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Pourquoi et comment utiliser une marketplace ?

Les marketplaces ont le vent en poupe avec les leaders du e-commerce Amazon, Cdiscount, eBay, vente-privée et Darty. Les e-commerçants ne vendent plus exclusivement leur marque ou produits sur leur site e-commerce car les internautes recherchent toujours les prix les plus intéressants. Les marketplaces constituent avant tout un canal de vente pour ceux qui souhaitent développer leur activité en France ou à l’étranger. Mais pourquoi s’y lancer ? Combien cela coûte-t-il ? Quelles sont les bonnes pratiques et les informations à connaître ? Éléments de réponses dans cet article.

La France est le 7ème marché mondial du e-commerce, avec un montant total des ventes de 112 milliards d’euros en 2020 avec plus de 40 millions d’acheteurs en ligne et un taux de croissance des ventes en ligne de 15% et qui n’a cessé d’augmenter en 2021 et qui poursuit sa croissance en 2022.

  • +44% de ventes ont été effectuées sur les marketplaces entre le 1er trimestre 2020 et le 1er trimestre 2021
  • 52% des consommateurs français préfèrent faire leurs achats en ligne sur une plateforme unique plutôt que de commander sur différentes boutiques en ligne selon l’étude YouGov
  • En France, une majorité de ceux que l’on appelle les millennials achètent sur des marketplaces (62%).

Les marketplaces comme canal de vente

La première utilité d’une Marketplace réside dans le fait qu’elle représente un canal de venteque l’on peut déployer en complément des autres canaux déjà mis en place par les entreprises. Certaines entreprises utilisent uniquement la plateforme pour vendre alors que d’autres la conçoivent de manière complémentaire. Elles possèdent l’avantage de constituer un intermédiaire de confiance pour les acheteurs même s’il faut prendre en compte le fait de devoir verser une commission à chaque transaction, généralement en complément d’un abonnement mensuel. 

EBay propose par exemple deux niveaux de Boutique : la Boutique Classique à 26,04€ HT/mois et la Boutique Premium à 260,83€ HT/mois, et prélève une commission sur le prix de vente final comprise entre 3,9% HT et 6,5% HT selon la catégorie produit. Avant de vous lancer à l’international, n’oubliez pas de prendre également en compte les frais de livraison. 

Les bonnes pratiques pour vendre

Pour réussir sur une marketplace, il vous faudra tenir compte du fait que les annonces les plus vues comportent souvent des photos. On aime souvent « constater » par soi-même que l’objet correspond à nos attentes. Mais en réalité c’est le titre qui possède un rôle essentiel, notamment car c’est lui qui détermine la pertinence par rapport à la recherche. Il vous sera nécessaire de réfléchir quels mots-clefs taperaient instinctivement un utilisateur dans le moteur de recherche. 

Selon le Directeur des Vendeurs Professionnels et des Partenariats d’eBay en France : « Sur eBay, l’acheteur regarde dans un premier temps si l’article est en vente à prix fixe ou au format Enchères, le prix est le second critère de recherche. Il est également très sensible aux évaluations et commentaires laissés au vendeur, ainsi qu’au nombre de ventes effectuées. ».

N’oubliez pas que l’évaluation influe sur l’acte d’achat et sur votre position dans les résultats de recherche eBay. Pour qu’elle soit la meilleure possible, vous devrez apporter, entre autres, une attention particulière au respect du délai de livraison indiqué dans l’annonce, au soin apporté à l’emballage, à la communication claire et régulière avec vos acheteurs et proposer un bon rapport prix-produit. Sachez aussi que par exemple sur eBay, 80% des articles vendus sont neufs et proposés à prix fixes, et que 50% des achats se font par le biais du mobile.

Les marketplaces pour attaquer l’international

Avec des centaines de millions d’acheteurs actifs à travers le monde, et des milliards d’articles échangés, les marketplaces représentent un moyen de s’internationaliser à moindre coût. Les profils des vendeurs sont variés, et une taille minimale n’est pas obligatoire pour s’y inscrire puisque sont présents des auto-entrepreneurs, TPE-PME et grandes marques. A noter que sur eBay, 1 transaction sur 5 est transfrontalière, et 95% des vendeurs professionnels français vendent déjà à l’international (données internes eBay, mai 2015). Pour les deux tiers des commerçants présents sur eBay, l’export représente plus de 10% de leurs ventes. 

Quelques plateformes mettent en place des outils de traduction des fiches produits, en général payants (même s’ils peuvent être gratuits), car il ne faut pas oublier que si vous souhaitez vendre à l’international, vos mots-clés ou descriptions doivent également demeurer compréhensibles. 

Par ailleurs, les transactions internationales sont en général facilitées par l’utilisation du paiement sécurisé avec PayPal qui accepte jusqu’à 25 devises différentes.

Comment se motiver ?

En ces jours de fortes chaleurs, vous avez du mal à vous motiver et vous avez peut-être tendance à vous laisser aller et à penser davantage farniente. Votre esprit se disperse et vous ne trouvez pas la motivation pour travailler et vous passez votre temps à regarder des séries. Zoom sur quelques bonnes pratiques pour avancer.

Or, tout le monde le sait, la motivation demeure fondamentale pour arriver à avancer. Oui, mais voilà, aujourd’hui vous sentez vos tendances à l’inertie mais vous savez qu’ils vous restent bien des choses à accomplir.  Ne vous inquiétez pas, c’est le lot de nombreux entrepreneurs ! Suivez les étapes que nous vous proposons et vous verrez tout va s’enchaîner.

Dressez votre liste de tâches à faire

Prenez 5 minutes pour déterminer ce que vous avez à faire aujourd’hui. Listez toutes les tâches sans en oublier. Une fois que vous avez fait le point sur vos tâches de la journée, Il s’agit de vous demander si leur réalisation dans cette journée est réaliste. On parle souvent d’objectifs qui doivent être SMART dont le « R » signifie réaliste. N’oubliez pas cependant de le rendre ambitieux comme le signifie le « A ».

Attention à ne pas faire de surestimation qui pourrait, à l’inverse, vous décourager. Une fois l’estimation du temps nécessaire pour chaque tâche réalisée, ajoutez-y 30% de temps pour être sûr de réaliser chaque tâche dans les délais impartis.

