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Peut-on tous être vendeur ?

Peut-on tous être vendeur ?

En France, le secteur marchand est la principale source de croissance de notre économie et il occupe près de 70% de la population active. La vente joue donc un rôle essentiel dans notre société où tout le monde semblerait pouvoir avoir sa chance. Mais peut-on tous être vendeur ? Au-delà de l’expertise du produit ou du service à vendre, d’autres compétences et qualités, plus ou moins innées, sont indispensables pour exercer ce métier. Explications.

Un métier de polyvalence

Le métier de vendeur possède de multiples facettes selon qu’il s’agit de vendre un produit dans un commerce et donc d’accueillir le client et là lui vanter les mérites du produit à la personne qui est déjà captive car c’est elle qui vient vers le vendeur et sollicite ses conseils. Parfois elle est seulement à la recherche de précisions et l’attitude du vendeur se révèle déterminante. Dans d’autres cas, la personne ne sait pas exactement ce qu’elle veut et là encore l’attitude du vendeur est capitale : être ou non envahissant, suggérer… Un entraînement s’avère indispensable.

Une autre facette c’est lorsque le vendeur, le commercial prend contact avec le client pour lui proposer services ou produits et là d’autres compétences et talents sont nécessaires car son approche du client sera dépendante de la situation : s’agit-il d’un produit déjà acheté par le client chez un concurrent, s’agit-il d’un produit que le client n’a pas et qu’il n’éprouve pas le besoin d’avoir, s’agit-il de proposer un nouveau produit à un client déjà acquis ? …Pour réaliser des ventes, le vendeur devra développer des capacités d’adaptation.

L’organisation et l’environnement commercial

Le premier atout pour être vendeur est d’avoir une parfaite maîtrise de son environnement et de son organisation commerciale. L’environnement commercial englobe tout ce qui entoure un produit ou un service : ses caractéristiques, son utilisation, ses forces et ses faiblesses, ses offres concurrentes. Connaître l’ensemble de ces éléments permettra notamment au vendeur de répondre aux objections éventuelles d’un client. 

L’organisation commerciale quant à elle se définit par les objectifs que vous vous êtes fixé en termes de chiffre d’affaires journalier à réaliser par exemple ou encore de gestion des stocks. Il s’agit essentiellement de compétences que tout un chacun peut apprendre, par le biais de la formation ou de l’expérience du terrain.

La personnalité du commercial

Le second critère pour faire un bon vendeur est votre personnalité. D’un point de vue général, votre confiance en vous et votre attitude positive doivent être pour vous des préceptes de vie que vous appliquez au quotidien, et qui se traduisent par votre regard, votre voix, vos gestes et postures lors de la relation client, et votre capacité à ne pas vous laisser submerger par le découragement si un contact n’aboutit pas à une vente. Aussi, au-delà de l’estime de soi, vous devez avoir développé un certain niveau d’empathie qui vous permette de vous mettre à la place de votre client pour comprendre au mieux son besoin.

Aussi, votre personnalité doit être en adéquation avec le produit ou le service à vendre, pour avoir un niveau d’assurance suffisamment communicatif auprès du client. Sans cette conviction, il vous sera difficile d’opérer une vente, à moins d’être un excellent comédien. Enfin, votre apparence physique, et particulièrement votre tenue, doit traduire cette conviction et être dans l’esprit du produit ou du service, et plus globalement, de la marque à représenter. A titre d’exemple, il est plus cohérent pour un profil « geek » d’exercer dans un commerce d’informatique que pour une enseigne de lingerie même masculine.

L’art de la communication

Le troisième talent essentiel à un vendeur est sa capacité à communiquer. Celle-ci se manifeste dès la phase d’approche pour mettre en place une situation de dialogue et aboutir à la création d’une véritable relation avec le client. Elle se caractérise par l’écoute active et le discours établi lors des différentes étapes du processus : accueil, questionnement, reformulation du besoin, conseil et présentation d’une offre, traitement des objections et réassurance, engagement… Un bon communicant aura aussi de meilleures chances de réaliser des ventes additionnelles.

Quels que soient le lieu de vente et le niveau d’importance de l’achat, la communication ne doit jamais être négligée car elle permet également de fidéliser le client et de développer son chiffre d’affaires dans le temps. De plus, il n’est pas inutile de rappeler qu’un client satisfait ne manquera pas de vous faire de la pub… mais l’inverse est également valable ! L’art de la communication s’acquière avec de la technique grâce à la formation ou l’expérience, mais certains profils montrent plus de facilités du fait de leur personnalité.

Un métier pour moi ?

En définitive, nous pouvons tous être vendeur, avec plus ou moins d’aisance et d’épanouissement dans l’exercice de cette profession. Ce sont ces deux notions, combinées à vos qualités personnelles, vos compétences en communication, en organisation et en environnement commercial, qui détermineront si vous avez l’aura pour faire une belle et longue carrière de vendeur. 

De la vision à la stratégie d’entreprise et à l’objectif

stratégie d’entreprise

Les articles sur les entrepreneurs visionnaires abondent. Mais quel sens donner à cette étiquette qui colle aux entrepreneurs de success story ? Que vous soyez créateur ou déjà aguerri, la vision entrepreneuriale est capitale à la réussite de votre entreprise. Il vous faudra comprendre son rôle, en particulier dans la définition de vos objectifs et de votre stratégie d’entreprise.

La vision : un véritable support

La vision est capitale. Celle-ci soutient l’entrepreneur, le motive et lui donne de l’énergie. Elle lui permet de se dépasser pour aller au-delà de ce dont il se croyait capable. Au-delà, elle fait aussi grandir l’entreprise : c’est l’axe autour duquel se structure le business model de l’entreprise et l’organisation des ressources et relations avec les partenaires, collaborateurs, investisseurs, et autres parties prenantes. La vision représente l’enjeu supérieur derrière les actions de l’entrepreneur ou du porteur d’un projet. Elle donne un cap, une direction et encore une perspective sur le très long terme. Elle permet d’avoir une image de la situation future et des avantages dont tout le monde va bénéficier.

