Accueil Blog Page 550

La création d’une culture digitale : une entreprise plus compétitive et attractive

Pour avoir des salariés heureux, encore faut-il que l’entreprise se mette à la page. L’adaptation aux nouvelles méthodes de travail comme le travail hybride implique pour bon nombre d’entre vous de vous faire quelques changements, voire d’implémenter une culture digitale pour faciliter votre transformation.

La difficulté particulière des entreprises à se transformer

Alors que l’ensemble de la société s’est largement digitalisée et que la plupart des Français possède un Smartphone ou est présent sur les réseaux sociaux numérique, on peut se demander pourquoi l’installation d’une culture du numérique rencontre des difficultés dans les entreprises. Il faut d’abord constater que le numérique bouleverse toutes les habitudes, tous les processus et les salariés n’adoptent pas le changement en un claquement des doigts. Or, une entreprise doit non seulement gérer l’existant mais également mettre en place les innovations qui vont apporter une valeur ajoutée à l’entreprise mais aussi parfois au bien-être des salariés en leur retirant les tâches répétitives sans pour autant faire table rase immédiatement du passé.

Autre phénomène générant une difficulté à son installation, celle de la classique séparation entre vie professionnelle et vie privée qui peut soulever des inquiétudes lors de la mise en place. Le fait de savoir comment se comporter sur les réseaux sociaux posent également des interrogations car la manière de communiquer s’avère complexe. Ainsi, même si on utilise les mêmes réseaux, les comportements demeurent moins spontanés, on comprend pourquoi.

Comment commencer sa digitalisation et la création d’une culture digitale ?

Pour débuter si vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez déjà lister tout ce qui apparaît immuable pour l’instant. Avec le changement, vos collaborateurs auront besoin de points d’ancrage et parmi ceux-ci on retrouvera les valeurs qui peuvent être l’innovation ou la satisfaction du client mais également tous les critères d’évaluation qui ne seront pas impactés comme les objectifs ou encore certains process de l’entreprise.
Selon Dominique Turcq, fondateur de l’Institut Boostzone en 2004, le changement devant être désiré, il vous faut ensuite vous pencher sur ce qu’il apporte aux uns et aux autres. Plus que l’outil en lui-même, c’est donc sur ces bénéfices qu’il faut communiquer. Son installation peut faire gagner du temps, éviter certaines tâches redondantes ou encore faciliter la communication en interne par exemple. On pensera également aux gains de productivité ou à la simplicité.
Autre démarche qui peut faciliter son implémentation : celle de l’établissement de référentiels qui permettent à chacun de savoir ce qu’il peut ou ne doit pas faire. Celui-ci peut indiquer la manière de travailler ou définir les différents impacts. Enfin, il s’agit de faire passer le message que la réalité ne sera pas plus complexe que la précédente et qu’elle est à la portée de tous les salariés.

Mais pourquoi vouloir ce changement de culture ?

Il est évident que ce changement doit intervenir d’abord pour permettre à l’entreprise de rester compétitive et attractive. Les sondages montrent ainsi que bon nombre de salariés ne souhaitent plus revenir tout le temps en entreprise et que certains ont prévu de quitter leur emploi pour des questions liées à la possibilité de télétravailler, au moins de manière hybride.
On le comprend bien, la création d’une culture digitale un peu partout va clairement affecter le fonctionnement des entreprises qui pourraient vite se retrouver dépassées si ce changement de culture n’intervient pas. L’entreprise doit réagir de plus en plus vite et les outils digitaux contribuent largement à cette révolution.
La création d’une culture digitale représente également un moyen de fédérer vos équipes car elle engendre souvent une approche beaucoup plus collaborative du travail. Elle crée de l’engagement entre les collaborateurs qui participent à une même aventure. La création d’une communauté que ce soit au travers d’une présence sur les réseaux sociaux de l’entreprise ou au travers d’outils internes ont pour effet également une adhésion plus forte à l’entreprise et à un esprit d’équipe renforcé avec des interactions beaucoup plus nombreuses entre les membres d’une même équipe. La capacité d’innovation qui peut en découler peut aussi se révéler intéressante à exploiter.

Des comportements à nécessairement définir

Si on peut se dire que les comportements sont intuitifs et qu’il suffit de calquer ceux du personnel vers le digital, la réalité est plus complexe. Ainsi, lorsqu’un de vos collaborateurs pose une question sur un forum professionnel, signalant une difficulté par exemple, il fournit des informations à vos clients potentiels ou actuels mais également à la concurrence. De la même manière, il est évident que vous n’aurez pas la même manière de répondre à titre personnel puisque cela n’engage que vous alors que lorsque vous communiquez à titre professionnel, vous engagez l’entreprise.

Ce sont donc un ensemble de comportements qu’il vous faudra prendre en compte si vous souhaitez que l’implémentation de la culture numérique se passe bien et que vous ne rencontriez pas de difficultés particulières. Vous pouvez donc mettre en place des procédures ou encore un référentiel comme nous vous l’indiquions plus tôt. Le but restant de ne pas tout contrôler mais d’indiquer les bons comportements.

Une remise en cause de la hiérarchie traditionnelle

Même si on y pense peu, la digitalisation et la mobilité ont fortement remis en cause la hiérarchie traditionnelle verticale puisque celle-ci est devenue pratiquement horizontale. On peut le constater simplement avec des niveaux hiérarchiques qui deviennent de moins en moins nombreux et ceci s’illustre parfaitement par un exemple. Si autrefois pour échanger avec une personne du silo voisin, vous deviez vous adresser à votre supérieur hiérarchique, aujourd’hui un salarié aura tendance à envoyer un email pour se mettre en contact. L’ensemble des outils et notamment tous ceux qui incitent les collaborateurs à communiquer entre eux ont donc remis en cause la hiérarchie traditionnelle. Des fonctions comme celle de RH, Juridique, Communication qui étaient peu en rapport avec les autres sont donc désormais en interaction permanente. 

La création d’une culture digitale

dynamique-mag.com

Évitez de saboter vous-même vos ventes !

Evitez de saboter vous-même vos ventes !

Les techniques de vente, les vraies, celles qui marchent, exigent une attitude de « winner » et une confiance absolue dans le produit/service vendu. Vendre est déjà suffisamment compliqué pour ne pas se tirer une balle dans le pied et donc réduire ses chances de vendre à néant en faisant n’importe quoi. Pour ceux qui voudraient approfondir, n’hésitez pas à lire « Add-On Selling: How to Squeeze Every Last Ounce of Sales Potential FromYour Calls de Jim Domanski ». D’ailleurs, nous allons nous en inspirer pour vous donner quelques conseils. Voici 5 attitudes assez répandues et surtout…comment éviter de saboter vous-même vos ventes !

