À juste titre ou non les petites entreprises sont souvent considérées comme des laissées-pour-compte des grandes mesures économiques incitatives. « French Tech » et un dispositif qui a pris une dimension internationale. Il est pertinent de faire un point informatif sur ce mouvement gouvernemental visant la valorisation du secteur numérique français, notamment des start-up.
Le Gouvernement avait lancé un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des start-up numériques françaises. La labellisation de Métropoles French Tech a permis de structurer l’écosystème français sous la forme d’un réseau rassemblant Paris et 13 autres écosystèmes en régions. Des réseaux d’entrepreneurs français sont structurés dans 12 villes du monde entier, de New York à Tokyo en passant par Moscou et Le Cap, autour des « French Tech Hubs ». Le 25 juillet 2016, 9 réseaux thématiques French Tech ont été lancés.
Comment obtenir le label French Tech ?
La mission French Tech ne labellise que des écosystèmes, appelés Communautés French Tech et Capitales French Tech . Son logo et ses déclinaisons ne peuvent être utilisés que :
Si vous êtes rattaché à un écosystème territorial labellisé, vous pouvez utiliser le logo associé à cet écosystème (éventuellement soumis à une autorisation préalable),
Si vous êtes lauréat d’un Programme French Tech, vous pouvez utiliser le logo associé au programme en question. C’est le cas si votre entreprise est issue d’un projet TREMPLIN, a bénéficié d’une prise de participation par le fonds French Tech Seed, est répertoriée dans le classement NEXT40 ou est membre du programme French Tech 120 ou Green20.
La French Tech, concrètement qu’est-ce que c’est ?
La French Tech est généralement présentée comme un processus synergique de valeurs fédérant dynamiquement tous les acteurs nationaux de l’écosystème numérique français. Il s’agit là d’un « objet social » politique qui peut apparaître nébuleux pour le petit patron d’entreprise qui aspire à saisir concrètement les avantages qu’il peut en espérer. Reformulée plus objectivement au regard de ce constat, il est plus intéressant d’appréhender la French Tech comme l’opportunité pour les PME et TPE d’intégrer un réseau de ressources abritant, en son sein, des grands groupes susceptibles de favoriser leurs marchés. Dit comme cela, l’intérêt d’adhérer ou non à ce programme s’impose avec un peu plus d’évidence !
Comment intègre-t-on la communauté French Tech ?
Avant de bénéficier éventuellement des dispositifs de nature pécuniaire annoncés comme avantageux pour les entreprises, comme par exemple la « Bourse French Tech », le « Pass French Tech » ou encore le « French Tech ticket », il faut bien entendu adhérer au réseau en s’inscrivant sur le site et renseigner le formulaire d’inscription ad hoc dédiée à la signification de votre problématique. Rien ne garantit l’acceptation de votre candidature.
Au-delà du label, les autres avantages
Pour apprécier pleinement ce que peut apporter la French Tech aux PME et TPE, il faut distinguer ce dispositif du label par lequel il est communément désigné. Ce dernier, dénommé « Métropole French Tech », vient sanctionner un écosystème entrepreneurial numérique local ayant soumis un dossier respectant scrupuleusement un cahier des charges défini par le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Si l’obtention du label facilite l’accès à des fonds dédiés, les collectivités « seulement » candidates offrent déjà à la pépinière d’acteurs qui les constituent un soutien non-négligeable. Ainsi, accès aux ressources informatives, espaces dédiés et surtout une dynamique de réseau hétéroclite (entreprises, organismes de formation, chercheurs, équipementiers, etc.)
Un dispositif réservé aux entreprises élites du numérique ?
Si la French Tech propose aux meilleures acteurs du numérique des prix dotés de récompenses financières, notamment sous forme d’aides à l’investissement, le critère fondamental pour bénéficier de ces autres ressources est d’être une PME ou une TPE présentant les caractéristiques d’une start-up, autrement dit, selon la définition conceptuelle économique, une entreprise aux coûts de maintenance minimums, ayant un taux de croissance potentiel très haut et une rentabilité certaine.
Neuf métropoles sont déjà labellisées. Ainsi, Lille is French Tech, Lyon French Tech, Digital Grenoble, French Tech Aix-Marseille, Montpellier Métropole Numérique, French Tech Toulouse, Bordeaux Métropole Numérique, Nantes Tech, La French Tech Rennes.
L’ouverture internationale
Le dernier label « French Tech Hubs » a pour objectif d’aider les start-up françaises à se développer ou à s’installer à l’étranger. Dans un premier temps, seules les plus grandes villes du monde, réputées pour leur pôle innovation sont concernées. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du projet « Métropoles French Tech » et dans un but fondamental : développer l’attractivité du secteur numérique français en attirant des entreprises, des investisseurs et des talents étrangers.
Observatoires, sites internet, concours et plans gouvernementaux destinés à l’entrepreneuriat féminin… autant d’outils tout spécialement conçus et dédiés aux femmes, laissant penser que l’égalité des sexes n’est pas encore acquise dans la sphère entrepreneuriale. Pourquoi les femmes sont-elles moins nombreuses à créer ou reprendre des entreprises ? Focus sur les difficultés à se faire une place dans un univers largement dominé par la gente masculine.
Profil des femmes entrepreneurs
Aujourd’hui en France, seulement environ 40% des entrepreneurs sont des femmes, et la situation est sensiblement la même dans les pays de l’Union Européenne.
Les résultats de plusieurs enquêtes menées par la Caisse d’Epargne permettent de faire ressortir un profil type de la femme entrepreneur. Âgée d’une quarantaine d’années, elle dirige une entreprise individuelle, principalement dans le domaine des services tels que le commerce et les activités scientifiques et techniques, et réalise un chiffre d’affaires moindre qu’une structure dirigée par un homme mais dont la croissance est plus importante.
Quelques statistiques
40% d’entreprises individuelles créées par des femmes
En 2020, une enquête de l’Insee révèle que les femmes sont porteuses et créatrices de 4 entreprises individuelles sur 10.
58 % des créatrices d’entreprises ont moins de 40 ans
Contre 47 % des hommes situés dans la même tranche d’âge. L’étude du National Bureau of e=Economic Research précise que l’âge moyen de réussite, hommes ou femmes, est de 42 ans.
21 % des dirigeants de startups sont des femmes
En 2020, seulement 2 startups sont dirigées par des femmes et 34% d’entre elles décident de se lancer dans le commerce.
2 % des levées de fonds sont destinées aux femmes
Une enquête de l’organisme SISTA et BCG révèle que depuis 2008, les levées de fonds destinées aux femmes porteuses d’entreprises ne s’élèvent qu’à 2 %.
8% des entreprises créées par des femmes sont rentables
Contre 5 % chez les hommes !
