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Les raisons les plus souvent invoquées pour abandonner

Les raisons les plus souvent invoquées pour abandonner

Ce matin, vous avez ouvert les actualités et vous avez lu que selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, si  il y a 50.000 faillites en moyenne par an, il y en aura sans doute plus dans les mois qui viennent », a anticipé le ministre de l’Economie sur France Inter. Alors, est-ce de la folie de poursuivre ? Si vous êtes entrepreneur et que vous considérez la possibilité d’abandonner, il est primordial de bien vous interroger au préalable sur les raisons qui peuvent vous pousser à faire cela. La question qui se pose alors est simple : est-ce une excuse ou une réelle raison pour tout arrêter ? Pour vous aider voici une liste des 4 raisons les plus souvent invoquées pour abandonner.

« Je suis trop jeune, ce n’était pas une bonne idée »

Cette raison peut se ranger dans la catégorie des excuses. Si cela ne marche pas pour votre entreprise, ce n’est pas parce que vous êtes trop jeune. Il est préférable d’acquérir un maximum d’informations, auprès d’autres entrepreneurs directement ou sur des sites internet dédiés à l’entrepreneuriat et de s’accrocher. Peut-être que les difficultés se poursuivront, mais l’important est de bien en identifier les causes. Et « je suis trop jeune » ne peut pas être retenue comme l’une d’entre elle. Pour vous remonter le moral, pensez à tous ces jeunes entrepreneurs de moins de 25 ans qui se sont accrochés et qui ont réussi.

« Je n’ai pas assez de temps »

Cette raison est invoquée par les personnes qui deviennent entrepreneur tout en étant étudiant ou en conservant un second job par exemple. Comme pour la première raison, il s’agit d’une excuse. Le manque de temps n’est pas une raison pour abandonner. Soit votre projet est viable et là il est pertinent de vous y mettre à temps plein, soit l’entreprise n’est pas viable, et dans ce cas vous devez arrêter, mais le manque de temps n’a rien à voir avec les difficultés.

La gestion du temps est une difficulté pour tous les entrepreneurs, il faut s’y habituer, et si vous croyez en votre projet, s’accrocher. Sans parler du fait qu’en mettant en place certaines procédures pour gagner en productivité, il vous sera même peut-être possible de poursuivre l’aventure dans votre entreprise tout en conservant votre job dans un premier temps par exemple. Il serait dommage de se rendre compte quelques années plus tard que vous auriez pu faire fortune avec votre entreprise mais que vous avez abandonné parce que vous « manquiez de temps ».

« Le contexte ne s’y prête pas »

Pour cette raison, il est plus difficile de dire s’il s’agit d’une vraie raison ou d’une simple excuse. Pour avoir la réponse il faut bien s’interroger sur le positionnement de votre entreprise. Soit, vous vous êtes lancé sur un marché sur lequel il n’y avait pas de place pour vous, pour votre offre, vous vous en rendez compte et effectivement, la meilleure solution est peut-être d’arrêter.

Ce scénario est tout de même le moins probable. L’autre situation, plus probable, est qu’il y a de la place pour vous sur le marché mais que votre offre n’est pas assez différenciée pour s’imposer. Si vous êtes dans ce cas, ne jetez pas l’éponge tout de suite, réfléchissez plutôt à un moyen de vous distinguer, pour ne pas subir de front la concurrence des autres acteurs. Autre point, s’il y a une concurrence forte sur votre marché, cela signifie certainement également que le marché potentiel est important. Peu d’entreprises arrivent directement sur un marché sans qu’aucun obstacle ne se trouve entre elles et les consommateurs.

Graphique: L'évolution de la production économique en France | Statista

« Mes finances loin d’être reluisantes, je devrais arrêter »

Il s’agit d’une raison réellement légitime pour abandonner. Bien sûr parfois ce n’est qu’un cap à passer, une situation financière difficile à surmonter. Mais si vous sentez que l’avenir est trop incertain et que les dettes deviennent trop importantes et vous mettent en danger, il ne s’agit certainement pas d’une simple excuse. La situation dans laquelle votre entreprise perd de l’argent et que vous devez emprunter sans cesse pour la maintenir à flot n’est pas tenable.

Dans un premier temps il faut évidement analyser la situation et regarder si vous pouvez réaliser changement important concernant l’offre (positionnement, prix, produit…), le budget ou la communication. Si ce n’est pas le cas et que l’entreprise n’est définitivement pas viable, la maintenir en vie artificiellement n’est certainement pas une bonne idée. Cela doit bien sûr constituer cependant une solution de dernier recours, une fois l’analyse de toutes les autres possibilités. Les aides de l’état seraient-elles une opportunité ?

Les concerts Drive-in, le must pour faire un pied de nez au coronavirus

Les artistes européens n’ont pas dit leur dernier mot au coronavirus et se produisent sur scène devant des fans confinés dans leur voiture !

Depuis deux mois l’Europe est confinée et tous les artistes qu’ils soient musiciens, chanteurs, danseurs, acteurs aussi. Ces derniers ont cherché pendant ce confinement à donner de la joie à leur public en utilisant des moyens comme des Zooms ou encore leurs balcons… Bref toutes les idées les plus ingénieuses pour donner l’espoir.

En Allemagne, une discothèque organise des soirées drive-in

Les drive-in américains, si connus des cinémas en plein air accessibles en voiture, sont devenus la scène des concerts. Le gérant de la boîte de nuit, Hoelger Boesch a réussi à contourner la fermeture des discothèques en s’en inspirant. Pour continuer à faire la fête malgré les gestes barrières, cette boîte de nuit en Allemagne a trouvé la solution. À Schüttorf, le 9 mai, ce n’est donc pas sur la piste de danse mais sur le parking d’une discothèque que des centaines de fêtards se sont retrouvés. Tous bien confinés dans leur voiture, ils ont assisté à un show animé par plusieurs DJ. DJ-set, cotillons et stroboscopes. Le gérant du plus grand club allemand l’Index a ainsi su transformer l’impossible en possible.

