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L’affichage obligatoire en entreprise à bien respecter

L’affichage obligatoire en entreprise

Réglementairement, toutes les entreprises sont soumises à un affichage obligatoire à partir du premier salarié. Dans ce cadre, chaque employeur doit afficher, de manière visible et accessible sur les lieux de travail des salariés (salle de pause, vestiaire, emplacement de la machine à café par exemple), différents documents et informations. En cas de non-respect, la loi prévoit des amendes à partir de 450 euros jusqu’à 15 000 euros. Quelles sont ces affichages obligatoires prévus par le code du travail et le code pénal ? Éléments de réponse.

A savoir !

L’employeur peut communiquer d’autres informations par tout moyen (site intranet de l’entreprise par exemple). Ces obligations peuvent varier en fonction de l’effectif de l’entreprise.

Le 23 octobre 2016, sont entrés en vigueur deux décrets de simplification de l’affichage obligatoire en entreprise (décrets n° 2016-1417 et n°2016-1418 du 20 octobre 2016).

Ces décrets stipulent l’obligation de faire figurer :

  • le règlement intérieur (entreprise de plus de 20 salariés)
  • l’intitulé des conventions et des accords applicables dans l’établissement
  • les textes de Loi sur l’égalité de rémunération homme-femme
  • l’ordre des départs en congés payés

… et mentionnent que, désormais, il n’y a plus d’obligation de publier ces textes sur le panneau d’affichage obligatoire de votre entreprise. Ils doivent « être portés, par tout moyen, à la connaissance des personnes ayant accès aux lieux de travail ou aux locaux où se fait l’embauche ».

Affichages obligatoires pour toutes les entreprises sans distinction

Quelle que soit la taille de l’entreprise, elle doit à tout prix afficher dans un lieu visible de tous les employés : les coordonnées de l’inspecteur du travail et ceux du médecin de travail, les consignes de sécurité et d’incendie, la convention collective issue de la négociation entre syndicats de salariés et organisations patronales. L’employeur doit également afficher les horaires de travail et de repos, le temps de repos collectif, la période de prise de congés ainsi que la liste des postes disponibles. Le Code pénal exige l’affichage des dispositifs sur le harcèlement moral et sexuel dans l’entreprise. Quant au Code du travail, il prévoit l’affichage des dispositifs relatifs à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes. Toutefois, l’employeur ne doit pas oublier de rappeler à son personnel l’interdiction de fumer dans les locaux.

Pour toutes les entreprises

Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont tenues d’afficher plusieurs informations de nature différentes :

Les informations propres à l’entreprise

Il s’agit de la convention collective applicable et les accords collectifs s’y rattachant, les horaires de travail et de repos collectifs hebdomadaires, les périodes de prise des congés payés (périodes ordinaires et ordres éventuels de départ en congés en cas de fermeture de l’entreprise par exemple), la liste des postes à pourvoir en vue de favoriser la réembauche en cas de licenciement ;

Les textes réglementaires :

Il s’agit de l’interdiction de fumer dans les entreprises, et des articles L3221-1 à L3221-7 du code du travail relatif à l’égalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes, 222-33 du code pénal relatif au harcèlement moral et au harcèlement sexuel, et 225-1 à 225-4 du code pénal relatif aux discriminations à l’embauche. Ces derniers textes doivent également être affichés à l’entrée des locaux de l’entreprise ou de la porte où est opérée l’embauche ;

Les différents organismes que les salariés peuvent être amenés à contacter

Il s’agit des adresses et numéros de téléphone de l’inspection du travail, de la médecine du travail et des services de secours d’urgence. Pour chacun d’entre eux, l’entreprise doit indiquer les coordonnées de l’entité dont elle dépend. Aussi, l’employeur doit communiquer sur le 114, numéro du service de prévention et de lutte contre les discriminations raciales ;

Les informations en matière de sécurité

Il s’agit des consignes de sécurité et d’incendie fixées par la norme NF 08-070 (issues de secours, matériels, personnes responsables, alerte des pompiers…), les conditions d’accès et de consultation du document unique d’évaluation des risques professionnels (pour les entreprises dotées d’un règlement intérieur, ces deux informations doivent figurer au même emplacement) ;

Les informations relatives à la représentation syndicale, dont les modalités sont convenues avec l’employeur.

en 2017, un  nouvel affichage vient compléter l’affichage obligatoire , l’interdiction de vapoter dans les lieux publics applicable à partir d’octobre 2017. En conséquence, les lieux de travail soumis à l’interdiction de vapoter en application du 3° de l’article L. 3513-6 du présent code s’entendent des locaux recevant des postes de travail situés ou non dans les bâtiments de l’établissement, fermés et couverts, et affectés à un usage collectif, à l’exception des locaux qui accueillent du public.

En fonction de la taille de l’entreprise

L’employeur doit également veiller à respecter d’autres affichages obligatoires selon l’effectif de l’entreprise.

A partir de 11 salariés, les entreprises sont tenues de procéder à l’élection de représentants du personnel. Dans ce cadre, elles doivent afficher la procédure d’organisation de ces élections, mais également les communications de ces représentants à destination des salariés.

A partir de 20 salariés, le règlement intérieur d’entreprise devient obligatoire. Règles en matière d’hygiène, de sécurité, de sanctions, etc.

A partir de 50 salariés, l’employeur doit :

  • Organiser l’élection des membres du Comité d’Entreprise (CE) et afficher la procédure afférente et les communications de cette instance ;
  • Tenir une liste des membres du Conseil d’Hygiène et de Sécurité des Conditions de Travail (CHSCT) et de leur emplacement physique ;
  • Afficher l’accord de participation en vigueur au sein de l’entreprise.

Il est aussi à noter que ces obligations peuvent toutefois être applicables à des entreprises avec un effectif moindre si des conditions plus favorables sont prévues dans la convention collective ou les accords. Par exemple, certains employeurs peuvent être concernés par les obligations liées au CHSCT à partir de 30 salariés, si les organisations syndicales, un salarié, ou l’employeur lui-même, en font la demande.
Dans tous les cas, pour être en règle avec ces obligations, il existe des outils pour les mettre à jour facilement.
En réalité, ces obligations s’imposent à toutes les entreprises établies sur le territoire français. L’inobservation de ces obligations peut entraîner des sanctions à l’encontre de l’entreprise. Ainsi, le Code du travail et le Code pénal prévoient des peines d’amende en cas d’inobservation. En cas de modification, vous devez les porter à la connaissance de vos employés … et (bien sûr) mettre à jour l’affichage obligatoire.

