Accueil Blog Page 415

Comment pallier le manque d’expérience en tant que jeune entrepreneur ?

« Diriger et apprendre ne sont pas dissociables. » comme le disait John Fitzgerald Kennedy. Apprendre représente une solution naturelle pour pallier le manque d’expérience des jeunes entrepreneurs qui se lancent dans l’aventure. En tant que dirigeant, trouver du temps pour se former et éviter de vous retrouver à cours d’impulsion est incontournable. 

Il y a l’idée et le déclic. Le moment où monter votre entreprise s’ancre dans le présent et passe de la sphère immatérielle au concret. Pour autant, difficile de se lancer et atteindre vos objectifs sans expérience. Pire, vous pouvez en venir à douter de vos capacités et de la possibilité que votre fougue et/ou votre jeunesse suffisent à concrétiser votre projet. Alors ? On arrête là ?

Sortir de sa bulle

Entre la préparation du business plan, le lancement de l’activité et les potentiels démarchages, vous avez peut-être peur de perdre le fil et de baisser les bras rapidement ? Votre audace est rappelée à l’ordre constamment par votre manque d’expérience. Pour se former, pas de secret : il faut se faire entourer par les structures et les professionnels adéquats tout au long des étapes de votre projet. Vous pouvez ainsi testez vos idées dans des couveuses, incubateurs ou accélérateurs ou encore profiter de l’expérience des autres entrepreneurs dans des espaces de coworking ou des clubs.

En un mot, comme en cent : brisez le blues de l’entrepreneur solitaire et gagnez en maturité auprès de ceux qui ont acquis de l’expérience pour vous. Apprenez à être à l’écoute de leurs conseils sans pour autant vous écraser. Vous pouvez également faire des partenariats avec d’autres entreprises qui vous donneront une certaine visibilité et vous permettront de viser par la suite de nouveaux partenariats et des contrats.

Mettre en avant ses compétences

Autre difficulté rencontrée : vous avez peut-être peine à convaincre. Certes. Mais demandez-vous si vous êtes vous-même convaincu. Exit l’expérience comme atout maître de votre boîte. Soyez généreux avec vous-même ! Mettez de la pertinence dans vos propos. Sachez argumenter et soyez vendeur auprès de vos cibles. Pour cela, quoi de mieux qu’apprendre le langage « positivité ». Vous pouvez être jeune et talentueux. Le tout est de le savoir et de le faire savoir. Misez sur vos connaissances, vos compétences, vos qualités. Ce savoir accumulé par des années d’études le cas échéant et par l’expérience de mentors qui vous ont précédés. Et croyez qu’à partir de vos compétences, tout un savoir-faire va se développer.

Jouer de créativité

Se démarquer et sortir du lot permettront à vos cibles de vous repérer. Faîtes en sorte que le démarrage de votre boîte ne se lise pas forcément sur votre carte de visite. Certains ont enrobé leur boîte vocale de plusieurs noms et départements pour faire croire à une plus grande entreprise. D’autres prennent le parti de faire jouer des rôles de cadres à des têtes grisonnantes pour gagner en crédibilité. Soyez créatif pour interpeller de potentiels clients. Mais sachez déterminer vos forces et faiblesses, vos capacités et vos limites. Apprenez que tous ne sont pas égaux par rapport au mensonge et donnez-vous le soin d’être à l’aise avec vous-mêmes et droit dans vos pompes. L’expérience suivra.

Se former

Autre réponse évidente pour pallier le manque d’expérience : la formation. En tant que chef d’entreprise, prendre le pari de se former peut apparaître risqué logistiquement et financièrement parlant. Quid de la gestion de la boîte et de l’organisation du temps de travail sans parler d’un agenda déjà à flux tendus ? Pour autant c’est souvent un pari gagnant pour pallier à certaines carences dans votre activité et vous apporter de nouveaux éclairages. Surtout que les offres de formation ont, ces dernières années, évolué et correspondent davantage aux attentes des dirigeants en termes de praticité : gestion du temps, des achats, de la comptabilité, du stress, des ressources humaines, de la législation…

Sachez que si vous êtes auto-entrepreneur, vous pouvez bénéficier à titre personnel d’une formation professionnelle. Du fait de votre statut, chaque année, en février, au moment de votre déclaration de chiffre d’affaires, vous cotisez obligatoirement pour ce droit, et ce, même si vous ne l’utilisez pas. Pour en bénéficier, demandez une attestation délivrable pour un an et qui vous permet de bénéficier d’un droit à la formation professionnelle. Le taux de contribution correspond à un pourcentage du chiffre d’affaires de l’année précédente et s’ajoute aux cotisations sociales dues.

En tant que dirigeant d’entreprise, un crédit d’impôt existe pour les dépenses de formation professionnelle continue. Toute entreprise peut en bénéficier, du moins celles imposées d’après leur bénéfice réel, à l’exception des entreprises individuelles, placées sous le régime fiscal de la micro-entreprise. Le formulaire à remplir est téléchargeable sur le site service-public.fr. La déclaration doit être jointe à la déclaration annuelle de résultat déposée par l’entreprise. Le montant du crédit d’impôt doit également être reporté sur le relevé de solde n°2572 pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés.

Les fonds d’assurances formation des auto-entrepreneurs

Vous êtes affilié, en fonction de votre activité, à :

  • l’Agefice si vous exercez une activité commerciale, industrielle ou de prestations de services (hors professions libérales),
  • le FIFPL dans le cadre d’une activité libérale,
  • le FAFCEA si vous exercez une activité artisanale (appartenant à la liste des métiers imposant une inscription au Répertoire des métiers).

Former vos salariés pour avoir les compétences en interne

A son initiative, un salarié peut demander un congé individuel à la formation s’il a le nombre d’années d’expérience requises. La formation peut être en lien avec son emploi, ou en vue d’une reconversion à un autre métier. Le congé dure au maximum un an, ou trois ans si la formation s’effectue en plusieurs temps. Le salarié doit demander une autorisation d’absence à l’employeur 60 jours avant son congé.

Depuis le 1er janvier 2017

les salariés disposent d’un nouveau compte, appelé compte personnel d’activité. Ce compte comprend le compte personnel de formation (CPF), le compte prévention pénibilité (CPP) et le compte d’engagement citoyen (CEC). Le compte personnel de formation permet aux salariés de disposer d’heures de formation en vertu du droit individuel à la formation (DIF). L’alimentation du compte se fait automatiquement lorsque l’employeur déclare les données sociales : il doit informer du nombre de ses salariés et du nombre d’heures effectuées par les salariés. En s’appuyant sur ces données, les salariés reçoivent sur leur CPF un nombre d’heures annuelles de formation à faire valoir.

