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Les nouvelles technologies qui influencent notre manière de travailler

Les nouvelles technologies qui influencent notre manière de travailler

C’est devenu un poncif : les progrès de la technologie, qui suivent une courbe exponentielle, révolutionnent le monde actuel ainsi que nos mœurs. Ces nouvelles technologies nous plongent dans un monde plus rapide, plus informé, plus connecté. Évidemment, notre manière de travailler est affectée et il est devenu quasiment impossible de s’en passer.

La technologie a révolutionné nos entreprises

La technologie, à l’image de la révolution industrielle, a redessiné l’économie, la société et l’environnement au XIXème siècle ; elle a transformé l’aspect des espaces de travail, nos outils, et le fonctionnement interne des entreprises. Concrètement, cela se traduit par le fait qu’on voit simplement de moins en moins de classeurs, de trombones, et de fax. On pourrait dresser un portrait-type de l’espace de travail à notre époque : un open-space de taille moyenne, composé de « bureaux partagés », eux-mêmes occupés d’une myriade d’ordinateurs (qui tendent de plus en plus à devenir portables) et de téléphones ; le tout relié à une imprimante centralisée et… une machine à café.

Pour cette dernière, cela ne change pas. Cette composition qui nous paraît logique, familière, et pérenne est pourtant récente : il y a 20 ans, les bureaux étaient tout autres ; ils le seront aussi dans 20 ans. Et l’on peut se demander quelles technologies influenceront notre manière de travailler …

La communication interne amplifiée

L’avènement d’Internet a déjà transformé nos modes de communication en interne. Etant donné que toutes les équipes d’un même groupe ne sont pas centralisées, les visioconférences fleurissent. Elles font gagner du temps et de l’argent si elles sont bien exécutées. Plus localement, la technologie suit ce que l’open-space avait déjà apporté dans les années 80 : une communication de plus en plus rapide. Outre, évidemment, la parole, les entreprises se munissent souvent d’un outil de messagerie instantanée (voire des intranet) reliant les ordinateurs, et allégeant les boîtes mails.

Le salarié ne perd plus de temps à se déplacer : il envoie des documents et transfère les e-mails importants via sa boîte mail ; Il échange les informations les plus simples via la messagerie instantanée. Enfin, avec la démocratisation du « Cloud », les collaborateurs peuvent avoir accès au même visuel depuis leur poste, et interagir en temps réel dessus. Le gain de temps n’est plus à démontrer.

Éclatement vie privée / vie « pro »

Tous ces nouveaux outils (Cloud, Skype, E-mail, Messagerie instantanée, etc.), ou TIC (Technologies de l’information et de la communication) ne sont plus exclusifs au monde professionnel, et se retrouvent -avec l’ordinateur- au domicile du salarié. Ce qui peut entraîner l’employé comme le dirigeant à travailler n’importe où et n’importe quand surtout depuis la crise sanitaire. Cette accessibilité tendrait logiquement à effacer la frontière entre vie professionnelle et vie privée du travailleur. Une étude du CEE (Centre d’études de l’emploi) nuance pourtant cette anticipation : « La plupart des équipements TIC des employeurs et des salariés ne renforcent pas le nomadisme, au contraire ils tendent à fixer le salarié dans un lieu unique. Ces technologies ont surtout tendance à relier des postes de travail ou des individus situés à distance les uns des autres ».

La fin du « bureau » ?

En revanche, les TIC permettant un relatif travail collectif – quand bien même les collaborateurs sont à distance – peuvent abolir l’unité de lieu, et la centralisation du travail. La dématérialisation de l’information et des documents permet de « travailler léger » et de partager plus simplement les données. Ainsi, plus grand-chose ne retient l’employé au « bureau », et le télétravail a bon nombre d’avantages pratiques : gagner du temps (plus de transports) ; de l’argent (plus le coût des transports, ni le coût de location de bureaux) ; et de l’efficacité (moins de stress, lieu de travail plus confortable). Les études annoncent le télétravail encore risqué, les équipements et solutions technologiques n’étant pas encore au niveau. Mais qu’en sera-t-il dans 20 ans ?

Plus de stress et de pression

La performance de ces nouveaux outils, qui offrent l’information et son partage plus rapides et plus accessibles, peut avoir des limites. Toujours selon l’étude du CEE, « en tant qu’outils de communication interactifs, les TIC sont souvent associés à l’immédiateté des réponses qu’il faut apporter en temps réel ». Le culte de l’instantanéité apporté par Internet conduit les internautes –et donc les clients- à devenir plus impatients. Ces nouveaux vecteurs, et les nouveaux modes de management qui en découlent, peuvent engendrer stress et pression pour les employés, qui se retrouvent dans un environnement de « travail en urgence ».

Les outils de traçabilité/contrôle de l’activité, et surtout la course au référencement Google renforcent ces conséquences ; en plus du risque de perdre la qualité du contenu au profit du quantitatif et de l’instantané. A l’inverse pour le CEE, « les non utilisateurs [des TIC], de moins en moins nombreux, font face à la fracture numérique : ils ont un travail moins intense mais appauvri, isolé et peu satisfaisant ».

Ce qui ne changera pas

Si l’information et les documents ont tendance à se dématérialiser, on a du mal à imaginer des rendez-vous d’affaires virtuels même si aujourd’hui certaines rencontres se passent uniquement en visio-conférences. La tradition du contact humain –un brunch dans une brasserie bas-de-gamme, jusqu’à un show au Moulin Rouge- reste ancrée dans la culture du travail. Une scène où deux dirigeants faisant un déjeuner d’affaire sur Skype n’est pas encore crédible et aura du mal à remplacer celle avec un véritable contact humain malgré les progrès technologiques. 

Pourquoi sponsoriser une équipe ou un sportif ?

Pourquoi sponsoriser une équipe ou un sportif ?