Une personne sur 5 ne se protège pas contre les cyberattaques

Depuis ces dernières années, la cybercriminalité est devenue malgré elle un sujet particulièrement populaire. Virus, usurpation d’identité, ransomwares… De nombreux exemples argumentent ce phénomène. Pourtant, certaines statistiques confirment qu’une personne sur 5 ne se protège pas contre les cyberattaques. Quels sont les mythes et risques réels liés à la criminalité en ligne ? Voyons la réponse dans cet article complet.

La cybercriminalité et ses statistiques

C’est indiscutable, la cybercriminalité ne cesse de croître chaque année. Cet article publié sur le site gouvernemental Viepublique.fr confirme cette tendance inquiétante en affirmant un record de fréquentation de la plateforme cybermalveillance.gouv.fr en 2020 (soit +155 % par rapport à l’année précédente). Si la cybersécurité est devenue une priorité pour de nombreux Français, d’autres prétendent que cette tendance ne concerne qu’une poignée d’internautes. Certains mythes et diverses idées reçues favorisent ce ressenti auprès d’une personne sur 5. Qu’en est-il réellement et que penser des avis concernant NordVPN et d’autres fournisseurs ?

Cyberattaques : mythes ou réalité ?

Un antivirus peut vous protéger intégralement

Les antivirus sont, sans conteste, les premiers outils évoqués par les internautes à propos de la cybercriminalité. En effet, un antivirus ou antimalware peut filtrer en temps réel les données reçues sur le web. Une tentative de réception d’un virus entraînera alors une alerte et notification avant de procéder au rejet ou à la mise en quarantaine des données infectées. D’un autre côté, le pare-feu (firewall) intégré à votre logiciel d’exploitation pourra interdire ou non l’ouverture des ports en fonction de la légitimité de vos activités sur Internet.

Certains internautes pensent que l’utilisation d’un antivirus ou antimalware en complément de leur pare-feu suffit pour éviter les infections sur le web. Effectivement, ce duo sera efficace pour limiter les risques. Du moins, si vous utilisez un antivirus payant. En effet, les logiciels gratuits seront caractérisés par des mises à jour perfectibles et tardives.

En revanche, l’utilisation d’un antivirus et pare-feu ne vous offre aucunement une protection intégrale et invulnérable. La propagation de ransomwares ou encore la fuite de données seront ici de parfaits exemples.

Les utilisateurs Mac n’ont rien à craindre

Oui, les Macs et ordinateurs sous Linux étaient autrefois écartés des problèmes liés aux virus sur le web. En effet, ces données malveillantes s’exécutent depuis une extension propre aux PC : .exe. Or, la cybercriminalité a évolué en fonction des habitudes des consommateurs. Ainsi, les pirates considèrent désormais le nombre de Macs vendus chaque année (ainsi que le nombre de distributions Linux téléchargées) et diffusent des programmes malveillants capables d’infecter ces équipements.

Éviter les sites douteux suffit pour faire face au piratage

Oui, éviter les sites douteux est essentiel pour limiter les risques liés au piratage. De nombreux sites recommandent ainsi de ne jamais faire confiance aux domaines qui ne présentent pas un protocole HTTPS (vérifiable depuis l’URL visitée).

En pratique, un site qui propose un protocole HTTPS est effectivement une condition sine qua none pour transmettre des informations personnelles sans risquer des fuites non sans conséquences. Toutefois, ce protocole ne suffit pas pour affirmer qu’un site mérite votre confiance. En effet, le protocole HTTPS ne vous protégera pas si le gestionnaire du site en question souhaite utiliser vos données à des fins malveillantes.

Enfin, un « faux site » peut prendre l’apparence de l’un de vos domaines favoris. N’hésitez pas à vérifier chaque adresse URL affichée depuis votre navigateur. En cas de doute, quittez sans attendre le site visité.

« Je n’ai rien à cacher concernant ma vie privée »

Inutile de transmettre des données personnelles extrêmement sensibles pour devenir une victime du « personal data hacking ». En effet, les cas d’usurpations d’identité ou de ventes frauduleuses de données personnelles explosent chaque année. Certes, ces situations font souvent référence à des domaines douteux. Toutefois, les plateformes et services les plus populaires tels que Facebook ou encore Gmail ne sont pas à l’abri de fuites de données. Volontaire ou non, ce type de situations anime des débats inquiétants qui méritent l’intérêt de chaque internaute.

Les VPN sont de parfaites solutions

Les avis sur NordVPN ou d’autres fournisseurs sont sans appel: les réseaux privés virtuels sont des outils idéaux pour faire face à la cybercriminalité et aux problématiques liées à l’anonymat sur le web grâce à:

·         L’absence de géolocalisation

·         Le chiffrage de données

·         Le masquage de l’adresse IP

En revanche, les VPN gratuits ne vous offriront pas une expérience satisfaisante en bridant votre connexion ou en récupérant vos historiques de navigation. Privilégier un service reconnu et payant sera donc crucial.

Ces attentions à mettre en place pour protéger la santé de vos salariés

Ces petits plus à mettre en place pour la santé de vos salariés

La crise sanitaire a mis en exergue une préoccupation majeure qui est celle de protéger la santé de tous et pour les dirigeants de protéger la santé des salariés. Stress, mal de dos, mauvaise hygiène de vie… Les causes qui peuvent nuire à la santé de vos collaborateurs demeurent nombreuses sur leur lieu de travail. Pour garantir leur bien-être et les préserver de ces mauvaises habitudes, un ensemble de moyens s’offrent à vous. Voici comment prendre soin de ses collaborateurs.

Nous en vous rappellerons pas dans cet article les gestes barrières car ils sont devenus une règle de base dans les entreprises et les produits à proposer à vos salariés car ils sont connus de tous.

Des salariés plus sportifs

Pratiquer une activité physique régulière demeure essentiel pour la santé de tous. Certains de vos salariés, trop occupés par leur travail, ne prennent pas le temps de s’y atteler, surtout s’ils doivent concilier une vie personnelle chargée en parallèle. Aller à la salle de sport ou faire une séance de footing s’avère parfois difficile à intégrer dans son emploi du temps. Pourquoi ne pas installer des équipements sportifs dans vos locaux afin qu’ils aient la possibilité de prendre des pauses « sportives » directement sur leur lieu de travail ? Ces dernières leur permettront de libérer de l’endorphine, l’hormone du bien-être. Un médicament anti-stress à employer sans modération.

