Lorsque notre quotidien est bien rempli, nous finissons toujours par oublier les choses les plus importantes que l’on devait faire. Les choses sont d’autant plus difficiles quand vous dirigez une entreprise. Non seulement vous devez vous impliquer dans des projets divers, mais en plus vous devez gérer votre vie personnelle. Pour essayer de régler ce problème, les gens planifient leurs tâches dans un agenda, ce qui parfois, rend les choses encore plus compliquées. Pour alléger vos tâches, il suffit parfois d’arrêter tout simplement de les planifier. Si vous n’êtes pas convaincu, voici quelques raisons qui pourraient vous persuader.
Planifier… et ne rien faire d’autre
L’habitude de toujours vouloir planifier en avant ce que l’on a à faire peut-être une bombe à retardement pour notre activité. Il est prouvé que le procrastinateur organise et ne fait rien d’autre. La plupart de ces personnes passent plus de temps à planifier qu’à réaliser les tâches qu’elles doivent accomplir. Le grand problème est que la personne n’arrive pas à passer à l’action et trouve toujours de l’obstacle à ne pas entamer le travail. Or, planifier pour replanifier ne sert pas à grand-chose si ce n’est à perdre du temps.
Planifier est une cause de non-réussite
Les personnes qui rencontrent le succès dans leur vie sont parfois les personnes qui agissent de façon impulsive. Ils agissent d’abord et planifient ensuite. Il est important de savoir profiter de l’élan que vous avez pour entreprendre quelque chose. Si vous risquez encore de vouloir planifier, l’élan sera perdu et vous ne serez plus prêt. Commencez tout de suite à poser des actes et n’attendez pas. Bien sûr, la planification est très importante, mais elle doit se faire en même temps que vous agissez. Il y a un équilibre à trouver entre les idées et les actions que vous accomplissez.
Ne plus savoir distinguer l’urgent de l’important
Les personnes qui planifient en avance ce qu’elles doivent entreprendre ont tendance à toujours remettre ce qu’elles doivent faire au lendemain car elles ont du mal à quantifier la durée d’une tâche. Au lieu de faire une chose qui est vraiment importante aujourd’hui, vous n’allez faire que ce que vous aviez planifié. C’est pour cette raison que vos tâches s’accumulent car certaines nécessitent parfois une réponse immédiate pour ne pas engendrer plus de travail. En plus, on trouve toujours des excuses pour ne pas commencer à faire ce qui est important pour l’entreprise ou pour soi-même.
Planifier provoque la peur
Pour une obscure raison, on est terrifié à l’idée d’accomplir certaines tâches ou de travailler sur certains projets. Parfois, on se fatigue avant même d’avoir débuté une tâche, rien que de penser à devoir la réaliser dans la journée. Vous trouvez que la tâche est trop lourde ou que le projet est trop vague. Vous allez aussi finir par penser que vous n’avez pas les compétences nécessaires. Enfin, vous allez vous démotiver à force de vous focaliser sur les nombres de tâches que vous devez accomplir. C’est pour éviter tout cela qu’il est important de faire les choses petit à petit.
Sous la direction de son PDG Jean-Charles Naouri, le groupe Casino a poursuivi toute l’année 2022 son objectif phare : être présent dans toute la France grâce à un large maillage de commerces de proximité. Cette stratégie s’est vérifiée l’année précédente, puisque le distributeur stéphanois a ouvert 872 magasins de proximité via ses enseignes (Franprix, Monoprix, Vival, Sherpa…).
Une redéfinition du mix de format
Jean-Charles Naouri, le PDG du groupe Casino, a organisé une redéfinition du mix de format permettant notamment à Casino d’accélérer sur le commerce de proximité comme il le précise le dirigeant : « Notre groupe se positionne sur la proximité urbaine (Franprix, Monoprix), rurale (Spar, Vival, Sherpa…), premium (Monoprix), bio (Naturalia), supermarché premium (Casino supermarché) ».
Le moins que l’on puisse, c’est que le groupe Casino a joint la parole aux actes l’année dernière. Selon un communiqué publié le 28 février, 879 nouveaux magasins ont été ouverts sur les formats de proximité en 2022. Dans le détail, cela équivaut à plus de deux points de vente construits quotidiennement, et à l’inauguration d’un Franprix tous les deux jours (181 ouvertures). L’Epicerie d’a côté – enseigne créée il y a un an et demi par le groupe Casino – à quant à elle sorti de terre 87 magasins en 12 mois.
Un rythme d’ouverture accéléré au dernier trimestre
Ce rythme a particulièrement été soutenu lors du 4ème trimestre (T4) avec 352 ouvertures de magasins. La stratégie d’expansion territoriale a par ailleurs été facilitée par de master franchisés, comme le groupe Bérard, qui a signé avec les Enseignes Casino un contrat de ralliement en franchise de 153 magasins en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône Alpes. Des contrats permettant au groupe Casino d’étoffer son ancrage dans le sud de la France.
Le distributeur stéphanois a également converti 32 de ses hypermarchés traditionnels Géant en Casino Hyper Frais lors du T4 (après 15 conversions au T3 et 4 au T2), pour atteindre un total de 51 conversions fin 2022. « Les 10 hypermarchés restants seront convertis au format Casino Hyper Frais au cours du premier semestre 2023 », ajoute le groupe.
