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Faire en sorte que les journalistes parlent de vous

Communiquer c’est bien mais attirer l’attention c’est mieux. La plupart des dirigeants cherchent à attirer l’attention des médias pour augmenter considérablement leur visibilité. Quelles sont les clés pour attirer l’œil des journalistes sur votre produit ou service ? Commencez par suivre ces quelques conseils…

Mais d’abord : pourquoi vouloir intéresser les journalistes ?

Passer dans les médias, augmente votre visibilité par 5 ou par 10, voire plus dans le cas où vous obtenez un article sur votre entreprise ou produit/service dans un grand quotidien. Par ce biais, vous aurez la possibilité de toucher vos clients potentiels qui pourront connaître votre offre car vous l’aurez compris, il ne suffit pas d’exister pour que l’on vous connaisse.

Passer dans les médias n’a pas que cet effet de visibilité puisque cela augmente le capital-confiance global des gens. Que l’on parle d’investisseurs, de clients potentiels, de fournisseurs ou tout simplement de votre banquier, passer dans les médias montre que vous êtes digne d’intérêt et que vous allez peut-être rencontrer un vif succès.

Identifiez les journalistes spécialisés dans votre secteur.

On ne vous le répétera jamais assez : il est préférable de créer le contact privilégié avec une personne au sein de la rédaction. Celle-ci pourra penser à vous au moment où elle réalisera un sujet sur la thématique qui gravite autour de votre entreprise. Il ne sert à rien de polluer les boites emails de tous les journalistes qui ne feront que supprimer vos emails non ciblés et vous blacklisteront peut-être si vous abusez.

Commencez par créer une liste de contacts susceptibles d’être intéressés par vos informations. Si votre activité principale concerne le secteur de l’agriculture, ciblez par exemple les journalistes de la presse agricole. Il existe différents sites internet qui référencent les journalistes selon leur spécialité : Vocus, Bepub, l’argus de la presse… Vous avez l’embarras du choix. Vous pouvez également consulter l’ours des magazines et relever leur adresse e-mail si elles sont disponibles.

Attirez l’attention des journalistes.

Pour que les journalistes parlent de vous, il faut bien déterminer ce qui peut les intéresser : une information ou une actualité en rapport avec leur spécialité par exemple.  Donnez-leur des éléments qu’ils peuvent partager avec leur audience, un angle intéressant voire inédit. N’hésitez pas à leur mâcher le travail et à leur vendre du rêve à travers votre communiqué de presse (CP).

La carte de l’originalité fonctionne parfois. Présentez votre produit/événement/société/service de manière insolite ou au moins avec un angle novateur. Il s’agit de faire ressortir votre particularité et de le mettre en avant pour capter l’attention du journaliste. Renseignez-vous sur leurs critères de sélection. Cette dernière dépend de plusieurs facteurs :  l’attente des auditeurs / téléspectateurs / lecteurs, leur ligne éditoriale, …

N’oubliez pas que le fondement de leur sélection se base sur la loi de proximité. Pour respecter cette loi, vous devrez vous situer dans le présent ou dans le futur et ne pas être loin géographiquement s’il s’agit d’un événement. Soyez vigilant et adaptez-vous si le journal s’adresse à un public particulier sans oublier de jouer sur l’émotion et le côté humain.

Élaborer un communiqué de presse efficace.

Le CP sert à véhiculer une information qui consistera à être le leitmotiv de votre démarche. Le contenu devra être concis, mais pas trop : un recto suffit, vous devrez répondre impérativement aux 5W (qui, quoi, pourquoi, comment, où). Le ton doit être neutre, le style simple sans fioriture, pas de superlatifs qui encombrent votre message. Chaque information choisie doit vous rendre exceptionnel.

Surtout, l’objet de votre mail doit être court et explicite de sorte que le journaliste comprenne de quoi il s’agit au premier coup d’œil et savoir en quoi il pourra faire appel à vous. A défaut d’être flou, inutile de vous dire que le journaliste ne prendra même pas la peine d’ouvrir votre email.

Veillez à ne pas négliger les intertitres et le chapeau, qui, avec le titre, sont les trois choses primordiales qui donneront envie aux journalistes de lire votre CP en entier. Une fois cette étape franchie, vous pourrez attaquer la partie descriptive « le boiler plate », qui décrit les caractéristiques de votre produit/service.

Cette partie doit comprendre le nom de l’entreprise, le logo, le prix, la date de création, la spécificité et les points forts et un lien vers le site de votre entreprise.  N’oubliez pas de mentionner dans l’objet de l’e-mail, la mention « communiqué de presse » pour éviter qu’on l’assimile à une publicité. Pour être efficace, il reste quelques erreurs à ne pas commettre :

  • Eviter les phrases types du genre « le service/produit qui va révolutionner… ».
  • Soyez objectif dans la façon dont vous présentez les choses, n’oubliez pas que vous vous adressez à des journalistes.
  • Faites très attention à votre orthographe. Si une erreur n’est pas un crime, la répétition de fautes risque de se faire remarquer.

La mise en page du communiqué : une étape cruciale.

La mise en forme représente une étape importante qui fera ressortir votre CP plus qu’un autre. Rien ne doit être négligé, elle reflète l’image de votre entreprise et votre professionnalisme aux yeux des journalistes. Et c’est véritablement les éléments graphiques et la manière dont vous allez les présenter qui joueront en votre faveur.

Au besoin, faites appel à des graphistes professionnels pour rendre votre CP accrocheur. L’aspect graphique peut faire toute la différence et vous rendre plus crédible face aux journalistes qui en reçoivent des centaines par jour. Favorisez la lecture en Z et mettez des informations importantes en haut et en bas.

Ne vous contentez pas du communiqué de presse.

Une fois votre CP envoyé à votre base journalistique, ne pensez pas nécessairement que les médias vont se ruer sur votre actualité. Les journalistes reçoivent bien souvent des CP en pagaille et il convient de se rappeler régulièrement à leur bon souvenir, notamment par téléphone s’ils le décrochent. Activez votre réseau de contacts 8 à 10 jours après l’envoi de votre CP.

Les relances téléphoniques trop régulières agacent les journalistes alors n’abusez pas. Faites-vous connaître de vive voix 1 à 2 fois maximum après son envoi et prenez patience. Si vous n’avez aucun retour, il est probable que le sujet n’a pas retenu leur attention. A ce moment-là, deux solutions s’offrent à vous : revoir votre stratégie de communication et les sujets sur lesquels vous désirez communiquer ou cibler des journalistes plus en accord avec vos thématiques !

Peut-on être infidèle à son réseau d’entrepreneurs ?

