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Comment bien préparer sa prise de parole en public ?

La communication est au cœur du développement de l’entreprise. La prise de parole en public et la communication sont essentielles pour l’entrepreneur, pour mener à bien son entreprise et la développer. Savoir expliquer à son équipe les objectifs en réunion, transmettre à son client des informations, débattre avec ses collaborateurs sur des points précis de la stratégie à mettre en place, savoir convaincre des investisseurs ou un public de la qualité de son produit ou son service. Voici quelques conseils pratiques pour préparer sa présentation orale.

Autant de circonstances de prise de parole qui demandent de se concentrer en se consacrant en amont sur sa technique de communication. Steve Jobs était un véritable orateur capable de transformer de simples interventions orales en des événements suscitant la curiosité du public et leurs applaudissements. Pour d’autres, la simple perspective de prendre la parole provoque un sentiment intense de stress et de trac.

Plusieurs études soulignent que la capacité de prendre activement la parole face à un public est l’élément le plus révélateur pour réaliser un succès dans l’univers entrepreneurial. Chaque entrepreneur passerait ainsi en moyenne plus de trois heures par jour à s’efforcer de persuader différents protagonistes comme ses collaborateurs, ses fournisseurs, ses investisseurs ou ses clients. Pour réussir à convaincre un public et s’assurer du bon déroulé de sa prise de parole, un travail préparatoire est primordial, avant et pendant l’intervention.

Préparer son intervention en amont

Avant que l’entrepreneur se lance dans un événement, une conférence ou tout type de prise de parole en public, il doit avant tout préparer avec précision son intervention. Il est obligé de déterminer ses objectifs en se posant les bonnes questions : «À quel public je m’adresse ? Un public d’experts, jeunes ou internationaux ? », « Quel est le but de mon intervention ? », « Quelle est ma stratégie ? », « Quel est le message que je désire partager ? ».

Bien répondre aux interrogations

La réponse à ces interrogations permettra au dirigeant d’entreprise de savoir où il va et de fixer le fond de sa présentation orale. Après avoir établi ce premier point, il faut qu’il écrive les différents éléments qu’il souhaite intégrer dans sa prise de parole, pour, à la fin, établir un plan précis du discours. Il est alors préférable de définir une ligne directrice, une trame à respecter du début jusqu’à la fin.

Ensuite vient le moment de préparer la prise de parole, via diverses simulations. Cela permet d’avoir une idée précise du temps de parole, d’identifier les aspects qui ne vont pas et de se préparer mentalement et gestuellement pour livrer un discours qui tient la route. Il existe plusieurs façons de livrer un discours avec la lecture, la mémorisation ou la récitation de fiches. D’une manière générale, le fait de lire ou réciter une présentation est déconseillé : cela enlève le côté naturel et l’auditoire est difficilement intéressé par quelqu’un qui a le visage plongé dans ses feuilles.

Mémoriser la présentation apparaître comme la meilleure approche, mais elle doit être bien préparée, sous peine de tout oublier au moment de l’événement. S’entraîner devant un miroir avec des gestes et des contrôles de la voix pour répéter son oral peut s’avérer utile, mais le faire devant des personnes de confiance comme des proches est plus efficace. Ils délivrent ainsi des remarques sur les parties qui éveillent le plus leur intérêt ou leur ennui, ce qui apporte une valeur ajoutée.

Repérer le lieu et l’environnement du discours à l’avance

En ayant préparé méticuleusement son discours, l’entrepreneur se doit de connaître le lieu et l’environnement de son intervention à l’avance. C’est un moyen de se sentir plus à l’aise et de diminuer son stress tout en préparant son espace avant le moment crucial pour être sûr d’être pleinement productif. Dans le cas des webinaires avec des salariés, cela reste simple puisque le dirigeant les connaît.

Mais s’il doit effectuer une prise en parole auprès de personnes qu’il rencontre pour la première fois, la nécessité d’en de bien étudier le décor que verront ses interlocuteurs est essentielle. Le dirigeant peut ainsi choisir la meilleure disposition dont il a besoin pour être en pleine possession de ses moyens, comme un acteur qui prépare sa scène. Le fait de bien cerner l’espace de l’intervention permettra également d’apporter toutes les modifications possibles pour affiner les conditions nécessaires à la présentation orale pour le séduire ou l’interpeller.

Diminuer le stress et le trac via des exercices

Si certaines personnes sont totalement à l’aise devant n’importe quel auditoire, d’autres voient leur niveau de stress et de trac augmenter à l’approche de leur prise de parole. Avec pour conséquences, d’impacter notamment la respiration et le corps, des éléments essentiels pour assurer un discours. Pour gérer ses différents éléments, des exercices pratiques peuvent être mis en place. D’abord des exercices de respiration abdominale qui permettront à l’entrepreneur de se détendre avant son entrée sur la scène. La respiration carrée, technique de relaxation issue du yoga s’effectuant de préférence allongé, s’avère utile.

Elle se pratique uniquement par le nez et se déroule en quatre temps où chaque respiration est égale à l’autre : l’inspiration, la rétention poumons pleins (blocage du souffle), l’expiration puis la rétention poumons vides. L’autre exercice profitable est de visualiser sa prise de parole pour faire fuir les peurs qui peuvent paralyser sa voix et favoriser le stress. Le simple fait de s’imaginer en orateur exceptionnel qui maîtrise son sujet et suscite l’adhésion ou de songer à quelque chose de positif qui rend heureux permet ainsi de faire baisser la pression.

