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Les 4 conseils pour transformer des prospects en clients…

Du simple curieux au prospect intéressant, il demeure une opportunité commerciale. Transformer des prospects en clients n’est jamais évident. Comment diffuser le bon message, à la bonne cible, au bon moment et via le bon canal ? Nombreux ouvrages aujourd’hui vous proposent différentes méthodes.

Avoir une bonne argumentation commerciale.

Si vous devez convaincre un client, vous devez d’abord savoir ce qui le touche. Il faut donc l’écouter et connaître ses besoins. Vous devez vérifier que les arguments que vous allez avancer sont pertinents et touchent votre cible. N’hésitez pas à lister ses attentes et les caractéristiques du produit/service qu’il trouve particulièrement nécessaire.

Avant de décrire votre produits/service, vous pouvez lui faire un bref résumé en lui disant par exemple : « donc si je résume, vous recherchez un produit qui a tel caractéristique… ». Vous n’avez ainsi plus qu’à structurer votre argumentaire pour qu’il soit au plus près possible de son besoin et réponde à celle-ci. A noter que rien ne sert d’insister par exemple sur le fait de pouvoir personnaliser la couleur d’une voiture si la personne n’y est pas sensible.

Faire un elevator pitch.

Indispensable dans un salon, lors d’un petit déjeuner de présentation ou d’une soirée de networking, il doit pouvoir être fait en 1 minute et être intéressant pour votre interlocuteur. Répéter votre elevator pitch tous les matins, seul ou devant vos collègues, deviendra une habitude. Il s’agit d’attirer l’attention de votre interlocuteur par des mots clés ou des phrases « chocs » qui lui donnent envie d’en connaître davantage sur ce que vous faites ou sur votre offre. Celui-ci sera particulièrement utile si vous êtes amené à faire des soirées networking où votre temps de parole est très limité. Rien ne vous empêche d’approfondir par la suite avec les personnes qui vous semblent potentiellement intéressantes.

Savoir rejeter les objections

Listez chacune des objections possibles de vos prospects. A chaque objection, trouver la réponse adaptée et rebondissez. Par exemple :

  • « Je n’ai pas le temps ! ». Réponse : Je sais que vous êtes débordé, c’est pour cela que je vous propose un RDV »,
  • « J’ai déjà un fournisseur ». Réponse : Parfait cela vous permettra de faire une comparaison intéressante »,
  • « Je n’ai pas le budget ». Réponse : Tant mieux, nous pourrons alors échanger l’esprit libre »…

Aucune objection ne doit vous prendre de court, listez-les et trouvez la réponse adaptée.

Savoir rédiger une proposition de services.

Si vous ne savez pas comment faire, rien ne vous empêche d’organiser un « apéritif proposition commerciale », où vous verrez ce que proposent vos concurrents. Écouter et noter les arguments de chacun. Cogitez, corrigez, et faites une version améliorée de votre proposition commerciale qui prend en compte les points forts de celles de vos concurrents. Dans l’idéal, réalisez un brainstorming avec vos clients et mettez-les à contribution en leur demandant quels arguments, ils trouvent les plus pertinents.

Il n’y a alors plus qu’à … signer !

Les pauses-café, bien ou mal ?

Pour beaucoup, la pause-café est un moment essentiel de la journée de l’entreprise : pour autant, un nombre élevé de pauses implique-t-il que vous avez de mauvais employés ? Mais à l’inverse, comment interpréter l’absence de pauses-café ?

Des pauses qui ont un intérêt

Soyez convaincu de l’intérêt des pauses-café au sein de l’entreprise, à condition qu’elles ne soient ni trop fréquentes ni trop longues… Il ne faut pas exagérer tout de même ! Le temps passé à cette pause n’est certes pas du temps passé à travailler concrètement, mais ce moment convivial, informel et souvent spontané peut être bénéfique en créant un climat de confiance et de sérénité au sein de l’entreprise : durant cette pause, la conversation peut prendre une tournure professionnelle et possède des avantages. Elle facilite la transmission des informations, la gestion des urgences (qui devient parfois, plus rapide et plus efficace qu’un e-mail) et si vous êtes mobile ou travaillez à distance, ce moment permet de faire le point lors de votre retour au bureau.

Quels partages ?

Les personnes peuvent également partager des sujets personnels comme leur week-end, leur soirée, les exploits et bêtises de leurs enfants, etc. (évitez tout de même les détails croustillants de votre nuit de noces !). Ce type d’échanges tend à rapprocher les gens et représente un atout pour le travail d’équipe. L’un des intérêts de la pause-café est d’échanger avec des personnes avec qui l’on ne travaille pas et de rapprocher les différents services. Bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre. On peut se donner rendez-vous devant la machine à café et y retrouver des personnes que nous n’avons pas invitées, mais avec lesquelles nous pouvons trouver des synergies.

Faire connaissance avec d’autres collaborateurs

Outre tisser de bonnes relations au bureau et dynamiser l’entreprise, la pause-café leur permet de faire connaissance avec leurs collaborateurs voire avec vous (et oui, vous aussi vous pouvez prendre des pauses…) et par la suite de comprendre la culture de l’entreprise (« bienvenue chez nous ! »). Malgré l’absorption d’une boisson psychotrope, cette ambiance détendue offre l’opportunité de limiter et apaiser les tensions (bien sûr, ce n’est pas une raison pour entrer en conflit avec vos collègues juste avant la pause…).

Aussi, selon une étude de l’université de New York réalisée en janvier 2010, la caféine améliore la mémoire des travailleurs ainsi que leur concentration et leurs capacités intellectuelles. Si le goût du café peut s’avérer désagréable pour certains, rien ne les empêche de boire un thé (la théine produit le même effet…) et au pire des cas, de prendre un chocolat au lait !

Enfin et peut-être surtout, votre cerveau a besoin de se reposer et les pauses (café ou non) lui permettent de se ressourcer. Après une pause, vous serez bien plus productif que si vous n’en aviez pas fait, ce qui représente donc un gain pour l’entreprise de manière générale. Il s’agit donc plus d’une bonne pratique que d’une mauvaise.

Des pauses qui peuvent s’avérer néfastes ?

À l’annonce dissonante de la pause-café, nombreux sont les employeurs qui grincent des dents car aussi courte que soit la pause, c’est du temps perdu. Pendant qu’ils se détendent, le travail s’accumule tandis que la productivité diminue et avec elle le gain d’argent. Les employeurs s’inquiètent de ce moment de liberté puisque selon une étude britannique d’Online Opinion, un employé consacre en moyenne 188 jours et 21 heures aux pauses-café dans sa carrière professionnelle. En d’autres termes, la pause-café représente environ 24 minutes par jour et la perte de productivité annuelle évaluée à 490 euros par salarié, ce qui peut vite devenir une somme conséquente pour les chefs d’entreprise. Malgré les mauvaises odeurs et les risques de cancer, certains préféreront une pause cigarette à une pause-café dont la durée est cinq fois plus élevée !