Par exemple, un salarié travaillant à temps complet recevra 24h de formation alimentées sur son compte tous les ans, jusqu’à ce qu’il atteigne un crédit de 120 heures. Ensuite, il aura droit à 12h versé sur son compte, chaque année, sans dépasser la limite de 150 heures. Pour les salariés à temps partiel, le nombre d’heures de droit à la formation est calculé au prorata.

A noter que le salarié peut mobiliser son compte quand il le souhaite mais doit au préalable obtenir l’accord de l’employeur sur la date, et parfois sur le contenu de la formation, sauf si la formation est suivie en dehors du temps de travail.

En tant que dirigeant, vous pouvez également miser sur la formation de vos salariés en leur proposant directement des formules qui seront en lien avec la politique de gestion du personnel de votre entreprise après consultation des représentants du personnel. La formation développe les compétences de vos employés et permettra d’accroître les atouts de votre entreprise.

Pallier le manque d’expérience de votre entreprise passe par ces différentes étapes qui s’avoueront gagnantes si les deux parties investissent dans le capital de professionnalisation.

Etablir un contrat : un exercice pas si facile

Quand on signe un contrat, notamment ceux qui sont complexes et qui peuvent être déterminants pour la pérennité de l’entreprise, il ne faut pas prendre l’exercice à la légère surtout si vous ne possédez pas un bagage juridique solide. Les conséquences d’un contrat mal formulé ou qui comportent des oublis peuvent être désastreuses notamment en cas de désaccord : retards de paiement, conflit avec le client ou encore délai de négociation à rallonge.

Des erreurs qui peuvent mettre longtemps à apparaître

Il n’existe pas de contrat standard pour toutes les opérations commerciales même si les exemples de devis et factures pleuvent sur internet et que cette partie peut être facile à automatiser. Le danger se trouve souvent dans la recherche sur internet d’un contrat type et de ne pas savoir l’adapter. Or ces contrats sont souvent limités à des grands principes généraux mal adaptés à votre spécificité. Celle-ci dépend largement de votre prestation et de votre secteur d’activité. Un contrat, on l’apprend souvent à nos dépens, doit certes comporter les bonnes clauses mais surtout éviter toutes les ambiguïtés qui pourraient vous plonger dans l’avenir dans les affres juridiques dont votre entreprise ne sortira pas intacte. Souvent, les conflits n’apparaissent que bien plus tard lorsque et avec le mauvais client donc autant vous prémunir de cette difficulté en travaillant bien sur vos contrats.

La détermination des cocontractants

De manière générale, votre contrat doit, de base, comporter certaines mentions relatives aux deux cocontractants (ou plus). Dans le cas d’une société, il s’agira ainsi de la dénomination sociale, l’adresse ou encore le numéro de Siret a minima même si d’autres informations peuvent être utiles comme le numéro de TVA intracommunautaire, le capital social ou encore la qualité de la personne signataire (afin de vous assurer qu’elle est bien habilitée à engager la société pour cet acte). Dans le cas d’une personne physique, il s’agit souvent de son nom, prénom, adresse, lieu et date de naissance. 

Le descriptif et autres clauses

Bien évidemment, le descriptif de la prestation doit être particulièrement soigné pour définir les obligations respectives et que celles-ci ne prêtent pas à confusion ou ne soient pas contestables quant à leur réalisation. Les détails restent à ne pas négliger notamment quand on parle de livraison, de moyen ou délai de paiement, ce qui implique de bien actualiser la date de la signature de votre contrat. A noter que ce n’est pas parce que la relation avec votre client se passe bien, en amont ou au moment de la signature, que vous devez occulter ce qui se passera en cas de conflit et notamment connaître la juridiction compétente qui sera chargée de le régler. N’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous trouvez la personne sympathique le jour de la signature qu’elle ne deviendra pas de mauvaise foi en cas de difficultés.

Expert et contract Management 

Pour éviter les impairs, gagner du temps ou professionnaliser votre démarche, rien ne vous empêche de faire appel à un expert (avocat par exemple) ou utiliser un logiciel de contract management. Ces dernières peuvent vous proposer des modèles fiables mais également vous faire gagner du temps en évitant de nombreuses actions manuelles (en vous proposant des clauses par exemple). Elles vous permettent généralement de sauvegarder et de partager vos documents mais également de suivre les modifications efficacement, ce qui peut représenter un véritable gain de temps car vous n’avez pas forcément à relire votre contrat en totalité à chaque modification. Cela peut également se révéler utile en cas de contestation. Dernièrement, elles proposent même d’effectuer des rappels afin de recouvrer les échéances au besoin et des interfaces vous permettant de gérer l’ensemble de vos contrats. 

Limiter au maximum le risque

Il existe plusieurs bonnes pratiques avant de démarrer votre prestation. D’abord, vous pouvez vérifier la solvabilité de votre client car rien ne sert de faire une prestation lourde si votre interlocuteur ne sera pas en mesure de vous payer à la fin. Ceci est particulièrement vrai si votre contrat est majeur et que la prestation engendre pour vous des frais importants pour la réaliser. 

Même si cela n’est pas la norme dans tous les secteurs, vous pouvez demander un acompte. Celui-ci permet de vous éviter d’avancer la trésorerie nécessaire à la réalisation de la prestation mais également de sécuriser une partie du paiement pour être sûr que vous soyez payé. Dans la mesure du possible, essayez de ne pas commencer votre prestation avant d’avoir reçu le paiement surtout avec les clients que vous ne connaissez pas. 

Comment faire pour vendre plus, tout simplement !

Aujourd’hui, chaque entreprise dispose de techniques pour pouvoir vendre plus et rivaliser avec la concurrence. Le but est souvent de prospecter mais l’optimisation du chiffre d’affaires passe par faire acheter les clients existants, surtout quand la récurrence est possible car ils demandent généralement moins d’efforts pour effectuer leurs achats. Oui mais comment faire pour vendre plus ? 

Conquérir de nouveaux clients

Pour trouver de nouveaux clients, les entreprises possèdent différents canaux, comme les appels téléphoniques, la prospection par les agents commerciaux sur le terrain ou encore l’envoi de mails commerciaux. Par téléphone ou par mails, il faut l’avouer, vous avez peu de chance de conclure une vente. C’est pourtant le moment de vous faire connaître, ainsi que vos services/produits.