La communication renforcée : un bon moyen pour motiver

La communication depuis la pandémie s’est trouvée prisonnière. De nombreuses stratégies mises en place par les communicants ont du être annulées : team Budling, évènements qui avaient pour objectif de fédérer les équipes et de créer une bonne ambiance. Dans cette période, on a bien ressenti le fait que la communication  représente un atout majeur dans le bon fonctionnement d’une entreprise . Permettant de motiver les salariés, ce type de procédé est un levier stratégique pour accroître la motivation de vos salariés.
La communication joue un rôle important au sein d’une entreprise car elle permet d’échanger des informations capitales pour le bon fonctionnement d’une entreprise et consolide une équipe.

Le manque de communication au sein d’une équipe

Pendant la première période de confinement, l’objectif des entreprises a été de parer à la situation inédite. La deuxième période de confinement qui demande aux entreprises de mettre en place un télétravail 5 jours sur 7 va conduire à renforcer la communication car cette deuxième période de confinement va impacter le moral des salariés et bien sur les affaires.

L’ère de la nouvelle technologie et du web a complètement bouleversé la communication dans le quotidien des salariés et a détruit l’habitude d’échanger. Afin de renforcer la communication au sein d’une équipe, il est primordial de privilégier certains aspects comme le libre-échange entre les collaborateurs. Mais il demeure nécessaire d’établir certaines règles au niveau de votre équipe pour qu’ils se respectent entre eux.

Que faut-il faire pour rétablir la communication en interne ?

Plusieurs moyens permettent d’inciter les salariés à communiquer entre eux. D’abord, vous pouvez organiser des petites réunions en webinaire régulières afin que chacun puisse s’exprimer et donner son opinion devant tout le monde. De cette façon, vos collaborateurs auront l’habitude de communiquer entre eux. La communication interne entre équipes reste une pratique cruciale pour maintenir une bonne harmonie.

Le rôle du manager dans la réhabilitation de la communication entre ses collaborateurs

Le manager doit contribuer afin que des échanges réguliers se fassent entre les différents membres d’une même équipe. Tous les moyens sont bons pour y arriver, vous pouvez commencer par vous familiariser et passer un peu de temps avec tous les membres de votre équipe afin de montrer l’exemple. Si possible vous pouvez également demander l’aide de professionnels dans le domaine de la communication pour réinstaurer le dialogue entre collaborateurs. N’hésitez pas à faire circuler l’information selon laquelle, la communication dans l’équipe est fondamentale.

Quels sont les effets d’une bonne communication ?

La communication permet d’instaurer une bonne ambiance au sein d’une entreprise, facteur de motivation de vos équipes mais aussi pour vous. Le temps de travail semble moins long et les tâches deviennent moins pénibles. Selon une étude, les entreprises qui laissent plus libres cours à la communication et aux échanges sont plus productives que les autres.

Elle permet également et peut être surtout de faire circuler l’information car un des grands risques du manque de communication, réside dans le fait qu’une information capitale ne circule pas ou mal et que des décisions se prennent sans avoir tous les éléments nécessaires. Elle représente également un gain de temps et peut vous éviter de vous lancer dans des tâches superflues ou qu’elles soient deux fois traités.

N’hésitez donc plus à refaire en sorte que le dialogue se renoue dans votre équipe et d’instaurer dans vos réunions webinaire une ambiance conviviale.

Intégrer un incubateur : une opportunité

En 2022 pour celui qui veut créer une entreprise, l’incubateur paraît une opportunité évidente. En fait l’incubateur offre la possibilité entre autres de tester son projet de création mais parfois et souvent de développer de meilleures idées pour entreprendre et surtout réussir. De nombreuses licornes ont intégré un incubateur afin de peaufiner leur projet et profiter de l’accompagnement. L’incubateur Agoranov a hébergé Criteo, Doctolib, Dataiku et Alan et Shift Technology.

Quel profil pour intégrer un incubateur ?

Le porteur de projet qui veut entrer dans un incubateur n’a pas un profil type. Évoquons quelques portraits :

  • Sortir de l’isolement qui pourrait le conduire à abandonner face aux difficultés
  • Développer des compétences entrepreneuriales
  • Valoriser son projet

Mais aussi

  • Le sénior qui cherche à rebondir
  • Le chômeur qui veut sortir de l’impasse
  • L’étudiant qui veut se lancer un défi
  • Le porteur d’un projet prometteur…

La liste est longue, comme vous pouvez le constater. De plus l’âge n’est pas un critère pour entrer dans un incubateur : les générations se côtoient sans aucune difficulté car elles sont porteuses d’un objectif commun : réussir et de cette diversité naît une forte émulation

Quels types de projets ?

Certains incubateurs sont très spécialisés, d’autres ouvrent leurs portes à tous types de projets mais ce qu’il est crucial de retenir : un créateur peut réussir dans une niche où personne n’aurait osé aller s’aventurer. Toutes les idées peuvent être exploitées. Ainsi, développer Stéphane Millet (Millet Associés) est entré dans un incubateur pour développer un projet « pompes funèbres », avec le désir d’offrir un service empli de compassion, qui est devenu aujourd’hui une entreprise florissante.

Quelles sont les expériences nécessaires pour intégrer un incubateur ?

L’incubateur intègre en son sein des ingénieurs, des financiers, des spécialistes marketing, des passionnés de l’écologie, des amoureux du bien-être, des créateurs nantis d’une kyrielle de diplômes, des personnes sans diplômes…..
Avoir le désir de se lancer un défi et de vouloir surmonter les obstacles font partie en général des pré-requis.
Deux questions que se posent au porteur de projet qui veut intégrer un incubateur
– Combien cela coûte ?
Tout dépend des incubateurs et des subventions qui leur sont allouées pour soutenir les créateurs.
Qu’est-ce que cela va m’apporter d’intégrer pendant six mois un incubateur ?