Le découragement et la pression

Lorsque l’on est sous pression, on a tendance à être négatif, ce qui peut fortement influencer sur la vente avec ce genre de phrases : « Nous ne pouvons malheureusement pas faire cela… », « Nous ne pourrons pas vous livrer en 48h… », « Il nous est impossible de vous fournir une telle quantité », « Je ne pense pas que nous puissions prendre en charge votre demande », « Nous n’avons pas la capacité nécessaire… ».

Vous voyez un peu le genre ? Cette négativité pousse à dire ce que vous ne pouvez pas faire et ou ce que vous ne pouvez pas offrir plutôt qu’à dire ce que vous pouvez faire pour votre client. Résultat, vous fermez les portes d’emblée comme ça plutôt que de les ouvrir.

Les doutes qui peuvent vous assaillir

Lorsque l’on vous demande certaines questions pour mieux connaître votre service, vous pouvez avoir tendance à réagir ainsi : « Je suppose que ce genre de service ne doit pas vous être utile à court terme, n’est-ce pas ? », « Vous n’avez probablement pas encore envisagé d’intégrer ce service », « Voici ce que notre service NE comprend PAS » …

En l’occurrence vous démontrez que vous n’avez pas confiance en vos capacités à concrétiser la vente. Du coup, vous vous protégez en essayant d’anticiper le refus du prospect. Inutile de vous préciser qu’un client qui est face à un commercial qui manque de confiance en lui aura du mal à acheter. Vous devez être convaincu que vous allez réaliser votre vente. A défaut, vous aurez du mal à convaincre votre client.

Ceux qui n’ont pas de patience

Lorsque vous perdez patience car vous avez l’impression d’embêter votre client avec vos questions, il n’est pas rare d’utiliser l’ironie avec des phrases du type : « Bon, et bien écoutez, si VOUS ne voulez pas économiser de l’argent, libre à vous ! »

Si l’ironie peut être utile dans d’autres situations, l’utiliser avec vos prospects demeure souvent une des pires attitudes. Mais que s’est-il passé dans votre tête ? Eh bien, vous êtes souvent dégouté de vos mauvais résultats commerciaux et vous commencez à vous lasser d’avoir des clients qui ne comprennent pas l’intérêt de votre offre. Du coup, vous vous vengez un peu et vous remettez le client à sa place. Bon c’est peut-être jouissif pendant quelques minutes mais gare à la réaction du client qui peut vraiment vous détestez.

Devenir mauvaise langue

Lorsque vous abattez vos dernières cartes car vous êtes face à un prospect coriace, voici ce que vous pouvez avoir tendance à dire : « Bon, je vais vous faire une petite confidence, méfiez-vous de notre concurrent Z. J’ai entendu tellement d’histoires sur leurs arnaques ! » ou encore « En plus, nos deux autres concurrents veulent vendre coûte que coûte, du coup ils ne vous disent pas tout et ont recours à des pratiques plus que douteuses… » …

Vous pouvez penser bien faire mais être mauvaise langue sur la concurrence et « informer » les prospects, ne rendra pas votre offre plus belle et vous donnera une image très antipathique. Critiquer mes concurrents dans leur dos n’est pas une bonne solution. Cela donne l’impression que vous n’avez pas vraiment d’arguments pour souligner les avantages de votre produit !

L’auto-sabordage de son offre

Quand on ne sait plus quoi faire pour convaincre, on peut avoir tendance à s’autosaborder. On constate alors toutes les situations qui ne vont pas et on peut avoir tendance à dire « On a eu pas mal de soucis avec cette ligne de production, pas toujours évident d’avoir du bon matériel hahaha », « Notre service comptabilité ne rigole pas avec les factures. De vrais comptables hein ! » ou « Franchement, si on pouvait vous proposer moins cher, on le ferait, mais c’est dur pour nous en ce moment vous savez »

Mais pourquoi vous suicidez-vous commercialement ? Parce que vous comptez sur l’admiration du client et sa reconnaissance pour la sincérité et la franchise pour le convaincre. Vous pensez attirer une certaine confiance de sa part pour acheter. Erreur ! Tout ce que ce genre d’attitude entraîne c’est la fuite du client car il va se dire que vous avez des problèmes d’organisation interne ! Si vous avez des soucis en interne, il faut les régler, pas en faire la publicité !

3 conseils pour vous améliorer :

1/ Réfléchir avant de parler

Évident, me direz-vous, mais utile de le rappeler dans ces cas ! Pas de précipitation, on écoute bien son prospect et on se répète la phrase dans sa tête avant de la dire !

2/ Enregistrer ses appels avec ses prospects

Réécoutez-vous au calme. Analysez votre pitch de vente. Vous verrez c’est terriblement efficace. Vous ne serez pas des plus cléments avec vos erreurs et c’est tant mieux !

3/ Demander à un ami/collègue de faire une simulation

Demandez à ce que l’on vous fasse des retours sans langue de bois. Vous prendrez conscience de certaines de vos erreurs sur une autre personne les pointe du doigt en argumentant.

Si vous vous plantez avec un prospect, pas de panique ! Identifiez ce qui a provoqué ce glissement de terrain et les attitudes dont vous pourriez corriger le tir pour les prochaines fois.

L’évènementiel : des astuces pour (vraiment) créer l’évènement

L’évènementiel : des astuces pour (vraiment) créer l’évènement

Créer des événements est un moyen de faire parler de son entreprise et peut se faire de manière originale. Si on peut penser qu’il s’agit d’un exercice facile, il y a de nombreuses manières de procéder et il faut prendre en compte que celui-ci doit être à la hauteur de vos ambitions si vous ne voulez pas avoir l’effet inverse de celui escompté.

Créer un pop-up store

Ces boutiques évènements cartonnent en ce moment. Elles permettent de développer sa clientèle tout en ayant une opportunité pour communiquer dans les médias. Des start-ups décident même de se regrouper pour constituer un pop-up store afin de partager les frais. D’autres disposent d’un budget déjà plus conséquent et peuvent créer une boutique éphémère dédiée à leur marque. De nombreuses entreprises ont fait le buzz et ont fait connaître leur concept via cette typologie de boutique ouverte pendant une semaine. Des communicants n’hésitent pas à prendre le risque d’une communication très décalée.

Créer des évènements

Soyez créatif, inventez de toute pièce un événement dont vous serez officiellement l’organisateur. En communiquant sur l’événement, qui pourrait être relayé par les médias ou par vos soins, vous pourrez mettre à l’honneur votre entreprise. Inspirez-vous par exemple de Faguo Shoes qui organisait chaque année une chasse aux trésors dans Paris. L’évènement n’est pas très coûteux et crée le buzz sur les réseaux. Autre idée, Cup of teach qui avait organisé des Journées du patrimoine des start-ups. En surfant sur l’actualité de certaines journées, vous pouvez réussir à fédérer plusieurs start-ups autour de son évènement (ou au moins vos équipes, et à faire parler de vous. Vous devrez cependant faire attention à bien rôder les petits détails pour que votre évènement soit une réussite.