Contrairement à ce que nous avons dit plus haut, elles peuvent être sources de tensions et de conflits. Les derniers potins de l’entreprise (dont le contenu est souvent gonflé et parfois complètement faux), l’échange d’informations (évitez de vous prendre pour un espion !), tout peut se dire devant la machine à café. C’est un moment de confidences (…mais pas un confessionnal !). Ce moment peut devenir néfaste pour l’harmonie de l’équipe lorsque des groupes se forment pour se transformer en « clans » et élans guerriers (Aux armes !). Même latents, des effets négatifs existent bel et bien dans ces moments d’apparence cordiale mais n’oubliez pas qu’une entreprise est là pour générer des bénéfices.

La pause-café, vous connaissiez… mais peut-être pas sous ces angles ! Sans doute aurez-vous réfléchi à la nécessité ou non de prendre un moment pour respirer (ou de laisser respirer vos salariés). Cependant, prenez garde de ne pas laisser refroidir votre boisson fumante, vous pourriez passer pour un fumiste…

4 avantages pour intégrer une pépinière

Créer une start-up est un challenge personnel et professionnel, qui apparaît tant comme une gageure que comme un risque nouveau qui peut s’établir sur plusieurs plans : familial, social, financier ou au niveau du plan de la carrière. Beaucoup n’hésitent cependant pas à quitter un travail rémunérateur pour se lancer dans cette belle aventure entrepreneuriale ou se lancent pendant ou directement après un cycle de formation supérieure, évitant les innombrables entretiens d’embauche pour un fameux stage de fin d’étude.

Depuis quelques années, le paysage entrepreneurial français s’est densifié, s’articulant autour de plusieurs écosystèmes plus ou moins gros et plus ou moins dynamiques, portés notamment par les incubateurs, les pépinières et les accélérateurs plus récemment. Une pépinière d’entreprise est une structure qui va accompagner, héberger et accueillir une jeune pousse et le porteur du projet, lui assurant un cadre idéal pour le développement pérenne de sa société. Mais quels sont réellement les avantages d’une pépinière ?

Des tarifs attractifs

C’est la raison numéro un qui pousse souvent les entrepreneurs à aller en pépinière : les locaux sont souvent bien moins chers qu’une location de bureaux classique réalisée auprès d’un bailleur commercial. D’autre part, elles proposent quasi-systématiquement un soutien matériel en mettant à disposition des bureaux meublés, des salles de réunion, téléphone, fax, etc. La mise en place de pépinières d’entreprises est devenue un des moyens privilégiés pour soutenir les porteurs de projets innovants, de l’idée jusqu’à la réalisation. Aujourd’hui, l’alternative des bureaux de coworking représente également une solution si vous cherchez à intégrer des locaux peu coûteux mais le prix augmente rapidement si vous devez intégrer de nouveaux collaborateurs.

Une structure qui encadre et accompagne

Outre des locaux, une pépinière apporte une véritable aide, un accompagnement à long terme, des ateliers pratiques, un réseau de professionnels. Un soutien donc pour toute nouvelle entreprise en réduisant les contraintes souvent financières. Il est extrêmement important quand on se lance d’avoir un retour extérieur sur son projet car l’objectivité n’est souvent pas le fort des entrepreneurs. Or, vous avez besoin de structurer votre projet et de bien faire démarrer votre entreprise.

Créer une entreprise est un défi permanent, où rien n’est acquis. Un entrepreneur connaît des hauts et des bas, et être entouré de personnes qui traversent les mêmes difficultés est un moyen de se serrer les coudes et de progresser ensemble.

Une pépinière, c’est aussi une structure qui bénéficie d’un réseau qu’elle peut mettre à disposition des start-ups hébergées pour ne pas rester seules devant un obstacle ou dans le développement de leur produit, mais au contraire de s’entourer des bonnes personnes.

L’émulation

Une pépinière offre des espaces pour travailler ensemble. Elle ouvre la possibilité du partage des connaissances et des savoirs. Elle donne naissance au travail collaboratif et de nombreux évènements sont souvent organisés, voire des rencontres avec les autres structures sur place. Si on pense souvent qu’il s’agit seulement de faire du business, voire de vendre son offre aux autres entreprises présentes, ces rencontres vous permettent d’abord d’avoir des liens avec vos pairs. Le fait de voir d’autres personnes s’investir dans une entreprise tout juste naissante pourra même vous stimuler. Enfin, créer du lien avec eux pourrait vous permettre d’obtenir des réponses à des questions que vous vous posez, voire de trouver d’éventuels partenaires.

Des services complémentaires

Les pépinières sont généralement en mesure d’apporter toute une kyrielle de services qui permettent aux start-ups de se délester de tâches sans valeur ajoutée pour se concentrer sur le développement de leur société. Ainsi souvent les pépinières ont noué des partenariats afin de faire bénéficier de tarifs avantageux sur certaines prestations ou bien proposent directement un accompagnement et un suivi des start-ups. N’hésitez pas à vous renseigner sur ses services qui pourraient se révéler utiles dès à présent mais aussi dans l’avenir.

5 phrases à ne pas prononcer quand on veut devenir entrepreneur

L’entrepreneuriat a le vent en poupe depuis des années et les Français sont de plus en plus nombreux à déclarer vouloir créer un jour leur entreprise. Si vous souhaitez vraiment devenir entrepreneur, voici 5 phrases à ne pas prononcer et bannir de votre langage. Ces 5 phrases constituent de véritables freins entre le passage du salariat à l’entrepreneuriat.  

J’attends la bonne idée et j’y vais.

Combien de fois et combien de personnes se sont dit : « pourquoi n’ai-je pas eu l’idée de lancer Facebook ? » Pourtant, ce qui a fait de Mark Zuckerberg un succès n’est pas tant le fait d’avoir eu l’idée mais de s’être lancé rapidement, d’avoir testé et amélioré petit à petit son réseau social. En matière d’entrepreneuriat, il n’y a pas de bonnes idées même si certaines peuvent s’adresser à un marché plus ou moins grand.