L’apport d’un incubateur se situe sur cinq plans

Le plan matériel

Il offre

  • Un hébergement : un espace de travail, des salles de réunion,
  • Des outils (bureau, téléphone, imprimante……)

Plan des compétences

Il permet de

  • réaliser son busines plan, du business model, des outils comme le business plan,
  • appréhender les dépôts des brevets sur tous les aspects relatifs à la propriété intellectuelle
  • construire son argumentaire de vente
  • réaliser des prospections téléphoniques
  • apprendre à négocier
  • présenter son projet
  • optimiser ses réseaux
  • mieux comprendre son marché er ses clients
  • bien connaitre ses concurrents
  • construire sa marque
  • mieux utiliser les médias
  • connaitre les aspects juridiques, fiscaux et financiers
  • s’initier à la comptabilité et à l’analyse financière
  • mais aussi se découvrir pour mieux réussir (estime de soi…)
  • réussir son site internet
  • ……

Plan d’accompagnement

Il propose un éventail de prestations qui permettra la réussite du projet :

  • des  rencontres avec des professionnels de la création
  •  des rencontres avec des chefs d’entreprise
  •  des rencontres avec des consultants experts dans (droit droit, vente, communication, finances et un conseiller technique, des intervenants spécialisé en création / ou en développement d’entreprise, des experts (finance, droit…).

Mais aussi du coaching réalisé par des chefs d’entreprises désireux de partager leur expertise et leur réseau.

  • entraînement à la levée de fonds
  • entraînement à la rencontre avec les clients
  • des ateliers pour permettre aux créateurs de développer de nouvelles compétences et de professionnaliser ainsi leur démarche de création d’entreprise

Plan du challenge du projet

L’incubateur permet de challenger son projet, d’offrir un réseau notamment pour la recherche de financements. Les incubateurs ont souvent des relations étroites avec les business Angels, les fonds d’amorçage…
La richesse d’un incubateur se trouve aussi dans l’opportunité de rencontrer d’autres porteurs de projets aux sensibilités et expériences complémentaires permet de s’enrichir.

Comment choisir son incubateur ?

Les incubateurs se multiplient en France. Mais attention, les incubateurs ne sont adaptés pas toujours  à votre projet et la décision n’est pas à prendre à la légère. Quels sont les éléments à prendre en compte avant de faire son choix ?
Les incubateurs spécialisés sont la plupart du temps beaucoup plus sélectifs mais leur valeur ajoutée peut également s’avérer plus grande. Proposer votre projet  ne « coûte » rien et cette expérience peut s’avérer fructueuse.
Recherchez et étudiez les différents incubateurs que vous envisagez de solliciter afin d’avoir un aperçu plus précis des entreprises qu’ils ont accompagnés, de leurs points forts mais aussi de leurs points faibles. Renseignez-vous sur les conditions d’admission et déplacez-vous pour visiter les locaux et rencontrer les équipes et discuter avec leurs membres.  pour connaitre précisément les conditions matérielles pour ne pas être déçu quand vous l’intégrerez.
Soyez très explicite et faites preuve d’objectivité concernant vos attentes de l’incubateur. Avant d’intégrer la structure, discutez en interne pour éviter malentendus et déceptions. L’incubateur peut se révéler une aide précieuse mais pour autant, il ne va pas, d’un coup de baguette magique, transformer votre entreprise en prochain Facebook ! Montrez-vous donc réaliste mais intransigeant sur ce que vous attendez. C’est votre avenir qui est en jeu…

Ne devenez pas un mauvais patron !

En tant que patron d’entreprise, vous allez forcément être amené à organiser et faire des rendez-vous. Votre apparence doit, certes, être toujours soignée et irréprochable. Mais, êtes-vous sûr d’adopter toujours le bon comportement face à vos interlocuteurs ou partenaires ? Ou faites-vous l’une des erreurs listées dans cet article ? Afin de le savoir et de vous corriger au besoin, lisez ce qui suit pour ne pas devenir un mauvais patron.

Le grand blagueur qui ne fait rire que lui-même

Un avantage pour vous : vous ne vous plaignez jamais. Le jour où on vous verra vous lamenter arrivera sûrement dans dix millions d’années. Mais se montrer constamment sous son meilleur jour ne signifie pas forcément raconter une histoire drôle toutes les cinq minutes. Rappelez-vous que votre entretien avec un client ou un fournisseur se veut professionnel et non humoristique. Il ne s’agit pas de faire des blagues qui ne font rire que vous !!!

Variante : l’éternel optimiste. Bien sûr, vous vous devez d’être zen et décontracté. Mais conserver en permanence un éternel sourire « accroché à la face » comme le chante Aznavour ne fera pas obligatoirement de vous quelqu’un de confiant. Sachez sourire au bon moment mais surtout que ce sourire vienne de votre empathie. 

Le maniaque qui stresse son entourage

Avant de partir, vous vérifiez au moins dix fois que la porte de votre bureau est fermée. Au moment de l’entrevue, vous ne cessez de jouer avec votre stylo, de toucher vos cheveux, de croiser et décroiser vos jambes, de tambouriner sur votre siège…

Il est tout à fait normal d’appréhender une discussion et de ressentir du stress. Ne paraissez pas trop angoissé non plus. Un dirigeant est le reflet de sa société. Donnez une bonne impression dès le premier contact.

Variante : le maniaque du langage verbal . Efforcez-vous de vous enregistrer et de réécouter vos interventions. Pensez aux synonymes afin d’éliminer vos tics d’élocution. Les mot préférés comme « vraiment !!! du coup !… » à supprimer.  Et vous quels sont les  mots qui viennent systématiquement quand vous êtes dans l’émotion ? Si vous ne les avez pas repérés demandez à votre entourage de vous les transmettre, vous pourrez ainsi les éliminer

Le sans-gêne

Si vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, il vous faut absolument éviter à tout prix le sans-gêne vis-à-vis de vos interlocuteurs. Ainsi sont à proscrire les tapes dans le dos, les gestes déplacés ou encore les surnoms tels que « superstar » . Vous êtes en discussion avec des personnes pouvant vous aider quant à au devenir de votre société. Débarrassez-vous des familiarités gênantes.

