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Quels risques prenez-vous à travailler avec un micro-entrepreneur ?

Pour trouver des talents, une nouvelle tendance est d’aller chercher des experts dans le vivier des micro-entrepreneurs. Travailler avec un micro-entrepreneur apparaît souvent comme une solution idéale car elle retire à l’entreprise des démarches administratives qui se révèlent souvent complexes et elle leur permet de trouver des experts qui peuvent réaliser un travail de qualité sans avoir besoin de recruter ce qui s’avère souvent chronophage.

La loi du 4 août 2008 a institué le statut d’auto-entrepreneur qui a, depuis, été fusionné avec le statut fiscal de la micro-entreprise. De fait, on parle aujourd’hui du régime du micro-entrepreneur et non plus de l’auto-entrepreneur depuis le 1er janvier 2016. De nombreuses entreprises font appel à des micro-entrepreneurs sans réellement vérifier le potentiel risque. Or, la création de ce statut a des limites légales à ne pas franchir sous peine d’être sanctionné.

Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ?

Une micro-entreprise est une entreprise individuelle immatriculée au Répertoire des métiers ou Registre du commerce et des sociétés. Un micro-entrepreneur reste responsable de ses actes professionnels et engage, en principe, son patrimoine personnel et professionnel, il a donc une responsabilité illimitée. Toutefois, il peut décider de limiter l’étendue de sa responsabilité en effectuant une déclaration d’insaisissabilité devant notaire ou en optant pour le régime de l’EIRL pour se constituer un patrimoine d’affectation, dédié à son activité professionnelle.

Quelles sont les conditions requises pour être micro-entrepreneur ?

Ce régime s’adresse à tout porteur de projet d’activité commerciale, artisanale ou libérale souhaitant créer ou développer une activité. Cette activité doit être soumise au régime du micro BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ou du micro BCN (bénéfices non commerciaux) pour bénéficier de la franchise de TVA. Toutes les activités ne sont pas concernées puisque les activités éligibles sont regroupées parmi trois catégories : les activités de vente, les activités de prestations de services et les professions libérales.

Enfin et surtout, les micro-entrepreneurs doivent respecter des seuils de chiffre d’affaires encaissé par an ; pour 2017 (à calculer au prorata temporis) :

• 82 800 euros pour la fabrication d’un produit à partir de matières premières ou sa revente, pour la vente de denrées à consommer sur place et pour la fourniture de prestations d’hébergement (les activités de vente)

• 33 200 euros pour la réalisation de prestations de services, la revente de biens incorporels, les travaux immobiliers et pour la location meublée (les activités de prestations de services et les professions libérales)

Ce régime a une vocation d’application large car il peut s’appliquer aux salariés, aux fonctionnaires qui voudraient cumuler les activités et aux retraités (du régime général, du régime agricole, du RSI, de la CIPA).

Quelles sont les activités ne pouvant pas être exercées en qualité de micro-entrepreneur ?

Certaines activités sont légalement exclues du statut de micro-entrepreneur

• Les activités agricoles rattachées au régime social de la MSA : paysagiste, entretien de jardins, etc…

• Les activités libérales qui relèvent d’une caisse de retraite autre que la Cipav ou le RSI : les professions juridiques et judiciaires, les professions de la santé, les agents généraux et d’assurances, les experts-comptables et commissaires aux comptes, etc…

• Les activités relevant de la TVA immobilière : marchands de biens, lotisseurs, agents immobiliers, etc…

• La location de matériels et de biens de consommation durable et la location d’immeubles non meublés ou professionnels.

• Les activités artistiques, rémunérées par des droits d’auteur, qui dépendent de la maison des artistes ou de l’Agessa.

Les activités qui sont présumées exercées sous le statut de salarié.

Dès lors qu’il y a réalisation d’une prestation et versement d’une rémunération, la loi considère que ceux qui exercent les professions suivantes sont salariés :

• des VRP (L7313-1 du Code du travail);

• des journalistes y compris photographes d’agence de presse (L7112-1 du Code du travail); • des artistes du spectacle (L7121-3 et 4 du Code du travail); • des mannequins (L. 7123-3 du code du travail), exception pour les mannequins établis dans UE (L. 7123-4-1 du code du travail);• des travailleurs à domicile (L 7411-1 du Code du travail).

Nota Bene : Les blogueurs qui rédigent des billets, pour un service de presse en ligne peuvent exercer une activité de micro-entrepreneur.

Il existe aussi des activités qu’il est déconseillé d’exercer sous le régime du micro-entrepreneur :

  • Le commerce en boutique :

La TVA n’est pas récupérable sur les achats que l’entrepreneur va devoir effectuer. Les impôts et cotisations sont calculés sur son chiffre d’affaires encaissé, les achats et dépenses (loyer, électricité, eau, etc.) ne sont pas déductibles.

  • Les activités qui nécessitent des salariés :

L’impôt et les cotisations sont calculés sur le total du chiffre d’affaires sans possibilité de déduire les coûts salariaux (salaires, cotisations sociales des salariés, etc.).

  • Les activités qui nécessitent des investissements :

La TVA n’est pas récupérable et il n’est pas possible d’amortir les investissements.

  • Les activités qui nécessitent des relations intra-communautaires :

Le micro-entrepreneur doit acquitter la TVA sur les marchandises importées en provenance de pays tiers mais il n’a pas la possibilité de la déduire, comme c’est déjà le cas pour les opérations qu’il effectue sur le territoire français.

Les dérives du statut de micro-entrepreneur

Si la majorité des entreprises font travailler des micro-entrepreneurs dans les règles de l’art, des dérives existent aussi : Recours à des auto-entrepreneurs pour des postes fixes dans l’entreprise, recrutement de « faux indépendants », utilisation du régime de micro-entrepreneur comme « super période d’essai » pour s’exonérer des règles du droit du travail et des charges sociales. Les juridictions rappellent régulièrement la frontière entre auto-entrepreneuriat et salariat déguisé et n’hésitent pas à punir les employeurs indélicats.

Attention aux risques de requalification

Pour la Cour de cassation « l’existence d’un contrat de travail ne dépend ni de la volonté des parties, ni de la qualification donnée, mais des conditions de fait dans lesquelles est exercée l’activité du travailleur. » Il convient de vérifier qu’il n’y ait pas de lien de subordination et analyser avec la situation selon un faisceau d’indices.

Les questions à se poser sont les suivantes :

• La décision d’exercer en qualité de micro-entrepreneur correspond-elle à un projet personnel ou a-t-elle était imposée par le client ?

• L’entrepreneur a-t-il les outils/matériels nécessaires à sa mission ?

• L’entrepreneur peut-il organiser son travail à sa convenance, décider comment, quand et où fournir ses services ?

• L’entrepreneur doit-il se conformer à des instructions, des délais ou des comptes rendu périodiques ?

• L’entrepreneur travaille-t-il pour plusieurs clients ?

• Existe-il un contrat de prestations entre l’entrepreneur et son client pour chaque mission ?

• La facture est-elle « à la mission » ou au nombre d’heures ou de jours ?

• Le client est-il l’ancien employeur de l’entrepreneur ? Dans l’affirmative, exerce-t-il une activité proche ou identique de son ancienne activité salariée avec son ancien employeur ?

Dans le cas d’une hôtesse intervenant lors d’un événement, avec le statut micro-entreprise, à qui le donneur d’ordre impose des horaires et un lieu fixe, il faudra vérifier si elle travaille pour plusieurs clients dans le cadre de contrats de prestations de service, si elle utilise son matériel, etc. …Les indices reposant uniquement sur les horaires et le lieu de travail imposés ne sont pas suffisants pour que la relation de travail soit requalifiée en salariat.