Un espace de travail assainit

Vous et vos collaborateurs passez une grande partie de vos journées dans vos locaux. Face à la pollution qui s’immisce à l’intérieur des espaces clos, de nombreuses entreprises se sont intéressées à la qualité de l’air au sein de leurs bureaux. Cette dernière joue un rôle prédominant dans les causes d’asthme ou d’allergie. Plusieurs moyens sont mis à votre disposition pour assainir l’air de vos locaux, notamment le Healthy Home Coach, un petit cylindre contenant des capteurs, reliés à une application mobile, qui vous informe sur le niveau d’humidité de l’air ainsi que sur sa qualité et propose également la température idéale de la pièce où il se situe. N’attendez plus et équipez-vous pour respirer comme il se doit !

Une ambiance pleine d’agrumes

Une alimentation saine représente un des meilleurs moyens, pour vos salariés, de préserver leur santé. Pour lutter contre le stress ou contre la charge de travail trop importante, certains ont tendance à grignoter. Permettez-leur de perdre cette fâcheuse habitude en proposant une corbeille de fruit frais sur leur bureau. S’il s’avère recommandé d’en manger cinq par jours, c’est qu’ils sont source de vitamines, de minéraux, et de fibres. Les fruits produisent également du bon sucre pour le cerveau qui permet forcément une meilleure productivité. Alors tenté par une pause fruitée ?

Une cuisine équipée au menu

Vos salariés ont sûrement tendance à consommer leur repas du midi dans les fast-foods et restaurants avoisinants vos locaux d’entreprises. Une habitude qui ne leur permet pas de garder une alimentation équilibrée. Installer une cuisine équipée leur permettra de concevoir eux même leur plat et ce de façon plus saine. Accordez-leur également un temps de pause suffisant pour leur permettre de se détendre et redémarrer de manière plus productive.

Des équipements ergonomiques

La santé du dos, qui se ternie de plus en plus, représente un véritable fléau pour les entreprises car les TSM (troubles musculosquelettiques) se révèle être la première cause de maladie professionnelle en France. Pour lutter contre cette dernière, appliquez l’adage « il vaut mieux prévenir que guérir ». Installez vos salariés dans des équipements qui permettent d’éviter de rester trop longtemps dans une mauvaise posture. Pourquoi ne pas essayer le bureau assis-debout qui permet d’alterner ces deux postions, grâce à des pieds réglables ? Certains sièges ergonomiques permettent, quant à eux, de s’adapter à votre morphologie pour plus de confort. Le meilleur moyen pour les mettre en place, reste de faire appel directement à un ergonome qui vous fournira de précieux conseils.

Une lutte pour la santé des yeux

La santé visuelle au travail souffre depuis plusieurs décennies, face à l’arrivée des écrans dans les entreprises. Si ces derniers permettent une avancée considérable en termes de productivité, la luminosité qu’ils émettent demeure nocive pour vos yeux et ceux de vos collaborateurs : migraine, problème de vue, fatigue visuelle… Pour diminuer la présence de ces symptômes, imposez à vos salariés la règle des « 30 » : on fixe l’écran à une distance de plus de 30 centimètres et on détache notre regard de celui-ci toutes les 30 minutes. Investissez également dans des protections d’écran qui filtre les reflets : une amélioration du bien-être visuelle considérable !

Adoptez la green-attitude

Les plantes en entreprise possèdent un avantage considérable : celui d’attirer les émanations toxiques (assez présentes dans nos bureaux pollués) dans leur terre et de les éliminer naturellement. Les autres atouts de ces dernières sont nombreux : l’apport de verdure dans des locaux d’entreprises, fermés et sobres, représente un excellent moyen de se sentir apaisé sur son lieu de travail. Ils permettent également un gain d’esthétisme qui renforce la sensation de se retrouver dans un lieu de vie plutôt qu’un simple bureau. N’attendez plus pour vous équiper de ces petits dons de mère nature.

Quels sont les pièges les plus fréquents de l’Urssaf ?

Quels sont les pièges les plus fréquents de l'Urssaf ?

Toutes les entreprises peuvent faire l’objet d’un contrôle par l’Urssaf, une fois tous les trois à cinq ans en moyenne. Pour éviter un redressement dont le coût peut être élevé, il est nécessaire de respecter certaines règles, les contrôleurs mettant l’accent sur des points très précis lors de leurs vérifications. Pour les chefs d’entreprise, comment se prémunir des motifs de redressement les plus courants lors d’un contrôle ?

Le dernier rapport de 2019 fait état des chiffres suivants :

  • 128 000 Contrôles et actions de prévention dont 62 000 contrôles comptables d’assiette opérés ;
  • Près de 59 000 contrôles partiels d’assiette sur pièces ont été réalisés en 2019 ;
  • 32 milliards d’euros de cotisations vérifiées ;
  • 7 contrôles comptables d’assiette sur 10 donnent lieu à régularisation ;
  • 155,1 millions d’euros restitués aux entreprises contrôlées ;
  • 945,9 millions d’euros régularisés.

Alors que le rapport publié par l’Accos (accos.fr), en 2016 216.000 contrôles et enquêtes ont été effectués. Plus de 135.000 constituent des actions de contrôle au sens strict. Ces actions sont de natures diverses : audit des pratiques du cotisant, prévention des fraudes, mise à jour des situations administratives…
En 2016, 11,55 % des entreprises ont fait l’objet d’une action de contrôle ou de prévention. Au cours des quatre dernières années, tous types d’actions de contrôle confondus, plus de 52 % des cotisations déclarées ont fait l’objet d’une vérification.
Les anomalies en matière d’application de la législation sur les frais professionnels représentent 7,6 % du montant total des redressements, soit 112 millions contre 136 millions en 2015 et 148 millions en 2014
Parmi les redressements liés aux frais professionnels, les motifs générant les plus importants montants de régularisation en 2016 sont, à l’instar des années précédentes,
Ces redressements liés aux frais professionnels se répartissent comme suit :
• 58,8 % : allocations et remboursements non justifiés ;
• 26,8 % : dépassements des limites d’exonération ;
• 5,4 % : en raison des conditions d’application de la législation
• 4,3 % : remboursements de frais de transport du domicile au lieu de travail
• 3,2 % : oubli de la règle du non cumul entre indemnité forfaitaire et frais réels
• 1,4 % : titres restaurants.