Lorsque l’on entreprend, il faut noter que pour bon nombre d’entrepreneurs l’idée de départ et ce qui est finalement lancé est souvent très différent. Attendre la bonne idée reste souvent illusoire car même la recherche d’une idée demeure une démarche proactive. Il s’agit souvent juste de se demander les problèmes que vous rencontrez et la manière dont vous pourriez les résoudre pour trouver une idée qui pourrait être pertinente. Vous pouvez aussi vous demander quel besoin n’est pas encore satisfait. A noter que le plus important est de se lancer dans la démarche, d’apprendre à connaître son marché et de faire évoluer son idée de départ.

Je dois encore faire des recherches pour mon business plan

Le business plan est-il important ? Oui. Mais on peut passer une vie entière à le peaufiner. Pour une société en création, encore une fois, le plus important est d’obtenir rapidement des feedbacks des clients et améliorer le service ou le projet. Ne cherchez donc pas à créer un business plan parfait et à y consacrer une année entière. Il est fort probable qu’en agissant ainsi, vous cherchiez quelque part une bonne raison pour ne pas vous lancer.

Travailler et retravailler sur votre business plan, c’est rester dans sa zone de confort, celle du produit souvent par peur de se confronter au client. Tant que vous n’avez pas tenté de vendre votre produit ou service, vous ne prenez pas le risque de voir des refus mais aussi celui de ne jamais passer à l’action. Si vous êtes encore sur votre business plan au bout de 6 mois à plein temps, il est grand temps de vous poser des questions sur votre motivation.

Le problème c’est qu’il y a beaucoup de concurrents sur ce marché

Le problème n’est pas que des concurrents existent : il se révèle souvent plus problématique qu’il n’y ait aucun concurrent car cela souligne parallèlement l’absence de marché et donc de clients potentiels.

Le véritable problème réside dans le fait de n’avoir aucun avantage concurrentiel ou aucun positionnement clair qui vous permettent de vous en démarquer. Réjouissez-vous d’avoir des concurrents et positionnez-vous clairement par rapport à eux ! C’est par ce que vous apportez de différent ou de mieux que vous allez faire venir des clients. D’autre part, la concurrence vous aide à vous challenger et à toujours vous améliorer alors autant vous en réjouir.

Je n’ai pas assez d’argent pour me lancer

Le manque de capital de départ peut être un frein mais il ne doit pas servir d’excuse pour ne pas se lancer ! Il existe de nombreux moyens de trouver de l’argent sans même avoir le moindre capital de départ. Déjà, vous pouvez vous renseigner sur les différentes aides ou subventions, convaincre des proches d’investir, participer à des concours à la création d’entreprise, faire des campagnes de crowdfunding, lever des fonds ou encore faire des prêts à la création et notamment ceux d’honneur. Certaines sources entrainent même le fait d’en trouver d’autres.

Aussi, le propre de l’entrepreneur est d’arriver à convaincre des tiers de rejoindre le projet et il se pourrait que ce soit eux qui investissent le capital nécessaire au démarrage de l’entreprise. Ne pas avoir de capital personnel à investir dans le projet est un désavantage, certes, mais est loin d’être rédhibitoire. Parvenir à convaincre un ou des investisseurs est aussi un moyen de vérifier de l’attractivité de votre projet et de votre capacité à le vendre.

Bref, ne pas avoir de fonds de départ ou très peu va vous obliger à être plus imaginatif et à convaincre d’autres personnes de la pertinence de votre projet.

Ce n’est pas le bon moment, je suis trop jeune

« Je suis trop jeune et sans expérience, je me lancerai plus tard ». Ce n’est jamais le bon moment pour se lancer. Il n’y a, en réalité, pas de bon moment pour se lancer. Le timing du marché (les clients attendent-ils ma solution) est plus important que votre timing personnel (c’est le bon moment pour moi d’entreprendre) car ce ne sera jamais le moment pour vous. Certains vous diront même que plus vous avancez dans l’âge, plus vous aurez du mal à vous lancer car vous aurez des responsabilités si vous avez une famille à charge ou encore des prêts immobiliers éventuellement en cours. Bien évidemment, la situation personnelle joue sur la réussite de l’entreprise. Mais l’absence d’expérience ne doit pas constituer une raison pour ne pas entreprendre et il faut bien une première fois.

Ne faut-il pas être fou pour entreprendre ? Rappelons que les risques sont importants et le potentiel de réussite faible.

Faites le choix : sourire fake ou mauvaise humeur assumée ?

Un proverbe chinois dit que l’homme qui ne sait pas sourire ne devrait pas tenir boutique. Connaissez-vous le pouvoir d’un sourire ? A la fois marque de sympathie et, signal de bien-être, il confère une force dont il ne faut pas se dispenser surtout dans les métiers en lien avec la clientèle… Attention toutefois aux limites.

Une attitude qui impacte le client

Au Japon, sourire demeure une référence pour les entreprises qui attendent de leurs salariés qu’ils s’en revêtent quand ils arrivent le matin, en même temps que leur costume de travail. S’appuyant sur l’idée qu’un sourire ne devrait jamais quitter les lèvres du salarié, les dirigeants imposent de sourire. Il faut dire que le sourire est une marque de bien-être qui véhicule à la fois une image positive de la société et une impression de bienveillance vis-à-vis des clients. il ne s’agit pas d’ une expression traduisant une émotion dans le pays du soleil levant mais comme un moyen de communication. Selon certains patrons japonais, avoir des salariés souriants au travail diminuerait de 70% les plaintes des clients et boosterait de 20% les ventes.

Certaines entreprises organisent des formations pour apprendre à leurs salariés à sourire. D’autres comme la Keihin Electric Express railway company sont allées jusqu’à mettre en place une « police du sourire » grâce à un drôle d’appareil. Développé par la société Omron et mis en vente en 2009, le « scan smile » vérifie que les salariés affichent un sourire avant d’aller à la rencontre des clients. Grâce au scan des mouvements des yeux et des lèvres, ce détecteur de sourire calcule le score sur 100 du salarié (100 étant le sourire dentifrice auquel doivent se rapprocher les salariés) et envoie une alerte si l’employé ne paraît pas heureux.

Le sourire forcé peut conduire au burn-out et n’est pas une cause de licenciement

Une étude américaine publiée dans l’Academy of management Journal en 2011, a démontré que forcer sa bonne humeur est nuisible à la santé. En se basant sur l’expérience de chauffeurs de bus, quotidiennement et continuellement en lien avec des clients, ils ont démontré que les personnes qui se contraignent à être courtois et sereins en masquant leur irritabilité, sont les moins productives et investies dans leur travail. Ne pas exprimer ses émotions peut provoquer également des risques de burn-out alors qu’exprimer épisodiquement ses véritables sentiments a un rôle fonctionnel voire stimulant dans certains cas.

