur ce que vous attendez de lui. Certains éléments peuvent vous apparaître comme évident mais ne le sont pas forcément pour lui. La communication joue un rôle primordial et il vous faudra peut-être perdre un peu de temps au début pour que la délégation soit efficace dans le temps.
Plutôt que de passer directement à autre chose, rien ne vous empêche de lui demander s’il a des interrogations. Il risque d’en avoir sur le temps mais au fur et à mesure qu’il exécutera ce type de missions, elles devraient disparaître. Lors de cette délégation, n’hésitez pas à vérifier que vous avez bien transmis les points suivants : objectifs, résultats, importance de la tâche, ordre de priorités, moyens à disposition, nature de la tâche et implication. Attention lors du contrôle à ne pas vous en prendre à votre salarié avec des formules dévalorisantes comme « C’est pourtant très simple à faire », … Surtout en cas de difficultés. Vous devez être compréhensif.
Quelques points supplémentaires :
Informer les autres collaborateurs ou interlocuteurs qu’il est désormais en charge de cette tâche.
Déléguer progressivement car l’apprentissage prend du temps et de manière à ce que votre salarié ne se retrouve pas dans une situation où il se sentirait dépassé.
Contrôler régulièrement qu’il ne rencontre pas de difficultés particulières, voir à mi-parcours son travail afin qu’il n’aille pas dans la mauvaise direction.
Faire un bilan à la fin de la mission et indiquer les axes d’amélioration voire ce qu’il fait mieux que vous pour en tirer une bonne pratique.
Les relations des entreprises avec les banques sont quotidiennes. Les dirigent ont un lien permanent avec leur banque qui se révèle être le plus souvent maintenant en ligne. Alors dans cette nouvelle réalité, comment avoir des relations harmonieuses et régler un litige avec sa banque.
Le désaccord, un moment de stress pour l’entrepreneur
Même si cela peut parfois arriver, un désaccord avec son agence bancaire ne constitue jamais une bonnenouvelle pour un entrepreneur. Ce conflit représente à la fois une source de stress supplémentaire et une perte de temps évidente. Dans ce cas-là, mieux vaut privilégier le dialogue pour résoudre la solution à l’amiable.
Identifiez d’où vient le litige
De deux choses l’une : soit la mauvaise entente entre vous et votre banque provient d’un malentendu ou d’une erreur de communication, soit il s’agit effectivement d’une anomalie technique qui concerne votre carte bancaire ou vos relevés de compte, par exemple. Dans tous les cas, il demeure essentiel de savoir d’où provient le problème afin d’y apporter rapidement une solution.
Tirez-en déjà des leçons pour le futur
Dans le cas d’un souci lié à une incompréhension, vous devrez établir une relation plus claire et plus régulière avec votre conseiller à l’avenir. Il faut lui expliquer en détail vos projets et difficultés, qui sont à vos yeux des impératifs, afin d’éviter que des situations litigieuses se produisent. Et si jamais vous estimez que le cordon relationnel est définitivement rompu, rien ne vous empêche de changer d’agence, voire de banque ! Si le problème concerne une anomalie technique, demandez réparation de l’erreur au plus tôt, dès que vous l’observez. Soyez vigilant et vérifiez systématiquement vos relevés et les débits/crédits liés à votre activité. Cela vous évitera des mauvaises surprises !
Adressez-vous d’abord à votre conseiller
En cas de désaccord, il convient de prendre avant tout rendez-vous avec votre banquier pour lui expliquer clairement vos revendications. Donnez-lui le maximum de détails et soyez le plus précis possible. Cela donnera plus de poids à votre demande et votre chargé de compte professionnel comprendra mieux la situation dans sa globalité. Prenez le temps d’expliquer les raisons de votre contestation lors d’un rendez-vous en face à face, de façon calme et posée. Mieux vaut privilégier la rencontre physique à l’e-mail.
