Accueil Blog Page 474

Le chef d’entreprise, un aventurier

Les qualités essentielles du chef d’entreprise (partie 2)

Un aventurier apprend au fur et à mesure à faire face à toutes les péripéties et pour cela il doit développer un sens aigu des réalités, une gestion optimale de ses émotions, une intelligence relationnelle adaptée à toutes les circonstances, mais surtout un sens des valeurs, un courage et une exemplarité à toute épreuve. 

Pour diriger son entreprise, le chef d’entreprise doit, s’il n’a pas déjà acquis certaines qualités essentielles, être lucide sur ses points faibles tout en étant conscient des efforts qu’il devra réaliser pour développer celles qui ne font pas partie du meilleur de lui-même. Voici une sélection non-exhaustive de celles qui nous paraissent fondamentales et qui sont l’apanage des dirigeants d’aujourd’hui.

Prendre et gérer les risques.

Lancer son entreprise représente par nature une prise de risques. En dehors des risques financiers pris par le dirigeant, la vie de l’entreprise reste une prise de risques régulière avec des initiatives qui seront la clef d’un succès et d’autres qui échoueront. Celle-ci demeure essentielle, car s’il peut apparaître confortable de rester sur ce qui marche bien, vous ne pouvez pas nier que votre environnement évolue constamment: nouveaux concurrents, réglementation changeante, apparition de nouvelles technologies, crise économique, nouvelles tendances et exigence du marché… Au final, ne pas prendre de risques pour un chef d’entreprise constitue en soi une prise de risques.

Ne jamais rester sur vos acquis.

D’autre part, si vous décidiez de rester sur vos acquis, le risque pourrait être la lassitude de vos équipes à vivre la stagnation car elles ne pourront s’empêcher de comparer votre entreprise à la concurrence qui elle ne cesse de se lancer des défis et qui se développe grâce aux initiatives qu’elle prend. À contrario, avant de prendre des risques à tout va, sachez que vous devrez gérer cette prise de risques car il ne s’agit pas d’en prendre des démesurés ou qui feraient vivre en permanence un sentiment d’instabilité à vos collaborateurs.

Philippe Abrahami, PDG du groupe NetMakers émet un conseil judicieux sur la prise de risques : « Avoir une vision résolument optimiste, mais aussi prévoir un plan B dans l’hypothèse la plus basse. Se demander, dans le cas où tout ne se passerait pas comme on le voudrait, si on va dans le mur ou bien si on a une issue de secours. »

Devenir économe … sans devenir pingre.

Bon nombre d’entreprises tombent alors que l’argent coulait à flots quelques mois auparavant, situation courante notamment après une levée de fonds. Si cette dernière paraît souvent l’objectif de grand nombre d’entreprise, elle est en réalité la première étape car l’argent peut fondre au soleil par manque de rigueur. Rappelons au besoin que la trésorerie représente le nerf de la guerre bien au-delà du commercial dans les entreprises. De nombreuses sociétés périclitent alors qu’elles sont rentables faute d’avoir les liquidités nécessaires.

Maîtrisez votre budget

Il vous faudra donc apprendre à bien maîtriser votre budget et à devenir économe. Il est de notoriété publique que la trésorerie est le facteur numéro un de stress chez le chef d’entreprise. À l’inverse, une trésorerie confortable motive le dirigeant tout en offrant des opportunités de développement et une augmentation des possibilités stratégiques. Si vous devez appliquer des règles de prudence, n’oubliez pas tout de même que vous devrez prendre certains risques. Chercher l’économie partout dans l’entreprise peut vite se révéler un frein à son développement. Enfin, surtout appliquez à vous-même la rigueur que vous imposeriez à vos collaborateurs.

Stéphanie Pellaprat, fondatrice de Restopolitan, qui offre un logiciel de réservation destiné aux restaurateurs, met en exergue la rigueur qu’elle s’applique :« Avoir une mentalité d’épicier : « J’achète un, je vends deux. Il ne faut pas perdre un centime. On peut l’oublier mais le but de l’entrepreneur, c’est chaque jour de faire gagner de l’argent à sa société. »

Savoir s’organiser et utiliser les outils technologiques pour gagner du temps.

S’il y a bien une qualité dont le chef d’entreprise doit disposer, c’est de savoir s’organiser et de gérer son temps. Ses journées sont bien souvent à rallonge et ses semaines avoisineraient en moyenne les 60 heures. Pour éviter les pertes de temps face à un nombre de tâches et responsabilités les plus éclectiques, l’organisation reste un maître mot. Le dirigeant doit se révéler particulièrement efficace et productif. Pour commencer, il est souvent conseillé de créer une « to do list », autrement dit une liste des tâches que vous devez effectuer. Ensuite, mesurez le temps nécessaire pour chacune des tâches et hiérarchisez-les suivant leur degré d’urgence et d’importance. Une fois cette liste établie, vous pourrez déterminer le moment de leur réalisation en fonction de ces critères.

Ne figez pas votre to do list !

Rajoutez au fur et à mesure les nouvelles tâches, mais également à prévoir des moments pour les imprévus dans votre journée. Cette liste vous permettra de suivre votre avancée tout au long de la journée et vous éviterez ainsi de stresser, car vous arrêterez de vous dire « je dois faire cela, j’avais oublié ! ». Mais cette liste ne représente pas la seule manière de vous organiser puisque vous pouvez mettre en place des outils notamment informatiques qui automatiseront des tâches telles que pour les relances, les alertes, les e-mailings, les rappels de rendez-vous… N’hésitez pas également à insérer dans vos tâches celles qui sont relatives à votre santé et votre bien-être : alimentation, sport, hygiène de vie, temps avec sa famille…

Être fainéant et créatif.

La fainéantise comme qualité pourrait paraître comme une suggestion provocatrice au premier abord, mais elle est en réalité essentielle. Tout chef d’entreprise cherche à optimiser son temps et à avoir le maximum de rentabilité par rapport à un effort donné mais il a pour mission primordiale de rester créatif pour acquérir les outils qui lui feront gagner du temps pour innover, pour trouver des solutions face à une difficulté de trésorerie, une stagnation du chiffre d’affaires, des ruptures de la chaîne logistique… Pour que le développement de l’entreprise soit optimal, il sera souvent obligé de trouver un nombre considérable de procédures et d’analyser les nouvelles opportunités qui se présentent et d’innover dans son secteur. Donc réduire certaines tâches chronophages en utilisant des outils performants, gagner du temps, en évitant d’utiliser son énergie à fonds perdu nous permet de dire que la fainéantise est susceptible de devenir une valeur.

Savoir prendre une décision

Cela peut paraître évident, mais certaines personnes ont parfois du mal à trancher et tergiversent à n’en plus finir et préfèrent laisser le temps s’écouler. Pourtant, le rôle du chef d’entreprise est bien souvent de prendre des décisions notamment lorsque les équipes arrivent à une situation de blocage. Des décisions vous en prendrez et beaucoup, certaines se révéleront d’excellentes idées alors que d’autres des expériences fâcheuses dont il vous faudra supporter les conséquences. Vous pouvez avoir à décider d’une direction à prendre, de l’achat d’un logiciel ou d’une machine, d’une embauche, de laisser tomber un mauvais client…

N’hésitez pas à consulter !

Vous devrez peser le pour et le contre et parfois dans l’urgence. Ne craignez pas de prendre des décisions, car c’est l’absence de décision qui est souvent la cause de perte de temps et d’argent. N’hésitez pas à consulter autour de vous en cas de doute que ce soit vos amis, vos salariés, vos fournisseurs ou encore vos partenaires… Une fois les avis récoltés, il vous faudra relever le challenge.

Ne pas avoir peur de l’échec.

Si vous croyez que vous vous trompez serait malvenu, ne rien faire serait encore pire. 100 % des gens qui ont réussi quelque chose ont tenté une aventure périlleuse. Ce qu’il faut bien comprendre dans la nature même du chef d’entreprise c’est que comme nous l’avons vu plus haut, vous serez amené à prendre des décisions tous les jours et tout le temps. Ce qui est important n’est pas tellement de se tromper dans une décision, car cela arrivera souvent, ce qui est fondamental reste d’en tirer les leçons pour ne pas renouveler sans cesse la même erreur. Alors, prenez vos échecs comme des opportunités. L’inventeur de l’ampoule électrique Thomas EDISON disait ainsi : « je n’ai pas échoué mille fois. J’ai simplement découvert mille façons de ne pas faire une ampoule électrique. »

Être ouvert et devenir un bon communicant.

En tant que chef d’entreprise, vous êtes le premier vecteur de communication de votre entreprise et ceci à tous les niveaux. Vous êtes le représentant par excellence de votre entreprise et celui qui véhicule sa vision et fédère les équipes. Une des qualités essentielles du chef d’entreprise reste donc sa capacité à bien communiquer et donc à être ouvert d’esprit. N’oubliez pas que votre vision doit être transmise tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. Les publics seront éclectiques : clients, prospects, parties prenantes telles que les fournisseurs, partenaires privés ou institutionnels, médias, élus, associations, syndicats, administrations, académiques…

Vous devrez communiquer sans cesse.

Depuis quelques années, l’entrepreneur incarne de plus en plus l’entreprise et les enjeux de cette dernière sont devenus des questions de société : risques sanitaires, écologie, équilibre vie professionnelle / vie privée, discriminations… Des sujets sur lesquels vous devrez prendre la parole au sein de votre entreprise et en dehors. Accompagner le changement, lutter contre les habitudes ou la résistance à celui-ci en relayant les messages et en se dégageant du temps fait partie des incontournables de la communication, souvent bien difficiles à mettre en œuvre. Dans une interview pour Dynamique Bruno Massiet du Biest, fondateur de 118 218 donne les clefs d’une communication réussie : « Créez le buzz. Ne pensez pas à valoriser votre produit par rapport à celui des concurrents, mais plutôt à être plus subversif qu’eux ! L’humour et l’originalité sont précieux. »

Être exemplaire. Un leader se doit d’être exemplaire.

Aujourd’hui, les nombreux scandales ont induit une perte de confiance dans les dirigeants. Il existe dans l’exemplarité la volonté de se conformer à ses engagements même si cela vient au détriment de ses propres intérêts. Nous aurions pu mettre cette qualité en n°1, mais nous avons choisi de garder ce principe que Dynamique s’applique à respecter depuis plus de 10 ans. Il s’agit d’ailleurs d’un des messages récurrents de notre rédaction.

Personne n’est parfait !

Personne n’est parfait certes, mais vous devez pourtant rester autant que possible exemplaire c’est-à-dire faire de la transparence un modèle de conduite. Commencez par ne pas vous attribuer tous les mérites et surtout tenez vos promesses et vos engagements. Votre comportement donne confiance, génère l’adhésion et permet d’affronter les pires difficultés.

