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A client multicanal, stratégie multicanale

Le client d’aujourd’hui est de plus en plus volatile. Il se renseigne sur internet via son smartphone, demande quelques conseils en magasin, commande à distance et se fait livrer au bureau. Il en va de même pour le service client : pourquoi le centre d’appels ne sait pas que je suis passé me plaindre en boutique et que j’ai écrit par deux fois via le site internet ?! La réalité est simple, les entreprises doivent aujourd’hui faire face à une nouvelle réalité : A client multicanal, stratégie multicanale ! Il devient indispensable d’organiser une stratégie marketing cohérente et pertinente en fonction des canaux de communication exploités.

Stratégie et Planification

Établir sa stratégie marketing multicanale, c’est avant tout faire le point sur la vision et les valeurs que l’on souhaite transmettre à ses clients. Que ce soit un message à diffuser, des valeurs à partager ou un niveau de qualité de service à adopter, il faut que l’ensemble soit en résonance avec la vision de l’entreprise. La mise en musique des différents canaux doit quant à elle être établie en fonction des cibles que l’on souhaite toucher. Dans cette phase de planification, il est intéressant de s’inspirer de la traditionnelle méthode QQOQCP particulièrement utilisée par les journalistes. Elle permet d’établir les circonstances de la situation que l’on souhaite provoquer.

Quoi ? Quel est mon message, mon intention.

Qui ? Quels sont les segments de la clientèle que je souhaite adresser.

Où ? Quels canaux me permettront de délivrer efficacement mon message aux segments ciblés.

Quand ? Quel est le meilleur timing pour délivrer mon message. Il peut être différent en fonction du support, du calendrier, du moment de la journée, de l’interlocuteur.

Comment ? Sous quelle(s) forme(s) je présente mon message. Quelles adaptations sont nécessaires en fonction du support pour en maximiser l’impact.

Pourquoi ? Quel est mon objectif et comment j’en mesure les résultats.

Une Cohérence à apporter

La cohérence est une des clés de la réussite d’une stratégie marketing multicanale. Un client ne comprend pas – à juste titre – qu’un vendeur en magasin puisse avoir un discours et une réponse différente du site internet ou du centre d’appel. Il est très important de s’assurer à travers l’organisation de la société et de ses outils que l’information soit transmise très rapidement, sans déformation. Dans cette optique, on voit de plus en plus d’outils CRM offrant une vision à 360° de son client :  De quelles données je dispose ? Quels messages lui ont été délivrés ? Quelles ont été les dernières interactions ? Comment a-t-il réagi ?

Cela simplifie la diffusion d’un message cohérent et pertinent. Un tel système permet également de travailler plus efficacement sur l’amélioration de la satisfaction et de la fidélisation. Il s’agit pourtant d’une des grandes difficultés pour les entreprises puisque les différents canaux sont souvent déliés.

Les mesures à prendre

Comme pour tout projet, il est indispensable de mesurer l’impact de ses actions. Les indicateurs clés de performance doivent être mis en regard de ce que l’on souhaite apprendre. Il faut se méfier des « vanity metrics », apportant de la satisfaction personnelle mais ne mettant pas en lumière l’impact et les axes d’amélioration. En quoi le nombre de visiteurs sur internet a-t-il un vrai impact sur mon business ? Connaître les revenus générés par un client en fonction du canal d’acquisition est plus efficace. Il permet d’améliorer le message et d’allouer les ressources au bon endroit. Les clients sont encore et toujours plus multicanaux. Les entreprises doivent très rapidement s’adapter aux usages de leurs clients en délivrant le bon message, au bon moment, à travers le bon canal. Planification, cohérence et mesures sont des clés du succès d’une bonne stratégie marketing multicanale.

Le grand défi des années à venir sera donc de trouver un moyen de communication entre les différents canaux car les différentes solutions mises en place dans les différents canaux ne communiquent pas toujours entre elles. 

4 bonnes raisons de voir plus grand !

Et voilà ! C’est bientôt les vacances (encore 2 mois donc courage). C’est aussi et surtout l’occasion de se remettre en route vers ces objectifs que vous vous êtes fixés. On n’a de cesse de nous répéter l’importance de se fixer des buts réalistes, sans quoi nous pourrions être vite découragés. Mais au final, qu’est-ce qu’un objectif réaliste pour vous ? Et si vous étiez bien en-deçà de la réalité ? De ce dont vous êtes capable ?

Ce mois-ci, décidez d’aller voir plus grand, plus haut, plus loin. Quels que soient vos objectifs, je vous invite à les multiplier par 2, par 3, par 5 …par 10 ! Prenez quelques minutes et envisagez ce que vous avez à gagner à démultiplier ces objectifs. Pour cela, je vous propose de découvrir 4 bonnes raisons de voir plus grand.

Parce que les seules limites sont celles que vous vous imposez-vous-même

« Que vous pensiez être capable ou ne pas être capable, dans les deux cas, vous avez raison. » (Henry Ford)

Les croyances que l’on a sur le monde qui nous entoure, sur nous-même, exercent une influence puissante sur nos vies. Si vous croyez vraiment que vous pouvez faire quelque chose, vous allez le faire ; et si vous croyez que quelque chose est impossible, vous ne tenterez aucune action qui vous convaincra du contraire. Laissez-moi vous raconter cette histoire qui illustre la façon dont les croyances peuvent nous limiter ou au contraire nous dynamiser.

