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Les Petits Chaperons Rouges, une entreprise qui ne fait pas grandir que les enfants !

Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président du Groupe Grandir, Les Petits Chaperons Rouges

Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président du Groupe Grandir, Les Petits Chaperons Rouges, nous raconte comment son concept, issu d’un constat fait aux États-Unis, s’est imposé en France. D’une entreprise partie de rien, elle représente aujourd’hui plus de 10 000 salariés et ne cesse d’évoluer notamment au travers d’une digitalisation en phase avec la réalité.

D’où est venue l’idée des Petits Chaperons Rouges ?

L’histoire est toute simple. J’ai passé les années 90 aux États-Unis où j’évoluais dans le secteur de la santé et de l’éducation. A la fin de ces années, j’ai rencontré le dirigeant d’une entreprise américaine qui s’appelle Bright Horizon Family Solutions, le pionnier américain des crèches d’entreprises, qui avait inventé le concept là-bas. Il construisait des crèches, non loin de chez les employeurs, pour permettre à leurs salariés de mieux concilier la vie familiale et professionnelle, ce que les anglosaxons appelle le « Work Life Balance » (équilibre de vie de travail, ndlr). En rencontrant cette entreprise dont le siège est à Boston, je me suis dit que le concept était génial. À l’époque je me demandais si je rentrais en France et surtout « pour faire quoi ? ». Cela a été le coup de foudre !

En quoi le marché français était-il mâture pour y développer les crèches d’entreprise ?

À l’époque, il manquait 7 à 800 000 places de crèches en France. Sociologiquement la population avait évolué et en 20 ans on était passé à près de plus de 80 % des femmes en âge d’avoir des enfants qui travaillaient. Le besoin commençait à naître dans les années 2000 d’avoir un équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle. D’autres tendances étaient enclines à favoriser le développement de ce secteur comme les familles recomposées ou monoparentales. En signal faible, le nombre de familles qui avaient besoin d’aller travailler ou de renforcer leur pouvoir d’achat augmentait, les deux membres parentaux de la famille devaient travailler et il fallait donc une place en crèche. Finalement, tout un tas d’évènements faisaient, en termes de timing, penser à ce qu’avaient vécu les États-Unis quelques années auparavant.

Comment s’est passé le lancement ?

Nous sommes alors fin 1999 et je rentre en France à la fin de l’année 2000. Je m’associe avec une psychologue spécialiste de la petite enfance, avec laquelle je travaille encore 20 ans plus tard car elle est la déléguée générale de la fondation d’entreprise, et avec un architecte qui avait une bonne connaissance dans le domaine architectural de l’enfance. Nous décidons donc de lancer l’entreprise en septembre 2000, nous trouvons le nom et allons voir la ministre de la famille de l’époque, Ségolène Royal ainsi que la présidente de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales, ndlr) qui est l’autorité de tutelle des crèches en France, Nicole Prud’homme.

Nous les convainquons à l’époque de la nécessité d’ouvrir le secteur, alors exclusivement municipal ou associatif, aux sociétés privées. Bien évidemment, nous souhaitions avoir les mêmes exigences en termes de règles, devoirs, réglementations, diplômes et taux d’encadrement. Il s’agissait alors de réduire considérablement les listes d’attente comme ce qui s’était passé alors aux États-Unis et en Angleterre. Cela permettait de laisser accès à des centaines de milliers de famille à un mode de garde de qualité avec de vrais projets éducatifs. Les crèches présentent l’avantage d’être plus sécurisantes et qualitatives pour les familles car l’accueil collectif d’une équipe pluridisciplinaire est plus sécurisant qu’une garde avec un adulte seul. Il y avait alors une réelle demande de la part de l’état de professionnaliser la garde d’enfants. Nous décidons alors de monter un groupe de travail et de voir où nous mène notre réflexion.

Quelle a été la suite ?

En avril 2003, lors de la conférence de la famille, deux grandes mesures ont été annoncées : la mise en place de PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant) qui permet aux caisses d’allocations familiales de financer des familles pour la garde de leurs enfants à domicile ou à l’extérieur. Forts de cela, à l’été 2004, nous ouvrons la première crèche interentreprises en France à Orly, à côté de Rungis, dans une zone d’activité tertiaire. Il y avait alors de grandes entreprises présentes comme Danone ou encore Corsair. Cette crèche de 55 places était dotée d’un grand jardin. D’entrée de jeu une quinzaine d’entreprises, de toutes tailles, se sont manifestées pour leurs salariés.

En même temps des agents de l’État tels que les douanes d’Orly ou les agents du Conseil Général ont également souhaité y réserver des places. Petit plus, une collectivité, Chevilly-Larue, a souhaité travailler avec nous. En effet, en regardant où travaillaient les habitants de la commune inscrits sur la liste d’attente, elle s’était aperçue que de nombreux administrés travaillaient sur cette zone et donc qu’il serait judicieux de réserver des places près de leur lieu de travail situé en dehors de sa commune. Au final, nous avons eu lors de notre tour de table des employeurs du privé, des agents du public et des habitants d’une ville, nous étions donc déjà dans un modèle hybride. Cela montrait clairement que la problématique de la garde était nationale et partagée par tout le monde.

Comment se sont passées les autres ouvertures ?

Forts de ce statut de pionnier des crèches d’entreprise en France, nous avons commencé à nous développer sur cet axe des crèches d’entreprises et très rapidement en début 2005, la ville de Paris nous a sollicités sur un appel d’offres de délégation d’une de leurs crèches en nous disant « Nous avons entendu parler de vous et généralement lorsque l’on délègue ce sont des associations qui répondent ». Nous avons remporté cet appel d’offre et nous avons été le premier gestionnaire privé en France à gagner la gestion d’une structure municipale en délégation de service public. Au début, nous étions partis sur le fait d’implanter les crèches sur des zones d’activité non loin des entreprises mais, chemin faisant, nous nous sommes aperçus qu’il y avait une forte demande pour de la proximité près des lieux d’habitation. De nombreuses familles, notamment en zone urbaine, ne souhaitaient pas forcément prendre le métro, le RER ou faire du transport avec leurs enfants d’un ou deux ans. Assez rapidement, nous avons ouvert des bureaux à Lyon et Marseille et nous avons commencé à nous implanter sur ces zones. Forts de cette réflexion, nous avons commencé à ouvrir des crèches d’entreprise dans les villes notamment celle de la première et la deuxième couronne parisienne et Intramuros dans la capitale, partout où il existait une forte concentration d’habitation.

Avez-vous eu d’autres changements ?

Un phénomène est arrivé fin des années 2000 qui s’appelle les micro-crèches. C’était au départ un pilote lancé par le gouvernement qui disait qu’il fallait apporter un mode de garde dans les zones plus rurales car les demandes en terme de places étaient plus limitées : il n’y avait pas besoin d’implanter des crèches de 50 places mais plutôt des modules plus agiles de 10 places. En réalité, cela n’a pas pris du tout dans ces zones mais de nombreux entrepreneurs sociaux ont lancé des micro-crèches en centre-ville, en louant des locaux au pied des immeubles et en les transformant en crèches. Cela a très fortement pris en milieu urbain. Nous ne nous étions pas spécialement penchés sur cette forme de crèches mais nous avons été approchés par un groupe qui s’appelait « Crèches et Malices » qui avait développé un joli réseau d’une cinquante de micro-crèches car nous partagions la même organisation et le même projet éducatif. Nous avons décidé de les reprendre et nous nous sommes lancés dans cette troisième voie vers 2010.

Que s’est-il passé après ce troisième développement ?

Depuis 10 ans, nous avons finalement développé les trois voies et, aujourd’hui, notre capacité d’accueil de jeunes enfants est de plus de 12 000 places, dont un peu plus de 1 500 places en micro-crèches sur 150 structures, 7 000 places en crèches d’entreprise (60 % de l’activité, ndlr) et 3 500 en délégations de services publics. Nous faisons une croissance à deux chiffres depuis 20 ans et le groupe est passé d’1 million de CA en 2005 et d’une dizaine de salariés à 240 millions en 2020 et plus de 5 000 salariés rien qu’en France. Le phénomène des micro-crèches n’est pas à négliger car c’est celui qui possède la plus forte croissance et nous avons pu ainsi ouvrir de nombreuses crèches de proximité. Le succès s’explique aussi car ce sont des crèches très cocooning qui allient proximité et facilité.

Peut-on encore se développer dans le domaine ?