Puisque c’est votre premier contact avec un éventuel futur client, pensez que ce dernier doit retenir la bonne image de votre entreprise. C’est cette approche initiale qui va vous permettre de savoir si une collaboration pourra avoir lieu entre vous et lui. N’hésitez pas à prendre un rendez-vous physique. Cela permet de créer un lien direct avec lui et lui fera comprendre que vous vous intéressez à lui. À la fin de l’entrevue, si votre client potentiel juge que l’entretien a été utile, dites-vous que c’est, en partie, gagné. Vous profiterez, en prime, d’une publicité en votre nom. Un potentiel qui augmentera vos ventes !

Proposer un service clientèle irréprochable

Le service clientèle est conçu dans l’optique de satisfaire vos clients. Si vous optez pour l’unique stratégie de vendre un maximum de produits, vos résultats ne seront pas probants. Tandis que si vous choisissez avant tout de satisfaire vos consommateurs, l’augmentation des ventes ainsi que la pérennité de votre société seront assurées et surtout automatiques dans bien des cas. Instaurer un service clientèle irréprochable, soucieux de la satisfaction des acheteurs, reste l’une des meilleures méthodes pour augmenter son chiffre d’affaires. Les clients auront également confiance en votre entreprise, ce qui les motivera à recommander vos produits à leurs familles et leurs proches. 

Pour fidéliser vos consommateurs, assurez-vous de tenir vos promesses, car dans le cas contraire ils ne manqueront pas de vous blâmer sur les réseaux sociaux et les forums. Demandez-leur également les points qu’ils aimeraient voir améliorés et tenez compte de leurs remarques. Vous devrez écouter les besoins de vos clients et prendre la peine d’avoir un entretien rapide avec eux pour un meilleur aperçu de ce qu’ils attendent. En ce sens, le client s’apercevra par lui-même de tout l’intérêt que vous lui portez. Avoir une meilleure compréhension de ses besoins vous assurera de lui proposer un produit/service qui répond toujours entièrement à ses attentes. Indéniablement, cela le motivera à l’achat. 

Employer des équipes compétentes

Les employés de l’entreprise jouent un grand rôle dans le développement de celle-ci. Concernant la vente, embaucher un directeur commercial compétent est indispensable, et il vous faudra donc veiller à ce qu’il possède les compétences adaptées. Donner des formations à vos employés est indispensable. Comme chacun sait, votre directeur commercial doit, avant tout, avoir le sens de la compétitivité, une grande énergie et savoir diriger son équipe. Mais ce que les entreprises oublient souvent reste la créativité, qui demeure essentielle à entretenir pour vous différencier de la concurrence, et l’adaptation, qui aide à définir les meilleures stratégies en fonction de la situation.

Peut-on tous être vendeur ?

En France, le secteur marchand est la principale source de croissance de notre économie et il occupe près de 70% de la population active. La vente joue donc un rôle essentiel dans notre société où tout le monde semblerait pouvoir avoir sa chance. Mais peut-on tous être vendeur ? Au-delà de l’expertise du produit ou du service à vendre, d’autres compétences et qualités, plus ou moins innées, sont indispensables pour exercer ce métier. Explications.

Un métier de polyvalence

Le métier de vendeur possède de multiples facettes selon qu’il s’agit de vendre un produit dans un commerce et donc d’accueillir le client et là lui vanter les mérites du produit à la personne qui est déjà captive car c’est elle qui vient vers le vendeur et sollicite ses conseils. Parfois elle est seulement à la recherche de précisions et l’attitude du vendeur se révèle déterminante. Dans d’autres cas, la personne ne sait pas exactement ce qu’elle veut et là encore l’attitude du vendeur est capitale : être ou non envahissant, suggérer… Un entraînement s’avère indispensable.

Une autre facette c’est lorsque le vendeur, le commercial prend contact avec le client pour lui proposer services ou produits et là d’autres compétences et talents sont nécessaires car son approche du client sera dépendante de la situation : s’agit-il d’un produit déjà acheté par le client chez un concurrent, s’agit-il d’un produit que le client n’a pas et qu’il n’éprouve pas le besoin d’avoir, s’agit-il de proposer un nouveau produit à un client déjà acquis ? …Pour réaliser des ventes, le vendeur devra développer des capacités d’adaptation.

L’organisation et l’environnement commercial

Le premier atout pour être vendeur est d’avoir une parfaite maîtrise de son environnement et de son organisation commerciale. L’environnement commercial englobe tout ce qui entoure un produit ou un service : ses caractéristiques, son utilisation, ses forces et ses faiblesses, ses offres concurrentes. Connaître l’ensemble de ces éléments permettra notamment au vendeur de répondre aux objections éventuelles d’un client. 

L’organisation commerciale quant à elle se définit par les objectifs que vous vous êtes fixé en termes de chiffre d’affaires journalier à réaliser par exemple ou encore de gestion des stocks. Il s’agit essentiellement de compétences que tout un chacun peut apprendre, par le biais de la formation ou de l’expérience du terrain.

La personnalité du commercial

Le second critère pour faire un bon vendeur est votre personnalité. D’un point de vue général, votre confiance en vous et votre attitude positive doivent être pour vous des préceptes de vie que vous appliquez au quotidien, et qui se traduisent par votre regard, votre voix, vos gestes et postures lors de la relation client, et votre capacité à ne pas vous laisser submerger par le découragement si un contact n’aboutit pas à une vente. Aussi, au-delà de l’estime de soi, vous devez avoir développé un certain niveau d’empathie qui vous permette de vous mettre à la place de votre client pour comprendre au mieux son besoin.

Aussi, votre personnalité doit être en adéquation avec le produit ou le service à vendre, pour avoir un niveau d’assurance suffisamment communicatif auprès du client. Sans cette conviction, il vous sera difficile d’opérer une vente, à moins d’être un excellent comédien. Enfin, votre apparence physique, et particulièrement votre tenue, doit traduire cette conviction et être dans l’esprit du produit ou du service, et plus globalement, de la marque à représenter. A titre d’exemple, il est plus cohérent pour un profil « geek » d’exercer dans un commerce d’informatique que pour une enseigne de lingerie même masculine.

L’art de la communication

Le troisième talent essentiel à un vendeur est sa capacité à communiquer. Celle-ci se manifeste dès la phase d’approche pour mettre en place une situation de dialogue et aboutir à la création d’une véritable relation avec le client. Elle se caractérise par l’écoute active et le discours établi lors des différentes étapes du processus : accueil, questionnement, reformulation du besoin, conseil et présentation d’une offre, traitement des objections et réassurance, engagement… Un bon communicant aura aussi de meilleures chances de réaliser des ventes additionnelles.