Et surtout : restez de bonne humeur ! Votre joie se communique et il reste toujours plus agréable et motivant d’arriver dans un endroit empli de bonheur. Patrick Dumoulin, directeur général de Great Place to Work, résume : « La confiance reste le moteur principal d’un mieux-vivre ensemble : le bien-être des collaborateurs, au-delà d’être la condition-clé de la performance économique des entreprises, contribue à la construction d’une société meilleure où il ferait bon travailler, mais aussi bon vivre. ». Quant à Boris Saragaglia : « Il faut que vous sachiez où se situe l’argent dans vos valeurs. En comprenant où vous placez le curseur, vous serez en mesure de trouver les bonnes personnes, celles qui sont en phase avec vous, pour compléter votre équipe. »

Le rebond en 2023

Quel que soit le secteur, les dirigeants attendent un rebond en 2023 pour amorcer une année qui ouvre de nouvelles perspectives. Au lieu de se plaindre, les entrepreneurs apportent leur note optimiste. Focus sur quelques secteurs.

Tourisme international : le bilan 2022 et le rebond en 2023 ?

Après deux années de Covid et un bilan dans le rouge vif avec la pandémie, 58 % des experts de l’OMT s’attendent à un rebond notamment au troisième trimestre. Si le mois de novembre 2021, en termes d’arrivée de touristes, n’a guère été meilleur que celui de 2020 avec +4 %, il reste loin de représenter celui de 2019 (-72 %). Il faut dire que l’année 2020 aura été la pire année de l’histoire du tourisme.

Si en Europe et dans les Amériques, les arrivées de visiteurs étrangers ont augmenté respectivement de 19 % et 17 % sur un an, elles restent globalement très inférieures à celles de 2019 (-63 %). Certaines destinations commencent à retrouver de l’attrait comme les Caraïbes (+63 %) même si encore 37 % en dessous de 2019), l’Europe méridionale méditerranéenne (+57 %) ou encore l’Amérique centrale (+54 %).

Les experts de l’OMT, selon leur communiqué, jugent aujourd’hui les perspectives comme « plus favorables », surtout pour le troisième semestre et déclarent ainsi « Les dernières indications en provenance du groupe d’experts de l’OMT sont que la plupart des professionnels du tourisme (61 %) tablent sur des perspectives plus favorables pour 2022. ». Ils sont 58 % à s’attendre à un rebond, essentiellement au troisième trimestre, et 42 % à tabler sur un rebond potentiel seulement en 2023 » même s’il reste une majorité (64 %) à estimer que le retour à la normale ne devrait intervenir qu’en 2024 ou même après. 

Les grandes tendances boissons en 2022 et en 2023 ?

La demande concernant l’industrie de l’alcool est forte mais la demande s’est légèrement modifiée. Ainsi les cocktails à emporter ont connu un vif succès et de nombreux bars et des restaurants ont commencé à  livrer. D’autres boissons sont également en hausse et  notamment toutes celles qui ont un avantage santé comme la Vizzy Hard Seltzer, qui contient en l’occurrence de la vitamine C.

La pandémie a également favorisé l’émergence de boutiques en ligne et la vente directe aux clients par les producteurs de boissons notamment pour remplir les caves à vin. Les boissons locales et premiumisées (boire moins, mais mieux) ou encore le vin biologique sont également à la mode. A noter que les boissons sans alcool commencent à  percer et les RTD, (boissons prêtes à consommer immédiatement) commencent, elles aussi, à atteindre un public autre que les jeunes. 

Le marché de la musique toujours dynamique et en 2023 ?

Le rapport du SNEP (syndicat national de l’édition phonographique), montre que l’année 2021 a été très prolifique pour le marché de la musique en France mais ce qui également le cas à l’échelle mondiale comme le montre l’étude de l’Ifpi (Fédération internationale de l’industrie phonographique). Les ventes de musique dans le monde ont augmenté de 18,5 % en un an et ont atteint 26 milliards de dollars, ce qui représente un record historique. C’est d’abord le streaming qui a connu le succès puisqu’il représente désormais 65 % des revenus mondiaux du secteur de la musique.

De manière assez inattendue les ventes physiques de CD et de vinyles ont également progressé de +16 %, ce qui n’était pas arrivé depuis vingt ans ! Parmi les artistes qui ont connu un vif succès, The Weeknd arrive en tête des singles les plus écoutés avec le titre Save Your Tears (2,15 milliards d’écoutes) et avec Blinding Lights qui arrive en 7ème place. D’autres artistes comme BTS, Taylor Swift, Adèle, Drake, Ed Sheeran sont également présents dans le top. 

Définir un business model rentable avant de se lancer dans l’aventure

Définir un business model rentable avant de se lancer dans l’aventure

Créer une entreprise parce que l’on a une idée de génie qui séduit notre entourage mais qui finalement se réduira à une clientèle de niche sera loin de permettre à votre entreprise de devenir pérenne. Vous avez constaté que d’autres entreprises ont réussi sur ce marché et que le nombre de clients est exponentiel. Ce qui marche du tonnerre de feu dans un pays, vous voulez l’appliquer dans l’hexagone et peut se révéler porteur. Vous devez quand même bien réfléchir à définir un business model rentable pour ne pas regretter votre investissement.

La rentabilité constitue le fondement de l’entreprise puisqu’elle détermine sa survie. Faire du chiffre d’affaires ne suffit pas. Il faut impérativement qu’au bout d’un certain temps, le plus rapidement possible même, elle devienne rentable.

Bien établir son business model

Par définition, le business model ou modèle économique, désigne le moyen par lequel l’entreprise va gagner de l’argent. À ne pas confondre avec le business plan, plus global, qui comprend notamment l’explication de la stratégie ou encore le chiffre d’affaires. C’est ici que le bât blesse souvent puisque de nombreux entrepreneurs se contentent de savoir à quel prix ils peuvent vendre leur produit et de vérifier en contrepartie qu’une fois l’achat de marchandises effectué, l’équation reste positive. Or, pour vérifier que votre business model fonctionne, il vous faut prendre en compte d’autres données.

Ainsi, il se peut que, plus votre activité se développe, plus votre entreprise perde d’argent. Si vous oubliez d’inclure votre masse salariale ou le temps que vous passerez sur chacune de vos ventes, les conséquences peuvent se révéler désastreuses. L’idéal, même si vous ne vous payez pas pendant une période, reste de vérifier si vous restez rentable en vous remplaçant par une personne salariée. De plus, vous devez appréhender tous les coûts sans en oublier un seul : le coût de vos locaux par exemple, de l’électricité, de l’acquisition clients (notamment si vous faites de la publicité). Ne négligez aucune source de dépenses. À la fin de votre analyse, demandez-vous combien de ventes vous devez atteindre pour parvenir à l’équilibre ou point mort en n’omettant pas de tenir compte du fait que dépasser un certain volume de ventes, il est fort probable que vos charges augmentent de manière proportionnelle. 

L’exemple de la restauration

Dans le cas de la restauration, il est courant de prendre en compte le loyer, l’électricité et l’achat de marchandises, qui augmentent proportionnellement aux ventes afin de déterminer le « point mort » ou le nombre de repas qui doivent être vendus pour être rentable. Mais il est souvent négligé dans le calcul de la rentabilité, l’augmentation du personnel car la capacité de gains de votre restaurant n’est pas extensible à l’infini.

C’est en prenant en compte de toutes les dépenses que vous pourrez calculer le nombre de couverts que vous devrez effectuer pour réaliser un chiffre d’affaires. Attention, la guerre des prix entraîne la baisse des marges. Pensez que vous battrez vos concurrents en vous contentant de baisser votre prix omet deux points cruciaux : la nécessité de faire un volume beaucoup plus important pour obtenir le même gain et la capacité d’adaptation de vos concurrents car ils auront peut-être les reins plus solides que vous. 

Des modèles divers et variés

Pour ceux qui auraient encore besoin d’appréhender le rôle d’un business model, voici quelques exemples (ndlr : cette liste n’est pas exhaustive). Les business model basiques comme ceux de la production de produits ou services et celle de la distribution, qui consiste à adresser directement le produit ou service au consommateur ou grossiste ; les business model low-cost, développés au sein de nombreux secteurs d’activité, dont l’objectif est de réduire au maximum le coût de revient pour le consommateur comme celui de la désintermédiation.

On remarque aussi le modèle d’abonnement ou le commissionnement, qui consiste à vendre un produit ou service par un intermédiaire et à en récupérer une commission. Un autre type de business model est celui des enchères, où les clients fixent, eux-mêmes, le prix pour lequel ils sont prêts à acheter le produit. Mix entre le gratuit et le payant, le freemium s’avère en vogue ces dernières années, notamment pour les applications mobiles. Enfin, dernier exemple, le modèle de l’imprimante. Astucieux, il consiste à vendre un produit à bas prix, tel qu’une imprimante ou comme Net expresso, pour ensuite vendre ses recharges sur le long terme. En somme, il existe une multitude de business model, il faut néanmoins savoir choisir celui qui vous correspond, selon votre activité. 

Le développement durable au sein des entreprises

Le développement durable au sein des entreprises

Le développement durable n’est plus une option pour les entreprises. Il s’avère indispensable pour les entreprises de montrer l’exemple dans le tourbillon actuel. Quelle action les entreprises peuvent-elles mener ?

Le développement durable, le nouvelle donne

Aujourd’hui protéger la planète et son environnement n’est plus l’apanage seulement les écologistes. Le développement durable est devenu une priorité car les folies du climat avec les inondations, les incendies, les sécheresses inquiètent tout un chacun. Il suffit de constater que le sujet fait la une des journaux quotidiennement. Les collaborateurs sont conscients que travailler dans une entreprise qui met dans son organisation un point d’honneur à l’intégrer est une valeur ajoutée.  Cette image, ambassadeurs de votre société, ils la communiqueront à l’extérieur de l’entreprise.

Peu importe l’activité que vous exercez ou le secteur d’activité dans lequel vous évoluez, la question du développement durable se pose. Il demeure encore aujourd’hui considéré à tort comme un moyen de se donner une bonne image et d’éviter d’éventuelles sanctions. Au-delà des aides que vous pouvez éventuellement solliciter, économiser les ressources naturelles devrait mécaniquement entraîner des économies tout court.

Qu’est-ce que le développement durable ?

Ce concept est souvent défini par « Un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs » (source : Iseadd). Le développement durable se compose de trois piliers : l’efficacité économique, l’équité sociale et la qualité environnementale.

L’objectif de l’intégration du développement durable dans la stratégie et le fonctionnement d’une entreprise demeure d’assurer un maintien du développement dans le temps. Celui-ci doit respecter un système de valeurs sociales et environnementales dans une logique de progrès continu. Il implique des acteurs internes et externes à l’entreprise.

Les nombreuses raisons pour lesquelles la mise en place du développement durable sont par exemple :
– la prévention et la maîtrise des risques sociaux environnementaux
– une augmentation de la valeur de la marque et sa valorisation
réduire ses coûts.
– réduire les pressions qui peuvent exister sur le sujet.
– innover dans le domaine.