Avant le 6 mai 1954, on croyait que 4 minutes était un record et une barrière humainement imbattable pour courir la distance d’1 mile. Pendant 9 ans, aucun coureur ne s’est jamais approché de près ou de loin de cette durée. Jusqu’à ce que le 6 mai 1954, jour historique, le coureur Roger Bannister a battu ce record. 6 semaines après cette prouesse, un autre coureur, John Lundy, a fait baisser le temps record d’1 seconde de plus. Et, pendant les 9 ans qui ont suivi près de 200 personnes ont franchi cette barrière, qui avait semblé pourtant infranchissable. Cette expérience nous démontre à quel point les croyances peuvent façonner, influencer, les résultats que nous obtenons.

Puisque vous êtes à l’origine de vos propres limites, que tenteriez-vous alors si vous changiez vos croyances sur ce qu’il est possible ou non de faire ? Si vous n’aviez pas peur d’échouer ?

Sortez de votre zone de confort et créez de nouvelles opportunités

Cette seconde raison découle logiquement de la première. Nous l’avons vu, généralement, pour qu’ils soient réalistes, les objectifs que l’on se fixe correspondent à ce que nous imaginons que nous sommes capables de faire. En agrandissant votre champ des possibles, vous allez alors stimuler votre créativité et générer de nouvelles opportunités. Des opportunités qui en génèreront d’autres, et puis d’autres, et puis d’autres encore …

Surtout, en cherchant à sortir de votre zone de confort, vous allez rechercher des solutions au fait que vous n’arrivez pas à dépasser certaines limites. Vous allez parfois donc innover ou parfois contourner l’obstacle pour vous permettre d’atteindre votre but.

Voir plus grand pour obtenir plus grand

Que diriez-vous de dépasser les résultats que vous vous étiez fixés en début d’année ? Ce n’est qu’en visant plus haut que vous pourrez y prétendre. Oscar Wilde disait : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ». Qu’en pensez-vous ?

Pour expérimenter vous-même que vous êtes capable de bien plus que vous ne l’imaginez

Vous êtes-vous déjà surpris à vous dépasser ? Qu’avez-vous ressenti ce jour-là ? « 100% des choses qu’on ne tente pas échouent ».  Alors tentez, explorez, expérimentez, ressentez encore et encore le plaisir et la fierté de vous surprendre !

Le seul risque que vous prenez est celui d’obtenir des résultats, de vous découvrir de nouveaux talents, de nouvelles ressources sur lesquelles vous pourrez vous appuyer pour aller encore plus loin demain. Et si ça ne marche pas ? Et bien demandez-vous ce que vous pourriez optimiser et recommencez ! Souvenez-vous, quand vous n’aviez encore que quelques mois ; avez-vous renoncé à apprendre à marcher après votre première chute ? Alors ne renoncez pas à vos ambitions, à vos rêves. Foncez !

Se fixer des objectifs au-delà de ce qu’on pense être nos limites, c’est également tester ses limites qui ne sont peut-être pas là où vous le pensez.

Je vous souhaite à tous de belles vacances et de futures belles nouvelles expériences.

Le dilemme du marché du CBD : rentabilité vs. incertitude juridique

En dépit de la réticence du législateur à pérenniser la légalité du cannabidiol, le marché français du CBD affiche une santé de fer. Si la demande ne faiblit pas, les professionnels du secteur craignent une interdiction surprise qui menacerait des milliers d’emplois.

CBD : chronique d’une incertitude juridique

L’innocuité du cannabidiol ou CBD a été démontrée par plusieurs études, poussant même le Comité Scientifique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à conclure que la molécule à l’état pur « ne semble pas présenter de potentiel d’abus, ni d’être nocive pour la santé ». Aujourd’hui, le cannabidiol ne figure pas dans la liste des « substances classées » de l’OMS. Le cannabidiol n’est donc pas soumis à un contrôle international strict, que ce soit pour la production, l’approvisionnement ou le transport.

Depuis la moitié des années 2010, certains pays ont même assoupli les réglementations relatives aux médicaments contenant du cannabidiol comme l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse.

En France, les produits à base de CBD dont le taux de THC (molécule psychotrope) ne dépasse pas les 0,2 % peuvent être commercialisés librement et en toute légalité. En revanche, ce statut juridique est pour l’heure provisoire, mettant le secteur en sursis et privant des milliers de professionnels d’une visibilité sur le très court terme. Rappelons que les fleurs et feuilles de CBD avaient été interdites à la vente le 31 décembre 2021 en vertu d’un arrêté ministériel, avant que cette décision ne soit levée et temporairement suspendue par le Conseil d’Etat. Saisi par les professionnels du secteur, le juge des référés avait en effet considéré cette interdiction comme disproportionnée et injustifiée au regard des éléments factuels sur l’innocuité du CBD pour la santé publique.

Le secteur est donc suspendu à la décision finale du Conseil d’Etat, une décision attendue dans les prochains mois. Pendant ce temps, les professionnels du CBD restent dans la gestion opérationnelle de leurs commerces, au jour le jour :

  • L’écrasante majorité des projets d’investissement ont été mis en pause en 2021. Il s’agit notamment de l’ouverture de nouveaux magasins physiques, de la diversification des produits proposés, des recrutements de vendeurs, etc.
  • Les banques et autres établissements de crédit étaient déjà très réticents à financer les projets en lien avec les produits de CBD. L’incertitude juridique ne va sans doute pas arranger les choses.

Le marché du CBD reste florissant malgré le statu quo juridique

En dépit des péripéties légales, le marché des produits à base de cannabidiol est florissant. A l’échelle mondiale, il fait même partie des rares secteurs d’activité qui enregistrent un taux de croissance à deux chiffres. Selon une projection du cabinet Grand View Research, le marché du CBD devrait progresser de 21,2 % chaque année jusqu’à 2028, doublant ainsi son chiffre d’affaires tous les cinq ans.