L’objectif est de pouvoir démontrer que l’entrepreneur exerce de manière indépendante, sans lien de subordination et dans le cadre d’une relation commerciale et contractuelle négociée entre les parties.

La requalification de la relation de travail pourra être demandée :

– par le micro-entrepreneur, en saisissant le conseil des prud’hommes,

– ou par l’administration (inspecteur du travail, Urssaf, services fiscaux par exemple), qui saisit alors le procureur de la République.

Uber : le cas qui fait polémique !

Concernant Uber, le cas est juridiquement complexe ! Les chauffeurs sont en général des micro-entrepreneurs et passent par obligatoirement par la plateforme (ou applications mobiles). Cependant, les tribunaux ont tendance à revenir sur la qualification de la relation de travail. Aux Etats-Unis, le 16 juin 2015 (Uber Technologies Inc. c/ Barbara Berwick), un Tribunal de San Francisco a jugé que les chauffeurs Uber n’étaient pas des travailleurs indépendants mais des salariés. La même décision a été rendue par le Tribunal du Travail de Londres le 28 octobre 2016 (Y Aslam, J. Farrar, c/ Uber BV, Uber London Ltd, Uber Britania Ltd).

En France, l’Urssaf de l’Ile-de-France a lancé contre Uber des actions devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale et au pénal pour travail dissimulé. Des procédures sont pendantes devant le Conseil de prud’hommes. Affaires à suivre ! Il est donc important de suivre l’actualité juridique sur l’évolution de ce statut ainsi que leur limite juridique. A partir du moment où vous faites appel à des micro-entrepreneurs que cela soit pour une prestation de services ou pour construire une plateforme de mise en relation. Posez-vous toujours les questions que nous avons énoncé ci-dessus au risque un jour de vous faire sanctionner.

Les sanctions possibles

Si les juges estiment que l’entreprise a cherché volontairement à échapper à ses obligations d’employeur, cela constitue une fraude constitutive du délit de travail dissimulé (article L. 8221-5 du code du travail). L’employeur risque alors une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans ainsi que 45 000 euros d’amende. Ces sanctions peuvent être doublées en cas de récidive. L’employeur devra payer des salaires et des cotisations sociales sur la base d’un poste équivalent dans l’entreprise. Cette régularisation est rétroactive et débute dès le premier jour de la relation de travail. Le micro-entrepreneur peut également solliciter le versement d’indemnités en cas de rupture de la relation de travail. Par ailleurs, celui qui pensait être un micro-entrepreneur pourra quant à lui être condamné à rembourser des prestations sociales ou des allocations chômage éventuellement touchées.

Quelles sont les bonnes pratiques SEO en 2022 ?

Les bonnes pratiques SEO en 2022 vont propulser votre trafic ! Un de vos articles apparaît en première page de la SERP et vous vous demandez comment il est arrivé là ? Vous soignez votre stratégie de référencement naturel et souhaitez maintenir vos avantages ? Dans un cas comme dans l’autre, vous devez impérativement maîtriser ces bonnes pratiques SEO. Et surtout, vous en servir systématiquement ! Découvrez l’essentiel des règles d’optimisation à appliquer pour booster la visibilité de votre site ou de votre blog.

1. Les bonnes pratiques SEO en 2022 : de quoi parle-t-on ?

Google, les moteurs de recherche et les internautes ont des exigences face au développement inédit de l’activité d’internet. Ainsi les sites web sont tenus de respecter les règles de l’art pour avoir une chance d’être visibles.

Au commencement était la requête-clé

Elle comporte déjà un certain nombre de mots-clés, qui eux-mêmes induisent un champ lexical (vocabulaire) et sémantique (sens et environnement culturel). Avec le temps, les algorithmes s’affinent, comprennent ce qu’est une intention de recherche (information ou achat) et attendent des réponses pertinentes :

  • David contre Goliath, ce n’est pas possible. Si vous choisissez une requête clé avec un énorme volume de recherche, vous ne pourrez pas dépasser les grandes marques ;
  • Pensez aux requêtes clés affinées en longue traîne : il y a beaucoup moins de concurrence !

Le taux de rebond

L’internaute attend d’une page qu’elle s’ouvre immédiatement. Le taux de rebond, qui est le pourcentage d’usagers qui cliquent, mais n’attendent pas l’apparition d’une page, est en synergie avec le temps d’ouverture. Donc, les composants à l’instar des serveurs, des contenus, etc. doivent être légers et rapides.

Les balises meta et HTML

Les algorithmes sont exigeants. Ils veulent de l’information claire et lisible. Il faut donc des balises meta et HTML très académiques :

  • Choix des mots clés ;
  • Longueurs ;
  • Etc.

Les backlinks

Les algorithmes valorisent l’activité par les liens, surtout celle des backlinks (de l’extérieur envoyant chez vous) de qualité. Si le site de L’Oréal renvoie vers le site de tel salon de coiffure, cela est un signe de qualité. C’est le principe de l’indispensable et délicat netlinking. Pour trouver des backlinks, vous pouvez utiliser des plateformes de netlinking.

La sécurité

Les navigateurs web signalent les sites non sécurisés. La majorité des internautes affirme quitter un site intéressant s’il n’est pas sécurisé. Donc, il convient d’être en https et d’avoir le petit cadenas dans la barre d’adresse.

Le saviez-vous ?

Le premier site web est apparu sur la toile en 1991. Il en existe actuellement plus de 1,6 milliard. Il est publié mensuellement 91,8 millions d’articles de blog. 85,5 % des internautes français achètent en ligne avec une moyenne de 33 achats annuels (*).

2. Tips 2022 pour un SEO friendly

En 2022, boostez votre trafic et optez pour des process SEO friendly !

Être pertinent

Il s’avère primordial de cibler précisément l’information demandée, d’apporter une réponse de qualité aux internautes ET aux algorithmes. Préférez l’usage de synonymes à la trop grande répétition des mots-clés.

Créer du lien

Générez des backlinks de qualité en faisant :

  • Du netlinking ou linkbuilding, de la prospection de liens ;
  • Soignez également le maillage interne pour partager le jus, ou l’autorité que génère une bonne page.

Et pour obtenir du backlink de qualité, réseautez !

Réseauter

Un site s’optimise également par les liens avec les réseaux sociaux. C’est la stratégie SMO, ou Social Management Optimization qui se fond de plus en plus dans le SEO, et vice versa.

Être rigoureux avec les balises meta

L’usage et la construction des balises meta requiert une certaine méthodologie et certains tips à appliquer comme le fait de toujours introduire la requête ciblée.

Sécuriser les sites et les échanges professionnels

Obtenez et installez un protocole SSL/TLS, et réduisez le taux de rebond, c’est incontournable.

Veiller à une bonne vitesse de chargement

Le poids des images, le choix du serveur d’hébergement et le choix du code jouent un rôle prépondérant dans la vitesse de chargement du site et pensez Responsive également ! Votre site doit s’ouvrir et être intuitif sur smartphone et tablette.

Les bonnes pratiques SEO en 2022 contribuent puissamment à votre visibilité, à l’augmentation de votre trafic et au bout du compte à la réussite de votre entreprise. Le référencement organique évolue en permanence, mais sans brutale révolution. Appliquez les règles avec des professionnels présents pour vous guider, vous ne pouvez que progresser !

A quoi reconnaît-on un entrepreneur en vacances ?