8 actions que vous pouvez mettre en place facilement

Il n’est pas toujours aisé de savoir par où commencer. Voici 8 actions que vous pouvez mettre en place pour vous mettre « au vert ».

1/ Mesurez et analysez vos émissions de gaz à effet de serre

Pour commencer, mesurez l’impact de votre entreprise sur le climat. Vous pouvez faire appel à des agences privées certifiées Bilan Carbone pour vous aider dans les mesures. La démarche coûte entre 5 000 et 12 000 euros pour les entreprises de plus de 250 salariés, mais reste aidée à 70% par l’ADEME pour les PME. Après la mesure, l’analyse va permettre de repérer les activités de l’entreprise qui polluent le plus : elles sont souvent celles où vous perdez le plus d’argent et les plus faciles à optimiser. A défaut, demandez-vous ce qui coûte le plus à l’environnement dans votre activité. Il s’agit le plus souvent de ce qui coûté le plus à votre entreprise. Vous pouvez ensuite réfléchir aux solutions alternatives qui permettraient une réduction des émissions et des coûts.

2/ Réduire votre consommation d’énergie

Aujourd’hui les économies ne sont plus une option mais une obligation si nous voulons faire face à la pénurie de gaz et d’électricité qui semblent se profiler ce hiver. Quelques gestes simples pour débuter. Pensez à faire éteindre toutes vos lampes le soir en partant, baissez ou arrêtez le chauffage ou encore éteindre les prises non utilisées… autant de petites actions simples qui peuvent permettre de réduire votre consommation d’énergie, votre impact sur le climat et vos coûts en termes d’électricité. Les diverses recommandations actuelles nous incitent à agir dans le bon sens.

3/ Réduisez vos déchets

Vous produisez des déchets alors que certains produits demeurent utilisables à nouveau. Réutiliser, par exemple, le papier comme brouillon quand vous n’avez utilisé qu’une face vous fera économiser de l’argent. De la même manière, faire attention à la bonne utilisation du matériel, pour qu’il ne se dégrade pas trop vite et soit opérationnel plus longtemps possible, ne vous coûtera rien mais pourra vous faire économiser beaucoup. Pensez également à mettre en place le tri sélectif : des salariés sensibilisés auront tendance à faire attention à leur production de déchets. Vous aurez peut-être moins souvent à racheter des gobelets s’ils ne sont pas jetés à chaque utilisation.

4/ Valorisez les transports en commun ou le covoiturage auprès de vos employés

Le transport demeure un des secteurs les plus polluants. Faites la promotion des transports en commun et du covoiturage auprès de vos salariés. Cela réduira considérablement les émissions de CO2 indirectes de votre entreprise et vous créerez du lien entre eux. Il est plus difficile d’être en retard quand on met quelqu’un d’autre en retard.

5/ Investissez dans des infrastructures et équipements plus écologiques

Pour répondre à ce critère, vous pouvez penser à investir dans des véhicules hybrides, acheter des fournitures qui répondent aux critères environnementaux ou encore rénover les bâtiments avec les normes écologiques. N’oubliez pas qu’un investissement sur le court terme s’avère souvent rentable sur le long terme.

6/ Choisissez vos partenaires commerciaux

Le choix des partenaires demeure de votre responsabilité. Vous pouvez choisir des partenaires qui ont de bonnes pratiques environnementales. Vous adapter à ce mode de fonctionnement vous ouvrira les portes d’entreprises qui ne choisissent elles-mêmes que de travailler avec des entreprises qui sont dans cette logique. Alors commencez par choisir des partenaires « verts » !

7/ Parlez-en à vos salariés et à vos clients

Sensibiliser votre entourage de travail demeure de votre responsabilité. N’hésitez pas à faire des campagnes, par exemple, pour sensibiliser vos salariés, fournisseurs ou clients. Les personnes que vous aurez touchées transmettront la même chose à leur entourage et ainsi de suite.

8/ Valorisez le mode de travail écologique

Les modes de travail écologique entraînent bien souvent un accroissement de la productivité de l’entreprise. Le choix de la vidéo-conférence, par exemple, évite de perdre du temps à se déplacer quand cela n’est pas nécessaire. Il est, aujourd’hui, reconnu que le télétravail permet souvent d’accroître la productivité. Alors, pourquoi ne pas vous y mettre tout en respectant des moments de rencontres ?

Les qualités essentielles du chef d’entreprise

Les qualités essentielles du chef d’entreprise (partie 1)

Les qualités intrinsèques du chef d’entreprise sont pléthores : sens aigus des réalités, gestion optimale de ses émotions sans devenir stoïque, intelligence relationnelle adaptée à toutes les circonstances, mais surtout un sens des valeurs, un courage et une exemplarité à toute épreuve. 

Pour diriger son entreprise, le chef d’entreprise doit, s’il n’a pas déjà acquis certaines qualités essentielles, être lucide sur ses points faibles tout en étant conscient des efforts qu’il devra réaliser pour développer celles qui ne font pas partie du meilleur de lui-même. Voici une sélection non-exhaustive de celles qui nous paraissent fondamentales et qui sont l’apanage des dirigeants d’aujourd’hui.

Être dans l’écoute et l’empathie auprès des salariés et des clients.

Les habitudes ont changé. Du dirigeant qui semblait posséder à lui seul le savoir, enfermé dans sa tour d’ivoire, intimant le respect seulement par sa position dans la pyramide, que personne n’osait contester, les réseaux sociaux l’ont contraint à descendre de son piédestal. Le label Great Place to Work dans son classement 2022 des entreprises où il fait bon travailler sélectionne des entreprises qui place l’humain comme priorité. Des qualités comme l’écoute sont ainsi devenues une référence.

Écoutez oui, mais comment et pourquoi ?

Il est évident qu’il est plus aisé de choisir une voie quand on a en tête toutes les données obtenues grâce aux expertises des équipes qui complètent celles du dirigeant qui ne peut être omniscient. Les exemples d’écoutes fructueuses sont pléthores notamment grâce aux concours instaurés dans les entreprises qui permettent à tout salarié de s’impliquer. Ainsi les trophées Innov’Acteurs mettent en exergue l’écoute attentive des initiatives et des bonnes pratiques des collaborateurs parce qu’elle favorise une ambiance de travail conviviale. En ce qui concerne les clients, ne jamais rester sur ses acquis fait partie des principes inhérents à toute démarche commerciale.

L’écoute reste alors un facteur clef de pérennité.

Connaître leurs attentes, leur manière de fonctionner afin de proposer un produit / service qui réponde davantage à leurs besoins. Mais il faut surtout suivre les évolutions du marché et pour ce faire ne jamais sous-estimer la valeur des études, des questionnaires de satisfaction qui permettront de garder une dynamique d’amélioration continue. Quant aux fournisseurs et à leurs forces de vente, il se révèle judicieux d’écouter leurs argumentations afin de choisir les produits qui seront les mieux adaptés à la clientèle. Et regarder avec une attention accrue la concurrence : sa manière de communiquer, de distribuer, de livrer…

Défier la concurrence c’est connaître sa différence….

Et prendre des informations auprès des prescripteurs et partenaires est loin d’être une perte de temps. Frédéric Mugnier, cofondateur de Faguo, entreprise spécialisée dans l’habillement, pense que la clef de la réussite reste l’écoute « Que les conseils soient bons ou que votre interlocuteur n’ait pas l’ensemble des données, importe peu. Son avis reste toujours important parce qu’il vous fournit un regard externe et parce que si vous n’êtes plus à l’écoute d’autrui vous êtes mort. »

Avoir le courage de proposer ou de changer de stratégie.

Un dirigeant possède dans ses gênes la capacité de choisir une stratégie à moyen terme sur 3 à 5 ans afin de la partager et d’impliquer ses collaborateurs. Si la mission ou l’activité de l’entreprise suscite l’intérêt de tous, la stratégie pour parvenir à votre objectif doit rencontrer l’adhésion de tous. Il s’agit donc de déterminer dans quelle direction vous souhaitez emmener votre entreprise et vos équipes, ainsi que dans quel délai et comment. Si la vision du chef d’entreprise se veut d’être réfléchie et explicite pour tout le monde, ne la rendez pas figée, car sa pérennité dépend de son évolution, d’autant plus que notre monde est en perpétuels changements et que ceux-ci ne cessent de s’accélérer.

S’adapter, une qualité essentielle

La vision peut donc être réajustée au fur et à mesure du temps et des nouvelles pratiques / innovations qui arrivent sur votre marché. Montrer que l’on a su s’adapter au changement est un élément fondamental pour le dirigeant. Ainsi transformer son offre, parce que celle choisie au départ ne s’avère pas porteuse de ressources financières, a été l’objet de plus d’une success-story. Elle requiert du courage, car tout changement demande de convaincre les équipes et de diminuer leur anxiété.

Des exemples à suivre

Just Eat , BlaBlaCar, Wonderbox, Leboncoin …ont transformé leur business model du départ pour devenir des entreprises à succès. La stratégie n’est jamais une direction à vie, elle peut trouver des opportunités qui la conduisent vers un avenir davantage prometteur. Ainsi dans une interview pour Dynamique, Cyril Barthet, cofondateur de Vodkaster.com, réseau social dédié au cinéma et aux séries, souligne l’importance de « penser à remanier son offre en suivant les opportunités. Le parcours de votre boîte ne vous appartient pas tout à fait. »

Ne pas remettre au lendemain.

Remettre au lendemain ou en fin de journée certaines tâches conduit inéluctablement à les gérer en urgence, à la dernière minute et amène à bâcler des tâches qui auraient mérité davantage de rigueur et évite des décisions inappropriées. Mais pourquoi procrastiner alors que l’on est conscient du danger que comporte une telle attitude ? et surtout comment combattre cette force d’inertie, l’ennemi numéro un des entreprises. Se motiver ? Une des grandes qualités du dirigeant reste de savoir se motiver dans la réalisation des tâches qui parfois ne lui plaisent pas forcément afin de ne pas être dépassé par la quantité de travail « mise de côté ». Un dirigeant est avant tout une personne qui ne remet pas au lendemain ce qui doit être fait aujourd’hui.

Pour vous motiver, n’hésitez pas à faire appel à une to do list.

Avancez dans vos tâches jusqu’à qu’elles soient toutes réalisées et commencez toujours par la tâche que vous avez envie de remettre au lendemain. Même si elle peut s’avérer peu attrayante et répétitive, une fois terminée, vous aurez l’occasion d’éprouver un sentiment bien particulier : celui du devoir accompli et de liberté. Le dirigeant doit être toujours celui qui donne également l’image de se lancer et d’attaquer les tâches mêmes les plus ingrates.

Le dirigeant doit montrer la direction.