Le directeur d’agence possède peut-être la solution…
Si votre conseiller ne possède pas la solution à votre problème, ou si le litige persiste, allez voir plus haut. Visez le directeur d’agence ! Ce dernier possède un champ d’actions en général plus élargi et devrait en toute logique vous apporter une réponse adaptée dans le cas où la banque a commis une erreur. écrivez-lui d’abord un courrier avant de solliciter un entretien de visu. Rédigez votre demande sur papier vous permettra de bien poser le problème et de lui livrer l’ensemble des tenants et des aboutissants de façon précise. Évidemment, il s’agit également d’une trace écrite de votre réclamation, qu’il est important de conserver…
Si besoin, contactez le service client
Dans le cas où vous ne trouvez aucune solution amiable avec l’agence, les choses se corsent… Il vous faudra alors écrire un courrier directement au service « Relations Clientèle », « Service consommateurs », « Réclamations clients » ou « Qualité » (les termes diffèrent en fonction des banques). Il reste fortement conseillé d’adresser votre courrier en recommandé avec accusé de réception et d’y joindre les conversations et lettres échangées.
Sollicitez le médiateur… si c’est nécessaire !
Dernière démarche gratuite possible avant le recours en justice : saisir le médiateur bancaire. Si depuis 2002, toutes les banques disposent de médiateurs, notez néanmoins que ces derniers ne peuvent agir que sur les besoins des comptes particuliers… En effet, il n’existe pas d’obligation légale pour une banque de proposer un médiateur pour ses clients professionnels et entrepreneurs. Seules certaines banques l’acceptent. Dans ce cas, les modalités figurent dans la convention de compte professionnel que signe l’entrepreneur au moment de l’ouverture du compte. Pensez à bien vérifier ! En revanche, si votre litige concerne un problème de crédit, il est tout à fait possible de saisir la Médiation du crédit aux entreprises. Si votre agence vous refuse un financement, ce dernier et ses équipes vous aideront à trouver des solutions adaptées en matière de financement ou d’assurance-crédit.
3 Conseils essentiels pour régler un litige avec sa banque
Soyez courtois et diplomate. Commencez par réfléchir à la nature du problème avant d’agresser verbalement (ou par e-mail) vos interlocuteurs. Vos conseillers seront beaucoup plus réceptifs si vous affichez une vision sereine de la situation conflictuelle. Cela contribuera à la désamorcer !
Ne négligez aucune étape dans le processus de réclamation ! C’est important, car les interlocuteurs aux différents échelons n’ont pas forcément les bonnes réponses à vous apporter. Armez-vous de patience et gravez les échelons petit à petit.
Si vous obtenez satisfaction à la suite du différend, n’oubliez pas de remercier votre banquier. Même s’il était en tort, il vous sera toujours reconnaissant de vos remerciements et cela contribuera à apaiser les tensions entre la banque et l’entreprise à l’avenir.
La retour des fêtes de fin d’année est là et de nombreux dirigeants craignent que leurs salariés soient démotivés. La rentrée approche à grands pas et de nombreux dirigeants craignent que leurs salariés soient démotivés.Comment remotiver vos salariés ?
Un sondage LinkedIn significatif
D’après un sondage mené par LinkedIn, une majorité de dirigeants d’entreprise français déclarent que leur priorité pour les six premiers mois de 2023 est de maintenir la motivation et l’implication de leurs collaborateurs. Les dirigeants d’entreprise dans ce climat d’incertitude craignent que la conjoncture actuelle n’entraîne un retour en arrière forcé des entreprises dans les domaines du développement des compétences (83%), de la flexibilité (82%), du bien-être des salariés (82%), mais aussi les efforts en matière de développement durable (82%), révèle aujourd’hui LinkedIn, qui a réalisé un sondage sur ce sujet. Selon LinkedIn, la résolution des problèmes, la communication et la stratégie sont des compétences comportementales qui sont citées dans 78% des offres d’emploi publiées sur LinkedIn entre début juillet et fin octobre 2022.
Remotiver les équipes risque en effet de représenter un vrai challenge. Il faut dire que nombreux salariés seraient prêts à quitter leur emploi si l’employeur décidait d’imposer la présence tous les jours au bureau (dont 14% certainement). On comprend bien qu’ils sont beaucoup à se recentrer sur eux-mêmes et leur vie familiale et que la dynamique positive va être difficile à instaurer.