La part de marché du secteur privé des crèches est passée de 0 à 15 % en l’espace de 20 ans et le réservoir de croissance reste considérable. Près de 800 000 familles sont toujours en liste d’attente, et seulement 2 à 3 % des employeurs français, qu’ils soient privés ou publics, réservent des places de crèches pour leurs salariés. Nous avons ainsi ouvert au cours des 3 dernières années près de 50 structures par an, et le potentiel reste considérable (le secteur privé est le plus dynamique en la matière). Il ne faut pas oublier également que les villes gèrent encore 65 % des crèches en France, et que la tendance à l’externalisation est de plus en plus forte. Tout comme sur le marché des cantines scolaires, le durcissement des normes les incitent à externaliser de plus en plus la gestion de leurs crèches auprès de professionnels de la petite enfance comme Les Petits Chaperons Rouges. Pour accompagner cette hyper croissance, il faut donc structurer l’ensemble des fonctions du groupe, que ce soit au niveau opérationnel, ressources humaines (notamment recrutement ou gestion des talents) ou financier. Nous investissons donc des montants très significatifs chaque année à la fois en moyens humains et en outils pour nous structurer et nous consolider. Nous sommes en train d’opérer notre transformation digitale, qui s’avère primordiale pour continuer à croître sereinement et mieux servir nos familles et nos équipes.

Quel est votre avantage concurrentiel aujourd’hui ?

Il existe un phénomène nouveau qui est bénéfique pour nous et qui est la taille de notre réseau. Nous sommes présents dans plus près de 60 départements et dans tous les pôles économiques car qui dit pôle, dit en général habitations à côté. Ce qui est assez intéressant c’est que quand vous maillez le territoire, votre concept de crèches d’entreprises au pied des bureaux perd de sa pertinence. En réalité, nos grands-comptes qui représentent 40 – 50 % du CAC40 et du SBF120, nous disent : « J’ai 25 établissements en France, montrez-moi la qualité de votre maillage autour des lieux d’habitation des familles ». La plupart du temps, nous sommes capables de proposer à l’ensemble de leurs familles un établissement situé à moins de 10 minutes de leur domicile. Cette qualité du maillage nous donne un avantage concurrentiel considérable car les familles vont choisir la crèche qui leur plaît le plus en visitant les structures ou en regardant si elle est proche de leur domicile, de leur lieu de travail, ou, si les parents sont séparés à mi-chemin. Ils choisissent la plus pratique pour eux et nous faisons matcher l’offre et la demande dans la structure. On a créé cette offre réseau avec nos 450 structures en France et un maillage qui colle aux besoins des familles et cela représente une barrière à l’entrée colossale. Cela s’est construit au fil de l’eau et c’est vrai que nous ne l’avions pas anticipé au départ.

Comment vous développez-vous aujourd’hui ?

A 90 %, hormis les micro-crèches, notre réseau s’est constitué de façon organique, nous permettant d’offrir une ergonomie architecturale et pédagogique partout en France. Un atrium de jeu central qui donne sur le bureau de la directrice quand vous arrivez qui donne lui-même sur une salle de jeux et de peinture, sur une salle d’éveil des sens et sur les trois secteurs (moins d’un an, de deux ans et de trois ans) et tout cela avec au moins un minimum de couleurs. Notre ambiance se veut très lumineuse.

Nous désirons que toutes les pièces communiquent entre elles ainsi que sur l’atrium. Cette disposition offre une très grande fluidité avec des codes couleurs et une qualité des matériaux qui fait que vous reconnaissez une crèche les Petits Chaperons Rouges dès l’entrée. Cela donne un avantage sur les concurrents qui se sont construits essentiellement en croissance externe ou qui sont issus de la fusion d’une dizaine de réseaux de taille moyenne. Je trouve, en effet, que dans notre cas, cela facilite la mobilité de nos équipes et de nos professionnels d’une crèche à l’autre car ils ne sont pas perdus en changeant de crèche, ce qui est favorable à la gestion des carrières et la mobilité.

Il en est de même pour les familles qui retrouvent la même typologie de crèche quand ils ont des mutations de poste et qu’ils doivent trouver une place de crèche pour leurs enfants. Cela aide également au niveau du déploiement de tout ce qui touche à la sécurité ou encore au sanitaire, par exemple, afin qu’il s’effectue de manière plus efficace. Tous les 5 ans, nous cherchons à faire évoluer notre concept et notre charte architecturale : nous sommes passés d’un sol souple avec des couleurs vives à un sol semblable à du parquet, qui donne un esprit plus cozy et plus zen. Tout cela évolue en fonction des dernières découvertes scientifiques (comme les neurosciences notamment) et les recherches des pédagogues de la Petite Enfance.

Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées ?

Il y en a eu un paquet ! La chance que nous avons eue c’est que nous n’avons jamais fait de grosses erreurs stratégiques. Nous avons toujours géré en bon père de famille et nous étions assez prudents dans nos choix. Quand nous avons testé une innovation, nous l’avons réalisée dans des clusters et nous avons fait des pilotes avant de la déployer à l’échelle nationale, que l’on parle d’innovation organisationnelle ou pédagogique notamment. Sinon, les difficultés il y en a plusieurs.

La première c’est que quand vous rencontrez une croissance comme la nôtre, l’équipe de départ n’est pas celle d’aujourd’hui. Forcément, certains salariés vont croître et grandir avec l’entreprise alors que d’autres ne se retrouvent pas dans la nouvelle taille et la nouvelle organisation. Le fait d’avoir un accès direct au patron n’est pas le même quand nous gérons 5 000 salariés en France et 5 000 à l’étranger que quand nous étions tout petits. Vous ne pouvez plus avoir le même accès à lui qu’avant et puis vous avez un n-1 et n-2, ce qui peut ne pas vous plaire. Arriver à faire grandir l’équipe de départ avec l’organisation représente un vrai challenge et heureusement cela passe par des arrivées de personnes extérieures. Elles ne vont pas d’ailleurs être forcément expertes du domaine de la petite enfance, mais elles vont apporter une expertise différente et nouvelle dont nous avons besoin pour nous renouveler et nous réinventer. Pour le fondateur, la difficulté réside dans le fait de trouver le bon équilibre entre les anciens et les nouveaux car les deux sont nécessaires au succès. Les anciens représentent la mémoire de l’entreprise et une vraie expertise. Les nouveaux apportent une réflexion « out of the box » (en dehors du cadre, ndlr) comme disent les américains et cela donne un prisme et une vision différente. C’est un subtil mélange entre les deux qui fait que tout fonctionne.

Quels sont vos autres défis ?

La transformation digitale représente un vrai challenge et elle ne s’effectue pas d’un claquement de doigts. Ce sont d’énormes pans du budget et cela prend du temps à déployer et à implémenter. Cela vient perturber les méthodes de travail des équipes mais cela apporte quelque chose qui est unique et nécessaire pour l’avenir c’est-à-dire que c’est une data fiable en un seul point qui est modélisable. Je m’explique : dans de nombreuses entreprises, la data arrive de multiples points différents et ensuite elle est copier-coller d’un service à l’autre. Mais, il faut prendre en compte que la donnée bouge tous les jours et lorsqu’un service l’utilise elle est déjà périmée quelque part. L’une des forces est d’avoir les données en temps réel. Notre challenge était donc que la data soit centralisée en un seul point et que quand, par exemple, on veut faire une formation, on puisse savoir exactement qui sont les salariés dans chacune des crèches. Avant, on réalisait un export et, quand on faisait la recherche, il y avait peut-être une salariée qui était partie en congé, une nouvelle qui était arrivée… En résumé, pour 80 % on touchait les bonnes personnes et 20 % les mauvaises. Dans la digitalisation, nous avons donc voulu aller au bout de l’exercice

La qualité représente-t-elle un défi ?

Oui bien sûr ! Il s’agit avant tout de faire croître et d’industrialiser l’entreprise pour que les process soient au rendez-vous et que la qualité puisse être supérieure et uniforme. Je vais vous donner un exemple : souvent quand une boîte grandit, il y a plein d’établissements et on a tendance à être moins regardant sur la qualité. Quand vous avez une seule crèche, il est, en effet, facile de regarder les détails comme l’affichage et la signalétique alors que quand vous en avez 450, il faut se reposer sur des strates intermédiaires que sont les directrices entre autres pour assurer cela. Prenons un autre exemple concret où process et qualité doivent être présents. Lorsque nous avions 20 ou 30 crèches, nous avions des exercices d’évacuation tous les ans ou bien nous devions nous assurer que les extincteurs avaient bien été vérifiés par l’entreprise en charge, comme à présent. Dans l’ancienne manière de s’en assurer, c’était dans la to do list de la directrice pour que ce soit fait 1 fois par an. Aujourd’hui, notre service Hygiène Sécurité Environnement met en place des campagnes d’exercices plusieurs fois dans l’année pour préparer les équipes. Pour que cette industrialisation se fasse efficacement, il reste nécessaire d’avoir des bons relais managériaux intermédiaires, d’avoir des directives très claires et des tableaux de reporting performants. Cela représente un vrai challenge.

Contribuez-vous à l’amélioration de votre secteur ?