Une stratégie qui se révèle payante
Les formats de proximité permettent donc aux clients de Casino, même ceux vivant dans des territoires isolés, de faire leurs courses facilement. Et c’est une stratégie puisque le groupe réalise un chiffre d’affaires de la proximité en croissance de +6,6% en comparable (+4,4% au T4). Le volume d’affaires progresse pour sa part de +7,8% en 2022 (+9,8% au T4).
Le total des ventes pour le segment France Retail s’élève à 14 205 millions d’euros en 2022, soit une hausse de +1,5% en comparable. Au total, les ouvertures et nouveaux adhérents en proximité ou supermarchés en 2022 représentent un volume d’affaires année pleine de plus de 500 millions d’euros », ajoute le distributeur dans son communiqué chiffré.
Le groupe Casino compte poursuivre sur sa lancée cette année, en ouvrant 100 nouveaux Monoprix (principalement sous l’enseigne Monop’) ou encore 18 Leader Price (1er trimestre) L’enseigne Franprix prévoit quant à elle de maintenir son rythme effréné d’ouvertures et d’intensifier sa stratégie de ralliement au premier semestre 2023.
Au sein de votre entreprise, l’emploi de stagiaires s’avère parfois utile pour vous aider à faire tourner votre boite tout en formant une personne inexpérimentée. Les stagiaires, qui devraient être formés sur leur cœur de métier, se voient parfois confier des tâches ingrates. Petits florilèges de tests et tâches les plus embêtants à faire réaliser à vos stagiaires au moins une fois (pour rigoler).
Faire le café
Si je vous parle de stagiaire, quel mot vous vient à l’esprit ? Oui, il s’agit bien de ce mot : café ! Dans l’esprit de nombreuses personnes, la partie du stage la plus importante consiste à faire faire du café par vos jeunes apprentis. Bien que cette idée ne représente pas une généralité, elle reste présente dans l’esprit des jeunes en quête de stage. Heureusement, vous demeurez présent pour vaincre ce stéréotype ! Mais pourquoi ne pas faire une blague à votre stagiaire un jour ? Et si vous lui demandiez de vous préparer un café juste pour voir la tête qu’il fera ? Avouez : cela est tentant !
Faire les tâches ménagères
Les tâches de ménages… la partie que personne ne veut faire. Elle peut même s’apparenter à une véritable épreuve. Il reste possible, si vous souhaitez lui gardez une petite surprise de lui faire croire l’inverse. Une fois le repas terminé, il faut bien nettoyer la vaisselle ! Lorsque la poubelle est pleine, il reste nécessaire de la vider ! Prévenez-le un matin des futures tâches qui l’attendent en plus de celles quotidiennes. Bien sûr, après cela, n’oubliez pas de lui préciser que ce n’était qu’un petit bizutage.
Raconter une blague chaque jour
Quoi de mieux qu’une blague pour rigoler, passer du bon temps et assurer une bonne ambiance ? Vous n’êtes pas obligé de faire uniquement des tâches embêtantes ou des tests ! Demandez-lui de préparer des blagues chaque jour pour l’équipe. Vous en profiterez également ! Garder un petit moment dans la journée pour rigoler s’avère positif et permet de prendre une petite pause. De cette façon, votre productivité sera meilleure grâce à cette pause, et vous montrez également qu’il s’avère possible de rire tout en travaillant. N’oubliez pas de faire votre part et de venir également avec votre petite blague.
Ecrire une lettre
Cette demande peut paraître stupide et sans utilité, mais elle s’avère en vérité très utile ! Vous vous dites sûrement que tout le monde sait déjà envoyer une lettre, qu’il s’agit d’une chose connue de tous ? Faux ! Même si vous en êtes persuadé, à l’heure actuelle, un grand nombre de personnes ne le savent pas. Avec le numérique, de nombreuses personnes n’en ont jamais envoyé ! En organisant cette épreuve, le pourcentage de réussite vous surprendra !
Déposer un chèque
Aller à la banque et déposer un simple chèque. Une action qui vous semble banale, mais qui s’avère ne plus l’être pour les jeunes d’aujourd’hui. Vous voyez beaucoup de jeunes avec un chéquier ? Vous en rencontrez souvent à la banque ? Remplir ce morceau de papier devient une véritable épreuve ! Quelles informations mettre et à quel endroit ? Autant de questions qu’un stagiaire vous posera. Vous êtes prêt pour tester ? Malgré qu’elle ne soit guère amusante, cette tâche peut se révéler utile dans l’avenir pour votre stagiaire.
Pratiquer du sport
Il vous arrive souvent de faire des pompes pour une erreur d’orthographe ? Si vous en avez marre de lui répéter pour la énième fois de vous envoyer un texte sans faute, pourquoi ne pas lui proposer de faire un peu de sport. Mais vous aimez bien votre stagiaire ! Il faut bien le taquiner un peu ! Vous pouvez lui faire croire, au début, qu’à chaque fois qu’il y aura une faute quelque part, il lui faudra montrer sa force ! Laissez-lui faire deux ou trois pompes avant de lui avouer la supercherie. N’oubliez pas de le féliciter pour sa forme physique digne d’un athlète !
Aller chercher le repas et faire la cuisine
Une pratique consiste à envoyer un stagiaire chercher un repas pour le PDG par exemple. Votre stagiaire ne s’attend pas forcément à devoir s’en occuper. Vous pouvez l’envoyer chercher les repas de l’équipe un jour ! Autre possibilité, demandez-lui de vous faire découvrir ses talents de cuisinier ! Un jour dans sa formation, il devra préparer les repas de tout le monde, mais attention ! Vous vous attendez à une cuisine de bonne qualité ! Ce moment vous permettra de découvrir si votre stagiaire s’avère être un cuisinier dans l’âme.