Lorsque vous intégrez un club d’entrepreneurs, vous prévoyez, en principe, de lui consacrer du temps pour participer aux activités qu’il propose. Mais que faire lorsque plusieurs formules, issues de structures distinctes, vous intéressent et/ou si les activités de votre club actuel ne vous suffisent pas ? Est-il vraiment judicieux de lui faire des infidélités en voyant, secrètement ou non, un autre réseau d’entrepreneurs ?

Plusieurs réseaux d’entrepreneurs : un choix à étudier

En tant qu’entrepreneur overbooké, vous savez combien chaque minute compte. Si vous rejoignez un club d’entrepreneurs, sachez qu’il organise des événements réguliers et qu’il vous faut disposer du temps nécessaire pour y participer et entretenir votre réseau. Ce type d’organisation peut proposer des rencontres, souvent, enrichissantes pour votre business et parfois variées : séances de recommandations, de co-développement, échanges de conseils ou même sorties ludiques. Vous agrandissez ainsi votre cercle de relations professionnelles, ce qui ne peut que profiter à votre entreprise.

Faire partie d’un club demande de se rendre disponible. Adhérer sans participer aux événements ne sert pas à grand-chose. L’objectif consiste à rencontrer un maximum de personnes et de créer un lien profond et solide. Avant d’envisager votre présence dans plusieurs clubs, posez-vous, en amont, une question d’ordre pratique : pouvez-vous accorder assez de temps aux activités de groupe ?

Si vous vous trouvez déjà submergé ou trop fatigué, rien ne vous empêche de choisir un réseau où votre présence à chaque type d’évènements n’est pas obligatoire ce qui n’exclut pas, pour autant, le fait d’y aller au moins régulièrement ou avec une activité qui n’est pas trop intense.

Dans le cas où vous débordez d’énergie et disposez de temps, rien ne vous empêche de continuer à agrandir votre cercle de relations et à adhérer à plusieurs clubs sauf clause contraire.

Pourquoi rejoindre plusieurs organisations ?

Un club d’entrepreneurs n’a en général rien d’exclusif. Il est très peu probable que l’un d’entre eux vous interdise d’en fréquenter d’autres, alors que ce serait bénéfique pour votre entreprise et le développement du réseau global. Qui dit accumulation de clubs d’entrepreneurs dit autant de contacts en plus…

En tant que membre de plusieurs groupes, vous participez à davantage d’événements et rencontrez encore plus de monde. Cette technique présente de nombreux points positifs, surtout que chaque club propose des choses différentes : certains privilégient le business et les recommandations quand d’autres mettent en exergue les retours d’expérience.

Rejoindre différentes structures paraît ainsi très intéressant mais cela ne constitue pas forcément la solution idéale. Pour tenir un tel rythme, il vous faut une organisation béton et, évidemment, plus de temps à consacrer à votre planning de réseautage. Dans le cas où vous vous laisseriez submerger par les sollicitations, cette stratégie pourrait, à l’inverse, vous coûter cher. Intégrer deux groupes ou plus demeure assez périlleux bien que très attractif. Il existe, toutefois, d’autres méthodes pour multiplier ses contacts et invitations si un seul club ne vous suffit pas.

Comment pallier un emploi du temps déjà chargé ?

Dans le cas où vous ne vous sentez pas assez organisé pour entretenir plusieurs relations en même temps avec différents clubs, il reste possible d’employer d’autres tactiques pour rencontrer des professionnels et gagner en visibilité, bien qu’elles restent, en principe, moins efficaces.

L’une des premières consiste à faire de la veille, c’est-à-dire à vous tenir informé en permanence des activités des autres dans le but de dénicher un événement hors de la structure à laquelle vous appartenez déjà. Cette démarche réclame, elle aussi, une bonne organisation afin de surveiller tout ce qu’il se passe de chaque côté du navire mais sachez que certains outils peuvent vous y aider. Vous pouvez, par exemple, vous inscrire à la newsletter d’une organisation spécifique qui propose des rencontres professionnelles régulières.

Suivre les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) représente aussi une bonne piste : ces structures organisent des rencontres régulièrement et publient des informations sur l’état d’un secteur précis, par exemple. De quoi suivre de près l’actualité de votre secteur.

Les réseaux : utiles dès le début

Si on se dit souvent que les réseaux sont utiles une fois l’activité bien établie, ils le sont en réalité dès le début. Lorsque votre entreprise démarre ou lorsque vous avez besoin de conseils /de nouveaux avis sur votre activité, intégrer un club d’entrepreneurs peut constituer une bonne idée. Vous gagnez ainsi de nouveaux contacts susceptibles de se révéler intéressants et intéressés par votre activité.

Ceux-ci peuvent y contribuer de diverses manières : recommandations à des partenaires ou clients, partage d’expérience, conseils dans un domaine précis… Cette démarche permet de gagner en visibilité mais aussi en connaissances. Si vous disposez du temps nécessaire pour participer aux événements prévus ou si vous mettez l’accent sur le réseautage dans votre stratégie d’expansion, il se peut même qu’un seul club ne vous suffise guère !

A noter que si vous souhaitez développer votre réseau, vous en avez un de base : vos proches ! Ils constituent les plus anciens, et sans doute les plus fidèles, membres de votre cercle de relations. Ne commettez donc pas l’erreur de les négliger. Ils peuvent d’ailleurs vous apporter des conseils voire des financements, au même titre que les autres.

Ces éléments sur lesquels avoir un œil

Des points sont à garder en permanence du coin de l’œil et font partie des KPI’s dans presque toutes les entreprises. Certains restent dépendants du secteur d’activité dans lequel vous évoluez et lui sont propres mais dans la plupart des cas, vous aurez à surveiller ces chiffres ainsi que parfois ceux qui en découlent.

Le plus suivi : la trésorerie

La trésorerie représente le nerf de la guerre de toutes les entreprises. L’immense majorité des entrepreneurs ouvrent leur logiciel bancaire chaque matin pour vérifier l’état de leur compte ainsi que la nature des débits et crédits. Ce suivi ne s’arrête pas là puisqu’il est projectif et qu’il comprend les futures entrées et sorties pour les mois à venir. Certaines sont projectives comme celles liées aux différentes charges sociales alors que d’autres sont déjà fixées, comme par exemple lorsque vous avez une facture à payer mais qu’elle n’est exigible que plus tard.

Généralement, les entrepreneurs font en sorte que la projection d’encaissements soit la plus négative possible et celle des décaissements en n’oubliant aucune dépense voire en les maximisant en cas de doute. Vous pouvez également décaler vos encaissements à plus tard afin de vérifier que votre trésorerie tiendra le coup en cas de retards de paiement de la part de vos clients.