Variante : le grossier. Vous êtes en conversation avec une ou plusieurs autres personnes. Le fait de finir les phrases des autres et de leur couper systématiquement la parole reste donc à oublier. 

Le pessimiste qui plombe l’atmosphère

Il n’est pas réellement nécessaire d’expliquer pourquoi ce comportement est à bannir. Vous devez paraître un minimum heureux, et ce même si cela ne va pas dans votre vie. Personne n’aime écouter les plaintes ou malheurs de ses semblables. En particulier lors d’une entrevue professionnelle. Souriez et interdisez-vous de montrer tout signe de faiblesse lorsque vous allez à l’encontre de quelqu’un d’autre.

Variante : le dépressif. Lors d’un rendez-vous professionnel, fondre en larme ne donnera pas une bonne image de votre entreprise. Rappelez-vous chaque jour trois choses positives et répétez les plusieurs fois, vous verrez que tout ira mieux !

Le timide qui doit découvrir la confiance en lui

Le manque de confiance en soi existe. Le fait d’être timoré, et humble ne vous dévalorisera pas. Mais sachez montrer un minimum d’aplomb lorsque vous discuterez de vos futurs projets . Regardez-les dans les yeux et abstenez-vous de porter des lunettes de soleil. Entraînez-vous chez vous seul devant une glace ou un public pour remédier à ce défaut.

A l’opposé : l’outrecuidant. Il ne demeure pas indispensable de vous pencher sur votre vie personnelle en évoquant vos goûts de manière très prononcée (équipe de sport favorite). De même, lorsque l’un de vos clients ou fournisseurs mentionne un concurrent, il n’est pas obligatoirement nécessaire de dire que « vous êtes meilleurs que ces nazes » .

L’importance de prendre des risques mesurés

La prise de risques fait partie intégrante de la vie de toute entreprise. Pourtant, le dirigeant emmène dans ses décisions non seulement lui-même mais aussi ses salariés et leurs familles. Il ne peut donc les prendre à la légère. Prendre des risques mesurés pour faire évoluer sa société demande de la réflexion. Comment procéder alors pour les créer, les mesurer et les gérer afin de mener à bien son entreprise ?

Maîtriser le risque pour ne pas en être la victime

Au sein d’une entreprise, prendre des risques est un passage obligatoire dans l’évolution d’un projet. La prudence empêche une société de grandir ou, même, de prendre une nouvelle direction. Néanmoins, l’entrepreneur doit apprendre à les maîtriser plutôt que les subir. Il faut donc limiter leur niveau afin d’éviter une crise.

Un risque mesuré implique :
-Un processus opérationnel qui contribue à la création de nouvelles valeurs pour l’entreprise
-Un processus rationnel qui doit être collaboratif et adapté à la situation de l’entreprise

Pour assurer la réussite de votre entreprise, il est important de sortir de votre zone de confort et de créer des situations de danger, toujours maîtrisées.

Conseils pour maîtriser les risques dans une entreprise

La prise de risque mesurée est un processus complet que vous devez intégrer dans votre stratégie de management :

– Evaluer le risque : son appréciation suppose d’abord une prise de conscience de sa présence puis de sa nature. Avant tout, il faut effectuer un travail d’identification, de mesure et d’analyse.
– Traiter les risques : il ne faut pas l’éliminer mais le transformer en lui donnant une nouvelle direction bénéfique à l’entreprise.
– Gérer les risques : il faut également surveiller son exécution. Il est donc important de veiller au bon déroulement des nouvelles décisions en doublant d’attention.

Pour prendre un exemple de prise de risque mesurée, lorsque Bill Gates a créé les premières versions de Windows, le pari était loin d’être gagné. Ce n’est qu’en 1980 que l’informaticien a décidé de s’associer avec IBM. Cette association représentait une prise de risque indéniable, puisque l’entrepreneur choisit d’être rémunéré à la commission pour tout ordinateur IBM vendu avec son système d’exploitation. Cet exemple est celui d’un pari risqué, mais mesuré, qui a fait de Bill Gates la première fortune mondiale avec près de 123 milliards de dollars.

Audace et élimination de l’incertitude

Pour que les risques pris pour le développement d’une entreprise demeurent sous contrôle, il faut éliminer le facteur d’incertitude. Toute prise de risque engendre le doute. Néanmoins, si vous laissez l’incertitude prendre le dessus, vous risquez d’échouer dans votre entreprise.

Il a fallu une bonne dose de confiance en soi et d’audace à Steeve Jobs lorsqu’il a lancé les iMac, premiers ordinateurs en couleurs. A l’époque, le marché de l’informatique prônait un design minimaliste. Cette prise de risque reste mesurée, étant donné que le géant Apple a misé sur les attentes de plus en plus grandes du consommateur.

Gleeden est un autre exemple d’audace avec son site de rencontres extraconjugales. Avec ce concept, considéré au début comme « scandaleux », Gleeden réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros. Gleeden, le leader de la rencontre extra-conjugale en Europe compte aujourd’hui plus de 8 millions de membres à travers le monde dont près de la moitié rien qu’en France.

Lever des fonds, loin d’être une évidence !