Nombreuses sont les entreprises qui misent sur le sponsoring. Le football illustre parfaitement ce cas et est particulièrement ciblé par les grands groupes du fait de son exposition médiatique. Mais quelles sont les raisons qui ont provoqué ce phénomène, véritable tendance (à ne pas confondre avec le mécénat) ? Quels sont les objectifs de sponsoriser une équipe ou un sportif ?

Le principe du sponsoring sportif

Le sponsoring sportif est avant tout un outil marketing regroupant l’ensemble des moyens qu’il vous est possible d’utiliser pour soutenir un évènement sportif professionnel ou amateur. Vous l’aurez compris, l’idée est de soutenir un match et/ou son équipe (ou un joueur selon les sponsors), de préférence que vous aimez … Afin de prouver votre attachement envers votre équipe, réel ou non, celle-ci attend un soutien sous forme d’argent, de biens ou par la réalisation de certaines prestations de services. Mais comme une relation marche dans les deux sens, par le biais d’un contrat signé, vous obtenez une visibilité. Celle-ci varie selon votre investissement. En d’autres termes, plus vous donnez, plus vous serez vu.

Le sponsoring sportif, partie intégrante de notre société, est en plein essor. Il faut dire que l’INSEE recense plus de 15 millions de licenciés sportifs en France dont environ 2 millions pour le football qui se place en tête.  Dans le cas d’un sport retransmis à la télévision, le sponsoring peut s’avérer rapidement payant si l’audience est au rendez-vous lorsque votre équipe/joueur réalise une performance ou est particulièrement apprécié du public.

Les autres avantages du sponsoring

Il permet d’associer son image de marque à celle du sport sélectionné : les valeurs attribuées à l’événement sont, en général, accordées à l’entreprise. Plus globalement, l’entreprise se retrouve liée aux valeurs sportives, souvent conçues comme positives. On retrouve également des valeurs de performance dans la compétition, des valeurs de dépassement de soi ainsi que l’esprit d’équipe dans certains cas. A noter que d’un point de vue fiscal, dans le respect des conditions auxquelles elles sont rattachées, les dépenses de sponsoring sont, en général, déductibles des revenus imposables.

3 types de sponsoring

  • Le sponsoring de notoriété : ce type de sponsoring consiste à faire voir une marque ou un nom de société à un maximum de personnes. Il renvoie à couvrir un évènement médiatisé d’espaces publicitaires.
  • Le sponsoring d’image : il construit une image en recherchant une cohérence avec le public visé, la spécificité de l’entreprise et l’événement lui-même. Le type de message dont il est question est plus précis.
  • Le sponsoring de crédibilité : il associe la qualité des produits de l’entreprise à la qualité de l’évènement. On peut noter un important intérêt médiatique.

Miser sur un sport d’équipe…

Sponsoriser une équipe comporte moins de risques que de sponsoriser un seul individu. Quand bien même un joueur se blesserait ou aurait un problème quelconque l’empêchant de jouer un match, il reste tout de même le reste de l’équipe pour compenser cette défaillance provisoire. En axant, par exemple, le sponsoring sur chaque joueur et donc en plaçant le message sur leur maillot, le message se voit démultiplié par l’ensemble des joueurs, ce qui aura un impact plus important sur le consommateur. Le sponsoring d’équipe permet de choisir son équipe en fonction de sa zone de chalandise. Par exemple, avec une cible qui n’est pas nationale, il est plus intéressant de s’adresser à un club local et ainsi de développer un sponsoring de proximité. En revanche, avec une cible nationale, voire internationale, il est plus judicieux de miser sur une équipe qui possède ce type de rayonnement.

… ou sur un joueur ?

D’un autre côté, sponsoriser un joueur peut vous permettre de bénéficier de son rayonnement notamment quand sa côte de popularité est au plus haut. Elle permet de bénéficier des valeurs qu’il incarne auprès du public et en cas de réussite, votre visibilité peut être démultipliée. Étant le seul représentant, ses messages seront davantage écoutés par ses fans et ne se dilueront pas dans un ensemble de messages.

Des objectifs à ne pas oublier

L’objectif principal du sponsoring est d’augmenter la notoriété de l’entreprise et de mieux faire connaître ses valeurs. Traduction : le but est de mieux faire connaître votre entreprise et ce, positivement, pour ramener le plus de clients possible et donc augmenter son chiffre d’affaires.

Il faut cependant veiller à mesurer le poids de l’investissement sur la balance avec celui des gains, et vérifier que ce dernier est plus conséquent. L’importance du choix d’investissement par rapport à son retour sur investissement doit être calculée si vous espérez un retour sur investissement immédiat.

Les innovations ne cessent de nous étonner

Les innovations n’ont pas dit leur dernier mot. Elles ne cessent de transformer notre monde. Voici trois d’entre elles qui risquent de faire couler de l’encre.

Porsche avec la start-up suisse Way Ahead se lance dans les jeux vidéos

© Porsche Virtual Roads – DR

Donner aux conducteurs, la possibilité de créer eux-mêmes leur propre jeu vidéo à partir d’un parcours qu’ils choisissent, une idée de génie qui est en train d’être développée par Porsche et la start-up suisse Way Ahead Technologies. Les conducteurs pourront enregistrer n’importe quel itinéraire à l’aide d’une application spécifique sur leur smartphone installé derrière le pare-brise. Les données enregistrées peuvent ensuite être transférées automatiquement grâce à un logiciel qui convertit les enregistrements dans un environnement 3D. Ce logiciel utilise l’intelligence artificielle pour capturer une route et ses caractéristiques environnantes. Elles sont ensuite reproduites le plus fidèlement et le plus rapidement possible sous une forme numérique 3D. Le fichier de chaque itinéraire unique généré est compatible avec un certain nombre de jeux vidéos de course, dont « Assetto Corsa ». 