En Lituanie, à proximité de la capitale Vilnius par la chanteuse Giedré

« Ni les extraterrestres, ni les virus, ni le pouvoir ne sont en mesure d’arrêter la musique », telle est la devise lancée par GiedRé qui a lancé l’opération. Afin de donner l’espoir, des artistes ont décidé d’organiser leurs concerts en mode drive-in en Lituanie. « Ces artistes et leur public ont trouvé cette idée ingénieuse pour contourner la situation provoquée par la pandémie et le confinement », a rapporté Irt.It, site Internet de la télévision publique lituanienne.

Ce concert en drive-in, qui a d’ailleurs été un véritable succès, s’est tenu le 24 avril dernier à proximité de la capitale Vilnius par la chanteuse GiedRé. Les bruits des klaxons, les mouvements des essuie-glaces ou encore les appels de phares ont alors remplacé les applaudissements du public installé sur le tarmac de l’aérodrome de Paluknys. Les fans ont ainsi pu respecter les consignes sanitaires : « Pas plus de deux personnes par voiture, sauf si elles appartiennent à la même famille, et interdiction de descendre de voiture ». Afin d’entendre les chanteurs, il suffisait de « brancher l’autoradio sur une fréquence spéciale ».

En France, A Tarbes, le 21 juin

Tarbes Animations a frappé fort et créé l’événement. Elle a organisé un concert inédit, adapté aux nouvelles contraintes sanitaires, en partenariat avec la mairie de Tarbes et 100 % Radio. Les passagers de 170 voitures (5 personnes maximum à bord) ayant réservé leur place à l’Office de Tourisme ou sur tarbes-tourisme.fr ont eu l’occasion d’assister à un concert exceptionnel pour la Fête de la musique. Le groupe tarbais Boulevard des Airs a partagé la scène avec un plateau exceptionnel d’artistes de la Scène musicale Française : Tibz, La Deryves, Sans Prétention, Sangria Grat’8, Arsène. Ce concert a été aussi l’occasion de faire travailler les acteurs du spectacle vivant et de l’événementiel pour les soutenir en cette période difficile. Au niveau de la technique, les sociétés locales Chloé Production, Kelan Production et Deelite ont été sélectionnées. 

Les 8 difficultés liées à la création d’entreprise

Les 5 dangers liés a la création d'entreprise

Vous n’avez qu’une idée en tête : créer votre entreprise. Un rêve certes un peu fou mais porteur de vos espoirs, de vos rêves et pour lequel vous êtes prêt à donner toute votre énergie pour créer pour vous et pour les autres. Créer comporte des risques que vous ne devez pas minimiser et surtout dont vous devez être conscient afin que rien ne puisse vous empêcher de réaliser votre rêve. Prenez donc quelques minutes pour ne pas le gâcher !

Connaître vos limites !

Nous sommes des personnes limitées à un instant T. C’est avec le temps que l’on acquiert de l’expérience, des compétences, du recul. Nos limites dépendent de nombreux facteurs tels que la culture et l’expérience du secteur. Une bonne façon de limiter les risques liés à nos limites est d’immatriculer sa société le plus tard possible. Rien n’empêche par exemple de chercher des clients avant d’avoir créé l’entreprise.

Avoir un produit adapté au marché

Créer son entreprise et avoir un produit génial ne suffisent pas pour obtenir des clients. La démarche administrative est devenue simple. Mais ce qui l’est moins, c’est de trouver des clients… et de gagner de l’argent ! Pour éviter le décalage entre votre perception et le marché, il est bon de réaliser des tests. Réalisez des études qualitatives, par exemple en faisant goûter vos recettes si vous êtes dans la restauration. Les études quantitatives, elles, vous permettront notamment de savoir combien les clients sont prêts à payer vos produits/services.

Trouver le budget indispensable

L’absence ou la faiblesse des moyens sont d’importants freins pour l’entreprise. Sans budget adéquat, comment faire connaître l’entreprise ? Et si personne ne connaît l’entreprise, comment vendre ? Listez tous les coûts de façon très exhaustive. L’astuce est d’augmenter ces coûts de 20 %, afin de prévoir les imprévus. Pour terminer, ne lésinez pas sur le budget marketing/promotion/communication/force commerciale.

N’utiliser l’entourage  qu’à bon escient

On conseille souvent aux créateurs de « s’entourer ». Encore faut-il savoir comment ! N’oubliez jamais que le principal juge est le client. L’avis des proches doit se limiter au consultatif. Les données factuelles que vous obtenez à partir des études réalisées sur le terrain restent les seules réellement fiables.

La difficulté pour rémunérer les collaborateurs

Les premiers mois d’activité de votre entreprise seront les plus difficiles. Au début, vous êtes souvent limité financièrement. Cependant, il arrive que certains de vos collaborateurs exigent un salaire trop élevé par rapport à vos capacités. Une situation conflictuelle qu’il faudra savoir gérer, et qui est susceptible d’affecter certainement la productivité et de réduire vos bénéfices.

L’instabilité du marché

Aujourd’hui  plus que jamais avec la pandémie  l’instabilité du marché financier ne va vous faciliter vos prévisions, vous devez vous tenir prêt à traverser des hauts et des bas. Parfois, il faudra réduire drastiquement les investissements pour garder la tête hors de l’eau. Sachez-le.

Graphique: Défaillances d'entreprises : le calme avant la tempête ? |  Statista
statista

La cybercriminalité, le défi

Selon statista, une étude récemment publiée par PwC met en exergue le fait que beaucoup d’entreprises françaises ne sont pas vraiment préparés aux enjeux de la cybersécurité. Cette dernière est perçue comme un enjeu prioritaire pour moins de trois entreprises françaises sur dix et seulement 20 % des entreprises se disent tout à fait capables de gérer une cyberattaque.
L’enquête menée en août 2018 auprès de 600 entreprises françaises montre notamment que 39 % des répondants ne sont pas équipés de solutions digitales garantissant un haut niveau de sécurité contre les cyberattaques. Les chiffres sont même plus élevés en ce qui concernent d’autres mesures de protections : 45 % n’ont pas d’employé en charge de la cybersécurité et 55 % n’ont pas d’assurances couvrant les risques associés. Pourtant, ce phénomène prend de plus en plus d’importance. En 2017, les cyberattaques avaient causé 2,25 millions d’euros de pertes pour les entreprises françaises, soit une hausse de 50 % par rapport à l’année précédente.