Sponsoriser des évènements

Pour acquérir de la notoriété, des start-ups choisissent de sponsoriser des salons ou des soirées qui touchent leur clientèle. Les fondateurs de la marque de boisson à l’eau de coco Vai-Vai délaissaient les salons de l’agro-alimentaire, où les places pour exposer sont extrêmement chères, pour se concentrer sur les événements tendances où ils bénéficiaient pour eux d’une bien meilleure visibilité auprès de leur cible en faisant goûter leur boisson. La difficulté reste de bien sélectionner la pertinence d’un événement par rapport à votre cible et de préférence ceux qu’elle est captive en raison du lien avec l’énoncé d’une marque. De préférence, il s’agit à la fois d’y avoir un aspect promotionnel tout en apportant une plus-value à l’évènement par votre produit ou votre expertise.

Créer des partenariats

Pour faire connaître sa marque, il faut parfois ruser ! De jeunes entreprises choisissent de créer des partenariats avec des grandes marques le temps d’un évènement afin de bénéficier de leur notoriété. La start-up Pixopolitan par exemple, spécialisée dans la réalisation de photos-posters de paysages urbains, avait réussi, lors du salon de la photo, à créer un partenariat avec un grand acteur du domaine pour bénéficier d’un espace sur son stand. Vous pouvez également penser aux partenariats évènementiels en contrepartie de vos produits/services si vous vous apercevez par exemple qu’un de vos clients dispose d’un stand dans un salon où vous aimeriez bien vous rendre. Ces partenariats peuvent lui permettre d’avoir une plus-value grâce à votre présence et, pour vous, de ne pas avoir à sortir beaucoup d’argent.

La création d’entreprise en 10 étapes

0
La création d’entreprise en 10 étapes

C’est bientôt l’été et il s’agit d’une période fortement appréciée pour ceux qui souhaitent créer leur entreprise. Au cœur de l’accalmie annuelle de l’activité économique, il n’est pas rare de penser à une idée et de se lancer dans un projet pour créer son entreprise parfois dès la rentrée. Voici une méthodologie pour vous guider à la création d’entreprise en 10 étapes. Si le processus présenté ne vous garantira pas le succès dans cette dernière forme d’aventure que constitue l’entrepreneuriat, il vous permettra en revanche de maximiser vos chances !

1/ Se préparer personnellement à la création

En amont même de la démarche de la création d’entreprise à proprement parler, il s’agit parfois des mois voire des années auparavant de se poser les questions sur sa volonté de créer une entreprise. Vous pouvez faire l’analyse de vos motivations ou globalement un bilan personnel. Il s’agit aussi parfois de préparer la création financièrement notamment en s’assurant d’avoir des indemnités chômage qui pourront durer pendant une longue durée ou tout simplement de développer certaines compétences ainsi que votre réseau.

2/ Trouver l’idée

Une manière de fonctionner qui peut s’effectuer très longtemps à l’avance est de se mettre à l’affût d’une bonne idée. Qui dit bonne idée peut dire mise en place d’une veille qu’elle soit légale (par exemple avec les lois qui vont déréguler certains marchés ou créer des opportunités) ou encore d’idées tout court. Il s’agit aussi de définir les caractéristiques de votre business : souhaitez-vous vous adresser en BTOC, BTOB ou BTOBTOC ? Voulez-vous évoluer dans l’innovation ? Quelles valeurs souhaitez-vous absolument que votre entreprise ait (Rien ne sert de vous lancer dans un secteur que vous détestez) ? Quelle est la taille de marché souhaitée ?

3/ Consulter et mener une étude prospective

Si vous avez une idée déjà bien ancrée, rien ne vous empêche de commencer à vous renseigner sur votre marché. Vous pouvez commencer par une analyse simple, macroéconomique, qui vous donnera les tendances de votre secteur et vous permettra d’identifier les sources d’information pertinentes. Vous pouvez aller plus loin en vous rendant dans les salons professionnels ou encore en recueillant les avis des parties prenantes du secteur (notamment vos clients). De ce fait, vous pourrez avoir ainsi une idée plus précise de leur profil et de leurs besoins.

4/ Commencer à poser votre projet

Il s’agit ici de disposer d’une première vision des méthodes et caractéristiques de développement de votre produit/service. Vous commencerez également à cerner le fonctionnement de votre future entreprise et à déterminer un business model, plus ou moins pertinent. Vous pouvez ainsi vérifier qu’il fonctionne ou encore vous demander si c’est l’approche la plus pertinente. Rien ne vous empêche de changer par la suite mais il s’agit d’un premier axe de travail

5/ Validez avec une étude quantitative

Lors de cette étape, il s’agit d’aller plus loin et vous savez déjà ce que vous comptez faire. Vous « testez » auprès d’un large échantillon ce que vous avez prévu pour la concrétisation de votre projet. Cette étude chiffrée permet de définir le marketing mix et d’obtenir un certains nombres de précisions telles que le cœur de cible ou les améliorations à apporter par rapport à l’existant. Ces enquêtes vous permettent également d’évaluer les retombées financières de l’activité.

6/ Se lancer dans la rédaction du plan d’affaire

Cette partie concrétise votre démarche et vous lance plus ou moins dans la création d’entreprise. Il s’agit en général de commencer par poser les éléments précédents à savoir votre étude de marché et de définir précisément par écrit votre concept. Vous posez alors vos avantages concurrentiels (ce qui induit de s’être penché sur vos concurrents) et marquer votre différence. Le but étant de bien savoir répondre à la question : en quoi vous distinguez-vous de la concurrence (directe ou indirecte) ?

7/ Etablir sa stratégie et budget prévisionnel

Cette partie est souvent plus passionnante que les précédentes puisque la stratégie montre comment vous allez vous y prendre pour percer dans votre marché et comment vous allez le faire opérationnellement. Il s’agit également de créer un budget prévisionnel, ce qui représente un certain challenge pour ceux qui n’ont pas les bases dans les chiffres. Même si cet apprentissage peut être difficile, il pose les jalons de votre connaissance en comptabilité et vous aurez peut-être la joie de devoir vous pencher sur certaines notions comme celle du bilan, du plan de financement ou encore du compte de résultat.

8/ Choisir votre statut juridique

Même si beaucoup ont tendance à penser très en amont à cette question, il s’agit en réalité d’une des dernières et qui n’a qu’une importance réduite au final. Elle est en général fortement influencée par les précédentes et notamment par la prise de décision de vous associer ou non… A noter qu’en répondant à quelques questions votre choix se réduira rapidement et qu’il n’est pas forcément nécessaire de les étudier toutes. Vous déterminez ici la forme juridique de votre structure : SARL, SA, SAS… Votre expert-comptable pourra vous aider.

9/ Effectuer les démarches administratives

Il s’agit d’une étape qui fait peur à bon nombre d’entrepreneurs car elle lance souvent dans le bain et véritablement le projet même si, en réalité, elle n’est que le résultat du travail en amont. Elle est généralement rapide et consiste à déposer votre dossier auprès du centre de formalités des entreprises. D’autres démarches peuvent s’avérer nécessaires en fonction de votre activité.