Oui, vous ne rêvez pas, il est bien là sur la plage à se faire dorer la pilule. L’authentique, l’unique, l’entrepreneur ! Il est bien des éléments qui permettent de le reconnaître entre mille. Un « véritable » entrepreneur possède des caractéristiques qu’il ne saurait cacher. Et ce, même dans un lieu paradisiaque où se mélangent soleil, sable chaud, bruit des vagues, cocktails …S’il décide de se lancer dans une randonnée, il ne le fait pas seulement pour le plaisir du sport mais pour se lancer un nouveau défi. Finalement, on vous propose un film comique et si par hasard on a grossi certains traits, c’est pour qui vous éliminiez de mauvais comportements qui vous rendraient ridicule.

Le seul à faire les 100 pas en gesticulant …

… et ce, pas juste pour ramasser des coquillages ou pour appeler les secours parce qu’il a perdu son chemin. L’entrepreneur ne peut s’empêcher de garder un lien avec son entreprise. Bien au chaud dans son sac entre lunettes de soleil et crème solaire, le portable de l’entrepreneur répond toujours présent, même à la plage ou au sommet des montagnes car l’entrepreneur a pris le soin d’utiliser un opérateur qui passe dans n’importe quel lieu…

Il est là, bien tranquillement installé sur sa serviette de plage en train de parfaire (ou plutôt de faire) son bronzage ou à admirer la beauté du paysage. Pour peu que son téléphone sonne, d’un bond d’un seul, il se lève et répond en voyant s’afficher le numéro d’un de ses collaborateurs (ou simplement son nom. Il ne connaît pas le numéro de ses collaborateurs par cœur. Ah si ?!!). Quoi qu’il en soit, téléphoner à son bureau sur la plage devrait être interdit non ?! Bref son besoin mais aussi et surtout ses responsabilités l’obligent parfois à réagir de la sorte. Ce n’est pourtant pas de l’avis de la tranquillité et du repos.

Parler boulot au bar de la plage ou du refuge

Bien assis et adossé au petit bar de la plage ou du refuge, l’entrepreneur tente d’oublier ne serait-ce qu’un court instant son entreprise. En vain. A peine s’est-il fait de nouvelles connaissances amicales que vous l’entendez parler de sa boite et de ses derniers projets ou de ses dernières difficultés en la matière. « Les temps sont durs avec la crise financière (dit-il, sirotant le dernier cocktail à la mode », « Je ne vous parle pas de ma dernière idée qui me permet d’envisager l’avenir de manière sereine. C’était il y a à peine 6 mois quand … (heu, je croyais que vous n’en parliez pas ?) », « Mais bon j’ai pas à me plaindre, je suis là en vacances sur cette île paradisiaque, loin du bureau et du stress … (sonnerie de téléphone). Oups, excusez-moi je dois répondre … ». Autant de phrases qu’un entrepreneur à l’habitude de prononcer.

Manager ses enfants, faute de collaborateurs …

Quelle joie de construire des châteaux de sable avec ses enfants ! Et ce, pour le plus grand bonheur des principaux intéressés, les enfants. Du moins, en théorie … « Non, non, non et non ! Il faut plus d’eau, regarde : les tours de la forteresse s’effondrent ! Si ça continue comme ça on va se faire envahir par la concurrence d’à côté (en désignant le petit garçon et son papa à 10 mètres de là). C’est pas avec ça que tu vas pouvoir te payer ta glace ! ».

Il profite de son statut pour draguer

Avant de bâtir des châteaux de sable avec ses enfants sous le regard attendri de sa compagne ou de son compagnon, l’entrepreneur peut prendre des vacances et être célibataire (ou divorcé). Et sur la plage ou dans les randonnées, en général, ce ne sont pas les beautés qui manquent. Alors pour un peu que l’un(e) d’entre eux(elles) soit au goût de notre entrepreneur et que cette magnifique personne soit seule, il a recours à une technique bien particulière et vieille comme le monde. Lunettes de soleil, démarche de l’acteur qui fait tomber les conquêtes, il s’élance courageusement et prend un ton sûr de lui : « Bonjour, enchanté, je m’appelle (bip … on ne citera pas de nom). J’ai créé ma boite il y a quelques temps … et vous, vous êtes ? ». Et cette technique fait ses preuves ?!!

Allo le room service ? Ma connexion Wi-Fi ne fonctionne pas …

Facilement repérable depuis l’aéroport en raison d’un bagage à main supplémentaire. Et oui, il n’allait quand même pas laisser son ordinateur portable tout seul … L’entrepreneur sait y faire en matière de technologie quand il s’agit de garder contact avec sa boite. Encore faut-il que cela fonctionne. « Pas de connexion Wi-Fi dans la chambre ?!! Ah elle est en bas. Ne bougez pas, j’arrive ! ». C’est comme ça que vous retrouvez une personne dans le hall de l’hôtel assis dans un fauteuil et monopolisant la connexion Wi-Fi en plein après-midi, alors que tout le monde (j’entends par là, tous les vacanciers qui profitent réellement de leurs vacances) sont à la plage …

S’intéresser à tous les commerces pour son propre commerce 

L’entrepreneur ne s’intéresse pas aux autres commerces dans une optique d’achat mais dans une logique de rentabilité. Il évalue un par un les restaurants et magasins des alentours et s’interroge sur les opportunités envisageables. « Regarde chéri(e), rien que le bar de la plage, ça doit faire du chiffre non ? », « Ça fait longtemps que vous avez ouvert ? Et ça se passe bien ? On pensait justement à se développer à l’étranger … ».

Quoi dire de plus si ce n’est qu’un entrepreneur en vacances, ça se repère facilement !

Réagir à une objection au cours d’une vente

Il serait aisé de dresser une liste d’objection au cours d’une vente et de proposer des réponses toutes faites pour vous simplifier vos négociations mais l’attitude, le respect de l’autre, la clarté de la proposition sont au fond les meilleurs atouts pour convaincre vos clients.. 

Les objections font partie de toute rencontre commerciale car le client souhaite faire la meilleure affaire et personne ne peut l’en blâmer. Pour lui, il s’agit aussi de montrer qu’il a une connaissance des prix et de produits et qu’il n’est pas comme l’adage si souvent utilisé « né sous la dernière pluie ». Au cours d’une vente, votre interlocuteur pourrait émettre des objections. Quand on ne s’y prépare pas, la réaction peut souvent être désastreuse, voire fatale pour la vente. À chaque négociation commerciale, il faut se préparer aux diverses perspectives possibles. Si cela vous arrive, voici quelques attitudes à adopter.

Ne soyez pas susceptible

Soyons honnête, une objection est généralement perçue comme une remise en cause de votre présentation. C’est un moment parfois difficile à gérer. Votre première réaction conditionnera la suite des événements. Ne paniquez pas. Vous êtes professionnel, vous devez maîtriser la situation et d’ailleurs vous l’avez préparée.

Souvent difficile à gérer, ce moment est crucial pour la suite des événements. Maîtrisez la situation tout en restant calme et convivial. Évitez de prendre un ton agressif ou méprisant, cela donnerait une mauvaise image de vous et de votre entreprise. Au lieu d’être défaitiste, profitez de l’occasion pour mieux capter l’adhésion de votre interlocuteur, mais aussi pour identifier le vrai fond du problème.

Soyez diplomate

Ne montrez pas à votre interlocuteur que vous n’approuvez pas son objection. N’oubliez pas qu’un client a généralement raison et qu’il ne demande qu’à être valorisé et surtout rassuré. Gardez en mémoire que l’acte d’achat est un acte positif pour votre client.

