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Devenir business angel en 12 étapes

Extrait  du guide des start-up high-tech d’Olivier Ezratty, les 12 commandements du business angel sont des précautions à prendre pour toute personne qui veut investir à ce titre dans une startup. Valable pour les investisseurs comme pour les patrons de startups, ces quelques points peuvent aiguiller les uns comme les autres lors de leurs transactions.

Avant de se lancer

Alors que la semaine des business angels s’étalera du 24 au 29 novembre 2013, les entrepreneurs  se mettent à la chasse pour trouver des investisseurs afin de répondre à leurs besoins de financement. De l’autre côté du mur se tiennent ces hommes et ces femmes qui mettent leur argent au service de la création et de l’innovation. Voici un bon petit condensé de ce qu’un business angel doit savoir avant d’investir dans une ou plusieurs startup, selon Patrick Hannedouche du blog Business-angel.

1. Investir dans des projets que l’on comprend

On ne le dira pas assez, si vous ne connaissez rien en informatique, il est peut-être sage de ne pas investir dans ce domaine. Sous peine bien sûr de ne pas toujours saisir les enjeux inhérents à ce secteur.

2. Ne pas croire aveuglement en le business plan

Certes, c’est un outil précieux et un bon indicateurs quant à la qualité d’une stratégie mais rien de plus. Dites vous bien que ça se saurait si les business plan étaient parole d’évangile. D’ailleurs faire une business plan ce n’est pas prévoir l’avenir mais faire une prévision qui peut varier selon de nombreux facteurs( conjoncture, évolution soudaine du marché…) 

3. Modérer son enthousiasme et préférer être convaincu que séduit

Ah, qui n’a pas encore été impressionné par la prestance, le choix de mots, la gestuelle, l’élocution de tel jeune entrepreneur ?  Si ce sont des qualités indispensables en politique, elles le sont moins dans l’entrepreneuriat. Une belle stratégie n’est pas forcément une bonne stratégie. Pour éviter de tomber dans le piège, prendre du recul et consulter des avis extérieurs.

4. Privilégier l’équipe au projet

Une startup c’est avant tout les personnes qui la portent. Sans eux pas d’entreprise, pas de création. Il faut donc mettre un accent plus fort sur les porteurs du projet que le projet en lui-même.

5. prendre la mesure de la capacité de remise en cause des créateurs

Une startup, c’est comme la vie, ça ne se passe jamais comme prévu. Comment les entrepreneurs réagissent ‘ils face aux imprévus ? Se remettent ‘ils en question ? Autant de paramètres qui vous donnerons une vue globale de ce à qui vous avez à faire.

6.  Ne pas prendre 6 mois à négo-cier le pacte d’actionnaires

Battre le fer quand il est chaud ; Il existe des sujets qu’il faut régler en priorité et le pacte des actionnaires en fait partie. Inutile de perdre du temps et de l’argent car il vaut mieux fixer des bases claires et éviter ainsi de fâcheux malentendus.

7. Investir et diriger ne pas confondre

Je finance donc je dirige ? Certainement pas. Eviter de diriger les entreprises dans lesquelles on investit est une précaution de base qui évite de faire couler soi même son investissement. Gardez à l’esprit que ces jeunes ont besoin d’argent, de conseils, mais pas forcement de votre leadership.

8. Parole donnée, parole sacrée

Si vous n’avez pas l’intention d’investir dans une entreprise, inutile d’y aller par quatre chemins. Par contre, si vous décidez d’y investir de votre argent, alors tenez vos engagements.  Un business angel qui ne tient pas ses engagements auprès des startuppers n’est pas un business angel mais un business devil… 

9. Diluer son risque en se diversifiant

Diriger pour mieux régner, mais surtout pour mieux gérer. En diversifiant son investissement on dilue le risque pris…une histoire d’œufs et de paniers.  En prévision d’une éventuelle mauvaise passe, il est recommandé de se diversifier rapidement.

10. Accepter les gamelles comme tout entrepreneur 

Investir n’est pas systématiquement synonyme de succes story à la clé. Et encore, il faut en faire du chemin pour y arriver. Un chemin jonché de pierres et en cas de chute, il faut accepter le faux pas et en tirer les leçons. Le minimum est de rester conscient que le risque zéro n’existe pas.

11. Ne pas investir ses dernières économies

On le sait, jouer les business angels n’est pas à la portée de tous. SI vous avez des fins de mois difficiles, que vous refaites le calcul de vos courses en caisse ou de votre facture d’électricité, alors abstenez vous. Pour être business angel il faut en avoir les moyens.  Et pour cause…

12. Argent misé, argent perdu

Toutes les startups ne sont pas vouées à devenir des groupes internationaux au CA à 10 chiffres. Certaines malheureusement,  ne dépassent même pas le stade de la PME. Qui investit son argent dans une startup doit être prêt à le perdre.

Voila les 12 points clés sur lesquels s’appuie un investisseur qui veut devenir un business angel. Par effet miroir, ceci est valable pour le jeune entrepreneur qui doit choisir son ou ses business angels. Mais attention, les business angels ne sont pas (tous) des anges, des mauvaises pratiques existent et pour cela une lecture recommandée :  » Business Devils : les mauvaises pratiques que l’on peut rencontrer  » de Guilhem Bertholet.

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