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Ces habitudes au bureau qu’on ne retrouve pas en France

Vous pensez avoir fait le tour du monde de l’entrepreneuriat et de ses pratiques ? Détrompez-vous ! Le modèle francophone n’est pas celui qui s’est diffusé à travers le globe. Chaque pays possède sa propre culture d’entreprise et certaines de leurs habitudes ne sont pas du tout pratiquées dans l’Hexagone. Voici un rapide tour du monde des habitudes de bureau qui diffèrent de celles de la France.

1- Le Japon, adepte de la sieste

La sieste ? Une pratique assez mal vue dans l’Hexagone mais qui tend, peu à peu, à prendre sa place auprès des travailleurs français. Elle est déjà bien installée dans certains pays tels que le Japon. Ces derniers peuvent faire la sieste n’importe où : métro, bus…, et, souvent, au travail, ce qui serait une preuve de leur investissement.

Si cette pratique est plus légitime au Japon qu’en France, cela reste sûrement dû au fait que « les Tokyoïtes sont les personnes qui dorment le moins au monde. Avec 54 minutes de moins que les Parisiens », selon une étude de la Fédération Internationale du Sommeil. Une heure de décalage qui implique ainsi le besoin de faire des siestes. Ces dernières, même si autorisées, demeurent, toutefois, soumises à certaines règles : le salarié doit être apte à reprendre à n’importe quel moment son travail. Alors, et si vous faisiez un petit somme ?

2- Les États-Unis, le monde du travail

Il s’agit de l’un des pays les plus ouverts au dialogue en lien avec sa culture du travail. Combien de folles idées ont pu émerger du pays de l’Oncle Sam ? Des concepts des plus innovants mais également des habitudes de travail atypiques.

En France l’entrepreneuriat se voit assez réglementé au niveau de l’âge avec une impossibilité de démarrer votre entreprise si vous n’avez pas atteint vos 16 ans. Aux États-Unis, c’est une autre affaire : la créativité des enfants n’est pas laissée de côté et, si leur projet se révèle prometteur et qu’ils sont accompagnés par un tuteur, ils peuvent monter leur propre entreprise. On appelle cela les « KidsPreneurs », un phénomène qui se répand, de plus en plus, sur le territoire américain.

3- La Norvège, le bien-être avant tout

La Norvège reste un des pays où l’on est le plus heureux au monde, selon les rapports de l’ONU. Une place sûrement due aux conditions de travail assez souples des Norvégiens.

Les dirigeants d’entreprise savent bien que le climat du pays, souvent froid, entraîne une facilité à tomber malade. Ils accordent donc 25 jours de congés maladies par an, sans réclamer de justificatif médical. Dans l’hypothèse où les enfants des salariés sont malades, ils ont également le droit à 5 jours de congés supplémentaires.

Si en France les heures de bureau varient et, salariés comme dirigeants, n’hésitent pas à effectuer des heures supplémentaires, les Norvégiens quittent généralement le bureau à 16 heures et ne ramènent le travail à la maison le soir qu’en cas de nécessité absolue. La Norvège ne privilégie, en revanche, guère les pauses, qui sont perçues comme une perte de temps. « La journée au bureau ne dure donc pas plus de 8 heures, en revanche, il n’y a aucune perte de temps au travail. »

Par exemple, la pause déjeuner est courte, 20 minutes seulement. « A la machine à café, chacun prend sa boisson et revient directement à ton bureau, sans perdre de temps à papoter », explique Laure, ingénieure dans le secteur de l’énergie, en Norvège, sur le site House of Cadre.

4- La Chine, le dirigeant comme pilier de l’entreprise

Peu à peu, une nouvelle tendance s’installe en France et pousse les dirigeants à plus de souplesse dans leur management afin d’encourager le développement des salariés et l’autonomie. À l’inverse, en Chine, la hiérarchie occupe une place prépondérante. Le chef d’entreprise, semblable au père de famille, s’immisce dans tous les secteurs de l’échelle hiérarchique. Celui-ci est perçu comme le plus compétent de la société et détient un rôle autoritaire.

Le bien-être ainsi que les opinions des salariés sont relativement peu valorisés face aux objectifs que doit atteindre l’entreprise et que fixe le dirigeant. Un management assez rude en découle mais qui a, cependant, réussi à placer la Chine comme la future première puissance économique mondiale.

5- L’Arabie Saoudite, sous le signe du respect mutuel

Dans l’entreprise française, tout le monde se tutoie et appelle ses collègues par son prénom. En Arabie Saoudite, lorsque l’on s’adresse à ses collaborateurs, dirigeant comme salarié, on emploie le « Monsieur » et le « Madame » pour se saluer comme signe de respect.

Si le « on va boire un verre » après le bureau demeure assez populaire en France, ne vous attelez pas à cette pratique en Arabie Saoudite où la culture de l’alcool n’existe pas.

Autre différence notable : bien que la ponctualité soit censée représenter un gage de votre investissement, dans les entreprises saoudiennes, les retards ne sont pas associés à un manque de professionnalisme et sont, bien souvent, tolérés.

6- L’Angleterre, un pays attaché à ses traditions mais tolérant

Les entreprises anglaises peuvent paraître assez paradoxales. D’une part, elles restent très attachées aux traditions ainsi qu’aux conventions passées et peuvent par exemple vous encourager à travailler n’importe où (transport, maison, gare…). D’un autre côté, elles promeuvent la tolérance de la personnalité de chacun.

Ainsi, malgré le fait que certaines professions respectent strictement certains dress code en France et sont soumises à toutes sortes de réglementations ou mœurs, ne soyez pas étonné de rencontrer des banquiers anglais recouverts de tatouages ou aux cheveux des plus colorés.

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