La condition des stagiaires

Les entreprises ont tendance à négliger cet aspect et nombre d’entre elles doivent ensuite en payer le prix lors d’un contrôle par l’Urssaf. Il est essentiel en effet de respecter scrupuleusement la réglementation concernant les stagiaires : il s’agit d’un des domaines vérifiés en priorité par les contrôleurs, source de dysfonctionnements récurrents. La loi stipule que pour obtenir une exonération de cotisations sociales, l’indemnité versée au stagiaire ne doit pas excéder le montant de gratification minimal, de l’ordre de 12,5 % du plafond horaire.

Le remboursement des frais

Ce domaine est toujours contrôlé avec la plus grande rigueur par les agents. Les remboursements de notes de frais doivent faire l’objet de justificatifs dans le cadre professionnel. Il va sans dire que des frais ne comportant ni factures ni reçus, ou des dépenses réalisées le dimanche ou durant les vacances, entraînent systématiquement un redressement. Pour ne pas tomber dans ce piège, une gestion scrupuleuse des notes de frais doit être réalisée au sein de l’entreprise.

Les avantages en nature

Une règle prévaut ici : les avantages en nature pour les salariés comme pour les dirigeants sont considérés comme des éléments de salaire. Il est par conséquent indispensable de les déclarer sur les fiches de paie et de les soumettre aux charges sociales existantes. Des avantages oubliés ou sous-évalués sont des motifs majeurs de redressement par l’Urssaf. Les possibilités d’exonération sont peu nombreuses et très encadrées, la marge de manœuvre des entrepreneurs est donc limitée en la matière. Une erreur fréquente à ne pas commettre touche l’attribution des bons d’achat : ceux-ci doivent concerner l’ensemble des effectifs selon un montant similaire pour chacun.

Les indemnités kilométriques

Un autre élément faisant l’objet de contrôles pointilleux est relatif aux indemnités kilométriques. Des barèmes sont établis par l’administration fiscale : ils devront être suivis avec soin sous peine de redressement. Pour éviter toute difficulté en cas de contrôle, des justificatifs doivent être conservés pour tous les déplacements, comme la copie de la carte de grise et les reçus de péage. Les longs déplacements sans justificatifs seront considérés comme suspects : ils pourront inciter l’Urssaf à en demander le remboursement et provoquer le redressement de l’entreprise.

Pour éviter un redressement

Ne pas faire l’objet de sanctions réclame une bonne organisation et la connaissance par les entrepreneurs de certains points de réglementation complexes. Le calcul des réductions issues de la loi Fillon fait notamment l’objet de contrôles par l’Urssaf, tout comme les contrats collectifs qui doivent respecter des normes particulières et être formalisés par la rédaction d’une décision unilatérale. Le meilleur moyen d’être protégé d’un redressement est de faire montre de la plus grande rigueur administrative, à la fois pour la gestion du personnel, les paies et les notes de frais.

Entreprendre : bien plus qu’un simple parcours initiatique

L’aventure entrepreneuriale n’est guère un parcours de santé. Une kyrielle d’obstacles au fur et à mesure plus élevés les uns que les autres se dressent sur la route d’un dirigeant. Parfois même, l’empêchent d’avancer. Loin des allures d’une simple promenade, ce véritable parcours du combattant constitue un rite de passage obligé. Certains ont tenté de relever le défi . Cependant, confrontés à des sentiers barrés ou sans issue, ils se sont retrouvés contraints de rebrousser chemin. D’autres, plus chanceux, entrevoient enfin, après de multiples péripéties, le bout du tunnel, et quelques-uns seulement, sont déjà parvenus à en sortir. Entreprendre, un défi !

Se lancer dans un tel voyage requiert courage, endurance et détermination. 

Au cours de celui-ci, vous pouvez être amené à emprunter tous les détours possibles et inimaginables. Face à ce genre de situation, il n’y a pas de raccourci. Pas le temps non plus de faire une pause. Une fois la nuit tombée, les loups vous observent et guettent sans scrupules votre perte. Un dirigeant non averti pourrait bien y laisser son âme d’entrepreneur… Plongé au cœur de la forêt, les difficultés s’ajoutent les unes aux autres. Une association qui tourne mal, un business model qui n’est pas rentable, une erreur de positionnement, une mauvaise gestion de ses finances, une hyper-croissance qui survient sans qu’on y soit préparé, un produit/service trop avant-gardiste ou qui tarde trop à sortir, un bad buzz généré autour de votre boîte ou encore un simple accident sont autant de mésaventures qui peuvent survenir tout au long de votre activité. 

Entreprendre peut susciter la peur.

 Mais comme l’a dit un jour un grand sage japonais, c’est au nombre de kilomètres parcourus et d’embûches rencontrées qu’on reconnaît la valeur d’un être humain. Pas de panique donc si vous devez faire la traversée à la nage, du moment que vous gardez la tête hors de l’eau. Il n’est pas non plus inquiétant de croiser sur sa route certains entrepreneurs sans sac à dos ni provisions. S’ils parviennent à franchir la ligne d’arrivée (cela est valable aussi pour vous), leur bagage se sera enrichi d’une expérience pleine de sens pour l’avenir. 

Halte aux préjugés sur l’entrepreneuriat !

L’entrepreneuriat représente avant tout une source d’espoir pour soi, pour les autres et pour l’environnement. Il met à mal la théorie de la reproduction sociale qui vous condamnait à vivre dans une sphère prédestinée. Il apparaît comme l’ascenseur social par excellence. La réussite entrepreneuriale ne dépend pas ou peu de ce que vos parents ont réalisé dans leur vie mais essentiellement de vos capacités.

Les entrepreneurs à succès émergent de tous les coins de la planète et défient les stéréotypes de notre société. 

Que vous soyez pauvre ou riche, femme ou homme, jeune ou plus vieux, français ou non ou encore en situation de handicap, rien n’arrête les entrepreneurs. Car créer son entreprise est avant tout l’affaire d’une personne qui perçoit le monde différemment de ce qu’il est, qui a détecté un besoin et qui souhaite y répondre. N’oubliez pas que la réussite ne repose ou ne reposera pas seulement sur vos talents créateurs ! 