Quels que soient le lieu de vente et le niveau d’importance de l’achat, la communication ne doit jamais être négligée car elle permet également de fidéliser le client et de développer son chiffre d’affaires dans le temps. De plus, il n’est pas inutile de rappeler qu’un client satisfait ne manquera pas de vous faire de la pub… mais l’inverse est également valable ! L’art de la communication s’acquière avec de la technique grâce à la formation ou l’expérience, mais certains profils montrent plus de facilités du fait de leur personnalité.

Un métier pour moi ?

En définitive, nous pouvons tous être vendeur, avec plus ou moins d’aisance et d’épanouissement dans l’exercice de cette profession. Ce sont ces deux notions, combinées à vos qualités personnelles, vos compétences en communication, en organisation et en environnement commercial, qui détermineront si vous avez l’aura pour faire une belle et longue carrière de vendeur. 

De la vision à la stratégie d’entreprise et à l’objectif

Les articles sur les entrepreneurs visionnaires abondent. Mais quel sens donner à cette étiquette qui colle aux entrepreneurs de success story ? Que vous soyez créateur ou déjà aguerri, la vision entrepreneuriale est capitale à la réussite de votre entreprise. Il vous faudra comprendre son rôle, en particulier dans la définition de vos objectifs et de votre stratégie d’entreprise.

La vision : un véritable support

La vision est capitale. Celle-ci soutient l’entrepreneur, le motive et lui donne de l’énergie. Elle lui permet de se dépasser pour aller au-delà de ce dont il se croyait capable. Au-delà, elle fait aussi grandir l’entreprise : c’est l’axe autour duquel se structure le business model de l’entreprise et l’organisation des ressources et relations avec les partenaires, collaborateurs, investisseurs, et autres parties prenantes. La vision représente l’enjeu supérieur derrière les actions de l’entrepreneur ou du porteur d’un projet. Elle donne un cap, une direction et encore une perspective sur le très long terme. Elle permet d’avoir une image de la situation future et des avantages dont tout le monde va bénéficier.

Une vision qui s’inscrit dans l’action

Elle n’est pas pour autant un rêve car celui-ci est produit par l’inconscient, l’imaginaire ou un désir. Il est souvent incomplet et inachevé, voire éphémère, ce qui ne nous permet pas de le réaliser. L’assimiler à un rêve c’est l’inaction alors que la vision s’inscrit dans l’action. Elle est ce à quoi l’entrepreneur aspire à long terme. En ce sens, elle a vocation à inspirer, motiver et être pérenne et doit servir à construire des avantages compétitifs. Elle favorise aussi l’innovation et la créativité.

L’entrepreneur cherche à « créer un monde auquel les individus veulent appartenir » et ce monde est décrit et expliqué dans leur vision. En ce sens, elle structure l’entreprise, son organisation et sa production. Elle donne du sens tant aux collaborateurs, aux partenaires qu’aux investisseurs. Une condition est cependant nécessaire : que la vision portée par l’entrepreneur et celle de l’entreprise soient cohérentes.

La vision doit être liée…

1/ aux objectifs de l’entreprise et de l’entrepreneur

La vision permet de définir l’objectif final et des étapes intermédiaires et de nourrir la motivation pour l’atteindre et doit donner une direction et une cohérence aux stratégies et actions. Elle cherche à être transformée en réalité

2/ à la stratégie de développement de l’entreprise

La mise en place d’une stratégie d’entreprise permet aussi l’élaboration et la mise en place de stratégies diverses et appropriées pour avancer, pour transformer une vision en réalité. La stratégie, c’est comment la mettre en œuvre.

3/ à la mission de l’entreprise

La mission concerne ce que vous faites précisément pour atteindre cette vision. C’est votre contribution personnelle. Elle incite vos collaborateurs à accomplir leur mission. Il ne s’agit pas pour lui de faire exécuter des tâches, mais d’indiquer la direction à suivre et de montrer là où il veut amener son organisation

La vision est ce à quoi vous aspirez à long terme pour vous-même, vos collaborateurs, vos clients ou encore vos partenaires.

Les exemples sont pléthores et dans des domaines bien différents

Que ce soit Blablacar avec Frédéric Mazella, leboncoin avec Olivier Aiza, l’alimentaire pétillant avec Michel et Augustin, Allo resto avec Sébastien Forest, OpenClassroom avec Mathieu Nebra, le slip français avec Guillaume Gibault , Wonderbox avec Bertile Burel et James Blouzard… Tous ont une vision et appliquent une stratégie ! 

Parti d’une idée parfois qui semble farfelue il trace un chemin vers la réussite grâce à leur stratégie et à leur compréhension du marché. L’entrepreneur s’engage dans un effort visant à transformer des idées et des innovations en biens économiques ; il crée de la richesse ou des emplois, qu’il soit créateur d’entreprise, indépendant, en profession libérale, salarié ou encore membre d’une association. 

Certains sont des « serial entrepreneurs » avec en permanence de nouvelles idées et des créations d’entreprises en série. D’autres sont motivés par le désir d’améliorer et de transformer la société, par une passion et par vivre les leurs pour réaliser une différence positive dans le monde au travers de leur projet. Qui que vous soyez, exprimez votre vision pour agir, prendre des risques et créez de la richesse !

Conseils de sportifs à appliquer dans sa vie d’entrepreneur

Le sport et l’entrepreneuriat sont des domaines qui possèdent de nombreux points communs. Ils allient la persévérance, le dépassement de soi et l’esprit d’équipe : des critères essentiels à la réussite d’un projet entrepreneurial. Les créateurs d’entreprise gagneraient à s’inspirer des sportifs de haut niveau. Leurs conseils s’avèrent précieux si vous vous lancez dans l’aventure entrepreneuriale.

Zinedine Zidane ou l’esprit d’équipe

« Les performances individuelles, ce n’est pas le plus important. On gagne et on perd en équipe. » Le célèbre champion du monde de football en sait quelque chose. L’esprit d’équipe demeure essentiel afin de mener à bien vos projets. Inutile de penser remporter une victoire, seul. Pour gagner, les compétences de diverses personnes vous seront très utiles dans le développement de votre entreprise. Chacun effectue différentes tâches et, à plusieurs, les idées deviennent légion. L’équipe se motive souvent mutuellement, ce qui représente un soutien de taille dans le chemin de la réussite. Percevez l’esprit d’équipe comme moteur de l’entreprise : les victoires et les défaites se partagent ensemble !