Il montre l’exemple, ne rechigne pas aux tâches dépourvues d’intérêt. Mais attention, certaines tâches sont mises de côté parce que le dirigeant sent les limites de sa compétence. Au lieu de culpabiliser, pourquoi ne pas trouver une personne qui pourrait vous épauler ? Damien Morin, fondateur de « Save my smartphone » dans une interview pour Dynamique, montre l’importance du temps pour lui : « N’oubliez jamais que le temps c’est la seule chose qui ne se rattrape jamais, qui ne s’achète pas. Il doit être votre unique obsession. »

Avoir confiance en soi.

Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, c’est prendre en compte que ceux qui vous disent que cela ne marchera jamais ont aussi l’idée saugrenue de vouloir vous décourager et de vous déstabiliser. Vous devez avoir une bonne dose de confiance en vous pour entendre perpétuellement que si cela était une bonne idée, cela aura déjà été fait mais aussi ceux qui prêchent la tranquillité, la stabilité, royaume du bonheur… Dans notre monde qui bouge, les donneurs de conseils sont moins nombreux et souvent les entrepreneurs font l’objet d’admiration, mais aussi de jalousie qui se traduit par le fait de décourager l’entrepreneur sur le chemin du succès.

Le chef d’entreprise doit croire en lui afin de ne pas s’arrêter au premier obstacle.

Bonne nouvelle la confiance en soi n’est pas innée et vous pouvez la développer. Apprenez d’abord à bien vous connaître : vous avez des défauts, mais également des qualités. Prenez pour principe que vous ne savez pas tout et que vous ne serez pas le meilleur partout. Acceptez de faire des erreurs et cherchez des solutions. N’hésitez pas à commencer l’aventure par un bilan de compétences, mais aussi un bilan sur vous-même. Posez-vous les bonnes questions : où suis-je le plus fort ? Le plus faible ? Qu’est-ce que j’aime et déteste faire ? Quelles sont mes plus grandes qualités et mes plus grands défauts ? Que pense mon entourage de moi ? D’où viennent mes erreurs du passé ? Identifiez ce que vous devrez améliorer et les obstacles que vous pouvez contourner.

Il ne s’agit pas d’être omniscient

Mais de trouver les solutions qui pourront être mises en place pour gagner en performance et en temps. Si vous ne connaissez rien en code et que vous souhaitez vous lancer dans le e-commerce, peut-être serait-il judicieux d’apprendre certaines bases afin de choisir les personnes compétentes pour mener à bien votre projet. N’hésitez pas à regarder vos réussites afin que vous ne doutiez pas trop de chacune de vos décisions. Gardez tout de même les pieds sur terre et continuez à écouter les autres, car vous n’avez pas la science infuse. Vous ferez de nombreuses erreurs qui seront source d’une expérience enrichissante. Charles Beigbeder, un entrepreneur engagé souligne, dans les propos relevés par Dynamique : « Avoir confiance en soi tout en étant capable de se remettre en cause, avoir de l’humour et de la ténacité. »

Être résistant… car le burn out est souvent tapi dans l’ombre.

On dit souvent que le parcours du chef d’entreprise ressemble plus à un marathon qu’à un sprint. Il s’agit de résister sur le temps, car ce sont souvent de nombreuses années de travail acharné qui vous attendent. Au démarrage de l’entreprise, le dirigeant veut souvent tout et tout de suite ! Il enchaîne les heures de travail au détriment de sa santé et souvent de ses proches. Soyez conscient que votre corps a besoin de repos et que vous ne pourrez pas continuer éternellement à travailler 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Votre productivité pourrait d’ailleurs s’étioler au fur et à mesure de l’effort.

Si la passion prend souvent le pas, n’oubliez pas d’être raisonnable et patient.

Car vous devrez faire preuve la plupart du temps de persévérance avant d’obtenir les premiers résultats. Paris ne s’est pas construite en un jour et le succès de votre entreprise reposera sur votre capacité à résister. N’hésitez pas à vous féliciter (ainsi que vos équipes) de chaque petite victoire qui montre que vous avancez ! Pour vous convaincre, lisez les expériences de burn out et vous allez acquérir une sagesse qui vous permettra de prendre un nouvel élan ! éviter le burn out, il s’agit de prendre en compte l’impact des risques que vous prenez sur votre santé mentale et apprenez à dire non si vous sentez que vous avez besoin d’une pause.

Comment tenir sur la longueur ?

Augustin Paluel-Marmont, répond à la question suivante d’une journaliste : Comment réussir à tenir sur la longueur ? « Je pense que tout dans la vie est une question d’équilibre. Certains entrepreneurs ne vivent que pour leur boîte pendant 30 ans mais, à côté de cela ont une vie privée assez chaotique. Moi j’ai différents pôles dans ma vie : mon travail, ma femme, mes enfants, le sport… et j’essaie d’équilibrer tout cela.

Nous avons sans doute beaucoup trop travaillé au départ pour créer l’entreprise. Physiquement nous avons tout donné et nous nous sommes épuisés. L’été dernier j’ai fait le choix de prendre sept semaines de vacances pour enfin faire un vrai break et me régénérer, revenir avec les batteries pleines. Certes il faut beaucoup travailler pour créer sa boîte, mais il ne faut pas le faire de manière excessive, au détriment de son équilibre de vie. Enfin je pense que le seul moyen de tenir sur la longueur est de préserver son capital santé. »

Être prêt à vous lancer dans le feu.

Certes pas littéralement. Quand on est dirigeant, on est souvent le premier commercial de l’entreprise. Trop d’entrepreneurs restent dans leur zone de confort ou de repli, en élaborant la conception d’un produit parfait mais qui restera une belle aventure sur le papier. Réussir signifie être prêt à monter au créneau et à se lancer dans la vente. S’entraîner à présenter votre produit à votre entourage et votre clientèle tout en écoutant leurs critiques vous permettra de devenir un dirigeant hors pair. Consacrez sans hésiter, au début, un maximum de votre temps au commercial afin de bien cerner les atouts déterminants de votre produit par rapport à ce qui est proposé par vos concurrents ou encore ce qui doit être amélioré prioritairement comme la livraison par exemple. Vous pourrez ainsi encourager vos salariés grâce à votre comportement et votre expérience et les comprendre quand ils vous parleront de leurs difficultés.

Lorsque la réussite sera au rendez-vous,

vous ne vous déplacerez probablement plus que pour les grands contrats ou auprès de clients avec lesquels vous avez tissé un lien particulier. Il est clair que dans un premier temps qui peut s’avérer long, faire l’impasse du commercial à moins d’avoir un associé ou un collaborateur performant qui s’en occupe vous conduira sur un chemin sans issue. Arrêtez de vous cacher derrière votre business plan, vos tableaux prévisionnels et des études de marché. Votre priorité demeure d’aller sur le terrain et de devenir le meilleur vendeur de votre entreprise.

Savoir prendre du recul pour réajuster son offre.

À force d’être dans l’opérationnel et de gérer les tâches du quotidien, vous pouvez rapidement vous retrouver englué dans celles-ci. Le dirigeant doit savoir pourtant rester lucide et prendre du recul. Il s’agit d’abord de regarder les résultats des actions que vous avez mises en place. Certaines vont mieux réussir au-delà de ce que vous escomptiez alors que d’autres vont s’avérer contre-productives et nuire à votre entreprise. Ne vous mettez pas des œillères et prenez les bonnes décisions avec les données pertinentes. N’hésitez pas à revoir vos hypothèses et retravailler vos projections si elles ne sont pas réalistes.

Se réadapter au marché

Il vous faudra parfois savoir abandonner une « bonne idée » qui ne fonctionne pas ou réadapter votre rythme de croissance aux réalités du terrain. Il est parfois particulièrement pénible de devoir restreindre ses équipes ou diminuer la gamme de ses produits, car le dirigeant assimile souvent la réussite ou non d’une stratégie à un développement constant. Vous ferez de nombreuses erreurs et dépenserez énormément d’énergie sur de mauvaises idées mais celles-ci seront des expériences porteuses de sens si vous essayez d’en extraire un nouveau défi.

Prenez le temps de vous dégager de vos tâches opérationnelles et de faire le bilan.

Rien ne sert de poursuivre un effort sur ce qui ne marchera jamais ou peu. Rodolphe Carle confondateur avec son frère Édouard de l’entreprise Babilou, leader des crèches d’entreprises et de collectivités, souligne dans une interview l’importance de prendre du recul afin de « s’inspirer des métiers similaires ou des marchés plus lointains et extrapoler pour sentir les tendances de votre business pour le futur. »

Savoir s’entourer.

Un chef d’orchestre sans ses musiciens de talents ne reste qu’un homme qui gesticulerait dans le vide. S’il s’agit souvent de déléguer certaines fonctions, le dirigeant doit s’entourer de personnes plus expérimentées que le lui-même afin que l’entreprise progresse grâce aux talents qui la rejoignent. Lors du démarrage de l’entreprise, on utilise des prestataires, des freelances qui offrent une expertise aussi bien par la voie de l’autoentrepreneur que du portage. Mais vous devrez porter une attention particulière à ceux qui ne sont pas fiables et choisir les personnes performantes. Les nouveaux collaborateurs doivent en effet contribuer au travers de leurs expertises à améliorer le fonctionnement de l’entreprise. Le dirigeant lui garde les tâches de nature stratégique générant de la valeur ajoutée. Toutes les autres fonctions, il peut les transmettre aux équipes comme la comptabilité, l’administratif ou la production…

Donner de véritables responsabilités.

Pour réussir cette évolution, le dirigeant ne délègue pas uniquement les tâches ingrates et donne au manager de véritables responsabilités. Certains entrepreneurs ont des difficultés à déléguer et sont parfois meilleurs lors de la création de l’entreprise qu’au moment de son développement. Apprendre à dépasser ce stade est crucial pour l’avenir de l’entreprise. Fanny Moisan cofondatrice de Vestiaire Collective, dépôt-vente en ligne dédié au luxe, donne un conseil aux entrepreneurs dans un article : « Savoir s’entourer. Il s’agit d’une qualité très forte de l’entrepreneur. Si vous ne savez pas vous entourer, vous n’irez pas très loin. Même avec la meilleure idée du monde, si vous n’avez pas l’équipe pour la mettre en oeuvre, ce n’est pas possible. »

Les résolutions du dirigeant en 2023

Les résolutions professionnelles sont au cœur du bien-être du dirigeant et de ses collaborateurs. Focus sur quelques-unes d’entre elles que vous pourriez prendre.

La reconnaissance du travail des autres 

Pour bien commencer cette année 2023, vous pourriez travailler sur votre reconnaissance. Vous ne réussissez pas seul (sauf si vous êtes en micro-entreprise) et c’est le travail de chacun qui vous permet d’assurer toutes les tâches. Prendre conscience de l’importance de chacune des personnes et les remercier est essentiel. L’impact est significatif, ne prend que peu de temps et ne coûte rien. Même si certains s’amusent à le répéter en boucle, tout le monde n’est pas remplaçable ou au moins ne produira pas la même chose. Chaque personne est unique et possède un potentiel qui fait la richesse de l’entreprise.