Commencez par définir votre objectif

Désormais, il vous faut comprendre pourquoi vous souhaitez réaliser toutes ces tâches : les raisons qui vous poussent à les réaliser. Il s’agit d’aller au-delà du simple fait d’accomplir votre devoir mais de comprendre pourquoi vous souhaitez les réaliser.

Si vous souhaitez par exemple vous rendre au bureau pour vous avancer dans un dossier, vous pouvez avoir comme objectif final :

  • de partir en vacances et donc d’obtenir de l’argent supplémentaire pour vos heures supplémentaires
  • d’être promu,
  • d’être considéré comme un bon élément,
  • de faire plaisir à une personne,
  • de rattraper le retard accumulé,
  • de renforcer votre bien être en arrêtant d’être tout le temps dans l’urgence, etc…

Déterminez clairement tout ce que vous gagneriez à effectuer ces tâches sans vous mentir. Inscrivez-le ou les objectifs finaux sur un papier ou dans un bloc note afin de les avoir à l’œil. Concentrez-vous une minute sur le bénéfice de la réalisation. Ça y est, vous êtes prêt à vous lancer !

Retirez les sources de distraction

Commencez par éteindre où enlever toutes les sources de distractions possibles. Vous êtes en conversation avec une amie. Dites-lui que vous revenez dans le délai imparti de la tâche + 30% et que vous la recontacterez. Fermez les sites d’information, éteignez votre portable. C’est fait ? Bravo ! Vous avez déjà accompli le plus dur.

Réalisez une petite partie de la tâche

Il ne s’agit pas de réaliser toute la tâche mais désormais d’en réaliser un petit bout même le plus infime. Vous devez mettre le pied à l’étrier quitte à réaliser un dixième de la tâche car c’est le début de votre victoire. Ça y est ? Vous avez réussi à allumer votre ordinateur pour vous mettre au travail ? Encore Bravo, vous avez déjà avancé !

Enchaînez sur une deuxième partie de la tâche

Vous avez déjà commencé à réaliser votre tâche, il est temps d’en faire une deuxième partie même la plus infime qui soit. Ouvrez par exemple le fichier sur lequel vous devez travailler. Vous commencez déjà à avoir accompli votre tâche donc enchaînez sur une troisième puis une quatrième tâche voire une cinquième tâche jusqu’à que vous n’en pouviez plus. Il se pourrait déjà que votre tâche soit réalisée. Si ce n’est pas le cas, il se peut que vous ressentiez une forme de démoralisation alors soyez positif ! Regardez tout le chemin déjà accompli. Est-ce qu’il ne serait pas dommage de s’arrêter en si bon chemin. Continuez à réaliser chaque partie de la tâche, petit bout par petit bout, vous verrez bientôt le bout du tunnel.

Rappelez-vous l’objectif final

Si besoin et si la tâche est vraiment difficile à réaliser, il se peut que vous ayez besoin d’un booster en cours de route, regardez votre ou vos objectifs finaux et dites-vous que vous êtes déjà en train d’y parvenir.  Alors arrêtez de vous dire que c’est trop difficile puisque vous êtes déjà en train de le faire et vous allez y arriver. Si besoin, pensez aux exemples de personnes qui ont réussi en persévérant car cette dernière demeure la clé de la réussite.

Si vous êtes en train de reprendre la course par exemple, pensez au marathonien quand vous trouvez cela difficile. N’êtes-vous pas en train de vous limiter ? Vous pouvez le faire à force de la volonté ! Une fois votre première tâche accomplie. Félicitez-vous et si votre motivation n’est pas encore revenue, sachez qu’elle arrivera à la seconde tâche accomplie. Dans peu de temps vous regarderez derrière-vous et vous aurez bien des raisons de vous féliciter de ce que vous avez réalisé ! Donc reprenez le même processus en commençant un petit bout de cette seconde tâche !

En résumé :

  • Dressez votre liste de tâche
  • Marquez vos objectifs finaux
  • Enlever les perturbateurs
  • Réalisez-en un bout même infime de la tâche
  • Enchaînez sur une autre partie
  • Puis sur autant que possible
  • Rappelez-vous au besoin le ou les objectifs finaux
  • Enchaînez sur une deuxième tâche

Comment arriver à gérer sa colère ?

Vous connaissez bien l’expression « soupe au lait » qui pointe du doigt une personne au caractère colérique, qui s’irrite facilement et qui perd tout contrôle et discernement et qui désigne toute personne susceptible et qui se laisse facilement submerger par ses émotions. La comparaison avec une casserole de lait sur le feu, qui se laisse déborder subitement et qui va obliger à éteindre le feu est comme une violente colère qui retombe aussi facilement qu’elle est apparue. Comment arriver à gérer sa colère ?

Il peut arriver de se mettre en colère car un fait, une erreur, une rumeur …vous révolte ou bien que tout simplement vous avez affaire à une situation qui a le don de vous exaspérer. Cependant, vous le savez, la colère n’amène jamais rien de constructif. Conscient des effets, vous souhaitez arriver à mieux vous maîtriser de ces coups de sang qui, à long terme, pourraient nuire à vos relations avec votre équipe.

Faites le point sur l’utilité de la colère

Pour bien débuter et éviter de recommencer vos éternels aboiements, vous devez intégrer un principe : il est très rare que la colère vous conduise vers ce que vous souhaitez. Si vous avez dans un coin de votre tête le fait que la personne s’en souviendra pour contrôler votre colère, il va vous falloir vous sortir cette idée de vos pensées. Accuser les autres n’est jamais la bonne stratégie Pour mieux agir, vous pouvez voir toutes les conséquences négatives que votre colère entraîne : vous pourriez perdre un élément de votre équipe, créer une mauvaise ambiance, limiter l’information, braquer la personne

… et parfois même briser tout dialogue. Autant d’éléments qui pourraient à la fin nuire à l’objectif que vous vous êtes fixé. Dans les entreprises, il est ainsi quotidien que les nouvelles bonnes ou mauvaises circulent vite sans qu’on puisse les contrôler.  L’essentiel est de vous laisser submerger par vos émotions. En réalité, la colère ne sert que dans des moments très précis comme le fait d’utiliser le klaxon dans une voiture. On y gagne rarement quelque chose mais elle peut être utile en cas de danger immédiat.