En juillet 2012, renvoi d’un maître d’hôtel du Sofitel Méditerranée de Cannes à cause de son manque d’amabilité envers les clients ! Si l’affaire portée aux Prud’hommes a donné raison à la salariée, l’affaire judiciaire était inédite. Elle mettait en lumière que la mauvaise humeur au travail peut être considérée comme une attitude négative suivant le poste occupé et le contact avec les clients. D’où l’importance du sourire dans le cadre de certaines fonctions.

Le sourire a cependant des conséquences positives

Pouvons-nous toutefois afficher constamment nos émotions, surtout quand celles-ci sont négatives ? Vous avez déjà vécu l’expérience en tant que client, que ce soit au restaurant, à l’hôtel ou ailleurs, que des personnes vous servent mais sans aucune cordialité et ni sourire. Vous n’avez certainement pas apprécié qu’il en soit ainsi… Adopter le choix d’exprimer ses émotions (toutes ses émotions !) est-ce cependant une bonne chose ?

D’autres études montrent la force du sourire sur notre moral et nos relations avec les autres, que ce soit au travail ou dans nos vies personnelles. Le sourire même forcé (pour différencier avec le sourire spontané) aurait un effet relaxant sur notre corps alors que celui-ci vit une activité stressante. Sourire lorsque vous êtes face à un problème réduit le rythme cardiaque. C’est sans parler du fait qu’il impacte les personnes autour de vous beaucoup plus que ce que vous ne le pensez.

Selon de nombreux chercheurs, les personnes qui sourient le plus seraient également celles qui auraient le plus de chance dans la vie, puisqu’elles donnent plus envie aux personnes de les approcher et seraient également les plus productives. En communiquant une émotion positive, elles sont plus à même d’être entourées et d’être aidées lorsqu’elles font face à un problème. Le sourire a donc un impact sur notre environnement qui nous le rend bien.

Travailler chez soi : avantages et inconvénients

Travailler chez soi est devenu courant pour bon nombre de salariés et dirigeants depuis la crise sanitaire. Si certains en ont pris l’habitude et que le télétravail apparaissait comme attrayant au premier abord par son côté pratique et par la recherche d’un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, il n’est pas toujours viable pour notre quotidien …

Des économies pour les deux parties ?

Un des premiers avantages du travail à domicile se mesure en termes d’économies. Vous pouvez en effet soustraire tous les coûts liés au déplacement pour vous rendre à votre lieu de travail que vous preniez en charge par moitié. Cependant, de nombreuses dépenses restent parfois non remboursées comme les frais relatifs aux consommables (papiers, encre, électricité…) qui viennent contrebalancer celles-ci. A noter que les salariés n’ont plus besoin non plus d’investir dans une garde-robe « spécial travail », ce qui représente une économie et que certains se dispensent même de frais de garde d’enfants. C’est surtout pour l’entreprise qu’elles sont importantes puisque nombre d’entre elles ont réduit leur surface car elles fonctionnent par roulement ou ont tout simplement supprimé les locaux.

Celles-ci ne se limitent pas au loyer puisque les économies sont partout (électricité, fontaine à eau, café, téléphone, internet, chauffage…). A noter, en revanche, que les entreprises ont souvent dû équiper les collaborateurs même si ces investissements devraient rapidement s’avérer rentables sur le temps. D’autres les coûts liés au trajet autrefois nécessaire pour que le salarié se rende sur son lieu de travail n’existe plus. Les chefs d’entreprise n’ont plus à se soucier de l’usage de la voiture, du carburant, des éventuels frais de péage, parking, et des coûts liés aux voitures de la société. Ou encore, notamment pour les Parisiens, des frais de votre pass Navigo ou des tickets permettant l’utilisation des transports en commun.

D’autres nombreux avantages du télétravail

Quand on travaille de chez soi, la notion de flexibilité prend tout son sens. La plupart des entreprises laissent leur salarié libre de constituer leur emploi du temps et ils peuvent ainsi choisir leurs horaires de travail. Rien ne les empêche de faire la grasse matinée ou de travailler assez tard dans la soirée ou en fin de semaine même si c’était déjà le cas de nombreuses personnes qui rapportaient du travail chez eux pour avancer dans des dossiers. Cette liberté d’organisation leur confère le droit d’aller chercher leurs enfants à la sortie d’école ou de s’accorder une pause, faire une sieste comme bon leur semble, selon leurs envies.

Confort personnel ?

Le confort personnel est augmenté puisque vous pouvez également régler l’éclairage, vous mettre à l’aise en choisissant votre posture, être libre d’opter pour l’humeur qui vous correspond. Vous pouvez ainsi adapter votre environnement comme il vous convient le mieux pour être le plus productif possible mais aussi le plus satisfait. Vous pourriez même vous offrir le luxe de travailler à la campagne si cela n’est déjà le cas, vous gagnerez ainsi en qualité de vie !  Plus besoin de prévoir une marge pour arriver à l’heure au travail et perdre du temps à se préparer ou à se maquiller.

Adopter le style pyjama n’est plus un mythe ! On note par ailleurs un avantage de proximité par rapport à la famille pour ceux qui ne vivent pas seuls. La commodité d’être chez vous, avec votre famille, vos enfants, est particulièrement réconfortante. Vous leur assurez de ce fait une présence permanente ou quasi-permanente permettant de renforcer les liens familiaux. Finis les « Tu rentres tard … Le dîner est dans le micro-onde, j’ai déjà mangé vu l’heure … » venant de votre cher et tendre.

Le stress, considérablement réduit !

Il vous reste toutefois le stress lié à l’activité de votre entreprise. Comme c’est le cas à Paris, les embouteillages relatifs aux heures de pointe notamment engendrent un stress anti-productif. Ce stress fait arriver vos collaborateurs sur leur lieu de travail mécontents. Ils sont déjà fatigués avant même de commencer à travailler, et cela ne va pas aller en s’améliorant au fil de la journée. Fini tout cela ainsi que la course dès le matin pour ne pas arriver en retard aux réunions car vous êtes déjà sur place ! Une dose de stress quotidien en moins !

Tranquillement installé chez vous, vous évitez ainsi les distractions inutiles des autres salariés, les interruptions inutiles, … etc. Votre nouvel environnement vous immunise de tout cela. Ils sont donc parfois plus performants et gagnent en productivité.

Ils gagnent aussi sur le plan de votre santé ! Aux trajets pour vous rendre sur votre lieu de travail s’ajoutent le stress, la fatigue, l’énervement … Leur santé physique et mentale en prend un coup. Le temps gagné en supprimant les déplacements vous permet même de pratiquer une activité sportive (souvent délaissée par manque de temps) afin d’évacuer le stress et de décompresser.