Un discours inspirant à préparer
Pour commencer avec des collaborateurs avec lesquels vous n’avez pas eu du tout de contacts physiques ces derniers mois, la première action à réaliser demeure de préparer un discours qui rappelle le sens de la mission de chacun. L’intérêt est de déplacer le curseur et de placer au second plan le petit égo en faveur du collectif. Chaque salarié participe à une création de valeurs et contribue à un avenir meilleur en travaillant dans votre entreprise. Pendant ce bref discours, n’hésitez pas à mettre en exergue les valeurs de l’entreprise et les objectifs. Votre direction doit être la plus transparente possible.
Réaliser un événement de team building
Les liens se sont probablement distendus lors de la crise sanitaire entre les personnes de votre équipe. Si certains se sont peut-être vus ces derniers mois avec les déconfinements ou que vous les avez peut-être rencontrés vous-même, un bon procédé reste de revoir tout le monde dans un contexte un peu différent du cadre du travail. Vous pourrez ainsi échanger de manière informelle et faire ressentir à l’ensemble des équipes que le lien social créé par votre entreprise est essentiel à leur bon équilibre. Vous pouvez tout simplement prévoir un apéro, une sortie ou aller plus loin en organisant un séminaire qui gonflera à bloc vos équipes. N’hésitez pas à privilégier des activités qui ne sont pas que de l’ordre du travail, la reprise doit se négocier en douceur.
Faire une réunion avec chaque salarié
Les objectifs personnels de chaque salarié ont pu changer pendant la crise. Prendre la température et connaître les désidératas représentent un essentiel chez un manager. Ils souhaitent désormais peut-être fonctionner différemment avec par exemple en télétravaillant quelques jours. Si votre activité le permet, il serait judicieux d’envisager une nouvelle manière de travailler avec vos équipes qui allient à la fois les besoins en termes d’esprit d’équipe et une liberté renforcée avec une certaine responsabilisation. N’hésitez pas à parler d’avenir car beaucoup ont eu le temps d’y réfléchir et désirent peut-être se former par exemple. Il s’agit de montrer que vous allez les aider à prendre la direction qu’ils souhaitent et d’identifier le moyen d’y parvenir. Vous pouvez en profiter pour remettre les objectifs (SMART) au clair, voire les redéfinir avec eux.
Mettre en place des challenges
Une bonne manière de réimpulser une dynamique positive reste de mettre en place rapidement des challenges. Ils permettent à vos collaborateurs de se dépasser et de sortir de l’inertie dans laquelle ils sont peut-être tombés. Ceux-ci doivent être réalisables car rien ne sert de leur demander d’atteindre la lune. Les récompenses sont toujours les bienvenues donc n’hésitez pas à les associer à cette démarche. Les challenges peuvent être autant collectifs qu’individuels.
Mettre la bonne ambiance
Pour motiver vos troupes, commencez par vous-même. L’énergie que vous dégagez se transmet et rien ne sert de leur demander de la motivation si vous n’êtes pas vous dans cet état d’esprit. Il s’agit donc avant tout que vous soyez motivé. N’hésitez pas à vous rappeler vos objectifs et les raisons qui vous ont conduit à monter votre entreprise et auxquels ils ont adhéré lorsqu’ils sont entrés dans votre entreprise.
Pour aller plus loin, vous pouvez chercher à mettre de la bonne ambiance dans votre entreprise. Rien ne vous empêche de changer la décoration pour marquer qu’il y a eu du changement. Certains auront l’impression de rentrer dans une vieille routine en revenant sur leur poste de travail alors autant créer la surprise. Vous pouvez également faire en sorte que vos employés s’amusent pendant une journée pour montrer que la bonne ambiance est également présente au bureau.
Pour certains, elle est le symbole ultime de l’innovation quand pour d’autres, elle est une menace pour l’humanité, notamment dans le travail jusqu’ici dédié à l’être humain. L’Intelligence Artificielle, véritable destructeur d’emploi ? Et qu’en pensent les différents protagonistes ? Enquête.