En forte expansion, la cybercriminalité frappe les entreprises de manière aléatoire, quelle que soit leur taille. Les hackers s’infiltrent malicieusement dans les infrastructures réseaux mal protégées.

Les risques de succès… et d’échec

Attention, un succès inattendu peut entraîner l’échec si l’entreprise n’a pas les moyens de soutenir le développement de la clientèle. N’hésitez pas à voir loin, et prévoir les deux cas de figure, le succès comme l’échec. Posez-vous les bonnes questions : que serait le succès pour votre entreprise ? Comment seriez-vous en mesure de l’accompagner ? Qu’est-ce qui identifierait l’échec ? Quelle serait la stratégie à suivre en cas d’échec ?
Vous caressez toujours l’espoir de créer votre entreprise ? Alors lancez-vous !

Comment bien protéger sa marque ?

Comment bien protéger sa marque ?

Le meilleur moyen de bien protéger sa marque est donc de créer initialement « une marque », au sens du droit. La loi PACTE promulguée le 23 mai 2019 comprend 221 articles et prévoit l’entrée en vigueur progressive de différentes mesures relatives à la propriété intellectuelle visant à accroître la robustesse, la progressivité et la sécurité juridique des titres français. Elle renforce la place et le rôle de l’INPI au sein de l’écosystème national et international de la propriété intellectuelle.    

 Les mesures concernant les marques :

  • Création de nouveaux types de marques : possibilité de déposer des fichiers audio ou multimédia, permettant d’entendre et de voir une marque sonore, de mouvement (animée) ou multimédia.
  •  Evolution de la procédure d’opposition marques : cette procédure s’adapte aux besoins de la vie des affaires et s’étend à de nouveaux droits opposables.
  • Création d’une procédure en nullité ou en déchéance des marques : tandis qu’aujourd’hui les opérateurs économiques ne peuvent demander la nullité ou la déchéance d’une marque que devant les tribunaux, il leur sera désormais possible de le faire directement auprès de l’INPI, procédure administrative plus simple, plus rapide et moins coûteuse.

La question que se pose fréquemment le créateur d’entreprise est : «  Comment bien protéger ma marque ? ». Cette question suppose que la marque est déjà créée et que le droit des marques ne va intervenir que comme un outil pour valider la démarche de création de cette marque, effectuée sur d’autres critères par le créateur.

Le droit des marques fait pour le créateur d’entreprise ?

Le droit s’intéresse à ceux qui créent ou gèrent des richesses. Il reconnaît à ces créateurs ou ces propriétaires des actions pour réparer, compenser et prévenir les atteintes subies par leurs biens ou leur personne et justifie ces actions par l’attribution de prérogatives qu’il appelle des droits. Pour les richesses intellectuelles, existent ainsi des droits de propriété intellectuelle et l’action en contrefaçon.

Ces droits et notamment les droits de propriété industrielle dont le droit des marques fait partie, ne sont pas seulement destinés aux créateurs mais aussi aux industriels. La propriété intellectuelle et le droit des marques, sont conçus, néanmoins, pour ne pas gêner l’entrepreneur qui accumule des richesses immatérielles dans un fonds de commerce ou dans ses créations.

Qu’est-ce qu’une marque pour le droit français ?

En France, le code de la propriété intellectuelle dispose que « la marque de fabrique, de commerce ou de service est un signe susceptible de représentation graphique servant à distinguer les produits ou les services d’une personne physique ou morale ».

L’exigence d’une représentation graphique rend difficile la protection des signes non-traditionnels, au sens de non susceptibles d’une représentation visuelle : une marque est un signe que le public peut associer aisément à une entreprise. Une couleur, une odeur, un goût ou une mélodie n’entrent pas facilement dans cette catégorie notamment à l’étranger, même si ces éléments sont importants dans les motivations d’achat des consommateurs.

De plus, la marque ne se conçoit qu’en liaison avec des produits ou des services, il n’est donc pas possible de s’approprier un nom en tant que tel mais seulement son usage pour distinguer des produits ou des services.

Par ailleurs, la marque sert à distinguer et présente idéalement en droit un caractère arbitraire par rapport au produit ou au service et non évocateur de ses qualités. Enfin, la marque n’est pas un signe distinctif pour un fonds de commerce (nom commercial), une personne morale (dénomination sociale) ou un établissement commercial (enseigne).

Comment protéger une marque ?

Le droit sur la marque s’obtient en France par l’enregistrement et le paiement de taxes. La marque doit être disponible pour les produits et les services désirés. Les classes de produits précisées lors du dépôt ont une fonction administrative seulement, la description des produits et des services par le déposant est essentielle. La protection ne vaut que pour les produits identiques ou similaires à ceux enregistrés, selon la règle de la spécialité.

Tout changement même minime de la représentation graphique ou de la liste des produits exige le dépôt d’une nouvelle marque et le paiement de taxes. Le droit sur la marque dure dix ans et est indéfiniment renouvelable.

Qui peut déposer une marque ?

La qualité de commerçant n’est pas nécessaire, une personne physique non déclarée au registre du commerce comme un créateur d’entreprise avant la création de celle-ci, peut déposer une marque. Il est donc aussi envisageable de déposer le nom d’une société à titre de marque avant sa création. Cette pratique est courante mais on notera qu’elle ne correspond pas à la protection des objets du droit des marques qui sont les produits et les services mais à celle du nom commercial.

Infographie déposer sa propre marque
www.legalstart.fr

Puis-je déposer mon nom à titre de marque ?

L’utilisation d’un nom patronymique à titre commercial est permise sous réserve d’atteinte à la personnalité du détenteur du nom. Si c’est le vôtre, il est donc tout à fait possible, et le droit protège cette option, d’utiliser votre nom dans le commerce en le déposant à titre de marque. Ce nom sera arbitraire par rapport au produit et donc constituera une marque très distinctive. Votre nom est donc un capital dont vous disposez.