Un choix de vie pas toujours opportun

Pas toujours en famille, privé de vos collaborateurs et salariés, vous êtes isolé, vous mangez seul. Ce sentiment d’isolement et de solitude peut être synonyme de dépression. Le lieu de travail reste souvent assimilé à un lieu d’échange et de socialisation. De nombreuses personnes considèrent le lieu de travail comme un lieu privilégié par rapport à l’opportunité de rencontrer des gens, créer des relations amicales ou autres. En travaillant à domicile, ils doivent user de créativité pour garder leurs relations sociales, rencontrer de nouvelles personnes et rester en contact (pépinière d’entreprise, entreprises de conseil, clients, banque). Cet isolement peut provoquer un détachement quant à l’évolution de la société qui induit d’importants changements (nouvelle intelligence concurrentielle).

D’autres distractions ?

Bien qu’ayant réussi à se défaire des distractions liées à votre lieu de travail, il vous reste celles liées à votre concon familial, à savoir : vos enfants, la famille, les amis. Chez vous, les tentations sont nombreuses. Vous devez alors instaurer des règles, notamment pour les enfants, et leur expliquer votre indisponibilité durant votre temps de travail. Il est d’autant plus difficile de s’adonner pleinement à son travail lorsque des tâches ménagères sont en cours (ménage, bricolage, faire les courses, surveiller les enfants).

Il est recommandé d’aménager un coin organisé et ergonomique afin de travailler dans de bonnes conditions. L’idéal serait de dédier une pièce exclusivement à votre travail. Le travail à domicile demande une certaine organisation et surtout, une autodiscipline. Travailler chez soi demande une bonne maîtrise de soi afin de ne pas succomber aux tentations symbolisées par les distractions présentes. Le fait de ne pas avoir d’horaires fixes peut induire une désorganisation totale pouvant faire perdre en performance votre activité (perte de contrats, retards).

Rester motivé , difficile ?

Il faut cependant rester motivé tout au long de la durée de votre travail. Il existe en effet un fort taux de risque que vos salariés ne réussissent pas à dissocier vie professionnelle et vie privée. Pour que ce type de travail fonctionne, il est important de ne pas laisser sa vie privée impacter sa vie professionnelle. Attention à ne pas prendre de retard sur le travail à cause d’un évènement privé. Afin de travailler efficacement, rigueur et discipline sont de mises.

Le lieu de travail et le lieu de domicile ayant chacun leurs spécificités, il convient de souscrire différentes assurances et de bien protéger les données professionnelles confidentielles.

Autre point à prendre en considération : le management. Celui-ci est très différent quand ils sont en contact avec leurs managers que quand ils sont chez eux. Être chez soi provoque un sentiment d’abandon pour vos salariés et de liberté. Il reste donc nécessaire de les responsabiliser afin de ne pas voir la production de l’entreprise s’abaisser. Il reste souvent nécessaire de mettre en place des réunions par vidéoconférence régulières afin de bien suivre l’évolution des différents projets. Pensez également à passer de temps en temps pour rester en contact avec l’ambiance de l’entreprise. Elle est souvent plus difficile à ressentir à distance. Et certains sujets ne sont parfois abordés que quand vous êtes présents.

La formation des salariés est elle aussi plus difficile à faire à distance. Vous êtes en effet moins « accessible » et certaines questions ne vous seront pas ainsi posées alors qu’elles auraient pu l’être. Il reste toujours plus facile parfois de montrer comment faire à un salarié que de passer par une explication virtuelle ou par email.

Entre avantages et inconvénients, à vous de choisir !

Prendre du plaisir au travail, c’est possible !

Dans la majorité du temps, le travail est synonyme de stress, de rythme de vie infernal, de migraine. Il y serait impossible d’y trouver des plaisirs. Contrairement à ce que pensent la plupart des salariés, il est bien possible de marier les expressions « travail » et « plaisir ». Pour cela, il suffit d’adopter quelques habitudes de vie.

Choisir une fonction/métier qui vous plaît

Le plaisir au travail ne rime pas avec adultère, trafic de connexion ou autres choses insensées qui peuvent coûter un renvoi. Pour trouver du plaisir au travail, il faut avant tout aimer celui-ci. Il s’agit donc de vous orienter, voire de vous former, vers des tâches qui vous plaisent ou de viser une fonction que vous aspirez à exercer. Tout le monde n’a pas la même appétence en la matière alors vous devez savoir ce que vous aimez faire. Ce n’est pas parce qu’une tâche est rébarbative qu’elle ne va pas vous plaire, de la même manière que faire un puzzle ne plaît pas à tout le monde.

Changer votre conception du travail

La passion envers un travail donné dépend aussi de l’idéologie et la valeur morale de la société pour laquelle une personne travaille. Si vous concevez votre entreprise comme une entité qui vous exploite et dont le seul but est de vous exploiter pour faire toujours plus de chiffre d’affaires, vous aurez du mal à prendre du plaisir à faire ce que vous faites. Il est vrai qu’il est difficile de s’y retrouver si votre métier est de vendre des armes.

La plupart des sociétés mettent du sens au travail et ont défini la mission de l’entreprise. En vous y intéressant, vous pouvez trouver un but qui va au-delà d’exécuter vos tâches et qui peut vous aider à prendre du plaisir à réaliser vos tâches. Aujourd’hui, les entreprises ont des politiques RSE de plus en plus poussées et cherchent à être de plus en plus réellement positives pour la société.

Bien réaliser son travail

Il n’y a rien de plus démotivant que de ne pas être satisfait de son travail. Le meilleur moyen de trouver du plaisir dans une tâche au quotidien repose sur le fait de donner le meilleur de soi-même et de réaliser un travail dont vous êtes fier. Lorsqu’une personne trouve une satisfaction dans ce qu’elle réalise, sa motivation augmente automatiquement au fur et à mesure du temps. Il est donc essentiel de ne pas rendre un travail bâclé mais un qui vous challenge, voire que vous pensiez impossible à réaliser. Le fait de réussir une tâche jugée difficile renforce l’égo et vous met dans un esprit de réussite qui vous fera apprécier d’autant plus vos réalisations. Plus elles sont d’envergure, plus vous aurez tendance à aimer ce que vous faites et les partager autour de vous.