Nous avons travaillé avec SGS ICS, leader dans le domaine de la certification, et élaboré avec eux un des premiers référentiels de certification de service du domaine de la Petite Enfance. Nous sommes le premier groupe privé d’entreprise de crèche certifié en France et nous avons fait valider notre référentiel par les pouvoirs publics, la CAF, les parents, les services de la PMI avec plus de 130 points de contrôle. Notre référentiel est public et en libre accès car je pense que, pour qu’un secteur d’activité s’améliore, il faut se serrer les coudes et partager : nous l’avons fait valider par la COFRAC pour qu’il devienne une référence officielle, accessible au monde entier. Aujourd’hui, nos crèches ont cette certification « Crech’expert » et les auditeurs externes de SGS viennent chaque année contrôler les crèches. Ils relèvent les éventuelles non-conformités, celles mineures ou majeures et vous laissent un délai pour corriger vos non-conformités. A défaut, vous perdez votre certification. C’est une manière de faire vérifier par un œil externe la qualité.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier ?

Ce qui m’apporte le plus de fierté au bout de 20 ans, c’est d’abord mes salariés car nous sommes partis à quelques-uns et aujourd’hui nous sommes 10 000 partout dans le monde et il reste satisfaisant de penser que nous faisons vivre autant de familles. Ensuite, c’est de me dire que nous avons eu près de 200 000 familles qui nous ont confié leurs enfants, en crèche ou en école maternelle. En effet à l’étranger, nos structures accueillent des enfants de 0 à 6 ans.

Quelles vont être les conséquences de la crise du COVID ?

La crise de l’épidémie de coronavirus fait que nous basculons dans un monde où les salariés et les familles vont nous challenger encore plus sur la quête de sens et la qualité. Ce sont des éléments sur lesquels nous sommes en train de travailler dans l’optique de la réouverture des structures qui va être très progressive dans les mois qui viennent. Il faudra être au contact et proche des familles et des salariés ! 

« La transformation digitale représente un vrai challenge et elle ne s’effectue pas d’un claquement de doigts. Ce sont d’énormes pans du budget et cela prend du temps à déployer et à implémenter.« 

Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président Groupe Grandir

Quel sont vos conseils pour ceux qui VOUDRAIENT entreprendre ?

  1. Déjà entreprendre c’est génial ! Entreprendre cela veut dire qu’il faut de tout pour faire un monde et il y en a qui sont à l’aise pour le salariat et c’est la majorité des personnes sur la planète. Et il y en a d’autres que cela dérange et qui ne s’en satisfont pas et qui ont besoin d’entreprendre et d’être leur propre patron. Cela s’adresse à des gens qui ont un tempérament fondamentalement optimiste car que ce soit au début ou au moment où elle grandit, votre job au quotidien c’est de gérer les difficultés. Votre job c’est de gérer 5 sujets chaque jour urgents et importants où les équipes appellent au secours et personne d’autre va le faire à votre place. Si vous êtes pessimiste vous n’y arriverez pas !
  2. Avoir une vraie appétence au risque. Si vous n’êtes pas capable de prendre des risques et si la seule chose qui vous préoccupe c’est votre PEA, l’entrepreneuriat n’est pas fait pour vous. Il ne faut pas avoir peur de se prendre des gamelles et d’y retourner et de recommencer parce que c’est un parcours du combattant. Et pas dans la création d’entreprise ou dans l’accès au fond d’amorçage car je pense que la France est extrêmement bien outillée par rapport aux autres pays. Nous avons fait en 20 ans des progrès phénoménaux là-dessus.
  3. Il y a aussi être multifonctions : trouver le bon concept, le décliner dans un business model qui tient la route, lever des fonds, être capable d’avoir des clients, engranger la machine, la rentabilité, avoir une vraie vision pour sa boîte à moyen terme.
  4. Avoir une vraie vision sociétale car le monde de demain sera encore plus sur le juste équilibre entre l’économique et le social, cela veut dire que la pérennité et la performance économique sont essentielles dans une entreprise mais à condition que cela vienne aussi nourrir l’innovation sociale, la vision sociétale de la boîte, le pourquoi on est là, comment on donne du sens. La génération Z ne rejoint plus une boite sans savoir ce que l’on fait pour la société. Un entrepreneur demain encore plus qu’hier devra trouver cet équilibre. C’est pourquoi nous avons été l’une des premières entreprises ETI à l’été 2019 à insérer notre raison d’être dans nos statuts qui est de « contribuer pas à pas à l’éveil des nouvelles générations » alors qu’à l’époque il n’y avait que 2 – 3 grands groupes qui le faisaient.
  5. Il faut être capable de tout faire. Dans les années 1990, Guy Kawazaki qui était chez Apple, lors d’une conférence a répondu à un un entrepreneur qui lui demandait s’il existait des entreprises qui aidaient à l’écriture du Business plan. « Si vous êtes entrepreneur et que vous n’êtes pas capable d’écrire vous-même votre business plan, c’est peut-être que vous vous êtes trompé de voie ». Pour moi, il faut être capable de partir d’une page blanche et d’être extrêmement curieux. Il faut être capable de trouver dans d’autres secteurs d’activités et de dupliquer dans le vôtre des bonnes idées. Il faut être à l’écoute de tout. C’est une sorte d’ouverture d’esprit et de remise en question permanente et dans un tel parcours du combattant il faut avoir le cœur bien accroché. 

Le Capital Social : kesako ?

Le capital social est composé d’apports en numéraire (sommes d’argent, parts sociales, actions d’autres sociétés, etc.) et/ou d’apports en nature biens autres que de l’argent (immeubles, fonds de commerce, marques, brevets, etc) mis à disposition de la société par les associés ou actionnaires lors de sa création. En échange de ces apports, les associés reçoivent des parts sociales, les actionnaires des actions.

Depuis les lois DUTREIL le capital minimum d’une société de type SAS ou SARL ou dérivées, a été fixé à 1 euro. Dans la réalité, l’enjeu ne s’avère pas aussi simple car le capital social a des conséquences à ne pas sous-estimer.

D’abord, il faut considérer que l’absence de capital social peut nuire à la crédibilité de la société. Toutefois, aujourd’hui cet impact n’est plus aussi grand qu’il ne l’était autrefois. Sa valeur minimum du capital social reste en général fonction de l’activité de l’entreprise. Il est évident que des entreprises de conseils n’ont pas besoin du même montant qu’une société industrielle pour rassurer les banques par exemple. Il ne revêt pas la même utilité. 

Le capital social (et lors de la vie sociale de l’entreprise – les capitaux propres- [Capital social + réserves + ou – report à nouveau]) est ausculté par les financiers de l’entreprise qu’ils soient banquiers ou investisseurs. 

Quelles sont les obligations liées au capital social ?

Le capital social est lié à 3 obligations :

  • être non fictif : l’associé se doit de jouir d’un droit incontestable sur le bien qu’il apporte au capital
  • être fixe : à l’exception des sociétés bénéficiant d’un capital variable, le capital d’une société ne saurait évoluer sans modification des statuts de la société
  • être intangible : un associé ne peut récupérer son apport au capital social avant la dissolution de la société.

Les sociétés à capital social variable

Toute société, à l’exception de la société anonyme et des sociétés coopératives, peut opter, lors de la rédaction de ses statuts pour une clause de variabilité de son capital. Elle peut alors faire varier son capital social, à la hausse ou à la baisse. Cependant, elle doit respecter les limites d’un capital minimal et maximal, à indiquer dans les statuts.

Le dépôt de capital social est une étape obligatoire lors de la création d’une entreprise. 

Le capital social d’une entreprise : quelle est son utilité ?

Le capital social est un élément indispensable et obligatoire de la création d’une société, mais son utilité perdure dans le temps. 

Il sert :

  • de base ou de clé de répartition des pouvoirs au sein de la société,
  • de mode spécifique de financement : il peut par exemple servir à compenser les pertes temporaires d’une société sans fonds propres suffisants, ou éviter au moins provisoirement sa cessation des paiements. Pour les créanciers de la société, le montant du capital social représente une garantie sur leur créance et donc sert à consolider la confiance.

A quel organisme déposer le capital social ?

Le dépôt consiste en une remise d’une somme d’argent sur un compte bloqué. En outre, les fonds doivent être déposés et encaissés auprès d’un dépositaire qui peut être :

  • une banque,
  • la Caisse des dépôts et consignations (CDC),
  • un notaire.

Quel montant doit-on déposer ?

Selon la forme juridique, le montant minimum du capital social est de :

  • 1 € pour une SARL, SAS, SASU, SNC ou EURL (capital minimum libre)
  • 37 000 € pour une société anonyme (SA)
  • 18 500  € pour une coopérative de forme SA

Il n’est pas obligatoire de verser la totalité du capital social lors de la création de la société. Le versement peut être échelonné dans le temps (le reste du capital doit cependant être versé dans les 5 ans) avec un minimum fixé à :

  • 20 % pour les SARL
  • 50 % pour les SA et les SAS

Le capital social d’une entreprise, comment le notifier ?