L’organisation pour gagner du temps 

Elle est essentielle si vous souhaitez mieux gérer votre stress et celui de vos collaborateurs ou augmenter votre productivité. Elle se fait à tous les niveaux que ce soit dans vos dossiers physiques ou sur votre ordinateur. Le mythe du bordel organisé, (si si il existe) reste … un mythe. Votre mémoire est soumise à rude épreuve.

Arrêtez de perdre du temps à chercher vos documents et prenez chaque jour un moment pour mettre de l’ordre. C’est parfois fastidieux et il faudra parfois vous redéterminer surtout si vous n’êtes pas un adepte de l’ordre. Une fois la tâche accomplie, vous vous sentirez tellement mieux ! A noter que cumuler des strates de documents sur votre bureau n’est pas un signe de richesse.

L’information pour rester à la page 

S’informer est un acte fastidieux et parfois difficile à faire surtout quand le sujet ne vous intéresse pas du tout. Même si l’exercice de rester ouvert à toutes les opportunités est complexe, il est nécessaire pour vous de connaître les dernières innovations pour pouvoir parfaire votre produit ou service. Si vous avez la flemme de le faire par vous-même, rien ne vous empêche de créer des réunions hebdomadaires pour qu’on vous en parle. Vous pouvez solliciter vos collaborateurs qui seront peut-être ravis d’être force de suggestions et d’idées nouvelles. Bien entendu, il faudra vraiment être à l’écoute.

La cybersécurité pour… la sécurité 

Il est reconnu qu’on ne pense jamais que cela nous arrivera à nous. La sécurité du parc informatique des entreprises est régulièrement mise à mal et vous n’êtes pas à l’abri qu’une cyberattaque vous arrive. Ce n’est pas avec un mot de passe 123ABC que vous serez protégé. Vous devez sensibiliser également vos équipes car il suffit d’une minuscule faille pour que les hackers s’y engouffrent. Bien entendu, il s’agit de faire le maximum en la matière et d’être à l’affût des informations sur le sujet. La CNIL est un excellent outil pour éviter les pires catastrophes.

La communication sur votre expertise 

Une bonne manière de promouvoir son entreprise consiste à devenir un expert reconnu du domaine. Vous pouvez écrire un livre sur un sujet et devenir une référence dans votre domaine ou encore écrire régulièrement des articles sur le sujet. Cette expertise pourrait vous donner accès à des interviews ou encore générer un trafic indirect. Être un expert reconnu et notamment de vos futurs clients est loin d’être inutile.

La responsabilité sociétale de l’entreprise 

On ne vous dit pas de structurer toute la démarche d’un seul coup évidemment et de le faire au mois de janvier 2023. Commencer par adopter les bons gestes vous permettra de prendre conscience de vos mauvaises habitudes. Pas besoin d’en faire des tonnes, le changement se trouve dans la simplicité. Vous pouvez par exemple utiliser des gobelets réutilisables à la place de ceux en plastique, imprimer vos documents en mode brouillon afin de réduire la consommation d’encre ou veiller à éteindre les lumières des pièces que vous n’utilisez pas.

Réduire l’impact carbone est à la portée de tous. Il suffit de remplacer vos habitudes par d’autres. Vous l’aurez compris, rien de bien compliqué à mettre en place. Le développement durable est une affaire du quotidien, aucun geste n’est anodin pour améliorer la qualité de vie de tous sur la planète. Vous pouvez évidemment penser plus largement.

Le bonheur et l’implication des salariés 

Cela est très très loin d’être superflu. Déjà pour des raisons objectives comme la productivité. Plus ils se sentent bien dans l’entreprise, plus leur production aura tendance à augmenter. Plus leur engagement sera fort, plus ils s’impliqueront pour vous faire des suggestions afin d’améliorer votre service ou votre produit et vous communiquer les demandes des clients. Au-delà, il est quand même agréable de voir vos salariés de bonne humeur et heureux dans l’entreprise que vous dirigez.

Le développement des compétences et la délégation 

Internet regorge de formations en ligne pour améliorer vos compétences. Vous avez probablement déjà beaucoup de travail, mais il est toujours possible de dégager un peu de temps sur sa journée pour apprendre de nouvelles choses.

La difficulté ne demeure pas dans votre emploi du temps chargé, elle se trouve dans les mauvaises excuses que vous vous trouvez, alors qu’en réalité vous avez tout à y gagner. Pensez évidemment à vos salariés car plus ils seront compétents, plus vous pourrez en bénéficier.

Si cela vous apparaît comme un risque, il est temps de vous remettre en cause car il s’agit d’un gain naturel et d’une récompense pour ceux qui souhaitent se développer. ….Apprendre est la clé pour s’ouvrir à de nouvelles opportunités. Rien de plus désagréable que quelqu’un qui ne parle que du passé, qui raconte ses réussites en boucle et qui apparaissent ringardes surtout aux jeunes générations.

Gérer sa comptabilité et le juridique 

Alors oui c’est fastidieux ! Mais vous devez véritablement arrêter de remettre ce type d’opérations au lendemain. Déjà, elle vous garantit d’être payé plus vite et fait partie des bonnes pratiques de gestion. Ne la repoussez pas à dans six mois.

Vous devez absolument être rigoureux en la matière car vous savez les conséquences de mal agir en la matière : stress, politique de l’autruche… Prenez ceci à bras le corps et imposez-vous une régularité hebdomadaire voire quotidienne ou encore une automatisation.

S’intéresser à votre site internet 

Une bonne manière de vendre et de développer votre notoriété. Selon une étude réalisée pour le compte de France NUM, 48 % des PME & TPE Française ne sont pas encore équipées d’un site internet et n’ont donc pas encore passé le pas du digital. Aujourd’hui la vie professionnelle est liée à internet : recherche d’informations, recherche de produits, recherche de prestataires…

Vous ne pourrez toujours remettre à l’avenir le fait de vous mettre à la page. Le fait d’avoir un site internet est aujourd’hui une base même si vous n’en voyez pas l’utilité. Par ailleurs, il vous faudra désormais rattraper votre retard pour, au minimum, l’optimiser. Si on ne vous demande pas d’être le premier sur chaque mot clé, vous pencher sérieusement sur le sujet est loin d’être superflu, quelle que soit votre activité. Vous vous voulez devenir crédible donc agissez et devenez le roi du référencement ou au moins maître de votre e-réputation.

La fidélisation client à prendre en compte

Il n’est pas rare de ne pas consacrer du temps à fidéliser les clients et de ne faire que de relances. Pourtant, il est bien plus facile de fidéliser un client que d’en attirer de nouveaux, surtout qu’ils peuvent être satisfaits et facilement faire votre promotion auprès de leurs pairs. Les meilleurs clients sont souvent nos meilleurs vendeurs et ambassadeurs.

N’hésitez donc pas à consacrer du temps pour les rencontrer car nous venons de le vivre : les relations en distanciel ne sont pas le top pour nouer des liens conviviaux. La relation plus humaine dans un monde où les technologies prennent de plus en plus le pas est une source infinie de dialogues porteurs de sens.

L’internationalisation comme vecteur de croissance 

S’attaquer à l’international peut être vecteur d’un développement considérable même si évidemment ce n’est pas toujours facile. Cela peut prendre du temps mais penser rapidement international peut vous faire gagner du temps par la suite et vous mettre dans une autre galaxie. L’internationalisation est souvent une étape considérable d’accélération.

Le premier commercial de son entreprise

Le premier commercial de son entreprise

Mais qui est donc la perle rare, le premier commercial d’une entreprise. Personne n’en fait un mystère ! Le dirigeant d’entreprise s’avère être le premier commercial de son entreprise. Mais pourquoi donc ? C’est souvent lui qui teste son produit sur le marché et lui apporte des adaptations, grâce aux retours qu’il reçoit. Il constitue souvent la force de vente n°1 de son entreprise. 

Pourquoi être le premier commercial de votre entreprise ?

Il s’agit souvent d’une tâche souvent fuie par les dirigeants d’entreprise. Certes, il peut se révéler difficile de vendre et de passer sa journée à essuyer des refus. Cela peut vite vous décourager surtout lorsque vous n’êtes pas soutenu dans votre projet. Pourtant devenir le premier commercial de votre entreprise vous permettra d’aller vite et loin. Déjà, parce que vous pourrez rapidement comprendre les besoins réels (et non supposés) de vos clients et réadapter votre produit / service à votre cible. La formation de vos commerciaux, l’évaluation de leurs performances par rapport à vos propres résultats, le conseil sur les méthodes de prospection efficaces et la construction d’outils de commercialisation pertinents ainsi que la connaissance de la concurrence sur le bout des doigts constituent également de bonnes raisons de vous mettre au commercial.

Des avantages évidents

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là puisqu’en prenant les rênes du commercial, vous montrez l’exemple et que vous êtes le premier à mettre les mains dans le cambouis. Et ceci, sans compter que vous bénéficiez de votre statut de chef d’entreprise qui pourrait, dans certains cas, convaincre votre interlocuteur de signer un contrat important plus aisément que vos commerciaux seuls.

La base : la prise de rendez-vous téléphonique

Dans la plupart des cas, on pense souvent que l’objectif d’un appel téléphonique serait de convertir le prospect en client. Dans la réalité, cela reste souvent plus simple : obtenir un rendez-vous. Ceci étant dit, vous pourriez voir que la tâche peut s’avérer plus compliquée que vous ne le pensez, car vous pourriez bien vous retrouver face à des objections, notamment si votre interlocuteur est très occupé et a déjà des fournisseurs attitrés.

La plupart d’entre elles peuvent avoir des réponses préétablies. Ainsi « je n’ai pas le temps » appelle à un « c’est bien pour cela que je vous appelle pour fixer un rendez-vous quand vous aurez du temps ». Pour cela, listez les objections les plus fréquentes (environ une dizaine peut-être moins) et déterminez d’avance vos réponses afin de conduire votre interlocuteur à accepter votre rendez-vous. Si vous avez confiance dans ce qu’apporte en nouveauté votre produit / service, gardez en tête que vous allez lui rendre service et qu’au fond, il a tout à gagner à vous rencontrer.

Le rendez-vous : les bases essentielles

Une fois le rendez-vous obtenu, il est courant de vouloir absolument tout dire et rapidement à notre client. À l’aide d’un pitch bien rodé, nous nous lançons dans l’énumération des qualités et avantages de notre produit. Erreur ! En réalité, il vaut mieux commencer par le faire parler et l’écouter pour structurer votre argumentaire sur ce qui l’intéresse vraiment ! Inutile de parler de vos délais de paiement exceptionnels si pour lui il s’agit d’un élément secondaire, voire tertiaire. Commencez par lui demander ses objectifs. Faites-le parler un maximum et prenez note de ses attentes. Si vous n’avez pas compris un élément, n’hésitez pas à le faire reformuler jusqu’à ce que vous ayez bien compris sa pensée. Vérifiez que vous êtes bien avec le bon interlocuteur, car vos messages pourraient être déformés par la suite. N’hésitez pas à le solliciter pour fixer votre deuxième rendez-vous avec le décisionnaire.