Robots manutentionnaires, androïdes assistants, chatbots qui discutent avec des clients, programme informatique qui compose lui-même de la musique, voitures autonomes, autant d’innovations qui se multiplient grâce à l’Intelligence Artificielle. Capable de simuler de l’intelligence et donc de remplacer l’être humain dans certaines de sesactions professionnelles et quotidiennes, elle est présente depuis les années 1950 et suscite encore aujourd’hui de nombreux débats. Une des plus célèbres intelligences artificielles reste Watson, la propriété de la multinationale informatique IBM. Celui-ci est capable de parcourir un dossier médical de 300 pages en une demi-seconde pour aider un médecin ou d’établir un profil psychologique simplement en discutant avec un humain. Des inquiétudes se dessinent néanmoins sur la menace qu’elle porterait sur le travail. Est-ce justifié ou non ? Qu’en pensent les experts, entrepreneurs et politiques ?
L’intelligence artificielle s’impose
Une étude de Gartner, une entreprise de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées, prévoit ainsi que le marché mondial des logiciels d’intelligence artificielle devrait augmenter de 21,3 % en 2022 (par rapport à 2021) et ainsi atteindre 62,5 Md et livre le top 5 des cas d’utilisation les plus porteurs. L’étude revient également sur les solutions intégrant une IA et sur leur développement. Elle spécifie qu’en 2021, la gestion des connaissances (ou knowledge Management) c’est-à-dire l’utilisation d’outils, de méthodes et de modes d’organisation pour faciliter la conservation et le partage des connaissances dans l’entreprise, devrait connaître la plus forte croissance (avec +31,5 % attendu en 2022). Elle est suivie par les logiciels intégrés dans les véhicules autonomes (+20,1 %), l’espace de travail numérique (+20 %), le big data (+19,8 %) et les assistants virtuels (+14,7 %).
Les Français plus ou moins méfiants envers l’IA
Mazars, groupe international spécialisé dans l’audit, la fiscalité et le conseil, vient de publier, en partenariat avec l’institut de sondages CSA, une étude sur la notoriété et l’image des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) auprès du grand public.
Cette étude souligne l’intérêt et l’ouverture des Français à l’utilisation des algorithmes d’intelligence artificielle qui y voient, entre autres, des perspectives positives au niveau des grands enjeux sociétaux. Cependant, malgré ce regard positif vis-à-vis de l’IA, une forte inquiétude persiste quant aux risques que représente cette technologie, notamment en termes de cyber-piratage, d’atteinte à la vie privée, de risques relatifs à l’équité et à la compréhension des résultats de l’IA, à la perte de contrôle et la responsabilité, ou encore aux transferts de données personnelles non autorisés ou abusifs.
Ces risques mettent en exergue le besoin de transparence et la nécessité d’absence de biais sous toutes ses formes, comme celui de l’équité́ et de la non-discrimination, des biais qui peuvent requérir l’accès à la compréhension des résultats, c’est-à-dire leur « explicabilité ».
Des dirigeants séduits par cette technologie
Selon une nouvelle étude d’Infosys Knowledge Institute, la branche de recherche et de leadership d’Infosys, les entreprises peuvent générer plus de 460 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires à trois conditions : améliorer leurs pratiques en matière de données, remettre de la confiance à l’IA avancée et intégrer l’IA aux opérations commerciales. L’étude “Infosys Data+AI : Faire de l’IA une réalité” révèle que, bien que 3/4 des entreprises souhaitent exploiter l’IA dans l’ensemble de leurs activités, elles ne sont pas encore à même de la mettre en place
Les entrepreneurs et dirigeants sont eux davantage séduits par l’Intelligence Artificielle, notamment dans les aspects bénéfiques qu’elle peut apporter à leur entreprise. Infosys, société de conseil et de services technologiques, a ainsi dévoilé en janvier 2018, son étude au cours de laquelle elle a interrogé 1 000 dirigeants de sept nationalités différentes. 78 % des dirigeants français interrogés affirment avoir réalisé des bénéfices substantiels après avoir déployé l’IA. 66 % des personnes sondées l’ont utilisée en premier lieu, pour l’automatisation des processus métier.