Bien vous entourer et fédérer les forces de vos équipes, 

Tout au long de votre aventure sera votre enjeu majeur. Certes trouver le bon business model reste souvent plus compliqué qu’on ne l’imagine et dans cette recherche votre persévérance sera sûrement mise à rude épreuve. Gardez à l’esprit que si, hier, entreprendre représentait une prise de risque peu accompagnée, aujourd’hui, tout est fait pour vous aider à vous lancer. Les gouvernements ont (enfin) réalisé que ceux qui créent leur activité sont un gisement d’emplois. C’est la raison pour laquelle ils leur accordent une attention toute particulière. Bien entendu, d’autres efforts sont nécessaires pour donner davantage de chances à la réussite des projets et un long chemin reste encore à parcourir pour offrir à tous un accompagnement et des moyens. 

La confiance en soi

Pourtant le frein qui empêche d’avancer ne se situe pas forcément dans le matériel, le principal frein demeure la confiance en soi, essentielle pour un entrepreneur qui devra persévérer malgré les difficultés. Alors de remettre en cause les préjugés et de vous donner des exemples concrets de réussite qui vous permettront de comprendre que lancer sa boîte (et réussir !), c’est possible ! Croyez en vous, en votre idée et faites-vous confiance ! 

Pourquoi intégrer un réseau d’entrepreneurs ?

Pourquoi intégrer un réseau d’entrepreneurs ?

En tant que dirigeant d’entreprise, le temps ne représente pas un luxe que vous pouvez vous offrir. Intégrer un réseau d’entrepreneurs vous semble peut-être s’avérer une perte de temps mais les avantages que vous pouvez en tirer sont multiples ! Mais alors, quels sont les  intérêts à rejoindre un club d’entrepreneurs. 

Dénicher des contacts voire des collaborateurs

La première raison de rejoindre un réseau d’entrepreneurs se mesure en termes de contacts ! Pour améliorer les produits/services que vous proposez, élargir son carnet d’adresses demeure très utile. Sans contacts, de nombreuses portes se ferment à vous. Cela peut tout aussi bien se manifester dans les partenariats que dans les recrutements. Autre intérêt, les relations qu’ils ont avec d’autres professionnels peuvent vous être bénéfiques. Les contacts, qui détiennent, eux-aussi, leur carnet d’adresses, engendrent des contacts !
Un bon réseau permet, finalement, de pouvoir s’agrandir plus rapidement et de développer correctement votre business.

Trouver du soutien auprès des réseaux d’entrepreneurs

La solitude demeure souvent le fléau de bien des entrepreneurs. Intégrer un club de dirigeants permet parfois d’y trouver une forme de soutien et ne plus se sentir seul au monde ! Vous aimeriez discuter de différents sujets entrepreneuriaux et échanger avec d’autres entrepreneurs vos idées de développement ? Le réseau est là pour ça !
Les moments que vous partagerez avec d’autres dirigeants doivent également être l’occasion d’évoquer certaines difficultés rencontrées. Que ce soit sur le plan professionnel voire personnel, il reste possible d’en parler. En plus d’être à même de vous comprendre, certains plus expérimentés pourraient même vous prodiguer quelques conseils utiles. Qu’il s’agisse d’échanger ou de s’entraider, osez sauter le pas et dites adieu à la solitude !

Voici quelques clubs

  • Les unions locales d’entrepreneurs, de commerçants ou artisans… Rapprochez-vous de votre mairie.
  • Les clubs d’entrepreneurs des chambres consulaires (CCI, CMA)
  • FNAE (Fédération nationale des auto-entrepreneurs) ou UAE (Union des auto-entrepreneurs) pour les micro-entrepreneurs (auto-entrepreneurs)
  • CJD : Centre des jeunes dirigeants d’entreprise. 
  • APM : Association Progrès du management
  • BNI : Business Network International, un réseau spécialisé dans le « marketing de bouche à oreille »
  • Les grandes organisations patronales : Medef, CPME, U2P, etc.
  • Et pour les dirigeants d’entreprises innovantes : Club des entrepreneurs du numérique, Croissance plus, Comité Richelieu, etc.

Partager son expérience

Être en relation avec d’autres entrepreneurs permet de partager son expérience. Ce type d’échanges offre un avantage aux deux parties.
Peu importe son âge ou son expérience, on a toujours quelque chose à tirer de l’autre : une personne plus expérimentée devrait vous en apprendre sur le fonctionnement d’une entreprise alors qu’un entrepreneur plus jeune devrait davantage apporter une vague de fraîcheur avec de nouvelles d’idées. En clair, un système gagnant-gagnant. Les problématiques auxquelles vous faites face sont d’ailleurs souvent similaires dans un même secteur d’activité. Savoir ce que d’autres ont mis en place afin de pallier ces difficultés reste, dans tous les cas, bon à prendre. Échanger sur les échecs de chacun représente également un sujet utile et instructif pour ne pas reproduire les mêmes erreurs !

Bénéficier de recommandations

Que vous veniez de vous lancer ou que vous faites déjà partie des vétérans, un réseau offre un avantage très convoité et par tous : profiter de recommandations. Si, en plus de vos clients, vous obteniez des prospects ou de simples partenaires grâce au bouche-à-oreille ? Vous augmenteriez votre activité et auriez, de fait, plus de demandes. Se faire recommander par des membres de son réseau permet de bénéficier d’une meilleure visibilité mais aussi d’une meilleure image. Chacun des contacts de votre cercle d’entrepreneurs peut se révéler un atout. Gardez, tout de même, à l’esprit que, si vous n’inspirez pas confiance ou que vous ne semblez pas à la hauteur, vous ne serez pas recommandé. Ainsi, prouvez aux autres que vous êtes digne de confiance pour ensuite faire valoir votre notoriété et réputation.

Se tenir informé des nouvelles tendances

Overbooké, les nouvelles liées à l’entrepreneuriat n’arrivent pas toujours jusqu’à vous ? Pas de panique ! Vous faites partie d’un réseau ! En dehors des multiples bénéfices que ce dernier peut vous apporter, se tenir au courant des dernières tendances, et pas seulement celles de votre secteur, fait partie des avantages. En échangeant avec des membres, qui sont issus de domaines divers et variés, de votre réseau, actualités entrepreneuriales et juridiques n’auront plus de secrets pour vous ! Quoi de mieux qu’échanger avec d’autres entrepreneurs pour s’assurer de rester à la page ?

Si un club d’entrepreneurs vous offre divers avantages non-négligeables, chaque réseau se révèle différent et ne porte pas toujours les mêmes valeurs. À vous de choisir celui qui vous correspond le mieux !