Le capital social n’est pas figé, et peut évoluer par la suite. Pour autant, lors de la création de la société, son montant doit :

  • être inscrit à l’actif de la société
  • être déclaré lors de l’immatriculation de la société au Registre du commerce et des sociétés (RCS)
  • être mentionné dans les statuts
  • apparaître à la suite de la dénomination sociale et de la mention de la forme juridique de la société, sur tous les documents destinés à des tiers, notamment : les courriers, les devis, les factures, les annonces, les publications diverses, les mentions légales du site internet, etc.

Le capital social d’une entreprise : comment débloquer les fonds ?

Après le dépôt du capital social effectué et l’immatriculation de la société réalisée, les fonds peuvent être débloqués. Pour cela, le ou les gérants doivent présenter l’extrait Kbis (extrait constatant l’immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés). Les fonds peuvent alors être virés sur un compte courant ouvert au nom de la société et le ou les gérants peuvent donc en disposer librement pour les besoins de la société.

À quel moment le capital doit-il être déposé ?

Le capital social doit être déposé dans une banque, à la caisse des dépôts et consignation ou chez un notaire, avant l’immatriculation de votre société et même avant la signature des statuts. Ainsi, la somme déposée sera bloquée jusqu’à l’obtention de votre Kbis. Sur présentation du kbis, preuve d’immatriculation au greffe du tribunal de commerce de votre entreprise, la banque ouvrira un compte au nom de votre société et vous aurez ainsi accès à cette somme. Sachez que si vous avez des difficultés à trouver une banque, vous pouvez toujours vous rendre à la caisse des dépôts et consignations.

Selon les formes juridiques, les exigences ne sont pas les mêmes :

  • pour la SCI, aucune preuve de dépôt n’est exigée par le tribunal de commerce lors de l’immatriculation ;
  • pour l’EURL et la SARL, il convient de fournir au dossier une attestation de dépôt des fonds de la banque, du notaire ou de la caisse des dépôts et consignation. À défaut, il faut indiquer dans les statuts, les coordonnées précises de la banque ;
  • pour la SASU et la SAS, il faudra obligatoirement fournir une attestation de dépôt des fonds.

Peut-on facilement modifier son capital ?

Une fois votre société immatriculée, si vous souhaitez modifier le capital, il faudra procéder à un dossier complet :

  • la rédaction d’un procès-verbal de réduction ou d’augmentation de capital ;
  • une modification des statuts ;
  • une annonce légale dans un journal habilité ;
  • une formalité au tribunal de commerce.

À noter qu’il existe la possibilité d’opter pour un capital variable. En réalité, ce mécanisme est peu fréquent et adapté à certaines situations bien particulières. Il permet de fixer un capital minimum et un capital maximum. Entre ces deux montants, le capital pourra varier de manière plus flexible.

A la création de l’entreprise, il ne faut pas négliger de constituer un véritable capital social pour l’entreprise que l’on crée. En effet, dans la vie de l’entreprise, il faut savoir conforter les capitaux propres, et parfois pratiquer des augmentations de capital. Il est à noter que sur ce dernier point quelques incitations fiscales demeurent. N’hésitez pas à consulter votre expert-comptable et votre avocat, ensemble ils sauront vous orienter sur la bonne voie.

5 organismes essentiels à connaître absolument avant de vous lancer

4 organismes essentiels à connaître absolument avant de se lancer

Nécessaires au projet de création d’une entreprise et tout au long de son activité, des organismes essentiels sont à connaître impérativement. Un certain nombre d’entre eux sont en effet indispensables à la bonne marche de l’activité des entreprises, alors quels sont ces organismes vie professionnelle-privée qui s’adressent aux professionnels et entrepreneurs qui désirent créer leur entreprise ?

Le RCS( Registre national du commerce et des sociétés )

Organisme professionnel indispensable à la création d’une entreprise, le Registre du Commerce et des Sociétés constitue l’étape obligatoire avant de se lancer. Différentes formalités administratives et légales sont en effet à connaître avant de créer son entreprise, et le RCS constitue sans doute l’organisme le plus important. S’adressant plus spécifiquement aux commerçants personnes physiques ou morales, le RCS enregistre officiellement l’immatriculation et le début d’activité d’une entreprise. Le registre incorpore alors un certain nombre d’informations légales et administratives visant à informer les tiers d’une nouvelle création d’entreprise. L’inscription préalable au RCS est par exemple indispensable avant de demander un crédit bancaire. Le RCS constitue ainsi un organisme officiel indissociable du greffe du tribunal de commerce, chargé d’établir toutes les déclarations légales de création d’entreprise.

L’immatriculation au registre national du commerce et des sociétés (RCS), combien ça coûte ?

Les frais d’immatriculation varient selon la structure juridique et la finalité de l’entreprise. Ils doivent être réglés au moment du dépôt de la demande d’immatriculation.

Structure juridiqueCoût de l’inscription au RCS
Micro-entrepreneurgratuit
Entreprise individuelle commerciale25,34 €
Personnes morales 
Sociétés commerciales avec création d’établissement39,42 €
Autres sociétés et groupements avec création d’établissement70,39 €
Constitution sans activité, y compris les sociétés commerciales70,39 €
Achat, apport, mutation onéreuse avec ou sans 1er avis au BODACC (loi 1909)73,21 €
Prise en location-gérance, prise en gérance-mandat73,21 €
Immatriculation sans BODACC (certaines SEL, GAEC, CUMA…)70,39 €

Certaines entreprises sont assujetties à la double immatriculation RCS/RM (Répertoire des métiers). Il en est ainsi des artisans-commerçants et des sociétés exerçant une activité artisanale. Dans ce cas, les frais d’immatriculation doivent être réglés à la fois au RCS et au RM.

Quelles entreprises doivent s’immatriculer au registre national du commerce et des sociétés (RCS) ?

Le registre national du commerce et des sociétés est une base de données regroupant toutes les personnes physiques et les personnes morales exerçant une activité commerciale. Toutes les entreprises dont l’activité est commerciale doivent obligatoirement s’y inscrire sous peine de sanctions :

  • les entreprises individuelles (EI) y compris les micro-entrepreneurs
  • les entreprises unipersonnelles à caractère limitée (EURL)
  • les sociétés à responsabilité limitée (SARL),
  • les sociétés par actions simplifiées (SAS)
  • les sociétés anonymes (SA)
  • les sociétés en nom collectifs (SNC)
  • les sociétés civiles
  • les groupements d’intérêts économiques (GIE)

Quand s’immatriculer au registre national du commerce et des sociétés (RCS) ?

L’immatriculation au RCS s’effectue  entre le mois qui précède le début d’activité et les 15 jours qui suivent le début de l’activité.

Pour les micro-entrepreneurs, l’immatriculation s’effectue au moment de la déclaration d’activité.

Comment s’immatriculer au registre national du commerce et des sociétés (RCS) ?

2 possibilités s’offrent à vous. Vous pouvez vous rapprocher du centre de formalité des entreprises (CFE) ou du greffe du Tribunal de commerce compétent.

Les centres de formalités des entreprises (CFE)

Interlocuteurs de premier niveau, les CFE sont des guichets uniques. Ils jouent le rôle d’interface entre le créateur d’entreprise et les administrations. Enfin, Ils permettent aux entreprises d’accomplir en un même lieu et au travers d’un dossier unique les déclarations relatives à leur création, aux modifications de leur situation ou à la cessation de leur activité.

Votre CFE dépend de la nature de votre activité, du statut juridique et de la domiciliation de votre entreprise. Vos démarches peuvent se réaliser en ligne.

Le greffe du Tribunal de commerce

Deux solutions se présentent à vous :

  • par courrier

Vous pouvez envoyer votre  demande d’immatriculation par courrier  au greffe du Tribunal de commerce du ressort du siège social de votre entreprise. Pour ce faire, remplissez le formulaire correspondant à la forme juridique de votre structure. Complétez votre dossier avec les pièces justificatives listées en annexe du formulaire.

  • en ligne sur infogreffe.fr 

Remplissez le formulaire sur le site infogreffe.fr : immatriculation au RNCS et joignez les pièces justificatives demandées de manière dématérialisée. Vous devez joindre un exemplaire de vos statuts.

Si votre dossier est complet, un  justificatif d’immatriculation au RNCS vous sera délivré dans les 24 heures par le greffe du Tribunal de commerce : l’extrait K (pour les personnes physiques) ou K bis (pour les personnes morales).