Le chiffre d’affaires et les marges

De manière générale, les entrepreneurs surveillent le chiffre d’affaires mais ils ne s’arrêtent pas à avoir un chiffre global. Ils affinent ce chiffre afin d’avoir chaque fois les ventes par type de produit. De manière plus affinée, les dirigeants ont donc l’ensemble des chiffres d’affaires créés par chaque produit/service.

Pour aller plus loin, rien ne vous empêche de mettre à côté de chaque produit le coût variable sur chaque marchandise afin de calculer votre marge que vous réalisez de base sans les coûts fixes. Le but étant alors de vérifier rapidement que la vente de ce type de produit ou service est « rentable » pour l’entreprise même s’il vous faudra dans l’idéal rajouter les coûts fixes en les répartissant par produit/service pour bien estimer la véritable marge. Cette dernière approche n’est pas totalement exacte mais permet d’évaluer si la vente produit/service n’est pas contre-productive.

L’encours clients / fournisseurs

Les deux encours sont à contrôler et demeurent à optimiser. Certains n’hésitent pas à en tirer un encours moyen pour affiner leur trésorerie à la fin de l’année. Le but reste que l’encours client soit le plus faible possible afin que vous ayez le moins de chance possible d’avoir des impayés. Cela ne vous concerne pas trop si vos clients paient à la commande. La comparaison des deux encours vous permet de savoir si à l’instant T, vos futures entrées de ventes seront supérieures à vos prévisions de sorties. Il s’agit également d’y ajouter des éléments comme les charges sociales et taxes afin de vérifier que vous allez réellement encaisser plus que vous ne décaisserez.

Le turn-over : un indicateur d’ambiance

Il s’agit du renouvellement de l’emploi dans votre entreprise. Il montre le renouvellement de vos effectifs dans votre entreprise. Plus il est important, plus cela signifie que cette rotation est importante. Il sert généralement à vous faire vérifier si l’ambiance est au beau fixe ou non dans l’entreprise. Les recrutements coutant chers, il vaut mieux qu’ils soient les moins nombreux possible. Ils se calculent de la manière suivante : [(Nombre de départs au cours de l’année N + Nombre d’arrivées au cours de l’année N)/2] / Effectif au 1er janvier de l’année N. Il vous suffit de le multiplier par 100 pour l’obtenir un pourcentage.

Un turn over se compare par rapport à un secteur d’activité car suivant la pénibilité des métiers, il varie. S’il est particulièrement élevé, n’hésitez pas à vous pencher sur des questions comme les conditions de travail, le climat social, le stress, les évolutions ou encore la rémunération.

Certains indicateurs spécifiques au web

Dans le cas où votre entreprise évolue dans le web, plusieurs indicateurs sont à retenir comme le nombre de visiteurs uniques, le taux de conversion, le panier moyen, le nombre de visites avant l’achat (plus difficile à appréhender), le Taux de rebond notamment sur les fiches produit, le coût par acquisition (dit CPA), le taux d’abandon de panier / au moment du paiement. Certains existent ailleurs comme le panier moyen, l’essentiel restant de mettre ceux pertinents par rapport à votre métier.

Bien entendu ce ne sont pas les seuls mais ces indicateurs constituent généralement une base si vous souhaitez pouvoir piloter en un clin d’œil votre entreprise.

Comment éviter le phénomène des « salariés zombies » ?

Depuis quelque temps, une chose cloche… vos salariés semblent de moins en moins vivants ! Ils assurent pourtant être en bonne santé. Peut-être vous trouvez-vous entouré de « working dead » ? Dépourvus de motivation et d’envie de travailler, vos employés passent des heures au travail sans pour autant être productifs. Simple passage à vide ou bore-out ? A vous de les aider à surmonter l’épreuve

Le présentéisme, un fléau de plus en plus étendu

De nombreux salariés se rendent sur leur lieu de travail sans espérer passer une agréable journée. Ce constat se traduit par la réponse à la question comment cela va par : « Comme un lundi ». Un constat bien triste mais avéré ! Le présentéisme consiste, pour les employés, à remplir leur quota d’heures de travail alors qu’ils manquent cruellement de motivation. Plongés dans un état physique ou psychologique second, ils comptent leurs heures, restent derrière leur bureau mais se révèlent beaucoup moins productifs. 

Les zombies du travail le deviennent généralement lorsque leur équilibre de vie se voit perturbé, dans les sphères professionnelles comme privées. Ils ne peuvent alors se concentrer et travailler efficacement. Difficile de le repérer mais le présentéisme représente pourtant un réel fléau pour un nombre croissant d’entreprises : il toucherait entre 6,4% et 9,2% des salariés français. Pressenti comme un élément annonciateur d’absentéisme, il coûterait cher aux entreprises comme aux salariés, qui paient parfois un lourd tribut psychologique.

Un phénomène qui peut en cacher d’autres…

Les causes du présentéisme varient beaucoup : fatigue extrême, surinvestissement, tâches répétitives, insatisfaction au travail, démotivation ou encore une vie personnelle chaotique exacerbant les difficultés professionnelles. Souvent, le salarié pousse la porte de son entreprise par habitude plutôt que par envie. 

Plus grave qu’un simple passage à vide, un employé qui se contente de faire acte de présence reste anormalement longtemps au bureau dans le seul but de masquer son désengagement ou, pire, couve peut-être une dépression, un burn-out ou un bore-out (situation ou la santé psychologique du salarié est mise en danger car celui-ci n’a aucune tâche à accomplir et s’ennuie au travail, ndlr). Ces deux dernières situations revêtent un aspect particulier car elles impliquent la nature même du travail des salariés, qui se retrouvent avec trop ou pas assez de responsabilités. 

Quelle qu’en soit la cause, pour laquelle il faut évidemment agir pour guérir, le présentéisme constitue souvent un prélude à une période d’absentéisme plus ou moins longue. 

Les conséquences du présentéisme pour l’entreprise

Ce phénomène ne s’observe pas immédiatement. Le salarié lui-même ne se rend pas forcément compte de son état sur le moment. La première preuve qu’un membre de l’équipe se « zombifie » réside dans sa productivité : les working dead sont lents ! Ils travaillent moins et moins bien mais ne semblent pas s’en préoccuper. 

Ce type de salarié pourrait même s’avérer plus coûteux qu’un absent car il ne produit rien, ou beaucoup moins, tout en restant payé. Une entreprise de consulting a même établi un « taux de présentéisme ». Celui-ci, dépendant de chaque entreprise, se révèle quasi-systématiquement entre 1,4 et 2 fois plus coûteux que le taux d’absentéisme. Dans la majorité des cas, un salarié zombie finira de toute façon par déserter son lieu de travail pendant plus ou moins longtemps. L’absentéisme constitue la suite logique du présentéisme. Si la démotivation manifeste de quelques employés n’inquiète pas certains dirigeants, la réalité pourrait vite les rattraper !