Créer un jeu vidéo ne se fait pas en claquant des doigts et prend parfois plusieurs années. Avec Virtual Roads, Porsche a l’ambition de créer un jeu vidéo en quelques clics.

Un élégant casque gonflable et dégonflable pour les cyclistes

© Camille De Burhen

L’entreprise strasbourgeoise Bumpair a breveté, développé et commercialisé une « technique air » pour des casques de vélos gonflables à la norme européenne EN 1078. Utilisable non seulement pour les cyclistes mais aussi pour les nouveaux modes de mobilités comme la trottinette électrique, les gyropodes. Un nouveau produit, utilisable non seulement pour les cyclistes mais aussi pour les nouveaux modes de mobilités,qui propose une protection maximum. Bumpair fait partie des trois nommés dans la catégorie « Protection des deux-roues » du prix de l’innovation 2022 de la Sécurité routière. L’idée est d’avoir un « outil » qui protège la tête et sait s’adapter aux nouvelles contraintes qui s’imposent aux modes de vie des urbains. Ainsi, après un choc, l’intégrité de résistance du casque n’est pas touchée. C’est un produit responsable et éco-conçu. Il propose aussi un produit textile, avec plus de 88 % de tissus recyclés et techniques issus de France. 

Des taxis dans l’espace, réalité ou utopie ?

© Space Transportation

L’entreprise chinoise Space Transportation a mis au point « une fusée avec des ailes ». Les passagers pourront aller à l’autre bout du globe en un temps record. Des tests au sol sont prévus dès l’année prochaine, avec un premier vol pour 2024 et un vol habité en 2025. Space Transportation planifie un vol orbital avec un équipage en 2030. Un programme intense pour cette société, créée seulement en 2018, qui a levé 46,3 millions de dollars en août dernier. La concurrence de Virgin Galactic est rude car elle a déjà réalisé des vols suborbitaux en juillet 2021, avec son fondateur Richard Branson à bord et Blue Origin a envoyé ses premiers touristes de l’espace l’an dernier.  Mais cette idée est fort onéreuse et il faut en avoir les moyens car il faudra investir dans des infrastructures pour permettre aux fusées d’atterrir et de décoller. Ce qui n’est pas une mince affaire !

La cybercriminalité pour les entreprises

La cybercriminalité pour les entreprises

Les entreprises sont de plus en plus touchées par la cybercriminalité. Ce phénomène a été particulièrement mis en avant depuis la guerre en Ukraine avec des attaques qui se sont multipliées. Elle reste une notion large qui regroupe toutes les infractions pénales susceptibles de se commettre sur ou au moyen d’un système informatique généralement connecté à un réseau. Cette nouvelle forme de criminalité et de délinquance se distingue des formes traditionnelles puisqu’elle se situe dans un espace virtuel, le « cyberespace ».

Depuis quelques années, la démocratisation de l’accès à l’informatique et la globalisation des réseaux ont été des facteurs de développement des entreprises mais aussi parallèlement du « cybercrime », facteur qui ne touche pas seulement les grands groupes.

Des exemples de menaces

On peut citer de nombreuses menaces potentielles pour une entreprise. Parmi elles, le cross-site scripting qui permet d’attaquer les serveurs internet par injection de contenu) ou encore des attaques en interne (par exemple un programme malveillant, introduit via une clé USB, qui exploitera une faille du système d’exploitation pour exfiltrer des données sensibles) mais ce ne sont pas les seules et on entend régulièrement parler du hameçonnage (phishing), harponnage (spear phishing), attaques par déni de service (DoS), déni de service distribué (DDoS) ou encore du téléchargement furtif (drive-by download)…  Les entreprises doivent donc être vigilantes face à ces attaques qui peuvent conduire à des vols ou des destructions de données, voire au blocage du système.

Exemple dans le domaine de la santé

Comme toute structure, les hôpitaux sont vulnérables aux attaques informatiques. Les DMP (dossiers médicaux personnels) instaurés dans le but d’améliorer la coordination et la continuité des soins tout en assurant une traçabilité de l’information sont aujourd’hui en dangers du fait de ces cyberattaques.

Les récentes actualités ont parlé de dossiers médicaux personnels mis sur le net et de bugs sur les logiciels médicaux ayant entraîné des complications sur des patients. Ces affaires s’inscrivent dans le débat sur la confidentialité et la sécurité des DMP et posent de nombreuses questions, dont celle de leur exploitation par des établissements bancaires et d’assurances.

Malgré l’encadrement strict de la prestation d’hébergement des données de santé, la cybercriminalité menaçante a obligé les constructeurs de matériels médicaux et le personnel soignant à être vigilant. En dehors de cette mesure, la réaction dans le domaine de la santé pour protéger les fichiers peut inspirer les PME puisqu’on voit que les premières mesures ont cherché à limiter ce qui reste la défaillance en protection majeure : l’humain. Le personnel se doit de rester vigilant à la diffusion des données personnelles et anticiper les conséquences de futures attaques.

Pour parer à cette éventuelle menace

L’analyse des risques apparaît comme essentielle afin de concilier les exigences métiers aux exigences de sécurité. Bien sûr, les constructeurs doivent également intégrer la sécurité dans les dispositifs (médicaux pour la santé).

Pour aller plus loin, vous pouvez également vous baser sur les normes : ISO 27000 overview and vocabulary, ISO 27001 ISMS requirements, ISO 27002 code of practrice, ISO 27004 Measurement, et 27005 Risk Management. En dehors des normes, il s’agira surtout de sensibiliser vos salariés à ce risque afin qu’ils ne laissent pas traîner leurs mots de passe par exemple ou ne se rendent pas sur des sites qui mettent votre système informatique en danger.

En conclusion, sachez qu’une gestion des risques pour un maintien du capital immatériel correspond généralement à la valeur de l’entreprise pour 80 % d’après la Banque Mondiale.