10/ Vous lancer dans le grand bain

Une fois toutes les autres démarches réalisées (même si vous pouvez très bien vendre en amont), vous pouvez vous lancer dans la commercialisation d’un produit. Attention car c’est le moment où vous allez enfin vous confronter au marché et cela peut vous inquiéter. Vous banaliserez rapidement le fait d’agir mais c’est une étape que bon nombre d’entrepreneurs ont du mal à franchir.

Voici de quoi avancer avec méthode. L’entrepreneuriat sollicite de nombreuses autres notions que vous pourrez trouver sur ce site. Nous nous sommes ici concentrés sur une démarche méthodologique généraliste. A vous de l’adapter à votre contexte et d’approfondir ce qui vous paraît nécessaire.

Un dernier conseil : reposez-vous cet été : la création d’une entreprise est plus un marathon qu’un sprint ! Dans ce genre d’exercice, une santé de fer et une détermination sans faille peuvent établir la différence.

Nicolas Pastur

Quelques leviers pour mettre de la bonne humeur et rendre vos salariés heureux !

Personne ne peut nier que la crise sanitaire et les confinements ont changé chez nombre de Français les habitudes. La séparation vie personnelle et professionnelle a été mise à mal ainsi que les règles concernant le travail de chacun. Mais quels sont aujourd’hui les critères pour rendre vos salariés heureux ?

Un télétravail qui a modifié les habitudes

Selon que les Français appartiennent à une génération ou une autre, leur vie a été différemment impactée par la crise sanitaire. Privés des loisirs habituels comme celui des voyages ou des rencontres dans les cafés ou dans les lieux culturels, ils ont regardé leur entreprise réagir face à ce serpent de mer qui mettait en grande difficulté les rituels du management.
Suivant les postes et règles du moment, des inégalités de traitement se font sentir, ne serait-ce que pour des raisons liées à la fonction occupée par les salariés. Certains ont été contraints d’aller au travail avec la crainte d’attraper le virus alors que d’autres se sont retrouvés confinés tout en continuant à travailler avec les multiples difficultés liées à la vie personnelle. Parmi elles, celle de se retrouver en même temps que les enfants confinés avec un domicile mal adapté à une coexistence de la vie professionnelle et personnelle. Les épisodes où les enfants se sont imposés au moment le plus inopiné, en ont fait d’ailleurs sourire plus d’un.

Une adaptation au télétravail de dernière minute

S’adapter face à une situation inédite, tel a été le parcours des chefs d’entreprise et des salariés. Il faut dire que la situation s’y prêtait et était particulièrement complexe pour bon nombre d’entreprises. Une bonne majorité a ainsi pu s’apercevoir de la problématique liée au fait de disposer d’outils de travail dépassés et inadaptés au travail à distance. Il faut dire qu’il y a une différence entre avoir un ordinateur pour ses besoins personnels et celui pour travailler notamment quand il s’agit d’évaluer la performance.
Même si les entreprises ont massivement investi dans des outils et des logiciels pour contrecarrer cette situation inattendue, les connaissances et habitudes étaient loin d’être rodées. Beaucoup n’étaient pas prêts et certains salariés ont découvert, avec la pandémie, les outils de visioconférences. Ce passage n’a pas été aussi simple que cela puisque nombre d’entre eux ont été réticents mais aussi souvent déboussolés. Il faut dire que faire entrer de manière intrusive les collègues et leur manager ou dirigeant dans leur vie personnelle leur a demandé d’instaurer des lieux neutres et parfois des aménagements à faire rapidement comme celui de positionner leur poste de travail dans un espace exigu.
Si le rejet a été la première réaction, aujourd’hui la tendance a changé et certains plébiscitent le télétravail. Pour être exact, c’est le travail hybride qui en ressort gagnant afin d’éviter les transports en commun, les longs trajets ou encore parce que certains trouvent que leur domicile représente un lieu calme désormais bien armé pour permettre une meilleure concentration, tout en profitant du lien social de temps en temps de l’entreprise.

La sécurité de l’emploi devenue cruciale

Un sondage de janvier 2022 pour Microsoft réalisé par Opinionway montre les pratiques qui en dehors de la rémunération pourraient contribuer au bonheur des salariés. Il indique aux chefs d’entreprise des pistes pour manager les équipes. Il apparaît évident que les raisons évoquées par les collaborateurs qui les inciteraient à recommander leur entreprise demeurent un signe pour mieux diriger.
En l’occurrence, la rémunération a été écartée et celle-ci nous montre que c’est désormais, dans cette période d’incertitude, la sécurité de l’emploi qui est devenue capitale. Il reste donc à l’entrepreneur de réfléchir aux différentes possibilités qui s’offrent à lui pour ouvrir de nouvelles perspectives aux salariés quant à leur avenir. Ainsi ce ne sont pas moins de 61 % qui ont donné des raisons liées au poste tel que la stabilité du contrat, l’intérêt des tâches et missions, la charge de travail ou encore le sens et l’utilité des tâches et missions.
A noter que la tendance qui se dégage depuis quelques années à trouver un sens à leur travail et non seulement une rémunération a largement pris de l’ampleur. S’il paraît difficile d’avoir la parole vraie de salariés qui veulent éviter d’être jugés malgré un sondage pour le moins représentatif, il est peut-être judicieux de faire appel à un coach qui permettra de mieux écouter les salariés et leur donner la parole. Vous pourrez ainsi mieux répondre à leurs attentes.

leur Deuxième choix correspond au fait de mieux vivre

L’environnement de travail n’est pas en reste puisque 49 % des salariés interrogés recommanderaient leur entreprise pour l’ambiance. Les habitudes et les évènements au sein de l’entreprise puisque les les pots et petits déjeuners chouquettes entre collègues sont carrément plébiscités (83 %, voire très important pour 36 %) dans la contribution à l’attachement envers leur entreprise.
De plus, contrairement à ce que l’on pourrait penser les collaborateurs en mode hybride y sont les plus fortement attachés car ces rituels leur permettent de rencontrer leurs collègues : 90% d’entre eux déclarent que ces petits rites conviviaux contribuent à leur fidélité à l’entreprise, dont 43 % de manière très importante. Il paraît de manière explicite que les salariés éprouvent un réel besoin de maintenir un lien social avec leurs collègues (83 % déclarent les aimer, dont 31 % qui déclarent beaucoup les aimer).

La flexibilité, la fin du carcan

Les jours de RTT ont connu un véritable engouement car ils ont permis aux salariés de profiter d’une certaine flexibilité et d’organiser ce temps à leur guise dans la plupart des cas. La pandémie a ouvert la boîte de pandore en permettant la flexibilité du lieu. Celle-ci est devenue un critère pour le quotidien des actifs français (59 %), en particulier pour ceux qui ont adopté le travail à distance (68 %).
Les salariés âgés de moins de 35 ans sont ceux qui sont le plus en attente de flexibilité : 65 % d’entre eux déclarent que c’est aujourd’hui un critère décisif dans leur choix de carrière. Mais aussi la flexibilité du temps n’est pas oubliée : près de 60 % des actifs français déclarent que si leur entreprise les incitait à organiser eux-mêmes leur temps, choisir leurs propres horaires leur ferait apprécier davantage leur entreprise. Ceux qui ont aujourd’hui une activité compatible avec le travail à distance sont également 58 % à dire que la proposition de 2 ou 3 jours de travail à distance par semaine leur ferait apprécier davantage leur employeur. 