Les salariés pas toujours en cause !

Les origines du présentéisme ne se trouvent pas toujours du côté de l’employé. Certains dirigeants « zombifient » leurs collaborateurs en leur confiant des tâches avilissantes ou inadaptées. L’un des exemples de zombie professionnel les plus célèbres est celui de Frédéric Desnard. Ce dernier attaquait en 2016 l’enseigne Interparfums, la firme qui l’employait depuis 2006. Embauché en tant que Responsable des services généraux, il aurait fait preuve d’un « dévouement total envers sa société » mais s’est vu petit à petit retirer toute ses responsabilités. Dans un contexte de licenciements massifs, Frédéric Desnard n’a jamais osé se plaindre du traitement dont il faisait l’objet : son unique mission consistait à faire les courses pour son patron. Cette histoire se finit en happy end puisqu’il s’est d’ailleurs reconverti en CHO (Chief Happiness Officer, ndlr) à la fin du procès. 

Le bore-out, au même titre que le burn-out, ne résultent pas toujours d’une vie privée instable et il demeure primordial pour tout chef d’entreprise de veiller à la bonne ambiance sur leur lieu de travail !

Détecter d’où vient le problème

Endiguer une épidémie de zombification professionnelle peut s’avérer compliqué mais pas impossible ! Le plus dur réside sans doute dans la détection du problème. Les salariés qui s’ennuient ne multiplient pas seulement les pauses-cafés mais passent plus de temps à effectuer des recherches ou des appels personnels. 

Ils se révèlent, comme évoqué plus haut, moins productifs. La productivité représente un bon indicateur mais l’attitude de la  personne, l’apathie, le manque d’enthousiasme… entrent également en ligne de compte. Un tiers des salariés européens déclareraient ne pas avoir assez de travail pour remplir leur journée au bureau, selon les études de deux cabinets de consultants.

Pour commencer, rien ne vous empêche de sonder vos salariés et de voir si leur travail leur plaît et ce qu’ils aimeraient faire dans l’avenir. N’hésitez pas à leur demander s’ils ressentent de l’ennui par exemple et comment ils pourraient voir la situation évoluer. Vous pouvez, à l’inverse, demander s’ils ne sont pas trop submergés par le travail. En dehors de la simple réunion, vous pouvez mettre en place une véritable culture d’entreprise basée sur l’innovation participative. La proposition par les salariés d’idées peut booster leur motivation. Autre possibilité : le fait de rappeler au salarié le sens de sa mission et en quoi son travail impacte directement celle-ci. Il n’est pas simplement un rouage d’une organisation mais participe activement à sa réalisation. Bref, il existe de nombreuses possibilités pour contrer l’effet « zombie »

Les solutions possibles à la zombification

On ne le répétera jamais assez, un salarié heureux est un salarié plus efficace ! De nombreuses solutions existent pour rétablir le bien-être dans une société. Le choix d’un CHO (Chief Happiness Officer), qui se charge notamment d’organiser des événements ou de mettre en place des aménagements répondant aux besoins des employés, constitue une option parmi d’autres. 

Le mode de management de l’entreprise peut aussi être totalement remis à neuf : un management à la cool, aussi appelé bienveillant, se base sur la confiance. Il confère aux salariés une plus grande liberté dans leurs mouvements et leur permet de relâcher la pression qui pèse sur eux. 

Sortir le grand jeu fait toujours plaisir mais une simple sortie, un compliment ou de petites attentions peuvent suffire à relancer la motivation des salariés. L’organisation d’un déjeuner d’entreprise ou d’un séminaire dans un endroit insolite peut rapprocher les membres d’une équipe et renforcer l’esprit et la culture d’entreprise, qui constituent l’une des bases de la motivation des salariés.

Comment faire pour bien négocier son pivot ?

Pour toutes les start-up, la question du pivot occupe une place centrale. Il s’agit d’un repositionnement des activités de l’entreprise, qu’il convient de déclencher au bon moment et sans commettre d’erreur stratégique qui pourrait s’avérer désastreuse. Certaines règles sont à suivre pour espérer faire décoller une société à la suite de ce changement. Quels sont les éléments les plus importants à mettre en œuvre pour bien négocier son pivot ?

Changer au bon moment

La question du timing est essentielle : pivoter trop tôt ne permet pas de donner tout son potentiel à l’idée de départ, mais le réaliser trop tard peut précipiter la chute de l’entreprise. Les experts estiment qu’un pivot doit survenir entre 6 et 18 mois d’activité pour une start-up. Le moment le plus indiqué pour un repositionnement de l’activité semble être à la suite d’une levée de fonds, qui donne ainsi une plus grande marge de manœuvre à l’entrepreneur. Criteo a expérimenté cette méthode avec succès, pour passer de la recommandation de films à la recommandation de produits pour sites marchands après sa première levée de fonds, puis pour orienter son business model vers le cost-per-click advertising à la suite d’une nouvelle importante augmentation du capital.

Revoir son business model

Certains indicateurs permettent de définir quand est venu le temps de pivoter. Il s’agit de sentir que le modèle de croissance, qui définit la pérennité possible du projet, a atteint ses limites ou est en ralentissement. Un site qui a du trafic mais se développe trop lentement peut ainsi être le signe après plusieurs mois d’existence qu’il doit changer pour survivre.

La difficulté résulte souvent que le dirigeant est fortement attaché à son idée première et que le changement de business model représente un risque à ses yeux même s’il est en fait une nécessité. Une absence de changement en la matière viendra tôt ou tard stopper net le développement de la société.

Malgré le soutien de business Angels prestigieux, la start-up Restopolitan peinait à imposer son système de réservation de restaurant en ligne. Voyant les indicateurs entrer dans le rouge, sa fondatrice a décidé de changer son concept en proposant une « carte d’invitation au restaurant » innovante. Une idée judicieuse qui a permis à l’entreprise de devenir rentable en trois mois.

Maintenir la cohésion

Quels que soient les changements décidés, un pivot ne peut réussir que si les équipes restent soudées. Les laisser dans l’ignorance peut représenter la pire manière de faire pour un dirigeant. Pour exécuter votre pivot, vous devez compter sur une adhésion sans faille parmi les collaborateurs mais également parmi les investisseurs pour pouvoir rebondir.

Malgré de nombreux investissements réalisés, Guillaume Decugis a ainsi décidé d’abandonner son projet Goojet en 2012 pour se concentrer, avec les mêmes collaborateurs, sur le développement de Scoop.it. La plateforme a pu opérer son changement et rencontrer le succès qu’on lui connaît. Une confirmation que le fait de pivoter nécessite de faire bloc autour du nouveau projet, sous peine de perdre en efficacité.