Remplir des tableaux Excel
Un exemple parfait de tâches embêtantes à donner à votre stagiaire demeure le remplissage d’un long tableau Excel ! Tout le monde le sait, il s’agit d’une activité peu appréciée. Vous pouvez lui demander d’en remplir plusieurs toute une matinée ! A la fin, il ne voudra plus en voir un seul ! Étant une tâche redondante et qui n’apporte pas grand chose, mieux vaut ne pas lui faire faire trop souvent pour ne pas le dégoûter.
Il existe différentes activités que vous pouvez faire faire à votre stagiaire pour rigoler. Il demeure fondamental de réaliser que le stage garde un but formateur et non pour but de confier toutes les tâches ingrates. Donner un exercice de ce type doit être uniquement occasionnel (et pour rire).
Est-ce qu’une personne est née pour être leader ou devra-t-elle se former avant de pouvoir le devenir ? C’est une question à laquelle de nombreux théoriciens sur le management ont tenté de trouver des éléments de réponses ! Les avis sur le sujet divergent, nous faisons le point avec cet article.
Les trois conceptions qui s’opposent
Voici les trois points de vue :
1/ Être leader est inné à la personne
Patrick Ricard estimait que l’intelligence et la connaissance sont des handicaps qui empêchent un bon exercice du pouvoir. L’accumulation d’un nombre signifiant de connaissances conduit certaines personnes à avoir des idées plus concrètes et à s’y tenir. Il est donc difficile pour ces personnes de changer d’avis ou de croire à des idées irrationnelles. Pourtant, cette façon de penser ne convient pas vraiment aux critères demandés pour un leader. Le leader doit avoir une pensée plus ouverte, il doit avoir le sens de l’innovation et surtout, il doit être assez souple qu’importe la nature des situations auxquelles il est confronté.
2/ L’inné et l’acquis sont complémentaires
Dominique Hériard Dubreuil n’a pas la même conception du sens du leadership. Selon lui, l’école développe le savoir que le leader possède déjà. Le leader se distingue par son caractère et sa personnalité, c’est un fait. Certaines personnes sont nées leaders, cependant, elles ont tout de même besoin d’une éducation environnementale avant de pouvoir mettre à profit leur tempérament. Une éducation magistrale est nécessaire pour lui permettre de mieux commander et de bien prendre les décisions.
3/ Le leader est une connaissance acquise
Quant au théoricien Pierre Vareille, il pense que l’éducation et l’expérience sont plus fortes que les aspects génétiques. L’intelligence ne suffit pas pour devenir leader. Il faut une compétence et plus de technique pour maîtriser l’art de diriger un groupe. La force de diriger est indispensable à un leader, ce caractère lui est inné. Cependant, l’habileté, le courage, la ruse sont des caractères qui ne s’acquièrent qu’avec l’expérience. Bien souvent, ces caractères sont inculqués par des conférenciers au cours des formations ou durant les séminaires d’entreprises. Les bons leaders basent leur prise de décision sur leur expérience, en d’autres termes, leur prise de décision se fait toujours en toute connaissance de cause.
Un mixte toujours possible
Pour conclure, être leader peut-être aussi considéré comme provenant de l’innée et de l’acquis. Car un talent qui ne se maîtrise pas ne sert pas à grand-chose. Il se peut donc que vous ayez le charisme pour être un leader, mais vous n’avez pas assez de compétences ni d’expérience pour mener un groupe afin d’en motiver les membres et de leur permettre d’atteindre l’objectif de l’entreprise. Il faut cependant prêter attention aux propos de Patrick Ricard : « ne laissez pas vos connaissances être un frein de développement pour vous ». Soyez toujours ouvert au changement qui se passe dans le monde de l’entreprise.
En école de journalisme il existe un adage célèbre : « Supposons que le lecteur ne sait rien, mais il ne faut pas présumer qu’il soit stupide pour autant. » En d’autres termes, il faut déconstruire le complexe pour rendre le contenu facile à comprendre. Cet adage ne s’applique pas uniquement au monde du journalisme ou de l’écriture mais également au monde de l’entrepreneuriat et du marketing.
Oubliez le jargon professionnel
Vendre des produits ou des services peut être complexe. Votre travail en tant que responsable marketing est, en partie, de rendre simple ce qui est compliqué, quitte à abandonner le jargon de l’entrepreneur pour transmettre la valeur de votre entreprise avec des termes accessibles au commun des mortels. Il s’agit également de s’avoir davantage parler en termes de bénéfices que techniques dans la plupart des cas si vous souhaitez donner envie que l’on fasse appel à vous.
Certaines grandes entreprises, qui développent des profils d’acheteurs pour leurs produits ou services, essayent d’illustrer le mantra « rester simple ». Un profil d’acheteur est une représentation du type de consommateur, que vous croyez être intéressé par ce que votre entreprise vend. L’idée est de s’adresser directement aux désirs et aux besoins du client. Plus globalement, il est conseillé d’envisager des perspectives claires et simples. Cela vous aidera à commercialiser efficacement.
Quelques outils pour rester dans la simplicité
1/ Parlez la langue de votre client.