La presse annonce tous les jours des levées de fonds aux montants astronomiques  et laisse croire que c’est en claquant des doigts que l’on peut lever des fonds. Or lever des fonds est loin d’être une évidence d’autant plus dans cette période de crise sanitaire et de guerre en Ukraine qui bouleversent tous les paramètres et qui génèrent une certaine frilosité. Obtenir des financements, en période de vache maigre, reste une mission difficile. Et ce que l’on parle d’une entreprise en cours de création ou en phase de développement. Alors comment lever des fonds ? Quelles sont les contraintes ? Voici quelques éléments de réponse.

La levée de fonds : les conditions

Pour faire simple : toute entreprise ne peut pas lever des fonds. Pour la réussir, il faut que vous ayez un projet solide pour votre entreprise. En somme, il vous faudra avoir un ou des projets qui amèneront la société à booster son chiffre d’affaires ou positionner de façon stratégique l’entreprise en vue de sa revente. Mais d’autres éléments peuvent vous permettre de réussir votre levée de fonds et notamment pour les sociétés en croissance :

  • Constituer une équipe solide regroupant les compétences clés
  • Générer déjà du CA, ce qui atteste de l’adéquation du produit avec son marché,
  • Bien connaître son marché
  • Avoir un succès entrepreneurial à son actif
  • Disposer d’une avancée technologique significative ou de barrières à l’entrée
  • Être dans un bon timing de marché.
  • Mais aussi des qualités qui vous seront propres : être persuasif et ambitieux, en étant réaliste sur la faisabilité du projet.

Pour les sociétés plus matures, il s’agit d’avoir une activité pérenne et rentable. La structuration de votre entreprise, une vision claire à 5 ans de l’avenir de l’entreprise et le fait d’avoir des relais de croissance interne (expansion régionale, développement à l’international, et de projets d’acquisition.) sont déterminants.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Avant de vous adresser à un organisme, il vous appartiendra de vérifier le moment où il intervient. On parle de capital Amorçage dans le cadre d’une activité en phase de lancement et lors de la phase de développement de l’entreprise, de capital développement. Dans tous les cas, les investisseurs vont prendre une prise de participation dans votre société via une émission de titres qu’ils vont acheter. Alors qui sont ces investisseurs ? Ce sont ceux que l’on nomme les capitaux-risqueurs, des Business Angels ou des fonds. Leur objectif reste de faire des plus-values en général à court terme (5 ans). Les montants des investissements varient selon chacun. La levée de fonds moyenne oscille entre 50 000 euros et 500 000 euros.

Les avantages…

Contrairement à une banque qui vous octroie un emprunt dont vous devrez rembourser le capital et les intérêts, la levée de fonds est différente pour une raison simple : les investisseurs se rémunèrent sur les plus-values qu’ils réaliseront à la revente. Exit aussi l’apport de garanties personnelles. Double avantage pour votre structure car vous augmentez  vos fonds propres sans dettes. Outre les apports financiers, ces Business Angels peuvent vous apporter bien plus pour votre entreprise : carnet d’adresses, conseils, accompagnement… Tout en vous laissant bien sûr totalement maître à bord de votre navire entrepreneurial.

Un parcours du combattant ?

Business Angel mais surtout Business… Eh oui, sous ce nom angélique, rien n’est laissé au hasard et tout est minutieusement analysé.  Aussi, avant de vous financer,  ils s’attacheront à analyser les fondations de votre projet, votre personnalité (ici, il peut y avoir une petite part de subjectivité et de feeling), la valeur de l’entreprise, … En définitive, la confiance est un élément de la relation entre vous et ces investisseurs. S’ils ne croient pas en votre potentiel, ils n’investiront pas… Et il va falloir convaincre ! En présentant de façon attractive et structurée votre projet. Comme pour un bon repas, n’oubliez pas les amuses-bouches (une synthèse de l’ensemble du projet) qui seront accompagnés du plat de résistance (le business plan présentant de façon détaillée le projet et les états financiers). Ne lésinez pas sur le décorum de présentation et faites attention au dosage. N’oubliez pas que la question centrale demeure : la rentabilité. Bref, l’équation doit être la suivante : idée+confiance= gain.

Le crowdfunding

Outre les financeurs traditionnels, les Business Angels, fonds d’investissement, le financement communautaire (appelé aussi crowdfunding) a le vent en poupe. On peut citer quelques plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank. S’il existe plusieurs systèmes, le financement participatif  (equity based crowdfunding) permet de détenir des actions de votre entreprise. Bémol ? Une réglementation contraignante. Ainsi, vous ne devrez pas avoir plus de 150 investisseurs par projet, ce qui peut limiter le montant des fonds recueillis…

Qu’est-ce qu’un entrepreneur visionnaire ?

Inné ou acquis, le sujet revient quel que soit le domaine. Un entrepreneur seraient selon les idées solidement ancrées dans l’inconscient collectif un visionnaire qui aurai la chance et la capacité de saisir les opportunités car il en voit les tenants et les aboutissants à court et long terme. Tous les entrepreneurs sont par nature visionnaires. De leur idée est né un projet qui s’est ensuite construit et structuré, pour devenir un jour une entreprise florissante. Néanmoins, on dénombre également des cas d’échecs dans la belle aventure que doit être l’entrepreneuriat, issus parfois d’une mauvaise vision. Qu’entend-on par entrepreneur visionnaire ? Comment cette notion se matérialise-t-elle ? En quoi est-elle fondamentale pour tous les dirigeants ? Explications.

Tour d’horizon de la vision d’entrepreneur

Outre le concept, la vision s’apprécie en termes d’imagination. C’est par les aptitudes à rêver, et un peu de courage et de volonté, que l’entrepreneur fait en sorte que son idée devienne une réalité. On parle dans le cas présent de prédisposition naturelle des individus, de talent inné en matière de créativité.