Les réseaux de femmes entrepreneures
De plus en plus de réseaux se développent autour de l’entrepreneuriat et plus précisément pour les femmes. Ces réseaux ont été créés pour offrir des plateformes d’échange et de soutien pour les femmes désireuses de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Femmes Business Angels : organisme créé par des femmes pour des femmes, il propose des solutions de financement de projets comme des levées de fonds en plus des offres d’emploi diffusées sur le site internet.
Willa : anciennement Paris Pionnières est un réseau qui propose des programmes d’aide au lancement de projets. Basé à Paris, cet organisme met à disposition des webinaires, des conférences mais aussi des formations en ligne.
Sista : contrairement aux autres réseaux, Sista prône la diversité et intègre dans son processus, des hommes engagés pour établir un milieu entrepreneurial plus égal.
Les aides à la création d’entreprise pour les femmes
Prêt CLEFE : lancé à l’initiative de la Racine Clefe, cette aide propose un prêt avec intérêt remboursable en accord avec une convention.
AGEPI : proposé par Pôle emploi, cette aide propose, entre autres, des aides à la garde d’enfants.
Garantie Egalité Femmes : lancée par France Active, la Garantie Egalité Femmes met à disposition des prêts d’aide au lancement qui peuvent aller jusqu’à 50 000 €.
Différences et difficultés liées à l’entrepreneuriat féminin
Ces enquêtes, ainsi qu’une étude menée par le Centre d’Analyse Stratégique, révèlent les points communs et les différences de perception entre hommes et femmes, ainsi que les freins qui influent sur la décision de ces dernières de se lancer dans une création ou une reprise d’entreprise.
D’un point de vue général, hommes et femmes partagent une même vision globale de l’entrepreneuriat, mais leurs opinions diffèrent sur certains thèmes.
Concernant tout d’abord les entrepreneurs des deux sexes déjà installés, ceux-ci s’inquiètent, dans le contexte économique actuel, de potentielles difficultés de l’entreprise et de sa rentabilité, et de l’impact que cela peut avoir sur le budget familial, même si les femmes restent plus confiantes en l’avenir. En termes de développement, là encore les priorités sont identiques, mais les femmes accordent plus d’importance à valoriser la relation clients tandis que les hommes sont plus concentrés sur la conquête de nouveaux marchés. Enfin, elles sont plus préoccupées à se constituer une retraite et améliorer leur couverture sociale.
Concernant l’acte de création ou de reprise d’entreprises, les femmes ne perçoivent pas autant d’opportunités que leurs homologues masculins, mais ont aussi plus peur d’échouer dans leur projet et de ne pas avoir les capacités suffisantes pour réussir. Ensuite, elles auraient moins le goût du risque que les hommes. Enfin, elles rencontreraient plus de difficultés liées à l’installation de l’entreprise, mais également aux compétences et aux financements.
Concernant les préjugés à abattre, la maternité n’est pas vécue comme un obstacle à l’entrepreneuriat, mais bien au contraire comme une opportunité de pouvoir mieux concilier vie professionnelle et vie de famille, même si elle n’est pas la raison principale à l’installation.
Rompre les écarts entre hommes et femmes dans l’entrepreneuriat
Ainsi, les différences entre hommes et femmes dans le domaine de l’entrepreneuriat relèveraient donc plutôt de perceptions différentes entre les sexes que d’une forme de machisme avérée.
Conscient des enjeux que représente l’entrepreneuriat féminin pour l’économie, le Gouvernement, sous l’égide de Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, » a signé un accord le 6 octobre 2017 avec la Caisse d’Epargne pour porter au moins jusqu’à 40 % le taux de femmes créatrices d’entreprise en France d’ici 2020.
Ce nouveau partenariat vise la mise en œuvre d’actions concrètes de promotion de l’entrepreneuriat féminin et de porter à 15 % la proportion de femmes entrepreneures qui bénéficieront d’une action d’accompagnement post-création, d’accroître le nombre de femmes qui bénéficieront d’un prêt bancaire pour créer son entreprise, d’orienter plus de femmes entrepreneures vers les réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise et enfin de définir des indicateurs sexués permettant d’identifier les chiffres de l’accès aux financements des femmes créatrices d’entreprise. Les signataires du partenariat partagent la conviction que l’entrepreneuriat féminin est un facteur important de création de richesse, d’emplois et de performance économique, sociale et environnementale en France et qu’il doit être à ce titre reconnu, encouragé et promu par tous les acteurs. »
Parmi les objectifs, il est prévu de mieux informer sur l’entrepreneuriat féminin, d’identifier des profils féminins représentatifs et de communiquer sur ces modèles de réussite, et de rassurer les femmes par l’accompagnement à la création et au développement. Pour se faire, plusieurs mesures sont mises en place, comme le site ellesentreprennent.fr, et le rapprochement des plateformes nationales d’aide à la création d’entreprises.
Les congés payés, un droit pour les salariés et donc une obligation pour les employeurs. Ils sont appliqués avec rigueur par les employeurs. Ce droit acquis fait partie des droits auxquels les salariés s’intéressent particulièrement car ils rythment vie personnelle et vie professionnelle. A partir des recommandations du Service public, Dynamique vous en retrace les grandes lignes.
Quelques informations historiques
Les congés payés ont été établis le 20 juin 1936 lors de l’avènement du Front populaire en France. Fixés à quinze jours, les congés payés se sont allongés progressivement : deux semaines en 1936, ils passent à 3 en 1956, puis à 4 en 1968 et enfin à 5 semaines (soit 30 jours ouvrables) en 1982) pour une année complète de travail.
Les principes incontournables
Tout salarié a droit chaque année à un congé payé à la charge de l’employeur. Chaque mois de travail ouvre droit à un congé de 2,5 jours ouvrables. C’est l’employeur qui organise, selon certaines règles, les départs en congés.
La législation encadrant les congés payés a évolué et s’est adaptée à l’épidémie de coronavirus. Désormais, l’employeur bénéficie de plus de souplesse pour imposer ses congés payés à ses employés.
Les modifications apportées pendant la crise sanitaire
Depuis mars 2020, l’exécutif, via l’ordonnance n° 2020-323, a autorisé les employeurs à imposer six jours de congés à leurs salariés sans avoir à respecter le délai de prévenance d’un mois. Pour ces jours de congés, seul un jour de prévenance est suffisant. Cependant, pour être applicable, cette mesure doit être entérinée et validée par un accord d’entreprise ou de branche. Aujourd’hui, cette modification n’est plus applicable.
Pendant les congés
• L’employeur verse au salarié une indemnité de congés payés, • Si le salarié tombe malade, la durée des congés n’est pas en principe prolongée, • Au cas où un jour férié habituellement chômé, la durée des congés est prolongée d’une journée.