L’ancien chancelier ouest-allemand Willy Brandt a dit : « Si je vends pour vous, je parle votre langue. Si j’achète, dann müssen Sie Deutsch sprechen [alors vous devez parler allemand]. ». Comment vos clients décrivent vos produits? Quels mots utilisent-ils ? Assurez-vous d’utiliser les mêmes. Si vous ne pouvez pas être en contact directement avec les gens que vous essayez d’atteindre, vous pouvez avoir un aperçu de leur langage en ligne: lire les publications ou des blogs qu’ils font; observer les conversations sur Facebook, Twitter ou LinkedIn, et utiliser les outils de recherche de mots clés (comme Google AdWords ou Keyword Discovery) pour voir exactement dans quelles conditions votre clientèle utilise certains mots dans leurs recherches.
2/ Considérez le monde du point de vue des clients
Comment votre produit améliore leurs vies ? Rappelez-vous, votre valeur ne réside pas dans ce que vous faites – votre valeur demeure dans ce que vous faites pour les autres. Donc, il ne faut pas uniquement parler des caractéristiques de votre produit, mais plutôt parler de ce que ces caractéristiques peuvent accomplir pour vos clients. Cela semble assez simple. Mais pour les entrepreneurs qui vivent et respirent leurs entreprises, il peut être difficile de voir le monde à travers une perspective centrée sur le client. Simon Sinek prêche que les gens n’achètent pas ce que vous faites, ils achètent pourquoi vous le faites. Donc examinez comment cette perspective peut changer votre explication de vos marchandises. Par exemple, notre magazine Dynamique entrepreneuriale a pour objectif de permettre aux entrepreneurs et aux commerçants de se développer efficacement, de mieux faire leur travail et de faire progresser leur carrière.
3/ Placez le consommateur au centre
La meilleure stratégie marketing possède un élément humain. Vos clients sont des humains, ce qui signifie qu’ils seront plus réceptifs à votre histoire si c’est en quelque sorte à leur sujet. Dit autrement : plus vous vous alignez avec vos clients, plus vous aurez de chances de gagner leurs cœurs. Même si vous vendez quelque chose de banal ou apparemment intangible), mettez l’accent sur la façon dont le produit peut toucher la vie des gens.
4/ Anticipez leurs besoins
Créer du contenu de marketing honnête, empathique et qui répond aux besoins et aux désirs des clients. Le contenu de votre stratégie marketing est aux premières lignes, jouant le rôle d’un représentant des ventes, soyez accommodant : évitez de passer votre réticence, le manque de connaissance ou de l’attitude décontractée aux clients. Au lieu de cela, trouvez des façons polies et rassurantes. Ces éléments peuvent vous aider à commercialiser plus efficacement, ce qui fait penser à une autre règle fondamentale du journalisme et de marketing, et peut-être même de la vie : « Personne ne va se plaindre parce que vous avez fait quelque chose de trop facile à comprendre ».
L’utilité de la carte de visite ne se pose plus ! Et oui, utilisée dans presque toutes les entreprises, elle reste un excellent moyen publicitaire. Quelles que soient leur forme ou leurs couleurs, les cartes de visite renseignent sur les activités de l’entreprise. Une fois dans la main du client potentiel ou du futur collaborateur, ça passe ou ça casse… Zoom sur la création de cartes de visite et ce que cette démarche implique.
A quoi sert une carte de visite au juste ?
On peut définir la carte de visite comme la carte d’identité d’une entreprise. Très professionnelle, cette carte détaille vos fonctions et celles de votre société. Entre les noms, les numéros de contact, l’adresse, le site web et les profils de réseaux sociaux, il y a suffisamment d’infos pour remplir votre carte de visite. Qui plus est, la carte de visite permet d’accentuer l’authenticité de l’entreprise. Outre les informations dites basiques, cette carte d’identité peut être mise en beauté avec des slogans propres à ce que vous faites.
La personnalisation, l’étape clé d’une carte de visite réussie
Le but d’avoir une carte de visite est de marquer les esprits. Hors de question de finir dans les corbeilles à papiers ! Pour éviter que cela arrive, il est conseillé de personnaliser sa carte de visite. Elle doit comporter les éléments importants, certes et il faut qu’elle reflète également votre personnalité même si c’est, surtout, une question d’image de l’entreprise. Pour ce faire, optez pour un logo attrayant. Bien dessiné, ce dernier devrait facilement représenter ce que votre entreprise fait. La personnalisation de la carte englobe aussi le choix du support. Entre du papier glacé, du papier carton écologique, du bois ou encore du papier superposé, il existe tout un éventail de choix pour les entrepreneurs. Bref, misez sur l’originalité ! N’oubliez pas que parfois utilise son verso pour prendre des notes et que le glaçage peut être contreproductif.
Cartes de visite et modernité
Pour un look nettement plus moderne (mais certes plus coûteux), pourquoi ne pas opter pour des clés USB personnalisées ? En l’offrant à un client, vous êtes certains de vous démarquer. Ce dernier verra les informations essentielles sur le gadget et le trouvera tout à fait original. Et pour suivre la tendance technologique, pensez à inclure un code QR à votre carte de visite. Ce code permet aux utilisateurs de smartphone de télécharger vos coordonnées en un instant et de vous ajouter dans le carnet d’adresses. Enfin, les idées de se démarquer ne manquent pas et il serait judicieux de jouer la carte de l’originalité. Des solutions digitalisées existent. Pensez-y !