L’Hexagone connaît la même dynamique. Ainsi, le nombre de boutiques physiques spécialisées dans la vente de produits à base de CBD est passé de 400 en 2020 à plus de 2 000 en 2022, soit une progression de 500 %. Concentrés dans les grands pôles urbains, ces magasins spécialisés connaissent un certain engouement de la part de clients qui sollicitent les propriétés relaxantes, anti-inflammatoires et antalgiques de cette molécule non psychotrope et non addictive. Les sites web proposant du CBD en ligne complètent l’offre et élargissent le maillage territorial des magasins physiques.

Selon les chiffres du média LSA Conso, la France compterait plus de 7 millions de consommateurs de produits de CBD, soit plus de 10 % de la population. Cette demande est par ailleurs soutenue par une offre importante, dans la mesure où la France accapare plus la moitié de la production européenne de chanvre (17 900 hectares), loin devant l’Italie et les Pays-Bas.

Le CBD, réhabilité par la science ?

Malgré la réticence des autorités à pérenniser la légalité des produits à base de CBD, le ministère des Solidarités et de la Santé a lancé une vaste expérimentation du cannabis médical auprès de plus de 3 000 patients partout en France. Lancée en mars 2021, cette opération devrait évaluer l’efficacité du CBD et du THC dans le soulagement de la douleur, le traitement de certaines formes d’épilepsies pharmaco-résistantes ainsi qu’en soins palliatifs. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a d’ailleurs assisté à la toute première prescription de CBD médical à un patient clermontois souffrant d’épilepsie.

« La marge », un sujet sensible

Trop régulièrement les entrepreneurs oublient qu’une bonne gestion se base au minimum sur la marge et que son calcul est nécessaire (au moins une fois. Le dirigeant d’entreprise s’est souvent concentré sur le produit et son canal de distribution, mais qu’en est-il du point mort ? Généralement dans ces situations, l’entreprise a débuté son activité sans Business Model ni Business Plan, qui représente pourtant les fondations élémentaires.

Un oubli qui peut entraîner de terribles conséquences

Le pire reste que dans 99 % des cas, le dirigeant s’inscrit dans une politique commerciale basée sur le prix (low-cost) et qu’il n’a pas à sa disposition un prévisionnel budgétaire, élément basique de gestion. Ce sujet est sensible car il tire son origine dans une méconnaissance. Celle-ci entraîne des erreurs basiques de gestion comme une mauvaise négociation commerciale tant à l’achat qu’à la vente, une méthodologie erronée dans le schéma des traitements et une mauvaise perception de la situation en cas de flux tendus.

Comment y faire face ?

Pour vous aider à y voir plus clair, vous devez répondre aux questions posées ci-après qui sont les prérequis pour déterminer le calcul du point mort et par définition les marges brutes et nettes de votre activité.

La première question à se poser dans ce cas est : avez-vous établi au lancement de votre activité un Business Model et un Business Plan ? Si oui à la réponse précédente, ces documents sont-ils mis à jour et analysés ? Si non à la réponse précédente, étudiez les questions posées ci-après !

Étudier vos produits (notamment vos ventes)

La première question à se poser demeure sur le prévisionnel de chiffre d’affaires pour l’exercice. Si vous l’avez établi, vous devez vérifier le nombre de produits recensés ainsi que le nombre de clients. N’hésitez pas à mettre à jour votre prévisionnel en fonction du vécu et notamment des hypothèses futures car le budget des créateurs d’entreprise a souvent été établi sur une hypothèse qui était haute. Les résultats obtenus vous permettent donc d’affiner l’ensemble des revenus que vous allez générer car vous avez une meilleure connaissance terrain.

Vient le tour des charges. Il s’agit alors de se demander de quoi sont constituées vos charges directes et indirectes d’activités. La seconde question consiste à vérifier vos charges fixes et variables de structure, autrement dit celles qui sont directement affectées par vos ventes et celles qui demeurent même si vous ne vendez rien. Il s’agit alors de se demander si le tarif de vos prestations est basé sur des prix au forfait ou sur des temps hommes.

Pour finaliser le travail

Si vous avez répondu à toutes les questions précédentes, vous savez maîtriser les notions de calcul de marge et vous pouvez facilement déterminer votre point mort. Si vous n’avez pas répondu à toutes les questions précédentes, il est important de vous pencher sur la question car il se pourrait bien que ne soyez jamais rentable car cela démontre souvent que vous ne connaissez pas votre seuil de rentabilité.

Dans tous les cas, nous vous invitons à recenser les données suivantes dans votre liasse fiscale et à établir le ratio EBE (Excédent Brut d’Exploitation) sur Chiffre d’Affaires (CA). Le pourcentage trouvé vous permettra de visualiser l’évolution de votre activité.

Les nouveaux enjeux de la culture d’entreprise

La culture d’entreprise a fortement été mise à mal par la pandémie. Celle-ci du fait de son caractère international a mis le doigt dans la plaie et les nombreux confinements ont largement contribué à une remise en cause par les salariés de la culture des entreprises et de leur attachement.

Selon une étude OpinionWay/Microsoft France, ce ne sont pas moins de 49 % des salariés qui ont « moins de scrupule à postuler ailleurs ». Les entreprises doivent donc réfléchir aux leviers de rétention même si 56 % des salariés interrogés avouent « avoir peur de quitter son entreprise » car « 44 % considèrent « aimer moins leur travail ».