Comment manager la génération X ?

Comment manager la génération X ?

Qualifiée de génération martyre, la génération X est composée de quadragénaires et de quinquagénaires au sein de l’entreprise, nés entre 1965 et 1980. Pour un manager, les réalités types de cette génération et leurs sensibilités devraient être prises en compte pour essayer d’y répondre au mieux. Appartenant à une génération sacrifiée, les Xers se situent entre les baby-boomers et les nouveaux-venus de la génération Y et Z. De nature discrète, les 40-55 ans doivent se sentir valorisés dans l’entreprise pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Les points que nous mettons en lumière sont des généralisations et n’ont pas de valeur intrinsèque. Peut-être y trouverez-vous néanmoins des liens avec le management de certains de vos salariés …

Une génération qui en veut à la précédente

La génération X s’est construite à l’ombre de ses parents rebelles. Plus facilement exposée aux divorces et à la débrouille, elle forge son indépendance dans un monde las et désenchanté. Les changements de paradigme lui confèrent une certaine maturité et un recul sur les choses. Ses attentes concernant l’avenir se trouvent limitées mais pas éteintes. Nés à l’ère du minitel, les Xers vivent de plein fouet l’évolution de la société avec l’arrivée d’internet et des nouvelles technologies, la fin de l’URSS, l’épidémie du Sida, les chocs pétroliers, l’augmentation du chômage, la fin des trente glorieuses et la récession économique. On dit de cette génération qu’elle est « sacrifiée » car elle n’a pas hérité des mêmes richesses que celles qui la précède. Elle a même le sentiment que ses prédécesseurs lui ont volé une partie des richesses dont elle aurait pu bénéficier avec une gestion mieux régie.

Un respect de l’entreprise

La génération X vit dans le respect des règles de l’entreprise et en a créé de nombreuses en vigueur aujourd’hui. Elle perd pourtant une certaine motivation au travail au fur et à mesure des désillusions qu’elle traverse. Elle se construit une vision sceptique, pessimiste et cynique du monde, vision qu’elle assimile facilement au milieu de l’entreprise. Par rapport à leurs parents, les 40-55 ans n’ont pas vécu l’âge d’or du travail et ont dû jouer des coudes pour accéder à leur poste. Ils montrent une grande exigence envers eux-mêmes et ne s’accordent que très peu de droit à l’erreur. Ils ont acquis de l’expérience et sont loyaux dans leurs missions. Autant de talents dont vous ne devez pas vous séparer ou que vous ne devez pas non plus négliger !

Une génération pas si difficile à manager

En tant que manager, vous devrez garder cette génération engagée et motivée en faveur de l’entreprise. Cela n’est pas aussi difficile que cela semble ! Pour ce faire, vous pouvez les inclure dans des relations positives et des groupes de travail où les compétences de chacun sont prises en compte. Cette génération doit se sentir inspirée et motivée pour s’investir davantage dans l’entreprise. L’une des clefs pour ne pas froisser leurs ambitions est de leur donner la possibilité de se former. En les aidant à augmenter leurs connaissances et leurs compétences, vous répondrez à leurs demandes d’apprentissage et leur ambition de bien faire – et de faire mieux.

Une vision du travail fondée sur la méritocratie

La génération X a besoin de reconnaissance et de se sentir valorisée dans son travail. Si ceux qui la composent ont besoin de motivation, ils sont plus enclins que leurs successeurs, la génération Y, à accepter la critique. Ce sont le plus souvent des « hard workers ». Leur vision du travail se base sur la méritocratie mais ils éprouvent un sentiment d’incompréhension ainsi qu’une faible reconnaissance pour le travail fourni. Il s’agit donc de valoriser leurs efforts et leurs compétences à juste titre en leur offrant l’opportunité d’un travail qui leur permette d’obtenir de l’avancement. Certains d’entre eux seront de bons candidats à des postes de cadres et de direction au sein de l’entreprise. Permettez-leur d’avoir un poste qui leur soit intéressant avec des promotions à la clé.

Pour valoriser leur travail, vous pouvez mettre en place également un système de mentorat où ils enseignent leur savoir et leurs expériences à de plus jeunes salariés. Une autre idée pour flatter leur travail assidu est de mettre en place des évaluations régulières de leur rendement en plus de l’évaluation annuelle de l’entreprise. Cela leur permet de se tester et de donner ainsi le meilleur d’eux-mêmes. Toutefois, attention à ne pas trop les encadrer. Quand vous les guidez, faites-le avec tact en leur donnant une marge de manœuvre. Paradoxalement, ils sont assez indépendants et sont moins performants dans une entreprise au cadre trop rigide.

Équilibre travail/vie personnelle

La génération des Xers ne voit pas le travail comme une fin en soi, même s’ils sont très organisés dans leur boulot et travaillent avec sérieux, le bureau n’est pas toute leur vie ! Et ils apprécient avoir du temps pour eux. Ils n’aiment pas mélanger le pro et le perso et essaient au maximum d’équilibrer les deux mondes sans les juxtaposer. L’une de leurs principales priorités est le bien-être de leur famille.

En tant que manager, vous devrez veiller à leur donner du mou sur leurs horaires. Vous n’abuserez donc pas sur les réunions improvisées à la dernière minute, peu apprécieront ! Tous ne désirent pas travailler hors des heures habituelles et n’ont pas comme principale priorité le bureau. Ils attachent de l’importance à l’octroi de jours de congés. Et sachez que s’ils comparent les salaires, leur regard ne se porte pas uniquement sur le chiffre mais aussi sur les avantages sociaux dans leur ensemble.