Au lieu de montrer votre désaccord vis-à-vis de votre interlocuteur, essayez plutôt de valoriser ses propos tout en le rassurant. Trouvez un sens à sa remarque tout en la détournant à votre avantage. Ne stipulez pas directement qu’il a mal compris. Utilisez des formulations plus indirectes par exemple en expliquant que vous pensiez comme lui avant, mais qu’après avoir fait un test vous avez changé d’avis.

Soyez explicite

À chaque objection, donnez une réponse claire. Ne faites pas de réponse incomplète, au contraire, vous devez prendre en considération le fait qu’il vous faut convaincre votre interlocuteur.

Vous devez donc trouver une réponse pointue et bien construite, afin de persuader votre interlocuteur. Si vous ne savez pas quoi répondre, prenez un peu de temps et analysez la situation. Ainsi, vous pourrez trouver une réponse précise qui vise à préserver le lien de confiance, le tout pour faciliter la vente. N’hésitez pas à lui poser des questions.

Le prix et le budget : les deux objections éternelles 

Le prix et le budget sont souvent la principale source d’objection au cours d’une vente. Si tel est le cas, il ne faut pas tout de suite diminuer le prix. Demandez la raison du propos de votre interlocuteur, et tirez-en des conclusions afin de mettre en exergue les atouts de vos produits ou services.

Si l’interlocuteur n’est pas convaincu de l’efficacité de vos produits, prenez pour exemple certains clients fidèles qui ne cessent d’augmenter le volume de leurs commandes. Vous pouvez aller jusqu’à lui donner leurs coordonnées, ce qui est une technique infaillible. Vous aurez en amont sollicité l’aide de votre client.

Il y a donc plusieurs façons de réagir face à une objection. Toutefois, avant de le faire, il faut déterminer la vraie raison qui pousse votre interlocuteur à s’opposer à votre propos. C’est à ce prix que trouverez facilement la bonne méthode à suivre. Fréquemment, il peut arriver que votre client veuille avoir l’avis d’une autre personne de son service ou de sa hiérarchie. Si tel est le cas, proposez-lui un rendez-vous avec lui et le décisionnaire.

Chefs d’entreprises, inspirez-vous de Churchill !

Il est de certains hommes comme Nelson Mandela ou Gandhi et de femmes comme Wangari Maathai ou Rosa Parks qui ont inspiré par leurs idées, leur persévérance, leur courage. Ils  ont laissé des modèles que l’on est tenté de suivre pour notre bonheur et celui de notre entourage. Reconnu pour son talent efficace dans la négociation, Churchill, surnommé « le vieux lion » fait partie des références favorites des entrepreneurs et des audacieux. C’est ce qui pousse certains d’entre eux à prendre exemple sur lui et à adopter ses méthodes. 

La maîtrise des données

Même si Churchill n’était pas souvent sûr de lui, il s’armait toujours de données attestées et bien préparées. Ainsi, il était apte à créer une réunion avec ses collaborateurs à tout moment du jour comme de nuit. Ces données étaient ensuite utilisées afin de persuader les autres dirigeants de la coalition. Cette méthode s’attache au fait qu’il est préférable de convaincre plutôt que de persuader. Privilégier vos données factuelles avant de mettre en avant vos propres opinions et intuitions. Que ce soit par l’intermédiaire de graphiques, chiffres ou autres, tout est bon pour mettre au grand plan votre projet à vos collaborateurs, clients ou associés.

Être empathique

Cet ancien premier ministre britannique, jugé longtemps comme égocentrique, a su convaincre avec tact ses interlocuteurs. Au lieu d’imposer sa logique, il a su s’adapter à celle de ses interlocuteurs. En négociant avec le président de l’URSS Staline, il a fait un discours métaphorique autour de quelques verres d’alcool et de cigares. Bien évidemment, n’allez pas boire tout au long de vos réunions. Essayez de comprendre et de cerner votre interlocuteur et de le convaincre en fonction de son raisonnement. Ne les forcez pas à accepter vos stratégies. Au contraire, demandez-leur leur avis et voyez ensemble tous les points importants dans la discussion.

Ne pas tourner autour du pot

Churchill est également célèbre pour son intelligence dans l’organisation de réunions. Au cours d’une réunion, il entre directement dans le vif du sujet et expose à ses interlocuteurs des faits concrets pour les pousser à mieux appréhender la situation. En les  confrontant directement à la réalité de vos projets, vous allez solliciter davantage l’attention de vos interlocuteurs. Mettez-les en confiance en exposant les risques et les avantages de votre idée. Quoi qu’il en soit, n’en faites pas trop au risque de tout faire sombrer.

Être souple au niveau des stratégies

Churchill ne se contentait pas d’une seule corde à son arc, il avait toujours un plan B même s’il avait déjà un plan d’action afin de garder sa position politique. Lorsqu’il découvre l’évolution des camps ennemis il a ainsi pu rapidement adapter sa stratégie. Prenez exemple de cet ancien premier ministre britannique en vous offrant la possibilité de faire évoluer votre stratégie si nécessaire. Pour que votre idée soit acceptée, votre discours doit varier en fonction des attentes et des exigences de vos interlocuteurs. En cas d’un perpétuel changement, n’hésitez pas à prendre les mesures nécessaires.

Il y a beaucoup de leçons à prendre sur les décisions prises par Churchill. Soyez logique et ne faites pas de discours exagéré. Réfléchissez mûrement avant de prendre une décision en cas de changement de stratégie. Et surtout, évitez de douter de celle-ci.

20 citations de Winston Churchill qui vous inspireront 

  1. Le courage, c’est ce qu’il faut pour se lever et parler. Le courage, c’est aussi ce qu’il faut pour s’asseoir et écouter.
  2. La chance n’existe pas. Ce que vous appelez la chance, c’est l’attention aux détails.
  3. Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité. Un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.
  4. La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas.
  5. Agissez comme s’il était impossible d’échouer.
  6. La responsabilité est le prix de la grandeur.
  7. Tout le monde savait que c’était impossible. Jusqu’au jour où est arrivé quelqu’un qui ne le savait, et qui l’a fait.
  8. Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte.
  9.  Les doutes ne peuvent être balayés que par des actes.   
  10.  Au cours de ma vie, j’ai souvent dû manger mes mots, et je dois avouer que j’ai toujours trouvé que c’était un régime sain. 
  11.  Les cerfs-volants se lèvent le plus haut contre le vent, pas avec lui.  
  12.  Il ne suffit pas de faire de notre mieux ; parfois, nous devons faire ce qui est nécessaire.   
  13.   Un mensonge fait la moitié du tour du monde avant que la vérité ait une chance de mettre son pantalon.  
  14.   Améliorer, c’est changer ; être parfait c’est changer souvent.   
  15.  La chose la plus importante à propos de l’éducation est l’appétit.  
  16.  Vous n’atteindrez jamais votre destination si vous vous arrêtez et lancez des pierres sur tous les chiens qui aboient. 
  17.  Personnellement, je suis toujours prêt à apprendre, même si je n’aime pas toujours qu’on m’apprenne.  
  18.   Nous sommes les maîtres des mots non-dits, mais les esclaves de ceux que nous laissons échapper.  
  19.  Quelle que soit la beauté de la stratégie, il faut parfois regarder les résultats. 
  20.   La plus grande leçon dans la vie est de savoir que même les imbéciles ont parfois raison.  

Bien gérer les congés exceptionnels des salariés

La crise sanitaire en cassant les rythmes de travail, en confrontant les personnes à la maladie et à l’isolement obligatoire a induit des conséquences sur les congés exceptionnels. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Avec la succession des congés bénéficiant aux salariés, les entreprises sont souvent soumises à une gestion des ressources humaines difficile. Des congés exceptionnels sont en effet prévus en cas de cause majeure et bénéficient aux salariés au sein de leurs entreprises. Quelle est alors la législation afférente à ces congés spéciaux. Comment les prendre en charge dans la gestion quotidienne des ressources humaines ? 