L’annonce à faire paraître au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) incombe au greffier lors de l’immatriculation de l’entreprise. Le BODACC assure la publicité des actes enregistrés au RCS tout au long de la vie d’une entreprise : création, modifications, mutations et cessation d’activité.

Le JAL

Avant de se lancer dans la création d’une entreprise, il est nécessaire de connaître l’existence du Journal d’annonces légales qui répertorie plusieurs formalités administratives. C’est ainsi dans ce JAL que se trouvent les annonces légales de création d’entreprise classées par département, mais aussi les changements de statut, de gérance, de dissolution et de bien d’autres changements. Indispensable alors avant de créer son entreprise pour consulter la concurrence et voir quelles sont les entreprises présentes dans son secteur d’activité, le JAL est aussi obligatoire pour les entrepreneurs qui doivent publier un acte administratif sous peine de nullité. S’adressant aux personnes physiques comme aux personnes morales, le journal juridique des entrepreneurs constitue un véritable recueil des annonces judiciaires et légales.

Publication dans un journal d’annonces légales (JAL) : comment faire ?

La publication de démarches administratives s’effectue dans un JAL habilité dans le département où est situé :

  • le siège social de l’entreprise
  • le domicile du particulier, au choix des parties.

Comment choisir  le journal habilité ?

Le choix du journal appartient aux parties. Cependant, toutes les annonces judiciaires relatives à une même affaire doivent être insérées dans le même journal.

Les entreprises commerciales doivent publier les annonces concernant les actes enregistrés au RCS (ventes et cessions, immatriculations et créations d’établissement, modifications et radiations de personnes physiques ou morales inscrites au RCS, procédures collectives) :

  • soit au Bodacc,
  • soit dans un JAL.

Le non-respect des formalités de publicité peut entraîner la nullité des actes.

Lors de la publication, le journal fournit au déclarant une attestation de parution ou la copie du journal. Celle-ci est nécessaire pour prouver la parution et pour d’autres démarches ultérieures (notamment pour une demande de modification au RCS).

Chaque annonce mise en ligne comprend :

  • toutes les mentions figurant dans l’annonce publiée dans le journal habilité,
  • le nom de ce journal et la date de publication dans ce journal

Toute personne qui a besoin d’une copie d’une annonce dans son format imprimé doit en faire la demande directement auprès de l’éditeur du journal d’annonces légales, aux frais du demandeur.

Les journaux habilités doivent publier les annonces judiciaires et légales au prix de la ligne d’annonce, en fonction d’un tarif de base fixé par arrêté ministériel  (diffèrent selon les départements).

Pour l’année 2020, le tarif de base est de 4,07 € HT. Il peut atteindre 5,39 € à Paris et en Seine-Saint-Denis.

Les tarifs sont réduits :

  • de 70 % pour les annonces faites par les personnes qui bénéficient de l’aide juridictionnelle,
  • de 50 % pour les annonces publiées dans le cadre des procédures collectives.

Le tarif d’insertion d’une annonce judiciaire et légale ne peut faire l’objet d’aucune remise ou ristourne.

Le tarif à la ligne pratiqué par l’éditeur doit figurer en tête de rubrique des annonces légales du journal habilité.

Le CFE

Véritable institution, le Centre de Formalités des Entreprises est le lieu privilégié des créateurs d’entreprise. Chaque CFE par département regroupe en effet en un unique endroit les formalités administratives et autres déclarations nécessaires à la création comme le changement d’activité d’une entreprise. À la manière du guichet unique, le CFE s’adresse à tous les artisans et commerçants, professionnels libéraux et auto-entrepreneurs. Chargé de simplifier l’ensemble des démarches administratives des entrepreneurs, le Centre de Formalités des Entreprises reste indispensable pour toutes les déclarations. Celui-ci est ainsi un interlocuteur privilégié pour toutes les demandes d’Accre et d’exonération des charges sociales. Le CFE centralise alors toutes les pièces des dossiers et autres demandes d’inscription. Par ailleurs, il est chargé de les transmettre aux différents organismes publics tels les services fiscaux.

L’AFE (APCE)

Le site web APCE – Agence pour la Création d’Entreprise – est devenu AFE pour Agence France Entrepreneur. L’AFE est une plateforme Web d’informations et de conseils dédiés aux créateurs/repreneurs/nouveaux dirigeants d’entreprise. De la réalisation du business plan aux prévisions financières en passant par le choix du statut juridique, de multiples fiches techniques, mises à jour régulièrement, vous aideront dans vos premiers pas d’entrepreneurs. Vous pouvez également télécharger des études de marché très complètes pour connaître l’état de santé d’un secteur d’activité (entre 10 et 20 euros le téléchargement). L’APCE/AFE propose également une liste de professionnels proches de chez vous et en rapport avec vos besoins. Le site se veut référent en matière de promotion de l’entrepreneuriat sur tout le territoire.

Véritable bible pour les futurs entrepreneurs, l’Agence pour la Création d’Entreprises est une association créée en 1996 et destinée à accompagner les professionnels dans leurs démarches. Chargée d’informer, de guider et d’orienter les entrepreneurs vers les services les plus adaptés, l’AFE constitue une source d’informations indispensable à consulter régulièrement tout au cours de son activité professionnelle. Regroupant en effet en un seul site en accès gratuit tout ce qu’il y a à connaître avant de débuter sa création d’entreprise, l’AFE édite régulièrement des fiches pratiques et des guides afin d’orienter au mieux les entrepreneurs. Chargée également de promouvoir la création d’entreprise, l’AFE est une association d’utilité publique présidée par intérim par Gaël Obein à la  suite à la démission  de Cédric Lewandowski, Président de l’association française de l’éclairage depuis juin 2018.

Des aides économiques tout azimut depuis le confinement et le déconfinement

Des aides économiques

Depuis plusieurs mois pour parer aux difficultés des entreprises face à la pandémie l’Union européenne comme le gouvernement Français multiplient les aides dans tous les secteurs. Il n’est pas de jour où les ministres ne viennent répondre aux demandes d’aides des représentants de chaque activité, du Médef et des partenaires sociaux. Focus sur des aides économiques depuis le confinement et le déconfinement.

Un plan de 100 milliards d’euros pour éviter le décrochage économique

Jean Castex, Premier ministre, a présenté jeudi 3 septembre le plan de relance de 100 milliards d’euros. Celui-ci sera ensuite décliné par tous les ministères concernés par les nouveaux dispositifs. L’objectif est de permettre à la France de retrouver d’ici à fin 2022 le niveau de PIB de fin 2019 afin d’effacer l’impact de la crise sanitaire et de créer les emplois de demain dans l’économie verte.

Le programme d’urgence de la Banque centrale européenne

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé renforcer et prolonger son programme d’urgence destiné à soutenir l’économie de la zone euro face à la crise du coronavirus. Le programme de rachat de dette publique et privée « PEPP », d’un nouveau montant de 1 350 milliards d’euros au total a été prolongé jusqu’« au moins fin juin 2021 », contre fin 2020 initialement. En effet, la BCE estime que le PIB de la zone euro va chuter de 8,7 % en moyenne avant de rebondir de 5,2 % l’an prochain. Elle a annoncé maintenir ses taux directeurs inchangés à leur plus bas niveau historique avec pour objectif de stimuler l’économie de la zone euro. Le principal taux d’intérêt a ainsi été maintenu à zéro. Cependant, les banques se verront appliquer un prélèvement de 0,50 % sur les dépôts qu’elles confient à la banque centrale au lieu de les prêter à leurs clients. 

1,2 milliard d’euros supplémentaires pour aider les startups

Afin d’éviter le rachat de jeunes pousses françaises par les géants du numérique et les fonds étrangers, le gouvernement débloque 1,2 milliard d’euros à destination de la French Tech. Ce dernier s’ajoute au plan de soutien pour l’écosystème de 4 milliards d’euros octroyés en mars. En réalité, l’objectif est de soutenir la création d’emplois. La France dénombre environ 13 000 jeunes pousses avec plus de 100 000 personnes. Or, les startups françaises auraient dû générer environ 25 000 créations d’emplois courant 2020, ce qui paraît difficile dans le contexte actuel. Un fonds appelé « French Tech Souveraineté » va être créé et sera géré par Bpifrance. Il sera doté de 150 millions d’euros pour financer des entreprises qui développent des « technologies d’avenir à caractère souverain ». Le fonds pourrait ensuite atteindre les 500 millions d’euros d’ici 2021.

Tickets-restaurant : le nouveau plafond à 38 euros

Une mesure tant attendue a fait passer vendredi 12 juin le seuil de paiement journalier de 19 à 38 euros des tickets-restaurant, le vendredi 12 juin. Ils pourront, cerise sur le gâteau, s’utiliser les week-end et les jours fériés dans les restaurants, hôtels-restaurants et les débits de boisson jusqu’à la fin de l’année. C’est une aide précieuse dans la tourmente d’aujourd’hui pour les restaurateurs. L’objectif du gouvernement est de relancer la consommation dans la restauration, près d’1,5 milliard d’euros seraient à réinjecter. Cette mesure va permettre à 4,4 millions de salariés d’utiliser leurs titres à leur guise et notamment à ne plus hésiter à aller au restaurant.