Cette technologie apporte un certain nombre d’atouts aux sociétés tant au niveau de la rapidité que de la flexibilité, avec une productivité optimisée et des coûts réduits. Elle peut devenir une véritable alliée dans leur développement et transformation. Dans l’industrie, son intégration au sein du process de production permet d’optimiser le temps de traitement et de laisser les humains se concentrer sur des activités à valeur ajoutée. D’ailleurs, dans la gestion de la relation client, elle permet de faciliter le travail des salariés via des logiciels CRM et d’améliorer un service client, via des chatbots.
Dans le domaine de la santé ?
Dans le domaine de la santé, les assistants virtuels ou objets médicaux intelligents peuvent s’avérer utiles dans le traitement des patients. Reste qu’il existe quelques inconvénients notamment sur les risques de cyberattaques et défaillances techniques qui peuvent engendrer a contrario des coûts financiers considérables. 52 % des entreprises françaises sont ainsi sensibles à l’IA dont 36 % utilisent déjà des solutions et 16 % ont l’intention de s’en servir dans l’avenir, confortant le rapport publié en mars dernier par Tata Consultancy Services, entreprise indienne de services en informatique. 37 % d’entre elles consacrent à cette technologie, un budget supérieur à un million d’euros et 71 % prévoient même d’augmenter leur investissement.
Une menace considérable pour les emplois…Ou une opportunité pour en créer de nouveaux ?
De même, Dell et le think tank « l’Institut du Futur » ont publié une étude suggérant une transformation du domaine professionnel par la robotisation et l’intelligence artificielle. Parmi les emplois de 2030, 85% n’existeraient pas encore actuellement.
Selon plusieurs études, la destruction d’emplois par l’IA serait compensée par la création massive de nouveaux métiers. C’est notamment ce que prédisent les experts d’Accenture ou McKinsey.
Selon le rapport « Future of Jobs » 2020 du World Economic Forum, l’intelligence artificielle remplacera 85 millions d’emplois d’ici 2025. Toutefois, selon la même source, elle va créer 97 millions d’emplois sur la même période.
De nouveaux métiers ?
Il y a une dizaine d’années, le premier iPhone a permis l’apparition de nouveaux métiers comme ceux de développeur d’application mobile ou responsable de la monétisation des jeux en ligne. À son tour, l’IA va permettre l’émergence de professions inédites.
L’intelligence artificielle requiert notamment des professionnels capables de la nourrir de données, de la maintenir, de remédier aux éventuels problèmes techniques. De nouveaux métiers liés à l’IA voient le jour et se développent, même si une large part de ces tâches pourrait être à son tour automatisée.
Selon un article publié par le New York Times en 2019, les chercheurs en IA espèrent réussir à créer des systèmes capables d’apprendre à partir de volumes de données moindre. Toutefois, à court terme, le travail humain reste essentiel.
D’autres études vont à contre-courant des analyses présentées ci-dessus. Le Forum économique mondial, également appelé le forum de Davos, a publié un rapport sur ce thème, en septembre 2018. Selon celui-ci, 58 millions d’emplois seraient créés d’ici 2022 par l’Intelligence Artificielle, 75 millions seraient reconvertis tandis que 133 millions « de nouveaux rôles peuvent apparaître, plus adaptés à une nouvelle division du travail ». Deux autres études vont dans ce sens.
Des créations d’emplois ?
Celle menée par l’entreprise multinationale américaine Cognizant, spécialisée dans les services d’informatique et de conseil, annonce que l’Intelligence Artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois. Quant à celle de Institute for the Future (groupe de réflexion ndlr) et de Dell, troisième plus grand constructeur d’ordinateurs au monde, 85 % des jobs à venir d’ici 2030 n’existent pas encore aujourd’hui. Des métiers comme coach pour robots ou chatbots, géomaticien, ingénieur expert en cloud et virtualisation ou encore le data scientiste, le psydesigner et les personnes chargées de la monétisation, devraient se développer ou voir le jour.