Reformulez !

Une fois votre prise de note effectuée, reformulez l’ensemble des attentes de votre interlocuteur afin de lui faire valider ses besoins. N’hésitez pas à lui dire : « si je vous apporte un produit / service qui touche votre cible, est plus rapide que 200 copies par minute et qui a un besoin inférieur à ce que vous utilisez en termes de cartouches d’encre, est-ce que cela vous conviendrait ? ». Si vous voyez un grand sourire naître sur son visage, c’est bien que votre produit / service pourrait l’intéresser. N’hésitez pas alors à argumenter sur les points précis qui l’intéressent. Ne cherchez pas à tout prix à signer lors de ce rendez-vous. Rien ne vous empêche de préparer votre réponse et de convenir d’un rendez-vous ultérieur pour réaliser votre vente.

Le prix, une question de point de vue.

Certes, le prix demeure souvent l’objection finale dans une vente et il est fortement probable que votre interlocuteur vous dise que vous êtes trop cher (rarement que vous ne l’êtes pas assez). Sachez que celui-ci, en dehors des contraintes budgétaires fixes, reste la plupart du temps subjectif. En effet, il dépend de la valeur que vous apportez à votre client et votre solution même plus coûteuse que la précédente pourrait bien avoir les qualités nécessaires pour convaincre votre client de sauter le pas. S’il n’est pas prêt à faire de concession sur le prix, regardez les éléments secondaires du contrat qui pourraient faire l’objet de transaction afin d’en réduire la somme. Vous pourriez bien trouver une solution qui satisfait les deux parties.

Conseils pour ne pas surcharger ses journées mentalement

Conseils pour ne pas surcharger ses journées mentalement

Facile à dire, difficile à réaliser. Le stress augmente avec l’accumulation de la charge de travail, et il est bien souvent nécessaire de parvenir à diminuer cette pression du résultat. Quels sont les bons conseils pour ne pas se surcharger mentalement au quotidien ?

Le risque d’usure mentale, une réalité

Pour nombre de dirigeants, avec le télétravail et les différents challenges, il n’y a plus de séparation radicale entre le privé et le professionnel. Ce changement dans la manière de vivre et de travailler demande d’instaurer une nouvelle organisation sans faille. Pour tout entrepreneur, les journées sont longues et le risque d’usure mentale bien réel. 

Savoir organiser son activité

La fatigue mentale est la résultante d’une désorganisation qui nuit à la productivité. Pour garder tout au long de la journée sa fraîcheur mentale, il ne faut pas se laisser parasiter par l’extérieur et se concentrer sur l’essentiel. On conseillera pour cela d’apprendre à automatiser les tâches simples, à l’aide de logiciels notamment.

Il ne faut pas hésiter non plus à déléguer tant que cela est possible, pour se concentrer sur les tâches ayant une portée immédiate.

Éviter les pertes de temps

Les pertes de temps engendrent des retards dans les plannings. Celles-ci conduisent à des situations de stress. Ainsi, limiter sa présence aux réunions indispensables est parfois une bonne option, tout comme miser sur la mobilité en utilisant à bon escient smartphone et ordinateur portable. Il est bon de ne traiter qu’une seule chose à la fois, et de ne pas se laisser happer par un flot d’informations impossibles à gérer. On prendra donc pour habitude de mettre son téléphone sur répondeur. Mais aussi, on ne regardera sa boîte e-mail qu’à heures fixes, sans chercher à répondre au plus vite.

S’en tenir à ses priorités

En analysant vos activités quotidiennes, vous vous rendrez compte qu’environ 20% de votre travail effectif apporte 80% des résultats. Apprenez à vous concentrer sur les tâches qui permettent de réaliser les 80% de votre mission au sein de l’entreprise. Pensez également à établir une liste de choses à ne pas faire, chronophages ou sans effet majeur, pour ne pas les laisser interférer dans les activités prioritaires. Il s’agit d’une mesure nécessaire pour conserver sa fraîcheur mentale.

Optimiser son planning

Une chose importante à faire est de prévoir des plannings larges, laissant un champ pour l’imprévu et la réflexion personnelle.

Un agenda trop serré ne pourra que créer des retards et du stress. Il entraîne à la longue un épuisement mental aussi bien pour vous que pour vos collaborateurs. La durée de certaines tâches peut être réduite pour gagner en confort au quotidien. Des études ont montré qu’en réduisant jusqu’à 20% la durée d’un processus, la qualité du service ne diminuait que de 2% aux yeux des clients. Il peut s’agir là d’un compromis acceptable pour alléger ses journées.

Apprendre à dire non

Le perfectionnisme pousse à toujours vouloir en faire plus, et parfois à en faire trop. Comme le mieux est l’ennemi du bien, il faut savoir se fixer des limites et ne pas accepter toutes les tâches proposées. Il est crucial d’apprendre à définir ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Par ailleurs, ce que vous seul pouvez faire dans l’immédiat et ce qui peut être repoussé ou confié à une autre personne. L’usure mentale guette entrepreneurs comme salariés. Dans les deux cas, il est vital de déterminer un cadre à son activité au quotidien et ne jamais se laisser déborder.

Les règles d’or pour constituer une équipe efficace

Les règles d’or pour monter une équipe efficace

Vous rêvez d’avoir une efficace en 2023. L’année dernière, vous étiez si préoccupé par les différents défis qui se sont présentés que vous n’avez pas eu le temps d’y réfléchir et de mettre en place une stratégie. Pour en garantir l’efficacité, le manager ou le dirigeant doit bien cerner les fondamentaux. Il doit tenir compte de certaines recommandations et éviter les erreurs les plus fréquentes qui mettent en péril la réussite du projet et constituer une équipe efficace.

Vous devez mettre en œuvre un projet, et pour sa réalisation, vous devez constituer une équipe. Vous pouvez aussi bien faire appel à des freelances, des prestataires extérieurs qu’à des collaborateurs en interne selon le type de projet. Le succès du projet d’entreprise repose sur la fiabilité et l’efficacité de l’équipe à la charge de sa réalisation.

Une équipe projet, kesako ?

Une équipe projet est un groupe de personnes qui travaille pour réaliser un projet qui peut aussi bien durer une semaine, plusieurs semaines, voire quelques mois. Les participants peuvent parallèlement poursuivre les fonctions qu’ils assument habituellement selon le poids du projet.

Chacun des participants partage le même objectif et se considère comme partie intégrante du projet et agit sous la direction d’un manager ou du dirigeant pour permettre par exemple le développement de l’entreprise ou d’établir une meilleure organisation …. Pour que l’équipe projet soit performante, la cohésion de groupe fait partie du b.a.-ba.  Un projet offre l’opportunité de renforcer le sentiment d’appartenance à une même entité et de stimuler la créativité de chacun et est porteuse du sens de la mission.

Les fondamentaux pour constituer une équipe efficace

Déterminer exactement les compétences nécessaires

Le manager doit en amont déterminer ses besoins pour sélectionner ensuite les collaborateurs et chercher les compétences nécessaires à la réalisation du projet aussi bien en interne qu’en externe.

Établir une direction efficace

Le Manager doit faire en sorte que son équipe puisse comprendre l’importance de son rôle dans la réalisation du projet d’entreprise. La direction doit s’impliquer pour assurer la mise en place d’une organisation claire et bien définie au sein de l’équipe. Elle doit mettre l’accent sur le caractère primordial du travail d’équipe et procure à chaque membre l’opportunité de manifester leur savoir-faire tout en tenant en compte de l’objectif et de la structure mise en place par l’entreprise.

Le manager partage sa vision, fixe les objectifs et définit les rôles et missions de chacun. Chaque participant connaît exactement les tâches qui lui sont imparties et quelles sont ses responsabilités. Il connaît précisément sa mission, ses objectifs individuels, son rôle au sein de l’équipe. Il appréhende également les rôles et responsabilités des autres membres de l’équipe. 

Établir un soutien organisationnel

Les équipes les plus efficaces disposent généralement du soutien clair et précis de la part de leur Manager. L’entreprise met à leur disposition tous les moyens nécessaires leur permettant d’assurer leurs missions. C’est indispensable pour motiver chaque membre de l’équipe. pour que l’équipe soit efficace et productive, Vous pouvez utiliser des outils de gestion de projet comme Trello, Wrike, Planzone, Collabtive, Projeqtor… qui permettra à chaque membre de l’équipe de cerner ainsi les tâches à effectuer et les délais de livraison et au manager ou dirigeant de suivre l’avancée du projet au fur et à mesure.

Assurer l’autonomie de l’équipe

Une équipe doit disposer d’une autonomie. Cette autonomie doit se limiter à un certain niveau du projet pour éviter tout éventuel débordement. L’implication de la direction et du Manager s’impose. Les autorités hiérarchiques établissent le projet, procèdent à son suivi, à son évaluation et à son contrôle.

Réunir les individus visant les mêmes objectifs

Pour assurer l’harmonie au sein de l’équipe, le Manager doit faire le tri des individus qu’il va intégrer au sein d’une équipe. Il est difficile pour des individus qui ne visent pas les mêmes objectifs d’œuvrer ensemble pour assurer la mise en œuvre d’un même projet. Ils doivent manifester un intérêt commun dans la réalisation du projet.

Établir une évaluation individuelle et collective

Les critiques constructives demeurent indispensables pour assurer l’avancement en toute efficacité du projet d’entreprise. Le Manager procède à cette critique après l’évaluation des travaux réalisés par son équipe. La meilleure manière de réaliser des bilans critiques consiste à distinguer les critiques individuelles des critiques collectives.

Établir une Communication fluide

La communication est la base d’une équipe projet, communiquer doit se faire de manière horizontale et verticale : du manager vers ses collaborateurs et des collaborateurs vers leur manager. Le manager établit des feedbacks réguliers et motive ses collaborateurs surtout dans les moments délicats. C’est la raison pour laquelle les différents membres de l’équipe doivent pouvoir s’exprimer pleinement et librement, donner leurs idées, leurs avis, sentiments, solutions aux éventuels problèmes sans crainte d’être jugés. 

Les erreurs fréquentes à éviter

 L’effectif ne fait pas la force d’une équipe

Une équipe disposant d’un nombre élevé de membres n’est pas forcément la meilleure. Le Manager doit tenir compte de la compétence, de l’expérience et du savoir-faire de chaque individu qui va former son équipe. Moins il y a de membres dans une équipe, mieux elle fonctionne. Le Manager doit déterminer le nombre d’individus qui vont former l’équipe en fonction des tâches qui incombent à celle-ci.