Le classement des marques et enseignes préférées des Français

marques et enseignes préférées des Français

Difficile dans ce contexte où toutes les références ont été mises à mal de discerner l’impact réel des entreprises et enseignes. Le cabinet EY-Parthenon a mené une étude avec le media Marketing auprès de 10 000 consommateurs pour sélectionner les marques et enseignes préférées des Français. En 2020, c’est Décathlon qui se hisse sur la première marche du podium.

Face à la multiplication de l’offre sur le marché, le consommateur manque de repères. Pour effectuer ses achats, il se réfère à celui des autres consommateurs et donc à une influence choisie

Créé en 2009 par NetMedia Group, l’événement et label Enseigne Préférée des Français fait désormais partie des élections les plus prestigieuses de consommateurs dans le secteur du retail. Portée par la marque média Marketing (Marketing Magazine et Emarketing.fr), l’étude menée auprès du grand public permet aux consommateurs de donner leur avis sur les critères d’appréciation des enseignes les plus renommées de France. 

192 enseignes évaluées

Cette année, 192 enseignes ont été évaluées par les 10 000 répondants de l’étude sur internet. Le palmarès de cette année 2020 contient 19 catégories diverses avec de grandes enseignes:

– Décathlon est en tête pour le sport en plus d’être désignée l’enseigne préférée des Français

– Grand Frais pour l’alimentation spécialisée

– IKEA pour l’ameublement et la décoration

– Sephora dans le secteur de la beauté

– Leroy Merlin se distingue dans la catégorie bricolage

– Zalando, la plateforme de vente en ligne, pour le domaine des chaussures

– Leclerc pour la grande surface alimentaire

– Gamm’vert dans le jardinage

– Histoire d’Or pour la joaillerie

– Etam lingerie a été élue par les répondants pour le secteur lingerie

– Kiabikids pour la mode enfant

– ZARA pour la mode généraliste monomarque

– Les Galeries Lafayette pour la mode multimarque

– Amazon tire son épingle du jeu pour les multimédia, l’électroménager et les produits culturels

– Action pour les objets du quotidien

– Krys pour le secteur optique

– Buffalo Grill pour la restauration à table

– McDonald’s dans le domaine de la restauration rapide

– Franck Provost arrive en tête pour la catégorie des salons de coiffure

Decathlon est l’enseigne préférée des Français.

C’est, en tout cas, ce que révèlent les résultats de l’édition 2019 du classement des enseignes préférées des Français, réalisé par le cabinet de conseil en stratégie OC&C et publié ce mercredi 4 décembre 2019. Decathlon retrouve la première place de ce classement, comme en 2017 : l’enseigne avait été devancée par Grand Frais l’année dernière. Selon David de Matteis, associé de OC&C, les Français ne font plus « de compromis sur la qualité pour du prix, plébiscitent les offres exclusives qui offrent ce meilleur équilibre entre qualité et prix, et prennent de plus en plus en compte l’engagement dans le développement durable des enseignes ».

Après la confiance, le critère qui influence le plus le classement d’une enseigne est la qualité. C’est sur cet indicateur que les dix premières enseignes du classement que les lignes de la performance bougent  :  Naturalia arrive directement à la 10ème place, grâce à un gain de 66 places, en est le meilleur exemple. Autre enseignement, à part Amazon à la 9ème place, les meilleures performances proviennent d’enseignes « omnicanales », c’est-à-dire proposant la vente de leurs produits à la fois en magasin et sur internet. Avec Naturalia, les Galeries Lafayette (+8 places) et Leroy Merlin (+7) affichent les meilleurs progressions. À l’inverse, Sephora (-6 places), Cultura (-5) et Jardiland (-4) perdent des places dans le classement 2019.

Le cabinet OC&C a demandé à plus de 4 500 Français de noter les enseignes qu’ils fréquentent, d’attribuer un score général ainsi qu’un score sur chacune des dimensions clés de la proposition (prix, choix, service, etc.). Les résultats ont ensuite été compilés pour établir un classement.

Les enseignes préférées dans le contexte  de la pandémie et du confinement 

Cette édition du mois de mai, nous permet de souligner quelques tendances du déconfinement. Tout d’abord les places de marché C2C (de consommateurs à consommateurs) ont bien le vent en poupe : Vinted remonte dans le top 10 et le bon coin fait un bon spectaculaire en intégrant le top 25. Le bon coin profite notamment de ses nouvelles fonctionnalités, qui permettent de payer directement sur la plateforme et bientôt de faciliter la livraison avec colissimo.

Ensuite, le bricolage recule en mai par rapport à ses niveaux très élevés atteint pendant le confinement : Leroy Merlin, Mano Mano, Castorama et Brico Privé reculent tous mais restent dans le top 50 des enseignes préférées des Français.

Enfin, Ikea reprend sa place de 3e marque préférée des Français au détriment de Nike.

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Quizz : Êtes-vous prêt à séparer votre vie privée et votre vie professionnelle ?

Pour savoir si vous êtes prêt à séparer les deux, répondez à ce quizz.

Comptez-vous travailler de chez vous à l’avenir ?

a – Oui, clairement

b – Oui, mais pas tout le temps
c – Non, pas trop

d – Non, pas du tout

Travaillez-vous de votre domicile ?

a – Oui, souvent

b – Oui, parfois

c – Non, jamais

Avez-vous un téléphone privé et un téléphone professionnel ?

a – Oui, mais ce sont les mêmes,

b – Oui, deux différents téléphones

c – Non, je n’ai aucun téléphone

Aimez-vous pouvoir enchaîner tâche privée et tâche professionnelle ?

a – Oui, c’est un des grands avantages à être chef d’entreprise

b – Non, mais je suis parfois obligé

c – Non, je fais une séparation stricte

Coupez-vous parfois votre téléphone professionnel chez vous ?

a – Oui, tout le temps

b – Non, je le laisse allumé

c – Parfois

Est-ce qu’il vous arrive de souvent de travailler en vacances ou le week-end ?

a – Oui, très souvent

b – Oui, exceptionnellement

c – Non, jamais

Avez-vous des horaires de bureau et des horaires pour les activités privées ?

a – Oui, les deux sont bien séparés

b – Oui, mais ils sont fluctuants

c – Non, je ne fais pas vraiment de distinction

Avez-vous tendance à la déléguer ?

a – Oui, totalement

b – Oui, mais j’ai du mal à faire confiance, je passe énormément de temps à contrôler

c – Oui, mais je délègue très peu

d – Non, je ne délègue pas du tout

résultat quiz : Pas si facile de répondre à ce quizz car la vie d’un dirigeant n’est pas un long fleuve tranquille car au fond la vie de l’entreprise est chronophage.

1d 2c 3b 4c 5a 6c 7a 8a : La séparation est claire : vous distinguez votre vie professionnelle de votre vie privée sans que l’une empiète sur l’autre et vous mettez tout en œuvre pour les séparer !
1b 2a 3a 4a 5b 6 a 7c 8b : La séparation dépend des circonstances et votre passion pour votre entreprise est souvent plus forte : vous tenez compte des obligations qu’engendre la fonction de dirigeant !

Quelles solutions mettre en place quand un collaborateur-clé est absent ?

absence d'un collaborateur-clé

L’absentéisme est un problème majeur en terme de management auquel doit faire face un chef d’entreprise, et de manière encore plus vive lorsque c’est un collaborateur important qui fait régulièrement défection. Comment parvenir à pallier l’absence d’un collaborateur-clé dans les meilleures conditions ?

Une réorganisation en interne

À très court terme, un remplacement en interne constitue la solution la plus simple pour faire face à l’absence d’un employé considéré comme indispensable à la bonne marche de l’entreprise. Il semble évident qu’il n’est pas envisageable d’espérer le même rendement qu’avant. Cependant, une modification partielle ou totale du groupe de travail permet de continuer les activités de la société. Il est nécessaire d’être réactif, car à ce stade cela pourrait se solder par une perte d’argent importante. Cela permettra de travailler dans des conditions identiques à celles rencontrées d’habitude, en dépit d’une baisse probable de la productivité. Pour autant, cette solution n’est viable que si un autre employé est susceptible de s’acquitter des tâches de la personne absente. En cas de succès, le changement peut en revanche être conservé plus longuement pour le bien de l’entreprise.