Une période exceptionnelle qui s’achève le 30 septembre 2021

Congés payés, CET, jours de repos, régime des contrats à durée déterminée (CDD) et des contrats courts… Certaines dispositions temporaires exceptionnelles ont été limitées au 30 septembre 2021 afin de permettre aux entreprises de s’adapter aux conséquences économiques, financières et sociales de l’épidémie. Le nombre de jours de congés payés que peuvent imposer sans préavis les employeurs est porté de 6 à 8. C’est ce qu’indique la loi relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire parue au Journal officiel du 1er juin 2021.

Les congés exceptionnels ?

Les congés exceptionnels permettent aux salariés de bénéficier de congés exceptionnels pour des raisons personnelles ou professionnelles : 

  • les congés pour raisons familiales ;
  • les congés pour création d’entreprise ;
  • les congés pour formation ;
  • les congés pour convenances personnelles ;
  • les absences pour activités civiques et sociales.

Ce qu’énonce la loi sur les congés spéciaux

Déménagement, naissance d’un enfant, décès d’un proche, de nombreux événements ponctuent la vie des salariés dans l’entreprise. En dehors des cas des congés classiques et traditionnels comme les RTT ou les vacances d’été, des congés exceptionnels sont strictement encadrés par la loi. Inclus dans la catégorie des congés familiaux, ceux-ci sont alors définis par le législateur pour encadrer les périodes de vacation dans les entreprises du secteur privé.

Un mariage comme un PACS donne ainsi droit à 4 jours de congés.

Sauf dispositions contraires prévues par les dispositions conventionnelles inter-entreprises, c’est l’article L. 3142-1 du Code du travail qui régit l’ensemble de ces dispositions. Une naissance ou une adoption donnent également droit à 3 jours ouvrés de congé. 11 jours calendaires dans le cas d’un congé de paternité. La règle veut que le salarié remette à son employeur un justificatif. 

Acte de naissance, acte de mariage ou acte de décès constituent des éléments qui tendent à justifier l’absence du salarié. Celui-ci peut alors s’absenter à la période où l’événement se produit sans toutefois nécessairement le faire le jour même. Ce sont alors les ressources humaines qui sont compétentes pour gérer avec le salarié concerné les conditions de cette absence.

Un décès donne droit à 2 jours de congé lorsqu’il s’agit du conjoint lié par le mariage ou un Pacs. Ceux du père, de la mère, du frère ou de la sœur ouvrent droit à une seule journée d’absence. Cette durée est sujette à discussion avec une proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat en première lecture au 1er avril 2015. La durée d’un congé sera alors portée à 10 jours en cas de décès d’un enfant à charge. 5 jours pour le décès d’un conjoint, d’un parent ou d’un frère et d’une sœur mineurs. 

Prévoyance et communication pour gérer les congés exceptionnels 

Payés comme s’ils étaient travaillés, ces jours de congés ne modifient pas les conditions de rémunération du salarié. Au sein de l’entreprise, l’employeur doit alors faire preuve de flexibilité afin de s’adapter à ces absences d’une nature exceptionnelle. En dehors des dispositions contractuelles et des conventions collectives si elles existent, l’employeur et le salarié doivent faire preuve d’une écoute mutuelle. En dehors des cas de décès qui ne peuvent évidemment pas être prévus, en dehors des cas de longue maladie, un congé exceptionnel pour raisons familiales peut en revanche faire l’objet d’un préavis. 

Un délai d’un mois semble en effet raisonnable pour que le salarié prévienne l’entreprise de sa future absence. Naissance, mariage ou déménagement peuvent ainsi être facilement prévus pour que l’employeur anticipe à l’avance le congé exceptionnel de son salarié. Communication et respect des obligations réciproques semblent alors primordiaux afin de concourir à la bonne marche de l’entreprise. Le respect des formalités tant sur le fond que sur la forme constitue un rempart efficace à toute contestation ultérieure et permet d’éviter les litiges au maximum. 

Les deux manières de déléguer

Déléguer fait partie du b.a.ba du dirigeant et devrait ne lui poser aucune difficulté. Et pourtant, chaque ouvrage de management contient un à plusieurs chapitre sur la délégation. C’est dire que déléguer ne va pas de soi.

Si on peut penser qu’il n’existe qu’une manière de déléguer et que finalement il ne s’agit que de la réalisation d’une tâche par une autre personne, il existe en réalité deux manières bien distinctes de procéder à celle-ci et qui n’entraînent pas du tout les mêmes conséquences en termes de management ou de future réalisation. Dans un cas, votre salarié en aura désormais la responsabilité tandis que dans le deuxième cas vous la gardez.

Dans les faits, on peut difficilement établir la distinction entre les deux car, au final, ce n’est plus vous qui la réalisez. Cependant, déléguer vraiment une tâche s’avère plus difficile que l’on ne pense et vous demandera des actions différentes. Des avantages non négligeables existent mais dépendent de votre capacité à faire confiance. 

La délégation simple : l’exécution

La plupart des personnes qui délèguent une tâche en délègue en réalité seulement l’exécution. Dans le fait cela est simple, il s’agit de demander à une personne d’exécuter la tâche et de contrôler sa bonne exécution. Il est en général question de créer des fiches de procédure dans le meilleur des cas afin que la personne n’ait pas besoin de vous, et au début tout au moins, et de rester à sa disposition au cas où elles rencontrent des difficultés. Le destinataire de la délégation fait alors appel à vous pour que vous vérifiiez que les tâches sont d’abord bien exécutées et vous transmet les éventuelles difficultés rencontrées. Vous ne réalisez plus alors la tâche et vous passez seulement du temps à en contrôler la bonne exécution. Vous gagnez du temps et c’est bien l’origine de votre délégation. 

La délégation poussée : la responsabilisation

A l’inverse, il existe une autre forme de délégation. La personne ne se contente pas de réaliser l’exécution de la tâche mais en prend l’entière responsabilité. Elle est alors impliquée et pourra éventuellement transférer la tâche par la suite en assurant le contrôle. Les apports de la délégation réelle sont non négligeables : déjà vous pourrez bénéficier d’une meilleure manière d’effectuer les tâches que la vôtre, ce qui n’est pas une petite avancée car il se peut que le destinataire soit plus compétent que vous et qu’il ait des connaissances que vous n’avez pas. Vous avez mis en place une base mais celui-ci peut disposer d’une formation ou d’une expérience lui permettant de l’améliorer voire de la remettre en cause. Autre avantage : il peut devenir force de proposition et prendre le temps de progresser sur le domaine, ce dont vous n’aviez probablement pas le temps (car autrement vous n’auriez pas transmis la tâche). Enfin et peut-être surtout, il va réellement assumer sa responsabilité et ne fera probablement plus appel à vous car il sera amené à prendre des décisions ce qu’il ne pourrait pas faire si vous en gardiez le contrôle. Résultat, vous allez gagner réellement du temps et peut être permettre à l’entreprise de progresser sur le pan délégué. Aussi, vous ne devenez plus « nécessaire » et la réalisation de la tâche voire son lancement ne dépendra plus de vous, ce qui peut vous permettre d’investir votre temps ailleurs, où il sera bien plus utile… 

La difficulté de réellement déléguer

La plus grande difficulté entre les deux manières de faire réside dans le fait que dans un cas vous devez faire confiance et dans l’autre vous allez être dans le contrôle. Si la confiance n’exclut pas le contrôle dans les deux cas, les avantages du second type de délégation sont non négligeables. Si vous prenez du recul, vous verrez que finalement la véritable délégation demeure une question de bon sens : vous ne pourrez contrôler le travail de tout le monde, tout le temps, si l’entreprise grandit. Et ce n’est pas le jour où vous aurez 50 personnes à diriger que vous pourrez organiser la délégation. Il vous faut donc la transmettre au fur et à mesure et mettre en place vos indicateurs de suivi pour qu’elle puisse s’opérer. Dans tous les cas, cela reste votre choix.