Parvenir à faire accepter le changement

Un pivot important peut conduire une société à changer purement et simplement de marché : il s’agit dans ce cas-là d’une démarche de longue haleine et la transition peut s’avérer difficile au sein de certaines start-up (principalement quand celles-ci ne sont pas au pied du mur, mais souhaitent se réinventer pour accélérer leur développement). L’entrepreneur désirant faire pivoter sa société a donc l’obligation de communiquer habilement tant auprès de ses associés que des investisseurs pour faire comprendre l’intérêt de ce changement. Il vous faudra commencer par convaincre les parties prenantes grâce à un argumentaire pertinent. A défaut, le pivot décidé pourrait tourner au fiasco.

Le plus grand travail restera auprès des collaborateurs. Il vous faudra d’abord leur faire comprendre la nécessité du changement et de prendre des mesures drastiques pour l’entreprise (le pivot). Leur fonction risque de changer et ils pourraient bien se retrouver à effectuer des tâches pour lesquelles ils n’ont pas été recrutés. L’adhésion est donc essentielle et le changement de contrat de travail se révèlera peut-être nécessaire pour ceux qui souhaitent vous suivre dans l’aventure. Dans tous les cas, prendre leur opinion en compte n’est pas un luxe car lors d’un pivot, vous pouvez gagner un temps précieux en prenant en compte leurs idées sur sa mise en œuvre voire obtenir des éléments qui vous permettront de corriger le tir.

Quelques bases sur l’ergonomie Web

L’ergonomie Web s’applique dans de nombreux domaines. Il s’agit en fait de l’utilisation la plus simple comprenant le rapport machine/logiciel/objet. Elle optimise le rapport entre l’être humain et la machine/le logiciel mais aussi entre l’être humain et l’objet de façon plus générale.

Elle est prise en compte dans quasi tous les objets du quotidien. Une voiture est ainsi pensée en fonction d’être à l’aise / la sécurité / l’espace intérieur. On en entend souvent parler au niveau des conditions de travail. Notamment pour tout ce qui touche à la santé. Elle est donc reliée implicitement à l’objectif.

Mais quel est le besoin en web ?

Pour les sites internet, c’est souvent l’expérience utilisateur qui est au centre. Il s’agit d’une démarche qui recouvre toutes les possibilités/options d’interactions entre un être humain et la machine. Il s’agit de faire en sorte que les internautes apprécient et aient envie de revenir sur le site. Ce dernier est donc au centre de la réflexion sur l’ergonomie et elle se définit par rapport à lui.

Un site web ergonomique est d’abord un site qui doit être utile et utilisable :

  • Utile car le site répond à un besoin. Les internautes viennent pour quelque chose de précis (chercher une info, effectuer un achat, un téléchargement, etc…)
  • Utilisable car il doit faciliter la satisfaction du besoin. On doit aider à atteindre la satisfaction/ les objectifs de l’internaute.

Ces deux éléments sont particulièrement importants . Ils feront que l’internaute sera satisfait ou non. L’ergonomie entre dans le cadre de la fidélisation car il s’agit de le faire revenir par la suite sur le site internet.

L’ergonomie : une norme encadrée

Dans ce domaine une norme existe : ISO 9241. Il s’agit de faire en sorte qu’un produit soit utilisable c’est-à-dire qu’il s’utilise avec efficacité, efficience et satisfaction par des utilisateurs donnés. Le site cherche à atteindre des objectifs fixés, dans un contexte d’utilisation donné.

Cela signifie qu’un produit utilisable doit être : Efficace, pour des utilisateurs bien déterminés/ précis, avec des objectifs biens précis et dans un contexte bien précis.

Il y a donc 3 composantes de l’utilisabilité :

  • L’efficacité est le critère principal des interfaces grand public, mais aussi des dispositifs visant à séduire les nouveaux utilisateurs :  ce dernier doit naviguer facilement, trouver ce qu’il cherche et comprendre sans difficulté le fonctionnement du site.
  • L’efficience sert pour les interfaces spécialisées ou pour les sites où il est nécessaire de conserver les clients et notamment les réseaux sociaux (twitter, Facebook, etc…) : l’utilisateur doit réussir à faire rapidement ce qu’il veut avec le moins d’erreurs et d’efforts possibles.
  • La satisfaction car le site web doit être au service de l’utilisateur pour qu’il en soit satisfait et qu’il en retire du plaisir. Il est un support multifonctions qui intègre de manière importante des composantes esthétiques, marketing et le plaisir.  Dans le cadre d’un site internet, la satisfaction s’obtient généralement par la navigation, l’originalité de la visite et le choix des photos / textes. Ces 3 points clés feront que l’internaute se sentira satisfait de sa visite et aura envie de revenir.

L’ergonomie doit avant tout permettre d’avoir retour sur investissement. Celle-ci doit contribuer à augmenter les taux de ventes, la conversion, les actions de l’utilisateur en lui apportant un vrai service.

Elle influe également sur le trafic, la qualité (visites plus longue et visites plus nombreuses des pages), la performance utilisateur et améliore considérablement la satisfaction client.

Absence prolongée d’un salarié : comment y faire face ?

Quel que soit le motif, une absence prolongée ou encore les absences récurrentes d’un salarié impactent l’entreprise de manière non négligeable. Que l’incidence soit directe sur le chiffre d’affaires d’une entreprise ou sur son fonctionnement, il s’agit de la pallier surtout dans le cas où il s‘agit d’une petite structure. Quelle doit être la réaction du chef d’entreprise face aux absences prolongées d’un salarié ?

Les motifs d’absence d’un salarié

Qu’on se le dise : les motifs d’absence que les salariés peuvent invoquer sont nombreux. Ils font partie des aléas de la vie. En toutes circonstances, il reste tenu d’informer le chef d’entreprise. A défaut, son absence sera considérée comme un abandon de poste. Certains motifs sont plus courants que d’autres comme les absences dues à un projet de formation, pour maladie, motifs familiaux ou encore pour maternité/paternité. D’autres n’affectent la présence que sur une période courte de 2 à 4 jours au maximum comme le décès d’un conjoint, la naissance d’un enfant ou encore le mariage du salarié ou celui de ses enfants. 

A ces absences justifiées s’adossent d’autres types d’absences. Elles vous demandent de traiter la situation différemment comme dans le cas où le salarié prolonge son absence sans justificatif ou lorsqu’il s’absente alors que sa demande n’a pas été accordée. Vous devez alors prendre certaines mesures.

Absence prolongée et non justifiée, que faire ?