Se fixer des objectifs

Si on n’arrête pas de parler des objectifs SMART, ce n’est pas pour rien. En dehors de leurs caractéristiques, il faut bien constater que se fixer des objectifs est bon pour la concentration et finalement pour le fait d’aimer son travail. Pourquoi ? Déjà parce que vous avez l’impression d’avancer. Il reste difficile d’apprécier son travail quand on se concentre sur une tâche qui peut, somme toute, apparaître comme banale. Voir le projet dans son ensemble et que vous avancez procure du plaisir surtout quand vous arrivez près de votre objectif. Gardez à l’esprit que toutes les petites tâches permettent de faire un grand tout.

Bien aménager son espace de travail

Un bon aménagement de son espace de travail fait partie des moyens qui permettront d’obtenir une certaine dose de motivation dans son travail. Pour cela, il suffit de le personnaliser en posant quelques objets personnels comme des photos de famille, des objets fétiches comme un porte-stylo, ou un calendrier porte-bonheur. Pour ceux qui ont la chance de travailler de chez eux, il ne faut pas hésiter à décorer la pièce qui sert de bureau. Certaines entreprises proposent même un petit budget pour le faire même si ce n’est pas le cas de la majorité. Dans tous les cas, faites en sorte que votre espace de travail soit agréable pour vous.

Travailler sa créativité

L’esprit de créativité est tout aussi important. En se résignant sur les acquis tout au long d’une carrière, un salarié se lassera rapidement de son travail et ne trouvera plus de plaisir à travailler. En augmentant sa créativité, et surtout, en ajoutant une valeur ajoutée à son travail, les tâches à réaliser deviendront de plus en plus intéressantes. Agir dans ce sens permettra à un individu de prendre plaisir à travailler. Ce n’est pas parce que vous réalisez une tâche depuis longtemps d’une manière qu’il n’existe pas un moyen de faire mieux avec moins d’efforts. Trouver des solutions efficaces permet également de mettre son empreinte dans le fonctionnement de l’entreprise. La créativité n’implique donc pas forcément de se mettre à l’art.

Savoir prendre du recul

Dans le monde professionnel, rien ne vaut le fait de travailler à fond, mais il est aussi important de réaliser de temps en temps un petit peu de recul par rapport à votre travail. Quelques remarques, quelques critiques de la part de son supérieur ou de ses collègues peuvent aider à améliorer vos performances au bureau alors autant les prendre en compte pour améliorer vos manières de faire. Il est possible d’utiliser celles-ci de manière positive pour améliorer ses performances personnelles dans le monde du travail. Avoir un feed-back peut aussi pousser une personne à offrir le meilleur d’elle-même et lui permet de dépasser ses limites. Pour un salarié, l’envie de se surpasser peut très bien devenir une source de motivation.

Cultiver une bonne relation avec ses collègues

Travailler ses relations avec son supérieur et ses collègues de travail fait partie des initiatives à prendre pour prendre plaisir à travailler. Il est clair que sans cela, la vie au bureau peut vite devenir un fardeau. Si chaque jour, vous devez voir des personnes que vous détestez, vous allez vite vous sentir mal à l’aise au travail et forcément ne pas y prendre du plaisir. Soyez donc ouvert et ne faites pas une frontière rigide avec vos collègues notamment ceux avec qui vous avez un bon feeling. Une personne qui réussit à se faire des amis au bureau viendra avec davantage de bonheur au travail, rien qu’à l’idée de retrouver des personnes qu’elle apprécie. Une évidence, nous direz-vous.

Devenir Business Angel en 12 étapes

Extrait du guide des start-up high-tech d’Olivier Ezratty, les 12 commandements du Business Angel sont des précautions à prendre pour toute personne qui veut investir à ce titre dans une startup. Valable pour les investisseurs comme pour les patrons de startups, ces quelques points peuvent aiguiller les uns comme les autres lors de leurs transactions notamment si vous souhaitez racheter une entreprise. Mais que regarder quand on souhaite devenir Business Angel ?

1. Investir dans des projets que l’on comprend

On ne le dira pas assez, si vous ne connaissez rien en informatique, il est peut-être sage de ne pas investir dans ce domaine sous peine de ne pas toujours saisir les enjeux inhérents à ce secteur. Il reste nécessaire de comprendre au moins ce que fait l’entreprise. Rien ne sert de vouloir investir si vous ne comprenez absolument rien car vous ne pourrez ni poser les bonnes questions aux entrepreneurs, ni conseiller et encore mieux vous assurer que l’entreprise a réellement une perspective d’avenir. Même si vous n’êtes pas un expert du domaine, intéressez-vous à la plus-value de l’offre par rapport à ce qui existe et aux barrières à l’entrée.

2. Ne pas croire aveuglement dans le business plan

Certes, c’est un outil précieux et un bon indicateur quant à la qualité d’une stratégie mais rien de plus. Dites-vous bien que cela se saurait si les business plans étaient parole d’évangile. D’ailleurs faire un business plan ce n’est pas prévoir l’avenir mais faire une prévision qui peut varier selon de nombreux facteurs (conjoncture, évolution soudaine du marché…). Il faut, dans l’idéal, vous intéresser aux variables prises en compte et vérifier qu’aucune d’entre elles n’a été biaisée voire pire oubliée. Vérifiez autant les achats que les ventes. Si certains postes manquent, n’hésitez pas à le signaler.

3. Modérer son enthousiasme et préférer être convaincu que séduit

Qui n’a pas encore été impressionné par la prestance, le choix de mots, la gestuelle, l’élocution de tel jeune entrepreneur ?  Si ce sont des qualités indispensables en politique, elles le sont moins dans l’entrepreneuriat même si elles peuvent servir. Une belle stratégie n’est pas forcément une bonne stratégie. Pour éviter de tomber dans le piège, prendre du recul et consulter des avis extérieurs. Si vous êtes convaincus par les facteurs clés de succès, le business model ou encore les avantages concurrentiels, vous aurez plus de chance d’avoir trouvé un projet viable.

4. Privilégier l’équipe au projet

Une startup c’est avant tout les personnes qui la portent. Sans eux pas d’entreprise, pas de création. Il faut donc mettre un accent plus fort sur les porteurs du projet que le projet en lui-même. Deux idées apparaitraient à deux endroits du monde dans le même temps mais ne connaitraient pas le même succès. S’intéresser à l’équipe n’est pas anodin surtout si l’entreprise rencontre des difficultés car ce sera elle qui tiendra le navire. De la même manière, vérifier qu’elles possèdent les compétences nécessaires au développement de l’entreprise n’est pas un luxe.

5. Prendre la mesure de la capacité de remise en cause des créateurs

Une startup, c’est comme la vie, ça ne se passe jamais comme prévu. Comment les entrepreneurs réagissent ‘ils face aux imprévus ? Se remettent ‘ils en question ? Autant de paramètres qui vous donnerons une vue globale de ce à qui vous avez à faire. Il n’est pas rare qu’une entreprise doive changer de business model. Il faut donc que les fondateurs aient la capacité à se remettre en cause. S’ils ne doivent pas écouter tous les conseils (certains étant de mauvais conseils), ils doivent cependant garder une attitude d’ouverture et être réceptif aux différents signaux.