Chaque salarié a le droit aux congés payés
Tout salarié a droit, quels que soient son emploi, sa catégorie ou sa qualification, la nature de sa rémunération et son horaire de travail aux congés payés. Le salarié à temps partiel a également les mêmes droits que le salarié à temps complet. Depuis, le 22 mars 2012, il n’existe plus de période de carence. Cependant, depuis le 1er janvier 2018, le jour de carence pour maladie des agents publics (fonctionnaires et contractuels) est rétabli. La rémunération est due à partir du 2e jour de l’arrêt maladie. • Les salariés intérimaires perçoivent une indemnité de congés payés quelle que soit la durée de la période travaillée. • Les salariés sous contrat de travail à durée déterminée perçoivent une indemnité compensatrice de congés payés dès lors que le régime de congés payés applicable dans l’entreprise ne leur permet pas une prise effective de ces congés.
La période de référence, un élément essentiel pour le calcul des congés payés
La période de référence commence le 1er juin de l’année civile précédente et se termine le 31 mai de l’année civile en cours. Une autre date peut éventuellement être fixée par convention ou accord collectif de travail.
Remarque
Dans les professions du bâtiment et des travaux publics et les professions relevant de caisses de congés payés, la période de référence est comprise entre le 1er avril et le 31 mars.
Comment calculer le nombre de jours de congés ?
Le salarié a droit à 2 jours 1/2 de congés par mois de travail effectif, chez le même employeur, c’est-à-dire 30 jours ouvrables de repos (5 semaines) pour une année complète de travail (du 1er juin au 31 mai).
Attention !
Certaines périodes d’absence sont considérées comme périodes de travail effectif, notamment : • les congés payés ; • Les contreparties obligatoires en repos •le congé de maternité et d’adoption ; • Les périodes, dans la limite d’une durée ininterrompue d’un an, pendant lesquelles l’exécution du contrat de travail est suspendue pour cause d’accident du travail ou de maladie professionnelle ; • La « journée défense et citoyenneté » (JDC), anciennement « journée d’appel de préparation à la défense » (JAPD) ; • le congé de formation ; • Les périodes assimilées conventionnellement à ces situations. Les jours de repos accordés au titre de l’accord collectif conclu en application de l’article L. 3122-2 du Code du travail (sur l’objet de ces accords, voir précisions ci-dessus) sont considérés comme périodes de travail effectif pour la détermination de la durée du congé.
Comment calculer l’indemnité de congés payés ?
Deux modes de calcul sont possibles. La solution la plus avantageuse pour le salarié devra être retenue : • indemnité égale à la rémunération qui aurait été perçue pendant le congé si le salarié avait continué à travailler ; • indemnité égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue par le salarié pendant la période de référence (1er juin-31 mai). La rémunération brute de référence inclut le salaire de base et les accessoires du salaire (prime de production, prime de risque lié à l’emploi, majorations pour heures supplémentaires, avantages en nature, indemnité de fin de contrat à durée déterminée…). Cette indemnité est due et versée à la date de paiement habituelle des salaires.
Remarque
• En cas de rupture du contrat, les congés sont versés sous forme d’une indemnité compensatrice dont le mode de calcul est précisé ci-dessus. • Les salariés qui relèvent d’une caisse de congés payés sont directement indemnisés par cette caisse (bâtiment et travaux publics, intermittents du spectacle, dockers).
Comment calculer les congés payés en cas d’absence ?
En cas d’absence pendant la période de référence, le décompte en jours ouvrables des congés s’effectue suivant la règle la plus favorable au salarié, soit : • Décompte par mois de travail effectif : 2 jours 1/2 de congés ; • Décompte en semaines : 4 semaines de travail ouvrent droit à 2 jours 1/2 de congés ; • Décompte en jours : octroi de 2 jours 1/2 de congés pour une période de 24 jours de travail (horaire sur 6 jours) ou 22 jours (horaire sur 5 jours 1/2) ou 20 jours (horaire sur 5 jours). • Lorsque le nombre de jours de congés acquis n’est pas entier, la durée du congé est portée au nombre immédiatement supérieur (par exemple, 26,5 jours de congés sont arrondis à 27 jours). La totalité des heures chômées au titre de l’activité partielle est prise en compte pour le calcul de l’acquisition des droits à congés payés.
A quoi correspond le jour ouvrable ?
Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine à l’exception : • Du jour de repos hebdomadaire légal (dimanche en principe) ; • Des jours reconnus fériés par la loi et habituellement non travaillés dans l’entreprise.
Quand a-t-on le droit de prendre ses congés payés ?
L’employeur fixe, après consultation des représentants du personnel, s’ils existent, la période ordinaire des congés dans l’entreprise. Cette période, qui inclut celle s’écoulant du 1er mai au 31 octobre, doit être portée à la connaissance du personnel, par voie d’affichage, 2 mois au moins avant son ouverture. Les congés acquis au titre de l’année de référence antérieure doivent être épuisés au 30 avril de l’année en cours. Le report de congés d’une année sur l’autre n’est généralement pas admis sauf cas particuliers.
Attention !
A leur retour de leur congé de maternité ou d’adoption, les salarié(e)s ont droit à leur congé payé annuel, quelle que soit la période de congé payé retenue, par accord collectif ou par l’employeur, pour le personnel de l’entreprise. Ainsi, les salarié(e)s dont le congé de maternité ou d’adoption aura coïncidé avec la période de prise des congés payés applicable dans l’entreprise, pourront tout de même prendre leurs congés payés à leur retour dans l’entreprise, même si ladite période a expiré.
À quelle date prendre les congés payés ?
En l’absence de dispositions conventionnelles ou d’usage, l’ordre des départs en congé est fixé par l’employeur après avis des représentants du personnel, s’ils existent, et compte tenu de la situation de famille des bénéficiaires et de leur activité chez un autre employeur.
Cas particuliers
• Les conjoints et les personnes liées par un pacte civil de solidarité (PACS) qui travaillent dans la même entreprise ont droit à un congé simultané. • Les salariés nouvellement embauchés peuvent, avec l’accord de l’employeur, prendre les congés qu’ils ont acquis sans attendre la fin de la période de référence. L’ordre et la date du départ doivent être communiqués par l’employeur à chaque salarié et affichés au moins un mois à l’avance. Une fois fixée, cette date s’impose.
Attention !
Le salarié ne saurait prendre ses congés à une date ou pour une durée fixée unilatéralement par lui et partir sans une autorisation préalable de l’employeur. Les règles de répartition des congés : • Un maximum de 24 jour ouvrable peut être pris d’affilée (sauf dans certaines circonstances, la 5e semaine doit être donnée à part) ; • Le congé payé ne dépassant pas douze jours ouvrables doit être continu ; • Un congé de plus de 12 jours ouvrables peut être fractionné par l’employeur avec l’accord du salarié (ou des délégués du personnel s’il s’agit d’une fermeture de l’entreprise). Dans ce cas, 12 jours de congés doivent être pris en continu entre deux repos hebdomadaires entre le 1er mai et le 31 octobre, sauf accord collectif permettant la prise de tout ou partie de ces 12 jours en dehors de cette période ; • L’employeur peut imposer le fractionnement de la 5e semaine, pour permettre une fermeture de l’entreprise.