Une génération prise en sandwich

Dans la génération X, certains peuvent ressentir un mal-être, pris en sandwich entre les Baby-boomers et les nouveaux entrants dans le monde du travail. Un choc de génération peut se ressentir à l’échelle de l’entreprise. Votre mission en tant que manager est d’assimiler les différences et les talents que forment les salariés de l’entreprise et de fidéliser l’ensemble autour de valeurs communes. Donnez à chacun la place qu’il mérite en comprenant les spécificités des générations. Et apprenez à casser les aprioris en dévoilant les talents et en mixant les groupes de travail.

Pour conclure : manager la génération X en 5 points

  • Parlez vrai : usez d’un vocabulaire droit, ni biaisé, ni politiquement correct et développez le dialogue avec eux.
  • Montrez-leur qu’ils ont de l’importance dans votre équipe
  • Soyez dynamique et incitez-les à l’être
  • Soyez un coach, pas un dictateur
  • Permettez-leur d’évoluer dans l’entreprise

Quels business se créent autour de la Coupe du Monde ?

Quels business se créent autour de la Coupe du Monde ?

Il faut dire les choses comme elles sont : la Coupe du Monde de la FIFA reste un événement des plus attirants et l’un des plus fascinants de toute la planète. Du moins, c’est le cas pour des milliards de fans dans les quatre coins de la planète. Si ce buzz mondial fait le bonheur des amateurs de foot, nous pouvons en dire autant des business se créent autour de la Coupe du Monde. Qu’en est-il exactement ?

Le tourisme, premier impacté

Le premier secteur où les entreprises réalisent un excellent chiffre d’affaires est le tourisme. Bien avant le lancement de la Coupe du Monde, les agences de voyages proposent des packages très attractifs, comprenant l’hébergement, les billets d’avion, les transferts d’aéroports ainsi que des forfaits tout inclus dans des hôtels de luxe. Il s’agit donc d’un énorme coup de boost économique dans le domaine du tourisme.

Les pubs, les cafés et l’événementiel

Les autres business bénéficiant de la Coupe du Monde sont d’abord les pubs et les cafés. Regarder les matchs en direct sur grand écran, accompagné de ses amis, est devenu dans certains pays une vraie tradition… Afin de satisfaire les fans de football, les pubs organisent des soirées spéciales. Au menu, débats sportifs, cris de gloire, pleurs et bien évidemment… de la bière (ou autres boissons) ! L’événementiel est également touché par l’univers de la FIFA, notamment lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, cadencés par les célèbres chansons des stars.

Les magasins d’électroménagers et de sport

Pendant que certains se réjouissent à l’idée de regarder un match sur grand écran, d’autres préfèrent investir dans une vraie télévision haute définition. En effet, oui, rien de vaut une belle télé à écran plat dans le salon, des pop-corn et un match de la FIFA… C’est là qu’entrent en jeu les magasins d’électroménagers. A noter que les actions de communication sont nombreuses et qu’il n’est pas rare d’avoir des promotions à cette époque. Cette démarche se révèle être fort lucrative pour le secteur.

Quant aux magasins d’équipements de sport, ils occupent une place assez conséquente dans l’économie de la Coupe du Monde. Les comptoirs de vente ont tendance à exploser, surtout lorsqu’il s’agit de maillots personnalisés, de ballons, de chaussures de sport et d’autres équipements. D’ailleurs, un fan qui suit cet événement de près ne sortira jamais sans porter son maillot fétiche !

Le monde de la publicité et les droits de diffusion

Pendant des mois, nous allons retrouver une touche de la Coupe du Monde un peu partout… Sur nos bouteilles de boissons, sur les autobus, sur les panneaux publicitaires ou encore sur internet, il va y avoir une vraie rafale de publicités. À noter que les franchises telles qu’Adidas, Coca-Cola, Kia Motors, Emirates, Visa, Sony et Castrol sont parmi les nombreux partenaires et sponsors habituels de la FIFA. Grâce aux publicités, ces sociétés parviennent à attirer plus de clients et ainsi augmenter leurs chiffres d’affaires. Certaines chaînes télévisées sont, quant à elles, parvenues à mettre le grappin sur les droits de diffusion des matchs en direct. Un privilège qui améliore nettement leurs recettes.

Les autocollants Panini

Avant même le lancement de la FIFA, petits et grands se sont amusés à collectionner les stickers de la marque Panini. L’album de la Coupe du Monde comptait généralement des centaines d’espaces à combler avec des autocollants, le tout sur presque une centaine de pages. Panini semble avoir trouvé la formule magique pour divertir les fans de foot. Des rencontres sont même généralement organisées dans le cadre des échanges de stickers. Une initiative qui lui rapporte une importante somme d’argent.

La Coupe du Monde, créateur d’emploi

En sus de donner vie au divertissement, la Coupe du Monde 2014 participe également à la création d’emploi. Au Brésil, les chiffres montaient à 730 000 emplois, dont 330 000 stables et 400 000 temporaires. Les chiffres pour la prochaine coupe ne doivent pas être très différents cette année alors autant se le dire, les pays ne se battent pas pour son organisation pour rien même si on le concède, il s’agit, avant tout, d’avoir un rayonnement international pendant l’évènement.

Avec tout ce buzz qu’elle crée autour d’elle, la FIFA reste l’événement le plus prisé au monde. A vous de trouver comment en profiter la prochaine fois.

Des actualités qui font réfléchir à la concurrence

La concurrence fait rage. Rien n’est jamais acquis et même les géants ont des pieds en argile. Quelques observations sur quelques dernières actualités.

Entre Disney et Netflix, la concurrence est féroce

La concurrence entre Disney et Netflix est féroce. Disney compte désormais 130 millions d’abonnés et s’avère un caillou dans la chaussure de Netflix, dont la croissance est en berne et qui s’est effondré le 21 janvier dernier en Bourse (-21,8 %) à l’annonce d’une croissance inférieure aux attentes du nombre de ses abonnés.