6.  Ne pas prendre 6 mois à négocier le pacte d’actionnaires

Battre le fer quand il est chaud ! Il existe des sujets qu’il faut régler en priorité et le pacte d’actionnaires en fait partie. Inutile de perdre du temps et de l’argent car il vaut mieux fixer des bases claires et éviter ainsi de fâcheux malentendus. Le pacte d’actionnaires reste un document juridique de base et du moment que chacun est protégé et ne peut pas être lésé, vous pouvez rapidement passer à autre chose.

7. Investir et diriger ne pas confondre

Je finance donc je dirige ? Certainement pas ! Eviter de diriger les entreprises dans lesquelles on investit est une précaution de base qui évite de faire couler soi -même son investissement. Gardez à l’esprit que les entrepreneurs ont besoin d’argent, de conseils, mais pas forcément de votre leadership. D’autre part, plus vous immiscer dans la gestion, plus votre protection risque de sauter. La frontière étant fine, faites bien attention à ne pas la franchir car vous pourriez vite rentrer dans une situation de gestion de fait.

8. Parole donnée, parole sacrée

Si vous n’avez pas l’intention d’investir dans une entreprise, inutile d’y aller par quatre chemins. Par contre, si vous décidez d’y investir de votre argent, alors tenez vos engagements.  Un Business Angel qui ne tient pas ses engagements auprès des startuppers n’est pas un Business Angel mais un Business Devil … Vous faites perdre du temps à cet entrepreneur qui peut le consacrer ailleurs alors autant vous dispensez d’avoir une telle attitude.

9. Diluer son risque en se diversifiant

Diriger pour mieux régner, mais surtout pour mieux gérer. En diversifiant son investissement on dilue le risque pris… une histoire d’œufs et de paniers.  En prévision d’une éventuelle mauvaise passe, il est recommandé de se diversifier rapidement car tous les projets dans lesquels vous allez investir risque de ne pas connaître le succès. Si certains vont vous surprendre de manière positive, d’autres vont rencontrer des difficultés inattendues donc autant vous y préparer.

10. Accepter les gamelles comme tout entrepreneur

Investir n’est pas systématiquement synonyme de Success Story à la clé. Et encore, il faut en faire du chemin pour y arriver. Un chemin jonché de pierres et en cas de chute, il faut accepter le faux pas et en tirer les leçons. Le minimum est de rester conscient que le risque zéro n’existe pas. En général, la moitié de vos investissements iront à perte, un quart se contentera de stagner et l’autre quart connaitra le succès.

11. Ne pas investir ses dernières économies

On le sait, jouer les Business Angels n’est pas à la portée de tous. SI vous avez des fins de mois difficiles, que vous refaites le calcul de vos courses en caisse ou de votre facture d’électricité, alors abstenez-vous ! Pour être Business Angel il faut en avoir les moyens.  Et pour cause…

12. Argent misé, argent perdu

Toutes les startups ne sont pas vouées à devenir des groupes internationaux au CA à 10 chiffres. Certaines, malheureusement, ne dépassent même pas le stade de la TPE. Qui investit son argent dans une startup doit être prêt à le perdre si vous ne voulez pas être sans arrêt dans l’angoisse et mettre la pression aux entrepreneurs.

Voilà les 12 points clés sur lesquels s’appuie un investisseur qui veut devenir un Business Angel. Par effet miroir, ceci est valable pour l’entrepreneur qui doit choisir son ou ses Business Angels. Mais attention ! Les Business Angels ne sont pas (tous) des anges : des mauvaises pratiques existent et nous vous recommandons de lire « Business Devils : les mauvaises pratiques que l’on peut rencontrer » de Guilhem Bertholet.

Doit-on dématérialiser ses documents ?

La dématérialisation repose sur le principe de transformation de documents stockés sur papier en fichiers numériques informatiques. Ce phénomène est aujourd’hui majeur dans notre société 2.0 et constitue un piller fondamental de l’innovation.

La dématérialisation : kesako ?

La dématérialisation s’avère être incontournable pour les entreprises qui souhaitent réduire leurs coûts tout en se modernisant. Elle sert sert à gérer de façon totalement électronique des données ou des documents qui transitent au sein des entreprises et/ou dans le cadre d’échanges avec des clients, des fournisseurs… Elle comporte différentes étapes qui vont de la numérisation du document papier à la restitution, ce qui permet au fichier numérique d’être consultable et partageable. Après la dématérialisation des différents documents, il faut mettre en place une organisation spécifique permettant de gérer tous ces documents. C’est ce que l’on appelle le processus de GED (Gestion Electronique de Documents). La GED permet de conserver et éventuellement compléter les informations d’un document.

En quête de modernité

Les avantages de la dématérialisation sont évidents. Ce phénomène permet tout d’abord un gain de place conséquent, ce qui pourrait faire pencher le côté de la balance. Il faut savoir que dans un local d’archives par exemple on ne peut stocker que 20 000 à 25 000 pages de documents papier par mètre carré sur quatre niveaux, tandis que deux ou trois CD suffisent pour archiver ces mêmes données. C’est une véritable économie de place et donc un bel atout dont peuvent profiter les start-up ou TPE qui débutent parfois dans de petits locaux.

Un atout ?

Avec l’émergence du télétravail ou du nomadisme, la dématérialisation n’est pas négligeable car elle permet une meilleure maitrise et une facilité des flux des documents. La traçabilité est améliorée et la circulation plus rapide, quasi instantanée et sans frontières via le numérique.

La GED (Gestion Electronique de Documents) permet de faire face à la destruction accidentelle des documents. Une véritable sécurité apparaît car les données numériques ne ne rencontrent pas les risques encourus par les documents papiers tels que le feu, les inondations, les moisissures, ou les catastrophes naturelles, évitant ainsi toutes pertes de temps et d’argent.

Les documents dématérialisés permettent de faire des économies. Les entreprises françaises consacrent 5 à 15% de leur chiffre d’affaires dans la gestion des documents papiers. Et l’impression de pages quand à elle représente presque 3% du CA de l’entreprise. De plus, dans une optique contemporaine qui doit répondre aux enjeux du développement durable, la dématérialisation permet moins de pollution avec plus de 15 tonnes de papier économisé.