Un travail hybride à intégrer

Le travail hybride est devenu la norme dans bon nombre d’activités. Si certaines entreprises se sont vite adaptées, le constat de l’épuisement d’un véritable capital entre les actifs français et les entreprises est de mise. Il faut dire qu’on dénote une différence entre les entreprises qui ont su se montrer « volontaristes dans leur transformation ». Notamment en accompagnant leur salarié dans la mise en place du travail hybride et celles qui ont été noyées en raison de l’impact des bouleversements. La plupart n’ont pas du tout réussi à recréer du lien social entre les collaborateurs à distance et il faut constater la transformation numérique a été difficile pour une bonne partie d’entre elles.

Attention tout de même car bon nombre de dirigeants ont tendance à assimiler travail hybride et délocalisation. Si le travail à distance, au moins partiellement est désiré, les délocalisations n’ont aujourd’hui pas la côte et sont encore plus critiquées qu’avant la crise sanitaire. Cette tendance devrait d’ailleurs se renforcer avec les conflits Ukraine-Russie qui montrent que la mondialisation a ses limites.

Un travail sur les motivations à réaliser pour l’entreprise

Pour ancrer une bonne culture d’entreprise, les entreprises ne doivent plus aujourd’hui oublier de prendre en compte la source des motivations originelles pour rejoindre l’entreprise. On ne parle, bien entendu, pas du niveau de rémunération même s’il reste un moteur de décision évident. A noter que si 74 % des répondants de la même étude indiquent avoir rejoint l’entreprise en raison « du poste proposé et la sécurité de l’emploi (CDI) », 47 % estiment que l’environnement et l’ambiance de travail sont importants. D’ailleurs 44 % affirment que c’est en prenant en compte son « image (réputation, perspectives d’évolution, santé financière, valeur…) » qu’ils se sont décidés.

La marque employeur une priorité

La marque employeur demeure une priorité pour retenir un collaborateur, la rémunération ne suffisant souvent pas et la valorisation sur le marché du travail ayant toujours un impact significatif (même quand le salarié ne désire pas quitter l’entreprise). Pour avoir une marque forte, pas de doute selon l’étude, il vous faudra travailler autant sur l’ambiance de travail (83 %) que la flexibilité de lieu et horaires de travail. Mais il ne faut pas oublier dans l’histoire que les salariés sont également fortement sensibles aux valeurs de l’entreprise (sociales, politiques, environnementales…) avec 85 % des répondants qui y sont sensibles. Attention aux faux-semblants cependant car à l’heure de la communication tous azimuts, les valeurs doivent correspondre aux actions et les sanctions peuvent rapidement se faire sentir pour ceux qui prétendent agir mais font le contraire.

Sortir des sentiers battus dans les réunions conviviales

S’il y a bien quelque chose qui est remis en cause dans les pratiques d’entreprise ce sont bien les réunions voire le phénomène de la réunionite. Si cela fait deux ans pour nombre de salariés qu’elles se passent en visioconférences, elles sont fortement attendues avec le retour en entreprise. Évidemment et, vous l’aurez compris, pas question de refaire les mêmes réunions ni d’imposer des réunions à distance mal préparées.
Par ailleurs, le confinement et les gestes barrières ont privé bon nombre de vos collaborateurs de la joie de participer à des évènements alors autant reprendre en mettant un peu de joie à vos évènements. Il faut dire qu’il était courant de trainer des pieds pour se rendre dans des pots souvent lugubres réduits à trois petits fours, voire dans des évènements qui ont pourtant du charme sur le papier comme la galette des rois ou les pots de fin d’année. Le temps est venu de recréer l’esprit d’équipe au travers par exemple de séminaires pour créer une cohésion des équipes, ceux-ci devant provoquer l’envie d’en parler dans l’entourage familial et amical.

L’histoire des entreprises et Des fondateurs demeure cruciale

Dans nos interviews, il est courant que nous mettions en avant en premier l’histoire et le parcours des entrepreneurs car celle-ci inspire bon nombre de créateurs. Ceux-ci sont loin d’être anodins pour vos collaborateurs alors n’hésitez pas à mieux communiquer dessus. Ne faites pas l’impasse sur les difficultés rencontrées, les opportunités, les rencontres, les obstacles, les embûches, les victoires voire les défaites cuisantes ! Elles sont porteuses d’espoir et indiquent aussi votre capacité à reconnaître vos erreurs et à apprendre d’elles. Elles permettent aussi de servir de référence et d’humaniser votre entreprise. De la même manière, vous ne devez pas négliger la présentation de votre équipe qui doit être visible de l’extérieur. N’hésitez pas dans ce cadre à mettre des photos de groupes sur votre site internet. 

Comment réussir face à de grands concurrents : l’amitié et la passion

La passion et le désir d’innover sont au cœur de la démarche entrepreneuriale. Augustin (de Michel & Augustin) lors d’une conférence plénière du salon des entrepreneurs avait souligné combien le sens de l’aventure, la recherche de nouvelles idées faisaient partie de l’ADN de l’entrepreneur. Zoom sur ce qui pourrait bien vous permettre de réussir face à de grands concurrents.

L’envie de créer avec une équipe passionnée

Si Michel et Augustin ont réussi, c’est avant tout parce qu’ils ont su mettre au cœur de leur aventure les valeurs de l’amitié et du partage. Choisir des salariés qui sont une équipe de passionnés et qui ont envie de travailler ensemble a donné à la marque une authenticité qui imprègne la création des produits, la communication et non l’inverse. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils n’ont pas hésité à ouvrir leurs portes des années, certes, aux clients mais également pour ceux qui désiraient rencontrer les équipes de la célèbre marque à la vache. De la même manière, ils n’hésitaient pas à demander de l’originalité pour les recrutements et à rechercher des passionnés de la marque.