Le phénomène de regret

Vous vous êtes mis en colère par le passé et le regrettez ? Ce n’est pas grave ! Comme dirait l’expression, il n’y a pas « mort d’homme ». La colère reste une réaction naturelle et il vous arrivera encore de la ressentir. L’injustice, la bêtise, l’ignorance ou encore le fait de subir des conséquences pour quelque chose que vous n’avez pas fait peut rapidement la faire revenir. Oui mais voilà, une fois vos cris lâchés, il se peut bien que vous les regrettiez car ils ne donnent guère de vous une image positive.

Et puis sachez que la personne qui a subi colère peut parfaitement comprendre votre réaction même excessive car nombre de personnes se mettent à la place des autres. Se mettre en colère ne signifie pas que vous avez tort car, bien souvent, vous avez des raisons de l’être. Le souci est que la réaction est souvent disproportionnée par rapport à la faute.

La plupart de vos crises n’auront pas de conséquences et ce qui importe vraiment c’est la manière dont vous agirez par la suite car il s’agit bel et bien de la maîtriser. Si vous vous sentez mal à l’aise en raison d’une colère récente et que vous voyez que la personne en a été affectée, n’hésitez pas à vous excuser de vous être mis en colère. Il ne s’agit pas de dire que vous aviez tort mais bien que votre réaction était sûrement excessive. Expliquez après vous être excusé calmement pourquoi vous vous êtes mis en colère si vous sentez que la personne est réceptive. Sinon ne développez pas plus que cela.

Le processus pour que votre colère tombe

Une fois que vous avez intégré que la colère doit être exceptionnelle, il est temps pour vous de la rayer de votre comportement. Oui mais comment ?

Prendre du recul

Il n’est en effet parfois pas facile quand celle-ci monte de la maîtriser. Quand la nouvelle arrive, la réaction peut être immédiate alors voici la démarche à suivre. Quand la mauvaise nouvelle tombe, commencez par vous isoler, c’est le premier réflexe à avoir. Vous devez retrouver votre calme et prendre du recul. Lorsque vous sentez « la moutarde monter » dites-vous systématiquement que vous devez vous accorder 5 minutes, pas une de moins, pour réfléchir. Si votre interlocuteur insiste, n’hésitez pas à donner un prétexte, avant de réagir, pour vous éloigner.

Vous concentrer sur un élément positif

Regardez quelque chose d’agréable comme une photo qui vous plaît tout particulièrement. Vient alors deux questions centrales : qu’est-ce qui est si important dans cela ? Est-ce que vous avez un autre moyen que la colère pour exprimer votre émotion ? Si vous sentez que vous avez besoin de temps pour y réfléchir, n’hésitez pas à aller faire du sport, vous verrez bientôt que votre colère ne fera que partie du passé.

Si vous n’en avez pas le temps, touchez-vous les bras ou serrez-les, cette technique permet de retrouver ses esprits en vous reconnectant avec vous-même. D’autres techniques marchent également comme le fait d’inspirer et d’expirer profondément afin de descendre son rythme cardiaque, de boire de l’eau, de malaxer une boule anti-stress ou encore d’écrire les raisons de votre colère en la détaillant. N’oubliez pas tout de même que tant que le problème ne sera pas réglé, il ne sert à rien de l’ignorer car le problème pourrait revenir ou vous pourriez garder à l’esprit votre rancune. Il faut simplement que vous cherchiez les bons mots et le bon ton pour faire comprendre ce que vous ressentez.

Quelles sont les obligations de l’employeur en cas de canicule ?

Tous les voyants sont au rouge, on nous annonce une canicule jamais rencontrée et cela même en ce milieu de juin. En raison de la survenue des vagues de chaleur pouvant entraîner un risque sanitaire pour la population et les travailleurs, une période de veille saisonnière est ouverte comme chaque année du 1er juin au 15 septembre. Depuis 2017, le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion rappelle les précautions à prendre pour se protéger des fortes chaleurs au travail.

L’employeur détient une « obligation de sécurité de résultat » qui doit s’entendre comme un véritable devoir de prévention. Ainsi, le non-respect de cette obligation constitue, en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, une faute inexcusable de l’employeur.

L’obligation générale : article L4121-1 du Code du travail

D’une manière générale, la loi oblige l’employeur à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la sécurité et la santé de ses salariés. Cette obligation suppose d’agir en amont en réalisant des actions de prévention, en évaluant les risques, en informant les salariés et en prévoyant une organisation ainsi que des moyens adaptés.

Focus sur quelques obligations particulières

En période de fortes chaleurs et canicule [application/pdf – 608.2 KB] et aussi en cette période de Covid-19, l’employeur met en place les mesures nécessaires à la protection de la santé de ses salariés afin que ceux-ci puissent :

  • faire preuve de vigilance et veiller les uns sur les autres pour réagir rapidement en cas d’épuisement ou de déshydratation ;
  • protéger leur peau et leur tête du soleil ;
  • signaler un malaise ou coup de chaleur ;
  • respecter les gestes barrières afin d’éviter le port des masques en continu ;
  • mettre à disposition de l’eau potable à proximité des postes de travail (bouteilles d’eau individuelles ou point d’eau avec gobelets, régulièrement désinfecté) ;
  • adapter les horaires de travail dans la mesure du possible.

Pour le travail en extérieur, il s’agit également :

  • de mettre à la disposition des travailleurs un local de repos adapté aux conditions climatiques ou aménager le chantier de manière à permettre l’organisation de pauses dans des conditions de sécurité équivalentes ;
  • de mettre à la disposition des travailleurs au moins 3 litres d’eau potable et fraîche au minimum par personne et par jour (chantiers du BTP) ;
  • veiller à ce que les conducteurs d’engins et de véhicules ne soient pas exposés à des élévations de température trop importantes

Certaines dispositions émanant des articles R4121-1, R4222-1 et suivants du Code du travail, sont à connaître.