Focaliser la force de l’équipe sur un individu déterminé

L’apport de chacun de ses membres constitue la force d’une équipe. Certes, certains d’entre eux peuvent être plus compétents et disposent d’une meilleure expérience que d’autres. Le Manager doit tenir compte du fait que la réalisation du projet d’entreprise se base sur un travail d’équipe. Même les plus incompétents peuvent disposer d’un savoir-faire particulier. C’est l’intérêt de réunir des personnes manifestant les mêmes intérêts et visant les mêmes objectifs au sein d’une même équipe.

Vous devez mettre en œuvre un projet, et pour sa réalisation, vous devez constituer une équipe.

Vous pouvez aussi bien faire appel à des freelances, des prestataires extérieurs qu’à des collaborateurs en interne selon le type de projet. Le succès du projet d’entreprise repose sur la fiabilité et l’efficacité de l’équipe à la charge de sa réalisation. Pour en garantir l’efficacité, le manager ou le dirigeant doit bien cerner les fondamentaux. Il doit tenir compte de certaines recommandations et éviter les erreurs les plus fréquentes qui mettent en péril la réussite du projet.

Cybersecurity Business School : une école qui veut démocratiser la cybersécurité

Interview de Patrice Chelim, directeur et co-fondateur de l’école la CSB.School, qui vient d’annoncer sa 1ère levée de fonds pour un montant de 4 millions d’euros.

Comment vous est venue l’idée de créer CSB.School ?

La genèse de CSB.School est issue des activités que mes associés et moi-même avons pu conduire dans notre passé professionnel. Avant de lancer cette idée de création d’école de formation en cybersécurité, nous étions RSSI du groupe industriel belge de chimie de spécialités, belge, Solvay. Dans le cadre de nos activités, nous étions confrontés à la difficulté de recruter des personnes formées à la cybersécurité et qui soient opérationnelles. De ce fait, nous avons appliqué deux méthodes.
La première, c’était de taper à la porte des usual suspects, que sont les cabinets de conseil en cybersécurité tels qu’Accenture, Orange Cyberdéfense, Thalès, ou PwC. Ils nous ont beaucoup aidés pour structurer nos idées, ainsi que pour structurer la feuille de route stratégique en termes d’amélioration de la posture de cybersécurité du groupe. En revanche, dès qu’il s’agissait d’exécuter ou de trouver les ressources pour faire, ils rencontraient exactement le même problème que nous, celui de la pénurie de ressources. D’ailleurs, nous le constatons de façon encore plus aiguë depuis que nous sommes passés de l’autre côté de la barrière et que nous formons maintenant dans ce domaine.
La deuxième que nous avons mise en place à l’époque, c’était de former en interne. Nous sommes allés chercher, avec mon équipe, des jeunes, éloignés de ces métiers techniques de l’informatique ou de la cybersécurité, pour les former. Nous les avons mis sur ces métiers et nous avons réalisé une réelle réussite notamment avec une personne, qui avait une formation de master en management international et qui travaillait au service facturation du groupe, et à laquelle nous avons proposé d’évoluer en cyber. Il n’était pas rebuté par la matière et avait une certaine appétence pour l’informatique. Il a accepté de relever ce défi et a pris en charge, à moins de 30 ans, la supervision des tests d’intrusion du groupe et la revue des exigences de sécurité qui dérivent des obligations de conformité dans les domaines du contrôle des exportations et de protection des données personnelles. Donc une réussite ! D’ailleurs, il soutient sa thèse de doctorat sur le sujet de la cybersécurité dans deux mois. Un beau parcours en quatre ans ! Nous avions déjà constaté au bout de deux ans que cela fonctionnait plutôt bien et nous nous sommes demandé : « comment pourrions-nous industrialiser ce processus ? »

L’idée de monter une école est-elle venue tout de suite ?

L’idée à la base n’était pas de fonder une école. Mais plutôt de créer un programme de formation, un master que nous aurions construit, sur lequel nous interviendrions en termes de contenus et de cours. Le but était finalement de créer un vivier de ressources dans lequel nous pourrions puiser pour les besoins de notre activité de l’époque. Pour des raisons administratives diverses et variées, cela n’a pas fonctionné.

Le projet est tout simplement resté dans les cartons.

L’année dernière, finalement, avec deux autres collègues et aujourd’hui associés, nous nous sommes dit : « Cette école, nous allons la créer nous-mêmes ». Cette idée s’est d’autant plus renforcée que lorsque je me rapprochais de pairs RSSI d’autres groupes, tout le monde corroborait le fait qu’il y avait une pénurie de ressources. Quand je posais la question : « Mais qu’est-ce qu’on fait à ce sujet ? ». Les réponses n’étaient guère satisfaisantes. La réponse était la plupart du temps : « Nous allons débaucher les ressources en offrant 20 % de salaire en plus que le concurrent d’à côté ». Certes, c’est là le jeu de la concurrence. Mais du coup, plutôt que de faire grossir le gâteau des ressources, nous nous passions les parts les uns aux autres, donc nous ne réglions pas le problème. Il est vrai que beaucoup de RSSI ont des postes confortables, c’est-à-dire des postes à responsabilités dans des groupes qui ont des moyens et des ressources sur ces sujets de cybersécurité mais dont la mission finalement restait de sécuriser les installations et pas forcément de former.
Il a fallu prendre notre bâton de pèlerin et nous dire : « nous nous lançons ! »… Un des éléments distinctifs de cette école est qu’elle est créée par des professionnels, en tout cas, des personnes qui ont été confrontées, qui ont travaillé dans le domaine. Nous nous sommes également entourés de professionnels de l’éducation, de la formation, de la pédagogie pour rendre cette matière intelligible avec une logique d’apprentissage intéressant des profils qui n’étaient pas forcément prédestinés ou qui se mettaient un certain nombre de barrières voire s’autocensuraient. L’un des problèmes de la filière cyber, reste son image. Aujourd’hui, elle manque encore d’attractivité, dans le sens où beaucoup s’en font une sorte d’image d’Épinal, de matière très technique, réservée à une certaine élite, ou à un hackeur à capuche qui code sur son ordinateur tard le soir dans sa cave ou son garage.

Quel est l’enjeu fondamental ?

Notre enjeu, au-delà de lancer cette école, c’est surtout de dynamiser, d’améliorer l’image et l’attractivité de la filière en démontrant qu’elle est ouverte à tous. Il ne s’agit pas que de créer une école de cybersécurité. En amont, il y a tout un travail à faire pour expliquer la raison d’être, démystifier, vulgariser, démocratiser le sujet et expliquer la variété des métiers qui se retrouvent derrière la cybersécurité. Nous parlons d’une trentaine de métiers qui ne sont pas tous cantonnés à la technique. Nous voulons susciter des vocations qui font qu’en conséquence nous augmenterons le nombre d’étudiants qui iront dans cette filière. La cybersécurité aujourd’hui est vraiment un domaine à part entière, ce n’est pas un sous domaine de l’informatique. C’est de la technique certes, mais pas que.

Vous êtes toujours en poste tous les trois et vous êtes tous dans la même société ?

Mes deux associés, Guillaume Collard, Thomas Guilloux et moi l’avons quittée. Guillaume Collard a une formation universitaire : licence, master, doctorat dans le domaine de la cybersécurité et est expert en cybersécurité informatique. Thomas Guilloux a débuté sa carrière en maintenance industrielle dans le secteur nucléaire, et a ensuite évolué vers la cybersécurité industrielle. Nous avons tous les trois quitté nos fonctions pour justement nous lancer dans cette aventure, qui est aussi une aventure entrepreneuriale, de création d’une école de zéro avec tout ce qui va autour.

Comment vous êtes- vous répartis les rôles, puisque vous aviez des fonctions tous les trois dans la cybersécurité ?

Aujourd’hui, Guillaume est notre COO, notre directeur en charge des opérations et du développement. C’est lui qui structure le projet de l’école et s’assure que ces différentes étapes se concrétisent. Thomas est notre CTO, notre directeur technique en charge des partenariats techniques et de notre plateforme de simulation qui sert de base à notre modèle pédagogique. Moi, je suis le CEO, en charge de la direction générale et de la supervision de notre équipe pédagogique.

Quelles ont été les grandes étapes jusqu’au lancement de la première promotion qui a eu lieu en septembre ?

Quand l’idée du projet a émergé, la première étape a été de constituer l’équipe afin d’embarquer les bonnes compétences. Je pense que, si nous y arrivons aujourd’hui, c’est parce que nous avons réussi à réunir autour de nous des compétences dans les domaines de la formation professionnelle, de l’ingénierie pédagogique, de l’informatique pour monter notre plateforme, dans la gestion de la scolarité, dans les fonctions supports que sont la finance et la communication. Cela a compté énormément pour fédérer l’équipe autour de cette idée un peu folle qui était de créer une école à partir de zéro. Ceux, qui étaient présents il y a quinze mois, ne sont évidemment pas tous restés dans l’aventure car certains se sont dit : « C’est peut-être un peu risqué » et ils ne voulaient pas tous nous rejoindre tout de suite. Or, nous voulions vraiment des gens impliqués qui croyaient à l’idée et qui étaient prêts à s’investir immédiatement.

Quelle a été l’étape suivante ?

Il a fallu sonder les entreprises. Nous souhaitions former ou créer un programme de formation qui réponde à leurs besoins en profils et compétences. Nous sommes donc allés frapper à la porte des personnes que nous connaissions, de notre réseau professionnel dans le cadre de nos anciennes activités et qui sont des partenaires aujourd’hui, notamment Schneider Electric, Airbus, Thalès avec lesquels nous avons eu l’occasion de travailler. Notre approche était assez appréciée parce qu’ils nous ont indiqué que c’était finalement, la première école de formation qui venait les voir pour leur demander quels étaient leurs besoins. Pour nous, c’était une démarche logique puisque nous étions avant à leur place. Ensuite, il a fallu évidemment trouver un lieu pour accueillir notre projet. Donc là, nous nous sommes faits aussi accompagner.

D’ailleurs, pourquoi avoir choisi Lyon ?

Lyon pour trois raisons principales. La première, c’est justement que nous souhaitions mettre l’accent sur la cybersécurité industrielle. Aujourd’hui, nous voyons un développement assez fort de l’industrie 4.0 avec des objets connectés, l’installation des IOT, des capteurs divers et variés au sein des processus industriels pour améliorer et optimiser la productivité et les services associés. Lyon offre aussi un tissu économique, un bassin industriel sans commune mesure par rapport aux autres régions françaises. Il s’agit de quelque chose que nous aurions implanté plus difficilement à Paris car les activités sont plutôt des activités de services dans la capitale.
La deuxième raison est que la cybersécurité est un axe fort du développement lié aux priorités de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous savions donc que nous étions dans une région où le sujet est inscrit au cœur de la stratégie territoriale.
La troisième raison, c’est pour l’attractivité. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les étudiants, notamment dans une période post-covid, même si je ne suis pas certain que nous en soyons complètement sortis, ont peu envie de vivre dans une chambre de bonne de 10m² au sixième étage avec les toilettes sur le palier. Ce n’est pas forcément la panacée et Lyon offre une certaine qualité de vie qui est attractive pour les jeunes qui rejoignent notre école.