Si je crée un nom de marque dois-je le déposer pour être protégé ?

Si le nom que vous avez inventé porte l’empreinte de votre personnalité, il est fort probable qu’il s’agisse d’une œuvre de l’esprit dont vous êtes l’auteur. En conséquence, vous avez un droit d’auteur sur l’utilisation de ce nom sans restriction à des produits. Si ce nom n’est pas une création, seul le dépôt est constitutif de droit. La marque étant un droit d’occupation, tout déposant antérieur à vous pour les mêmes produits et services pourra vous empêcher d’utiliser la marque.

Qu’est-ce qu’une action en contrefaçon de marque ?

Les droits de propriété intellectuelle sont des droits d’interdire aux tiers différentes opérations économiques qui sont réservées au titulaire du droit : ce sont des droits exclusifs d’exploitation. Toute atteinte à ces droits ouvre une action en contrefaçon dont le but est de faire respecter le droit en faisant cesser l’exploitation contrefaisante, pour l’avenir, et en obtenant réparation du préjudice causé par le contrefacteur, pour le passé. La prescription étant de trois ans en matière de propriété industrielle, le préjudice ne pourra s’évaluer que sur cette durée. L’action en contrefaçon s’applique à la reproduction et l’imitation de la marque.

Le droit sur la marque est-il applicable à d’autres pays ?

Le droit de marque est national, il faut satisfaire aux conditions d’obtention du droit sur la marque dans chaque pays. A partir d’un premier dépôt en France, un droit de priorité de 6 mois, permet de déposer sa marque dans d’autres pays. Si une première vente a été effectuée avec l’accord du titulaire sur le territoire européen, le droit de marque est épuisé, la revente est autorisée.

Dois-je m’occuper de ma marque une fois déposée ?

Si le titulaire ne reste pas vigilant pour éviter que son produit devienne de son fait, la désignation usuelle dans le commerce d’un produit ou d’un service, il encourt la déchéance de ses droits. Il n’est pas possible de conserver une marque qui induit en erreur le consommateur sur les qualités du produit, ce produit ayant évolué, par exemple. Il faut exploiter la marque pour éviter sa déchéance et ne pas tolérer son usage par des concurrents.

Quels sont les partenaires dans le domaine du droit des marques ?

Avocats et conseils en marques sont vos interlocuteurs pour le dépôt et la défense des marques mais vous pouvez aussi déposer vous-même à l’Institut National de la Propriété Industrielle. Sachez toutefois discuter avec les professionnels en vous formant sur le sujet.

Ces professionnels ne sont pas là pour définir votre politique de marque mais pour l’exécuter au mieux. Il est donc indispensable pour votre budget de connaître les prémices du droit des marques et ses applications. Toutes les connaissances que vous acquerrez vous aideront à faire plus et mieux avec les professionnels, en particulier, pour les extensions à l’étranger, phase très coûteuse et donc à évaluer précisément en terme de rentabilité.

Comment bien protéger sa marque ?

Pour un créateur d’entreprise, à moins de s’approprier indûment la notoriété d’une marque existante, le consommateur n’achètera pas un produit nouveau sur la seule marque de celui-ci. Les qualités du produit nouveau interviendront plutôt pour valoriser la marque, au fil du temps.

En conséquence, il est tout à fait possible pour le créateur d’utiliser un nom arbitraire pour désigner son produit nouveau et cela sera souhaitable aussi à long terme pour maintenir une distance respectable avec les autres marques, c’est-à-dire le caractère distinctif de la marque.

Ceci illustre que le processus de conception de marque peut tirer des lignes de conduite et des bénéfices de l’intégration du droit des marques à tous les stades de la création. La simplification des relations qui en résulte entre l’objet que constitue la marque créée et les moyens de protection futurs qui seront mis en œuvre par le droit, permet alors une plus grande sécurité juridique pour le créateur et une valorisation plus sûre de son droit. Le meilleur moyen de bien protéger sa marque est donc de créer initialement « une marque » , au sens du droit.

Apprendre à connaître ce qu’est une marque et ce à quoi le droit des marques la destine, est donc utile au créateur d’entreprise pour bien protéger sa marque mais aussi , et de façon plus surprenante, pour la création de sa marque. Ce résultat constitue un argument pour lui faire adopter un point de vue plus général qui considère la connaissance de la propriété intellectuelle, comme un outil pour sa créativité.

Comment fonctionne un comparateur d’assurance en ligne ?

Depuis plusieurs années maintenant, les comparateurs en ligne pour tout type de services sont de plus en plus nombreux. Pratiques et rapides, ils permettent de comparer des offres et des prix en fonction de vos besoins. D’ailleurs, près de 8 internautes sur 10 utilisent ces outils pour trouver une offre qui leur convient.

Des partenariats entre les professionnels et le comparateur

Un comparateur en ligne, c’est un intermédiaire entre les professionnels et les utilisateurs qui permet de proposer à ces derniers des offres adaptées à leurs besoins et à leur budget. Il existe plusieurs types de comparateurs sur internet : comparateurs de prix, comparateurs de banques, comparateurs d’assurances comme LeLynx.fr par exemple, comparateurs de locations et d’hébergements, comparateurs de transports tels que Booking, etc.

De manière générale, les comparateurs travaillent en collaboration avec plusieurs partenaires, de façon à présenter leurs offres aux internautes, tout en restant autonomes. Le comparateur joue donc un rôle d’intermédiaire entre l’offre et la demande de façon transparente sans aucune obligation d’achat.

Il est donc important de noter que ce ne sont pas l’ensemble des offres du marché qui sont disponibles sur un comparateur, mais seulement celles de ses partenaires. Il est donc important pour un tel organisme d’avoir de nombreux partenaires pour avoir plus de valeur, mais aussi de sélectionner des partenaires de qualité pour gagner la confiance des internautes.