Une vision qui s’inscrit dans l’action

Elle n’est pas pour autant un rêve car celui-ci est produit par l’inconscient, l’imaginaire ou un désir. Il est souvent incomplet et inachevé, voire éphémère, ce qui ne nous permet pas de le réaliser. L’assimiler à un rêve c’est l’inaction alors que la vision s’inscrit dans l’action. Elle est ce à quoi l’entrepreneur aspire à long terme. En ce sens, elle a vocation à inspirer, motiver et être pérenne et doit servir à construire des avantages compétitifs. Elle favorise aussi l’innovation et la créativité.

L’entrepreneur cherche à « créer un monde auquel les individus veulent appartenir » et ce monde est décrit et expliqué dans leur vision. En ce sens, elle structure l’entreprise, son organisation et sa production. Elle donne du sens tant aux collaborateurs, aux partenaires qu’aux investisseurs. Une condition est cependant nécessaire : que la vision portée par l’entrepreneur et celle de l’entreprise soient cohérentes.

La vision doit être liée…

1/ aux objectifs de l’entreprise et de l’entrepreneur

La vision permet de définir l’objectif final et des étapes intermédiaires et de nourrir la motivation pour l’atteindre et doit donner une direction et une cohérence aux stratégies et actions. Elle cherche à être transformée en réalité

2/ à la stratégie de développement de l’entreprise

La mise en place d’une stratégie d’entreprise permet aussi l’élaboration et la mise en place de stratégies diverses et appropriées pour avancer, pour transformer une vision en réalité. La stratégie, c’est comment la mettre en œuvre.

3/ à la mission de l’entreprise

La mission concerne ce que vous faites précisément pour atteindre cette vision. C’est votre contribution personnelle. Elle incite vos collaborateurs à accomplir leur mission. Il ne s’agit pas pour lui de faire exécuter des tâches, mais d’indiquer la direction à suivre et de montrer là où il veut amener son organisation

La vision est ce à quoi vous aspirez à long terme pour vous-même, vos collaborateurs, vos clients ou encore vos partenaires.

Les exemples sont pléthores et dans des domaines bien différents

Que ce soit Blablacar avec Frédéric Mazella, leboncoin avec Olivier Aiza, l’alimentaire pétillant avec Michel et Augustin, Allo resto avec Sébastien Forest, OpenClassroom avec Mathieu Nebra, le slip français avec Guillaume Gibault , Wonderbox avec Bertile Burel et James Blouzard… Tous ont une vision et appliquent une stratégie ! 

Parti d’une idée parfois qui semble farfelue il trace un chemin vers la réussite grâce à leur stratégie et à leur compréhension du marché. L’entrepreneur s’engage dans un effort visant à transformer des idées et des innovations en biens économiques ; il crée de la richesse ou des emplois, qu’il soit créateur d’entreprise, indépendant, en profession libérale, salarié ou encore membre d’une association. 

Certains sont des « serial entrepreneurs » avec en permanence de nouvelles idées et des créations d’entreprises en série. D’autres sont motivés par le désir d’améliorer et de transformer la société, par une passion et par vivre les leurs pour réaliser une différence positive dans le monde au travers de leur projet. Qui que vous soyez, exprimez votre vision pour agir, prendre des risques et créez de la richesse !

Conseils de sportifs à appliquer dans sa vie d’entrepreneur

Conseils de sportif à appliquer dans sa vie d'entrepreneur

Le sport et l’entrepreneuriat sont des domaines qui possèdent de nombreux points communs. Ils allient la persévérance, le dépassement de soi et l’esprit d’équipe : des critères essentiels à la réussite d’un projet entrepreneurial. Les créateurs d’entreprise gagneraient à s’inspirer des sportifs de haut niveau. Leurs conseils s’avèrent précieux si vous vous lancez dans l’aventure entrepreneuriale.

Zinedine Zidane ou l’esprit d’équipe

« Les performances individuelles, ce n’est pas le plus important. On gagne et on perd en équipe. » Le célèbre champion du monde de football en sait quelque chose. L’esprit d’équipe demeure essentiel afin de mener à bien vos projets. Inutile de penser remporter une victoire, seul. Pour gagner, les compétences de diverses personnes vous seront très utiles dans le développement de votre entreprise. Chacun effectue différentes tâches et, à plusieurs, les idées deviennent légion. L’équipe se motive souvent mutuellement, ce qui représente un soutien de taille dans le chemin de la réussite. Percevez l’esprit d’équipe comme moteur de l’entreprise : les victoires et les défaites se partagent ensemble !

Arthur Ashe invite à développer la confiance en soi

« Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation » explique le joueur de tennis américain. Ainsi, une des qualités indispensables au leader demeure la confiance en soi et surtout en son projet. Personne ne va croire en lui à votre place, vous devez le porter sur vos épaules et tenter de le mener à bien. Rappelez-vous que si vous estimez que votre projet est le meilleur, cela ne suffit pas pour qu’il réussisse. Les nombreuses heures de travail et de préparation demeurent nécessaires, associées à un investissement personnel de taille, tout en ne faiblissant pas au niveau de la motivation. Préparez-vous : établissez une étude de marché, des questionnaires adressés aux clients, et des stratégies marketing porteuses pour être sûr de vous et de votre potentielle réussite !

Michael Jordan vous pousse à franchir les obstacles

« Si vous rentrez dans un mur, n’abandonnez pas. Trouvez un moyen de l’escalader, le traverser ou de travailler autour » conseil le célèbre basketteur américain Michael Jordan. Le parcours d’un entrepreneur est semé d’embûches et de nombreux risques. Une expérience qui demande forcément de ne pas baisser les bras pour lutter contre ces derniers. Si malgré votre sincère motivation et le travail considérable fournis, vous êtes confronté à l’échec, ne vous estimez pas incompétent. Apprenez constamment de vos erreurs et tirez-en des leçons pour l’avenir.