Si le salarié est malade, il dispose de 48 heures pour vous le faire savoir. Vous ne devez en aucun cas considérer l’absence prolongée comme étant une démission même si certains signes peuvent vous y faire penser. Face à celle-ci, il ne s’agit pas d’agir de manière précipitée même si vous pouvez vous y préparer. Votre collaborateur peut parfaitement avoir rencontré une situation qui l’a mis dans l’impossibilité de vous contacter. 

Après 48 heures et si aucune justification n’a été faite, le premier bon réflexe consiste à envoyer au salarié un courrier recommandé avec accusé de réception. Il s’agit d’une mise en demeure au salarié pour justifier son absence. Dans sa notification, vous avez le droit de le mettre en garde sur les diverses sanctions qu’il peut encourir. La plupart des courriers en la matière sont en général conçu en ce sens.

Le recrutement d’un nouveau salarié

Comme vous l’aurez compris, l’absence ne justifie pas systématiquement un licenciement. Vous ne devez donc pas vous enflammer et anticiper un recrutement sur le long terme en cas d’absence. Vous pourriez rapidement vous retrouver dans une situation délicate où vous auriez deux salariés qui pourvoient le même poste. Il s’agit souvent de prendre son mal en patience et de trouver des solutions temporaires.

Ainsi et dans le cas où le poste le nécessite, vous pouvez transférer la charge de travail à d’autres salariés dans la limite de leur contrat de travail. Vous pouvez également procéder à un recrutement temporaire sous la forme d’un CDD ou d’intérim pour la période d’absence. Même si vous ne savez pas exactement pendant combien de temps la situation va perdurer, vous devez avant tout penser à ne pas bloquer l’entreprise et la mettre en difficultés. Certes, vous ferez des économies mais vous risquez de dérégler le fonctionnement de l’entreprise. 

La procédure : les sanctions possibles 

Après celle-ci, trois cas peuvent se présenter. La plus simple : vous pouvez, après réception de la mise en demeure, recevoir un justificatif d’absence. Dans ce cas, il n’y aura comme sanction que l’avertissement ou le blâme pour ne pas vous avoir averti. 

Dans le cas où le salarié réintègre la société sans justificatif préalable, vous pouvez le convoquer immédiatement et le sanctionner. Selon les raisons avancées et le déroulement de l’entretien, vous pouvez sanctionner votre salarié d’un simple avertissement jusqu’au licenciement pour faute grave.

Dans la mesure où le salarié n’a pas repris son poste et ne s’est pas toujours manifesté, son absence pourrait être traduite par une démission. Ainsi, vous serez dans l’obligation de licencier le salarié, dans le respect total de la procédure. Vous devrez alors convoquer le salarié pour un entretien préalable, dans l’optique d’un licenciement. Attention tout de même car la procédure suit son cours même si l’employé n’est pas présent à l’entretien. Par ailleurs, vous devez notifier au salarié son licenciement. Même si le temps vous manque, vous devez rester attentif concernant la rédaction de la lettre de licenciement car elle vous sera opposable.

Déprime du chef d’entreprise, que faire et vers qui se tourner ?

La souffrance au travail n’épargne personne, surtout pas le chef d’entreprise. Même si de nombreux dirigeants donnent une image qui laisse penser que tout va bien, il s’agit souvent d’une simple façade. Le rôle de chef d’entreprise oblige souvent à intérioriser : celui-ci se conditionne pour se montrer fort et endurant même quand il ressent des sentiments contraires. Dans un tel esprit, il refuse de se faire aider alors que le bon sens voudrait qu’il le fasse.

Les origines de la souffrance

Un patron n’est pas un superman. Comme tous ses salariés, il a ses rêves, ses frustrations, ses problèmes privés et la pression professionnelle. Concernant cette dernière, il la subit certainement plus que n’importe quel autre membre de l’organisation puisqu’il est le responsable de toutes les décisions prises et doit maintenir l’enthousiasme dans l’entreprise.

L’investissement personnel du chef d’entreprise se fait souvent au détriment de sa vie de couple, ce qui est déjà pesant. Mais la difficulté ne s’arrête pas au temps passé dans l’entreprise, aux responsabilités, aux problèmes des autres à gérer ou encore à l’investissement : il faut y ajouter la solitude. Et à force de tirer sur la corde, il y a toujours bien un moment où elle finit par céder.

De la souffrance au suicide

Une étude menée par TNS Sofres a démontré que 63% des patrons de PME français sont stressés, 42% angoissés et près d’un sur deux souffrent d’insomnies. Bien entendu, le contexte de crise sanitaire n’a pas fait baisser ces chiffres. D’après l’Observatoire de la Santé des dirigeants de PME, un à deux chefs d’entreprise se suicident chaque jour à cause de la pression. Heureusement, le passage à l’acte est rarement brutal car il existe différentes phases et formes de dépression qui peuvent alerter, la plus connue étant le burn-out.

Le burn-out du chef d’entreprise

Bien qu’encore peu connu mais fréquent, il s’agit d’un épuisement professionnel qui touche globalement les travailleurs soumis à trop de stress causé notamment par une surcharge de travail. Ce syndrome est parfois présenté comme un mal insidieux. En effet, il a le don de s’installer peu à peu sans que l’on s’en rende vraiment compte.

Pourtant ses symptômes (démotivation, perte de sommeil, maladie à répétition…) sont autant de signaux d’alarme. Ils sont en général négligés et mis sur le compte de la fatigue ou du stress. Malgré les remarques de l’entourage sur le changement de comportement, le travailleur préfère rester dans le déni, ce qui le conduit à l’isolement et au repli sur soi. Attention tout de même car dans les prochaines années, 15 et 20 % des travailleurs pourraient être concernés par cette maladie selon diverses études.

Que faire si vous ressentez la déprime ?

Une fois que le burn-out est déclaré, il est difficile voire impossible d’en sortir seul. Il représente une maladie grave qui nécessite du temps et souvent l’intervention d’un thérapeute. Certains se sont d’ailleurs spécialisés dans le domaine tant le phénomène prend de l’ampleur.

Prendre une courte période de congés demeure souvent insuffisant pour contrer le syndrome même si cela peut s’avérer bénéfique à court terme. Le traitement du burn-out exige une coupure totale avec le travail et, ce, bien souvent sur plusieurs mois. Le chef d’entreprise doit être conscient des risques et se montrer vigilant devant les signes : le corps et l’esprit ne sont pas indestructibles et vous pouvez vite vous retrouver encore plus en difficulté. La meilleure thérapie reste donc la prévention et de suivre quelques conseils si vous ne souhaitez pas vous retrouver en dépression ou en burn-out :

  • Sortir de l’isolement en faisant partie d’un réseau de chefs d’entreprise. Il constitue un bon moyen de lutter contre la solitude et de partager des solutions sur des problématiques communes ;
  • S’adresser à un coach personnel deux ou trois fois par an pour apprendre à relativiser et s’octroyer un peu de recul ;
  • Pratiquer un sport. Vous pouvez ainsi éviter l’accumulation de stress. Il ne s’agit pas non plus de trop forcer sur vos aptitudes physiques ;
  • Se faire plaisir en s’accordant du temps pour soi et pour ses loisirs.