Dirigeants, comment bien assurer la relève ?

Dirigeants

Le constat est souvent établi en France qu’il manque cruellement de main d’œuvre qualifiée dans certains métiers. Notamment dans l’artisanat et de la restauration ou de certaines filières techniques, mais n’avons-nous pas une part chacun de responsabilité ? La réponse est oui. Face à nos enfants et avec le désir de bien faire, nous avons soit une vision assez élitiste des métiers vers lesquels ils doivent se diriger, soit nous ne prenons pas suffisamment le temps de dialoguer avec eux en dehors de tous préjugés et conventions. Dirigeants, comment bien assurer la relève ?

Un métier imposé dès l’adolescence ?

Force est de constater que le système éducatif actuel ne donne pas beaucoup de chance pour répondre à cette question de manière fiable. Malgré un stage de seulement une semaine pour découvrir l’entreprise, le système actuel oblige l’adolescent à se décider dès la troisième sur la filière qu’il doit choisir. La tendance étant de communiquer de manière élitiste sur les filières, elle revient à envoyer les moins bons en bac pro qui forment pourtant à de véritables métiers et les meilleurs dans des filières généralistes tout en leur déconseillant parfois les premiers, sans prendre en compte les appétences des uns et des autres.

Des stages de troisième à favoriser

Les dirigeants d’entreprise ont leur part de responsabilité dans la prise de conscience : ils doivent faire aimer leur métier et communiquer pour préparer la relève. Très souvent, eux-mêmes parents, ils devraient s’ouvrir davantage pour accueillir des jeunes dans leur propre entreprise et prendre des initiatives dans ce sens. Certaines entreprises comprennent bien l’intérêt d’accueillir chaque année des adolescents de 3ème pour leur stage d’une semaine. Au cours de ce stage ils se sensibilisent au métier qui peut les intégrer dans la réflexion d’objet très poussé. La plupart des collégiens ont souvent pour seul intérêt de rédiger leur rapport de stage pour obtenir une excellente note. Certains n’hésitent pas à l’envoyer à l’Entreprise qui les a accueillies et font parfois même acte de candidature pour un Job d’été.

Se faire connaître auprès du jeune public

Afin de faire mieux connaître votre métier, les entreprises peuvent davantage participer aux initiatives locales de journées portes ouvertes dans l’entreprise ou de forum dans les collèges et lycées sachant aussi que les parents ont peu d’informations sur ces manifestations. Vous pouvez prendre des initiatives en prenant contact avec les établissements scolaires et la mairie où votre entreprise est présente pour proposer sa candidature et/ou être à l’initiative d’un Forum ou de journées portes ouvertes. Vous pourrez ainsi contribuer à la notoriété de votre métier.

Certaines sensibilisations nécessaires pour les ados

Dans l’idéal, il faudrait donner le temps aux adolescents de se poser les bonnes questions en leur permettant de rencontrer d’autres adultes pour dialoguer avec eux. Leur présenter des fiches métiers détaillées est essentiel afin de les sensibiliser à d’autres métiers plus techniques.  Grâce à la définition de soi, à la prise de conscience des enjeux et à la compréhension du rouage de l’estime de soi on arrive à savoir établir des choix tant sur le plan éducatif, professionnel que personnel.

A vous de voir à quel point vous souhaitez promouvoir les métiers au sein de votre entreprise.

Bien choisir ses nouveaux locaux

choisir ses nouveaux locaux

Avec une moyenne de transfert tous les 3 à 5 ans, les entreprises sont régulièrement confrontées au choix important que représente la prise à bail de nouveaux locaux. La prise d’une nouvelle surface se fait-elle uniquement en fonction d’un besoin de surface lié à un budget ? Evidemment que non ! De nombreux enjeux se cachent derrière le choix de nouveaux locaux. Découvrons dans quelles mesures certains éléments peuvent être des facteurs déterminants dans la décision.

Le temps de transport avant tout

80 % des déménagements d’entreprises se font à une distance inférieure à 50 km afin de ne pas trop perturber les salariés, mais il faut parfois penser autrement qu’en termes de simple distance quand vous souhaitez trouver vos locaux. D’abord, il vous faut regarder l’accessibilité que ce soit les accès routiers (si vos salariés ont l’habitude de prendre leur voiture) ou les transports en commun. Le choix d’une entreprise pour un collaborateur se joue parfois au temps que l’on met à y arriver matin/midi/soir. Le ¼ d’heure supplémentaire peut permettre de prendre son petit-déjeuner, d’amener les enfants à l’école, de pouvoir rentrer à midi pour déjeuner sans frais, ou encore de s’accorder un temps de sommeil minimum… Personne n’a envie de faire un long trajet alors autant vérifier que le temps de transport ne s’en trouvera pas trop affecté.

La présence de place de stationnement

De la même manière, vous pouvez vérifier la présence d’un parking et leur coût. Sur certains secteurs, les places de parking deviennent clairement une problématique. Le coût des places de parking, s’il n’a pas été anticipé, peut très vite faire monter la facture… que ce soit pour l’employeur ou l’employé. En tant qu’employeur, vous devrez prendre en charge les places pour les fonctions itinérantes. Les autres salariés, eux, se sentiront dans l’obligation de prendre les transports en commun ou prendre à leur charge le coût du stationnement, soit une diminution du pouvoir d’achat.

Le cadre de travail agréable

Selon l’âge, poste, ambition et profil psychologique de chacun, le cadre de travail a une incidence sur la motivation et le rendement au travail. Le cadre prend en compte 2 environnements :

  • environnement intérieur : cloisonnement paysagé dit « open space » ou bureaux cloisonnés, ces décisions auront un impact sur la philosophie de l’entreprise, l’ambiance de travail, l’image de l’entreprise et/ou le contrôle de gestion
  • environnement extérieur : locaux entourés de jardins ou en cœur de centre-ville ? Cela aura un impact sur les pauses « cigarette » ou le temps de la pause « déjeuner … Encore un point à prendre en compte.

Il n’est pas à prendre à la légère puisque selon les études récentes, l’ambiance de travail représente le deuxième critère de choix en dehors de la rémunération pour choisir son entreprise. Le premier étant la typologie de contrat.