Si elle est repose sur la subjectivité, la propension à voir plus loin dans l’avenir, au-delà du présent, est également une compétence qui peut s’acquérir, et ce notamment avec de l’expérience. C’est un exercice auquel les dirigeants et les directions de moyennes et grandes entreprises se confrontent régulièrement. Cette vision se matérialise par une veille régulière, et des réunions posées, où chacun échange sur les opportunités possibles, bien souvent avec plusieurs décennies d’avance. Cette notion est fondamentale et nécessite de prendre le temps de la réflexion pour permettre aux grands groupes de continuer sans cesse de se renouveler et d’innover. Bien sûr, la vision d’entrepreneur s’applique également aux plus petites structures, mais souvent à une moindre échelle et à plus court terme.

C’est donc bien la vision, dans sa forme innée, qui permet aux entrepreneurs de devenir de grands hommes. Certes moins nombreux aujourd’hui car notre monde est de plus en plus structuré, et qu’il laisse peut-être aussi moins de place financièrement aux petits pour se concrétiser, un des derniers grands exemples cités en référence est Steve Jobs, qui participa à la création du premier Macintosh et fonda par la suite l’incontournable société Apple.

La vision seule ne suffit pas

Cette capacité à voir plus loin est donc primordiale, mais elle n’est néanmoins pas suffisante pour faire un entrepreneur visionnaire.

Toujours en citant l’exemple de Steeve Jobs, celui-ci a fait face à de nombreux échecs avant de réussir. Quand bien même il quitta Apple suite à des désaccords avec la direction, il sut rebondir en fondant l’entreprise Next et fut à l’initiative des studios d’animation Pixar. Outre son imagination en constante ébullition, il a donc fait preuve de confiance, de courage, de persévérance et d’obstination pour atteindre son but. On parle dans ce cadre de « l’entrepreneur artisan », c’est-à-dire celui qui est capable de mettre en œuvre son idée et de lui donner vie. Il est également important de préciser que les diplômes ne font pas forcément un entrepreneur visionnaire, Steeve Jobs n’ayant pour son cas pas abouti ses études universitaires faute de finances suffisantes.

Enfin, l’entrepreneur visionnaire a pour sûr des talents de gestionnaire. Il ne se lance pas dans l’inconnu sans avoir pris certaines dispositions. Il définit bien au préalable ses objectifs, planifie et organise ses actions de sorte à faire aboutir son idée tout en maîtrisant au maximum les risques. Cette notion est très importante, et elle est souvent la conséquence de nombreux échecs d’entrepreneurs qui négligent de prendre le temps nécessaire à la réflexion. En effet, ils survolent la définition de leurs cibles, leurs concurrents, leurs moyens, la construction étoffée de leur étude de marché ou de leur business plan, ou encore l’organisation et la gestion de l’entreprise dans son quotidien.

Les secrets pour devenir et rester meilleur que ses concurrents

Inutile de regarder vos concurrents avec envie et de vous décourager à chaque fois que l’on parle d’eux. Il est une évidence que toute entreprise doit faire de la veille mais aussi scruter les bonnes idées qui lui  permettraient de devenir le leader sur son marché. La question est comment devenir ou rester meilleur que ses concurrents. 

Ecoutez vos consommateurs car ce sont eux les boss.

C’est eux qui vous achètent et eux qui vont payer. Vous devez donc essayer de leur répondre le plus rapidement et le mieux possible. Aller à la rencontre des clients pour les écouter vous permettra d’acquérir une juste idée de leurs souhaits et besoins. Une fois écoutés, il faut se donner le challenge de réaliser ce qu’ils demandent. Les clients n’hésitent pas à donner leur avis sur internet et sur les réseaux sociaux. Au lieu de les regarder avec dédain, répondez-leur et essayez de vous améliorer. L’arrogance n’est jamais bonne ! C’est difficile car le marché est souvent déjà structuré.

C’est l’innovation.

Penser que l’innovation se concrétise à partir d’une idée qui jaillit de l’esprit comme une ampoule qui s’allume c’est faire fausse route ! Réfléchir tous les jours et se dire comment transformer un détail sera plus efficace. Par exemple, le coffret cadeau de Wonderbox a répondu au souhait des consommateurs de faire un gros cadeau, un beau cadeau. Pour répondre à leur souhait, l’entreprise a adapté le contenu de la boîte aux nouvelles proportions de la boîte. L’entreprise a su aussi  au moment de la crise sanitaire se remettre en question et proposer de nouveaux coffrets  adaptés aux circonstances. La remise en question permet de percer dans un marché hyper-concurrentiel. Ne jamais rester sur ses acquis !

Il faut être passionné…

…par ce qu’on fait mais aussi bien connaître son produit ou ses produits et captiver l’attention des clients potentiels. Michel et Augustin n’ont eu de cesse de  transmettre leur passion pour faire de leurs clients  des fans. Ils ont cherché avec frénésie  des idées nouvelles. C’est une infinité de détails qui font le succès.

Écartez la peur de parler de votre projet…

…et même parlez au maximum de celui-ci. N’ayez pas peur également que l’on vous pique votre idée. Chaque personne peut avoir un prisme et une vision qui vous permettra de changer. Sans s’en rendre compte, elle peut vous donner une super innovation qui sera le nouveau business model ou votre nouveau projet. Il est indispensable de collecter les idées et les avis des personnes qui d’ailleurs seront peut-être vos futurs consommateurs.

Faire remonter les idées en interne.

Personne ne possède le monopole des idées en tant qu’entrepreneur. Prendre le parti-pris d’échanger avec un maximum de personnes et en particulier avec les salariés fait jaillir des idées géniales. D’ailleurs sur les produits les idées les meilleures viennent de la base et elles sont faciles à implémenter, très concrètes, issues du marché. Par exemple, une salariée a expliqué à Bertile Burel sa difficulté à parler de certains produits car en fait elle ne les connaissait pas. Il s’agissait des massages ayurvédiques. A la suite de cette discussion, Wonderbox a créé un programme qui s’appelle « un testeur de rêve 500 euros par an » pour tester les produits pour tous les salariés. Et du coup ils peuvent en parler puisqu’ils les connaissent parfaitement. Une suggestion à retenir

Encore un conseil ?