Mohamed Ali change votre vision de la société

« Qui a la même vision du monde à 20 ans qu’à 50 a perdu trente ans de sa vie » déclare l’un des plus grands boxeurs de tous les temps, Mohamed Ali. Votre expérience entrepreneuriale vous apprend constamment au fil des jours et vous permet de faire évoluer votre façon de penser et forcément de travailler. Si vous ne vous enrichissez pas au fil des années, vous risquez de ne pas être en phase avec l’évolution de l’entreprise. Le management évolue lorsque l’on passe de 5 à 50 salariés, les besoins des clients également, sans oublier la concurrence qui prolifère. L’expérience que vous avez acquise au fil des années doit demeurer votre principal atout mais veillez à ne pas stagner dans votre conception de l’entreprise et du marché.

Taïg Khris rappelle l’importance du numérique

« Observer le monde qui les entoure, car il est en pleine mutation » le triple champion du monde de roller s’adresse cette fois-ci directement aux entrepreneurs, rejoignant lui-même la catégorie avec son entreprise de télécom On Off. Le sportif comprend lorsqu’il adhère au monde de l’entrepreneuriat qu’il faut constamment s’adapter à l’évolution du numérique. Faîtes de même, car en plus d’apporter un gain de temps et d’efficacité considérable, cette adaptation vous permet essentiellement de ne pas se laisser submerger par l’évolution. A titre d’exemple, l’entreprise Kodak qui en 1993 a préféré tourner le dos à l’évolution du numérique pour finalement faire face à l’échec. Il demeure essentiel de ne pas passer à côté de cette étape si vous souhaitez devenir l’entreprise de demain, dans un monde constamment connecté.

John Wooden incite à positiver

« A la fin de la journée tu ne dois jamais dire : j’aurais dû faire, j’aurais dû faire, j’aurais dû faire. A la fin de la journée tu dois dire j’ai fait. » Conseil John Wooden, ancien joueur de basket considéré désormais, comme l’un des meilleurs entraîneurs au monde. Son conseil s’applique largement à l’état d’esprit d’un entrepreneur. A la fin de votre journée, vous avez tendance à ne pas être satisfait car il vous reste une tonne de travail à accomplir, ce qui laisse place à la pression et au stress. Débarrassez-vous de cette habitude et regardez avant tout ce que vous avez pu accomplir en l’espace d’une journée. Rappelez-vous également que vous laisser submerger par la pression ne réduira pas votre charge de travail. Pensez plutôt à positiver et félicitez-vous lors de la réussite de vos objectifs.

Comment choisir un stagiaire ?

Comment choisir un stagiaire ?

Ce sont 1,6 million d’étudiants qui seraient concernés chaque année. Pour l’étudiant, le stage permet de découvrir le monde du travail et d’avoir une première expérience à valoriser sur son CV. Pour l’entreprise, il peut s’agir de pallier à un accroissement temporaire de l’activité comme d’une stratégie de repérage de nouveaux talents. À l’image du recrutement de collaborateurs salariés, cette démarche nécessite une méthode afin que le service en retire un maximum de bénéfices. Quels sont les points clés permettant de choisir un stagiaire ?

Que pouvez-vous attendre d’un stagiaire ?

Un stagiaire, c’est bien, mais pour quoi faire ? Assurez-vous de définir en amont la mission que vous souhaitez lui confier. N’oubliez pas que vous n’aurez pas les mêmes attentes qu’avec un salarié. Toutefois, les critères objectifs existent, et vous êtes en droit d’avoir des exigences. La ponctualité, la motivation, le dynamisme, la capacité à apprendre et la faculté à répondre à vos consignes seront les points à valider avant de vous engager. La sélection des dossiers et l’entretien seront les étapes principales. La mission doit être adaptée au niveau ciblé, encadrée et suivie par vous ou l’un de vos collègues. Rien ne sert d’avoir un stagiaire si vous n’avez rien à lui confier ou si son profil ne vous intéressera pas par la suite. 

Définissez des critères objectifs selon vos exigences

Pour quelle mission avez-vous besoin d’un stagiaire ? Répondez à cette question, et pourrez déterminer le profil recherché. Listez les tâches, les résultats attendus et les compétences nécessaires pour y arriver. Vous déduirez ensuite le type et niveau de formation, les expériences professionnelles, qualités requises. Définissez également la durée du stage (ce qui induira le budget !) et la date limite du recrutement. Demandez à recevoir un CV et une lettre de motivation. Grâce à cette base, vous obtiendrez le matériau nécessaire pour la rédaction de l’offre de stage. Vous devrez ensuite la diffuser sur des sites spécialisés, ou vous mettre en relation avec les organismes de formation et les écoles en lien avec votre domaine d’activité.

Organisez des entretiens et auditionnez les candidats

Une fois les candidatures reçues, présélectionnez les candidats que vous souhaitez recevoir en entretien selon des critères définis en amont. Pour cela, inspirez-vous de la grille de critères probablement utilisée par le service des ressources humaines et adaptez-là à la spécificité du stage. En guise d’introduction de l’entretien, annoncez sa durée et sa structure. Débutez par une brève présentation de l’entreprise et exposez la mission proposée. Interrogez les candidats sur la connaissance qu’ils ont de votre société, ainsi que sur leurs motivations, leurs formations, expériences et projets professionnels. Efforcez-vous de poser les mêmes questions à tous, afin d’avoir une base objective de comparaison. Vous pouvez les mettre en confiance en leur précisant qu’il s’agit d’un stage, et qu’en conséquence, les lacunes seront compensées par une phase de formation.

La bonne personne avec la bonne mission

Si le risque est moindre qu’avec un salarié, il serait dommage de se tromper de personne et de tomber sur un candidat qui laisserait tomber sa mission en cours de route. Certains s’avèrent très bons en entretien, et c’est tout… Afin de les tester, demandez-leur de reformuler la mission du stage proposé, pour vous assurer que vous êtes bien d’accord. Approfondissez aussi les expériences professionnelles qu’ils annoncent…Quitte à passer un coup de fil à l’entreprise concernée.

Soyez attentif au moindre détail, cela peut vous aider à faire le tri plus vite et être un gain de temps considérable. A titre d’exemple, faites attention aux candidats qui arrivent en retard à l’entretien, car même si cela peut arriver, il y a de très fortes chances que ceux-là ne soient pas souvent ponctuels de manière générale.