L’envers du décor
Même si la carte de visite reste l’arme ultime pour faire connaître son entreprise, il se trouve que celle-ci peut générer quelques inconvénients. Par exemple, il peut arriver que certaines personnes vous contactent seulement dans le cadre de demandes de partenariats ou de parrainages. Certains cas révèlent que des entrepreneurs reçoivent des appels anonymes et qui n’ont rien à voir avec leur business ou que certains les utilisent dans des bases de prospection sans vous l’avoir au préalable demandé.
Le recrutement est l’un des facteurs de difficultés les plus souvent cités par les dirigeants de TPE/PME. En cause ? Un manque d’attractivité, des moyens limités et une mauvaise formation du dirigeant aux problématiques de l’embauche. Surtout, les embauches restent parfois mal menées, faute de temps et parfois de compétences. Des lacunes qui génèrent de nombreuses galères, parfois difficiles à gérer.
Une difficulté de base
La principale difficulté se situe généralement sur le temps à accorder à ces jeunes sans expérience pour les former mais aussi au fait que de nombreuses TPE/PME sont implantées dans des espaces partagés et que chaque place a un coût qui pourrait ne pas compenser les avantages offerts. La trésorerie des TPE/PME n’est guère extensible et plus particulièrement dans cette période délicate. Souvent, les embauches interviennent lorsque l’entreprise se développe, que son chiffre d’affaires est en pleine croissance et que les contrats se multiplient. Sauf que vous allez devoir vous confronter à une nouvelle difficulté, celle de recruter rapidement. Pas de soucis,
Des solutions trop faciles
La pensée est souvent alors qu’il vous suffit de dénicher un super pro du domaine, ayant une solide expérience : des diplômes en veux-tu en voilà, et un carnet d’adresses bien fourni. Bien sûr, cette nouvelle recrue devra être hyper motivée et animée par une ferveur semblable à la vôtre dans le projet. Précisons aussi que le futur salarié devra être doté d’un esprit coïncidant parfaitement avec les valeurs de l’entreprise.
Et, ce qui ne gâche rien, devra posséder un solide sens de l’humour, histoire d’animer les pauses café. Disons-le tout de suite, même le fameux mouton à 5 pattes ou la charmante poule aux œufs d’or ne feraient pas le poids face au candidat que vous cherchez ! Facile à trouver, pensez-vous. Un petit tour dans les fichiers de Pôle Emploi, un coup d’œil aux Job boards, 2 ou 3 clics sur les sites Linkedln, et vous aurez déjà à disposition de beaux CV qu’il ne vous restera plus qu’à trier.
Une réalité plus compliquée
Oui mais voilà, vous allez bien vite vous confronter à la dure réalité du recrutement dans une petite entreprise : relativement peu de candidats, encore moins de profils qualifiés et une sélection beaucoup plus difficile à faire qu’il n’y paraît. S’en suivent de nombreuses difficultés résultant de mauvais choix. Perte de temps, perte d’argent… Sélectionner un profil qui ne correspond pas réellement aux besoins de l’entreprise peut faire mal. Et, si les erreurs de casting arrivent dans les grands groupes également, celles-ci restent assez indolores pour l’entreprise. Dans une start-up au contraire, dans laquelle chaque élément peut influer de façon radicale sur l’avenir de l’entreprise, faire un mauvais choix peut véritablement mettre en jeu la pérennité de l’entreprise. Pas de panique, certaines clés pour passer à côté des pièges du recrutement et piocher le bon élément.
Qui a peur du grand méchant recrutement ?
Les dirigeants de petites entreprises savent bien que leurs opérations de recrutement ne seront pas forcément aisées. La perspective de l’échec d’une embauche décourage souvent les entrepreneurs à se lancer dans le processus de recrutement. Ils n’ont pas tort, ce ne sont pas moins de 20 % des recrutements qui se soldent par un échec, selon une enquête menée par Mozart Consulting. 1 CDI sur 5 n’est en effet pas confirmé à l’issue de la période d’essai, dans la moitié des cas à l’initiative du nouveau collaborateur.
Problèmes humains, juridiques ou financiers peuvent apparaître et freiner le développement de l’entreprise, voire, dans certains cas extrêmes, remettre en question la pérennité de la jeune boîte. Se rajoute à cela le fait qu’une embauche entraîne l’entreprise dans un engagement financier sur la longue durée et qu’il va devoir assurer, même si le chiffre d’affaires en venait à décroître.
Que les clients soient au rendez-vous ou non, le dirigeant devra verser chaque mois le salaire de son collaborateur. Certes, en cas de baisse véritablement conséquente du résultat financier de l’entreprise, il reste toujours la possibilité de procéder à un licenciement. Mais les choses ne sont pas si simples… Le code du travail en France encadre très strictement les licenciements, laissant une marge de manœuvre très limitée aux dirigeants. On ne vire pas un salarié sur un coup de tête, ou parce que le chiffre d’affaires semble ne pas être au beau fixe.
Le mauvaises reflexe des dirigeants
Sachant cela, il n’est pas surprenant que les dirigeants de start-ups repoussent souvent au maximum les processus d’embauche. Ceux-ci préfèrent en général prendre sur eux une charge de travail supplémentaire, faire peser sur les équipes des tâches toujours plus importantes, ou prendre l’option d’externaliser des missions. Or, un recrutement bien géré représente une véritable chance pour l’entreprise. Une nouvelle recrue de qualité peut apporter à l’entreprise bien plus que la simple bonne réalisation des tâches liées à son poste. Ce dernier peut transmettre à l’équipe sa motivation encore fraîche pour le projet, sa vision inédite de la stratégie, sa créativité et ses compétences annexes, qui lui permettront peut-être de développer de nouveaux projets au sein de l’entreprise. Ce serait trop bête de se priver de cette chance de donner un nouveau souffle à son entreprise !