Passez à l’action si cela n’est pas encore fait.

Allez-y, mettez de la passion : le chemin en vaut l’effort

Se financer au lancement de son activité

Les finances sont le gage de la pérennité d’une entreprise. Lorsque l’on crée son entreprise, il existe une multitude de frais qui finalement en s’accumulant finissent par faire des sommes qui vont peser sur le projet. Les entrepreneurs doivent trouver des fonds pour lancer leur entreprise. C’est un fait. Mais comment se financer au lancement de son activité ? Voici quelques pistes à explorer en matière de financement pour démarrer son aventure entrepreneuriale.

L’apport de fonds propres

Les entrepreneurs peuvent apporter leurs propres fonds au moment de la création de leur entreprise. Ces derniers se divisent en deux catégories : les apports en capital et les apports en compte courant. Dans le premier cas, il s’agit de fonds provenant des associés qui permettent de financer le démarrage de l’activité. Ils demeurent contraints à rester dans l’entreprise et ne peuvent donc pas être remboursés. Les comptes courants d’associés prennent quant à eux la forme d’un prêt de la part des associés, qui est à la fois remboursable et rémunéré. Nous pouvons les définir comme des « quasi-fonds propres » car ils n’ont pas vocation à durer sur le long terme. Si l’apport de fonds propres de la part des associés eux-mêmes reste une solution idéale, faire également participer votre famille ou vos amis au capital de l’entreprise reste possible. Cette pratique s’intitule la « love money ». D’une part, cela permet à vos proches de s’investir dans votre projet et de partager votre passion. D’autre part, ils bénéficieront d’exonérations d’impôts prévues par la loi.

Le financement public

Les entreprises bénéficient aussi de nombreuses aides de la part d’organismes publics dans le développement de leur activité. Ces dernières peuvent être octroyées avant la création, lors d’une reprise ou lors d’un lancement de nouveaux projets dans l’entreprise. La banque publique d’investissement Bpifrance alloue des prêts compris entre 2 000 et 7 000 euros pour la création de votre société. Il s’agit d’un prêt sans garantie ni caution personnelle qui intervient en complément de votre prêt bancaire. Pour en bénéficier, votre entreprise doit être créée depuis moins de 3 ans et ne doit pas avoir déjà bénéficié d’un autre financement (égal ou supérieur à deux ans). Les entrepreneurs peuvent également bénéficier d’aides régionales. Les régions Pays de la Loire et Basse Normandie accordent la Prime régionale à la création d’entreprise (PRCE). La région Ile-de-France soutient quant à elle plus de 10 000 entreprises chaque année en déboursant 182 millions d’euros par an d’aides financières. Depuis 2008, elle a créé un nouveau dispositif d’aides sur trois ans à destination des PME. Intitulé PM’up, ce concours a déjà primé 780 lauréats depuis son existence. Les personnes qui se trouvent au chômage mais qui souhaitent lancer leur entreprise peuvent aussi bénéficier d’aides de la part de Pôle Emploi, qui prennent la forme d’allocations soumises à certaines conditions.

L’emprunt bancaire

Les banques peuvent vous accorder un prêt qui financera une partie de votre projet. Pour l’obtenir, les organismes bancaires vous demanderont des garanties et notamment l’apport de fonds propres. Ceux-ci doivent représenter en général 50 % de votre financement. Dans tous les cas, une banque ne vous prêtera pas d’argent si vous ne disposez d’aucun fonds propres. Un conseil : pensez à démarcher plusieurs banques à la fois. Cela vous permettra de comparer les offres proposées et de choisir celle qui sera pour vous la moins contraignante, notamment au niveau du taux d’intérêt.

Le crédit-bail

Appelé aussi « leasing », le crédit-bail concerne le financement d’un bien professionnel qui peut être mobilier ou immobilier. Il s’agit d’une solution intéressante pour un créateur car ce dernier n’a pas besoin d’effectuer d’apport personnel. Il demeure juste locataire d’un bien qu’il pourra acheter au moment où ladite location parviendra à échéance. Les exemples les plus fréquents d’utilisation de cet outil demeurent le financement de véhicules professionnels ou de matériel informatique. L’inconvénient de cette source de financement reste le fait qu’elle coûte plus cher qu’un prêt bancaire traditionnel.

Le crowdfunding ou financement participatif

Il représente le moyen de financement du 21e siècle ! Le développement d’Internet a permis l’émergence de nouvelles plateformes web destinées au financement d’un projet, et le secteur de l’entrepreneuriat n’y a pas échappé. Le principe est simple, car il s’agit de proposer aux particuliers ou aux professionnels de financer des projets. Les utilisateurs allouent les sommes qu’ils souhaitent aux concepteurs des projets. S’ils le veulent, ces derniers peuvent leur accorder une contrepartie qu’elle soit financière ou matérielle. Le financement participatif représente aujourd’hui une tendance de fond, véritable alternative aux moyens de financement traditionnels. Il a connu une année record en 2021, avec pas moins d’1,8 milliard d’euros récoltés, selon le rapport du cabinet Mazars pour Financement Participatif France.

Le microcrédit

Il n’est pas toujours facile de souscrire à un prêt bancaire traditionnel. Les banques n’ont aucune obligation de vous l’accorder même si vous disposez de garanties suffisantes. Dans ce cas là, une des solutions reste le recours au microcrédit. L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) propose un microcrédit depuis plus de 25 ans à tous les porteurs de projet qui ont vu leur demande de financement refusée par un établissement bancaire.