Le coût des loyers et surface

Effectivement ceux-ci restent l’un des premiers éléments à prendre en compte mais il faut avant tout garantir que les objectifs permettant ce budget soit atteint grâce à ceux qui font l’entreprise. A noter que vous pouvez moduler l’espace nécessaire en fonction de votre manière de fonctionner en interne. Par exemple, si vous souhaitez mettre en place le télétravail et faire des roulements pour la présence, rien ne vous oblige à penser vos locaux avec la même superficie et une occupation à 100%. Aussi, n’hésitez pas à regarder si la manière dont sont agencés vos locaux correspond à l’utilisation que vous allez en faire. Vous n’aurez pas forcément besoin de la même surface suivant que vous pouvez créer un grand open space ou que vous souhaitez avoir d’avoir davantage de bureaux individuels

Les commerces de proximité et la sécurité

Cela peut paraître subsidiaire mais la présence de commerces de proximité joue un rôle déterminant dans le bien-être de certains salariés. Être dans une zone où vous pouvez vous faire livrer ou encore tout simplement pouvoir aller chercher quelque chose de délicieux à côté de l’entreprise représente un certain confort pour les salariés qui ne souhaitent pas faire leur propre nourriture.

De la même manière, la sécurité peut représenter un confort supplémentaire pour ceux qui ne se sentent pas en danger le soir par exemple. L’environnement extérieur joue donc une part essentielle que vous ne devez pas négliger.

La durée de la location

Si la tendance a été longtemps de seulement prendre des locaux en bail 4/6/9, de nombreuses autres possibilités sont apparues comme celle d’avoir des baux temporaires sur une journée ou sur plusieurs mois. Celle-ci doit notamment prendre en compte le fait que votre équipe va éventuellement rapidement s’agrandir ou rétrécir ou que vous n’avez pas de vision sur l’avenir. Prendre des plus grands locaux pour anticiper peut représenter également une solution.

Certains lieux vous proposent également d’accéder à des lieux avec des services et des équipements qui doivent donc être comptés dans le prix de la location. A défaut, vous auriez à vous les fournir et le prix seul par m2 n’est donc pas forcément significatif.

Tous facteurs ont un impact sur chaque collaborateur actuel ou futur de l’entreprise, ce qui aura aussi une influence sur les résultats de l’entreprise…Tout comme un responsable politique, le dirigeant doit prendre en compte les critères sociaux et financiers de ses collaborateurs dans le choix de nouveaux locaux.

N’oubliez pas l’essentiel : le dirigeant donne la direction et les salariés font l’entreprise.

Comment faire respecter la discipline ?

Comment faire respecter la discipline ?

Au sein de votre entreprise, tout comme au sein de toute organisation, la discipline est une composante essentielle au bon fonctionnement de votre organisation. Chaque entreprise est libre d’adopter sa propre méthode pour faire régner la discipline du moment qu’elle respecte les lois en vigueur. Mais alors comment faire pour que la discipline soit respectée ?

Considéré comme un ensemble d’obligations qui régissent une collectivité et qui sont destinées à faire régner l’ordre, le terme de discipline renvoie à une certaine ligne de conduite. En entreprise, cette discipline permet la bonne cohésion en termes organisationnels notamment.

La discipline s’inscrit dans le règlement intérieur

En tant que dirigeant, vous disposez d’un pouvoir disciplinaire. En d’autres termes, vous décidez unilatéralement, c’est-à-dire par votre propre volonté et qui s’impose à tous les salariés sans que ceux-ci ne doivent y souscrire. Autrement dit, vous décidez de votre mode d’organisation au sein de votre entreprise. Le comité social et économique (CSE mais autrefois CHSCT, Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail), ou à défaut, les délégués du personnel, doivent être consultés même si leur avis n’est que consultatif. Vous devez également en transmettre deux copies à l’inspection du travail.

Le règlement intérieur est obligatoire pour de nombreux établissements, à savoir : les entreprises, industrielles, commerciales ou agricoles ; les offices publics ou ministériels, les professions libérales, les syndicats professionnels ; les sociétés mutualistes ; les organismes de sécurité sociale (sauf ceux disposant du caractère d’établissement public administratif) ; ainsi que les associations et les sociétés civiles ou tout organisme de droit privé. Il est d’ailleurs obligatoire dans toutes les entreprises d’au moins 50 salariés.

Le contenu du règlement intérieur

Composante obligatoire de votre entreprise, le règlement intérieur s’attache à définir et fixer les règles à respecter au sein de votre entreprise. Il rappelle les garanties, tout en précisant certaines dispositions en matière d’hygiène et de sécurité. Ce règlement se veut complémentaire des dispositions applicables selon la convention de votre branche ou secteur d’activité, ainsi que des accords d’entreprise. D’après le droit du travail, le principe de faveur, veut que l’on applique les dispositions les plus favorables aux salariés en comparaison avec les lois et règlements en vigueur. C’est pour cela, qu’il faut se référer à la convention collective applicable.

Le règlement intérieur s’applique à chacun des membres de l’entreprise, il se destine à organiser la vie en entreprise. C’est à la hiérarchie que revient le rôle de veiller à son respect et à son application et d’accorder les dérogations nécessaires quand celles-ci se justifient.

En rapport avec la discipline et l’hygiène, la sécurité et les droits des salariés, ce règlement prévoit des sanctions qui viennent prendre effet auprès de toute personne qui effectue un travail dans l’entreprise. En fonction du secteur d’activité, afin de fixer des conditions particulières, il est prévu des dispositions spéciales par nécessité. C’est par le règlement de fonctionnement de l’établissement ou les notes de service, établies par le directeur de l’établissement, que l’on détermine ces dispositions.

Une obligation de le faire connaître

Le règlement doit être connu de chacun des membres de l’entreprise et doit être affiché au sein de l’entreprise. L’absence de règlement intérieur avec un effectif d’au moins 50 salariés, la présence d’un vice de procédure dans son élaboration, ou le maintien d’une clause déclarée illégale par l’inspecteur de travail, engendre pour l’employeur une sanction de 4ème classe (750 euros). Il prend effet 30 jours après son affichage, et est ainsi opposable à l’ensemble du personnel. Attention car si vous ne le transmettez pas (par tous moyens) vous ne pourrez sanctionner vos salariés et faire respecter la discipline.

Dispositions relatives à la discipline

En lien avec la discipline, plusieurs dispositions sont prévues. 

Les salariés ont l’obligation de respecter les horaires de travail. Ils doivent se présenter et se trouver à leur poste aux horaires fixés, pour le début et pour la fin du travail.

Concernant l’accès à l’entreprise, on retrouve des dispositions pour l’entrée et la sortie du personnel, l’accès aux locaux, l’interdiction de faire introduire des personnes étrangères sans accord.

On note aussi les sorties effectuées pendant les heures de travail devant être exceptionnelles, l’usage du matériel, l’usage des locaux de l’entreprise, l’exécution des activités professionnelles. Tout salarié doit respecter les instructions données par ses supérieurs hiérarchiques, et ce dans le respect des dispositifs légaux et déontologiques. Les salariés doivent respecter le caractère propre de l’établissement défini dans les statuts, et ont un devoir de discrétion envers les usagers et leurs dossiers, etc.