Vous attardez sur la motivation et la personnalité

Dans un stage, la motivation semble être le critère principal. Imaginez-vous travailler au quotidien avec tel ou tel candidat ? Ont-ils un bon relationnel ? Qui sera le maître de stage et comment sera-t-il encadré ? Ces réponses dépendent de votre entreprise. Elles seront à mettre en lien avec les informations dont vous disposez sur le candidat… N’oubliez pas qu’un stagiaire peut également contribuer à mettre de la mauvaise ambiance et qu’il vaut mieux parfois ne pas en recruter que d’avoir quelqu’un qui vient avec sa mauvaise humeur chaque jour. 

Vous avez à présent les éléments pour trouver la perle rare qui viendra renforcer votre équipe pour quelques mois…ou plus si affinités !

Créer le buzz : pas si simple…

Créer le buzz : pas si simple…

Toutes les entreprises rêvent de créer un buzz qui dopera leur notoriété comme par un coup de baguette magique. Elles communiquent parfois de manière risquée en espérant juste générer un effet boule de neige. Cependant, il arrive souvent que ce soit le bad buzz qui soit à la clé et transforme une idée de communication qui peut paraître géniale en enfer.

Graphique: Les marques font leur buzz | Statista

Quand on voit à quel point de simples vidéos tournées sans moyens arrivent à cartonner sur le web, faire le buzz à notre époque semble à portée de main. Cependant, il faut trouver une bonne idée, bien orchestrer sa mise en place et organiser le relais de l’information dans les médias.

Un buzz tous frais payés !

Les fondateurs de Kidioui, ont réussi à augmenter d’un coup la popularité de leur site Internet, et ce à deux reprises, en lançant lors des étés 2011 et 2012 l’opération « Kidioui paye vos amendes ». Une formule choc qui a retenu l’attention des internautes mais aussi des blogueurs et journalistes qui ont massivement relayé l’information. En peu de temps, le site Internet de mise en relation d’acheteurs de voitures neuves avec des professionnels de l’automobile a assis sa popularité, augmenté le trafic sur son site Internet et son chiffre d’affaires… en dépensant moins de 5 000 euros en tout ! 

Le principe de l’opération était simple mais terriblement efficace pour faire connaître la marque : les personnes souhaitant se faire rembourser devaient poster, sur un site dédié à l’opération, une photo d’eux avec leur amende avant de lancer un appel aux votes parmi leurs amis via les réseaux sociaux. Chaque vote ainsi obtenu comptait pour un euro remboursé par le site Internet. Un moyen très efficace de faire du site LE trend topic sur Facebook et Twitter !

Il buzz sur 2300 km !

Un jeune entrepreneur français, fondateur du site Internet Lovely Meal, a décidé de faire un tour de France à vélo pour lancer son entreprise. L’opération lui a été doublement bénéfique : il a pu se constituer une base d’adresses de particuliers acceptant d’être référencés par son site Internet comme des hôtes chez qui les voyageurs peuvent s’inviter à partager un repas, mais il a également pu faire le buzz autour de son défi complètement fou. L’entrepreneur avait pris soin de créer un blog dans lequel il relatait chaque jour ses aventures. Résultat : 2300 km parcourus en 32 étapes, en suivant le même parcours que celui défini pour le 100e Tour de France qui a eu lieu cette année… et une belle notoriété pour son entreprise !

Un buzz scandaleux

En 2009, le site Internet Mailorama crée l’émeute à Paris après avoir annoncé une distribution de billets de banque de 5 à 500 euros à la population. L’entreprise avait fait les choses légalement : elle avait une autorisation de la préfecture. Mais le jour J, la foule s’avère beaucoup plus impressionnante que prévu. La préfecture décide donc d’annuler au dernier moment l’opération qui dégénère vite. La foule lance des projectiles, casse des voitures, attaque des journalistes… L’événement est massivement relayé dans les journaux télé de 20h et dans la presse. Le nom de l’entreprise est bien sûr cité de nombreuses fois, et l’irresponsabilité des dirigeants est pointée du doigt par les journalistes. Le bad buzz est total ! Sauf que le site Internet y a gagné une excellente notoriété et a augmenté par la suite son audience ! Pas si bad le buzz !

mounirdigital.fr

Comment augmenter votre charisme ?

Closeup portrait of a handsome young guy

Quand on est dirigeant avoir du charisme représente un atout non négligeable et parfois nécessaire, ne serait-ce que pour emmener ses équipes vers le succès ou gérer des conflits. Que l’on parle de conférence, de rendez-vous commerciaux ou tout simplement du rapport avec vos collaborateurs, le charisme joue un rôle essentiel et il est possible de le développer, contrairement aux idées reçues. Il ne sert pas qu’à trouver l’âme sœur. 

1/ Prenez soin de vous 

Le charisme n’est pas une histoire de beauté, loin de là, mais s’entretenir permet de développer généralement la confiance en soi. Être impeccable, bien entretenu et bien habillé contribue fortement à développer celle-ci et à se sentir bien, comme le dirait l’expression, dans ses baskets. Pour commencer, le premier réflexe reste donc de prendre soin de votre corps (coupe de cheveux, barbe, rasage, soin corporels, odeurs, parfums…) ainsi que de vos vêtements. Bref tout qui a trait à votre apparence et qui peut engendrer votre bien-être. De beaux habits qui vous vont bien et parfaitement adaptés à votre look peuvent vous valoir par exemple des compliments qui renforceront la confiance en vous. Si l’apparence est loin de tout faire, elle peut en tous cas vous conduire à vous sentir mieux ce qui développera votre charisme par voie de conséquence.

2/ Travaillez votre langage corporel

La plupart de ce que nous exprimons ne passe pas par des mots mais bien par notre langage non verbal. Il reste souvent considéré que nos mots ne représentent que 7% de ce que nous exprimons. Il suffit d’ailleurs de prendre la même phrase mais dite avec des tons différents pour comprendre que le message ne sera pas le même.

