CréerGestionLa participation au capital

Lever des fonds, loin d’être une évidence !

Obtenir des financements, en période de vache maigre, reste une mission
difficile. Et ce que l’on parle d’une entreprise en cours de création ou en
phase de développement. Alors comment lever des fonds ? Quelles sont les
contraintes ? Voici quelques éléments de réponses.

La levée de fonds : les conditions

Pour faire simple : toute
entreprise ne peut pas lever des fonds. Pour la réussir, il faut que vous ayez un
projet solide pour votre entreprise. En somme, il vous faudra avoir un ou des
projets qui amèneront la société à booster son chiffre d’affaires ou
positionner de façon stratégique l’entreprise en vue de sa revente. Mais d’autres éléments peuvent
vous permettre de réussir votre levée de fonds et notamment pour les sociétés
en croissance :

  • Constituer une équipe solide regroupant les
    compétences clés
  • Générer déjà du CA, ce qui atteste de
    l’adéquation du produit avec son marché,
  • Bien connaître son marché
  • Avoir un succès entrepreneurial à son actif
  • Disposer d’une avancée technologique
    significative ou de barrières à l’entrée
  • Etre dans un bon timing de marché.
  • Mais aussi des qualités qui vous seront
    propres : être persuasif et ambitieux, en étant réaliste sur la
    faisabilité du projet.

Pour les sociétés plus matures,
il s’agit d’avoir une activité pérenne et rentable. La structuration de votre entreprise,
une vision claire à 5 ans de l’avenir de l’entreprise et le faire d’avoir des
relais de croissance interne (expansion régionale, développement à l’international,
et de projets d’acquisition.) sont déterminants.

Comment cela fonctionne ?

Avant de vous adresser à un
organisme, il vous appartiendra de vérifier le moment où il intervient. On
parle de capital Amorçage dans le cadre d’une activité en phase de lancement et
lors de la phase de développement de l’entreprise, de capital développement. Dans
tous les cas, les investisseurs vont prendre une prise de participation dans votre
société via une émission de titres qu’ils vont acheter. Alors qui sont ces investisseurs ?
Ce sont ceux que l’on nomme les capitaux-risqueurs, des Business Angels ou des
fonds. Leur objectif reste de faire des plus-values en général à court terme (5
ans). Les montants des investissements varient selon chacun. La levée de fonds
moyenne oscille entre 50 000 euros et 500 000 euros.

Les avantages…

Contrairement à une banque qui
vous octroie un emprunt dont vous devrez rembourser le capital et les intérêts,
la levée de fonds est différente pour une raison simple : les
investisseurs se rémunèrent sur les plus-values qu’ils réaliseront à la
revente. Exit aussi l’apport de garanties personnelles. Double avantage pour
votre structure car vous augmentez  vos
fonds propres sans dettes. Outre les apports financiers, ces Business Angels peuvent
vous apportent bien plus pour votre entreprise : carnet d’adresses,
conseils, accompagnement… Tout en vous laissant bien sûr totalement maître à
bord de votre navire entrepreneurial.

Un parcours du combattant ?

Business Angel mais surtout Business… Eh
oui, sous ce nom angélique, rien n’est laissé au hasard et tout est minutieusement
analysé.  Aussi, avant de vous
financer,  ils s’attacheront à analyser
les fondations de votre projet, votre personnalité (ici, il peut y avoir une
petite part de subjectivité et de feeling), la valeur de l’entreprise, … En
définitive, la confiance est un élément de la relation entre vous et ces
investisseurs. S’ils ne croient pas en votre potentiel, ils n’investiront pas… Et il va falloir
convaincre ! En présentant de façon attractive et bien structuré votre
projet. Comme pour un bon repas, n’oubliez pas les amuses-bouches (une synthèse
de l’ensemble du projet) qui seront accompagnés du plat de résistance (le
business plan présentant de façon détaillée le projet et les états financiers).
Ne lésinez pas sur le décorum de présentation et faites attention au dosage. N’oubliez
pas que la question centrale demeure : la rentabilité. Bref, l’équation doit
être la suivante : idée+confiance= gain.

Le crowdfunding

Outre les financeurs
traditionnels, les Business Angels, fonds d’investissement, le financement
communautaire (appelé aussi crowdfunding) a le vent en poupe. On peut citer
quelques plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank. S’il existe plusieurs
systèmes, le financement participatif 
(equity based crowdfunding) permet de détenir des actions de votre
entreprise. Bémol ? Une réglementation contraignante. Ainsi, vous ne
devrez pas avoir plus de 150 investisseurs par projet, ce qui peut limiter le
montant des fonds recueillis…

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