Les business Angels

Une des solutions pour financer sa création d’entreprise consiste aussi à faire appel à des business Angels. Il s’agit de personnes physiques qui investissent une partie de leur capital financier dans un projet innovant qui leur tient à cœur. 69,5 millions d’euros représente le chiffre investi par les Business Angels au cours de l’année 2021, selon l’étude annuelle réalisée par France Angels, la fédération nationale des Business Angels, auprès de ses 5 500 membres actifs. Ce chiffre est  un record par rapport aux années précédentes, avec une augmentation de 38% des montants investis (49 millions d’euros recensés en 2020). Malgré le contexte sanitaire et économique, les Business Angels enregistrent aussi un nouveau record en nombre d’entreprises soutenues, puisque la quantité d’opérations est passée de 336 en 2020 à 424 en 2021, soit une augmentation de 26%. Le principal avantage pour un créateur d’entreprise reste le fait qu’il profite de la notoriété et de l’image véhiculée par le business Angel en question. Cela améliore l’image de la société et peut permettre à l’entrepreneur d’avoir accès à d’autres sources de financement plus facilement par la suite.

Les prêts d’honneur

Il s’agit d’une aide financière comprise entre 2 000 et 50 000 euros accordée aux créateurs ou repreneurs d’entreprise. Cette aide prend la forme d’un prêt à taux zéro. Il s’intitule « prêt d’honneur » car le demandeur n’a besoin d’aucune garantie ni de caution personnelle. Cependant, pour l’obtenir, il faut au préalable qu’il passe devant un jury.

Où se renseigner ?

Bpifrance 

Organisme d’État, la banque publique d’investissement a pour mission d’accompagner les entreprises de la phase d’amorçage au développement de leur activité. 

La fédération des réseaux de Business Angels 

Elle a pour objectif de fédérer et de promouvoir les Business Angels en France.

L’Adie

Association reconnue d’utilité publique, elle accorde des microcrédits aux entrepreneurs n’ayant pas trouvé de prêts bancaires traditionnels.

Financement Participatif France 

Cette association a pour but de promouvoir et de défendre les droits et intérêts des acteurs de la finance participative. Sur leur site, de nombreux baromètres, chiffres et le panorama des différents acteurs du secteur sont disponibles. Depuis deux ans, l’association organise les Assises de la finance participative.

Pôle Emploi 

Il met à disposition des chômeurs qui cherchent à reprendre une entreprise des aides financières. Jetez-y un œil !

Être auto entrepreneur en 2022

Le statut auto entrepreneur séduit de nombreuses personnes qui souhaitent se lancer dans une activité indépendante. Crée en 2009, ce statut qui a pour but de faciliter la création d’entreprise, a permis à beaucoup de chefs d’entreprise de se lancer dans une activité lucrative en commençant petit !  Si le statut d’auto entrepreneur est simple et accessible à tous, il demande également une rigueur dans la gestion de sa micro entreprise. Voici tout ce que vous devez savoir sur ce statut. 

Devenir autoentrepreneur, c’est facile

Pour créer votre auto entreprise, nul besoin de vous déplacer ou de prendre un rendez-vous dans une institution, vous pouvez tout faire en ligne ! Il vous suffira de vous rendre sur le site du CFE de votre département et de remplir le formulaire dédié. Il vous faudra aussi transmettre des pièces justificatives. Vous recevrez sous 1 mois environ votre numéro Siret par courrier. Si cette démarche, vous semble difficile, sachez qu’il existe des organismes qui peuvent faire cela à votre place comme Parcours autoentrepreneur qui prend en charge les formalités liées au statut auto entrepreneur

Enfin, sachez que pour être auto entrepreneur, vous n’avez pas besoin d’avoir un capital comme une SARL ou une EURL. Donc pas besoin d’avoir un comptable non plus !

Une fois que vous avez votre numéro Siret, vous pouvez émettre une facture auto entrepreneur pour vos clients. À vous de tenir également votre livre de recettes et dépenses avec rigueur !

Avantages du statut auto entrepreneur

Le statut auto entrepreneur comprend de nombreux avantages : 

  • une déclaration de revenus très simples
  • une exonération de TVA si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas un certain montant
  • des charges sociales allégées, surtout la première année
  • un cumul d’activités (vous pouvez être salarié d’une entreprise et exercer une activité en auto entrepreneur)

Les obligations de l’auto entrepreneur

En tant qu’auto-entrepreneur votre responsabilité est engagé dans la réalisation de vos prestations. À ce titre, il n’y a pas de différence entre votre patrimoine personnel et celui généré par votre auto entreprise. Cela peut poser un problème en cas de litige ou de difficultés de paiement. Il n’y a pas de réelle protection pour cela. 

En tant qu’auto entrepreneur vous devez supporter des charges fixes, notamment la cotisation foncière des Entreprises. Cette taxe est à régler chaque année. Rares sont les auto entrepreneurs à se faire exonérer de cette taxe même avec peu ou pas de chiffres d’affaires. 

Un auto entrepreneur a obligation d’avoir un compte bancaire dédié, ce qui peut engendrer des frais supplémentaires, parfois un peu élevés selon les banques. 

Auto entrepreneur : un statut idéal en 2022

Le statut auto entrepreneur a de nombreux avantages. Il permet à des indépendants de se lancer dans une activité sans grandes difficultés administratives. Que l’on soit étudiant, chômeur ou salarié, le statut est ouvert à tous et a permis aujourd’hui à de nombreuses personnes de réaliser leurs projets de création d’entreprise. Un premier passage idéal en 2022 qui permet selon l’évolution de son activité de changer son statut en SARL ou même de petite à grande entreprise.