Retrouver l’authenticité

A partir de la cuisine d’un appartement et de l’envie de réaliser des petits gâteaux ronds, vendus en tout premier chez l’épicier du coin, Michel et Augustin ont su retrouver les saveurs traditionnelles et familiales, gage d’authenticité pour le consommateur. Rien ne les décourageait plus que la lecture des étiquettes des produits dans les supermarchés qui demandent pour être décryptées d’avoir un prix Nobel de chimie. Retrouver du sens n’est pas une gageure.

La qualité comme premier principe de différenciation

Pour cela Michel et Augustin, loin de se contenter des produits habituels, recherchaient à travers le monde à l’aide de ses ingénieurs agronomes les meilleurs produits, la vanille de Madagascar par exemple. Ils sont devenus des experts dans les ingrédients. Pour être les plus performants encore, ils ont mis la qualité au centre de leur entreprise et elle représente un des grands éléments différenciant. Ce n’est pas parce que vous êtes plus petit que vous ne pouvez pas faire mieux qu’une grande entreprise. C’est justement l’inverse !

La réalité économique : une levée de fonds

Certains secteurs ne se développent pas sans le recours à une levée de fonds. C’en est la difficulté car le développement de la croissance coûte cher. Dans le cas de Michel et Augustin et pour obtenir des marges comme Danone ou Nestlé, la mise en scène, les idées de communication qui sont chères à leur manière de communiquer, ne sont plus suffisantes. Il leur a donc fallu passer à l’échelon supérieur pour financer des marges brutes qui n’étaient pas suffisantes, parce que les volumes n’étaient pas au rendez-vous. Quitter l’ancien modèle de levée de fonds (40 copains) et passer à la dimension supérieure, en choisissant un illustre entrepreneur François Pinault pour soutenir leur développement en France et à l’étranger, s’est avéré nécessaire pour Augustin.

L’entrepreneur, un chasseur de papillons

L’entrepreneur possède souvent une caractéristique : celle d’être dans l’écoute et le partage.

Grâce aux portes ouvertes de la bananeraie (qui était le siège de l’entreprise) pour inviter les consommateurs à venir déguster les nouvelles recettes, aux multiples évènements, aux rencontres les plus rocambolesques Michel et Augustin recueillent des avis, des idées, des propositions…Car des rencontres naissent des nouvelles idées.

Mais un entrepreneur est avant tout celui qui a la capacité de chasser les papillons et de les attraper dans ses filets pour en faire des réussites. C’est l’ingéniosité à détecter, à identifier l’idée, à attraper le papillon qui permettra à son entreprise de rester pérenne. C’est aussi la rapidité d’exécution qui permet de réussir, qui permet à tout projet de devenir réel. N’ayez pas peur toutes les erreurs et les échecs ne sont que des enseignements.

Comment prendre des décisions rapidement

Prendre une décision rapidement n’est pas forcément évident surtout lorsque la question traitée est cruciale pour vous ou votre entreprise. Mais, que ce soit dans la vie personnelle ou professionnelle, les circonstances nous poussent parfois à faire des choix dans un délai très court. Voici quelques conseils qui pourraient vous aider à prendre des décisions vite et bien.

Prenez du recul

Face à un problème, nous avons souvent tendance à avoir un regard subjectif. Celui-ci est souvent influencé par notre éducation, notre culture, notre milieu, notre personnalité (impulsif ou pas, raisonnable, etc.) et surtout les circonstances dans lesquelles est prise la décision. Pour éviter de prendre la mauvaise décision, mettez-vous au calme loin du bruit, des distractions (télé, radio, fenêtre) et concentrez-vous. Évaluez le problème en analysant les tenants et aboutissants. Utilisez le fameux QQOQCP (Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Pourquoi), un outil utile pour cerner rapidement le problème et en dégager les enjeux.

Procurez-vous rapidement des indicateurs clés

N’hésitez pas à vous demander ce qui pourrait être un facteur déterminant et à regarder si vous ne pouvez pas vous procurer rapidement des indicateurs clés en la matière. Si vous n’avez peut-être pas le temps de le faire pour tous, vous avez peut-être la possibilité d’en récupérer quelques-uns en quelques clics qui influenceront peut-être votre décision dans le bon sens. Si vous avez suffisamment de temps, procurez-vous les tous avant de prendre votre décision, autant la prendre dans les meilleures conditions dans ce cas.

Pesez le pour et le contre

Rien de bien nouveau, il vous suffit d’énumérer à l’écrit les plus et les moins des différentes solutions que vous avez trouvées. Vous êtes actuellement sur une dynamique d’analyse par la raison. La solution la plus raisonnable et qui vous demande le moins de contraintes sortira du lot. Si deux solutions restent dans la course, fiez-vous à votre instinct car vous ne pourrez tergiverser toute la journée. Ne pas prendre de décision pour est être le pire des cas. Pensez également à ce que provoquerait votre décision dans le pire des cas. Si son effet est réduit, ne perdez pas de temps.

Ayez un plan B

Toujours avoir un plan B, cela ne signifie pas que celui que vous aurez choisi échouera. Mais ce n’est pas parce-que vous prenez une décision rapidement qu’il ne faut pas envisager une alternative qui vous permettra de rebondir en cas de besoin. Il s’agit parfois d’alternatives correctives, parfois de solutions radicalement différentes. Parfois, il faut savoir en activer une partiellement en effectuant par exemple des démarches, tout en ne prenant aucune décision, c’est par exemple le cas quand vous sollicitez plusieurs fournisseurs. Pour trouver le plan B, rien de plus simple : demandez-vous ce que vous feriez si la solution 1 n’existait pas ?

Avoir un plan de secours est toujours plus rassurant, n’est-ce pas ?