Arthur Ashe invite à développer la confiance en soi

« Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation » explique le joueur de tennis américain. Ainsi, une des qualités indispensables au leader demeure la confiance en soi et surtout en son projet. Personne ne va croire en lui à votre place, vous devez le porter sur vos épaules et tenter de le mener à bien. Rappelez-vous que si vous estimez que votre projet est le meilleur, cela ne suffit pas pour qu’il réussisse. Les nombreuses heures de travail et de préparation demeurent nécessaires, associées à un investissement personnel de taille, tout en ne faiblissant pas au niveau de la motivation. Préparez-vous : établissez une étude de marché, des questionnaires adressés aux clients, et des stratégies marketing porteuses pour être sûr de vous et de votre potentielle réussite !

Michael Jordan vous pousse à franchir les obstacles

« Si vous rentrez dans un mur, n’abandonnez pas. Trouvez un moyen de l’escalader, le traverser ou de travailler autour » conseil le célèbre basketteur américain Michael Jordan. Le parcours d’un entrepreneur est semé d’embûches et de nombreux risques. Une expérience qui demande forcément de ne pas baisser les bras pour lutter contre ces derniers. Si malgré votre sincère motivation et le travail considérable fournis, vous êtes confronté à l’échec, ne vous estimez pas incompétent. Apprenez constamment de vos erreurs et tirez-en des leçons pour l’avenir.

Mohamed Ali change votre vision de la société

« Qui a la même vision du monde à 20 ans qu’à 50 a perdu trente ans de sa vie » déclare l’un des plus grands boxeurs de tous les temps, Mohamed Ali. Votre expérience entrepreneuriale vous apprend constamment au fil des jours et vous permet de faire évoluer votre façon de penser et forcément de travailler. Si vous ne vous enrichissez pas au fil des années, vous risquez de ne pas être en phase avec l’évolution de l’entreprise. Le management évolue lorsque l’on passe de 5 à 50 salariés, les besoins des clients également, sans oublier la concurrence qui prolifère. L’expérience que vous avez acquise au fil des années doit demeurer votre principal atout mais veillez à ne pas stagner dans votre conception de l’entreprise et du marché.

Taïg Khris rappelle l’importance du numérique

« Observer le monde qui les entoure, car il est en pleine mutation » le triple champion du monde de roller s’adresse cette fois-ci directement aux entrepreneurs, rejoignant lui-même la catégorie avec son entreprise de télécom On Off. Le sportif comprend lorsqu’il adhère au monde de l’entrepreneuriat qu’il faut constamment s’adapter à l’évolution du numérique. Faîtes de même, car en plus d’apporter un gain de temps et d’efficacité considérable, cette adaptation vous permet essentiellement de ne pas se laisser submerger par l’évolution. A titre d’exemple, l’entreprise Kodak qui en 1993 a préféré tourner le dos à l’évolution du numérique pour finalement faire face à l’échec. Il demeure essentiel de ne pas passer à côté de cette étape si vous souhaitez devenir l’entreprise de demain, dans un monde constamment connecté.

John Wooden incite à positiver

« A la fin de la journée tu ne dois jamais dire : j’aurais dû faire, j’aurais dû faire, j’aurais dû faire. A la fin de la journée tu dois dire j’ai fait. » Conseil John Wooden, ancien joueur de basket considéré désormais, comme l’un des meilleurs entraîneurs au monde. Son conseil s’applique largement à l’état d’esprit d’un entrepreneur. A la fin de votre journée, vous avez tendance à ne pas être satisfait car il vous reste une tonne de travail à accomplir, ce qui laisse place à la pression et au stress. Débarrassez-vous de cette habitude et regardez avant tout ce que vous avez pu accomplir en l’espace d’une journée. Rappelez-vous également que vous laisser submerger par la pression ne réduira pas votre charge de travail. Pensez plutôt à positiver et félicitez-vous lors de la réussite de vos objectifs.

Comment choisir un stagiaire ?

Ce sont 1,6 million d’étudiants qui seraient concernés chaque année. Pour l’étudiant, le stage permet de découvrir le monde du travail et d’avoir une première expérience à valoriser sur son CV. Pour l’entreprise, il peut s’agir de pallier à un accroissement temporaire de l’activité comme d’une stratégie de repérage de nouveaux talents. À l’image du recrutement de collaborateurs salariés, cette démarche nécessite une méthode afin que le service en retire un maximum de bénéfices. Quels sont les points clés permettant de choisir un stagiaire ?

Que pouvez-vous attendre d’un stagiaire ?

Un stagiaire, c’est bien, mais pour quoi faire ? Assurez-vous de définir en amont la mission que vous souhaitez lui confier. N’oubliez pas que vous n’aurez pas les mêmes attentes qu’avec un salarié. Toutefois, les critères objectifs existent, et vous êtes en droit d’avoir des exigences. La ponctualité, la motivation, le dynamisme, la capacité à apprendre et la faculté à répondre à vos consignes seront les points à valider avant de vous engager. La sélection des dossiers et l’entretien seront les étapes principales. La mission doit être adaptée au niveau ciblé, encadrée et suivie par vous ou l’un de vos collègues. Rien ne sert d’avoir un stagiaire si vous n’avez rien à lui confier ou si son profil ne vous intéressera pas par la suite. 

Définissez des critères objectifs selon vos exigences

Pour quelle mission avez-vous besoin d’un stagiaire ? Répondez à cette question, et pourrez déterminer le profil recherché. Listez les tâches, les résultats attendus et les compétences nécessaires pour y arriver. Vous déduirez ensuite le type et niveau de formation, les expériences professionnelles, qualités requises. Définissez également la durée du stage (ce qui induira le budget !) et la date limite du recrutement. Demandez à recevoir un CV et une lettre de motivation. Grâce à cette base, vous obtiendrez le matériau nécessaire pour la rédaction de l’offre de stage. Vous devrez ensuite la diffuser sur des sites spécialisés, ou vous mettre en relation avec les organismes de formation et les écoles en lien avec votre domaine d’activité.

Organisez des entretiens et auditionnez les candidats

Une fois les candidatures reçues, présélectionnez les candidats que vous souhaitez recevoir en entretien selon des critères définis en amont. Pour cela, inspirez-vous de la grille de critères probablement utilisée par le service des ressources humaines et adaptez-là à la spécificité du stage. En guise d’introduction de l’entretien, annoncez sa durée et sa structure. Débutez par une brève présentation de l’entreprise et exposez la mission proposée. Interrogez les candidats sur la connaissance qu’ils ont de votre société, ainsi que sur leurs motivations, leurs formations, expériences et projets professionnels. Efforcez-vous de poser les mêmes questions à tous, afin d’avoir une base objective de comparaison. Vous pouvez les mettre en confiance en leur précisant qu’il s’agit d’un stage, et qu’en conséquence, les lacunes seront compensées par une phase de formation.