Et la suite ?

Il a fallu évidemment trouver les fonds. Nous nous sommes fait accompagner pour lever les fonds auprès d’investisseurs privés qui partageaient avec nous ce même esprit entrepreneurial. Nous avons aussi associé à notre levée de fonds nos salariés, qui étaient avec nous au début et qui croyaient au projet. Nous avons levé des fonds à la fois d’un côté entrée capital, mais aussi d’un point de vue emprunt bancaire. Il est certain cependant que tout cela ne tient que si on n’est pas que sur la création de contenus pédagogiques. Parce que ce que nous souhaitons c’est d’être des producteurs de contenus de formation en cybersécurité : sur les 16 personnes de l’équipe, il y en a d’ailleurs 12 qui donnent des cours et qui sont intervenants au sein de l’école en disposant de cette expérience professionnelle préalable. Pour nous, cela comptait vraiment d’avoir des profils polyvalents qui à la fois se lancent dans l’aventure entrepreneuriale, qui montent une école, qui sachent créer des contenus pédagogiques, mais qui possèdent aussi une expertise technique qu’ils peuvent transmettre aux étudiants.
Au final, il fallait aussi recruter des étudiants et là aussi selon des critères nouveaux et différents de ce que nous pouvons voir aujourd’hui. Aujourd’hui, en cyber, le profil type est généralement le suivant : « je suis un homme, je suis fort en maths, je fais un bac S et une école d’ingénieur pour arriver en cyber » Nous, nous nous disons qu’en appliquant ces recettes, nous reproduisons des clones et nous ne contribuons pas à la diversité d’une filière qui ne représente pas la société qu’elle est censée protéger. Nous avons d’ailleurs appliqués cette recette à nous-mêmes, c’est-à- dire que les alternants, présents chez nous, répondent à ces critères. Ce sont souvent des collaborateurs en reconversion qui ont rejoint l’équipe.

Les étudiants que vous recrutez ont quels profils ?

Nous avons un tiers de nos étudiants qui sont des passionnés d’informatique ou de sécurité informatique, donc j’ai coutume de dire qu’ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Un deuxième tiers composé des jeunes diplômés Bac +2 à +5, qui ont fait des études de droit, d’histoire, de mathématiques et aussi d’informatique. Ces derniers cherchent à se démarquer sur le marché de l’emploi et se disent que finalement, les compétences qu’ils ont acquises dans le cadre de leur parcours académique, ne leur permettent pas de se distinguer sur le marché de l’emploi. Ils voient dans la cybersécurité un marché assez porteur. Il faut dire que nous parlons de 15 000 postes vacants aujourd’hui et de 30 000 postes vacants à horizon 2030. Le troisième tiers sont des profils qui ont 10, 15, 20 ans d’expérience, qui sont en reconversion professionnelle et qui viennent soit de la pétrochimie, de l’immobilier, de la vie associative et culturelle ou bien de la logistique.

Quand vous parlez des fonds, vous parlez aussi de la levée de fonds que vous avez faite à hauteur de 4 millions ?

La levée de fonds, elle nous a servi à financer l’aménagement du bâtiment dans lequel nous nous trouvons. Il représente un superbe outil de travail qui se trouve à dix minutes à pied de la gare Part-Dieu, bien situé donc en terme d’emplacement, et que nous avons entièrement rénové du sol au plafond. Nous avions cinq étages des plateaux nus que nous avons donc dû aménager. Ensuite, elle nous a servi à investir massivement dans notre plateforme technologique qui est un élément clé de notre modèle pédagogique. J’insiste vraiment sur ce point, car c’est un élément très différenciant par rapport à d’autres écoles. Nous ne retrouvons nulle part ailleurs des écoles qui investissent aussi massivement dans la techno parce que nous avons la conviction que la cybersécurité, c’est une matière qui ne se vit et ne s’apprend que par la pratique. Nous voulons vraiment les mettre en condition et nous comptons sur le soutien de nos partenaires qui nous fournissent du matériel technique, tels que Aribus et Schneider Electric par exemple. Nous avons l’ensemble des solutions de sécurité présentes sur le marché de façon à ce que les étudiants puissent les tester en conditions proches du réel et qu’ils apprennent non pas à sélectionner la meilleure solution technique sur le marché, mais la plus pertinente en fonction de leur contexte d’organisation. Parce que là aussi, c’est très important. La technique est fondamentale, elle est nécessaire, mais pas suffisante. L’image que j’emploie souvent, c’est qu’on ne sécurise pas de la même manière une usine d’armements qu’une usine de biscuits. Ce sont souvent les mêmes solutions techniques, mais pas la même façon de les aborder ou de les déployer. Notre école ne se veut pas comme un alignement de chaises, de tableaux blancs et de cours magistraux, mais vraiment comme un lieu où il est possible de s’entraîner sur du matériel professionnel et qui se veut comme le prolongement de l’entreprise. Il s’agit de combler ce décalage entre le monde académique et le monde de l’entreprise. C’est vraiment cela notre leitmotiv. Le contenu pédagogique est créé par nos experts, qui sont également ceux qui délivrent les cours et encadrent les travaux pratiques et dirigés.

La levée de fonds, elle nous a servi à financer l’aménagement du bâtiment dans lequel nous nous trouvons.

Quelles sont les perspectives futures ?

Nous allons d’abord compléter et pérenniser ce que nous avons construit. La cybersécurité est une matière qui évolue rapidement et qui requiert d’être constamment mise à jour. Nous avons l’ambition de monter au sein de l’école un incubateur qui permet d’accueillir des étudiants qui ont des velléités d’innovation sur ces sujets cybersécurité, qui peuvent bénéficier des infrastructures de l’école et de la plateforme technologique dans laquelle nous avons investi. Il y a aussi des externes qui veulent tester les solutions et créer leur start-up. Néanmoins, ce n’est pas notre vocation de créer des start-ups, c’est plutôt de les accompagner dans la fameuse vallée de la mort. En fait, la difficulté en cybersécurité c’est que même s’ils ont une bonne idée, ils n’ont généralement pas la possibilité de la tester pour savoir si elle est viable. Comme nous avons reproduit un bac à sable, ils peuvent tester sans risque de se tromper ou d’arrêter la production, puisque souvent, c’est cela le problème en cyber : quand nous voulons tester des solutions de cybersécurité, il n’y a pas beaucoup de candidats.
Et puis surtout, c’est aussi de compléter notre dispositif technologique pour se doter des dernières technologies de pointe. Tout notre enjeu, c’est de transformer ce matériel professionnel en matériel à visée pédagogique. Nous avons les compétences en interne, mais il faut aussi que nous allions chercher des compétences externes.

Que propose CSB.SCHOOL ? Quelle est son offre ?

Aujourd’hui, nous offrons deux formations, une formation de Bachelor qui amène un niveau bac+3 de spécialiste en cybersécurité. Une autre de master en deux ans qui amène à un niveau bac+5 de manager en cybersécurité avec quatre spécialités, une spécialité GRC gouvernance, gestion des risques et conformité, une autre en cybersécurité IT avec tous les sujets qui tournent autour de la blockchain, du cloud, de la gestion des identités. Une troisième spécialité SOC (Security Operation Center, ndlr), qui consiste à la gestion d’événements, d’alertes, d’incidents et de crises de cybersécurité. La dernière est celle de la cybersécurité industrielle qui couvre la sécurisation des installations industrielles et des objets connectés.

Quel a été le plus grand défi que vous avez rencontré et comment vous l’avez surmonté ?

Des défis nous en avons rencontré beaucoup, comme dans tout projet entrepreneurial. J’en vois cependant deux qui m’ont plus particulièrement marqué.
Le premier, c’était plutôt le défi administratif de convaincre les établissements bancaires de nous suivre dans l’aventure. Il a fallu faire preuve de persuasion, de conviction, ne serait-ce que pour monter la structure. Nous avons surmonté ce défi en nous entourant des bonnes compétences pour nous aider à lever les fonds, pour négocier avec les banques mais aussi pour trouver le bon emplacement. En fait, quand nous regardons aujourd’hui, nous sommes seize dans l’équipe, mais en fin de compte, c’est une centaine de personnes qui ont contribué de près ou de loin au projet depuis ses débuts.
Le deuxième défi a été de faire en sorte que nous changions de « logiciel. ». Aujourd’hui, nous entendons beaucoup parler de cybersécurité et partout nous le constatons : nous avons un manque cruel de ressources en cyber ! Pour autant, s’il y a une prise de conscience, ce n’est certainement pas en utilisant les mêmes recettes que nous allons résoudre ce problème de pénurie, il y a encore du chemin à faire. Il faut changer les critères de sélection et de recrutement ainsi que notre façon d’évaluer un profil susceptible d’évoluer dans ce domaine. C’est vrai que lorsque je reçois l’ensemble des candidats, je ne les vois pas avec ma casquette de directeur d’école mais davantage avec celle de professionnel en me demandant dans quel domaine, dans quel type de métiers ils seront plus à même de réussir.

Est-ce que ce sera en Conseil ? chez un Grand Compte ? En PME ?

Nous ne recrutons pas « au » cv mais vraiment sur les compétences comportementales et la motivation. Pour recruter différemment, en cyber comme dans d’autres domaines, il faut un alignement fort entre les RH, les managers opérationnels et les dirigeants. Les dirigeants qui poussent pour plus de diversité, les managers opérationnels qui ont un besoin immédiat en termes de performance et les RH qui reçoivent un grand volume de candidatures à traiter, avec des critères de sélection qui font qu’ils peuvent parfois passer à côté d’un bon profil. Nous les accompagnons en phase amont de préqualification en fonction de leurs besoins. Nous avons une responsabilité conjointe, entre l’entreprise et notre école, de former ses futurs talents, ce qui demande du temps. Il s’agit de faire évoluer les pratiques par rapport à la sélection, à la formation et au recrutement.

Est-ce qu’il y a un point que vous voulez aborder que je n’ai pas abordé ?

Juste rappeler quelques caractéristiques de l’école. C’est 100 % pratique, les étudiants s’entraînent sur du matériel professionnel de cybersécurité. C’est 100 % d’alternance et c’est nous qui connectons les étudiants aux entreprises dans lesquelles ils auront la possibilité de conduire une mission d’alternance. Et puis, c’est 0 € de frais de scolarité pour les étudiants car dans le cadre de l’alternance, ils sont pris en charge par nos entreprises partenaires. 

Notre enjeu, au-delà de lancer cette école, c’est surtout de dynamiser, d’améliorer l’image et l’attractivité de la filière en démontrant qu’elle est ouverte à tous. Il ne s’agit pas que de créer une école de cybersécurité.