Infographie : la mobilité des salariés Français

Un recrutement en externe

Sans transmission préalable des connaissances du collaborateur absent, ou employé susceptible de le remplacer correctement, la voie du recrutement extérieur à l’entreprise doit s’ouvrir. Vu la conjoncture du marché de l’emploi, il est cependant bien difficile de dénicher au pied levé la perle rare qui saura redonner le dynamisme nécessaire à l’entreprise. Le besoin de pourvoir au poste vacant dans l’immédiat implique de prendre moins de temps pour sélectionner le candidat idoine. Or, cela n’est jamais une bonne chose. Dans le même temps, le caractère précaire du poste, dans le cas où la durée de l’absence de l’employé-clé reste une inconnue, pourra refroidir les candidats les plus expérimentés, et donc les plus intéressants.

Le remplacement en cascade

Une autre solution est envisageable, plus flexible pour le chef d’entreprise, et certainement de nature à compenser de manière efficace l’absence d’un collaborateur-clé : le remplacement en cascade. Ce procédé parfaitement reconnu par la jurisprudence permet d’affecter la charge de travail de collaborateur absent à plusieurs employés du groupe, tout en embauchant en CDD un nouveau salarié pour un poste différent, sans définition du poste précise. Il s’agira de réorganiser provisoirement les affectations d’au moins deux employés. Ainsi, l’entrepreneur aura ainsi plus de latitude pour gérer le retour ou les nouvelles absences de son employé le plus important.

L’assurance homme-clé

Cette solution apparaît comme le dernier recours, quand l’absence de l’employé pose des problèmes profonds nuisant au bon fonctionnement de l’entreprise. La société peut passer un contrat d’assurance afin de diminuer les pertes liées à l’absence d’un membre jugé irremplaçable du groupe. En cas d’absence temporaire de l’employé, l’assureur versera une compensation financière. Celle-ci permettra de continuer les activités quotidiennes. Les clauses de l’assurance sont néanmoins délicates à fixer, en concertation entre l’assureur et l’entreprise.

S’inspirer de Walt Disney pour dépasser ses limites

Deux leçons que chaque entrepreneur peut apprendre de Walt Disney

L’enfance de milliards d’enfants aurait été morose sans l’existence de Walter Elias Disney. Né le 5 décembre 1901 à Chicago et décédé le 15 décembre 1966, il fut un serial entrepreneur, disposant de plusieurs casquettes comme producteur, réalisateur, scénariste et animateur. Il a laissé un impact primordial sur le secteur du divertissement et de la culture populaire notamment avec sa société de films animations, The Walt Disney Company et ses parcs d’attractions. L’inventeur du célèbre personnage de dessins animés, Mickey Mouse, a vécu de nombreuses épreuves et a multiplié les innovations avec ingéniosité et persévérance pour atteindre le succès. De ce fait, Walt Disney est l’un des plus importants modèles de l’univers entrepreneurial.

Petite structure créée en 1923, la société The Walt Disney Company est aujourd’hui une des multinationales les plus puissantes au monde. Elle est le premier groupe de divertissement, présent dans de multiples industries comme celui des médias avec ses émissions et séries télévisées, du cinéma avec ses courts et longs métrages d’animation ainsi que ses films lives. S’ajoute également le marché du tourisme avec ses douze parcs à thèmes et celui des produits dérivés avec ses jouets, vêtements et jeux vidéo. L’entreprise a obtenu en 2016, 55,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires  et sa capitalisation boursière atteint actuellement plus de 163 milliards de dollars. Immense empire commercial, celui-ci a d’abord été construit par Walt Disney qui n’a jamais manqué d’audace et de passion en matière d’entrepreneuriat. Voici deux leçons que chaque dirigeant peut apprendre de cet homme réputé, afin de s’inspirer et de réussir dans son projet.

Être capable de surmonter les échecs

Savoir surmonter un échec est important, il faut l’accepter quand il pointe le bout de son nez et en l’analysant, il se transformera en réussite. Cette période fait partie du processus d’apprentissage de tout entrepreneur. Walt Disney l’avait bien compris, lui qui a traversé plusieurs échecs au cours de son aventure entrepreneuriale.

La première fois qu’il présente plusieurs de ses esquisses à un éditeur, celui-ci lui conseille d’abandonner le dessin. Il a monté à l’âge de 21 ans en 1922, « Laugh-O-Grams », son premier studio d’animation qui mettait en œuvre des courts-métrages animés centrés sur les contes et histoires populaires pour enfants. Il est arrivé à décrocher d’emblée un contrat de 11 000 dollars de l’époque, soit plus de 150 000 dollars aujourd’hui, pour démarrer la production de six films. Mais les coûts dépassent bientôt les revenus et le contrat n’est finalement pas honoré par leur partenaire, en raison de sa ruine. Le rêve se transforme en cauchemar et la compagnie de l’entrepreneur américain dépose le bilan en 1923. Loin de se décourager, Walt remonte à Hollywood, avec son frère Roy un studio intitulé « Disney Brothers Studio » dans le garage de leur oncle.

Un autre fiasco ?

Pourtant, un autre fiasco va ébranler sa nouvelle entreprise, celui de leur première mascotte animée, Oswald le lapin chanceux. Créé en 1927, ce personnage connaît un succès avec sa série de dessins animés et la société réalise des produits dérivés comme une sucrerie et des fournitures scolaires. Mais un problème de droits d’exploitation va contraindre Walt Disney à renoncer à son héros, au profit d’un géant de l’industrie cinématographique, Universal Studios. Il perd une bonne partie de son équipe, qui a rejoint la concurrence. De cette expérience douloureuse, l’entrepreneur a dessiné une nouvelle créature, qui fera son succès, Mickey Mouse. Au lieu d’abandonner, l’homme d’affaires a toujours essayé de se lancer dans un nouveau projet.

Graphique: Disney+ passe le cap des 60 millions d'abonnés | Statista

Miser sur l’innovation

Le dirigeant a toujours cherché à mettre l’accent sur l’innovation. Ce processus est un excellent accélérateur afin de développer une entreprise. Walt Disney peut être présenté comme le maître des innovations dans l’optique d’atteindre le cœur de son public. Malgré les difficultés financières de son premier studio, il réalise Alice’s Wonderland en 1923, l’un des premiers films à utiliser une prouesse technique, celle de mettre en adéquation, animation et prise de vue réelle dans lequel une petite fille est plongée dans une bande dessinée.

En 1932, lorsque sort le Technicolor (procédé de fabrication d’images de films en couleur, ndlr), le dirigeant a l’intuition que la couleur va révolutionner le monde du cinéma et de l’animation. Il demande alors une exclusivité de deux ans pour expérimenter le procédé de cette technologie des couleurs en l’utilisant notamment pour Silly Symphonies, sa série de courts-métrages animés produits entre 1929 et 1939.

Ses essais, une finalité positive ?

Ces essais vont ouvrir la voie à l’élaboration de son célèbre premier long-métrage d’animation en couleur et parlant, Blanche-Neige et les Sept Nains. Walt Disney comprend que la télévision peut être un excellent vecteur de promotion pour captiver son public et en fait son propre média, en réalisant des séries télévisées comme Zorro et Davy Crockett ou des émissions de divertissement comme  The Mickey Mouse Club. Enfin, il est l’inventeur du concept du « parc à thèmes », avec la création de Disneyland en 1955, lieu de loisirs découpé en zones thématisées dont les attractions sont technologiquement innovantes.

Le créateur de The Walt Disney Company a bien d’autres qualités entrepreneuriales. Celui-ci était un excellent vendeur, transformant son offre en succès commercial en ayant la capacité de transmettre ses opinions et de convaincre une assemblée. Lors de la production du dessin animé Blanche-Neige, il a rendu visite à chaque producteur pour leur convaincre de les financer. En montrant les images brutes et en utilisant des arguments perspicaces, Walt Disney a réussi à les convaincre. Le dirigeant avait également une vision transcende de son affaire, en dessinant sur un morceau de papier, tout un business model exploitant toutes les synergies possibles comme les studios créatifs, le merchandising, les parcs d’attractions, la musique et les publications de bandes dessinées. Cette source d’inspiration pourra vous être utile dans votre vie d’entrepreneur.

Graphique: Les parcs d'attraction les plus visités d'Europe | Statista

Éliminer et prévenir la moisissure dans la chambre à coucher pour mieux dormir

Mattress, woman, bed.

La majorité du temps que vous passez dans votre intérieur (si vous n’êtes pas travailleur à domicile), vous le passez certainement à dormir dans votre chambre à coucher. Cette activité hyper importante pour votre organisme peut cependant être compromise par la présence de moisissures dans la pièce. Celles-ci, sont non seulement très désagréable à voir, mais elles provoquent également des effets néfastes sur votre santé respiratoire et générale (allergies, infections, irritations, etc.), puisqu’elles vous font respirer des toxines et allergènes pendant vos heures de sommeil. Pour mieux dormir et mieux profiter de votre chaleureuse chambre à coucher, il est donc nécessaire de vous débarrasser des moisissures, ou de les prévenir si elles ne s’y sont pas encore installées.