Le fonctionnement d’un comparateur d’assurance en ligne

Les comparateurs d’assurance obéissent à deux cas de figure :

  • D’abord, ils peuvent utiliser un connecteur logiciel pour être relié en direct avec les systèmes informatiques de ses partenaires assureurs. De cette façon, les tarifs sont notamment mis à jour en temps réel.
  • En second lieu, ils peuvent référencer manuellement les offres et prix envoyées par le partenaire et stockées dans une base de données. Ce modèle diffère du premier car il n’est pas considéré comme un système de tarification en temps réel. En effet, le comparateur doit recueillir les changements de prix communiqués par son partenaire afin de l’actualiser sur son site avant de le proposer aux internautes.

Ce concept de comparaison en ligne repose sur l’objectif d’offrir un accès simplifié et rapide à une offre large de services et produits.

Des avantages avec un comparateur en ligne

L’un des principaux avantages avec l’utilisation d’un comparateur en ligne, c’est de réaliser des économies avec des prix souvent plus avantageux qu’en magasin ou agence, mais également des exclusivités web parfois.

Un autre avantage que les internautes apprécient à l’heure d’utiliser ce genre d’outils, c’est qu’il n’y a aucune obligation d’achats ou de souscriptions. Il est possible de demander autant de devis que vous le souhaitez. Plus besoin de faire toute une étude de marché pour trouver le service qui correspond à vos besoins, vous gagnez non seulement de l’argent mais aussi du temps. Et, on le sait, le temps c’est de l’argent !

Enfin, en comparant les offres à l’aide d’un comparateur en ligne, vous pouvez vous faire une idée des tarifs appliqués sur les produits et/ou services que vous recherchez. De cette façon, vous pouvez également plus facilement négocier les prix avec votre interlocuteur habituel dans le but d’obtenir des remises sur vos prestations par exemple.

Entreprendre ne s’improvise pas

Entreprendre ne s'improvise pas

Entreprendre ne s’improvise pas. La réussite se construit dans le temps à force d’énergie et de persévérance. Si les profils d’entrepreneurs ayant réussi sont très divers, les recettes utilisées sont souvent les mêmes. Tour d’horizon de ces savoir-faire et savoir-être qui caractérisent les gens qui réussissent.

Savoir où l’on veut aller

Entreprendre c’est avant tout avoir un objectif précis pour mobiliser l’énergie nécessaire pour l’atteindre. Il s’agit donc d’établir un plan personnel à long terme qui permette de voir loin malgré les contingences quotidiennes et les problèmes du moment.

« L’optimisme est la voie du succès. Rien de grand ne se fait sans espoir ni confiance. »

HELEN KELLER

Rester créatif et innovant

Innover c’est être créateur de solution inattendue. Avoir la capacité de résoudre les problèmes de son entreprise ou de ses partenaires de manière innovante génère la confiance nécessaire à la bonne marche des affaires.

« Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d’un trait jusqu’au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. »

WALT DISNEY

Équilibrer vie personnelle et professionnelle

Un entrepreneur est souvent sur la brèche, les 24 heures du jour et les 7 jours de la semaine ne lui suffisent pas à absorber la charge de travail qui s’offre à lui. Pourtant c’est dans les moments passés en famille, au sport ou à se changer les idées qu’il va puiser les ressources qui lui permettront de rentabiliser au maximum son temps et de bousculer des montagnes.

Savoir déléguer

Savoir s’entourer correctement et déléguer permet à l’entrepreneur de se concentrer sur l’essentiel. Tel un capitaine, il ne peut être partout et dois pouvoir garder le cap dans la tempête ou la durée en s’appuyant sur des marins dévoués et compétents.

« La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose qu’une pierre. Mais, de collaborer, elle s’assemble et devient temple. »

A. DE SAINT-EXUPÉRY

Savoir écouter et dialoguer

Il est important de rester à l’écoute des autres pour enrichir sa réflexion et d’entretenir le dialogue pour expliquer ses choix. Comprendre ses collaborateurs c’est pouvoir apporter les explications qu’ils attendent et les mobiliser.

« On devrait plus écouter que parler, puisqu’on a deux oreilles et qu’on n’a qu’une langue. « 

 Mary Sarah Newton

 

Savoir trancher

Le management est un moteur à deux temps : le temps de la réflexion et le temps de l’action. Lorsque survient le moment d’agir, l’entrepreneur doit pouvoir trancher et se faire directif. Cela sera d’autant plus aisé qu’il aura en amont accompagné le temps de la réflexion par une phase participative ou pédagogique.

« La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »

SÉNÈQUE

Distinguer l’essentiel

Le quotidien est fait d’une multitude de petits riens qui mis bout à bout consomment le temps précieux de l’entrepreneur. Pire une tempête dans un verre d’eau peu subvenir et le risque est grand de se voir accaparé par l’écume stérile de cette dernière. Un entrepreneur doit impérativement se concentrer sur l’essentiel et ignorer ce qui n’est pas de son niveau.

« Quoique vous rêviez d’entreprendre, commencez-le. L’audace a du génie, du pouvoir et de la magie. »

GOETHE

Savoir communiquer

« Faire bien et le faire savoir » devrait être le leitmotiv de tous les entrepreneurs en externe comme en interne. Une bonne communication, valorisante mais honnête, génère la confiance des clients et la motivation nécessaire des collaborateurs et des partenaires.

« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. »

GOETHE

Anticiper les événements

L’anticipation n’est pas antinomique de l’audace! Un entrepreneur doit toujours estimer les effets prévisibles d’une décision. Une habitude qui permet de contourner les problèmes ou d’amortir les coups.

« Ce n’est pas le vent qui décide de votre destination, c’est l’orientation que vous donnez à votre voile. Le vent est pareil pour tous. »

JIM ROHN

Savoir fédérer

La réussite est souvent un fruit collectif. Les entrepreneurs qui réussissent sont souvent ceux qui ont su faire partager leurs rêves de changement et mobiliser le meilleur de chacun de leurs collaborateurs.

« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite. »

HENRY FORD

La réussite est à l’entrepreneur ce que l’amour est à Carmen. Un oiseau sauvage qu’il convient d’apprivoiser. Les 10 savoir-faire et savoir-être énumérés ci-dessus peuvent vous aider au quotidien à trouver les mots, les attitudes et les solutions qui vous permettront de mener à bien vos projets les plus ambitions.

Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.

WINSTON CHURCHILL

Quelles sont les obligations des entreprises qui souhaitent fabriquer et commercialiser des masques grand public ?

obligations fabriquer commercialiser masques

La disparation du masque n’est pas à l’horizon. Bien au contraire puisque depuis le 18 août, il deviendra obligatoire d’en porter au sein des entreprises et des coworking. Quelles sont les obligations des entreprises qui souhaitent fabriquer et commercialiser des masques grand public ?

Or de nombreuses entreprises se sont investis dans la fabrication et donc la vente de masques soit pour compenser un arrêt de leur production de leur activité, soit pour profiter de cette aubaine pour pouvoir affronter la crise et éviter de licencier les salariés.
Selon le gouvernement, toute entreprise qui souhaite diffuser des masques sur le marché doit :
1- S’assurer que son produit respecte l’ensemble des spécifications fixées par la note interministérielle du 29 mars 2020.

A SAVOIR

Contrairement aux idées préconçues, la mise sur le marché de masques « grand public » ne nécessite ni autorisation, ni homologation. L’appellation « masque grand public » ne peut être utilisée et le logo ne peut être apposé sur d’autres produits que les masques répondant aux spécifications exigées des masques « grand public ».

  1. Faire réaliser des essais, sous sa responsabilité, conduits par un tiers compétent, démontrant les performances de ses masques au regard des spécifications de l’Etat figurant dans la note d’information interministérielle du 29 mars 2020. Il doit pouvoir présenter les résultats des essais aux services de contrôle qui en feraient la demande.
  2. Apposer sur le produit ou son emballage le logo qui permet d’identifier les masques grand public.

A SAVOIR

Si le matériau (même fournisseur, même référence) a déjà fait l’objet d’essais pour un autre fabricant, le fabricant n’est pas obligé de le refaire tester. Il doit toutefois pouvoir présenter aux services de contrôle le rapport d’essais concernant le matériau qu’il utilise.

Exemple de logo :


Télécharger tous les logos : https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/enjeux/covid-19/logo_masques_grand_public.zip

  1. Demander, via l’adresse masques.dge [@] finances.gouv.fr, la publication par le Gouvernement des résultats de vos essais sur cette page.
  2. Indiquer les performances de filtration sur l’emballage.
    Les entreprises doivent mettre à la disposition du public une notice émise par le gouvernement le 15 mai 2020 indiquant le mode d’utilisation, de lavage et d’entretien du masque.

Les masques de catégorie 1 et 2
Le commerce de masques hors masque « grand public » de catégorie 1 et 2 n’est pas interdit. Selon le site du gouvernement, les règles habituelles de responsabilité du vendeur quant aux allégations portées sur le produit s’appliquent. Celui-ci doit en particulier veiller à ne pas présenter le masque commercialisé comme un masque « grand public » de catégorie 1 ou 2. 

A SAVOIR

La DGCCRF mènera des contrôles sur les allégations qui figureront sur les masques afin de s’assurer qu’elles sont exactes de sorte qu’elles ne trompent pas la confiance du consommateur et qu’elles n’affectent pas la loyauté des transactions commerciales.

Comment gérer au mieux le départ de plusieurs salariés en même temps ?

Comment gérer au mieux le départ de plusieurs salariés en même temps ?

Le départ qu’il soit volontaire d’un ou plusieurs salariés est toujours un moment délicat. Dans le cadre de la gestion courante d’une entreprise, il peut parfois arriver que des facteurs particuliers fassent partir un ou plusieurs salariés. Une baisse soudaine d’activité, une volonté individuelle de passer à autre chose et de découvrir d’autres secteurs d’activité et d’autres entreprises, des attentes qui ne trouvent plus de réponse dans ce que peut proposer l’entreprise… Ces situations sont nombreuses et il est important, en tant que chef d’entreprise, de savoir y remédier. Comment gérer au mieux le départ de plusieurs salariés en même temps ?

Comment gérer de la meilleure des façons possibles le départ d’un ou de plusieurs salariés dans le même temps ? Quels sont les éléments à préparer afin que cette période de transition se passe pour le mieux ? Comment préparer l’avant, le pendant et l’après du départ d’un ou plusieurs salariés de votre entreprise ?

Avant : les raisons de ce/ces départ(s)

Dans un premier temps, et surtout si des salariés vous font des remontrances, il est important de prendre le temps de réfléchir aux causes de ce potentiel départ. Est-ce que l’entreprise n’arrive pas à leur proposer un cadre de travail en lien avec leurs attentes personnelles ? Est-ce une question de rémunération ou bien de relation avec les collaborateurs qui ne serait pas au beau fixe ? Toutes ces questions doivent se poser dans votre esprit afin de faire le plus rapidement possible une prise de recul sur les causes de ces potentiels départs. Attention tout de même : il est tout à fait possible que le ou les salariés en question fassent machine arrière et reviennent sur leur décision de quitter l’entreprise. Mais si cela se confirme, vous serez prêt à discuter avec eux sur les raisons qui les ont poussés à vous demander cela.

Pendant : assurer la transition

Voilà, c’est enfin officiel, votre ou vos salariés vous ont demandé de partir. Il est alors grand temps de trouver les solutions possibles pour gérer cette phase de transition. Le départ d’un salarié, voire pis de plusieurs, peut avoir des conséquences sur l’activité de votre entreprise, à vous donc de trouver les moyens nécessaires pour limiter ces conséquences. Départ effectif de l’entreprise au moment du recrutement d’un autre salarié, formation des nouveaux salariés réalisée par le ou les salariés désireux de partir… De nombreuses solutions existent pour vous aider à gérer au mieux cette période de transition entre le départ de vos salariés et l’arrivée de nouveaux. L’idée est de simplifier cette démarche, de la faire se réaliser dans le cadre le plus courtois possible et de tout mettre en œuvre pour que tout se passe à l’amiable.