– Si les locaux sont fermés, il faut renouveler l’air et ventiler afin de garantir la pureté de l’atmosphère, éviter les températures élevées, les odeurs désagréables et les condensations.

– il faut mettre de l’eau fraîche et potable à la disposition des salariés.

– Il faut aménager les postes de travail extérieurs afin de protéger les travailleurs des conditions atmosphériques.

Par ailleurs, dans le secteur BTP, il faut distribuer trois litres d’eau par jour à chaque salarié, prévoir un local pour permettre de garantir la sécurité et la santé des salariés. À défaut de l’aménagement d’un local, il faut aménager le chantier pour préserver la santé et la sécurité des salariés.

Les recommandations, à consommer sans modération

Même si le Code du travail ne donne pas d’indication précise sur les températures maximum au-delà desquelles les salariés doivent s’arrêter de travailler, l’INRS et la CNAMTS indiquent qu’au-delà de 33° C, les risques sont importants pour les travailleurs.

Voici des exemples de mesures à prendre dans le but de respecter les obligations liées aux fortes chaleurs mais surtout, pour préserver votre santé et celle de vos équipes :

  • Aménagement des horaires ;
  • Aménagement de l’environnement de travail ;
  • Diminution du port de charges ;
  • S’assurer de la compatibilité des protections individuelles avec la chaleur ;
  • Mise à disposition de sources d’eau potable et fraîche ;
  • Limitation du temps d’exposition ;
  • Éviter tout travail isolé ;
  • Information des salariés.

En cas de « coup de chaleur »

Dans l’hypothèse où un salarié se sentirait malade malgré les précautions prises par l’entreprise, il faudra impérativement :

  • alerter les secours : Samu (15), pompiers (18) ;
  • prendre toutes les mesures de premier secours.

Les lieux de travail doivent être équipés d’un matériel de premier secours, adapté aux risques et facilement accessible.

La présence d’un salarié formé au secourisme est obligatoire dans deux cas :

  • dans chaque atelier où s’effectuent des travaux dangereux ;
  • sur chaque chantier employant 20 travailleurs au moins pendant plus de 15 jours où sont réalisés des travaux dangereux ( C. trav., art. R. 4224-14 et s.).

En dehors de ces deux cas, il demeure néanmoins recommandé de disposer de salariés aptes à pouvoir apporter les premiers secours à une victime d’accident du travail, voire de malaise et ce, quels que soient les risques ou l’effectif de l’entreprise.

Le droit de retrait du salarié

Le salarié a le droit de se retirer de son poste de travail s’il estime qu’il encourt un « danger grave et imminent » pour sa santé et celle des autres travailleurs, selon l’article L4131-1 du Code du travail. De surcroît, pour exercer son droit de retrait, il n’a pas besoin de l’autorisation de son employeur.

N’existant pas de seuil de température défini par la loi à partir duquel il existe une possibilité d’exercer ce droit de retrait, l’appréciation des températures se fait au cas par cas, selon l’environnement de travail, le type de travail à effectuer, les précautions prises par l’employeur, etc…

La reconnaissance, l’atout maître des employeurs

Les dirigeants ont souvent pensé que les employés devaient leur être reconnaissants d’avoir un travail et donc une rémunération. Or avec la crise de l’emploi dans certains secteurs, la crise sanitaire et ses conséquences, le dirigeant est contraint à mettre ses idées au placard pour répondre aux nouvelles donnes et donc d’inverser les tendances d’une autre époque et prouver la reconnaissance.

Pour créer l’implication des collaborateurs, rien de plus essentiel que la reconnaissance. Cette reconnaissance elle passe par un changement des mentalités des managers. Quelques conseils.

Selon une étude réalisée par Odexa pour France Info, les salariés sont mécontents de la façon dont ils sont considérés sur un plan symbolique comme matériel et 51% estiment que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur.

Quels sont les atouts de la reconnaissance ?

La reconnaissance a pour valeur essentielle que le salarié valorisé :

  • s’identifie plus facilement à l’entreprise.
  • développe son sentiment d’appartenance envers l’entreprise à l’entreprise.
  • améliore ses compétences.
  • prend des initiatives.
  • est moins souvent en arrêt maladie.
  • contribue à une meilleure ambiance d’équipe.
  • améliore l’image de votre entreprise.
  • donne plus de résultats
  • trouve un sens à son travail.
  • se sent en sécurité.
  • a une estime de soi renforcée.

Comment prouver sa reconnaissance ?

La reconnaissance s’exprime par la reconnaissance salariale mais avant tout par le regard de l’autre sur le travail effectué, par des remarques constructives. Il est primordial que l’employeur soit clair avec lui-même pour l’être avec les salariés. Maintenir le dialogue est nécessaire. Il peut être verbal ; pour qu’il reste dans la continuité, il peut aussi passer par l’écriture avec un cahier de liaison qui servira de point d’appui pour établir des dialogues fructueux.

La reconnaissance s’appuie sur plusieurs axes et doit s’adapter à chaque salarié et selon les circonstances. Elle peut se manifester au travers de paroles ou de gestes (salutations, sourire…) au quotidien lors de contacts et d’échanges. Reconnaissance exprimée pour la simple raison que chaque collaborateur est avant tout est un être humain.

La reconnaissance de la qualité du travail effectué, des comportements pertinents du travailleur, de ses qualités professionnelles et de ses compétences mais aussi sur sa capacité à innover, à prendre de initiatives.

La reconnaissance de l’investissement dans le travail qui souligne la qualité et les retombées des efforts fournis par l’employé dans le but de contribuer à la croissance de l’entreprise.