En deux ans, à fin décembre 2021, le groupe a porté son parc total à 129,8 millions d’abonnés, avec une hausse de près de 35 millions l’année dernière (+37 %) et de 11,7 millions rien qu’au trimestre écoulé. Sur l’année 2021, Netflix n’a recruté que 8,3 millions d’abonnés supplémentaires. Disney+ ne prévoit de son côté que d’atteindre l’équilibre financier qu’en 2024 et de consacrer une enveloppe de 33 milliards de dollars à l’ensemble de ses contenus en 2022, en hausse de 8 milliards sur un an, davantage que ce que Netflix devrait investir sur la même période. Les analystes misent à ce stade sur une enveloppe globale de 19 milliards pour le groupe de Los Gatos en 2022, après 17 milliards en 2021. 

ID Logistics absorbe avec brio Kane Logistics

ID Logistics a signé un protocole pour l’acquisition intégrale de l’entreprise américaine Kane Logistics, un spécialiste américain de la logistique contractuelle qui affichait un chiffre d’affaires de 235 millions de dollars en 2021. Kane Logistics avait déjà été repris en 2019 par Harkness Capital Partners pour accélérer sa croissance en devenant un acteur clé de la logistique contractuelle pour des industriels des secteurs des biens de consommation, de l’alimentaire et des boissons ou des spécialistes de la distribution. Elle s’appuiera sur un réseau de 20 plateformes aux États-Unis. La finalisation de l’acquisition est prévue d’ici à l’été 2022 et la valeur de l’entreprise s’élèvera à 240 millions de dollars. 

L’acquisition du britannique ARM par l’américain Nvidia bloquée par les régulateurs

© nvidia.com

Après presque dix-huit mois de négociations, Nvidia a annoncé, mardi 8 février, renoncer à son méga-achat pour 66 milliards de dollars (58 M€) de la pépite technologique britannique. Nvidia, le géant californien, leader sur le marché des puces graphiques, utilisées entre autres dans les jeux vidéo, mais aussi colosse dans l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes et les réseaux informatiques faisait face à une entreprise britannique ARM qui ne fabrique rien mais réalise le design de puces pour le monde entier des microprocesseurs. Tous les grands du secteur achètent cette technologie, utilisant ses licences. La technologie ARM est l’une des rares d’Europe à être dominante car elle est utilisée dans 95 % des téléphones portables du monde, dans l’Internet des objets et les centres de données. 

La CNIL observe avec impartialité l’outil Google Analytics

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé jeudi 9 février la mise en demeure d’un éditeur de site web utilisant l’outil Google Analytics, sans donner son nom, qualifiant d’illégaux les transferts de données vers les États-Unis. Saisie par l’ONG autrichienne de défense de la vie privée NOYB, la Cnil a estimé que les conditions de transfert des données collectées par cet outil statistique, faute d’encadrement, pouvaient exposer les utilisateurs français à des programmes de surveillance aux États-Unis. Cet éditeur du site web dispose d’un mois pour se conformer au Règlement européen sur la protection des données (RGPD), et doit cesser d’utiliser l’outil Google Analytics à des fins non autorisées. Au total, l’ONG autrichienne a déposé 101 plaintes en Europe contre des responsables de traitement transférant des données personnelles, récoltées par Google Analytics ou son homologue Facebook Connect. 

Les colliers pour chats West Ham, un insolite carton des ventes

Les colliers pour chats aux couleurs des Hammers, un produit dérivé de West Ham, est en rupture de stock. Le club londonien a mis en vente les colliers pour chats, à 5 livres sterling l’unité, sur l’espace officiel des Hammers, aux côtés de gamelles, ou encore de couvertures pour chiens. Ils sont, ce qui est incroyable, en rupture de stock. Même sur le site du géant américain Amazon, le produit est actuellement indisponible. Cette opération a été réalisée pour répondre à la polémique lancée par le défenseur français, Kurt Zouma, qui a été filmé en train de maltraiter son chat.Les sanctions pleuvent dont celle d’avoir perdu la garde de ses matous et il a été pénalisé d’une lourde amende à hauteur de 300 000 euros. Cette amende sera versée à une organisation de protection des droits des animaux. Le joueur a été aussi lâché par son équipementier Adidas. 

Le prix juste pour vos produits ou services

Le prix juste pour vos produits ou services

Que ce soit au sujet des biens de consommation ou de prestations de service, on entend souvent des entrepreneurs patauger en ce qui concerne la tarification de leur offre ou encore se dire qu’il s’agit de faire moins cher pour vendre en oubliant de prendre en compte la marge. Déterminer une bonne politique de prix juste pour vos produits ou services, c’est trouver celle qui convient à la fois à ce que vous vendez et à ceux à qui vous le vendez. Abordons ensemble l’aspect «pricing strategy» de votre «business model». C’est un vrai sujet de stratégie globale dont nous pourrions parler des heures. Mais découvrez les clés de la réussite en moins de 5 minutes.

1/ L’étude de marché en premier

Tout d’abord, repensez à votre étude de marché et à être le plus clair possible sur ce que vous vendez. Surtout vous devez savoir à qui vous le vendez et exactement ce que vos clients sont prêts à investir pour votre prestation / produit. Si vous avez un doute sur ce point, réalisez une petite étude qualitative qui vous aidera à déterminer le prix psychologique de votre cible. On ne va évidemment pas aborder une stratégie de prix de la même façon si on vise le « mass market » ou bien si on vise une clientèle exigeante et élitiste. L’étude ne faisant pas tout, n’oubliez pas que votre cible n’a pas forcément conscience de combien elle doit payer son offre et que vous devrez parfois la confronter au marché et l’adapter en fonction de la réponse.

2/ On ne regarde jamais un produit tout seul, isolé.