Après : éviter de reproduire la même situation

Une fois cette transition assurée, une fois les salariés désireux de partir hors de l’entreprise et les nouveaux arrivés, prenez, là encore, le temps de réfléchir à tout ce qui a pu faire que des salariés souhaitent quitter votre entreprise. Cette prise de recul a un objectif simple : éviter que cela ne se reproduise à l’avenir, que de nouveaux salariés en viennent à vouloir quitter l’entreprise pour des raisons qui peuvent être diverses et variées. En toute évidence, il peut arriver que cela soit inéluctable, mais à vous de faire les efforts nécessaires pour éviter cette inéluctabilité.

Dans le contexte actuel de la pandémie, les entreprises sont confrontées pour de multiples raisons au chromage, aux licenciements, L’infographie ci-après nous  montre que la chômage ne cesse d’être omniprésent et demande d’anticiper.

Graphique: Chômage : quelle sera l'ampleur de la vague ? | Statista

Suivre le marché imprévisible du Social Gaming

Suivre le marché imprévisible du Social Gaming

Le marché du social gaming a atteint des sommets. Depuis le début du confinement, les ventes de jeux vidéo, de consoles et la fréquentation des plateformes en ligne ont explosé en France. Le phénomène des jeux sociaux est devenu omniprésent. Simples, moins coûteux en termes de développement, ils peuvent aussi bien fonctionner sur mobile que sur tablette et ils utilisent en général les réseaux sociaux comme plateforme de relais. Le marché est en pleine expansion, mais se maintenir au sommet relève parfois du véritable défi pour les éditeurs. Quel est le poids du marché ? Quelles sont les difficultés ? Focus.

Les Français ont repris les manettes que nombre d’entre eux avaient délaissées. Mais avec le confinement et le déconfinement et ses austérités  la population française doit trouver de quoi s’occuper et  le jeu vidéo s’est imposé. Depuis le début du confinement, le marché du jeu vidéo est un des rares secteurs à connaître un coup d’accélérateur.

Selon le baromètre foxintelligence, le jeu vidéo est  à un niveau 163% plus haut qu’avant le confinement Final Fantasy VII Remake se trouve  à la 2ème place des ventes du Playstation store. Tandis que du côté de Nintendo est en rupture de stock chez la plupart des distributeurs.  

265 % de ventes en plus sur Internet depuis le début du confinement

La semaine du 16 au 22 mars, Foxintelligence rapporte que les ventes de jeux sur Internet (physiques et dématérialisés) ont bondi de 265 % par rapport à la semaine précédente. 

Les chiffres du secteur.

Au cours du premier semestre 2020 aux Etats-Unis, le nombre de jeux joués par utilisateur moyen et par jour a augmenté de 13% par rapport à 2019.

Le jeu sur mobile est la forme de gaming la plus populaire. Pendant le confinement, plutôt que de se tourner vers leurs consoles et ordinateurs, les utilisateurs ont découvert de nouveaux jeux mobiles. L’Inde enregistre un record avec une augmentation de jeux joués de 35% par rapport à 2019.

La France se positionne en bas du classement avec une augmentation de seulement 3%.

Surfer sur la tendance du mobile…

Selon les derniers chiffres de Statista, le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles dans le monde atteindra 4,9 milliards en 2018. Ce chiffre augmentera (encore) de façon considérable dans les prochaines années. Un marché qui se révèle fort prometteur pour les sociétés misant sur le digital. Le smartphone s’annonce désormais comme étant le canal à privilégier.
86 milliards. C’est la somme dépensée par les utilisateurs pour les applications en 2017. En moyenne, un mobinaute utilise 40 applications par mois sur les 80 présentes sur son smartphone, soit la moitié.
Le jeu sur tablettes et smartphones est donc devenu le marché prépondérant en ce qui concerne les jeux vidéo du monde avec 60 milliards de dollars générés par les applications en 2017. La société d’analyse de données du marché mobile SensorTower publie son classement des grands gagnants, et si on y retrouve les mêmes habitués depuis plusieurs années (Monster Strike, Clash of Clans, Clash Royale, Game of WAR, Candy Crush) certains autres titres sont tout de même à noter.
Les éditeurs l’ont compris, il existe une véritable dépendance du grand public à l’utilisation des outils mobiles que sont les smartphones et les tablettes. En 2013, 102 milliards d’applications mobiles ont été téléchargées en France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne. 75 % de ces téléchargements concernaient des jeux. Au total, parmi l’ensemble des utilisateurs de tablettes, on compte 70 % de joueurs. Sur smartphone, ce chiffre monte à 83 %

Graphique: Usage internet : le mobile détrône l'ordinateur | Statista

… et des réseaux sociaux ! 

Au-delà de l’addiction des utilisateurs aux outils mobiles, c’est le boom lié à l’utilisation massive des réseaux sociaux qui a permis au concept de social gaming de voir le jour et de prospérer. Selon une étude, 66 % des joueurs de jeux vidéo dans le monde préfèrent jouer en multijoueurs plutôt que seul. C’est donc naturellement que Facebook se pose ici en tant qu’acteur incontournable de cette nouvelle tendance. Pour plus de 80 % des joueurs, c’est le réseau social qui les a entraînés vers le social gaming. Facebook est devenu progressivement une plateforme incontournable pour les joueurs, sachant que 50 % des utilisateurs du réseau social qui s’y connectent ont pour intention de participer à un jeu. Au total, il faut savoir que 41 % des social gamers se connectent plusieurs fois par jour ! 

Quel business model pour les éditeurs de jeux sociaux ? 

Sur les 100 jeux de société français les plus rentables, 95 constituent des applications gratuites qui incluent des micro-transactions au fur et à mesure de l’évolution du jeu, le reste étant des applications payantes qui coûtent environ 0,89 euros sur mobile. Il s’agit du modèle « freemium », c’est-à-dire des jeux gratuits qui proposent des ventes de biens et de services virtuels aux joueurs pour qu’ils progressent plus rapidement. Le joueur aura toujours la possibilité de continuer à jouer gratuitement mais pour pouvoir profiter à 100 % du contenu, il devra payer.