Prendre ses responsabilités pour l’éviter

Éviter cette situation est avant tout une question de décision personnelle. Mieux que quiconque, vous devez montrer l’exemple et savoir quand vous reposer. Personne ne vous signalera votre fatigue ou votre état mental parmi vos collaborateurs.

Plutôt que de tirer sur la corde, prenez en compte que si vous tombez, votre entreprise en subira les conséquences. N’hésitez pas à faire un break même brutal. Ce n’est pas une semaine sans vous qui va changer la face de votre entreprise. Votre équilibre mental du dirigeant est étroitement lié à la santé de votre organisation alors autant ne pas vous mettre dans tous les états. Comme dit le proverbe « qui veut voyager loin, ménage sa monture » alors ménagez-vous ! Déléguez si nécessaire et coupez tous les moyens de communication pour pouvoir vous recentrer sur vous.

Les principales menaces pour les entreprises

Les entreprises doivent se préserver de certaines menaces auxquelles parfois elles ne pensent même pas alors qu’elles pourraient les anticiper pour éviter de se retrouver dans l’impasse. Certaines pouvant être fatales pour elles, mieux vaut ne pas pratiquer la politique de l’autruche et garder un œil vigilant sur elles. Zoom sur les principales menaces qui pèsent sur les entreprises.

La concurrence : la grande menace

La concurrence reste la plus grande menace pour les entreprises, celle qu’il faut surveiller au quotidien même si ce

que l’on propose est fort différent. Elle évolue, s’adapte et innove sans cesse. Ne pas regarder ce que fait la concurrence reste avant tout la meilleure manière d’ignorer que son marché évolue ou qu’une innovation majeure est en train d’être implémentée dans tout votre secteur. S’il ne s’agit pas de copier systématiquement ce qu’elle fait, rien n’empêche de garder un œil sur les bonnes idées afin de ne pas vous retrouver à mettre la clef sous la porte. Vous pouvez certes être en retard sur certains points et en avance sur d’autres. La concurrence vous permet également de vous challenger et de ne pas tomber dans le piège d’être confortablement assis dans votre routine.

Les évolutions technologiques : un grand danger

Que l’on parle d’évolution technologique ou technique, elles sont attentivement à scruter notamment en cas de bouleversement majeur. Il n’y a qu’à se souvenir des entreprises qui ont raté le virage du numérique ou d’internet pour être très rapidement convaincu qu’une évolution technologique majeure peut mettre en péril même dans les plus grands groupes. Surveiller les évolutions technologiques et réfléchir à comment elles peuvent être implantées dans votre entreprise demeure l’une des grandes pratiques. Attention à ne pas vous enflammer à chaque nouveauté et à vous demander si elle entrera vraiment dans les usages car certaines technologies ne sont plus utilisées au bout de quelques semaines ou quelques années car dépassées par exemple par des innovations plus pointues par exemple. D’autres mettent du temps à s’implanter dans les comportements des consommateurs. Il ne faut donc pas confondre comme l’adage le dit vitesse et précipitation.

Les usages des clients

Les technologies évoluent et les usages des clients également. Parfois, les circonstances font que les clients modifient leurs habitudes ou que certaines technologies deviennent prisées vous obligeant à transformer votre manière de vendre. Cela peut également toucher profondément aux fonctionnalités ou services que vous proposez alors autant suivre de près toute sur cette évolution. Certaines entreprises aiment s’inscrire dans le fait que ce sont elles qui changent la donne de leurs clients et se font un point d’honneur à être celles qui créent le besoin. La marque à la pomme fait bien entendu partie de celles-ci pour ne pas la citer. A noter que si le client modifie ses habitudes, c’est souvent parce qu’il obtient un bénéfice très net à en adopter de nouvelles.

Les modifications de lois et règlements

Certaines entreprises se font une spécialité d’investir les domaines qui sont bouleversés par de nouvelles lois. La législation européenne influe clairement en ce sens et certaines des directives ont profondément bouleversé l’écosystème entrepreneurial. L’observation des lois qui concernent la RGPD nous permettent de comprendre qu’il faut prêter attention aux innovations dans le domaine. Si elles restent difficiles à suivre du fait de leur nombre et de leurs origines diverses, il s’agit d’au moins celles qui impactent de façon majeure votre secteur directement ou indirectement. N’hésitez pas à mettre en place un système de suivi ou à lire régulièrement la presse pour vous tenir au courant.

La cybercriminalité : le nouveau souci

Si la plupart des entreprises se sont mises à internet et qu’elles ont réussi à prendre le virage du numérique, force est de constater que la cybercriminalité est devenue un phénomène à prendre en compte. Fishing/Hameçonnage, Hacking, menace pesant sur les données, immobilisation de site internet… Autant de phénomènes qui donnent des sueurs froides aux entreprises. Prendre en compte la cybercriminalité n’est pas un luxe même si elle reste difficile à contrer.

Les menaces internes à prendre en compte

Si on pense souvent aux menaces externes qui pèsent sur l’entreprise, rien ne vous empêche de regarder également en interne. Déjà, la trésorerie constitue sans cesse une menace qui pèse sur votre entreprise mais ce n’est pas la seule. Votre capacité à conserver votre savoir-faire voire à le faire progresser demeure essentiel. Faire en sorte d’anticiper sa conservation même en cas de souci représente une bonne pratique pour les entreprises. Vous n’êtes pas à l’abri d’un accident alors autant vérifier que vous y êtes paré en vous demandant ce que vous feriez si tel ou tel élément de votre équipe subissait un accident par exemple.

Faire un PESTEL plus globalement

Si vous souhaitez aller plus loin dans l’anticipation de vos menaces, rien ne vous empêche de réaliser un PESTEL qui est l’acronyme de Politique, Économique, Social, Technologique, Écologique, Légal. Il s’agit des différents points qui menacent votre entreprise.

  • Politique : il peut s’agir de la fiscalité, de la stabilité gouvernementale, des décisions d’urbanisme sur le plan local… Bref tous les éléments de politique pouvant avoir un impact sur l’activité de l’entreprise.
  • Économique. Il s’agit du niveau de croissance, de taux d’inflation, de taux d’intérêt par exemple.
  • Social. On peut y citer le niveau de revenu, les habitudes de consommation ou encore la démographie
  • Technologique que nous avons déjà évoqué mais auquel on peut ajouter la présence de brevets par exemple
  • Écologique et notamment les lois sur la protection de l’environnement ou en faveur de sa préservation
  • Légal puisque celui ne cesse d’évoluer et notamment le droit du travail. 