Attention !
Certaines catégories de salariés de moins de 21 ans au 30 avril de l’année précédente bénéficient, sous certaines conditions, de congés supplémentaires. Quelle est l’incidence de l’absence pour maladie sur le droit aux congés payés ? Les absences pour maladie n’ouvrent pas droit à des congés payés, sauf dispositions conventionnelles contraires. En revanche, l’employeur ne saurait déduire du congé annuel les jours d’absence pour maladie.
Quelles sont les conséquences de la maladie durant les congés payés ?
Le salarié tombe malade pendant ses congés Le salarié ne peut exiger que son congé soit prolongé de la durée de la maladie ou qu’il soit reporté. Pendant cette période, le salarié cumule son indemnité de congés payés calculée normalement avec les indemnités journalières de maladie versée par la Sécurité sociale. En revanche, il ne perçoit pas le complément de rémunération versé par l’employeur en cas de maladie.
Le salarié est absent pour maladie ou accident au moment du départ en congés Le salarié peut demander le report de ses congés lorsque son arrêt de travail prend fin avant que soit close la période des congés payés. L’employeur décide alors des dates du congé reporté. Lorsque l’arrêt de travail prend fin après la clôture de la période des congés payés légale ou conventionnelle, le salarié bénéficie également d’un droit au report de ses congés payés annuels, lorsqu’il a été empêché de les prendre en raison d’absences liées à une maladie, un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Les salariés de retour d’un congé de maternité ou d’adoption ont droit à leur congé payé annuel, quelle que soit la période de congé payé retenue, par accord collectif ou par l’employeur, pour le personnel de l’entreprise.
Remarque
Pendant ses congés payés, le salarié n’a pas le droit de travailler pour le compte d’un autre employeur ni d’avoir une quelconque activité rémunérée.
A savoir !
À l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes qui se déroule le 8 mars de chaque année, une demi-journée de congé peut être accordée aux femmes de l’entreprise si un accord collectif le prévoit. C’est ce qu’a décidé la Cour de cassation le 12 juillet 2017.
Les contrats à durée déterminée et à durée indéterminée, le contrat d’insertion, d’avenir, d’apprentissage ou encore de professionnalisation font partie intégrante des habitudes de contrats du monde du travail. Chaque année, ce sont plus d’un million de personnes qui travaillent en contrat à durée déterminée saisonnier. La plupart du temps ces contrats ne comportaient pas de clause de reconduction d’une saison sur l’autre et ne tenaient pas compte de l’ancienneté acquise par le salarié au fil des saisons.
Qu’en est-il aujourd’hui avec la nouvelle loi sur le travail ?
Elle propose d’améliorer la situation des travailleurs saisonniers et donne une définition explicite du travail saisonnier et de la saisonnalité, qui sera désormais intégrée au code du travail : « Emplois à caractère saisonnier dont les tâches sont appelées à se répéter chaque année selon une périodicité fixe, en fonction du rythme des saisons ou des modes de vie collectifs » . • Les branches ou les entreprises qui emploient un grand nombre de salariés saisonniers auront l’obligation de négocier la reconduction des contrats à caractère saisonnier d’une saison sur l’autre et de prendre en compte l’ancienneté des salariés. Cette négociation devra intervenir dans les six mois après la promulgation de la loi.. • Les saisonniers auront accès au dispositif de la période de professionnalisation, lorsqu’ils bénéficient de la reconduction de leur contrat contrairement aux dispositifs actuels . • Les salariés saisonniers pourront bénéficier, en application d’un accord ou d’une décision unilatérale de l’employeur, de droits majorés sur leur compte personnel de formation. • Les salariés saisonniers pourront percevoir le chômage des jours fériés ne pourra entraîner aucune perte de salaire pour les saisonniers totalisant au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement (du fait de divers contrats successifs ou non).
Qu’est-ce que le travail saisonnier ?
Le travail saisonnier se caractérise par l’exécution de tâches précises, récurrentes et répétitives à une période temporaire donnée, et se distingue d’un emploi à durée déterminée classique par la réunion de deux critères : • Il répond à une variation d’activité indépendante de la volonté du chef d’entreprise, qui est fonction des saisons et des modes de vie ;
• Cette variation est cyclique, d’une durée prévisible et régulière d’une année à l’autre.
Le contrat de travail saisonnier est donc un CDD qui répond en certains points aux mêmes obligations : contrat écrit, intitulé du poste occupé, désignation de la convention collective applicable, coordonnées de la caisse de retraite et de l’organisme de prévoyance, rémunération, période d’essai éventuelle…
Néanmoins, il s’en distingue par trois grandes spécificités concernant sa durée, et ses modalités de succession et de reconduction. Ce contrat est particulièrement adapté pour certains secteurs d’activité et il est principalement développé dans l’agriculture pour les travaux de récoltes ou de cueillettes, ou dans le tourisme pour répondre aux besoins de l’hôtellerie / restauration en période des vacances d’hiver à la montagne par exemple.
Quelle est la durée du contrat saisonnier ?
A contrario du CDD classique, le contrat de travail saisonnier n’a pas l’obligation de mentionner une date spécifique de fin de contrat. En contrepartie, il doit préciser dans ses termes la durée minimale de l’emploi, et qu’il est conclu pour la durée de la saison. Aussi, il convient de noter qu’un contrat conclu aux dates exactes d’ouverture / fermeture ou fonctionnement de l’entreprise n’est pas considéré comme un contrat saisonnier. Concernant le temps de travail hebdomadaire, celui-ci est aussi fixé à 35 heures par semaine sans pouvoir dépasser 48 heures. La journée de travail peut être de 10 heures maximum. Aussi, en cas d’heures supplémentaires, le salarié peut demander à l’employeur de percevoir son repos compensateur sous forme d’indemnité financière.
Est-il possible de renouveler et de reconduire un contrat saisonnier ?
Le contrat saisonnier d’un salarié, s’il est bien conclu pour un emploi non permanent, n’excédant pas le cadre de la saison, peut être renouvelé dans les mêmes conditions qu’un CDD. La période maximale de 18 mois consécutifs quant à elle diffère et est appréciée, dans le cas présent, à la durée de la saison. Autre particularité de ce contrat, il peut comporter une clause de reconduction du salarié pour la saison suivante, et ce en vue d’assurer une certaine stabilité pour les travailleurs occupant ces emplois. Néanmoins, il convient d’être vigilant sur deux points : • Cette clause ne doit pas revêtir un caractère obligatoire mais une simple priorité d’emploi du salarié pour les prochaines saisons, sous peine de voir le contrat requalifié en CDI ; • La mention d’une telle clause peut être imposée par la convention et/ou les accords applicables à l’entreprise.
La fin du contrat saisonnier dépendante du contrat ?