La bonne personne avec la bonne mission

Si le risque est moindre qu’avec un salarié, il serait dommage de se tromper de personne et de tomber sur un candidat qui laisserait tomber sa mission en cours de route. Certains s’avèrent très bons en entretien, et c’est tout… Afin de les tester, demandez-leur de reformuler la mission du stage proposé, pour vous assurer que vous êtes bien d’accord. Approfondissez aussi les expériences professionnelles qu’ils annoncent…Quitte à passer un coup de fil à l’entreprise concernée.

Soyez attentif au moindre détail, cela peut vous aider à faire le tri plus vite et être un gain de temps considérable. A titre d’exemple, faites attention aux candidats qui arrivent en retard à l’entretien, car même si cela peut arriver, il y a de très fortes chances que ceux-là ne soient pas souvent ponctuels de manière générale.

Vous attardez sur la motivation et la personnalité

Dans un stage, la motivation semble être le critère principal. Imaginez-vous travailler au quotidien avec tel ou tel candidat ? Ont-ils un bon relationnel ? Qui sera le maître de stage et comment sera-t-il encadré ? Ces réponses dépendent de votre entreprise. Elles seront à mettre en lien avec les informations dont vous disposez sur le candidat… N’oubliez pas qu’un stagiaire peut également contribuer à mettre de la mauvaise ambiance et qu’il vaut mieux parfois ne pas en recruter que d’avoir quelqu’un qui vient avec sa mauvaise humeur chaque jour. 

Vous avez à présent les éléments pour trouver la perle rare qui viendra renforcer votre équipe pour quelques mois…ou plus si affinités !

Créer le buzz : pas si simple…

Toutes les entreprises rêvent de créer un buzz qui dopera leur notoriété comme par un coup de baguette magique. Elles communiquent parfois de manière risquée en espérant juste générer un effet boule de neige. Cependant, il arrive souvent que ce soit le bad buzz qui soit à la clé et transforme une idée de communication qui peut paraître géniale en enfer.

Graphique: Les marques font leur buzz | Statista

Quand on voit à quel point de simples vidéos tournées sans moyens arrivent à cartonner sur le web, faire le buzz à notre époque semble à portée de main. Cependant, il faut trouver une bonne idée, bien orchestrer sa mise en place et organiser le relais de l’information dans les médias.

Un buzz tous frais payés !

Les fondateurs de Kidioui, ont réussi à augmenter d’un coup la popularité de leur site Internet, et ce à deux reprises, en lançant lors des étés 2011 et 2012 l’opération « Kidioui paye vos amendes ». Une formule choc qui a retenu l’attention des internautes mais aussi des blogueurs et journalistes qui ont massivement relayé l’information. En peu de temps, le site Internet de mise en relation d’acheteurs de voitures neuves avec des professionnels de l’automobile a assis sa popularité, augmenté le trafic sur son site Internet et son chiffre d’affaires… en dépensant moins de 5 000 euros en tout ! 

Le principe de l’opération était simple mais terriblement efficace pour faire connaître la marque : les personnes souhaitant se faire rembourser devaient poster, sur un site dédié à l’opération, une photo d’eux avec leur amende avant de lancer un appel aux votes parmi leurs amis via les réseaux sociaux. Chaque vote ainsi obtenu comptait pour un euro remboursé par le site Internet. Un moyen très efficace de faire du site LE trend topic sur Facebook et Twitter !

Il buzz sur 2300 km !

Un jeune entrepreneur français, fondateur du site Internet Lovely Meal, a décidé de faire un tour de France à vélo pour lancer son entreprise. L’opération lui a été doublement bénéfique : il a pu se constituer une base d’adresses de particuliers acceptant d’être référencés par son site Internet comme des hôtes chez qui les voyageurs peuvent s’inviter à partager un repas, mais il a également pu faire le buzz autour de son défi complètement fou. L’entrepreneur avait pris soin de créer un blog dans lequel il relatait chaque jour ses aventures. Résultat : 2300 km parcourus en 32 étapes, en suivant le même parcours que celui défini pour le 100e Tour de France qui a eu lieu cette année… et une belle notoriété pour son entreprise !

Un buzz scandaleux

En 2009, le site Internet Mailorama crée l’émeute à Paris après avoir annoncé une distribution de billets de banque de 5 à 500 euros à la population. L’entreprise avait fait les choses légalement : elle avait une autorisation de la préfecture. Mais le jour J, la foule s’avère beaucoup plus impressionnante que prévu. La préfecture décide donc d’annuler au dernier moment l’opération qui dégénère vite. La foule lance des projectiles, casse des voitures, attaque des journalistes… L’événement est massivement relayé dans les journaux télé de 20h et dans la presse. Le nom de l’entreprise est bien sûr cité de nombreuses fois, et l’irresponsabilité des dirigeants est pointée du doigt par les journalistes. Le bad buzz est total ! Sauf que le site Internet y a gagné une excellente notoriété et a augmenté par la suite son audience ! Pas si bad le buzz !

mounirdigital.fr

Comment augmenter votre charisme ?

Quand on est dirigeant avoir du charisme représente un atout non négligeable et parfois nécessaire, ne serait-ce que pour emmener ses équipes vers le succès ou gérer des conflits. Que l’on parle de conférence, de rendez-vous commerciaux ou tout simplement du rapport avec vos collaborateurs, le charisme joue un rôle essentiel et il est possible de le développer, contrairement aux idées reçues. Il ne sert pas qu’à trouver l’âme sœur. 

1/ Prenez soin de vous 

Le charisme n’est pas une histoire de beauté, loin de là, mais s’entretenir permet de développer généralement la confiance en soi. Être impeccable, bien entretenu et bien habillé contribue fortement à développer celle-ci et à se sentir bien, comme le dirait l’expression, dans ses baskets. Pour commencer, le premier réflexe reste donc de prendre soin de votre corps (coupe de cheveux, barbe, rasage, soin corporels, odeurs, parfums…) ainsi que de vos vêtements. Bref tout qui a trait à votre apparence et qui peut engendrer votre bien-être. De beaux habits qui vous vont bien et parfaitement adaptés à votre look peuvent vous valoir par exemple des compliments qui renforceront la confiance en vous. Si l’apparence est loin de tout faire, elle peut en tous cas vous conduire à vous sentir mieux ce qui développera votre charisme par voie de conséquence.