Des experts, scientifiques et entrepreneurs s’inquiètent…
Plusieurs experts, entrepreneurs et scientifiques, conscients des opportunités de l’IA, ont néanmoins des réserves sur celle-ci et ont souligné la nécessité de la réguler. Stephen Hawking, le célèbre physicien théoricien et cosmologiste britannique, décédé en mars dernier, a souvent alerté l’opinion sur les conséquences des technologies d’intelligence artificielle, les considérant comme un danger tout autant qu’une source d’opportunité : « La montée de l’IA pourrait être la pire ou la meilleure chose qui soit jamais arrivée à l’humanité. ».
Même s’il considérait que les bénéfices pouvaient être intéressants comme la possibilité d’éradiquer la maladie et la pauvreté, le scientifique a écrit en décembre 2016, une tribune dans les colonnes du journal anglais The Guardian, déclarant que « l’automatisation des usines a déjà décimé les emplois dans la fabrication traditionnelle, et la montée de l’intelligence artificielle est susceptible d’étendre cette destruction d’emplois profondément dans les classes moyennes. Elon Musk, le fondateur de Tesla et de Space X, s’est également inquiété des menaces sur le marché du travail en affirmant en juillet 2017 « Que faire au sujet du chômage de masse ? Ce sera un défi social massif. Il y aura de moins en moins d’emplois que les humains sauront mieux faire qu’un robot ».
Il a lui-même lancé une société de recherche sur cette technologie, OpenAI, afin de construire une intelligence artificielle générale sécurisée, ayant un impact positif sur l’humanité. Quant à Bill Gates, milliardaire et créateur de Microsoft, il a demandé aux gouvernements de taxer les robots travailleurs en indiquant que « le travail d’entrepôt, la conduite, le nettoyage des locaux, il y a un certain nombre de choses qui sont des catégories d’emplois significatives qui disparaîtront certainement dans les 20 prochaines années. »
… tandis que d’autres la défendent
L’économiste et essayiste français Nicolas Bouzou considère que le travail des êtres humains ne va pas disparaître avec l’Intelligence Artificielle, mais qu’il va muter. Cette crainte de la fin du travail est pour lui infondée, puisqu’il déclare dans le résumé de son essai, « Le travail est l’avenir de l’homme », « aucun chômage dans le monde n’est aujourd’hui lié à l’utilisation des nouvelles technologies qui, bien au contraire, constituent un fantastique vecteur de progrès et d’emplois.
À condition de faire du travail humain une question intellectuelle et politique prioritaire, et de trouver enfin le courage de réformer en profondeur notre marché du travail et notre système de formation, seuls coupables du chômage de masse que connaît la France ». Dans son ouvrage, il ajoute que les pays qui sont le plus en avance au niveau de la technologie robotique comme le Danemark ou l’Allemagne, sont ceux qui sont les moins éloignés du plein emploi.
Pour Boi Faltings, professeur au Laboratoire d’intelligence artificielle de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne, ndlr) les prévisions selon lesquelles les robots intelligents effectueront le travail d’un humain, sont trop optimistes. Selon lui, l’androïde jouera le rôle du second, qui « s’occupera d’une partie du travail afin de rendre l’humain plus efficace. » Daron Acemoglu et Pascual Restrepo, économistes du MIT (Massachusetts Institute of Technology, université et institut de recherche dans le domaine de la science et la technologie, ndlr) attestent que cette progression de l’automatisation ne répond qu’à une pénurie de travailleurs qui ne sont déjà plus sur le marché de l’emploi.
Des plans politiques stratégiques mise en place en France
Sur la question de l’Intelligence Artificielle en France, les institutions et les personnalités politiques s’y intéressent de plus en plus, avec de multiples plans stratégiques en tête. Lors d’un colloque organisé au Collège de France à Paris, en mars dernier, Emmanuel Macron, le président de la République, a annoncé qu’un budget de 1,5 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros reviendraient pour des appels à projets, serait attribué sur l’ensemble de son mandat. Cette décision fait suite aux propositions du député LREM et mathématicien Cédric Villani, dans son rapport intitulé « Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne », commandé par l’Élysée en septembre 2017.