  • Prendre des nouvelles de la personne et de sa famille
  • Consulter les employés, leur demander leur avis
  • Permettre un aménagement des horaires de travail et savoir répondre aux demandes d’absence exceptionnelles des collaborateurs avec empathie
  • Donner accès à des programmes de formation pour permettre l’évolution du collaborateur sans penser que s’il acquiert d’autres compétences, son premier réflexe sera de partir
  • Remercier verbalement un employé́ pour son implication en face à face ou devant les équipes
  • Écrire un e-mail pour souligner le courage et la ténacité́ d’un employé́ dans des conditions adverses
  • Émettre des commentaires élogieux sur les qualités professionnelles
  • Présenter les travaux de l’employé ou lui demander d’intervenir en comité de direction
  • Souligner l’innovation des employés et leurs apports pour l’entreprise ou pour les équipes

4 conseils

Pour manifester votre reconnaissance :

  1. N’hésitez pas à vous intéresser à vos salariés (leurs prénoms et éventuellement leurs histoires familiales). Donnez à chacun l’impression d’être unique et dans la mesure du possible, organisez une réception avec toute l’équipe et leur famille une fois par an. Cela rapproche plus qu’on ne pourrait le penser.
  2. Évitez les manipulations (vous serez tôt ou tard démasqué) et ayez l’air (ou soyez) accessible pour mettre à l’aise vos salariés.
  3. N’oubliez pas de récompenser vos salariés les plus performants en leur donnant des primes et ne soyez pas avare de remerciements.
  4. Donnez des objectifs atteignables (mais toutefois ambitieux) pour donner le goût du challenge et non un stress nocif.

Chacun cherche à être reconnu dans le milieu professionnel, donc dès aujourd’hui, offrez de la  reconnaissance pour être une entreprise gagnante ! Bonne humeur et bonheur seront le fleuron de votre réussite !

Les cartes de fidélité, un outil toujours d’actualité

Les cartes de fidélité sont un atout maître surtout depuis que les commerces dits non essentiels ont dû fermer leurs portes et se sont trouvés concurrencer par les boutiques en ligne. Il est bien connu que les français sont friands de cartes de fidélité. Il suffit de jeter un œil sur leur portefeuille pour apercevoir des dizaines de cartes de fidélité. Procédé marketing qui a remporté tant de succès et dont le rôle est de fidéliser la clientèle. Qu’en est-il aujourd’hui à l’ère des nouvelles technologies ?

La carte de fidélité traditionnelle a pour objectif de fidéliser une clientèle locale :  les commerçants ou restaurateurs qui disposent d’une boutique propre en proposent souvent pour que les clients reviennent de manière automatique dans leur boutique et pas dans celle du concurrent (les coiffeurs, les instituts de beauté, les parfumeries, les  pressing… en proposent souvent). Le client imagine avec plaisir le moment où il pourra profiter de l’avantage et il en est de même pour les grandes entités comme Sephora, Marionnaud…)

4 atouts

Inciter à revenir

Le but de proposer une carte de fidélité est tout simplement d’inciter les clients à revenir.

Récompenser les clients

Proposer une carte de fidélité à ses clients est un moyen de leur prouver que leur fidélité a une valeur à vos yeux. Il arrive même que les clients eux-mêmes demandent au commerçant s’il a une carte de fidélité.

Renforcer l’image de marque

Un support de communication que les clients gardent dans leur portefeuille et donc voit la carte de fidélité quotidiennement. Ils sont donc conduits sans s’en rendre compte à penser à votre entreprise.

Se constituer une base de données

Avant de donner une carte de fidélité, il est judicieux de demander au client de remplir un formulaire sous prétexte par exemple de leur donner un cadeau pour leur jour d’anniversaire comme Un jour ailleurs. C’est ainsi l’opportunité de connaître leur adresse e-mail ou encore leur numéro de téléphone. Il est pertinent de se rappeler à eux par des sms sans être cependant trop invasif.

Mais les clients sont-ils toujours addictifs aux cartes ?

Les cartes de fidélité semblent toujours autant satisfaire les français selon l’enquête TNS Sofres (Référence des études marketing et d’opinion en France) réalisée auprès de 10 500 foyers français en 2016. L’invasion des nouvelles technologies n’a pas changé leurs habitudes. En effet, ces derniers continuent d’avoir en moyenne 7 cartes de fidélité et paiement avec eux.

Quel type de cartes possèdent les français ?

72 % des clients d’un magasin possèdent une carte de fidélité traditionnelle. Un chiffre qui montre bien l’intérêt pour ce levier de fidélisation. En 2010, les clients ne possédaient que 5 cartes de fidélité contre 7 aujourd’hui.

Si la carte de fidélité est un bon moyen de fidélisation, il faut qu’elle soit adaptée à la clientèle pour apporter des retombées.

Quelles cartes ?

La carte d’abonnement qui offre une remise systématique. C’est un mécanisme qui s’inscrit dans la durée. La solution idéale pour fidéliser le client sur le long terme.

La carte de type tampon qui permet de compter le nombre de visites de votre client pour lui accorder une remise lors du prochain passage. Ce système invite les clients à venir régulièrement et ils obtiennent une récompense quel que soit le prix dépensé.

La carte à point qui se base sur le montant dépensé. Plus le client achète, plus il cumule de points. Ces points peuvent être utilisés pour avoir accès à des produits ou services gratuits ou à prix réduits.

Carte papier ou carte digitalisée ? 

Avec l’émergence des nouvelles technologiques, la carte de fidélité papier peut sembler obsolète.  Pourtant, les Français restent accros aux cartes, c’est ce que révèle BNP Paribas Personal Finance. L’entité répertorie pas moins de 185 millions de cartes actives en 2016, en s’appuyant sur une enquête TNS Sofres réalisée auprès de 10 500 foyers français. Les consommateurs possèdent en moyenne sept cartes ; certaines d’entre elles, comme les programmes de fidélité, font partie du lien tissé avec l’enseigne et la marque.

En conclusion, il faut savoir que :

  • 90 % sont sensibles aux promotions et réductions
  • 74 % sont sensibles aux cadeaux
  • 80 % aiment être considérées comme des fidèles de l’enseigne
  • 55 % sont prêtes à aller dans le même magasin pour réaliser leurs achats.

Les organismes, soutien pour créer votre entreprise

L’entrepreneur qui débute n’est guère seul car il peut faire appel aux nombreuses structures qui existent. Il faudra cependant regarder celles qui sont les mieux adaptées à ses besoins et surtout au statut et au secteur de son entreprise. Inutile d’aller chercher de l’aide auprès d’organismes dont ce n’est pas le domaine de compétences.