Les conditions nécessaires à la vraie délégation

Si vous souhaitez déléguer effectivement une tâche, il faut d’abord prendre en compte que vous devrez contextualiser la tâche afin de faire comprendre pourquoi il y a un intérêt à la réaliser. Si parfois le bon sens pourrait amener votre salarié à la trouver, il s’agit de le motiver et de lui montrer l’impact de cette tâche sur l’entreprise.

Une fois cette contextualisation établie, vous devez fixer des objectifs qui ne représentent pas que la simple exécution de la tâche. La tâche peut avoir un impact par exemple sur le nombre de prospects, sur les délais de fabrication ou encore le nombre de visiteurs sur votre site. Le délégataire doit donc s’approprier ces objectifs et les valider que ce soit en termes d’ambition, dans le temps, … Bref toutes les caractéristiques des objectifs SMART.

Ensuite, il faut prendre en compte que la personne n’aura pas la même manière de procéder que vous. Si au début, vous pouvez créer des procédures et en assurer le suivi, il s’agit vite d’accepter que les formes et la manière de traiter la tâche diffèrent de la vôtre. Si votre salarié reste dans la crainte de mal faire, vous risquez vite d’avoir raté le plus important : son esprit d’initiative et les améliorations qu’il peut apporter. Il s’agit qu’il améliore vos process, votre façon de faire voire les complète dans le but de remplir l’objectif. Il doit donc s’approprier réellement la tâche. 

Pour que cela puisse se transformer, au-delà de le laisser libre de traiter la tâche comme il le souhaite, vous devez lui en donner les moyens et notamment ceux de contrôler la performance des tâches exécutées. Si dans un premier temps, vous pouvez assurer le contrôle et le suivi, rien ne vous empêche de lui laisser également cette possibilité. Il s’agit qu’il s’approprie véritablement la tâche. Si vous pouvez garder le contrôle des objectifs et en fixer de nouveaux, il faudra qu’il les accepte et il risque fort de devenir plus performant que vous et de vous dire s’ils sont réalisables ou non. 

Dans tous les cas, il devrait de moins en moins faire appel à vous et vos rencontres ne devraient que servir à proposer de nouveaux moyens pour atteindre vos nouveaux objectifs voire à la mise en place de nouveaux projets permettant d’arriver aux résultats escomptés. 

Ces habitudes au bureau qu’on ne retrouve pas en France

Avec le retour des voyages, vous allez enfin de nouveau pouvoir rencontrer vos partenaires ou vous rendre dans une des filiales de votre entreprise. Mais cette opportunité va évidemment vous obliger à vous adapter. Voici un rapide tour du monde des habitudes au bureau qui diffèrent de celles de la France.

Vous pensez avoir fait le tour du monde de l’entrepreneuriat et de ses pratiques ? Détrompez-vous ! Le modèle francophone n’est pas celui qui s’est diffusé à travers le globe. Chaque pays possède sa propre culture d’entreprise et certaines de leurs habitudes ne sont pas du tout pratiquées dans l’Hexagone.

1- Le Japon, adepte de la sieste

La sieste ? Une pratique assez mal vue dans l’Hexagone mais qui tend, peu à peu, à prendre sa place auprès des travailleurs français. Elle est déjà bien installée dans certains pays tels que le Japon. Ces derniers peuvent faire la sieste n’importe où : métro, bus…, et, souvent, au travail, ce qui serait une preuve de leur investissement.

Si cette pratique est plus légitime au Japon qu’en France, cela reste sûrement dû au fait que « les Tokyoïtes sont les personnes qui dorment le moins au monde. Avec 54 minutes de moins que les Parisiens », selon une étude de la Fédération Internationale du Sommeil. Une heure de décalage qui implique ainsi le besoin de faire des siestes. Ces dernières, même si autorisées, demeurent, toutefois, soumises à certaines règles : le salarié doit être apte à reprendre à n’importe quel moment son travail. Alors, et si vous faisiez un petit somme ?

2- Les États-Unis, le monde du travail

Il s’agit de l’un des pays les plus ouverts au dialogue en lien avec sa culture du travail. Combien de folles idées ont pu émerger du pays de l’Oncle Sam ? Des concepts des plus innovants mais également des habitudes de travail atypiques.

En France l’entrepreneuriat se voit assez réglementé au niveau de l’âge avec une impossibilité de démarrer votre entreprise si vous n’avez pas atteint vos 16 ans. Aux États-Unis, c’est une autre affaire : la créativité des enfants n’est pas laissée de côté et, si leur projet se révèle prometteur et qu’ils sont accompagnés par un tuteur, ils peuvent monter leur propre entreprise. On appelle cela les « KidsPreneurs », un phénomène qui se répand, de plus en plus, sur le territoire américain.

3- La Norvège, le bien-être avant tout

La Norvège reste un des pays où l’on est le plus heureux au monde, selon les rapports de l’ONU. Une place sûrement due aux conditions de travail assez souples des Norvégiens.

Les dirigeants d’entreprise savent bien que le climat du pays, souvent froid, entraîne une facilité à tomber malade. Ils accordent donc 25 jours de congés maladies par an, sans réclamer de justificatif médical. Dans l’hypothèse où les enfants des salariés sont malades, ils ont également le droit à 5 jours de congés supplémentaires.

Si en France les heures de bureau varient et, salariés comme dirigeants, n’hésitent pas à effectuer des heures supplémentaires, les Norvégiens quittent généralement le bureau à 16 heures et ne ramènent le travail à la maison le soir qu’en cas de nécessité absolue. La Norvège ne privilégie, en revanche, guère les pauses, qui sont perçues comme une perte de temps. « La journée au bureau ne dure donc pas plus de 8 heures, en revanche, il n’y a aucune perte de temps au travail. » 

Par exemple, la pause déjeuner est courte, 20 minutes seulement. « A la machine à café, chacun prend sa boisson et revient directement à ton bureau, sans perdre de temps à papoter », explique Laure, ingénieure dans le secteur de l’énergie, en Norvège, sur le site House of Cadre.

4- La Chine, le dirigeant comme pilier de l’entreprise

Peu à peu, une nouvelle tendance s’installe en France et pousse les dirigeants à plus de souplesse dans leur management afin d’encourager le développement des salariés et l’autonomie. À l’inverse, en Chine, la hiérarchie occupe une place prépondérante. Le chef d’entreprise, semblable au père de famille, s’immisce dans tous les secteurs de l’échelle hiérarchique. Celui-ci est perçu comme le plus compétent de la société et détient un rôle autoritaire.

Le bien-être ainsi que les opinions des salariés sont relativement peu valorisés face aux objectifs que doit atteindre l’entreprise et que fixe le dirigeant. Un management assez rude en découle mais qui a, cependant, réussi à placer la Chine comme la future première puissance économique mondiale.

5- L’Arabie Saoudite, sous le signe du respect mutuel

Dans l’entreprise française, tout le monde se tutoie et appelle ses collègues par son prénom. En Arabie Saoudite, lorsque l’on s’adresse à ses collaborateurs, dirigeant comme salarié, on emploie le « Monsieur » et le « Madame » pour se saluer comme signe de respect.