C’est également un gain de temps car on considère qu’une personne passe environ 15% de sa journée de travail à lire des informations et jusqu’à 50% à les chercher parmi les montagnes de dossiers. Avec la dématérialisation, tous les documents sont classés dans des dossiers, facilement retrouvables et triés par ordre alphabétique à la demande de l’entreprise.

Une tradition qui a du bon

La dématérialisation n’est pas à conseiller à toutes les entreprises. Les méthodes de travail dites classiques ont parfois du bon. Que deviennent par exemple les données personnelles, bancaires ou encore les bulletins de salaires dans tout ce système numérique ?
Après leur dématérialisation, il est nécessaire de veiller à ce que les documents ne tombent pas entre de mauvaises mains. C’est alors que le SAE (Système d’Archivage Electronique) entre en jeu. Il s’agit d’un système de gestion de contenu qui donne un accès sécurisé aux archives. Contrairement à la GED, la SAE interdit la modification des documents ainsi que leur destruction. Mais les documents restent facilement manipulables et falsifiables au moment de la numérisation.

Tout comme il peut y avoir des éléments provoquant la disparition de documents papier, des risques de pertes de données informatisées font surface. La numérisation accroit même le coût de ces pertes, estimé pour les entreprises françaises à plus d’1,9 millions d’euros par an. Les principales causes de la soustraction des données numérisées sont les attaques malveillantes et criminelles. La négligence des salariés qui ne peuvent pas toujours empêcher des fuites est également mise en cause ainsi que les défaillances du système informatique lui-même et les virus.

Le stockage ?

Le stockage des documents dématérialisés apparait aussi être un inconvénient puisque la quantité d’informations à stocker grandit chaque jour dans l’entreprise, les supports doivent donc être de plus en plus conséquents et ils ont un prix. On ne parle plus uniquement de clés USB, de cartes SD mais de matériel informatique performant, comprenant une mémoire maximale et performante, avec l’ajout d’un éventuel disque dur… Par conséquent la consommation électrique s’enflamme. Qui dit plus de stockage dit plus de serveurs, plus d’ordinateurs et d’écrans allumés. Et l’impact sur l’environnement n’en est que plus grandissant également.

La mise en place

Enfin, pour la mise en place de ce système et la bonne compréhension de la GED, les utilisateurs doivent être formés et accompagnés.

Tout comme le stockage papier ou les archives, la dématérialisation a un certain prix, à vous de voir ce que vous préférez.

Le décès d’un associé, comment anticiper cette difficulté ?

Le décès d’un associé n’est pas une hypothèse à écarter avant de vous lancer dans l’entrepreneuriat. Il s’agit d’un sujet, souvent tabou, ou qui n’attire pas l’attention mais qui engendre de vives difficultés pour l’entreprise. Outre les démarches administratives, le décès entraîne des conséquences préjudiciables que vous pouvez parfois éviter.

Les conséquences du décès d’un associé

De manière automatique, les parts ou actions d’une société reviennent en principe aux ayants droits de votre associé. Si vous avez toute confiance en lui, vous pouvez d’abord rencontrer des difficultés avec ses ayants droits. Ceux-ci ont une vision toute autre de l’avenir de l’entreprise. Ils peuvent vous bloquer dans certains cas dans de nombreuses décisions, voire constituer des boulets qui vous allez traîner tout le long de la vie de l’entreprise. Quand les titres reviennent aux héritiers de l’associé défunt, ceux-ci sont engagés de fait dans la gestion de l’entreprise, à hauteur de leur participation, au même titre que votre ancien associé. Ils peuvent, au-delà de percevoir des dividendes, participer à la vie de l’entreprise.

Prévoir la situation dans les statuts

Vous l’aurez compris, la première mesure si vous souhaitez éviter cette situation reste de ne pas négliger les statuts de votre société ! C’est eux qui définissent les conditions en cas de décès d’un des actionnaires et qui pourront vous protéger. Dans ceux-ci, vous pouvez envisager d’autres solutions que la dissolution ou la transmission aux héritiers/ au conjoint si un décès survient.

D’abord, les titres peuvent revenir aux héritiers mais leur engagement dans l’entreprise est soumis à l’approbation des autres associés. Si ces derniers refusent de faire entrer les héritiers dans le comité de direction, vous pouvez alors leur imposer la revente dans un certain délai. Passé ce délai, si les associés n’ont pas racheté les parts, celles-ci reviendront automatiquement aux héritiers.

Deuxième option, la plus sécurisante pour les associés. Dans le cas d’un décès d’un associé, les parts sont automatiquement versées aux associés restants. Les héritiers ne peuvent être considérés comme associés et ne perçoivent pas de dividendes. Ils peuvent seulement réclamer d’éventuels droits d’auteurs par exemple mais ne participent pas à la gestion de l’entreprise. Dans tous les cas, le droit de vote sera temporairement neutralisé. Ce fait pourra largement vous aider face à cette situation.

A noter que quelle que soit la situation une assemblée générale extraordinaire (AGE) est à convoquer sauf exception afin d’adopter de nouveaux statuts qui intègrent les héritiers comme associés. Celle-ci doit être convoquée dans un délai de trois mois à compter de la notification du décès de l’associé. A défaut, l’agrément est considéré comme acquis.

Le cas des actions sans droit de vote

Une question peut se poser : est-il possible de transmettre des parts mais sans droit de vote. Les parts sans droit de vote constitueraient une possibilité intermédiaire qui permettrait aux héritiers de bénéficier des dividendes sans toutefois participer à la gestion de l’entreprise. Nous complèterons cette partie prochainement par l’intervention d’un avocat pour répondre à cette question.

A noter que les actions sans droit de vote ne sont pas dénuées de droit. Notamment ils ont le droit d’assister à l’assemblée générale et de poser des questions quant à l’ordre du jour. Ils peuvent avoir un droit de préférence lors de l’émission de nouvelles actions en contrepartie d’un apport en espèces. Elles peuvent également avoir un droit de vote pour certaines opérations et notation pour toutes celles qui touchent à la modification des droits attachés aux classes de titres ou à la transformation par exemple.

Les autres conséquences à prendre en compte

Le décès d’un associé mais surtout d’un associé dirigeant ne sont pas à négliger. Souvent, l’entreprise repose sur son dirigeant et le décès amène souvent l’entreprise à devoir fermer ses portes. Des assurances notamment celle de l’homme clé peuvent vous permettre de palier à l’absence de dirigeant car l’entreprise peut toucher dans ce cas une somme d’argent importante, lui permettant par exemple de recruter un nouveau dirigeant et souvent qui comprend la prise en compte d’un délai d’adaptation.

A venir : la transmission des parts en ôtant le droit de vote est-elle possible ?