Une fois votre décision prise, grâce à un bon raisonnement et une touche d’intuition vous pouvez vous lancer et agir en âme et conscience.

Quelques conseils pour les animateurs de réunion

Réussir une réunion n’est pas forcément aussi facile que l’on croit. Il n’est pas rare de tomber rapidement dans la réunionite ou encore qu’une réunion ne rencontre pas le succès escompté. Si vous voulez augmenter vos chances, suivez les conseils suivants pour les animateurs de réunion.

Établir les objectifs de la réunion

Combien de fois avez-vous assisté à une réunion sans savoir pourquoi ? Une réunion se prépare d’abord par respect pour les personnes présentes mais aussi parce qu’elle a un coût pour l’entreprise. Un objectif de réunion doit être clair : ai-je un message à transmettre ? Dois-je recueillir des informations ? Dois-je mettre en place des solutions ? Enfin, dois-je mener une réflexion de fond ? L’animateur devra adapter son style d’animation à son/ses type(s) d’objectif(s).

Envoyer la documentation en amont

Combien de temps perdu dans une réunion où les participants reçoivent des documents qu’ils n’ont pas eu le temps de lire. Envoyer la documentation en amont n’est pas seulement une bonne pratique pour gagner du temps mais également avoir plus de pertinences dans vos échanges avec les participants. Cela peut paraître évident mais laisser du temps à la réflexion implique souvent de meilleures interventions et réponses, surtout que parfois certaines données doivent être collectées en amont par les participants pour que la réunion ne soit pas que l’occasion de faire une autre réunion.

Écouter activement les participants

L’écoute active est probablement l’attitude la plus difficile à acquérir pour un animateur. C’est une écoute neutre, attentive et respectueuse des participants. L’animateur doit manifester son attention et son intérêt en tenant compte du langage non verbal et verbal. Cette écoute demande une forte dose de concentration et une volonté importante de comprendre. L’animateur questionne et reformule pour valider sa compréhension. L’écoute active est la base d’une réunion utile.

Mettre de l’énergie dans votre réunion

Si vous êtes nonchalant et que vous ne dégagez pas une énergie suffisante, il ne faut pas vous attendre à ce que la réunion soit différente. Votre énergie se communique et ceci dès les premières minutes. N’hésitez pas à la lancer de manière dynamique. Si vous avez des participants qui ont tendance à se mettre dans leur coin, à ne pas intervenir et se mettre en position d’attente, testez la réunion debout. Dans cette position, ils auront tendance à vouloir l’écourter au maximum et à transmettre rapidement leur opinion plutôt que de rester dans leur coin et à intervenir à la fin.

Soigner la conclusion

La conclusion de la réunion ne doit pas être négligée. L’animateur doit garder du temps pour définir les étapes suivantes ainsi que pour répartir les tâches et les « pour action ». Une bonne animation doit apporter du sens pour les participants : en repartant, chacun sait pourquoi il est venu. Une fois la réunion terminée, ce n’est pas terminé… Vous devrez très probablement faire un reporting afin d’être certain que les futurs éléments demandés vous parviendront bien et d’être sûr qu’il n’y ait aucun oubli. Le reporting sert également à éviter toute contestation sur ce qui a été dit et les engagements pris par chacun. Si vous le pouvez, faites en sorte que sa structure soit claire et si possible que vous puissiez l’utiliser pour les suivantes.

Un shopping de rêve pour les amoureux de la Hight tech

Les dernières nouveautés nous donnent envie de faire un shopping de rêve, de cliquer sur le site et d’utiliser notre carte bleue pour se faire plaisir. A vous de choisir.

Après un an de rumeurs et de fuites, l’iPhone 13 a été officialisé en septembre dernier

Crédit : Apple

Le lancement de la série « iPhone 13 », Phone 13, iPhone 13 mini, iPhone 13 Pro et iPhone 13 Pro Max, a eu lieu lors de la traditionnelle keynote de septembre 2021. L’iPhone 13, est le modèle central de la 15e itération du smartphone d’Apple et le dernier modèle d’iPhone et compatible 5G. Les modèles de base des iPhone 13 et 13 mini sont disponibles en cinq couleurs : rose, bleu, minuit (noir), lumière stellaire (blanc) et Product Red. La série iPhone 13 Pro Max est équipée de nouveaux capteurs et objectifs adaptés aux trois caméras arrière.

Il est optimisé pour fonctionner de manière transparente avec iOS 15 et est pris en charge par le nouveau processeur de signal d’image (ISP) dans l’A15 bionic pour améliorer le bruit et mappage des tons, la série est équipé d’un écran OLED de 6,1 pouces 60 Hz, d’un SoC Apple A15 Bionic compatible 5G (NR & Sub-6) et d’un double capteur photo de 12+12 mégapixels (grand-angle et ultra grand-angle) avec OIS. Les iPhone 13 Pro sont équipés d’un écran fréquence 120 Hz et la version Pro Max d’une capacité de stockage de 1 To.

  • iPhone 13 Mini : à partir de 809 euros
  • iPhone 13 : à partir de 909 euros
  • iPhone 13 Pro : à partir de 1159 euros
  • iPhone 13 Pro Max : à partir de 1259 euros.

Bosch Spexor : un système d’alarme mobile qui analyse la qualité de l’air

Spexor est votre assistant de sécurité mobile pour la détection des cambriolages. Il est Compact de 7 cm de diamètre et 11 cm de hauteur, son poids est très léger (350 g) et sans-fil. Sa batterie peut tenir jusqu’à 2 à 3 semaines en mode économie d’énergie. En cas de cambriolage, grâce à son détecteur de mouvement de rayon jusqu’à 5 m. Spexor surveille aussi la qualité de l’air dans son environnement et vous avertit lorsqu’elle se détériore. Ses capteurs de haute qualité assurent une détection fiable des intrusions, contrôlent la qualité de l’air intérieur, ainsi que la température et l’humidité.