2/ Travaillez votre langage corporel

La plupart de ce que nous exprimons ne passe pas par des mots mais bien par notre langage non verbal. Il reste souvent considéré que nos mots ne représentent que 7% de ce que nous exprimons. Il suffit d’ailleurs de prendre la même phrase mais dite avec des tons différents pour comprendre que le message ne sera pas le même.

Vous pouvez donc commencer par travailler votre ton de voix. Ensuite et surtout, vous devez travailler votre gestuelle afin de dégager de l’énergie sans pour autant devenir une pile électrique. Il s’agit d’inspirer confiance par votre attitude ainsi que vous position corporelle. Vous tenir droit, par exemple et avoir une attitude d’ouverture avec un visage souriant contribue à renforcer votre charisme. Regarder les gens dans les yeux est également un signe de confiance (même s’il ne faut pas non plus les fixer). Cela vous permet de créer une relation plus forte avec votre interlocuteur.

Si vous doutez que le charisme joue un rôle très important, prenez deux personnes dont la beauté est incontestable, l’une molle et l’autre pleine d’énergie. Vous verrez bien que l’une vous attire beaucoup plus que l’autre et que même une personne belle mais sans énergie peut vous sembler fade. 

3/ Cherchez une passion 

Les personnes charismatiques sont souvent des personnes animées par une passion. Comme le veut l’expression « être passionné c’est devenir passionnant. ». D’autre part, avoir une passion occupe votre emploi du temps et vous devenez parallèlement plus occupé et donc moins disponible. Vous agissez et vous n’êtes pas à l’affût du moindre contact pour obtenir la reconnaissance. Le charisme passe par la transmission de cette passion qui se verra dans votre regard et attirera les autres. 

4/ Avoir des objectifs ambitieux

Autre manière d’avancer et de vous développer : celui de vous fixer des objectifs qui vous forcent à aller de l’avant et à vous améliorer de jour en jour. Plus vous avancerez, plus vous surmonterez d’obstacles et plus votre aura sera grande. N’oubliez pas que chaque fois que toutes les grandes constructions ne sont que des assemblages de plus petits ensembles. 

5/ Prenez des risques

Si vous ne devez pas manquer de sagesse dans la direction de votre entreprise, prendre des risques c’est avant tout sortir de votre zone de confort et oser réaliser des choses que vous ne feriez pas en temps normal. Cela peut passer par des actes simples comme celui d’aller parler à un inconnu par exemple. Plus vous sortirez de cette zone, plus vous prendrez l’habitude d’être à l’aise en toute situation. Vous pouvez par exemple si vous n’êtes pas à l’aise avec la négociation, vous lancez le défi de négocier le prix d’un article ou d’une commande. 

6/ Développer une attitude positive

Entendre quelqu’un tout le temps se plaindre fait fuir alors autant développer une attitude positive et pleine d’énergie. Décidez d’être le soleil qui va illuminer la vie des gens et adoptez la positive attitude. Evitez d’entrer dans la critique et cherchez toujours le bon côté des choses. Votre positivité doit attirer les personnes et elles doivent se dire qu’avec vous on passe toujours un moment agréable. 

7/ Assumez ! 

Il faut arrêter de vous dédouaner des erreurs que vous commettez. N’oubliez pas que tout part de vous et que vous avez toujours une part de responsabilité dans ce qui vous arrive. Arrêtez donc de toujours vouloir remettre la faute sur les autres et cherchez ce que vous auriez pu mettre en place qui aurait évité qu’une situation ne se produise. Ceci est d’autant plus vrai si vous avez tort. Ne cherchez alors pas à masquer la vérité et à assumer vos torts. Plus vous les admettrez rapidement et plus la situation devrait rapidement se décanter. Vous n’êtes pas parfait et votre interlocuteur non plus donc autant assumer vos erreurs et aller de l’avant. La capacité à les admettre engendre souvent du respect et vous rend d’ailleurs plus sympathique. 

8/ Apprenez à être dans l’écoute

Il s’agit d’une chose difficile mais comme le veut l’expression, nous avons deux oreilles pour une bouche et donc il faut savoir écouter deux fois plus qu’on ne parle. Lorsqu’on vous parle, apprenez à consacrer toute votre attention à votre interlocuteur et à lui poser des questions. Chaque personne a quelque chose à vous apprendre car vous n’êtes pas omniscient et vous ne connaissez pas tout. Ecoutez les autres permet d’apprendre davantage que de parler. 

N’hésitez pas à développer une écoute active qui vous donne l’opportunité de mieux comprendre chacun et aussi entendre les reproches ou les critiques pour en faire des sources de progression. Dans le même ordre, cherchez toujours à développer votre empathie et à apprécier ce que l’on vous dit en vous transposant à la place de la personne. Ce n’est pas parce que vous n’auriez pas agi comme elle, que vous ne pouvez pas accepter les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte.  

Dois-je laisser courir la rumeur ?

A l’heure des gazouillis de twitter, l’e-réputation n’a qu’à bien se tenir car la rumeur, elle, ne perd plus de temps pour attendre. Les bruits de couloirs s’échangent à présent hors des murs réels de l’entreprise. Ils s’ébruitent sur les réseaux sociaux d’entreprise, se partagent avec des smileys ou toujours traditionnellement à mots bas à la machine à café. Dangereuse, subtile, pernicieuse ou positive… Y a-t-il tant à craindre de la rumeur ?

S’il est difficile de connaître son origine, la rumeur part le plus souvent d’une intention volontaire. Il peut s’agir d’un client qui décharge sa colère, d’un concurrent qui souhaite nuire à l’entreprise ou d’un employé frustré par son travail.

La rumeur, une épidémie malveillante

Les mauvaises nouvelles circulent souvent plus vite que les bonnes. Certaines ne sont pourtant que des ragots, susceptibles de naître et de se partager sitôt que l’entreprise compte plus de deux salariés. Ils reposent la plupart du temps sur des indices qui peuvent toutefois être mal interprétés. 

La rumeur se déclenche par l’apport d’une information nouvelle, s’ébruite et prolifère à cause d’un besoin important de croyances. Ceux qui la colportent ne cherchent pas à vérifier d’où vient la source. La fiabilité de l’information n’est pas l’enjeu principal du partage mais la curiosité, le plaisir, le souci de savoir, de se faire mousser – et parfois de nuire. La rumeur est l’un des maux les plus craints par les dirigeants d’entreprise. A l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise, elle peut provoquer une crise sans précédent.

La rumeur est négative par nature

Selon un sondage OpinionWay publiée à l’occasion de l’opération « J’aime ma boîte » lors de sa dixième édition en France pour savoir ce qui irrite le plus les collaborateurs, 53 % des salariés citent le collègue hypocrite, puis le lèche-botte (35 %) et celui qui colporte des rumeurs (35 %). 