Au préalable, il est possible de mettre un terme au contrat saisonnier avant l’échéance, tout comme pour un CDD classique (accord des parties, si le salarié a trouvé un CDI, en cas de faute grave ou de force majeure). Les modalités de fin du contrat sont également les mêmes, hormis pour le versement de la prime de précarité de 10%. En effet, l’employeur n’est pas redevable de cette indemnité, sauf si des conditions plus favorables au salarié sont prévues dans la convention et/ou les accords applicables à l’entreprise. Enfin, concernant le calcul de l’ancienneté, l’employeur doit opérer un cumul avec les périodes antérieures d’emploi en contrat saisonnier du salarié, au sein de l’entreprise.
Report des visites médicales pendant la période d’urgence sanitaire
Le médecin du travail peut reporter certaines visites médicales arrivant à échéance au plus tard le 31 juillet 2022. Les visites ainsi reportées pourront être effectuées jusqu’au 31 juillet 2023 au plus tard. C’est ce que prévoient la loi n°2022-46 du 22 janvier2022 et le décret n°2022-418 du 24 mars 2022.
Les récents évènements entre autres des entreprises Buitoni et Ferrero ont mis en exergue qu’aucune entreprise n’est à l’abri de tomber dans la tourmente d’une crise qui la mette en difficultés.… Chacune de ces crises ont des conséquences soit sur la santé, sur la vie de la population et présente des dangers. Anticiper les crises semble être devenu indispensable avec la généralisation d’Internet, qui rend la circulation des informations et des rumeurs beaucoup plus rapide. Confrontée à une crise, une entreprise se doit en effet de réagir au plus vite et de faire preuve d’un maximum de transparence afin de conserver la confiance de ses clients. Comment faire ?.
Anticiper la crise pour ne pas être pris au dépourvu
Le facteur temps s’avère crucial dans la gestion d’une crise. Il convient de réagir le plus tôt possible afin de pouvoir donner ses arguments avant que rumeur et faux bruits ne se soient répandus. Il s’agit de la stratégie adoptée par Findus qui, après avoir détecté du cheval dans ses préparations surgelées, a choisi de rendre l’affaire publique. En prenant les devants, l’entreprise a démontré son souci de qualité. Elle a ainsi évité que ne se répandent à ses dépens des bruits défavorables même si la réalité n’était pas à son avantage.
Réagir rapidement et vigoureusement
La réactivité semble encore plus importante dans la gestion d’une crise que dans un autre domaine des affaires. Elle permet en effet de limiter les conséquences de la crise qui devient rapidement un problème passé. Cela permet également de montrer l’importance que l’entreprise attache à la sécurité de ses consommateurs (si elle était menacée) ou à la qualité de ses produits. Ainsi le constructeur automobile Toyota, confronté à des défaillances techniques de certains de ses modèles, a réagi en rappelant massivement les véhicules concernés pour vérification et réparation. Le coût de la mesure a été conséquent, mais l’image de la marque a été préservée, et Toyota est resté le premier constructeur mondial malgré cette alerte.
Préparer en amont les outils de communication
Préparer un site web de crise ou modifier votre site web pour l’adapter à la crise permet de ne pas répondre dans l’urgence. Elle évite le silence qui laisse courir les rumeurs. Vous devez aussi préparer une liste des contacts à établir pour transmettre les informations comme syndicats, presse, autorités administratives…et préparez en amont des communiqués de presse. Il est aussi nécessaire de lister les crises auxquelles vous serez confrontées. Par exemple, la SNCF (accident, retard, intempéries…) pour les industries agroalimentaires (toutes les maladies liées aux allergies, intoxications…), pour les industries automobiles (les fabrications défectueuses). Chaque entreprise doit être consciente des dangers et se demander si cela arrivait à mon entreprise, qu’est-ce que je ferais ? et anticiper lui permettra de préparer une communication qui n’obligera pas la société à mettre la clef sous la porte.
Faire preuve de transparence
La circulation rapide et informelle de l’information via les réseaux sociaux rend illusoire l’espoir d’en limiter la diffusion. Mieux vaut donc le savoir et jouer cartes sur tables : si le public a le sentiment qu’on lui cache quelque chose, il risque d’être impitoyable, alors que si l’entreprise donne l’impression de jouer franc jeu, elle sera plus écoutée et plus vite pardonnée. Là encore, l’exemple de Findus est probant : en expliquant comment elle a pu être abusée par des intermédiaires peu scrupuleux, la société s’est placée du côté des victimes, ce qui lui a permis de préserver ses parts de marché malgré la crise.
Rebondir sur la crise
Le traitement judicieux d’une crise peut même constituer une opportunité pour une entreprise. Ferrero a ainsi été confronté à une vaste polémique lorsqu’il a été question de taxer l’huile de palme, jugée nocive pour la santé et menaçante pour l’environnement via la déforestation. La société italienne a expliqué l’intérêt de l’usage de l’huile de palme (essentielle à la texture du produit) dans la recette du Nutella, et a obtenu l’abandon pur et simple de la taxe envisagée mais également un vaste mouvement de sympathie de la part de fans de la marque, renforçant au passage son image grâce à sa communication de crise optimale ! La marque italienne a ainsi appliqué de bout en bout les principes de communication de crise en anticipant le vote de la loi, en réagissant avec des pages de publicité dans les journaux et en étant transparente grâce à ces explications avant de rebondir, en s’engageant en l’occurrence à faire appel à de l’huile de palme écologiquement correcte, c’est-à-dire issue de plantations certifiées durables. Efficace !
Créer et rendre pérenne une entreprise n’est pas une mince affaire. Les idées fusent en France et celle-ci se place dans le top 10 des pays les plus innovants au monde, de quoi donner envie aux plus réfractaires. La création d’entreprise reste un risque à prendre pour beaucoup de Français, mais ils sont 25% à se déclarer prêts.
Selon l’INSEE, au mois de janvier ont été créées 91 335 entreprises créées. Ainsi, les créations d’entreprises progressent (encore) de 3,1 % par rapport à décembre 2021, après une hausse déjà importante de 3,4 % comparé à novembre 2021. C’est donc le reflet du désir d’entreprendre des Français.
Un sondage mené par OpinionWay pour l’UAE avec le soutien de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires et la participation de Sage à l’occasion du 25ème salon des Entrepreneurs auprès de 2051 personnes nous informe davantage sur la volonté d’entreprendre et le développement d’une entreprise des Français.
Quels futurs entrepreneurs ?
25% déclarent vouloir entreprendre au cours de leur vie.
Un chiffre éloquent. En 2016, les français étaient plus nombreux à envisager de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale (37%). L’entreprenariat attire cependant moins malgré une reprise de la croissance française. Dans son étude, OpinionWay compare l’envie des Français avec en parallèle le nombre de créations d’entreprise. Un pic s’établit en janvier 2016 avec 37% de Français qui envisagent l’entreprenariat. et en 2018 les créations d’entreprise s’élèvent à 591 000 par rapport à 525 000 en 2016. Entre la volonté et la réalisation d’entreprendre, il existe un décalage de deux ans. Un constat fort intéressant sur l’attitude des futurs entrepreneurs.