Du point de vue des retards et absences, tout retard ou absence doit être justifié. La justification des retards réitérés non justifiés pouvant entraîner une absence pour maladie ou un accident doit se faire dans les 48 heures par l’envoi d’un certificat médical indiquant la durée probable de l’absence. Toute autre absence doit être justifiée dans les 3 jours.

Pour ce qui est des interdictions et des sanctions du harcèlement, sachez qu’aucun de vos salariés, stagiaire ou candidat à un recrutement ou une période de formation, ne doit faire l’objet de mesures discriminatoires directes ou indirectes. Cela concerne notamment tout ce qui se rapporte à la rémunération, la formation, le reclassement, l’affectation, la qualification, la classification, la promotion professionnelle, la mutation ou le renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement de toute personne dont le but est d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers. Tout salarié ayant procédé à ce type d’agissements est passible de sanctions disciplinaires.

Entre fautes et sanctions

Détenteur du pouvoir disciplinaire, vous avez la possibilité de sanctionner un comportement fautif de la part de vos salariés. Il n’existe pas de définition légale de la faute. « Constitue une faute, tout agissement du salarié considéré comme fautif par l’employeur ». Il existe différents types de fautes : faute légère, faute sérieuse (qui empêche le maintien de la relation de travail), faute grave (faute qui empêche le maintien de la relation de travail et qui implique en outre l’arrêt immédiat de cette relation), et faute lourde (qui implique l’intention de nuire).

« Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales (=toute sanction doit être écrite), prise par l’employeur à la suite d’un agissement considéré par lui comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter ou non sa présence dans l’entreprise, sa fonction, sa carrière, sa rémunération. »

Notez que vous ne pouvez pas appliquer certaines sanctions considérées comme illicites. Il est question des sanctions discriminatoires et des sanctions liées à la vie personnelle. Toutefois, si un salarié fait acte de sa vie privée et que cela a une répercussion sur son entreprise, alors il peut être sanctionné, non pas par faute mais parce qu’il perturbe le fonctionnement de l’entreprise. Les sanctions pécuniaires sont également perçues comme illicites (retenues sur salaire, etc.). Vous avez tout de même le droit d’individualiser les sanctions et de tenir compte des premières sanctions pour aggraver les autres.

Recours judiciaires contre la sanction

Le salarié peut aller à l’encontre de la décision prise en s’adressant au Conseil des Prud’hommes. Ce dernier peut alors faire le choix d’annuler une décision irrégulière en la forme : lettre mal formulée, délai non respecté etc., injustifiée : soit l’employeur n’a pas la preuve soit il a une preuve mais la preuve n’est pas valable en justice, ou disproportionnée à la faute commise : l’employeur peut prononcer une autre sanction dans le délai d’un mois après l’annulation de la première sanction.

Camaïeu : bad buzz sur les violences faites aux femmes ?

Force est de constater qu’une même campagne peut avoir des succès différents selon les réseaux sociaux utilisés pour diffuser l’information. Camaïeu vient d’en faire l’expérience avec sa nouvelle campagne qui n’a pas rencontré le même succès sur Twitter, Instagram ou LinkedIn.

Un engagement de l’entreprise

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise communique sur le sujet. Engagée depuis déjà cinq ans dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’entreprise signe une nouvelle campagne de Buzzman après celle d’octobre 2021 qui avait rencontré un succès quasi unanime. Cette première montrait des femmes dans des rôles professionnels comme pompier, sage-femme ou encore garagiste, pour ne citer qu’eux. Pour cette nouvelle campagne, si certains ont salué l’initiative sur certains réseaux sociaux, d’autres l’ont particulièrement mal accueillie. Une situation qui rappelle qu’un même message peut rencontrer un succès différent suivant le public et que certains sujets sont particulièrement sensibles.

Le principe de la campagne

Le principe de la campagne était simple : maquiller les modèles avec des visuels montrant des femmes avec un œil au beurre noir, une lèvre fendue ou encore diverses ecchymoses sur le site e-commerce de l’enseigne. Cette campagne, qui était présente entre deux clichés classiques, interpelait clairement. Si on ne peut que saluer l’initiative dans sa volonté de sensibiliser, son exécution a été accueillie de manière contrastée selon les internautes.
En l’occurrence, l’entreprise avait changé, dans certaines fiches produits, le prix par le numéro d’écoute et d’orientation 3919. Ce numéro destiné aux victimes (ou témoins) de violences permet de reverser une somme à l’association Solidarité Femmes Accueil (Solfa), qui se charge d’accompagner les femmes notamment victimes de violences ou en situation de précarité.

Les fondements de la critique

La première critique vient d’abord du fait que la cible du message n’est peut-être pas la bonne puisque ce sont les hommes qui auraient dû être les destinataires du message comme le montre la réaction de l’association de lutte contre le sexisme Les Lionnes « C’est plutôt les hommes que vous devriez choquer et mettre face à leur responsabilité » ou encore sur Twitter « Vous entretenez le cliché de la femme battue » avec pour seconde critique que les violences demeurent souvent invisibles. Autre critique moins répandue mais que l’on pouvait voir sur la toile : celle d’une forme de « glamourisation » des violences.

La réaction de l’enseigne

L’entreprise s’est rapidement défendue de sa campagne par l’intermédiaire du Parisien et de sa directrice de la marque Véronique Bacquet : « Ce n’est pas nous qui faisons notre publicité, c’est nous qui voulons faire la publicité du 3919 ». Pour répondre à la critique, celle-ci rappelle que l’audience de l’enseigne reste essentiellement féminine et qu’il aurait été difficile de s’adresser à une clientèle masculine qui ne constitue pas son audience « Des gens nous ont dit qu’il fallait viser les hommes, mais notre audience est féminine : on se doit de les informer de ce numéro de téléphone ». Quant à la critique sur la diversité des violences, la directrice de marque a également souhaité y répondre : « Oui, il y a des violences psychologiques, sexuelles, économiques, administratives… Mais elles sont difficiles à montrer. »


Des résultats tout de même présents

Malgré la critique dont chacun pourra se faire son idée, notons que l’objectif de cette campagne était de sensibiliser au numéro 3919 et que l’enseigne met en place d’autres moyens comme la présence sur les tickets de caisse du numéro ou encore l’arrondi en caisse au profit de l’association ainsi que le souligne Véronique Bacquet. « Camaïeu est l’enseigne de prêt-à-porter féminin préférée des Françaises donc ça représente des millions de clientes qui peuvent voir le numéro 3919 sur les t-shirts des vendeuses dans nos 500 points de vente et sur tous les tickets de caisse ». Autre résultat présent, la marque affirme avoir récolté 500 000 euros pour l’association Solfa. 

Organisez-vous pour gagner du temps !

Organisez-vous pour gagner du temps !