Vous pouvez donc commencer par travailler votre ton de voix. Ensuite et surtout, vous devez travailler votre gestuelle afin de dégager de l’énergie sans pour autant devenir une pile électrique. Il s’agit d’inspirer confiance par votre attitude ainsi que vous position corporelle. Vous tenir droit, par exemple et avoir une attitude d’ouverture avec un visage souriant contribue à renforcer votre charisme. Regarder les gens dans les yeux est également un signe de confiance (même s’il ne faut pas non plus les fixer). Cela vous permet de créer une relation plus forte avec votre interlocuteur.

Si vous doutez que le charisme joue un rôle très important, prenez deux personnes dont la beauté est incontestable, l’une molle et l’autre pleine d’énergie. Vous verrez bien que l’une vous attire beaucoup plus que l’autre et que même une personne belle mais sans énergie peut vous sembler fade. 

3/ Cherchez une passion 

Les personnes charismatiques sont souvent des personnes animées par une passion. Comme le veut l’expression « être passionné c’est devenir passionnant. ». D’autre part, avoir une passion occupe votre emploi du temps et vous devenez parallèlement plus occupé et donc moins disponible. Vous agissez et vous n’êtes pas à l’affût du moindre contact pour obtenir la reconnaissance. Le charisme passe par la transmission de cette passion qui se verra dans votre regard et attirera les autres. 

4/ Avoir des objectifs ambitieux

Autre manière d’avancer et de vous développer : celui de vous fixer des objectifs qui vous forcent à aller de l’avant et à vous améliorer de jour en jour. Plus vous avancerez, plus vous surmonterez d’obstacles et plus votre aura sera grande. N’oubliez pas que chaque fois que toutes les grandes constructions ne sont que des assemblages de plus petits ensembles. 

5/ Prenez des risques

Si vous ne devez pas manquer de sagesse dans la direction de votre entreprise, prendre des risques c’est avant tout sortir de votre zone de confort et oser réaliser des choses que vous ne feriez pas en temps normal. Cela peut passer par des actes simples comme celui d’aller parler à un inconnu par exemple. Plus vous sortirez de cette zone, plus vous prendrez l’habitude d’être à l’aise en toute situation. Vous pouvez par exemple si vous n’êtes pas à l’aise avec la négociation, vous lancez le défi de négocier le prix d’un article ou d’une commande. 

6/ Développer une attitude positive

Entendre quelqu’un tout le temps se plaindre fait fuir alors autant développer une attitude positive et pleine d’énergie. Décidez d’être le soleil qui va illuminer la vie des gens et adoptez la positive attitude. Evitez d’entrer dans la critique et cherchez toujours le bon côté des choses. Votre positivité doit attirer les personnes et elles doivent se dire qu’avec vous on passe toujours un moment agréable. 

7/ Assumez ! 

Il faut arrêter de vous dédouaner des erreurs que vous commettez. N’oubliez pas que tout part de vous et que vous avez toujours une part de responsabilité dans ce qui vous arrive. Arrêtez donc de toujours vouloir remettre la faute sur les autres et cherchez ce que vous auriez pu mettre en place qui aurait évité qu’une situation ne se produise. Ceci est d’autant plus vrai si vous avez tort. Ne cherchez alors pas à masquer la vérité et à assumer vos torts. Plus vous les admettrez rapidement et plus la situation devrait rapidement se décanter. Vous n’êtes pas parfait et votre interlocuteur non plus donc autant assumer vos erreurs et aller de l’avant. La capacité à les admettre engendre souvent du respect et vous rend d’ailleurs plus sympathique. 

8/ Apprenez à être dans l’écoute

Il s’agit d’une chose difficile mais comme le veut l’expression, nous avons deux oreilles pour une bouche et donc il faut savoir écouter deux fois plus qu’on ne parle. Lorsqu’on vous parle, apprenez à consacrer toute votre attention à votre interlocuteur et à lui poser des questions. Chaque personne a quelque chose à vous apprendre car vous n’êtes pas omniscient et vous ne connaissez pas tout. Ecoutez les autres permet d’apprendre davantage que de parler. 

N’hésitez pas à développer une écoute active qui vous donne l’opportunité de mieux comprendre chacun et aussi entendre les reproches ou les critiques pour en faire des sources de progression. Dans le même ordre, cherchez toujours à développer votre empathie et à apprécier ce que l’on vous dit en vous transposant à la place de la personne. Ce n’est pas parce que vous n’auriez pas agi comme elle, que vous ne pouvez pas accepter les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte.  

Dois-je laisser courir la rumeur ?

Dois-je laisser courir la rumeur ?

A l’heure des gazouillis de twitter, l’e-réputation n’a qu’à bien se tenir car la rumeur, elle, ne perd plus de temps pour attendre. Les bruits de couloirs s’échangent à présent hors des murs réels de l’entreprise. Ils s’ébruitent sur les réseaux sociaux d’entreprise, se partagent avec des smileys ou toujours traditionnellement à mots bas à la machine à café. Dangereuse, subtile, pernicieuse ou positive… Y a-t-il tant à craindre de la rumeur ?

S’il est difficile de connaître son origine, la rumeur part le plus souvent d’une intention volontaire. Il peut s’agir d’un client qui décharge sa colère, d’un concurrent qui souhaite nuire à l’entreprise ou d’un employé frustré par son travail.

La rumeur, une épidémie malveillante

Les mauvaises nouvelles circulent souvent plus vite que les bonnes. Certaines ne sont pourtant que des ragots, susceptibles de naître et de se partager sitôt que l’entreprise compte plus de deux salariés. Ils reposent la plupart du temps sur des indices qui peuvent toutefois être mal interprétés. 

La rumeur se déclenche par l’apport d’une information nouvelle, s’ébruite et prolifère à cause d’un besoin important de croyances. Ceux qui la colportent ne cherchent pas à vérifier d’où vient la source. La fiabilité de l’information n’est pas l’enjeu principal du partage mais la curiosité, le plaisir, le souci de savoir, de se faire mousser – et parfois de nuire. La rumeur est l’un des maux les plus craints par les dirigeants d’entreprise. A l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise, elle peut provoquer une crise sans précédent.