En ce qui concerne le profil des personnes prêtes à entreprendre, il s’agit en grande majorité de jeunes. 46% des 18-24 ans et des 25-34 ans déclarent envisager la possibilité de créer une entreprise. En ce qui concerne la catégorie sociale, ce sont les cadres dynamiques les plus concernés (31%) et les professions intermédiaires (29%). La création d’entreprise attire davantage les jeunes mus par leur envie d’innover et cela particulièrement à l’issue de leurs études. Mais quelles sont donc les raisons qui motivent les français à vouloir entreprendre ?
Se sentir plus autonome : 46%
Donner plus de sens à votre vie : 38%
Gagner plus d’argent : 38%
Être plus épanoui : 36%
Avoir plus de flexibilité : 24%
Relever un challenge : 23%
Ces raisons trouvent leur origine parfois dans l’impossibilité d’innover en tant que salarié. Les entrepreneurs qui ont une idée novatrice et qui ne peuvent pas lui donner jour au sein de leur entreprise ont tendance à vouloir entreprendre. L’entrepreneuriat apparaît comme la solution pour des personnes talentueuses qui se sentent à l’étroit dans le cadre d’une société qui ne leur offre pas la possibilité de s’épanouir professionnellement. Elles souhaitent donc s’émanciper pour participer individuellement à un projet qui leur tient à cœur.
Le projet d’entreprendre
Pour réaliser leur projet de créer leur entreprise, les français attendent souvent deux ans, le temps de concrétiser l’idée et l’organisation. Sur les 25% des français favorables à une future création d’entreprise, c’est-à-dire un échantillon de 511 personnes, seulement 27% des personnes interrogées déclarent avoir un projet prêt à être lancé. Les futurs entrepreneurs mûrissent leur projet afin de se lancer en toute sérénité. Pour ne pas se jeter dans l’aventure sans parachute, les français, qui souhaitent créer une entreprise, sont 50% à vouloir garder une activité parallèlement. Devenir entrepreneur nécessite patience et courage et ils en sont conscients et donc pour éviter de faire faillite, beaucoup préfèrent commencer avec toutes les clefs en mains.
En ce qui concerne le choix du statut, peu de français sont favorables à travailler avec des associés. En effet, ils sont 56% à souhaiter un statut d’auto/micro-entrepreneur et 29% à vouloir se lancer seul dans une SARL, SA, EURL ou SAS. Il s’agit pour eux de construire un projet de manière autonome dans le cas où l’entreprise ne se développerait pas et pour éviter de possibles contraintes inhérentes à toute association. C’est pourquoi le statut de micro-entrepreneur plus accessible à tous remporte l’adhésion de nombreux futurs entrepreneurs.
La vision des réglementations pour se lancer dans l’aventure.
La législation française concernant l’entreprenariat incitait peu de personnes à créer. Mais à la suite des mesures déjà votées ou d’autres qui le seront prochainement, les français considèrent qu’entreprendre n’est plus un chemin d’embûches. Ils sont relativement satisfaits des mises en œuvre du gouvernement. L’accès aux mêmes droits que les salariés (84%), la mise en place d’une allocation chômage (78%) et la portabilité des droits sociaux (76%) font que toutes ces mesures rassurent les citoyens et les aident à commencer un projet entrepreneurial.
Les mesures concernent les droits de la personne et elles deviennent d’autant plus incitatrices. La hausse du plafond du chiffre d’affaires pour les micro-entrepreneurs et la mise en place d’un partenariat juridique pour qu’ils puissent s’associer plus facilement est devenu le fer de lance qui en séduit plus d’un. 74% des Français sont favorables à ces futures législations car elles visent à faciliter l’entrepreneuriat pour tous et donnent plus d’opportunités pour développer une future activité sans les inconvénients passés.
Cependant, il ne faut pas nier que pour 74% des Français, la création d’entreprise n’est pas envisageable car trop risquée. Mais pour les 25% restants, les raisons de créer son entreprise sont multiples et permettent d’innover et de s’émanciper d’un emploi salarié. Un Français sur 4 envisage l’entreprenariat, soit 52 405 723 personnes, soit 13 millions de possibles futurs entrepreneurs ! La France d’ici les prochaines années, grâce à cette nouvelle énergie, fera peut-être partie du top 5 des pays les plus innovants au monde.
Depuis plusieurs années, de nouvelles activités se sont créées pour répondre à des besoins imposés par les évolutions de la société. Il faut dire que les différents confinements et évolutions technologiques ont fortement changé la vie des Français en les coupant de leurs habitudes et en créant de nouvelles pratiques au niveau des entreprises. Parmi elles, celle de compléter les revenus via des plateformes.
De nouvelles manières de fonctionner avec la livraison à domicile
Se faire livrer est devenu une nouvelle tendance. La livraison à domicile fait gagner beaucoup de temps dans la vie quotidienne et permet de répondre aux impératifs liés aux imprévus. De manière parallèle, de multiples plateformes sont apparues dans de nombreux domaines qui attirent les indépendants par une mise en relation avec des clients en grand nombre et qui permettent d’être facilement en relation avec les clients dans des secteurs variés.
Si le statut d’auto-entrepreneur n’était pas prévu pour cela à la base, force est de constater qu’il contribue largement au développement d’activités très ponctuelles et notamment d’avoir des compléments de revenus. Le contexte actuel oblige de nombreuses personnes à rechercher des moyens financiers qui ne les obligent pas à recourir à une recherche d’emploi chronophage ou une activité qui ne s’adapterait pas à leur emploi du temps. Les livreurs Uber Eats constituent notamment un bon exemple. Alors, comment devenir livreur Uber Eats concrètement ?
Les raisons de devenir coursier Uber Eats
La principale raison de devenir livreur Uber Eats est la volonté de générer des revenus de manière flexible. Si certains peuvent pratiquer cette activité à temps plein ou à temps partiel ou encore de manière saisonnière ou temporaire, le principal avantage de cette activité est qu’elle peut s’adapter à votre emploi du temps, et non l’inverse. Vous n’avez pas d’obligation de présence et il s’agit donc d’une opportunité notamment si vous êtes dans l’une des centaines de villes comme Paris, Lyon, Marseille où le service est disponible.
En l’occurrence, la société propose de vous payer chaque semaine voire, après un certain nombre de livraisons et donc de disposer de vos revenus tous les jours. Ce n’est bien sûr pas la seule activité que vous pouvez exercer de manière flexible sur ce modèle, mais vous n’aurez pas besoin de gros moyens pour devenir coursier ni de posséder des compétences spécifiques acquises au cours d’une longue formation.