Qu’on lui donne les noms de potins, ragots, bruits de couloirs, on-dit, racontars, la rumeur est négative par nature. Oh ! Elle ne dénigre pas toujours, elle ne médit pas sans cesse. Un simple mot lâché avec une subtile négligence, – admettons « naïveté »-, et la rumeur est lancée. Que celui qui n’a jamais participé à sa course, me jette la première pierre ! Si elle n’est pas toujours dangereuse et méchante, la rumeur peut être source de malentendus dans l’environnement professionnel en drainant des croyances collectives.

La rumeur s’inscrit dans les failles de la communication interne

Les « vous n’êtes pas au courant ? », « on ne vous a pas dit ? », « ce n’est pas officiel mais … » peuvent devenir rapidement un canal de communication principal si on n’établit pas la vérité. C’est la rareté de l’information qui donne toute son importance à la rumeur. Pour répondre à cette faille, la communication interne d’une entreprise doit être soignée et les informations verticales privilégiées. Les managers doivent mettre en place une communication transparente, suivant leurs possibilités tout en sachant qu’une directive européenne de 2008 oblige les sociétés de plus de 50 employés à informer leurs salariés sitôt que 10% d’entre eux en font la demande. 

La rumeur à l’ère numérique est virale

A l’heure des réseaux sociaux et des gazouillis en 280 caractères, l’e-réputation d’une entreprise peut être amochée par des « bad buzz » en quelques clics seulement. Les rumeurs sur internet peuvent être de types différents et atteindre à l’honneur et la réputation d’un dirigeant. Elles peuvent également dénigrer les produits ou les services de l’entreprise et mettre le doute dans l’esprit des consommateurs. Sur Internet, la rumeur se diffuse par e-mail ou hoax, sur les forums de discussion, sur les réseaux sociaux, les sites et les blogs ou les Newsgroups. La rumeur, à l’ère numérique, est virale, quasiment incontrôlable et sans grand risque pour celui qui la lance. Celui qui est visé, par contre, est gravement menacé. L’habitude des internautes est encore de croire que ce qu’on trouve sur la toile est « vrai ». 

Les médias peuvent aussi créer et colporter les on-dit

Ce fut le cas en 2011 d’une rumeur visant la Société Générale. En juillet, une série fictive dans les colonnes du journal Le Monde met en scène deux traders allemands et une journaliste du Wall Street Journal envoyée à Francfort pour suivre les avancées économiques de la Banque centrale européenne. La Société Générale est spécifiquement citée, menacée par la crise grecque. Les noms des personnages sont connus mais le lecteur reconnaît là une fiction. 

Pour autant, un tabloïd britannique, le Mail on Sunday, (Daily Mail) publie un article le 7 août sur la situation de la Société Générale, décrite comme catastrophique. A partir de ce moment, c’est un enchaînement de bruits et de rumeurs qui circulent autant sur les blogs, les sites internet et les réseaux sociaux que sur les chaînes d’information en continu. Le Daily Mail présente ses excuses à la Société Générale deux jours plus tard . Il supprime l’article de son site internet, reconnaissant que le papier était fondé sur de « fausses informations »… Fausses informations mais réelles conséquences pour la banque qui a vu son titre fondre de 14,7% en une seule séance de cotation.

Surfer sur la rumeur positive

Et pourtant. La rumeur a aussi ses vertus. En ce qui concerne Internet et les réseaux sociaux, l’épée est à double tranchant. Pour un entrepreneur, la rumeur peut se révéler extrêmement positive pour jauger le climat du marché lors du pré-lancement d’un produit par exemple. Et si la rumeur négative lancée contre vous peut s’avérer parfois incontrôlable, le web peut faire parler de vous. C’est littéralement ce que nous appelons aujourd’hui « faire le buzz », un bourdonnement qui enfle et qui pourrait bien vous profiter. L’idée est d’avoir un contenu, un produit, un service réel à vendre ou une notoriété à accroître et de diffuser indirectement une information le(s) concernant.

La marketing viral, un atout

L’originalité prime, car la rumeur doit être susceptible de créer de l’émotion et de l’envie chez le consommateur potentiel pour être partagée. C’est ce qu’on nomme le marketing viral. La communication doit être cohérente avec les valeurs de l’entreprise et comme toute rumeur cibler les personnes qui seront les colporteurs/relayeurs, personnes d’influence capables d’échanger à grande échelle et ravies de le faire. Toutefois, le recours au marketing viral n’est pas indispensable et doit se faire avec mesure pour éviter la pente glissante d’un « bad buzz » qui finirait dans le brouhaha des rumeurs 2.0. 

Et vous dirigeant, vous ébruitez des rumeurs ?

En tant que dirigeant, rien ne vous empêche de faire courir vous aussi des rumeurs dans votre propre entreprise. Ce sera à votre tour de faire sous-entendre des informations et de les faire circuler par le biais de la discrétion en laissant ouverte négligemment une porte alors que vous êtes au téléphone, par exemple. Vous pouvez aussi ébruiter une rumeur sous le sceau du secret. A ce jeu là, le mensonge n’est guère autorisé mais la ruse peut vous permettre de gonfler artificiellement les performances d’un salarié ou de laisser glisser que les salaires seront bientôt augmentés. Vos salariés pourraient y répondre par plus de compétitivité et une motivation accrue de bien faire.

La rumeur, signe de créativité dans l’entreprise ?

Selon certains essayistes et analystes, les bruits de couloir ne sont pas que des maux de vipère et peuvent avoir certaines vertus pour le moins inattendues à l’intérieur de l’entreprise. Le commérage à la machine à café n’est pas seulement du « gossip ». C’est une preuve du lien social qui existe dans l’entreprise et qui favorise la construction de la collectivité. Les ragots créent une connivence entre ceux qui se les partagent, une proximité professionnelle. Ils permettent aussi de se distraire et d’échanger des (bons) mots à la pause comme un regain d’énergie. 

Entre salariés, le ragot est une des armes dont les salariés disposent pour se plaindre et se défouler d’une situation anxiogène… et par la suite de repartir travailler de plus belle. La critique peut également être vue comme un signe d’implication dans l’entreprise et de motivation dans le travail. Ceux qui ont la critique facile bousculent les idées reçues et les lignes jaunes immatérielles instaurées dans l’entreprise. Ce sont eux qui font preuve de créativité et d’innovation. Ils seront à garder à l’œil par tout entrepreneur qui ne devra pas les fliquer constamment.