Des erreurs qui coûtent cher…
Si les petites structures rechignent encore à embaucher, c’est parce qu’elles savent qu’une erreur de casting peut peser lourd dans le bilan financier de l’entreprise. Le coût d’une embauche est non négligeable, qu’elle soit réussie ou totalement ratée. Recruter un candidat demande du temps, et donc de l’argent, pour le recruteur. Le temps alloué au tri des CV, aux entretiens d’embauche et aux formalités administratives liées au recrutement peut prendre d’importantes proportions s’il s’agit d’une embauche à un poste clé de l’entreprise.
Si le dirigeant se trompe sur son choix et qu’il doit se séparer de sa nouvelle recrue dès la période d’essai, il devra recommencer à zéro toutes ces démarches. Autres postes de dépenses liés à l’embauche d’un collaborateur : les éventuelles dépenses de formation professionnelle visant à mettre le salarié à niveau, du temps passé par les salariés pour l’intégration du recruté, éventuellement le prix de la visite médicale d’embauche… Dans le cas où le recrutement s’avère raté, la liste des dépenses s’allonge.
Des coûts cachés à prendre en compte
Beaucoup de coûts cachés viennent se greffer à la liste : le « coût » de la démotivation des équipes, minées par l’erreur d’embauche et ses conséquences en termes d’ambiance dans l’entreprise, la baisse de moral de ceux qui étaient chargés d’intégrer le salarié, la désorganisation des équipes, … et les éventuelles conséquences directes sur le chiffre d’affaires, si le collaborateur a fait des erreurs graves avec les clients par exemple. Dans les cas les plus difficiles, une embauche ratée peut se transformer en vrai conflit juridique. Là, la note peut devenir salée ! Si le nouveau collaborateur décide de se retourner contre l’entreprise aux Prud’hommes, un procès peut coûter très cher à l’entreprise. C’est sûr, ça fait réfléchir…
Recrutement dans les TPE : des handicapés…
Les TPE sont-elles moins bien placées dans la course à l’embauche que les grandes entreprises ? En tout cas, c’est ce que pense la plupart des dirigeants de petites boîtes. En cause, l’absence de service ressources humaines en interne, pas de budget pour faire appel à une agence de recrutement et, bien entendu, le manque d’attractivité des petites structures face aux grands groupes. Les start-ups ne proposent, en effet, pas les mêmes avantages que les grandes entreprises : salaire réduit, horaires importants, sécurité de l’emploi assez relative, peu ou pas d’avantages tels que des titres restaurants, l’accès à une mutuelle intéressante d’entreprise ou des réductions grâce à un CE, des possibilités d’évolution dans la hiérarchie limitées, des locaux parfois éloignés ou peu confortables…
Résultat : les bons profils privilégient souvent les grands groupes qui leur font miroiter de belles évolutions de carrière et des salaires de base attirants.
Le baromètre « Trésorerie, Investissement et Croissance » du 2ème trimestre 2020, comprend un questionnaire spécifique sur la crise du coronavirus. La plupart des dirigeants de PME et TPE estiment que la crise amputera leur chiffre d’affaires en 2020. Ils mobilisent largement les dispositifs de soutien et espèrent ainsi surmonter les difficultés de trésorerie. Seuls 1% des sondés envisagent une cessation d’activité. Par contre, une large majorité annule ou reporte les projets d’embauche et d’investissement.
L’entrepreneuriat et une partie de poker partagent plus de points communs que l’on pourrait le penser. On y retrouve en effet des attitudes et des objectifs similaires. Quelles sont donc ces ressemblances qui unissent le fonctionnement d’une entreprise à une partie de poker ? N’oubliez pas qu’il ne s’agit jamais de flamber car une entreprise ce sont aussi des femmes et des hommes qui vont dépendre de sa réussite. Alors sachez les écouter pour ne jamais être dans une situation insurmontable.
La mise en place d’une stratégie
Un entrepreneur a plusieurs options pour favoriser le développement de sa structure. Investir beaucoup et recruter en masse ou limiter les dépenses pour progresser petit à petit ? Durant une partie de poker, les joueurs sont confrontés aux mêmes impératifs : il faut choisir la meilleure stratégie pour assurer l’augmentation de son stock. Deux comparaisons s’imposent alors : l’investisseur audacieux est le pendant du joueur agressif et flambeur, alors que le chef d’entreprise méthodique s’apparente à ce joueur serré qui ne rentre que dans les coups sûrs. Finalement, tout est une question de stratégie.
La nécessité d’une image forte
Parmi ses responsabilités, un dirigeant ne peut faire l’impasse sur l’image, la sienne comme celle de l’entreprise. Il est nécessaire d’être crédible auprès de ses partenaires comme de ses clients, et de forger à sa société une réputation de sérieux pour les investisseurs. Il en va de même à une table de poker : chaque coup joué contribue à renforcer ou à affaiblir l’image des participants. Un joueur perçu comme faible deviendra une cible pour tous. À l’inverse, un joueur vu comme fort pourra capitaliser sur le respect que lui vouent ses adversaires pour les bluffer.