Des évolutions qui s’installent
Cette nouvelle possibilité ressemble fortement à ce qui se trouve de manière naturelle dans de nombreux pays comme le Japon où plus d’un salarié n’hésite pas, pour payer les études de leurs enfants ou compléter sa retraite par exemple, à s’investir dans un travail complémentaire. L’envie de développer de nouvelles compétences participe également au développement de ce type d’activité. Certains privilégient ce type de travail comme un véritable exercice pour s’adapter à la clientèle qui est en attente de sa livraison ou pour mieux comprendre le secteur. Autre facteur qui attire, celui de ne pas être dans une optique horaire, mais bien d’être rémunéré en fonction de sa performance ou rapidité. Il faut tout de même garder à l’esprit que l’appât du gain ne doit pas se faire au détriment d’une certaine prudence afin de ne pas générer d’accidents.
Livreur Uber Eats : comment cela se passe-t-il concrètement ?
Le processus d’inscription est relativement simple, rapide et surtout gratuit puisqu’il suffit de créer votre compte et de suivre les étapes par email et SMS lors de votre inscription. Il vous faut cependant disposer de certains documents comme un extrait KBIS ou l’avis de situation au répertoire SIRENE afin de prouver l’existence de votre entreprise.
Avoir une pièce d’identité comme une carte d’identité ou un passeport, titre de séjour français autorisant la création d’une auto-entreprise ou encore toute pièce qui vous permet de travailler. D’autres éléments comme une photo de profil seront nécessaires, tout simplement pour que les clients et restaurateurs puissent vous reconnaître. Autre exigence évidente, celle d’un sac de livraison qui se doit d’être isotherme et de dimension minimale 44 cm (L) x 35 cm (l) x 40 cm (h) que vous pouvez vous procurer facilement via les sites partenaires d’Uber Eats et bien sûr d’ un moyen de locomotion pour pouvoir livrer .
Comment créer son entreprise pour devenir livreur Uber Eats ?
De manière logique, le statut privilégié pour cette activité est généralement celui de micro-entrepreneur. S’agissant en général d’un complément de revenus, il est peu probable que vous dépassiez les 72 600 € annuels de plafond. Si cette possibilité est en général privilégiée, c’est parce qu’elle dispose d’un régime simplifié de calcul et de paiement des cotisations et contributions sociales obligatoires.
Il s’agit de payer chaque mois ou trimestre, vos charges sociales en fonction du chiffre d’affaires brut réalisé. Celles-ci correspondent à un pourcentage fixe du chiffre d’affaires encaissé. Ces cotisations obligatoires sont : l’assurance maladie-maternité, les allocations familiales, l’invalidité-décès, les cotisations de retraite de base et de retraite complémentaire, la CSG et la CRDS. Vous l’aurez compris, vous ne cotisez pas pour le chômage, mais vous pouvez y prétendre autrement. Le taux de charges sociales en 2020 est de 22%. Attention tout de même, car vous devez déclarer votre chiffre d’affaires même si celui-ci est nul. Vous ne payerez rien sauf si vous avez choisi de mettre en place un paiement minimal des cotisations.
Un moyen d’acquérir certaines compétences
Si on peut donner un conseil à ceux qui souhaitent se lancer dans leur activité, c’est qu’il ne suffit pas d’attendre que tout se fasse tout seul. Il y a des astuces comme celle de savoir où se positionner ou des compétences à développer comme savoir rapidement repérer les lieux afin d’être plus efficace dans vos livraisons et ainsi gagner du temps. Il s’agit d’acquérir certaines connaissances ou encore de mémoriser certaines informations même si aujourd’hui les GPS vous aident par exemple à optimiser vos déplacements. Si vous avez des difficultés relationnelles, cela pourra également vous aider, sans pour autant vous contraindre à de longs échanges avec votre clientèle.
Avec le nombre de réseaux influents sur le web, il est parfois difficile aux dirigeants d’avoir un œil sur tous. Il ne faut jamais éluder le fait que l’e-réputation commence par celle du dirigeant et donc écrire sur le web demande d’éviter à se laisser à répondre de façon spontanée en exprimant des émotions comme la colère ou bien des critiques acerbes liées au mépris. Avec l’avancée de la technologie, le web est devenu un moyen de communication à l’échelle mondiale. Dans le monde de l’entreprise, une e-réputation se construit grâce à internet.
Faut-il gérer son e-réputation ?
L’e-réputation se révèle indispensable pour booster la notoriété d’une entreprise, il s’avère donc nécessaire de la gérer correctement. La gestion de sa renommée sur internet doit être réalisée méthodiquement afin d’être efficace sur le long terme. Permettant d’accroître les chiffres de vente d’une entreprise, l’e-réputation tient une place importante dans les stratégies de lancement de produit. En gérant votre cyber-popularité de manière optimale, vous aurez plus de critiques positives au sujet de votre entreprise. Ce qui permettra à d’autres clients potentiels d’avoir une bonne opinion de vous.
L’importance de la mobilisation en interne sur l’e-réputation
Une simple faille peut porter préjudice à l’image d’une entreprise. C’est pourquoi vous devez veiller à sa gestion en interne. Mobilisez votre équipe à faire attention à ce qu’ils affichent sur leurs réseaux sociaux. Les détracteurs ne sont jamais loin, et c’est la seule manière de garder votre image intacte. Les différends entre salariés sont une chose courante dans l’environnement professionnel. Cependant, vous devez faire en sorte qu’ils se respectent publiquement. Car si le fait que les chamailleries entre employés qui sont publiées sur les réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook peut vous sembler insignifiant, cela peut nuire à l’image de votre entreprise. Motivez votre équipe à poster des critiques positives et des éloges à l’égard de votre société. Vous apprendrez qu’un seul message peut influencer le comportement des consommateurs. Dans le même ordre d’idée, faites comprendre à vos partenaires l’importance d’une telle mobilisation auprès du public.
Comment éviter les bad buzz ?
Le bad-buzz est une erreur fatale de la part d’une marque. En effet, provoquant un afflux d’opinion négative sur les réseaux sociaux, les buzz négatifs peuvent facilement salir une réputation. C’est un fait, une mauvaise critique fera plus de bruit qu’une bonne critique. Aussi, il demeure important de savoir réagir face à un client insatisfait. Pour vous tenir au courant de tous les articles ou commentaires sur votre entreprise, vous pouvez vous servir de l’outil Alerti ou encore vous servir des moteurs de recherche. De cette façon, vous pourrez mieux soigner votre image de marque aux yeux du public.
L’efficacité d’une bonne communication dans la construction de l’e réputation
Pour garder votre e-réputation stable, il est primordial de miser sur la communication. Postez des contenus de bonne qualité sur les diverses plateformes web, afin d’accroître votre visibilité, mais également pour montrer au public que votre entreprise est active. Utilisés par de nombreux internautes dans le monde, les réseaux sociaux sont un bon moyen de communication. Aussi, il est important de rester alerte sur ces plateformes, et ce autant pour les critiques négatives que positives, afin de mieux vous rapprocher de vos clients. Pour garder intacte l’image d’une entreprise, il est donc essentiel de se bâtir une bonne e-réputation. Vérifiez périodiquement votre cote de popularité sur le web, afin de bien vous préparer aux diverses méthodes à adopter.