L’objectif de la France ?
L’objectif est de faire de la France, une des forces en matière d’Intelligence Artificielle afin de peser face aux États-Unis et à la Chine, des pays puissants en matière de recherche et développement sur ce sujet. Dans ce rapport de deux cent quarante pages, l’élu politique propose un certain nombre de recommandations. Il veut d’abord mettre en place un meilleur accès aux données, en prônant « une politique de la donnée offensive qui vise à favoriser son accès, son partage et sa circulation », à l’échelle de l’Europe et un développement de la recherche, à travers la création d’un « réseau de recherche d’excellence », symbolisé par des instituts interdisciplinaires répartis dans l’Hexagone. Cédric Villani souhaite également que la stratégie se concentre sur des secteurs clés comme la santé, les transports, l’écologie, la défense et la sécurité.
Quelles sont les recommandations ?
Au sujet de l’impact de l’IA sur l’emploi, le député recommande la création d’une structure ayant pour but « d’anticiper et expérimenter des dispositifs d’accompagnement » ainsi que « des modalités nouvelles de production et de répartition de la valeur » et pour des questions éthiques, la mise en place « d’une instance pour émettre des avis, donner des jugements en toute indépendance, qui puisse être saisie par le gouvernement comme par les citoyens, et qui nous dise ce qui est acceptable ou non acceptable. »
Outre ce rapport, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, a également en septembre dernier appelé les entreprises à partager et améliorer leurs données, pour accélérer l’innovation en matière d’intelligence artificielle. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a aussi présenté en octobre 2018, un plan pour faire de sa circonscription, un pôle majeur sur cette technologie et valoriser les sociétés spécialisées dans ce secteur. La région regroupe en effet, plus de la moitié des 500 entreprises et équipes de recherche françaises spécialisées en Intelligence artificielle et 40 % des dépenses de recherche et développement au plan national.
Quand l’Intelligence Artificielle fait son cinéma
À quoi ressemblera l’Intelligence Artificielle dans un avenir proche ? Depuis des décennies, le cinéma tente de répondre à cette question via de multiples films de science-fiction. Dans la plupart des histoires racontées, elle est souvent considérée comme une menace pour l’humanité. Dans la saga Terminator de James Cameron, le programme Skynet exploite les robots dans le but d’éliminer les humains tandis que la Matrice, dans le cycle Matrix réalisé par les sœurs Wachowski, contrôle le monde et maintient ses habitants dans un univers virtuel.
Quels sont les dangers ?
Peu d’œuvres cinématographiques sur ce thème s’éloignent de la vision effrayante de cette technologie, à part le film de Steven Spielberg, A.I. Intelligence artificielle, sorti en 2001, qui met en lumière David, un robot androïde qui veut devenir un « véritable » petit garçon. L’Intelligence Artificielle s’invite également de plus en plus dans l’industrie cinématographique, en devenant parfois scénariste, réalisateur ou acteur. En 2016, une IA au nom de Benjamin a écrit un script de court-métrage de science-fiction, intitulé Sunspring. Pour cela, elle a reçu, du réalisateur Oscar Sharp et le chercheur spécialisé en intelligence artificielle Ross Goodwin, des domaines sur un ensemble de films d’anticipation sortis entre 1980 et 1990.
Avec comme résultat, un scénario assez étrange et des dialogues sans queue ni tête. Watson, l’intelligence artificielle d’IBM a réalisé il y a deux ans la bande-annonce du film d’horreur, Morgan en analysant 100 trailers de long-métrages horrifiques pour comprendre les mécanismes de la peur. Après ce processus, elle a englouti l’ensemble de l’œuvre du réalisateur Luke Scott pour en extraire les passages les plus puissants. Quant à Tony Kaye, créateur du film American History X, il a annoncé cette année qu’il comptait employer une IA comme actrice-acteur principal(e) de son futur film, 2nd Born, et qu’elle soit reconnu(e) par le SAG (Screen Actors Guild, syndicat professionnel américain des acteurs et comédiens, ndlr).