Si le « on va boire un verre » après le bureau demeure assez populaire en France, ne vous attelez pas à cette pratique en Arabie Saoudite où la culture de l’alcool n’existe pas.

Autre différence notable : bien que la ponctualité soit censée représenter un gage de votre investissement, dans les entreprises saoudiennes, les retards ne sont pas associés à un manque de professionnalisme et sont, bien souvent, tolérés.

6- L’Angleterre, un pays attaché à ses traditions mais tolérant

Les entreprises anglaises peuvent paraître assez paradoxales. D’une part, elles restent très attachées aux traditions ainsi qu’aux conventions passées et peuvent par exemple vous encourager à travailler n’importe où (transport, maison, gare…). D’un autre côté, elles promeuvent la tolérance de la personnalité de chacun.

Ainsi, malgré le fait que certaines professions respectent strictement certains dress code en France et sont soumises à toutes sortes de réglementations ou mœurs, ne soyez pas étonné de rencontrer des banquiers anglais recouverts de tatouages ou aux cheveux des plus colorés.

La facture, une obligation essentielle dans toute entreprise

Le premier client arrive et il arrive souvent de créer sa facture à partir d’une autre que l’on a reçue. Vous pouvez consulter un site internet pour dénicher un modèle de facture. Cependant, il faut savoir, avant tout, qu’elle demeure une pièce comptable qui répond à des règles légales. Certaines mentions demeurent obligatoires et dépendent du statut de l’entreprise. Il faut donc y prêter une attention.

Que représente la facture ?

La facture est un document détaillé des prestations ou des marchandises vendues (quittance pour une facture payée, note, relevé). Il s’agit d’un document de nature commerciale et comptable établi par une structure juridique (société, association, entrepreneur individuel par exemple) pour constater les conditions des achats et ventes de produits, de marchandises ou de services rendus (nature, quantité, poids, qualité, prix, conditions et échéance de paiement notamment).  

Source www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits

La facture est-elle obligatoire et dans quelles circonstances ?

  • Lors de prestation de service ou de vente de marchandise entre professionnels ;
  • Lors de ventes à distance, à savoir les échanges intracommunautaires pour lesquels l’acquéreur est un particulier (notamment vente par correspondance) ;
  • Lors de livraisons aux enchères publiques de biens d’occasion, d’œuvres d’art, d’objets de collection ou d’antiquité.

Attention ! Toute prestation de services effectuée pour un particulier doit faire l’objet d’une note, lorsque le prix est égal ou supérieur à 25 €TTC.

Tout manquement à l’obligation de facturation entre professionnels est passible d’une amende pénale de 75 000 €. De surcroît, cette amende peut s’élever à 50 % de la somme facturée ou de celle qui aurait dû être facturée, et d’un redressement fiscal (de 50 % du montant de la transaction).

Quelles sont les 5 fonctions de la facture ?

  • Une fonction juridique. Elle constitue la preuve juridique de la réalité de la prestation rendue ou de la marchandise vendue. Notamment, elle constate le droit de créance du vendeur (quittance par exemple).
  • Une fonction commerciale. Elle détaille les conditions de négociation de la vente entre le fournisseur et son client, notamment le montant à payer.
  • Une fonction comptable. Elle sert de justificatif comptable, nécessaire à l’établissement des comptes annuels.
  • Une fonction fiscale. Elle fait office de support à l’exercice des droits sur la TVA (collecte et déduction) et au contrôle de l’impôt.

La note d’honoraires est un document tenant lieu de facture, établi par un professionnel exerçant une profession libérale. Ainsi, elle est soumise aux mêmes règles que la facture.

Que doit comporter la facture ?

  • Des mentions obligatoires,
  • Rédaction en français,
  • en 2 exemplaires, l’original étant conservé par le client.

On peut l’établir sous forme papier ou électronique sous certaines conditions.

Attention !

Un ticket de caisse n’est pas considéré comme une facture. En fait, il s’agit uniquement d’une preuve d’achat qui peut permettre le remboursement ou l’échange d’un produit défectueux.

Quel est le délai d’émission d’une facture ?

Une facture doit être délivrée dès la réalisation de la vente. C’est-à-dire, en principe, au plus tard à la livraison de la marchandise ou dès la prestation du service.

Un différé de 15 jours de la facturation peut être admis pour les nécessités de la gestion administrative des entreprises.

La facturation peut être établie de manière périodique pour plusieurs livraisons de biens ou prestations de services distinctes réalisées au profit d’un même client pour lesquelles la taxe devient exigible au cours d’un même mois civil. Cette facture périodique ou récapitulative doit être établie au plus tard à la fin de ce même mois. Cependant, le délai de facturation ne peut pas dépasser un mois.

La date d’émission de la facture fait partie des mentions obligatoires.

Attention ! Les originaux ou les copies des factures doivent être conservés pendant 10 ans à partir de la vente ou de la prestation de service.

Faut-il numéroter les factures ?

La numérotation des factures est représentée par un numéro unique basé sur une séquence chronologique continue, sans rupture. Or, il n’est pas possible d’émettre des factures a posteriori. En effet, deux factures ne peuvent pas avoir le même numéro.

Le numéro de la facture fait partie des mentions obligatoires.

Comment annuler ou rectifier une facture ?

En cas d’erreur ou de remise accordée après son émission, une facture peut être annulée ou rectifiée mais doit suivre un processus très strict afin de ne pas se trouver dans une situation illégale vis-à-vis de l’administration fiscale.

Attention !

Facturation électronique pour les fournisseurs du secteur public

A savoir ! 

L’ordonnance n° 2021-1190 du 15 septembre 2021 (prise sur le fondement de l’article 195 de la loi de finances pour 2021) va généraliser la facturation électronique dans les échanges entre entreprises assujetties à la TVA. Cependant, le déploiement sera progressif entre 2024 et 2026. Il tiendra compte de la taille des entreprises, afin de permettre à chacune de s’approprier ces nouvelles obligations dans les meilleures conditions :

  • à compter du 1er juillet 2024 pour les grandes entreprises
  • à compter du 1er janvier 2025 pour les entreprises de taille intermédiaire
  • à compter du 1er janvier 2026 pour les petites et moyennes entreprises et micro-entreprises.

La facturation dématérialisée est obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) et pour les entreprises de taille intermédiaire (250 à 5 000 salariés). Par ailleurs, elle sera obligatoire pour les petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) au 1er janvier 2019 et aux très petites entreprises (moins de 10 salariés) au 1erjanvier 2020.

Quelles sont les mentions obligatoires sur toute facture ?

  1. Date d’émission de la facture
  2. Numérotation de la facture (sur toutes les pages)
  3. Date de la vente ou de la prestation de service
  4. Identité de l’acheteur (nom, adresse)
  5. Identité du vendeur ou du prestataire (dénomination sociale, forme juridique, adresse, numéro d’immatriculation ou « Siret en cours d’attribution »)
  6. Numéro individuel d’identification à la TVA du vendeur (à condition que la facture soit supérieure à un montant total HT de 150 €)
  7. Numéro individuel d’identification à la TVA du client professionnel (à condition que ce dernier soit redevable de la TVA, que la facture soit supérieure à un montant total HT de 150 € et que le client professionnel soit étranger)
  8. Désignation du produit ou de la prestation
  9. Décompte détaillé de chaque prestation et produit fourni
  10. Prix catalogue (prix unitaire ou taux horaire hors TVA)
  11. Majoration éventuelle de prix (transport, emballage…)
  12. Taux de TVA légalement applicable et montant de TVA correspondant
  13. Remises ou rabais
  14. Sommes totales à payer (HT et TTC)

Quelles sont les mentions obligatoires entre professionnels ?