On le regarde toujours dans un système. Premièrement celui interne à votre offre. Est-ce qu’il s’agit d’un produit d’appel, destiné à amener vos clients vers des offres plus sophistiquées ou bien est-ce votre produit premium, le top du top de ce que vous avez à proposer ? Le prix d’un produit est toujours inscrit dans une logique de gamme. Il peut avoir une fonction spécifique et servir à entraîner la vente d’autres produits. De nombreuses entreprises font venir leur client pour une raison et les font repartir avec d’autres produits, à forte marge, par exemple.

Il faut également regarder le positionnement de votre entreprise sur son marché. Est-ce que vous vous positionnez comme Uniqlo et faites d’énormes volumes avec des tout petits prix ou bien vous vous positionnez comme Saint Laurent avec des prix plus élevés et beaucoup moins de clients ? Dans tous les cas, il faut choisir, parce que les tout petits prix avec peu de clients, cela ne marche pas.

3/ Un prix n’est jamais « juste » un prix.

Un achat représente toujours un investissement. Un investissement pour se rapprocher de ce qu’on veut être et de ce qu’on veut avoir. Et qu’est-ce que vos clients veulent avoir ? Généralement 4 choses très simples : plus de temps, plus d’argent, plus d’amour et de reconnaissance et plus de santé. Ce sont les 4 principales motivations qui nous poussent à acheter ou à acquérir des choses même si on peut également citer le confort ou la sécurité.

Ce que vous devez réussir à faire en tant que vendeur, c’est de transformer la valeur de votre bien en bénéfice de la vraie vie qui s’articule autour des motivations de vos clients. A vous de vous demander quels résultats donnent vos produits et comment vous pouvez les convertir en un bénéfice de Travail, Argent, Amour ou Santé par exemple.

4/ N’ayez pas peur d’augmenter vos prix !

Vous pouvez aussi décider d’être plus cher que la moyenne du marché ou bien de monter en gamme en augmentant vos tarifs en cours de route. La réaction des entrepreneurs est alors souvent : « D’accord mais si j’augmente mes prix, plus personne ne voudra travailler avec moi parce qu’ils n’auront pas les moyens, je serai plus cher que mes concurrents, je vais perdre tous mes clients ».

Ils sont souvent surpris parce que la bonne nouvelle, c’est que généralement, c’est exactement le contraire qui se passe. Quand vous augmentez vos prix, vous avez plus de clients qui veulent acheter plus. Pourquoi ? Parce que les gens croient profondément qu’ils auront ce pour quoi ils paient. Parfois c’est vrai, mais pas toujours. Mais le fait est que la plupart des gens pensent que plus ils paient cher pour quelque chose, plus cela a de la valeur. Il s’agit d’un raccourci très humain de penser que si on y met le prix, ce sera de meilleure qualité, qui dit qualité dit valeur, qui dit valeur dit désir. Mais attention, on ne double pas ses tarifs comme cela du jour au lendemain, sans explication.

Une explication reste cependant nécessaire. Vous devez alors généralement justifier de la valeur que vous apportez et les bénéfices que votre client obtiendra. S’il comprend ce qu’il va y gagner et en quoi sa vie sera meilleure grâce à vous, vos produits ou vos services, il sera heureux de vous payer.

Au final, votre prix doit juste être cohérent avec votre stratégie globale et moins cher ne veut pas forcément dire mieux. Parfois, un prix que vous aurez voulu bas pour gagner plus de clients peut juste avoir l’effet inverse et vous décrédibiliser, vous ou votre marque.

Pensez stratégie globale, pensez univers de marque, pensez le prix dans son système.

Levées de fonds : comment s’y préparer ?

Levées de fonds : comment s’y préparer ?

La levée de fonds est une opération complexe et parfois décisive pour la survie des entreprises. Elle ne s’improvise pas ! Beaucoup trop d’entrepreneurs se lancent dans une demande de levée de fonds sans connaître les tenants et les aboutissants d’une telle démarche. Voici quelques éléments pour bien vous préparer votre levées de fonds et optimiser vos chances de réussite.

La préparation : une base

Il est n’est pas rare de rencontrer des chefs d’entreprises qui souhaitent se lancer dans une demande de levée avec deux motivations principales :

  • répondre à un projet de développement
  • répondre à une problématique de trésorerie.

Il s’agit d’avoir, bien évidemment, la réponse à quatre questions de base : Quel est votre Projet ? Vous souhaitez financer quoi ? Pour quel montant ? Quelle est votre part d’investissement dans ce projet ?

Le travail ne s’arrête pas du tout là. En effet, vous devez savoir répondre à d’autres questions, qui elles, intéressent généralement vos investisseurs et notamment celles relatives à leurs sorties du capital. Il faut comprendre qu’une majorité d’entre eux n’ont pas l’intention de rester ad vitam aeternam au sein de votre structure et de vivre des bénéfices de l’entreprise. Dans la majorité des cas, ils souhaiteront sortir un jour. Ce qui s’opère très souvent lorsqu’une entreprise rachète leur part ou lorsqu’un fonds d’investissement arrive. Ils doivent donc être conscients d’un certain potentiel de l’entreprise ou d’un intérêt particulier de ce que vous faites pour certaines entreprises.

Les clés d’une bonne préparation

Il reste utile de poser le sujet et donner un éclairage sur les prérequis indispensables à la mise en œuvre d’une démarche de levée de fonds. Pour être efficace, il faut être efficient, c’est donc la capacité du dirigeant à faire le bon investissement en amont du projet, pour faire réaliser un diagnostic préalable et donner toutes les chances au programme de levée de fonds.

Il doit être effectué avant toutes demandes d’aides, de subventions, de concours ou d’entrée au capital, ce qui se traduit généralement par la présence d’un business plan qui permet de mettre en lumière l’activité, l’organisation de l’entreprise, ses modes de fonctionnement, les besoins nécessaires et les ressources à trouver. Vous devez montrer la bonne utilisation des fonds, rassurer sur votre capacité économique et votre bonne gestion de l’entreprise. Ce travail peut être confié à un expert en optimisation financière, ce qui vous garantira toute l’objectivité de son analyse mais peut avoir un coût.