Le coaching d’entrepreneur encouragé grâce à une déduction fiscale

Le coaching d'entrepreneur encouragé grâce à une déduction fiscale

Ils sont nombreux à proposer leurs services aux porteurs de projets et le plus souvent ils le font sans chercher d’autre intérêt que celui de soutenir les créateurs et d’avoir la satisfaction de les voir réussir.  Les personnes qui décident d’accompagner bénévolement des demandeurs d’emploi ou bénéficiaires de minima sociaux créant ou reprenant une entreprise peuvent obtenir une déduction fiscale.

La modification du régime de la réduction d’impôt accordée aux tuteurs de créateurs ou repreneurs d’entreprises (Art. 69)

Dans le cadre de cette modification de la loi, le tuteur devra être agréé par un réseau d’appui à la création ou au développement des entreprises ou par une maison de l’emploi. Le créateur ou repreneur, lui, doit être inscrit en qualité de demandeur d’emploi ou titulaire du RMI, de l’API ou de l’AAH. Celui-ci doit créer ou reprendre une entreprise industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, soit à titre individuel, soit sous la forme d’une société dont il détient la majorité des parts ou actions.
Le tuteur apporte son aide à tous les stades des démarches de l’entrepreneur pour sa création ou sa reprise d’entreprise ainsi que dans les premiers temps du démarrage de l’activité. Pour se déclarer tuteur, il doit justifie d’une solide expérience ou de compétences professionnelles avérées lui donnant l’aptitude nécessaire pour exercer cette fonction.

La réduction d’impôt est appliquée de manière forfaitaire, pour moitié l’année de la signature de la convention, et pour l’autre moitié l’année au cours de laquelle la convention prend fin.
La durée minimale requise pour ce coaching financé par des réductions d’impôt est de 2 mois et la durée maximale d’1 an. Cette période peut être renouvelée jusqu’à 3 fois. Le tuteur a la possibilité de suivre jusqu’à 3 personnes par an.

Quelle déduction fiscale, pourquoi et pour qui ?

Les contribuables qui aideront les créateurs d’entreprises dans leurs démarches pourront bénéficier d’une réduction d’impôt de 1.000 €.
Les particuliers qui partagent leurs connaissances avec un créateur d’entreprise pourront bénéficier d’une réduction d’impôt de 1.000 €, en échange d’une aide bénévole à un créateur ou un repreneur d’entreprise. Cette réduction se porte à 1.400 € si le bénéficiaire de l’aide est handicapé.
Pour avoir droit à la déduction fiscale, le tuteur doit être domicilié en France et la personne conseillée bénéficiaire des minima sociaux ou chômeuse. Elle doit avoir un projet de création ou de reprise d’entreprise.
Les deux parties doivent signer une convention (entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2011), renouvelable jusqu’à trois ans maximum. Le conseiller s’engage à «réaliser une prestation temporaire de tutorat visant à transmettre au créateur ou repreneur de l’entreprise l’expérience ou les compétences professionnelles acquises», notamment « en matière de gestion, de comptabilité, de techniques de vente et de promotion, d’environnement juridique et administratif de l’entreprise, et de tout autre savoir ou savoir-faire utile ».
Le tuteur doit justifier d’une expérience ou de compétences professionnelles le rendant apte à conseiller le créateur d’entreprise. Il doit être agréé « par un réseau d’appui à la création et au développement des entreprises ou par une maison de l’emploi ».

Les pépites success story font rêver

En à peine une décennie, les entrepreneurs sont devenus le principal espoir pour notre économie et la jeunesse car elle leur offre des contrées inexploitées. Si la création d’entreprise semblait réservée, il y a encore peu de temps, à une élite qui pouvait se risquer à fonder une société, la mise en place du statut de micro-entrepreneur a permis à des porteurs de projet innovant de se lancer. Les lois en faveur de la création d’entreprise mais aussi les divers accompagnements proposés et aides (incubateurs, salons…), incitent de plus en plus à oser tenter l’aventure. Parallèlement, l’image des entrepreneurs a été particulièrement mise en valeur, sans doute grâce à une information plus dense qui a permis de mieux dévoiler les contours de la fonction du dirigeant.

Pas d’échec, des expériences formatrices

Si toutes les expériences sont loin d’être couronnées de succès, elles restent toujours source d’apprentissage et de découverte de soi, ce qui permet de mieux rebondir par la suite. Pour se motiver dans une course qui ressemble davantage à un marathon qu’à un sprint et pour comprendre les rouages de la création d’entreprise, les start-up qui connaissent le succès demeurent un exemple à observer avec attention (notamment pour trouver l’inspiration). 

Attention tout de même à ne pas confondre la notion de succès avec celle de la levée de fonds. 

Il demeure trop fréquent de confondre ces deux notions alors que cette dernière ne représente que le point de départ. Au programme de ce dossier, nous avons sélectionné des start-up qui ont su capter les changements et qui représentent des espoirs pour notre économie. Mais aussi pour la jeunesse avide de sortir des sentiers battus et surtout, pour tous ceux, quel que soit l’âge, qui ont envie de dépasser leurs limites. Si elles semblent prometteuses, ces start-up devront continuer à surmonter des challenges pour s’imposer et rester/devenir des incontournables de leur secteur.

Bien que certaines modifications de notre environnement aient bien été prises en compte, d’autres arrivent et vont profondément transformer nos conceptions et donc notre économie : développement durable, intelligence artificielle, objets connectés, Big Data, ubérisation, … ne sont que des exemples de la transformation qui nous attend. Ils devraient affecter la plupart des secteurs d’activités et notre mode de consommation. Pour ainsi dire, ouvrir de nouveaux business et donc de nouveaux horizons grâce à nos talentueux entrepreneurs mais aussi mettre en péril d’autres domaines qui devront se renouveler. Qu’elles soient sources d’inspiration, de motivation ou de transformation, n’hésitez pas à  être attentif ces start-up qui devraient transformer notre monde de demain. Inspirez-vous de leur parcours et, vous aussi, passez de start-up à scale-up

De start-up à scale-up : l’incroyable ascension

Nul ne peut nier que tout entrepreneur souhaite voir sa boîte s’envoler comme par magie pour atteindre les sommets en seulement quelques coups de pioche et quelques efforts. Or, souvent seul dans les moments les plus difficiles, il est conscient que passer au-dessus de chaque obstacle présent lors de son escalade, fait partie de ce qu’un dirigeant doit affronter au cours de son aventure entrepreneuriale

Des défis quotidiens

Créer sa propre entreprise implique, dans la plupart des cas, de faire face à une montagne de défis quotidiens. Il est vrai qu’il s’avère bien plus facile de la dévaler que de la grimper. Un entrepreneur qui détient la volonté de réussir ne se laisse pourtant pas porter mais sait aller au-devant des difficultés quand cela est nécessaire. Parce que ce qui ne tue pas, rend plus fort, il a la force de gravir un à un les échelons. Il aperçoit, de temps en temps, au loin ses concurrents renoncer et redescendre tout en bas des pistes. Si proche du but, pas question pour lui d’abandonner maintenant. Armé de son courage, il continue son ascension jusqu’au jour où l’heure est venue pour lui de passer à un niveau bien supérieur. 