Grâce à la carte eSIM intégrée et à l’application gratuite sur votre smartphone, vous serez averti soit par une alarme discrète, soit par une forte sirène avec signal lumineux LED sur l’appareil lui-même. La détection de cambriolage une application gratuite pendant 12 mois, puis 11.99€ annuel à partir du 13ème mois (optionnel). Vous pouvez tester les deux autres fonctions, qualité de l‘air extérieur et la charge pollinique gratuitement et sans engagement pendant 14 jours. Ensuite, vous avez la possibilité d’ajouter l’affichage de la qualité de l’air extérieur pour seulement 14,99 €/an et l’affichage du taux de pollens pour seulement 0,99 €/an via un achat in-app .Pour la détection des gaz dangereux. Cette fonction est disponible à partir via votre application pour 19,99 €/an TTC. 

Le ZenBook 14 Oled : le premier ZenBook arborant le nouveau design

Asus Zenbook 14X OLED Space Edition

Asus a dévoilé une version spatiale de son ZenBook 14. Il ressemble à un vaisseau spatial, avec un petit écran OLED de 3,5 pouces sur sa coque externe, montrant des diverses animations sur le thème de l’espace. Sur tout le châssis, il y a des gravures liées à l’espace y compris du code Morse. Il est coloré avec une finition appelée « titane à gravité zéro » et la barre d’espace rouge foncé contient une jolie petite planète. Une partie du carton devienne un support pour l’ordinateur portable, qui permet à l’ordinateur portable de se lever et de s’incliner.

La conception de ce modèle lui permet de résister à des températures allant de –24 °C à +61 °C et à des vibrations allant de 20 à 2 000 Hz tout en fonctionnant parfaitement. Il s’agit d’une dalle de 14 pouces au format 16:10 avec un taux de rafraîchissement de 90 Hz, affichant 2 880 x 1 800 pixels, un des processeurs

Intel Serie H de 12e génération, jusqu’à 32 Go de RAM et jusqu’à 1 To de stockage SSD. Deux versions du ZenBook 14 Oled sont proposées : la première munie de processeurs Intel Core i5-1240P et i7-1260P (UX3402) accompagnés jusqu’à 16 Go de mémoire DDR5, la seconde, en AMD (UM3402), équipée de processeurs Ryzen 5 5625U et Ryzen 7 5825U avec 16 Go de mémoire DDR4 et deux ports USB-C à la place des Thunderbolt 4 de la version Intel. Il sera disponible au cours du 2e trimestre 2022 à partir de 1 499 €. 

JBL Live Pro 2 : des écouteurs true wireless dotés de la réduction de bruit active

© JBL

JBL profite du CES de Las Vegas pour présenter une nouvelle paire d’écouteurs sans fil intra-auriculaires, les JBL Live Pro 2. Pour offrir une réduction de bruit efficace et une excellente qualité de captation de la voix lors des appels, les Live Pro 2 misent sur leurs 6 micros avec technologie d’isolation du bruit et du vent. Un simple geste suffira pour ajuster le niveau de réduction de bruit adaptative avec Smart Ambient. CCes écouteurs se caractérisent d’une autonomie de 10 heures pour les écouteurs et de 30 heures grâce à son boîtier de recharge.

La recharge rapide de 15 minutes assure 4 heures d’écoute et il est compatible à la recharge sans fil Qi. Certifiés IPX5, les Live Pro 2 sont compatibles Google Fast Pair et peuvent être pilotés grâce à Alexa d’Amazon ou Google Assistant et il assure la fonction multipoints pour connexion simultanée à 2 appareils Ces intras conservent le design à tige de leurs prédécesseurs, avec une surface tactile sur le dessus pour effectuer les différentes commandes. Les Live Pro 2 seront commercialisés au printemps 2022 au prix de 149 €. Plusieurs coloris sont proposés : bleu, noir ou blanc.

Harcèlement moral et stress professionnel dans l’entreprise

Stress professionnel, harcèlement moral au travail, les qualificatifs revêtent une réalité différente mais recouvrent tous deux une obligation de prévention reposant sur le chef d’entreprise. Quelles précautions prendre ?

Toutes les situations de souffrance au travail ne sont pas nécessairement constitutives de harcèlement moral. Les demandes des salariés de condamnation de l’employeur pour harcèlement moral sont souvent rejetées (trois affaires sur quatre), faute d’éléments probatoires suffisants. Néanmoins, ce type de situations peuvent arriver voire vous échapper notamment quand l’entreprise grandit. Que doit faire le dirigeant ou le DRH face à un salarié qui se prétend harcelé par un de ses collègues ? Que faut-il faire lorsqu’un salarié invoque un stress professionnel ou des pressions morales liées aux méthodes managériales de son supérieur hiérarchique ?

Des signes évocateurs

Certains signes doivent conduire l’employeur à s’interroger sur les risques d’existence de facteurs de stress (ou de mal être) au sein de sa société : niveau élevé d’absentéisme, d’accidents du travail et de maladies professionnelles, turn-over, retards, existence de postes non pourvus, défaut de production, etc. Il convient d’abord de rappeler qu’il peut y avoir harcèlement sans intention de nuire (Cass soc 23 novembre 2011 n° 10-18195) car le harcèlement ne part pas forcément d’une mauvaise intention mais peut provenir de mauvaises habitudes managériales.