Pour créer son entreprise, la première démarche d’un créateur est de renseigner sur les organismes qui vont l’aider dans son parcours de d’entrepreneur. Voici quelques organismes qui vous permettront selon votre secteur d’activité de vous repérer et de ne pas vous perdre dans le labyrinthe.

Les organismes publics pour accompagner les entreprises

Les organismes publics pour accompagner les entreprises sont organisés par secteur d’activité :

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI)

La CCI est la structure dédiée aux commerçants et professionnels de l’industrie. Les CCI sont réparties sur tout le territoire français (avec un établissement national et de nombreux établissements régionaux et locaux).

Chaque année, plus de 250 000 créateurs/repreneurs d’entreprise poussent la porte des Chambres de commerce et d’industrie pour concrétiser leur projet entrepreneurial.

Pour les accompagner dans leur projet, 1400 conseillers en création/reprise d’entreprise les reçoivent dans les 234 Espaces Entreprendre, véritables lieux d’accueil et de prise en charge des créateurs/repreneurs d’entreprise.

Les CCI ont pour mission également d’être un Centre de Formalité des Entreprises (CFE), organisme qui regroupe les démarches et les formalités pour votre entreprise).

Les CCI proposent les services suivants :

  • Accompagnement pour la création de votre entreprise
  • Formations pour renforcer les compétences des chefs d’entreprise
  • Accompagnement pour les demandes d’aides à la création de l’entreprise
  • Conseils en matière de réglementation
  • Accompagnement stratégique (juridique, comptable, commercial)

 L’Agence France Entrepreneur (AFE), bpifrance

Depuis le 1er janvier 2019, Bpifrance a repris l’ensemble des missions de l’Agence France Entrepreneur (AFE) ainsi que celles de la Caisse des Dépôts en faveur de la création d’entreprises. L’ensemble des contenus et outils du site afecreation.fr est repris dans le site bpifrance-creation.fr.

Elle a pour vocation d’accompagner l’entrepreneuriat, à la fois au niveau national qu’au niveau local. Cette agence s’adresse donc notamment à tout créateur ou repreneur d’une entreprise.

bpifrance a pour but de :

  • favoriser les créations et reprises d’entreprises
  • accompagner le développement des entreprises et en particulier les TPE et les PME
  • rechercher les innovations pour encourager l’initiative économique

Sur le site internet de bpifrance, les créateurs, repreneurs/cédants et nouveaux chefs d’entreprise trouveront des conseils et des aides pour établir leur business plan, de nombreux outils et informations utiles.

BPI France est également une banque publique d’investissement qui agit en tant qu’organisme de financement et de développement des entreprises. Cet organisme agit comme garantie de prêts bancaires, mais aussi comme financeur pour entreprises innovantes à l’aide de crédits bancaires ou par cofinancement de prêts bancaires. BPI France propose un soutien aux entreprises pour développer leur activité, notamment à l’international, innover, renforcer leur capital ou encore pour créer son entreprise.

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA)

La CMA est l’organisme de référence pour tous les artisans. Elle a pour mission d’accompagner les artisans pour la création et la gestion de leur entreprise artisanale.

Les chambres de métiers et de l’artisanat accompagnent les entreprises artisanales au quotidien, développent une offre de services de proximité et forment chaque année dans leurs centres de formation près d’un apprenti sur quatre en France.

De la détection d’un projet à la transmission d’entreprise, elles mettent en œuvre, dans une relation de proximité, des missions d’accompagnement couvrant toutes les étapes de la vie de l’entreprise, de la détection d’un projet à la transmission d’entreprise afin d’en assurer le développement et la pérennité.

Sur un million de personnes reçues chaque année, ce ne sont pas moins de cent quatre-vingt-dix mille entrepreneurs qui se lancent dans la création ou la reprise d’une entreprise artisanale. Accompagnés par les chambres de métiers, 76 % d’entre eux franchiront avec succès l’étape des trois premières années.

Dans ce cadre, les CMA proposent des formations (notamment pour les futurs chefs d’entreprises artisanales), accordent l’immatriculation des nouvelles entreprises (en tant que CFE) et fournissent des conseils aux artisans.

La chambre d’agriculture

La chambre d’agriculture est le CFE des agriculteurs, et propose également un accompagnement pour les différents volets de l’entreprise agricole. Enfin, La chambre de l’agriculture propose notamment une assistance juridique et comptable, ainsi que des formations à destination des agriculteurs.

La Chambre Nationale des Professions Libérales est un organisme représentatif des professions libérales.

Elle est historiquement le premier organisme à avoir rassemblé les professionnels libéraux. Elle est aujourd’hui la seule organisation à rassembler les professions libérales des quatre secteurs professionnels en les fédérant sur l’ensemble des professions par le relais des syndicats professionnels, ordres ou des organismes professionnels et sur l’ensemble du territoire par le relais des chambres régionales et départementales. Fédérant ainsi les professionnels libéraux, la Chambre Nationale des Professions Libérales est le principal interlocuteur des pouvoirs publics.

Les professionnels du droit pour guider votre entreprise

Les avocats et experts-comptables

Les professionnels du droit accompagnent également les entreprises. Il s’agit principalement des avocats, mais également des juristes d’entreprise ou encore de juristes indépendants.

Les cabinets d’expertise-comptable proposent parfois des offres comprenant un accompagnement juridique. C’est pourquoi, la formation, l’expérience et l’expertise des professionnels du droit sont particulièrement mieux adaptées à l’accompagnement juridique.

Cependant, ces accompagnements sont souvent coûteux, et ne comportent pas nécessairement une partie d’accompagnement hors juridique. Par ailleurs, les connaissances des avocats en droit des entreprises sont particulièrement adaptées pour les grandes entreprises classiques, mais souvent moins pour les petites entreprises, les artisans ou encore les nouvelles formes d’entreprises comme la start-up ou le statut de micro-entrepreneur.