Les nouveaux chefs d’entreprise, qu’ils soient créateurs ou repreneurs, ont besoin d’une manne financière pour entamer l’activité. On pense souvent qu’un projet ne peut aboutir sans obtention d’un gros prêt bancaire. Pourtant, est-ce bien essentiel ? L’entrepreneur n’a pas forcément besoin d’argent pour démarrer son projet. De quoi ont réellement besoin les nouveaux chefs d’entreprise ?
Développer un réseau d’entrepreneurs
L’accompagnement est primordial à la création d’une TPE ou d’une PME. L’entrepreneur doit s’appuyer sur des rencontres avec d’autres créateurs d’entreprises : leur retour d’expérience sera une arme importante. Il y a des réseaux d’entrepreneurs déjà constitués, mais rien n’empêche l’entrepreneur de se construire socialement tout seul. L’argent n’est en réalité qu’un moyen pour accéder à certaines ressources ; ainsi, l’entrepreneur n’a pas besoin d’argent pour acheter un outil ou un local, mais a en réalité besoin de cet outil ou de ce local pour faire avancer son projet. Pour ce faire, il peut avoir recours à l’entraide humaine, c’est-à-dire aux échanges de bons procédés entre entrepreneurs. De ce fait, il associe aussi d’autres acteurs à son projet qui pourront aussi y trouver leur compte.
Dans tous les cas, il est important pour le nouvel entrepreneur de trouver un mentor ou référent qui pourra alors le conseiller en cas de besoin. De préférence, ce mentor doit être une personne joignable et disponible en permanence. Il pourra ainsi apporter son aide d’une part, sur les questions liées au développement de l’entreprise, c’est-à-dire la gestion administrative et bureaucratique de l’entreprise (déclaration de TVA, conseils sur le recrutement par exemple), et d’autre part, sur les questions liées au développement du chef d’entreprise lui-même (gestion du temps, du pouvoir de décision, gestion des conflits entre associés ou entre salariés, etc.).
Donner de son temps plutôt que de son argent
L’implication personnelle dans le projet est plus importante que la simple question d’argent. Il est impératif d’avoir à l’esprit que les débuts d’une TPE ou d’une PME passent par des journées accablantes de travail. Il faut assimiler rapidement les codes de l’entreprise, prendre des orientations ou stratégies dans un temps relativement court.
S’associer à ses clients
Les premiers clients ont un rôle déterminant à jouer : être attentif à leurs avis, remarques et critiques permet d’adapter un produit ou au contraire, face à son succès, de réfléchir rapidement à le développer avec l’apport de fonctionnalités supplémentaires notamment. Les premiers clients agissent alors en quelque sorte comme des partenaires.
D’une manière générale, de nos jours, il est impensable de lancer un projet sans s’intéresser au développement d’un site web et d’une version mobile.
Ainsi, le manque d’argent ne doit pas être un frein à la bonne idée. Il existe d’autres moyens, riches en relations humaines et pauvres en numéraire, pour bien démarrer l’exploitation d’une entreprise.
L’argent est nécessaire, inutile de fermer les yeux
Certaines dépenses sont incontournables et pour ne citer qu’elles : le téléphone, la box et les transports…Si vous commencez à dresser la liste et que vous la faites sans concession, vous pourrez établir un budget et ainsi obtenir des aides pour débuter comme le prêt à taux zéro…
En l’espace de 12 ans, HLD, le groupe d’investissement européen fondé par Jean-Bernard Lafonta, a réussi à se faire un nom dans le secteur. Si bien qu’il pilote aujourd’hui le portefeuille de 18 entreprises, pour un chiffre d’affaires cumulé de 2 milliards d’euros et une croissance annuelle moyenne de 12%. La recette de son succès ? Une vision de l’investissement basée sur le temps long et la mise en avant de valeurs stratégiques.
Quand on évoque l’univers de la finance, l’adage « le temps c’est de l’argent » vient rapidement à l’esprit. La recherche du profit immédiat n’est toutefois pas inscrite dans l’ADN de HLD, le fonds d’investissement européen créé en 2010 par Jean-Bernard Lafonta.
Ce dernier a en effet monté sa société à partir d’un modèle unique en France : l’investissement à capitaux permanents. Cette spécificité permet à Jean-Bernard Lafonta d’accompagner les entreprises dans lesquelles il investit pour développer leur potentiel durant le temps nécessaire. Elles peuvent donc grandir de manière sereine, et créer ainsi un maximum de valeur. Parallèlement, HLD a façonné son savoir dans le « private equity » (capital-investissement).
« Notre horizon de long terme nous permet de ne pas dépendre des cycles et d’envisager des acquisitions ou des projets structurants pour nos entreprises. Nous ne sommes pas non plus contraints par une échéance de cession, c’est un avantage concurrentiel très significatif pour les dirigeants des entreprises dans lesquelles nous investissons », développe Jean-Bernard Lafonta. Cette vision fait de HLD à la fois un partenaire et un conseiller qui accompagne les « pépites » dans la durée afin de renforcer leur leadership.
Une stratégie du temps long qui semble porter ses fruits. En effet, le groupe de Jean-Bernard Lafonta est aujourd’hui un groupe puissant qui pilote le portefeuille de 18 entreprises à succès provenant de divers secteurs d’activité (Kiloutou, 52 Entertainment, ba&sh, Photonis, Safety Systems Group, Rafaut, Tessi, Elivie, Alchimie, M-Cube Digital Engagement, Rafaut, Jimmy Fairly…). Réunies, elles cumulent un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros, et une croissance annuelle moyenne de 12%.
Jean-Bernard Lafonta a également bâti la croissance de HLD sur une politique ambitieuse d’investissements durables. 2019 a même été une année charnière en matière de RSE, puisque HLD a inscrit les critères ESG au cœur de sa stratégie de développement. Désormais, le groupe systématise les démarches due diligence ESG comme préalables à ses investissements. De plus, la société de Jean-Bernard Lafonta ambitionne de réduire tous les ans l’empreinte carbone de son portefeuille de 4% minimum, via des émissions d’obligations durables. En mai dernier, HLD émettait avec succès sa première émission d’obligations durables (sustainability-linked bonds), pour un montant de 47 millions d’euros.
Afin de sensibiliser le grand public et les entreprises aux enjeux de la préservation de l’environnement, le groupe mène aussi une démarche RSE dans la sphère associative. On peut notamment citer le Fonds HLD pour la Méditerranée, qui a pour vocation de soutenir les projets associatifs agissant pour la protection de l’environnement marin méditerranéen. Le 20 mai dernier, le Fonds HLD pour la Méditerranée a organisé à Ajaccio le tout premier Festival de la Méditerranée. Durant trois jours, le grand public a été sensibilisé sur les richesses de cette mer et les dangers qui la menacent.