Les prises de risques
Toute création d’entreprise comporte des risques. Un entrepreneur se doit de prendre des décisions difficiles au quotidien, en estimant au mieux leurs conséquences et les probabilités de réussite. Le retour sur investissement est un cap à conserver pour n’importe quel cadre dirigeant, sous peine de mener la société à la faillite. Même combat au poker : il faut décider vite et ne pas se tromper. Savoir quand il est nécessaire de miser gros et savoir quand il faut se retirer sont les deux décisions de base du jeu. Les risques doivent être calculés sous peine de perdre beaucoup d’argent.
La gestion du capital
La partie financière est essentielle dans toute société : elle définit la réussite ou l’échec des décisions prises par la direction et permet ou non d’investir dans de nouveaux projets. Pour une entreprise qui débute ou une PME, la gestion des dépenses est cruciale : investir trop est dangereux, mais conserver de l’argent dormant laisse le champ libre à la concurrence. La même problématique occupe les esprits à une table de poker : maîtriser le montant de ses mises et de ses relances est nécessaire pour bien gérer ses jetons. Ici, le sang-froid est la clé. Dans les deux cas, l’argent demeure bien le nerf de la guerre.
La connaissance de l’environnement
Un chef d’entreprise connaissant parfaitement son environnement professionnel est à même de saisir les évolutions du marché et donc de devancer la concurrence. Cacher ses atouts, trouver le bon partenaire ou isoler un rival sont autant de stratégies qui deviennent envisageables. Au poker, les décisions sont grandement influencées par les attitudes des autres joueurs à la table. En observant les réactions de chacun, il est possible de jouer en fonction de ces attitudes pour pouvoir anticiper et gagner gros. Cependant pour l’un comme pour l’autre la sagesse doit être celle qui vous guide quand la passion vous fait perdre la raison.
À force de multiplier les stratégies pour réussir face à des concurrents géants, vous pourriez bien connaître un beau succès. Les alternatives de sortir de la concurrence face au géant sont simples : soit le concurrent vous mange, soit c’est vous qui l’absorbez. Le petit qui finit par manger le grand : possible ?
Un phénomène assez rare
Soyons clairs : les histoires de petites entreprises qui finissent par absorber le concurrent géant qu’elles challengeaient sont très rares. Il existe par contre plusieurs cas où la petite entreprise finit par se retrouver au niveau de son concurrent géant, voire par le dépasser sur le marché. C’est notamment le cas dans le secteur des nouvelles technologies où de jeunes entreprises innovantes peuvent réussir à détrôner un géant n’ayant pas su se remettre en cause suffisamment tôt.
À ce titre, l’exemple de la multinationale Kodak est très parlant. Ayant été pourtant les premiers à mettre au point la technologie de la photographie numérique, ils n’ont pas su repérer le potentiel de cette nouvelle technologie. Au final, de jeunes entreprises qui ont exploité le filon du numérique suffisamment tôt ont réussi à faire flancher le géant. Aujourd’hui, le géant Kodak qu’on pensait invincible s’est retrouvé en faillite. Si le même avenir n’est pas à souhaiter pour les grands fleurons de l’industrie, cet exemple prouve que tout est possible pour les entreprises sachant surfer habilement sur les tendances. Le prochain challenger qui s’imposera sur le marché et fera de l’ombre aux multinationales de son secteur, c’est peut-être votre entreprise. Il ne tient qu’à vous de rejouer l’histoire de David contre Goliath !
Se faire racheter par le géant !
La croissance de votre entreprise pourrait bien commencer à intéresser votre concurrent géant. Lorsqu’ils remarquent des petits challengers qui commencent doucement à s’imposer, les groupes n’hésitent pas à dégainer rapidement leur proposition de rachat. Des offres qui peuvent s’avérer très intéressantes financièrement… Ainsi, lorsque le groupe L’Oréal s’est aperçu en 2006 que le rachat de The Body Shop pouvait lui permettre de mettre un pied dans le retail et de développer son approche éthique, ses dirigeants se sont empressés de faire une offre à la fondatrice de la marque. La transaction s’est élevée à 652 millions de livres sterling. Belle opération pour la fondatrice !
Autre exemple : l’entreprise Pastas Party, spécialisée dans l’organisation de soirées de rencontres entre célibataires, qui s’est faite racheter par son concurrent direct, Meetic. Souhaitant se développer sur des événements de rencontre offline, le groupe a opté pour le rachat d’une start-up possédant une bonne expertise du créneau.
Le rachat d’une start-up encore petite, mais déjà très « tendance » peut également intéresser le grand groupe désireux de rajeunir son image. C’est ce qui s’est passé récemment pour la jeune entreprise Tumblr, acquise par Yahoo. Pierre Guérin, cofondateur de Noova, une plateforme de e-commerce dédiée aux objets innovants conçus par les startups, deux ans après sa création, Noova est rachetée en 2017 par le Toulousain Brico Privé, site professionnel d’articles de bricolage.
Une pratique qui continue
Quant à Google, il est devenu le géant qui avale en continu depuis 2011, nombre de startup dont pour 2019 ainsi le rachat de FiBit pour 2,1 milliards de dollars, entreprise innovante dans les objets connectés que l’on porte sur soi (wearables), notamment les bracelets d’activité mais aussi les montres et de même Looker, spécialiste de l’interconnexion de bases de données pour les services cloud, pour de 2,6Md$, un prix qui dépasse les rachats habituels.