Mais alors, pourquoi cet entrepreneur est-il parvenu à atteindre le sommet alors que tant d’autres ont échoué ? 

Meilleur équipement, pente moins raide, ou tout simplement de la chance ? À dire vrai, un peu tout cela à la fois. Pour ce qui est de l’inclinaison de la pente, c’est un peu comme pour la chance, nous n’y pouvons pas grand-chose. L’équipement, en revanche, ne constitue pas le fruit du hasard. Tout bon dirigeant doit être à même de se donner les moyens de réussir, et pas seulement financiers. Qu’il s’agisse de mettre en place des outils de contrôle, des processus spécifiques, de restructurer son entreprise et de recruter de nouveaux collaborateurs, de lever des fonds, de s’élargir à l’international, de racheter d’autres entités pour gagner des parts de marché ou encore de diversifier son activité, ce sont autant d’outils qui forgent une combinaison solide pour un entrepreneur. 

7 conseils pour être un dirigeant ou une dirigeante hors pair

7 critères pour être un bon patron

Ce n’est pas parce que vous êtes dirigeant d’entreprise que vous ne commettez jamais d’erreurs. Si personne n’est parfait, il reste possible de vous perfectionner en tant que dirigeant. Voici donc quelques conseils pour être un dirigeant ou une dirigeante hors pair qui pourront vous être certainement utiles.

1. Savoir dire non

Accepter les propositions ou demandes de vos salariés représente une qualité forte appréciée. Certaines requêtes demeurent toutefois hors de portée voire démesurées. Dans ce cas de figure, vous pensez qu’il faut dire non et vous aurez raison ! N’acceptez pas toutes les réclamations, un bon dirigeant doit savoir dire non ! S’il n’est pas chose facile de savoir refuser, n’oubliez pas que le boss, c’est vous ! Les choix vous reviennent et vous restez le mieux placé pour savoir ce qui s’avère bon ou mauvais pour l’entreprise. N’hésitez donc pas à dire NON !

2. Être à l’écoute

Une atmosphère agréable qui permet de travailler dans la bonne humeur passe par l’écoute et le dialogue. Pourquoi ? La réponse est pourtant simple ! Dans le cas où l’un de vos salariés fait face à une difficulté, par exemple, trouver la porte de votre bureau fermé lui renverra un ligne négatif, le démotivera dans son travail et pourrait diminuer sa productivité. En dehors de ces aspects, prendre du temps pour eux leur démontre que vous prenez en compte leurs besoins, que vous restez ouvert au dialogue et que vous êtes, tout simplement, humain ! En s’efforçant de les comprendre et de les aider, ils se sentiront mieux et développeront un sentiment de confiance envers vous. Profitez-en pour leur demander s’ils n’ont besoin de rien pour faciliter l’exercice de leur fonction. Ce simple geste pourrait bien se révéler très utile.

3. Rester organisé et objectif

Bien diriger son entreprise est primordial mais, pour ce faire, un certain nombre de facteurs entre en jeu. En tête de liste, l’organisation ! Bien gérer son emploi du temps pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise demeure essentiel. Prévoir un objectif réaliste et mettre en œuvre un agenda réalisable se placent comme la base d’une bonne organisation. Rester objectif permet de garder les pieds sur terre. Vous imaginez imposer une tâche qui doit être terminée pour le lendemain alors qu’elle ne peut pas l’être ? Bien sûr que non ! Un dirigeant ou une dirigeante le savent, l’organisation fait partie des clés du succès !

4. Se montrer à la hauteur de ses convictions

Vous imaginez un dirigeant ou une dirigeante  sans convictions et qui ne se fait pas respecter ? Pas top en matière de crédibilité ! Vous devez vous montrer à la hauteur de vos convictions. Étant le chef de votre entreprise, il vous incombe de déterminer la direction à suivre. N’hésitez pas à partager vos rêves et ambitions quant à l’avenir de votre société. Vos salariés les partageront avec vous. En tant que dirigeant, pour parvenir à vos fins, vos qualités de meneur voire de leader s’avèrent utiles. Prenez en compte les retours de vos salariés mais ne faites pas ami-ami avec eux pour autant. Gardez un minimum de distance de par vos rapports hiérarchiques ! Mettez ainsi en place un bon management afin d’optimiser la productivité et soyez ferme dans vos prises de décisions.

5. Respectez vos propres règles

Le règlement, qui veille au bon fonctionnement interne de votre entreprise, doit être respecté par tous, y compris par vous ! Dans le cas où ce dernier interdit de fumer à l’intérieur des locaux, il va de soi que, si vous êtes fumeurs, vous ne pouvez enfreindre la règle et en griller une à l’intérieur des bureaux. De par votre statut, vous devez d’autant plus respecter ces règles que vous devez montrer l’exemple à vos salariés. Ne pas aller à leur encontre démontre une certaine forme de respect pour celles-ci et invite les autres collaborateurs à faire de même.

6. S’adapter en toutes circonstances

Dans votre quotidien, vous faites face à différentes situations, aussi variées les unes que les autres, et font appel à vos différents talents d’adaptation. Savoir s’adapter à ces différents cas de figure constitue une qualité indispensable pour tout bon dirigeant. Vous pouvez très bien faire face à un problème de nature financière, stratégique ou encore interne. Autant de difficultés qui font partie de votre lot quotidien.