La rumeur est négative par nature

Selon un sondage OpinionWay publiée à l’occasion de l’opération « J’aime ma boîte » lors de sa dixième édition en France pour savoir ce qui irrite le plus les collaborateurs, 53 % des salariés citent le collègue hypocrite, puis le lèche-botte (35 %) et celui qui colporte des rumeurs (35 %). 

Qu’on lui donne les noms de potins, ragots, bruits de couloirs, on-dit, racontars, la rumeur est négative par nature. Oh ! Elle ne dénigre pas toujours, elle ne médit pas sans cesse. Un simple mot lâché avec une subtile négligence, – admettons « naïveté »-, et la rumeur est lancée. Que celui qui n’a jamais participé à sa course, me jette la première pierre ! Si elle n’est pas toujours dangereuse et méchante, la rumeur peut être source de malentendus dans l’environnement professionnel en drainant des croyances collectives.

La rumeur s’inscrit dans les failles de la communication interne

Les « vous n’êtes pas au courant ? », « on ne vous a pas dit ? », « ce n’est pas officiel mais … » peuvent devenir rapidement un canal de communication principal si on n’établit pas la vérité. C’est la rareté de l’information qui donne toute son importance à la rumeur. Pour répondre à cette faille, la communication interne d’une entreprise doit être soignée et les informations verticales privilégiées. Les managers doivent mettre en place une communication transparente, suivant leurs possibilités tout en sachant qu’une directive européenne de 2008 oblige les sociétés de plus de 50 employés à informer leurs salariés sitôt que 10% d’entre eux en font la demande. 

La rumeur à l’ère numérique est virale

A l’heure des réseaux sociaux et des gazouillis en 280 caractères, l’e-réputation d’une entreprise peut être amochée par des « bad buzz » en quelques clics seulement. Les rumeurs sur internet peuvent être de types différents et atteindre à l’honneur et la réputation d’un dirigeant. Elles peuvent également dénigrer les produits ou les services de l’entreprise et mettre le doute dans l’esprit des consommateurs. Sur Internet, la rumeur se diffuse par e-mail ou hoax, sur les forums de discussion, sur les réseaux sociaux, les sites et les blogs ou les Newsgroups. La rumeur, à l’ère numérique, est virale, quasiment incontrôlable et sans grand risque pour celui qui la lance. Celui qui est visé, par contre, est gravement menacé. L’habitude des internautes est encore de croire que ce qu’on trouve sur la toile est « vrai ». 

Les médias peuvent aussi créer et colporter les on-dit

Ce fut le cas en 2011 d’une rumeur visant la Société Générale. En juillet, une série fictive dans les colonnes du journal Le Monde met en scène deux traders allemands et une journaliste du Wall Street Journal envoyée à Francfort pour suivre les avancées économiques de la Banque centrale européenne. La Société Générale est spécifiquement citée, menacée par la crise grecque. Les noms des personnages sont connus mais le lecteur reconnaît là une fiction. 

Pour autant, un tabloïd britannique, le Mail on Sunday, (Daily Mail) publie un article le 7 août sur la situation de la Société Générale, décrite comme catastrophique. A partir de ce moment, c’est un enchaînement de bruits et de rumeurs qui circulent autant sur les blogs, les sites internet et les réseaux sociaux que sur les chaînes d’information en continu. Le Daily Mail présente ses excuses à la Société Générale deux jours plus tard . Il supprime l’article de son site internet, reconnaissant que le papier était fondé sur de « fausses informations »… Fausses informations mais réelles conséquences pour la banque qui a vu son titre fondre de 14,7% en une seule séance de cotation.

Surfer sur la rumeur positive

Et pourtant. La rumeur a aussi ses vertus. En ce qui concerne Internet et les réseaux sociaux, l’épée est à double tranchant. Pour un entrepreneur, la rumeur peut se révéler extrêmement positive pour jauger le climat du marché lors du pré-lancement d’un produit par exemple. Et si la rumeur négative lancée contre vous peut s’avérer parfois incontrôlable, le web peut faire parler de vous. C’est littéralement ce que nous appelons aujourd’hui « faire le buzz », un bourdonnement qui enfle et qui pourrait bien vous profiter. L’idée est d’avoir un contenu, un produit, un service réel à vendre ou une notoriété à accroître et de diffuser indirectement une information le(s) concernant.

La marketing viral, un atout

L’originalité prime, car la rumeur doit être susceptible de créer de l’émotion et de l’envie chez le consommateur potentiel pour être partagée. C’est ce qu’on nomme le marketing viral. La communication doit être cohérente avec les valeurs de l’entreprise et comme toute rumeur cibler les personnes qui seront les colporteurs/relayeurs, personnes d’influence capables d’échanger à grande échelle et ravies de le faire. Toutefois, le recours au marketing viral n’est pas indispensable et doit se faire avec mesure pour éviter la pente glissante d’un « bad buzz » qui finirait dans le brouhaha des rumeurs 2.0. 

Et vous dirigeant, vous ébruitez des rumeurs ?

En tant que dirigeant, rien ne vous empêche de faire courir vous aussi des rumeurs dans votre propre entreprise. Ce sera à votre tour de faire sous-entendre des informations et de les faire circuler par le biais de la discrétion en laissant ouverte négligemment une porte alors que vous êtes au téléphone, par exemple. Vous pouvez aussi ébruiter une rumeur sous le sceau du secret. A ce jeu là, le mensonge n’est guère autorisé mais la ruse peut vous permettre de gonfler artificiellement les performances d’un salarié ou de laisser glisser que les salaires seront bientôt augmentés. Vos salariés pourraient y répondre par plus de compétitivité et une motivation accrue de bien faire.

La rumeur, signe de créativité dans l’entreprise ?

Selon certains essayistes et analystes, les bruits de couloir ne sont pas que des maux de vipère et peuvent avoir certaines vertus pour le moins inattendues à l’intérieur de l’entreprise. Le commérage à la machine à café n’est pas seulement du « gossip ». C’est une preuve du lien social qui existe dans l’entreprise et qui favorise la construction de la collectivité. Les ragots créent une connivence entre ceux qui se les partagent, une proximité professionnelle. Ils permettent aussi de se distraire et d’échanger des (bons) mots à la pause comme un regain d’énergie. 