Une crise est une excellente période pour créer une entreprise ! Il s’agit d’un moment où le réel, avec sa dureté, cesse de se dérober : ce qui marchait bien marche moins bien et ce qui ne marchait pas bien cesse complètement de marcher. Or, le réel est un bon maître, en marquant une limite, il donne prise pourinventer etinnover plus.
Face à la contraction de leur marché, les entreprises ont toutes sortes de possibilités, mais ces possibilités peuvent toutes être classées sur un axe qui va de “travailler plus” à “travailler mieux”. Or, très souvent, l’option qui va consister à travailler plus semble être privilégiée : nous ferons plus d’heures, nous prendrons moins de vacances, nous ferons des journées plus denses, nous exécuterons davantage.
Le salut par l’innovation
A l’inverse, l’option qui consiste à travailler plus intelligemment est négligée, tant elle fait l’effet d’un luxe, qu’on ne saurait s’accorder qu’en période de faste et qu’il est donc sain, en période de crise, de mettre de côté pour les jours où la prospérité reviendra, par elle même, comme le Soleil revient chaque matin, sans qu’il soit besoin d’aller le chercher aux confins de l’univers.
Cette tendance à privilégier l’augmentation de la capacité d’exécution présente une difficulté d’importance. Tout d’abord, il n’est pas sûr que votre entreprise ait une énorme marge de progression de ce côté-là. Ensuite, l’écrasante majorité des entreprises va adopter cette stratégie, ce qui rend improbable que vous finissiez vainqueur de cette course. Enfin, quand, en période de crise, certains clients ont plus de mal à acheter vos produits, il va falloir plus qu’un léger avantage sur vos concurrents pour que vos clients restent (ou deviennent) vos clients. Pourquoi ne pas innover ? Pourquoi ne pas faire le choix radical de vous créer un avantage concurrentiel radical ?
Innover pour créer un avantage concurrentiel radical
Libérez-vous de l’illusion qu’en exécutant plus, vous vendrez plus. Le marché est à la baisse. L’heure est venue d’innover. Innover, cela signifie exécuter moins. Cela signifie décider qu’en période de crise, où les marges s’effondrent, vous allez allouer une partie de votre temps d’exécution à des activités de conception. Innover impose la décision initiale de rompre avec les habitudes de pensée qui dominent votre secteur d’activité. En période plus de crise, ce geste s’avère aisé : pourquoi continuer à faire comme on a toujours fait, puisque ce que l’on a toujours fait ne semble plus fonctionner ? Ou, dans le meilleur des cas, être en bout de course ?
Sur quoi repose l’innovation ?
En effet, l’innovation repose sur cette liberté sociale qui consiste à considérer comme nuls les avis qui proclament que rien de neuf n’est possible. Cette liberté, bien sûr, ne doit pas être exempte du discernement qui permet de faire la part entre ceux de vos interlocuteurs dont les avis sont issus de l’expérience réelle des limites du marché et ceux qui ne font que participer à la circulation circulaire de dogmes dont la fantaisie apparaîtra un jour en pleine lumière les dogmes qu’ils ont appris et répètent, mais dont ils n’ont jamais éprouvé expérimentalement la justesse.
La bonne nouvelle est que la convergence de vues tend à disparaître en période de crise. C’est le moment idéal pour innover marginalement ou radicalement. La seconde bonne nouvelle est que les travailleurs européens sont bien armés pour innover leur haut niveau culturel et leur sens démocratique les favorisant, quel que soit votre secteur d’activité.
Mais abandonner, au moins en partie, la culture du résultat pour une culture de l’innovation peut se heurter à trois difficultés. Mais une difficulté n’est rien d’autre qu’une source de plaisir, car elle nous donne l’opportunité de déployer notre créativité. Passons donc en revue ces trios difficultés.
La difficile beauté de l’innovation
Premièrement, si vous décidez de diminuer votre capacité d’exécution vous allez couvrir moins de terrain. Vous pouvez diminuer votre volume d’engagement sur chaque poste. Ou vous pouvez couper des aires de déploiement. A titre personnel, je préfère la seconde option : la croissance d’une activité se fait souvent par soustraction, c’est-à-dire, par renoncement au superflu. Ce resserrement sur les activités où vous avez une forte proposition de valeur est plus efficace (à condition que cette proposition de valeur vienne d’une innovation, pas d’une exécution à marche forcée).
Deuxièmement, il est parfois difficile d’innover en interne. En effet, nous valorisons souvent à l’excès la capacité d’exécution notamment en nous détournant des tâches de conception, réservées à un petit nombre, la majorité des travailleurs devant se consacrer à l’exécution. Les salariés sont recrutés sur leur capacité d’exécution, on décourage leur désir d’innovation. Dans certaines entreprises, il faut donc créer cette culture de l’innovation. C’est possible ! Et vous n’avez pas le choix.
Troisièmement, vos clients peuvent avoir une lecture conservatrice de la situation. Ils peuvent croire que la crise va passer, qu’il suffit d’attendre, de travailler un peu plus, d’exécuter plus et que le beau temps reviendra. Si c’est là leur lecture de la situation, il peut s’avérer très difficile de leur vendre des solutions innovantes. Ce ne sont pas les bons clients, ne cherchez pas à les convaincre que votre solution est bonne. Mettez-vous à la recherche du bon client, celui qui aura la même lecture que vous de la situation.
Et gardez à l’esprit que les plus grandes entreprises ont été créées en période de crise. Alors, travaillez moins et innovez davantage !