7. Féliciter vos salariés

Un salarié qui donne tout son possible pour atteindre voire dépasser les objectifs fixés ou, tout simplement, fait du bon travail mérite d’être félicité. Dire à ses employés que vous êtes satisfait des tâches qu’ils ont accomplies peut paraître anodin mais demeure nécessaire. Il s’agit d’une simple action qui permet de leur montrer que vous appréciez ce qu’ils font et les motivent davantage. S’il reste important de leur signaler les points négatifs, mettre en avant les aspects positifs l’est d’autant plus.
Complimentez donc régulièrement vos salariés lorsqu’ils le méritent !

En respectant ces quelques conseils, vous posséderez plusieurs cordes à votre arc qui, en plus d’être utiles, devraient faire de vous un bon dirigeant.

Pour tester vos capacités à entreprendre : Le test MACE

Testez-vos capacités à entreprendre : Le test MACE

Créer des entreprises pérennes est devenu le leitmotiv des CCI et de tout organisme d’accompagnement incubateur, pépinières, couveuses…La peur de l’échec, de ne pas avoir l’âme d’entrepreneur et que de créer une entreprise soit seulement du domaine du rêve a permis la mise en œuvre d’un test, le test MACE qui avant tout permet d’établir un diagnostic.
Focus sur cette méthode développée pour détecter la fibre entrepreneuriale chez une personne.

70 questions pour tout savoir sur mon potentiel entrepreneurial

C’est ce que propose le test MACE (Motivation Aptitude Comportement Entrepreneurial) à tous ceux qui souhaitent faire le point sur leur capacité à développer une entreprise. Créé au Canada par le professeur Yvon Gasse de l’Université Laval à Québec sous le nom d’Inventaires des Caractéristiques Entrepreneuriales (ICE), ce test a ensuite été importé et adapté au territoire français par Gérard Kokou Dokou, chercheur et maître de conférences dans le domaine de l’entrepreneuriat à l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO, Laboratoire RII).

Les travaux d’adaptation conduits par Géard Kokou Dokou ont bénéficié de l’expertise du professeur Yvon Gasse et du solide partenariat du Centre de Ressources du Métier de Dirigeant (CRMD, Chambre de Commerce et d’Industrie Grand Lille) et de l’appui du Conseil Régional Nord-Pas de Calais. Ce test a déjà fait ses preuves dans son Canada natal. Les particuliers l’utilisent , mais également par des structures d’accompagnement qui souhaitent faire un point sur les aptitudes des porteurs de projets. De même, les banques s’appuient sur les résultats de ce test pour choisir de soutenir ou pas les entrepreneurs qui les sollicitent.

Comment utiliser ce test ?

Le test MACE est disponible en ligne et gratuitement sur le site de la CCI. Grâce à cette analyse, la personne saura sur quels points travailler pour améliorer sa capacité à entreprendre efficacement.
Gérard Kokou Dokou conseille également aux personnes qui réalisent le test d’utiliser les résultats, s’ils sont positifs, dans le cadre des entretiens d’embauche, afin de mettre en valeur leur capacité à être force de proposition. Les recruteurs, de plus en plus sensibles aux aptitudes entrepreneuriales parmi les candidats, seront sensibles aux résultats.

Un test exhaustif

Les trois axes développés dans ce test sont l’évaluation de la motivation, le contrôle des aptitudes et le point sur les compétences entrepreneuriales concrètes du porteur de projet. Dans ce test, on évalue la motivation en fonction de sa nature. La motivation du porteur de projet est-ce l’appât de l’argent ou bien son idée en laquelle il croit ? Ainsi, une personne dont l’objectif ne serait que l’argent ne n’aura pas la dose de motivation nécessaire pour créer.

Les aptitudes entrepreneuriales sont, elles, mesurées à travers des traits de caractère tels que la persévérance, l’intérêt pour l’innovation ou un goût pour les changements. Le comportement entrepreneurial du porteur de projet se teste à travers des compétences à concevoir un projet, le développer et le mettre en œuvre. Le test met en avant les compétences transversales que doit posséder l’entrepreneur : la capacité à porter un projet, à le vendre, à négocier, à savoir évoluer sans cesse, à travailler en réseau avec les partenaires, à être toujours à l’écoute, à savoir tirer des enseignements d’un marché fluctuant.

Dans le cadre du programme La suite dans les idées, mis en place par la Région Nord-Pas de Calais et en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’Industrie, le Test MACE(Motivation Aptitude Compétence Entrepreneuriale) est proposé à toute personne curieuse de tester son potentiel entrepreneurial. Il s’agit d’un autodiagnostic ludique qui vise à évaluer, à l’aide d’une vingtaine de questions, ses compétences entrepreneuriales et ses savoirs liés au domaine de l’initiative et de l’entrepreneuriat.

 Gratuit, ce test est une première étape indispensable

…au moment de démarrer un projet de création ou de développement d’entreprise.  Il s’adresse plus particulièrement aux 15-35 ans et permet de :

1. Mieux cerner ses potentiels afin de connaître ses forces et ses faiblesses.
2. Découvrir sa compétence clé.
3. Savoir si on dispose d’un profil de leader.
4. Tester son profil d’entrepreneur.
5. Partager ses résultats sur les réseaux sociaux pour donner envie à d’autres personnes d’essayer ce test ! Les résultats apparaissent sous la forme d’un badge de Super-Héros et vous permet ainsi de savoir si vous êtes le Superman ou le James Bond de l’entrepreneuriat !

Un score élevé = une entreprise pérenne ?

Si les résultats d’une personne à ce test sont élevés, on peut en conclure qu’elle a un profil d’entrepreneur. Il est vrai que ses probabilités de réussite seront plus élevées que la moyenne. Mais cela ne signifie pas pour autant que tout est joué d’avance et que son projet ira de succès en succès ! Le test MACE permet de détecter les aptitudes entrepreneuriales certes, mais il offre un formidable miroir des forces et des faiblesses du porteur de projet.

Ainsi, « si les résultats sont bons, il est tout de même utile de les faire analyser pour observer les points sur lesquels s’améliorer, notamment à travers des formations », rappelle Gérard Kokou Dokou. Mais en cas de score faible, pas de panique ! La probabilité pour que la personne n’aille pas jusqu’au bout de son projet ou connaisse de grandes difficultés est seulement plus importante mais atteste surtout de l’utilité de se faire bien entourer. C’est pourquoi les concepteurs du test conseillent à ceux qui n’auraient pas eu de bons résultats au test à se faire accompagner dans leur création et à s’associer pour créer.

Espérons que le test MACE sera à la source de nombreuses vocations entrepreneuriales !