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Concilier vie professionnelle et personnelle : un challenge

La Dares a interrogé environ 20.000 salariés sur la conciliation entre leur vie professionnelle et vie personnelle au travers des reproches qu’ils peuvent subir de la part de leur entourage. Quand le travail déborde trop sur la vie personnelle, l’entourage en subit les conséquences et abonde en reproches. Cette étude d’envergure que vient de publier la direction de la recherche du ministère du travail (Dares) nous permet de mieux comprendre les conséquences d’une non-maîtrise de la vie professionnelle.

Concilier la vie professionnelle et le travail quand on a des enfants et particulièrement jeunes relèvent d’un challenge entre l’heure à laquelle on doit déposer les enfants à la crèche ou à l’école et le moment de les reprendre l’amplitude horaire est courte puisqu’entre le temps de transport et le travail, cela ne laisse guère de temps de pause aux salariés qui sont de plus rendus complexes par les difficultés de transport. 

Des reproches qui compliquent

Selon l’enquête Conditions de travail et risques psychosociaux de 2016, 13 % des femmes et 14 % des hommes salariés avouent recevoir des reproches de leur entourage, en raison de leur manque de disponibilité liée aux horaires de travail. Ces reproches sont plus fréquemment adressés aux salariés qui travaillent la nuit ou qui subissent des horaires alternants. À l’inverse, travailler à temps partiel réduit ces reproches. Parmi les salariés à temps plein, ces reproches concernent plus souvent les femmes que les hommes. À caractéristiques identiques (personnelles, professionnelles, conditions de travail, etc.), les femmes reçoivent nettement plus souvent de tels reproches, notamment quand elles ont des enfants de moins de 18 ans. Vie familiale et vie professionnelle sont donc parfois difficiles à concilier, en raison de l’organisation du temps privé et du temps de travail. Ces difficultés ont une résonnance sur la vie familiale, sur la santé et bien évidemment le stress.

Le temps partiel, la solution

Le travail à temps partiel, plus fréquent pour les femmes, réduit le risque de ces reproches ce qui explique aussi pourquoi l’écart s’inverse parmi les salariés à temps plein (15 % pour les femmes, 14 % pour les hommes). Si l’on prend en compte les caractéristiques individuelles et de l’ensemble des conditions de travail, la probabilité de rapporter des reproches de l’entourage est environ 20 % plus élevée pour les femmes que pour les hommes. 

Mais les traditions persistent et signent

Il semble que la persistance de stéréotypes de genre induise continue à imposer son diktat : les femmes ont la charge du travail domestique et des enfants tandis que les hommes sont légitimes à s’investir principalement dans la sphère professionnelle ce qui engendrerait le fait qu’ils subissent moins de reproches lorsque leur travail empiète sur leur vie familiale. 

Les horaires atypiques, un obstacle à l’harmonie

Selon l’enquête Dares, Travailler de nuit, le week-end ou avoir des horaires alternants augmente les difficultés des salariés à concilier vie professionnelle et vie privée, et s’accompagne plus souvent de reproches de la part de l’entourage. Parmi les salariés à temps plein, ceux ayant des horaires alternants déclarent davantage de difficultés avec leurs proches : c’est le cas de 29 % des femmes et de 18 % des hommes qui travaillent en 3*8.  Pour les femmes, les horaires en 2*8 multiplient par 2,2 la probabilité de rapporter des plaintes de son entourage. De la même façon, les hommes et les femmes qui travaillent de nuit affirment recevoir beaucoup plus souvent que les autres des reproches de leur entourage (25 % contre 11 % pour les salariés qui ne travaillent pas de nuit).

Les horaires de travail variables ou imprévisibles rendent également plus difficile l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Ainsi, les difficultés sont plus fréquentes pour les hommes comme pour les femmes, lorsque les horaires varient d’un jour à l’autre. 

Les trajets, la plaie 

Il existe davantage de reproches envers les femmes ayant plus d’une demi-heure de trajet quotidien. Le temps de trajet domicile-travail augmente le temps passé hors du domicile, ce qui peut accentuer les difficultés d‘organisation entre la vie familiale et la vie professionnelle. Ainsi, parmi les salariés dont les trajets quotidiens dépassent une heure, 20 % rapportent des reproches de leur entourage, contre 12 % pour ceux qui ont moins de 15 minutes de trajet par jour. Là encore, des différences apparaissent entre les hommes et les femmes : avoir un temps de trajet quotidien de 31 à 60 minutes accroît les reproches de l’entourage pour les femmes, mais pas pour les hommes. Au-delà d’une heure de temps de trajet, les hommes comme les femmes mentionnent plus souvent des difficultés.

Concilier la vie familiale et la vie professionnelle est source de difficultés car entre les maladies des enfants, les horaires qui ne correspondent pas au rythme du salarié, les sources de stress sont multiples car il oblige le salarié à se retrouver dans une situation inconfortable envers ses employés et ses collègues.

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