L’accompagnement d’entreprise par les legaltechs

Les nouvelles technologies révolutionnent les secteurs d’activités et le droit accompagne cette évolution. Une Legaltech est une entreprise qui propose de nouvelles solutions pour le droit. Elle propose les services suivants dont la liste n’est pas exhaustive :

  • Rédactions d’actes et de documents juridiques
  • Information juridique
  • Mise en relation BtoC
  • Outils pour les métiers du droit
  • Mise en relation BtoB
  • Gestion des entreprises
  • Echanges sécurisés de documents
  • Stockage sécurisé de données Intelligence artificielle
  • Aide à la résolution des litiges
  • Machine Learning
  • Big data juridique
  • ChatBot et robots juridiques
  • Documentation juridique
  • Justice Prédictive
  • Financement et organisation des actions en justice

Les réseaux sociaux internes à l’entreprise, utiles et efficaces ?

Les entreprises ont cherché pour mieux communiquer à créer des réseaux sociaux d’entreprises mais aussi pour remonter des informations ou de nouvelles idées qui pourraient ouvrir de nouvelles perspectives. Les réseaux sociaux en entreprise ont fleuri dans de nombreuses grandes entreprises. Ils ont pour objectif d’utiliser ce mode d’échanges collaboratifs pour créer des interactions fructueuses. Ces réseaux sociaux internes à l’entreprise sont-ils utiles et efficaces ?

Les réseaux sociaux internes ?

Les réseaux sociaux internes d’entreprise en ligne ont pour objectif le partage d’informations entre membres d’une même entreprise. Ils permettent aux collaborateurs de se créer un profil, de s’abonner à d’autres profils, et de partager des informations avec l’ensemble de leurs abonnés. Ceux-ci sont donc internes à l’entreprise. Cependant, les réseaux sociaux d’entreprise se limitent à un nombre limité d’individus. Notamment l’ensemble des collaborateurs.

58% des grandes entreprises françaises sont d’ores et déjà dotées d’un réseau social d’entreprise. 26 % envisagent d’en développer un au sein de leur entreprise. Ces réseaux internes à l’entreprise apparaissent comme l’eldorado pour le partage des connaissances et la résolution des problèmes opérationnels dans les équipes. Mais, dans les entreprises où ils existent l’engouement va a contrario   de celui des réseaux externes à l’entreprise. Les managers ne sont que 25 % à les utiliser et ce taux est encore plus faible dans les équipes.

Dans un sondage en ligne et de 54 entretiens, Jean Pralong Professeur de GRH, titulaire de la chaire « Intelligence RH & RSE » et BDO, 5ème réseau mondial d’audit et de conseil, réalisé auprès de 1 206 répondants dont 32 % appartenant à des entreprises de plus 5 000 salariés nous apportent une analyse fine et détaillée des réseaux sociaux internes en entreprise. Enquête JournalduCRM.com

Pourquoi les réseaux sociaux d’entreprise ?

Selon Jean Pralong « une grande entreprise est une grande bureaucratie, c’est-à-dire un système de hiérarchies emboîtées où tout le monde a un chef, doit lui rendre des comptes et est évalué par lui. Des organisations qui, en somme, sont bâties pour que l’on regarde vers le haut ou vers le bas mais jamais sur les côtés. »

Or, les résultats de l’étude montrent « qu’au lieu de provoquer des connexions entre individus d’équipes variées, les réseaux sociaux d’entreprise se superposent aux canaux hiérarchiques existants. La structure virtuelle des réseaux sociaux d’entreprise est quasiment identique à celle de l’organisation hiérarchique : les managers créent des groupes dont sont membres, majoritairement, leurs équipes. Rares sont les salariés qui viennent contribuer ou même adhérer aux groupes virtuels qui ne sont pas créés par leur propre manager. »

Quelles sont les difficultés ?

A l’heure actuelle les entreprises ont besoin d’intégrer des échanges collaboratifs. Les réseaux sociaux en ligne sont donc une opportunité . Cependant, ils se confrontent à des obstacles tels que les relations hiérarchiques, la crainte d’une surveillance ou d’être déloyal envers son manager ou son équipe. Difficile de mettre en place des règles qui permettent aux collaborateurs de s’exprimer librement. En effet, de toute évidence les collaborateurs craignent les répercussions sur leur carrière et dans les relations avec les équipes.

Quelles sont les caractéristiques des groupes mis en place ?

46 % de groupes sont créés par des managers

76 % de membres de groupes appartiennent à l’équipe du manager créateur du groupe

87 % de contributeurs appartiennent à l’équipe du manager créateur du groupe

Or, ils reprennent l’organisation hiérarchique de l’entreprise. Les relations se construisent selon un mode de coordination bureaucratique et non comme un travail collaboratif avec des idées nouvelles.

Que peut-on espérer des réseaux sociaux ?

Pour les salariés, les réseaux sociaux d’entreprise sont de toute évidence des opportunités de visibilité. Notamment faire connaître ses missions et ses succès sur sa page personnelle, créer ou contribuer à des groupes thématiques leur permettent d’exister dans un système hiérarchique. Celui-ci laisse peu de place à l’expression.

Pour les entreprises, les réseaux sociaux d’entreprise permettent de créer de l’innovation et la créativité et de lutter contre la bureaucratie. En effet, dans un monde qui a changé tous ces paramètres et qui va continuer à les faire évoluer, il faut mettre en relation de salariés face aux mêmes difficultés, partager des expériences et mettre en commun des solutions et initiatives.

Comment se faire recommander ?

Nous avons toujours dans nos réseaux des personnes qui pourraient nous recommander et donc nous faciliter l’entrée en relations. Pourtant souvent nous n‘osons pas franchir le pas.

Pour développer ses affaires, il faut savoir tisser des liens avec les prospects. Se faire recommander demeure idéal pour augmenter ses ventes. La recommandation engage cependant celui qui vous recommande et est gage de fiabilité pour les personnes qui voudraient utiliser vos services.

Imaginer que lorsque nous donnons une recommandation, nous aurons la réciprocité est un leurre qu’il faut écarter. Il arrive que nous-mêmes nous soyons en mesure de mettre en relation une personne pour une opportunité d’affaires ou pour une rencontre qui pourrait porter ses fruits et en sens inverse une personne pourrait nous recommander. Il apparaît donc essentiel de tisser des liens étroits avec les membres de notre environnement. Pour cela, une meilleure connaissance réciproque de nos activités respectives et de nos besoins facilitera les recommandations.

Chaque membre de notre environnement devient alors un membre de notre force commerciale.