Entre salariés, le ragot est une des armes dont les salariés disposent pour se plaindre et se défouler d’une situation anxiogène… et par la suite de repartir travailler de plus belle. La critique peut également être vue comme un signe d’implication dans l’entreprise et de motivation dans le travail. Ceux qui ont la critique facile bousculent les idées reçues et les lignes jaunes immatérielles instaurées dans l’entreprise. Ce sont eux qui font preuve de créativité et d’innovation. Ils seront à garder à l’œil par tout entrepreneur qui ne devra pas les fliquer constamment.

Pourquoi s’accorder du temps ?

s'accorder du temps

Dans le cadre de la gestion courante d’une entreprise, le dirigeant est un homme très occupé. Il doit être présent sur tous les terrains, à tout moment, quelles que soient sa disponibilité et les autres tâches qu’il doit réaliser. Le temps est donc une denrée rare dans l’emploi du temps du chef d’entreprise. Il faut économiser autant celui des salariés que des cadres dirigeants. Mais ce n’est pas une mince affaire. Un chef d’entreprise qui mettrait en avant la prise de temps et les réflexions sur un temps long prendrait-il plus de risques qu’un chef d’entreprise habitué à agir dans l’immédiateté et dans la rapidité ?

S’accorder du temps : risque ou opportunité ?

Un contrat important qu’il faut négocier dans les meilleures conditions, une opération de communication qu’il est nécessaire de peaufiner avant de procéder à son lancement, l’embauche de nouveaux salariés pour venir renforcer les rangs de l’entreprise… De nombreuses tâches, dans l’activité courante du chef d’entreprise, peuvent nécessiter beaucoup de temps. S’accorder du temps n’est donc pas nécessairement quelque chose de néfaste dans la gestion d’une entreprise et cela peut même parfois s’avérer utile et indispensable. 

C’est un lieu commun pourtant fort répandu qui veut qu’aller trop lentement peut avoir des conséquences négatives pour une entreprise. Mais la lenteur est aussi une source de réussite. Les exemples d’entreprises ayant agi dans la précipitation, sans prendre le temps nécessaire à la réflexion et à la planification sont nombreux. 

L’exemple de Volkswagen

On pense, bien évidemment, à l’entreprise Volkswagen qui, à la suite du scandale des tests truqués, avait réagi le plus vite possible, offrant des versions différentes aux médias selon la personne du groupe qui était interrogée. Le représentant de l’entreprise aux États-Unis offrait une version des faits qui ne correspondait en rien à celle livrée par le représentant de la marque au siège en Allemagne qui elle-même ne correspondait pas à la version donnée par d’autres cadres. Le scandale n’a fait que se creuser davantage, par la faute de cette manière de fonctionner : celle de vouloir éteindre le feu au plus vite sans prendre le temps de réfléchir concrètement aux meilleures solutions à mettre en œuvre. C’est là la pire des stratégies. Le temps est donc une denrée rare qu’il vous faut rechercher plus que de l’éviter.

L’abus est dangereux pour la santé de l’entreprise

Prendre du temps est une bonne chose dans une entreprise, mais attention tout de même à ne pas en abuser ! Les clients, les fournisseurs et toutes les autres parties prenantes d’une entreprise attendent des réactions rapides mais mesurées de la part de leur partenaire. A vous de trouver ce juste milieu, de mettre en œuvre ces réponses réfléchies mais suffisamment rapides pour couper court à toutes les attentes vous concernant. Pour cela n’hésitez pas à installer notamment une cellule de crise qui vous permettra non seulement d’anticiper d’éventuelles urgences et surtout de pouvoir réagir rapidement en constituant un noyau dur vers qui vos équipes pourront se tourner avant toute action. N’hésitez pas à faire en sorte que celle-ci se réunisse régulièrement et pas seulement quand un problème survient. 

Comment marquer un nouveau départ ?

Ça y est vous avez décidé de vous reprendre en main et vous avez décidé de ne plus vous laisser aller. Vous avez peut-être pendant des mois amélioré les choses et commencé à traiter vos tâches les unes après les autres jusqu’à rattraper votre retard. Désormais, il est temps de s’en servir de point d’appui pour aller encore plus de l’avant. 

Chaque jour est un nouveau défi. Inutile de s’appesantir sur ce que l’on aurait dû faire et que l’on a pas fait, de se justifier . C’est une perte de temps et en plus un tel comportement est loin d’être porteur de sens. Le passé ne revient pas alors que le présent permet de créer une nouvelle dynamique et poser des jalons pour l’avenir. Alors comment faire ?

Se prendre quelques jours pour marquer le nouveau départ

Si vous pouvez vous permettre de voyager, c’est peut-être le moment de le faire et de préférence soit dans un lieu où vous êtes au calme, soit dans une destination exotique. De préférence, vous devez changer d’univers pour inscrire dans la réalité le nouveau départ. La date de votre départ correspond à celle de votre renouveau. Il se peut que vous n’ayez pas la possibilité de prendre des journées entières car des impondérables restent à traiter. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas vous reposer alors finissez rapidement les tâches essentielles. Un conseil : ne passez pas plus de 3-4h à travailler si vous y êtes obligé mais il s’agit avant de tout fêter votre nouveau départ. N’hésitez pas également à vous enlever toute pression lorsque vous les exécutez, vous n’êtes pas pressé et c’est déjà bien si vous arrivez à travailler. 

Lutter contre la procrastination

Il est tentant de se laisser aller après une période plus ou moins longue d’efforts, surtout si vous étiez presque ou carrément dans le burn-out. En fait, il ne s’agit pas de gâcher vos premières vacances mais de bien prendre le temps de ne pas emmagasiner à nouveau du retard. Il ne faut surtout pas que vous vous mettiez à culpabiliser dans tous les cas et vous ne devez prendre que les tâches essentielles.

N’hésitez pas à commencer par une journée totalement off. Ensuite, listez ce qui doit absolument être fait et déléguez au maximum. Mettez toutes les tâches de côté que vous pourrez faire en rentrant chez vous et qui affecteraient trop votre emploi du temps. Si vous souhaitez ne pas trop en faire, vous pouvez préparer. Vous pouvez par exemple télécharger vos relevés bancaires ou quelques factures sans pour autant tout mettre dans votre comptabilité. Vous préparez ainsi votre futur travail à faire à votre retour.