Reprendre son activité après un choc personnel

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Perte d’un être cher, burn-out, dépression, maladie… Nombreuses sont les causes qui peuvent vous conduire à arrêter votre vie professionnelle quelque temps. Pendant cette phase, plusieurs questions peuvent vous tirailler. Pour vous faciliter cette reprise, voici neuf conseils pour reprendre son activité après un choc personnel.

1- Prendre un repos bénéfique

Si vous avez été contraint d’arrêter votre activité pendant un temps, faites en sorte que cet arrêt vous soit profitable. Inutile de vous culpabiliser ou de vous forcer si vous sentez que vous êtes à bout de force : reposez-vous en ne faisant rien ou simplement des choses qui vous font du bien telles que le sport, l’art ou la relaxation. En clair, vous devez écouter votre corps et surtout votre esprit qui ressent le besoin de prendre du recul pour mieux rebondir.

Ne cédez pas à la culpabilisation et apprenez à déléguer surtout si vos équipes sont en place depuis longtemps. Vous devez prendre suffisamment de temps pour vous reposer et être capable de vous recentrer sur vous ainsi que sur vos objectifs. Ce processus peut s’avérer plus ou moins long mais personne n’est indispensable y compris vous dans l’entreprise. Le but étant d’y retourner quand vous pourrez le faire de manière productive plutôt que d’être au ralenti pendant des mois.

2- Éclaircir la situation

Avant votre retour, pensez à briefer votre équipe. Vos salariés doivent être tenus au courant de votre situation (sans forcément parler de tous les détails). Vos collaborateurs peuvent se révéler un fort soutien durant votre reprise et ne pas trop compter sur vous. S’ils sont au courant de la situation, ils seront plus aptes à vous comprendre, vous aider et à ne pas trop vous solliciter. La communication doit détenir une place forte au sein de votre équipe et ce, dans les bons comme dans les mauvais moments.

3- Reprenez en douceur

Après un choc émotionnel, la reprise du travail ne doit pas être faite de manière habituelle et surtout pas à un rythme fou.  Vous aurez certainement accumulé des emails, des courriers ou encore des retards mais vous aurez tout le temps de gérer chaque situation. Reprenez de manière calme et évitez tout stress pour ne pas retourner dans un état compliqué.

N’hésitez pas à prendre plus de temps à effectuer vos tâches habituelles si cela est nécessaire pour, ensuite, retrouver un rythme plus soutenu au fil des semaines. Recommencer de façon acharnée n’est pas une solution et le fait de vous noyer dans le travail ne vous fera pas oublier vos problèmes. On le sait, un entrepreneur ne compte pas ses heures mais à la suite d’un choc, il est important d’apprendre à déléguer certaines de vos tâches et de vous accorder quelques heures de libres dans vos débuts de reprise. Autrement dit, levez le pied pour travailler en toute sérénité !

4- Un équilibre entre vie privée et vie professionnelle

Concilier sa vie personnelle et sa vie professionnelle ? Un défi pour la plupart des entrepreneurs. Lorsque vous avez subi un choc émotionnel, accorder du temps à votre vie privée demeure un objectif essentiel. Passez du temps aux côtés de vos proches, sortez avec des amis et privilégiez vos activités extra-professionnelles afin que le travail ne devienne pas la seule occupation de vos journées et que vous n’essayiez pas de trouver un refuge dans ce qui peut être une source de stress supplémentaire. Votre vie privée représente un moyen de relâcher la pression si vous lui accordez une place suffisante. « Prendre du recul, avoir une vie sociale, amoureuse, permet paradoxalement d’être plus disponible dans son travail, plus à l’écoute de ses clients, mais aussi de donner de l’autonomie à ses salariés », conseille Maxime Coignard, fondateur de Diadem Coaching sur le site de L’Express.

5- Consulter un médecin

Pensez à demander l’aide d’un psychologue ou d’un médecin spécialisé pour pouvoir vous confier et obtenir en retour conseils et accompagnement durant votre reprise. Les psychologues du travail sont des experts de ce type de situation notamment pour des symptômes tels que la réticence à reprendre votre activité, les insomnies ou la négligence de votre vie sociale. Une autre méthode différente du médical serait celle du coaching, toujours dans l’idée de vous apporter un accompagnement précis et profitable sur le long terme. Prenez-le comme une volonté d’avancer et non comme un aveu de faiblesse. Consultez dès que le besoin s’en fait ressentir et prenez conscience que cela peut arriver à tout le monde.

6- Des habitudes à changer

Faites de votre travail un lieu de nouveauté. Changez vos habitudes de travail pour vous offrir un nouveau cadre, plus propice à la productivité et au changement surtout si vous sortez d’un burn-out. Dans ce cas, cette étape est primordiale. Lorsque votre travail conduit votre corps à dire non au stress, il faut savoir l’écouter et mettre en place une nouvelle méthode de gestion de vos projets.  Une nouvelle fois, la délégation vous sera d’une grande aide pour ne pas vous laisser submerger par votre travail ou les tâches qui vous stressent trop. Ainsi, « Externaliser permet de dégager du temps », souligne Maxime Coignard.

7- Les pauses pour décompresser

Reprendre le travail et faire comme si tout allait bien ne ferait que masquer les apparences. Apprenez à prendre des pauses dès que le besoin s’en fait ressentir afin de pouvoir évacuer. Durant cette dernière, n’hésitez pas à appeler vos proches ou à sortir prendre l’air quelques instants pour vous promener et laisser votre esprit vagabonder. Profitez de chaque instant et des petits bonheurs.  Cela permettra à votre cerveau de souffler et de faire le vide pour redémarrer en toute sérénité. D’ailleurs cela vous aidera à être plus productif alors autant ne pas s’en priver.

8- Faire confiance au temps

Ne vous leurrez pas. Après un choc personnel, le retour à la normale ne se réalise pas instantanément. Reprendre le travail, petit à petit, vous permettra de vous réhabituer à un rythme de vie professionnelle mais vous ne verrez la situation s’améliorer qu’au bout d’un certain temps de réadaptation. Associer courage et motivation pour faire face aux aléas de la vie mais aussi pour retrouver un épanouissement professionnel (et personnel) fait partie des clés du succès. Vous avez le temps car tout finira par revenir à la normale alors autant ne pas être trop pressé et vous rajouter un stress supplémentaire qui ne sert à rien et qui vous éloigne de votre sérénité.