Aux obligations précédentes, il faut ajouter la date de paiement. En l’absence de stipulations contractuelles, le délai de paiement sera de maximum 30 jours après la réception des marchandises ou l’exécution de la prestation.

Mais il est possible de négocier contractuellement un délai différent :

  • 60 jours maximum après la date d’émission de la facture ;
  • 45 jours maximum après la date d’émission de la facture en cas de facture périodique ;
  • 45 jours maximum après la fin du mois de réception de la facture.

Il est impossible de prévoir des délais supérieurs.

La facture ne peut pas être rédigée à la légère. Il faut donc en amont envisager de rédiger des factures qui puissent permettre d’agir en toute sécurité et ne pas créer des contentieux.

Les moyens de paiement

Une facture peut être réglée de l’une des manières suivantes :

  • Par chèque
  • En espèces (au-delà de 1 000 €, le paiement en espèces d’une dette professionnelle est interdit)
  • Par virement bancaire
  • Par lettre de change ou billet à ordre (document selon lequel le client s’engage à payer une somme d’argent au fournisseur à une date précise)
  • La mention du mode de paiement n’est pas obligatoire sur une facture. Cependant, la date de règlement et le délai de paiement sont des mentions obligatoires.

Source : www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits

Enfin, depuis le 15 mai 2022, les entrepreneurs individuels ont l’obligation d’indiquer la mention EI ou Entrepreneur Individuel sur leurs factures (et devis).

Déménagement d’entreprise : mode d’emploi

Les confinements ont entraîné le télétravail et donc vos locaux sont devenus trop grands et donc sont une dépense inutile ou bien le développement de votre entreprise vous a conduit à recruter et donc vous avez besoin de locaux plus grands… Il convient de bien cibler vos attentes avant de vous lancer dans cette aventure faite de questionnements, de visites et parfois même de stress sur fond d’organisation express ! Le temps est venu pour vous de changer de locaux. Du choix de votre nouvel espace au déplacement concret de l’ensemble de votre matériel, un déménagement d’entreprise ne s’improvise pas. 

Connaître ses besoins pour trouver l’endroit idéal

Avant de faire vos valises, vous vous devez d’être au clair avec les besoins de votre entreprise face aux différents choix de locaux qui s’offrent à vous. Pour les petites entreprises, start-up, TPE/PME, plusieurs options se présentent. Commencez d’abord par lister vos attentes afin de sélectionner les structures intéressantes plus rapidement. Plus une recherche comporte de mots-clés, plus l’on obtient des résultats précis, peu importe le domaine d’activité. Les sociétés occupant d’ores et déjà un espace de travail peuvent, en fonction de l’évolution de leur effectif, rechercher un espace plus grand, plus ouvert, moins excentré…

Le coworking, pour les petites structures

Pour les sociétés comptant peu de salariés, les espaces de coworking peuvent constituer un bon investissement. Ouverts à plusieurs entreprises qui travaillent les unes à côté des autres, ces lieux de travail s’organisent simplement et efficacement. Déjà meublés à votre arrivée, ces bureaux mettent à disposition tables, fauteuils et imprimantes, et offrent la possibilité de lier plus facilement des contacts avec les équipes de « coworkers » voisines pour ainsi élargir votre réseau. Autre avantage du coworking : son prix. Nettement moins coûteux que ceux à louer individuellement, ces lieux qui hébergent plusieurs entreprises proposent des tarifs moins élevés. Les espaces de coworking mettent également certains services à disposition de leurs occupants gratuitement. Tantôt des machines à café, tantôt des salles de sport ou de repos ou encore des réunions, réservables gratuitement en ligne. Autant de petites attentions sympathiques qui séduiront les petites équipes sans dispositifs de travail importants ou bien les télétravailleurs.

Louer ses propres locaux pour plus de liberté

Si le fait de côtoyer d’autres sociétés représente davantage une nuisance qu’une richesse pour vous, il vous faut chercher ailleurs. A moins que vous ne choisissiez d’acheter vos bureaux, ce qui implique que votre chiffre d’affaires soit suffisamment élevé pour amortir le remboursement de cet investissement conséquent, vous pouvez vous tourner vers la location. Ce choix peut constituer une option adéquate. Vous serez plus tranquille qu’au sein d’un espace où d’autres s’activent autour de vous et sans avoir à restreindre vos besoins en personnel ou en matériel si d’autres occupent déjà la place. L’ameublement d’un tel espace peut toutefois rester à votre charge et la décoration des lieux n’est pas toujours aussi libre que vous pourriez l’espérer. Chaque espace de location présente ses spécificités . Il faut ainsi affiner au maximum vos critères de sélection car, contrairement aux espaces de coworking, ce mode d’occupation implique plusieurs factures et plus de responsabilités.

Les nuances de contrat de location pour votre entreprise

Qui dit espace de coworking ou bureaux à louer dit loyer à payer. A moins que vous n’ayez choisi d’acheter, il faut vous préparer à verser un montant précis tous les mois. Pour les « phobiques administratifs », le coworking présente l’avantage de ne compter qu’une seule facture, d’un montant identique à payer tous les mois. Un espace à part dans un bâtiment implique, à l’inverse, plusieurs factures : eau, loyer, électricité… Les responsabilités varient en fonction du contrat mais, globalement, tout locataire reste responsable d’une éventuelle dégradation des lieux. De manière générale, le coworking semble plus libre et facilement résiliable.

A la différence d’un bureau loué de façon traditionnelle, le contrat avec un espace de coworking relève de la sous location. L’assurance de votre entreprise s’avère , dans les deux cas, une priorité. Gardez à l’esprit que la visite des futurs locaux se révèle souvent déterminante. Les espaces de travail partagés peuvent accueillir trop de sociétés et s’avérer inadaptés, au même titre qu’un local à part pourrait ne pas contenir la place souhaitée. Les délais de signature des contrats durent tous environ un mois. Alors prévoyez la chose suffisamment longtemps à l’avance.

La logistique du déménagement d’entreprise

Votre choix est fait ! Coworking ou pas, une fois votre décision prise et les contrats signés, il faut faire vos cartons… (Préciser qu’on parle surtout de petites structures) Si vous disposez de peu de matériel, une dizaine d’ordinateurs portables, quelques gros équipements type imprimante et surtout, une foule de câbles et de papiers, des valises peuvent suffire à stocker ces effets et se déplacent relativement vite. Si vous vous organisez en équipe, chacun prend son matériel, ses accessoires et tous portent un plus ou moins gros sac. Tout peut aller très rapidement, avec peu de bagages, un taxi ou un véhicule loué peut tout à fait conduire votre équipement et vos collaborateurs à la nouvelle adresse. Le chargement constitue finalement l’étape la plus délicate et, le plus souvent, s’opère dans la rue à vitesse grand V. Organisez-vous donc au maximum !

Des professionnels pour le déménagement des grosses structures

Les moyennes à grandes structures disposant de beaucoup de matériel peuvent tout à fait recourir aux services de professionnels du déménagement. Certaines sociétés se spécialisent dans le déplacement d’entreprises, telles que JLC Déménagement à Noisy-Le-Grand ou encore Portakabin. D’autres structures célèbres comme les Gentlemen du Déménagement ou Euroflash Déménagement, prennent également les firmes en charge. A titre d’exemple, les Déménageurs Bretons procèdent au transport entre sites, à la manutention, au montage-démontage, mais proposent aussi des programmes d’accompagnement. Cette société réalise notamment des audits de faisabilité, des inventaires et dispense des conseils ainsi que des études de faisabilité.