Sur quoi s’effectue ce diagnostic appelé « Due Diligence »

Il se base sur l’activité actuelle mais aussi futur au travers :

  • du budget prévisionnel de l’exercice au regard des engagements réalisés
  • de la rentabilité de l’activité au regard du prix de revient, des postes de dépenses, …
  • de la visibilité de trésorerie au regard des procédés internes
  • de la visibilité de gestion au regard des outils de reporting utilisés

Mais aussi sur les projets de développement au travers de :

  • la stratégie de développement et planning envisagé pour sa réalisation
  • la pertinence du business Model sur le couple Produit/Marché et sa valorisation
  • le budget prévisionnel et ressources nécessaires
  • le Business Plan et perspectives de rentabilité attendue

Vous comprendrez l’enjeu d’investir sur un partenaire efficient, qui donnera les clés de réussite à votre projet.

Le point zéro de la finance entrepreneuriale : le bootstrapping

Le point zéro de la finance entrepreneuriale : le bootstrapping

Le plus fréquemment, l’un des premiers réflexes de l’entrepreneur reste de s’informer sur le financement même si l’expérience conduit souvent à savoir se passer de financement. Se lancer sans aucune ressource externe (prêt bancaire ou levée de fonds auprès d’investisseurs en capital) demeure pourtant une stratégie financière entrepreneuriale intéressante que l’on appelle le bootstrapping. Progressivement, la communauté scientifique s’empare de ce mode original et originel de financement des start-up pour mieux le définir, en apprécier les vertus et les limites.

Les 4 catégories du bootstrapping

Les méthodes et techniques de bootstrapping, proches pour certaines du « bon sens gestionnaire » ou de la créativité économique pour d’autres, peuvent se classer en 4 grandes catégories.

  • L’utilisation des ressources liées à l’entrepreneur : utilisation du salaire provenant d’une autre activité, ponction sur les ressources personnelles, utilisation du domicile, recours à des parents ou amis non rémunérés ou peu rémunérés, renoncement à un salaire dans la start-up, recours au troc (marchandises et services), échange de parts dans le capital, obtention de prêts provenant de la famille ou des amis…
  • L’optimisation de ressources liées aux ventes : privilégier les clients réglant rapidement, se séparer des « mauvais » payeurs, développer des modèles économiques favorisant les avances de paiement, consentir des escomptes pour les paiements au comptant, cession des créances…
  • L’utilisation de ressources partagées (avec d’autres entreprises principalement) : locaux, employés, matériels et équipements, production, logistique et distribution, achats groupés…
  • La gestion « stricte » des coûts et des investissements : allongement des délais de paiement, préférence pour la location et le crédit-bail plutôt que pour l’acquisition, préférence pour l’occasion plutôt que pour le neuf, recours à des emplois à durée déterminée…

Les vertus du bootstrapping

Nombreux sont les exemples de « bootstrappers » illustres créateurs de firmes au succès planétaire (de Coca-Cola à Apple en passant par Dell…). Ces réussites se voient souvent associées aux vertus mêmes du bootstrapping, vertus qui permettent ensuite de séduire et de conforter des investisseurs externes :

  • Accès et adaptation rapides au marché : le bootstrapping induit souvent un accès très rapide au marché (frais et délais de R&D réduits, délais liés aux recherches de capitaux inexistants, les ressources du créateur étant limitées, il est important d’obtenir au plus vite les « premiers chèques »). Les adaptations aux marchés restent plus rapides que si l’entrepreneur doit rendre des comptes à des investisseurs et justifier les modifications de son Business Plan.
  • Attention portée aux clients : le chiffre d’affaires devient très vite la ressource principale (« mieux vaut faire de l’argent plutôt que d’en emprunter ») et le bootstrapper fera tout pour satisfaire ses clients et en démarcher de nouveaux. Il en résulte une courbe d’apprentissage nettement plus positive et rapide.
  • Prévalence de la trésorerie et du levier : le bootstrapping conduit très vite l’entrepreneur à se concentrer sur le niveau de trésorerie et favorise le développement de stratégies qui accroissent la rentabilité des actifs investis (franchise, joint-venture, partenariats…).
  • Efficience autant qu’efficacité : le bootstrapper optimisera la gestion de ses coûts et limitera les effets de « burn rate », il favorisera le « j’ai besoin de » plutôt que le « je désire ».

Un mécanisme marqué également par la contrainte et la fragilité

Cependant, aujourd’hui, les recherches menées ne permettent pas de statuer sur la supériorité du bootstrapping sur les autres modes de financement. Forte croissance et pérennité apparaissent fréquemment comme liées au bootstrapping mais certains résultats mettent en avant la fragilité et la faiblesse des performances financières des entreprises financées grâce à celle-ci.

Pour un jeune entrepreneur, le bootstrapping relève parfois davantage d’une contrainte financière liée à l’impossibilité de lever des fonds que d’un véritable choix stratégique. Le bootstrapping s’assimile alors à une modalité financière nécessaire à la survie de l’entreprise et subie par l’entrepreneur.

Le bootstrapping reflète l’essence même de la finance et de l’esprit entrepreneurial. Il n’est plus réservé aux seules start-up mais se développe aussi au sein de sociétés de plus grande taille pour développer des projets entrepreneuriaux et y insuffler une dynamique entrepreneuriale. Il est de plus à l’origine de nombreuses innovations de financement des PME.

Etrangement, son apprentissage n’est pourtant pas systématique et la part belle est donnée au business plan et au pitch face aux investisseurs. Rappelons donc que savoir « bootstrapper » demeure aussi important que savoir « pitcher ».