Un fait isolé ne peut pas constituer, faute de répétition, un harcèlement moral (Cass. soc, 22 janv. 2014, n° 12-29.131). Autrement dit, les agissements incriminés doivent être répétés mais peuvent être espacés dans le temps, par exemple de deux années (Cass. soc., 25 sept. 2012, n° 11-17.987) et les faits constitutifs de harcèlement peuvent se dérouler sur une brève période (Cass. soc, 3 avr. 2013, n° 11-27.054) puisqu’ils peuvent ne durer que 17 jours (Cass. soc., 6 avr. 2011, n° 09-71.170).

Les juges n’hésitent plus à condamner doublement un employeur pour le harcèlement lui-même et pour manquement à son obligation de prévention du harcèlement en entreprise, soit son obligation de sécurité. ( Cass. soc, 6 juin 2012, n° 10-27.694)

Des contraintes légales à respecter

Le Code du travail impose à l’employeur de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir ce type d’agissements (article L. 1152-4). Les contentieux en la matière sont de plus en plus nombreux et la jurisprudence veille aux mesures prises en pareille circonstance pour garantir la sécurité et la santé des salariés. Elles sont donc de préférence à préparer en amont.

Il ne suffit pas d’agir vite puisque dans certaines situations où l’employeur a, dès la connaissance des faits de harcèlement, pris toute les mesures pour faire cesser la situation et préserver la sécurité des salariés victimes, les actions entreprises ont été considérées comme insuffisantes par les juges.

En effet, la violation de cette obligation est caractérisée même si l’employeur a immédiatement pris des mesures conservatrices et protectrices destinées à permettre au salarié victime de harcèlement moral de poursuivre son activité professionnelle au sein de la société en toute sérénité et sécurité (Cass soc 3 février 2010 n ° 08-44019), une proposition de mutation dans un autre établissement du salarié victime (Cass soc 3 février 2010 n° 08-44144), ou encore procédé au passage de la salariée auteur des faits d’un travail de nuit à un travail de jour afin qu’elle ne soit plus en contact avec la victime. (Cass soc 19 janvier 2012 n° 10-20935).

Pourquoi ces condamnations alors même que l’employeur a tout mis en œuvre pour faire cesser la situation ? Dans ces affaires, la Cour de Cassation estime que l’employeur a manqué à son obligation de sécurité qui est une obligation de résultat. Celui-ci ne doit pas se contenter de prendre des mesures en vue de faire cesser le harcèlement mais il doit empêcher sa survenance pour que de tels faits ne se produisent pas.

La prévention : le maître mot.

Le législateur impose au chef d’entreprise de prendre un certain nombre de mesures de nature à prévenir les risques de stress et de harcèlement au travail. Ainsi :

  • Le règlement intérieur doit prévoir l’interdiction de tout harcèlement moral dans l’entreprise, et l’immunité disciplinaire dont bénéficie le salarié victime ou témoin d’actes de harcèlement moral (article L. 1321-2 du code du travail) ;
  • Lorsqu’un délégué du personnel met en œuvre la procédure du droit d’alerte en présence d’une atteinte à la santé notamment mentale d’un salarié, l’employeur doit alors diligenter immédiatement une enquête avec lui et prendre ensuite, le cas échéant, les mesures nécessaires pour faire cesser le trouble (article L. 2313-2 du code du travail) ;
  • Quelle que soit la taille de l’entreprise et son secteur d’activité, l’employeur doit transcrire dans un document unique, les résultats de l’évaluation des risques, notamment psycho-sociaux, à laquelle il a procédé dans le cadre de son obligation générale de prévention des risques professionnels (article L. 4121-3 du code du travail) ;
  • Le législateur a aussi introduit la possibilité pour le salarié s’estimant victime de harcèlement moral ou par la personne mise en cause de recourir à une médiation (article 1152-6 du code du travail).

Des précautions pratiques à prendre

Le respect de ces dispositions est évidemment insuffisant pour régler la question du stress au travail et du harcèlement moral. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises ont réuni les partenaires sociaux autour de ces problématiques et ont négocié des accords collectifs avec des mesures plus poussées. On retrouve dans ces accords diverses mesures telles que des formations et sensibilisations adéquates des responsables hiérarchiques, une politique de communication auprès des salariés sur les notions de stress et de harcèlement moral avec la présence du médecin du travail, la mise en place de comités de pilotage, la diffusion de questionnaires de type Karasek, des enquêtes (ou audits) internes autour de ces problématiques, voire l’aménagement de lieux tels que la création de salles de sport ou autres.

Il est également fait appel à des intervenants extérieurs en prévention des risques professionnels ou des cabinets de conseil spécialisés.

Le panel des mesures envisageables est large, et dans tous les cas, un conseil s’avère indispensable : que les faits soient réels ou imaginaires, l’employeur prudent devra prendre en compte les allégations du ou de ses salariés et engager les procédures que lui impose la loi (droit d’alerte, saisine du CSE, etc.) afin de se prémunir de tout contentieux en la matière. Reste à retenir qu’un management efficace est aussi un management humain, ciment de la cohésion dans l’entreprise.

A noter : 3 partenaires dans cette démarche

L’ancien CHSCT, aujourd’hui comité social et économique (CSE), veille à la protection de la santé physique et mentale des salariés et on peut le consulter sur les mesures de prévention du harcèlement mises en place ou proposer lui-même des actions de prévention.

Le médecin du travail peut proposer des mutations et transformations de postes justifiées par des considérations relatives à la santé physique ou mentale des salariés, et particulièrement au harcèlement moral.

L’inspecteur du travail, nous l’oublions souvent, peut intervenir à titre préventif, et pas seulement répressif.