Faire un bilan de tout ce que vous avez accompli

On ne perd rien à se faire du bien alors n’hésitez pas à créer ou mettre à jour la liste de vos concrétisations effectuées jusqu’à présent. Cela ne vous prendra que quelques minutes pour voir l’ensemble des choses que vous avez améliorées et vous fera certainement le plus grand bien. Vous pouvez parfaitement l’imprimer et passer quelques minutes à méditer et à vous dire que vous avez déjà fait une bonne partie du chemin. S’autocongratuler demeure une bonne pratique quand on a fait beaucoup d’efforts et incite à aller encore plus loin. Le bilan peut-être non seulement professionnel mais aussi personnel. Et puis, si vous avez réussi à accomplir tout cela jusqu’à maintenant, vous pouvez imaginer aisément où vous en serez dans quelques temps. 

Dresser de nouveaux objectifs

Pour bien repartir, il vous faudra peut-être fixer de nouveaux objectifs. Comme d’habitude, ceux-ci doivent rester SMART. Il ne s’agit pas de rentrer dans l’infaisable. Ce seront sûrement des objectifs difficiles à atteindre comme les précédents donc n’hésitez pas à fractionner de nouveau et à les faire démarrer assez tard pour prendre en compte le fait que vous pouvez rencontrer des aléas qui ne vont pas vous permettre par exemple de travailler lorsque vous serez sur le lieu de repos. De même, votre to do list peut être remise en conformité. Par exemple, vous pouvez parfaitement la faire démarrer à la date de votre retour. Vous serez alors prêt à relever ces nouveaux défis. 

Vous visualisez dans l’avenir

Une fois les objectifs fixés, rien de plus stimulant que de se projeter dans la situation quand vous aurez rempli ces nouveaux défis. Vous bénéficierez du fait que vous avez déjà réussi à en relever et que tout est possible. N’hésitez pas à prendre plusieurs minutes pour cela. Détendez-vous car en faisant toutes les étapes précédentes, vous avez déjà un pied dans le succès.  

Pourquoi ne faut-il pas mélanger la vie professionnelle et personnelle ?

ne pas mélanger votre vie professionnelle et personnelle

Les nouvelles technologies sont pernicieuses car elles permettent d’effectuer le travail inachevé chez soi. Or nombre de personnes, notamment les dirigeants ou managers, ont tendance à empiéter sur leur vie personnelle au profit de leur vie professionnelle, ce qui peut causer des problèmes sur le long terme et dans la sphère personnelle.

Une difficile conciliation pour les chefs d’entreprise

Selon l’Observatoire de la vie du chef d’entreprise, sondage réalisé par OpinionWay pour Grant Thornton, auprès d’un panel de 300 chefs d’entreprise (PDG, DG, DAF…) d’au moins 50 salariés dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 50 millions d’euros : « Un tiers des dirigeants peinent à conjuguer vie personnelle et vie professionnelle ». Selon Agnès de Ribet, Directrice du Marketing et de la Communication de Grant Thornton à l’époque : « ils sont près d’un tiers à avoir des difficultés à concilier les deux facettes de leur vie. Dans ce contexte, l’âge apparaît comme un élément particulièrement intéressant. Les moins de 35 ans sans enfants et les dirigeants âgés de 45 à 54 ans sont les plus à l’aise dans leur équilibre de vie. A contrario, ceux âgés de moins de 35 ans avec des enfants ont nettement plus de difficultés, notamment dans les entreprises plus petites, de moins de 100 salariés ».

Des dirigeants et des managers trop impliqués ?

Les dirigeants sont souvent tellement impliqués dans leur vie professionnelle qu’ils en arrivent à délaisser la vie familiale pour le travail. Toutefois, il y a une frontière à s’imposer afin d’éviter les excès. Les managers sont contraints à divers engagements et pressions au sein de l’entreprise. Ils sont souvent face à un dilemme. Conscient de leurs obligations, ils concilient leur vie professionnelle et personnelle. Mais il s’agit de deux univers totalement différents, d’où la nécessité de les séparer. Si pour soi-même, lancé dans la passion ou l’obligation on peut poursuivre les tâches, le conjoint ou les enfants peuvent le vivre comme un non-respect.

Un emploi du temps à respecter

Afin de ne pas mélanger votre vie professionnelle et personnelle, il est utile de bien cerner vos motivations. Fixez-vous des objectifs professionnels et essayez autant que possible de bien gérer votre emploi du temps. Vous pouvez aussi établir comme principe, jamais de travail à la maison ou établir une tranche horaire courte.

Si un problème surgit dans la vie privée d’une personne, elle est touchée directement. Lorsqu’une chose arrive chez eux, la plupart des gens n’arrivent pas à gérer leurs émotions même au bureau. Il s’agit là d’une attitude contre-productive. Les problèmes d’ordres privés sont inévitables, il en va de même pour les problèmes d’ordres professionnels. Même si ne pas songer aux problèmes qui surviennent est difficile, vous devez faire des efforts pour que cela n’affecte pas votre travail et votre comportement. Ayez une conscience professionnelle et gardez autant que possible vos soucis personnels en dehors de votre bureau et inversement.

Judicieux de profiter pleinement du temps libre !

Il y a un temps pour tout, même si vous avez des tonnes de travail à achever n’en faites pas trop. Au lieu d’envisager à emporter beaucoup de dossiers chez vous, pensez à vous ressourcer. Si vous jugez qu’un dossier peut attendre, laissez-le de côté. Mélanger la vie professionnelle et la vie privée n’apporte jamais rien de bon, au contraire cela ne crée que des problèmes. Durant votre temps libre si possible, laissez votre travail de côté pour vous consacrer à votre famille ou à vos amis. Profitez-en pour vous reposer un peu, pour regagner de la force afin de pouvoir retravailler en toute sérénité une fois votre week-end achevé et vous le constaterez, vous serez performant !