Quelles peuvent être les causes de la présence de moisissures dans la chambre ?

La présence de moisissures dans une chambre à coucher n’est pas toujours due aux mêmes causes que dans la salle de bain ou la cuisine. La vapeur constante de la pièce constitue souvent la principale cause de leur propagation dans ces deux dernières pièces. Pour ce qui est de la chambre à coucher, la présence de moisissures provient très souvent d’un problème d’humidité dans la pièce :

  • Mauvaise ventilation
  • Infiltration d’eau
  • Humidité du sol

La mauvaise ventilation

La surabondance d’humidité résiduelle provient généralement d’un problème de ventilation dans la pièce. L’humidité en question est produite par vous-même lorsque vous êtes dans la pièce. Pour ce qui est de la chambre, cette humidité peut provenir de la transpiration et de l’expiration d’air des personnes présentes dans la chambre. Elle est donc produite en grande quantité lorsque vous vivez avec votre Valentin ou Valentine dans la chambre, surtout lorsque cette pièce est mal ventilée. C’est la condensation de cette humidité sur les fenêtres, les murs et les plafonds pendant une longue période qui crée de la moisissure dans votre chambre.

Les infiltrations d’eau

Lorsque la façade extérieure est endommagée ou devient perméable, de l’eau (pluviale, par exemple) s’infiltre facilement dans les murs extérieurs de votre habitation. Cette infiltration d’eau peut également se produire lorsque vous avez procédé à l’isolation de vos murs creux. Quoi qu’il en soit, tous ces problèmes provoquent l’humidification de murs intérieurs de la pièce et favorisent la prolifération des moisissures.

L’humidité du sol

L’humidité dite ascensionnelle (provenant du sol) peut également être la cause de la présence de moisissures dans votre chambre à coucher, surtout lorsque cette dernière est située au rez-de-chaussée. Cette humidité qui provient du sol facilite ainsi le développement de la moisissure dans la chambre.

Comment éliminer les moisissures dans la chambre ?

Plusieurs solutions (au choix, selon vos préférences) permettent de vous débarrasser de la moisissure dans votre chambre à coucher :

  • L’eau de Javel : prévoyez 1 litre d’eau et versez-y environ 25 millilitres d’eau de Javel. Nettoyez la moisissure avec la solution obtenue et laissez le produit agir et sécher pendant une nuit. Nettoyez de nouveau avec la même solution si la moisissure persiste. Aérez la pièce lors de l’application du produit pour éviter d’inhaler la vapeur nocive de chlore.
  • La soude : prévoyez 1 litre d’eau et versez-y environ 6 grammes de soude. Utilisez la solution obtenue pour nettoyer avec une brosse de préférence dure les surfaces atteintes par la moisissure.
  • Les produits anti-moisissure : Il en existe de nombreux, parfois sous forme de spray à l’efficacité prouvée. Ils sont très puissants contre les moisissures et recommandés lorsque les solutions précédentes ne produisent pas de résultats satisfaisants et durables.

Veuillez appliquer ces solutions sur un support humide, afin d’éviter d’inspirer de la moisissure lors de l’application. Pour les produits anti-moisissures, veillez à bien ventiler la chambre lorsque vous les utilisez.

Comment prévenir les moisissures dans la chambre ?

Lorsque la moisissure ne s’est pas encore développée dans la chambre, il vaut mieux la prévenir. C’est sans doute le meilleur moyen de la combattre. Pour cela, deux solutions :

  • L’aération : pas besoin de produit pour cette solution. Aérez juste régulièrement votre chambre, afin que l’air y circule naturellement.
  • L’absorbeur d’humidité : un tel dispositif réduit le niveau d’humidité de la chambre et empêche ainsi le développement de la moisissure, tout en conférant un climat confortable à la pièce.

Vous savez maintenant ce qui peut causer des moisissures dans votre chambre à coucher et comment vous en débarrasser et les prévenir. Pour vérifier leur présence dans votre chambre, inspectez les sols, murs, fenêtres, plafonds, vêtements, sans oublier les éventuelles plantes, qui peuvent aussi être touchées par la moisissure. Vérifiez également tous les espaces mal aérés de la chambre.

Les raisons les plus souvent invoquées pour abandonner

Les raisons les plus souvent invoquées pour abandonner

Ce matin, vous avez ouvert les actualités et vous avez lu que selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, si  il y a 50.000 faillites en moyenne par an, il y en aura sans doute plus dans les mois qui viennent », a anticipé le ministre de l’Economie sur France Inter. Alors, est-ce de la folie de poursuivre ? Si vous êtes entrepreneur et que vous considérez la possibilité d’abandonner, il est primordial de bien vous interroger au préalable sur les raisons qui peuvent vous pousser à faire cela. La question qui se pose alors est simple : est-ce une excuse ou une réelle raison pour tout arrêter ? Pour vous aider voici une liste des 4 raisons les plus souvent invoquées pour abandonner.

« Je suis trop jeune, ce n’était pas une bonne idée »

Cette raison peut se ranger dans la catégorie des excuses. Si cela ne marche pas pour votre entreprise, ce n’est pas parce que vous êtes trop jeune. Il est préférable d’acquérir un maximum d’informations, auprès d’autres entrepreneurs directement ou sur des sites internet dédiés à l’entrepreneuriat et de s’accrocher. Peut-être que les difficultés se poursuivront, mais l’important est de bien en identifier les causes. Et « je suis trop jeune » ne peut pas être retenue comme l’une d’entre elle. Pour vous remonter le moral, pensez à tous ces jeunes entrepreneurs de moins de 25 ans qui se sont accrochés et qui ont réussi.

« Je n’ai pas assez de temps »

Cette raison est invoquée par les personnes qui deviennent entrepreneur tout en étant étudiant ou en conservant un second job par exemple. Comme pour la première raison, il s’agit d’une excuse. Le manque de temps n’est pas une raison pour abandonner. Soit votre projet est viable et là il est pertinent de vous y mettre à temps plein, soit l’entreprise n’est pas viable, et dans ce cas vous devez arrêter, mais le manque de temps n’a rien à voir avec les difficultés.

La gestion du temps est une difficulté pour tous les entrepreneurs, il faut s’y habituer, et si vous croyez en votre projet, s’accrocher. Sans parler du fait qu’en mettant en place certaines procédures pour gagner en productivité, il vous sera même peut-être possible de poursuivre l’aventure dans votre entreprise tout en conservant votre job dans un premier temps par exemple. Il serait dommage de se rendre compte quelques années plus tard que vous auriez pu faire fortune avec votre entreprise mais que vous avez abandonné parce que vous « manquiez de temps ».

« Le contexte ne s’y prête pas »

Pour cette raison, il est plus difficile de dire s’il s’agit d’une vraie raison ou d’une simple excuse. Pour avoir la réponse il faut bien s’interroger sur le positionnement de votre entreprise. Soit, vous vous êtes lancé sur un marché sur lequel il n’y avait pas de place pour vous, pour votre offre, vous vous en rendez compte et effectivement, la meilleure solution est peut-être d’arrêter.

Ce scénario est tout de même le moins probable. L’autre situation, plus probable, est qu’il y a de la place pour vous sur le marché mais que votre offre n’est pas assez différenciée pour s’imposer. Si vous êtes dans ce cas, ne jetez pas l’éponge tout de suite, réfléchissez plutôt à un moyen de vous distinguer, pour ne pas subir de front la concurrence des autres acteurs. Autre point, s’il y a une concurrence forte sur votre marché, cela signifie certainement également que le marché potentiel est important. Peu d’entreprises arrivent directement sur un marché sans qu’aucun obstacle ne se trouve entre elles et les consommateurs.

Graphique: L'évolution de la production économique en France | Statista

« Mes finances loin d’être reluisantes, je devrais arrêter »

Il s’agit d’une raison réellement légitime pour abandonner. Bien sûr parfois ce n’est qu’un cap à passer, une situation financière difficile à surmonter. Mais si vous sentez que l’avenir est trop incertain et que les dettes deviennent trop importantes et vous mettent en danger, il ne s’agit certainement pas d’une simple excuse. La situation dans laquelle votre entreprise perd de l’argent et que vous devez emprunter sans cesse pour la maintenir à flot n’est pas tenable.

Dans un premier temps il faut évidement analyser la situation et regarder si vous pouvez réaliser changement important concernant l’offre (positionnement, prix, produit…), le budget ou la communication. Si ce n’est pas le cas et que l’entreprise n’est définitivement pas viable, la maintenir en vie artificiellement n’est certainement pas une bonne idée. Cela doit bien sûr constituer cependant une solution de dernier recours, une fois l’analyse de toutes les autres possibilités. Les aides de l’état seraient-elles une opportunité ?