La concurrence avec les autres « gamers » constitue aussi un moteur puissant qui incite à dépenser toujours un peu plus. La part des joueurs qui payent pour un contenu supplémentaire reste tout de même infime (inférieur à 5 %) mais étant donné le nombre important d’utilisateurs sur les médias sociaux, les éditeurs s’assurent tout de même des revenus confortables, comme l’attestent les résultats de Zinga, le créateur du jeu « Farmville » qui a réalisé plus de 600 millions de dollars de bénéfices en 2010. Côté consommation, entre 2011 et 2012, on note une hausse de 146 % des dépenses de joueurs français dans les jeux multi-joueurs en ligne. Les Français semblent d’ailleurs les plus nombreux à dépenser sur les plateformes mobiles. Ils étaient 3,5 millions de joueurs en 2013 sur tablette et 6,2 millions sur smartphone.

Un marché qui ne connaît plus de limites ? 

Même s’ils ont fait fortune rapidement grâce à l’engouement du public, les éditeurs qui évoluent sur ce marché peuvent chuter aussi vite qu’ils sont arrivés au sommet, la cause principale étant l’effet de lassitude de la part des joueurs. Il s’agit d’un marché où l’attention du consommateur est difficile du fait du choix pléthorique d’applications qui lui est proposé. Les éditeurs doivent donc se renouveler sans cesse. Comme dans tout marché porteur, les concurrents deviennent de plus en plus nombreux, ce qui a pour conséquence de faire exploser les coûts d’acquisitions de nouveaux clients. C’est d’ailleurs dans ce cadre que certains éditeurs ont décidé de se diversifier et de ne plus compter uniquement sur le B to C. C’est le cas par d’Adictiz, le créateur de Paf le chien.

Cette start-up Lilloise compte parmi ses clients, non seulement des joueurs, mais également des grandes marques. L’entreprise a développé une plateforme sur laquelle les clients professionnels peuvent venir se servir et créer leur propre jeu personnalisé pour leurs besoins business. Sur ce marché changeant, les éditeurs ont tout intérêt à peaufiner leur contenu en proposant toujours de nouvelles mises à jour afin de susciter l’attention du consommateur par son aspect novateur. Dans cet univers où la concurrence est de plus en plus rude et où les empires se font et se défont, il faut rester innovant pour espérer se tailler la part du lion durablement.

Graphique de Newzoo présentant l'évolution du marché du jeu vidéo de 2019 à 2023, années où il devrait dépasser plus de 200 milliards de dollars

Diffuseurs et cigarettes électroniques : le monde du tabac en 2020

Close up on a man exhaling vapor from an electronic cigarette

Aujourd’hui, il existe de nombreuses manières de consommer du tabac. Les techniques pour fumer ont évolué, jusqu’à proposer des versions sans tabac, simplement pour les habitués ou les personnes cherchant à arrêter de fumer. Retour sur les évolutions du monde du tabac et les possibilités offertes aujourd’hui.

Les options pour consommer du tabac en 2020

Entre les chichas, les cigarettes au menthol ou le cannabis, les options pour consommer du tabac sont nombreuses, avec des effets divers à anticiper.  Alors que le cannabis permet de se défoncer, grâce aux substances psychoactives présentes dans cette plante, la chicha ou la cigarette ont des vertus plutôt récréatives, qui diversifient le rapport à la cigarette.

Mais depuis quelques mois, le monde du tabac est bousculé par une nouvelle tendance : la cigarette électronique. Cette dernière consiste à reproduire la forme d’une cigarette, ainsi que le principe du tirage, sans avoir l’effet de la nicotine. Grâce à la technique de la vaporisation, vous pouvez profiter des bienfaits des huiles mises dans cette cigarette électronique, qu’il s’agisse de cannabidiol ou seulement d’huiles à base de fruits.

La cigarette, un monde révolu ?

Cette tendance vient remplacer les usages plus traditionnels du tabac, à savoir la cigarette classique. Bien sûr, cela est aussi lié au travail des pouvoirs publics pour empêcher les chiffres de consommation d’augmenter : entre publicité dissuasive et augmentation des prix du paquet (pouvant aller jusqu’à 15 euros l’unité), il n’est pas difficile de se tourner vers du tabac « alternatif ».

Cela dit, selon un rapport de l’Observatoire français des drogues, cela n’empêche pas les jeunes de moins de 20 ans de consommer certes du tabac, mais aussi du cannabis récréatif. Le chiffre pour cette tranche d’âge a augmenté de 40% en 10 ans. Serait-ce le goût de l’interdit ? Peu importe, la question reste : quel est le but de cet usage ? Seulement récréatif ? Oui, car la présence des diffuseurs d’ambiance et la cigarette électronique montrent bien un changement de mentalité.

Se relaxer avant tout

Aujourd’hui, le tabac possède un rôle relaxant : il est bien connu que la cigarette est censée pouvoir apaiser le stress ou même la dépression. Mais saviez-vous que d’autres composants le permettent aussi, sans la dimension nocive ou négative de la nicotine ou du goudron, issus du tabac ? C’est le cas par exemple de certains cannabinoïdes, que l’on trouve dans la plante de cannabis. Ces derniers ont des vertus apaisantes et calmantes, qui se manifestent au moment de la vaporisation (diffuseur ou cigarette électronique).

De fait, ces nouvelles techniques remplacent peu à peu le monde du tabac classique, devenu coûteux et moins tendance. Sans oublier les questions d’odeur : avec les diffuseurs d’ambiance et les cigarettes électroniques, c’est vous qui choisissez le goût, l’odeur et la puissance de ces derniers. Par exemple, le CBD doit être consommé en doses raisonnables, surtout au début, et il vaut mieux prendre des concentrations faibles, autour de 5%, pour vapoter ou les diffuser. Voilà une bonne manière d’aller tabagisme et récréativité en toute sérénité !