La recommandation, si elle peut sembler le fruit du hasard, trouve son origine dans le travail que nous effectuons en amont pour développer nos relations.

Quel que soit votre secteur d’activité, la force de vente la plus porteuse de recommandations est constituée par vos propres clients :

La demande de recommandation sollicitée : vous demandez à votre client de lui indiquer les coordonnées de prospects potentiels avec lesquels il aurait une relation de confiance mais il faudra pour le faire que vous ayez établi avec lui un lien de confiance.

La recommandation spontanée : votre client satisfait de vos services en parle spontanément à son entourage. La question clé est maintenant de faciliter et stimuler les recommandations des clients de leur donner envie de parler de vous, de leur donner des bonnes raisons de se valoriser en recommandant vos produits et/ou services. Rien de plus pertinent qu’un client satisfait pour le bouche à oreille. Il sera ravi de faire du réseautage afin de vous mettre en contact.

Les astuces

  • avoir toujours des cartes de visite sur vous pour échanger vos cartes de visites. Demandez à chaque personne rencontrée une deuxième carte de visite, dont une pour transmettre éventuellement à des personnes pouvant être intéressées par leurs services. Ecrivez des notes au dos des cartes de visites. Notez ce qui pourra vous être utile pour vous souvenir des personnes rencontrées.
  • fixer un retroplanning : les personnes à rencontrer, les personnes dont il faut rechercher le contact pour être mis en relation.
  • être à l’écoute plutôt que se mettre en avant.
  • poser des questions pour mieux connaitre les personnes que vous rencontrez.
  •  recommander vous-même dès que possible. Les meilleurs commerciaux croient en la philosophie « qui donne reçoit » et en la théorie du boomerang.
  • assurer un suivi. Même si vous appliquez les principes ci-dessus, ils n’auront aucun impact positif si vous ne suivez pas les contacts que vous venez de créer et donc pour cela gérer votre temps est indispensable.
  • Faire le tri entre les anciens collègues, les anciens fournisseurs, vos clients, vos cercles amicaux et familiaux, en pensant aux personnes qui trouveront un intérêt à l’expertise que vous mettez en avant, et en vous interrogeant sur la pertinence d’un réseau plus ou moins important.
  • envoyer régulièrement un e-mail pour demander des nouvelles.
  • se faire connaître implique aussi de communiquer activement en assistant à des évènements.
  • intervenir lors de certaines conférences vous permet d’établir un réseau solide pour réaliser des recommandations.

L’innovation au cœur des entreprises

Les innovations ont fleuri mais elles se heurtent parfois à des circonstances qui les obligent à nouveau à innover comme le phénomène climat, la pénurie de certains composants ou matières premières aux risques de devoir mettre la clef sous la porte. L’innovation, depuis une décennie, s’impose en flots continus dans tous les secteurs et dans toutes les activités de l’entreprise conduisant les entreprises, les collaborateurs, les clients et les partenaires à changer leur manière de travailler et à sans cesse s’informer, anticiper et s’adapter.

Le client, les partenaires

Les clients comme les partenaires se confrontent à la réalité de l’innovation de ses apports et de ses contraintes. Dans un monde devenu planétaire, il est devenu crucial pour chacun de développer une écoute, une nouvelle écoute et une vision en se débarrassant de ses idées reçues, de ses habitudes. Et il est vrai que rien n’est plus difficile que de devoir constamment anticiper, s’adapter. Chaque innovation demande un coût en temps et en budget : se former, dépasser les limites et accepter de changer dans le confort des habitudes.

Les entreprises ont dû par exemple se doter de sites internet, certes rémunérateurs à la longue comme l’acquisition d’une nouvelle clientèle, mais elles ont dû investir un budget pour les créer et aussi investir le temps des collaborateurs pour les former au détriment dans un premier temps de leurs tâches, créant ainsi des retards et du stress et en contraignant chaque collaborateur à s’adapter à ce nouvel outil devenu omniprésent dans la vie professionnelle.

La veille concurrentielle

Pour pouvoir répondre aux d’innovations, il faut développer un sens aigu de l’étude de ses innovations : savoir si elles sont porteuses de chiffre d’affaires dans l’avenir et si elles vont devenir un marché pérenne. Combien d’entrepreneurs se sont vus dépasser par des innovations plus pointues et n’ont pas vu venir les nouvelles innovations.

L’implication des collaborateurs

Le rôle d’un dirigeant d’entreprise n’est plus aujourd’hui de donner des ordres et de veiller aux faits et gestes de ses subordonnés mais au contraire, de leur permettre de prendre des initiatives et de développer leur autonomie.

Leur accorder confiance et liberté leur permet de forger les performances ainsi que leur sens de la créativité. Pour ce faire, le manager doit favoriser la communication interne, et effectuer une démarche participative pendant laquelle il consulte l’avis de ses collaborateurs. Un lancement de projet nécessite par exemple cette démarche. Une seule personne n’a pas toutes les compétences ni un assez grand esprit de créativité pour tout imaginer, ce qui nécessite cette démarche participative. Les forums, les boîtes à idées ou les séances de brainstorming sont également des idées envisageables.

La gestion de l’innovation

Gérer l’innovation c’est d’abord avant tout anticiper c’est-à-dire s’informer et ne pas penser que les innovations mettront du temps à s’installer : Amazon en quelques mois est devenue incontournable que ce soit pour la livraison ou pour ses autres activités et à imposer son rythme et sa loi aux entreprise partenaires ou concurrentes.

Les sites e-commerce sont confrontés non plus à une concurrence uniquement dans l’hexagone mais planétaire et là aussi il faut avoir conscience que les besoins et des habitudes de chaque pays pour ne pas se retrouver avec des impayés ou une commande sur les bras.

Entrer dans le domaine de l’innovation demande forcément la maîtrise des différents processus qui s’y rattachent. On peut citer l’exemple du coût rattaché à l’innovation, de sa durée ainsi que des résultats. Une innovation est limitée dans le temps, l’entreprise doit donc être toujours en veille pour voir l’évolution de l’environnement du marché ainsi que des besoins des consommateurs. Aussi, il ne faut pas oublier que les risques existent toujours dans un investissement.