Nouvelle année 2022 ! Bilan après 3 mois… Alors côté résolution ? Où en êtes-vous ? Fini les résolutions non tenues, place à l’action et à l’organisation… Voici quelques astuces concrètes et pragmatiques pour gagner du temps : une ressource rare et pourtant si essentielle, pour vous entrepreneurs !

Astuce numéro 1 : Identifiez vos tueurs de productivité

Objectif : gagnez en efficacité et en productivité

Parmi les coupables, nous retrouvons principalement les multiples notifications digitales : email, FB, twitter, emailing, newsletter mais également vos sollicitations téléphoniques pas toujours utiles… Arrivant par centaines chaque jour, ce flot continu de notifications peut créer une potentielle ambiance de stress et d’angoisse, voire un sentiment de frustration et d’inquiétude. Selon une étude du cabinet Radicati, le nombre moyen d’e-mails quotidiens était de 72 en 2014. Il est désormais estimé à plus de 100. Vous recevez donc environ 7 e-mails par heure, soit un e-mail toutes les dix minutes.

Vous travaillez sur un document stratégique ou vous devez préparer une importante proposition commerciale nécessitant une forte concentration ? Coupez-vous de toutes les applications sources de notifications incessantes : smartphone, twitter, Facebook etc… afin de ne subir aucune interruption.

Astuce numéro 2 : neutralisez-les !

Certains logiciels existent comme Boxti.me, qui permet de se concentrer sur une tâche précise, tout en étant coupée (l’application coupe de façon automatique les potentiels sites de notification) de tous les sites de type réseaux sociaux ou divertissement. Un décompte (installé et visible sur votre bureau) se mettra également en place dès que vous débuterez la mission, afin d’évaluer le temps exact de réalisation de la mission, sans aucune notification ou interruption digitale.

Ce type d’outil vous permettra d’estimer de façon réaliste le temps de réalisation de vos tâches, afin de ne ressentir aucune frustration. Par exemple, vous souhaitez mettre à jour le texte d’une rubrique entière de votre site Internet, lancez l’outil et examiner votre temps de réalisation. Chronométrez les différentes étapes : conception, écriture et relecture…Et challengez-vous !

Fixez-vous des objectifs délimités et planifiés dans le temps : n’hésitez pas à découper vos objectifs en sous objectifs et travaillez en plusieurs sessions dans la réalisation d’une tâche (par exemple, 2 fois 45 mn). Et surtout ne restez pas trop longtemps devant l’écran !

Astuce numéro 3 : Notez, notez, notez pour vous souvenir de tout

Objectif : vider et soulager le plus possible votre mémoire vive

Vous avez une nouvelle idée dans le métro, dans le lit, en buvant votre café du matin, vite notez-la ! Votre cerveau est composé d’une mémoire de stockage long terme et d’une mémoire court terme (mémoire de travail également appelée « mémoire vive »). Cette dernière peut aisément vous jouer des tours, lorsque vous êtes multitâches ou ultra sollicité par de multiples notifications humaines (discussions, entourage etc..) ou digitales (FB, Twitter, Alertes, sms…).

Un conseil pratique : tout noter via votre smartphone grâce à un système de notes centralisé et totalement synchronisé dans le Cloud, vous permettant d’avoir vos notes sur n’importe quel équipement : smartphone, laptop, tablette etc…Vous pouvez utiliser Evernote pour archiver et trier toutes vos données et ainsi constituer votre Big Data perso.

Ne vous encombrez surtout pas l’esprit avec des to do list virtuelles interminables qui ne feront que vous frustrer, vous décourager et enfin vous culpabiliser.

Astuce 4 : Hiérarchisez les tâches de la journée ! Et faîtes les tout simplement.

Objectif : savoir ce que vous devez faire en priorité tous les matins

La veille, prenez le temps de faire le point sur les tâches urgentes et également importantes et listez-les. Listez-les de manière précise en explicitant l’action concrète à réaliser. Essayez de les faire le matin et dès le début de la journée. Une devise : Just do It ! Si vous avez tendance à procrastiner, dites-vous que vous allez en faire au moins 1%, vous verrez que vous allez vite enchaîner et terminer votre tâche.

Astuce 5 : choisissez les bons outils une fois pour toute !

Objectif : adopter les meilleurs outils à vos processus de travail

E-mail : Pour vous rappeler les tâches urgentes et importantes de la journée, vous écrivez la veille un mail avec pour objet la tâche concrète et urgente à faire. Une fois la tâche réalisée, vous supprimez simplement le mail.

Trello : pour les tâches secondaires (non actionnables immédiatement) incombant à la réalisation d’un projet. Dans Trello, vous pouvez planifier dans le temps les tâches et différentes sous-tâches à réaliser, afin d’avoir une vue globale et surtout visuelle sur ce que vous devez faire, planifier et ce qui est en cours.

Evernote, Dropbox…etc… Et enfin archivez et constituez votre Big Data perso (base de données et connaissance personnelle, CRM…) dans un outil tel qu’Evernote. Par exemple, vos outils à tester, vos procédures, votre connaissance client ou votre veille marketing, veille concurrentielle etc…

PipeDrive : pour suivre l’état de votre prospection.

A noter : attention les outils ne feront jamais le travail à votre place. Après avoir fixé et choisi votre méthode de travail, il est fort utile de choisir les bons outils. N’oubliez pas que les outils sont au service de votre méthode et processus et non le contraire. Vous êtes maître de vos outils !

Astuce 6 : bien organiser son planning quotidien

Objectif : avoir une journée rythmée mais bien dosée

Enfin, un des meilleurs outils pour optimiser son temps reste le traditionnel Agenda (ou la To do list), qu’il soit virtuel ou papier.

L’objectif est de ne pas avoir un agenda rempli de RDV, mais un agenda avec les « bons » RDV au bon moment. Cela ne signifie pas qu’il y ait des mauvais RDV, mais plutôt un type de RDV pour un créneau bien précis. Afin de bien fixer les bons RDV aux bons moments, vous devez bien vous connaître.

Identifiez les créneaux où vous êtes le plus productif pour produire, concevoir une proposition ou un document stratégique, pour déjeuner avec un membre privilégié de votre réseau, pour prendre un petit déjeuner avec un prospect, réunion hebdomadaire d’équipe ou encore pour faire votre veille marketing.

Exemple

** Vous êtes plus productif en milieu de semaine et en début de matinée : fixez-vous vos RDV « travail personnel » avec « vous-même » tous les mardis de 8h-9h et tous les mercredis de 8h à 9h.

Ces créneaux seront réservés pour tous vos documents de fond (partenariat, document de travail, documentation sur méthodologie …)

** Le lundi matin : vous êtes plus apte à scanner les dernières actus du web, réservez-vous 1h dans votre agenda pour scanner toutes les news de la semaine. Réservez-vous tous les lundi matin 7h30 pour recenser toutes les actualités importantes de cette semaine.

** Le vendredi : hum fin de semaine, casez vos RDVs préférés avec les membres privilégiés de votre réseau !

A bientôt pour de nouvelles astuces !