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Mobilité bancaire : le dispositif séduit, mais des réticences persistent

Changer de banque est devenu plus aisé aujourd’hui, grâce à la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron », adoptée en juillet 2015. Pour faire jouer la concurrence et favoriser la mobilité bancaire, une mesure est ainsi mise en place depuis le 6 février 2017. 

Le processus

Il suffit d’envoyer un mandat de mobilité bancaire signé, un RIB ainsi que les informations liées à l’utilisation de votre compte actuel (prélèvements automatiques, virements réguliers, liste des chèques non utilisés, etc.) à votre nouvelle banque qui se chargera de contacter vos créanciers comme vos débiteurs et de leur transmettre votre nouveau RIB.

Que stipule la loi ?

La loi impose donc aux banques qui accueillent un nouveau client, un service gratuit d’aide. Les établissements effectuent à sa place toutes les démarches liées à un changement de compte. Ils vont alors transférer les données des comptes courants et aussi traiter les différentes opérations comme les virements et prélèvements. Depuis son application, le dispositif séduit en France, mais des réticences persistent. En cas de problème lié au transfert de votre compte, vous pouvez contacter l’Autorité du conseil prudentiel et de résolution (ACPR).

Un bilan positif selon un rapport du CCSF

 Du 18 au 23 août 2021, puis du 23 février au 1er mars 2022, Panorabanques et Poll&Roll ont sondé 2 000 Français âgés de plus de 18 ans sur le sujet. Selon le quotidien Le Figaro, après analyse de ces deux enquêtes, le dispositif a suscité peu d’intérêt.

  • En 2021, seuls 4% des Français ont profité de cette opportunité pour changer de banque,
  • Seulement 35% des Français ayant changé de banque ont eu recours à ce service de mobilité bancaire,
  • Parmi ceux qui ont fait appel à ce dispositif, 43% sont âgés entre 18 et 34 ans. Pourtant, les Français qui ont décidé de changer de banque semblent satisfaits.

Des clients satisfaits, mais avec des réserves

Près d’un Français sur deux était client de sa banque depuis plus d’une vingtaine d’années et uniquement 3 % d’entre eux avaient l’intention de partir pour une autre banque, selon une étude Boursorama/OpinionWay effectuée fin 2016. Un nouveau sondage réalisé en avril 2018 par OpinionWay, auprès de 2 144 individus, montre que la mobilité bancaire séduit petit à petit en France. Sept Français sur dix affirment connaître ce service et quatre sur cinq ont choisi de l’utiliser.

85 % des acquéreurs de ce dispositif en sont contents et 46 % trouvent que le temps de transfert d’opérations vers un nouveau compte est assez rapide. Cependant, des réserves demeurent. 17 % des personnes interrogées ont eu envie d’ouvrir un compte dans un nouvel établissement bancaire, mais ont décidé de renoncer. Les raisons : la difficulté de choisir une banque pour 44 % d’entre eux et l’appréhension des difficultés de changement de banque pour 43 % d’entre eux. Le procédé séduit, mais il est loin du succès retentissant, en comparaison des quatre-vingts millions de comptes en banque dans l’Hexagone. Le taux de mobilité bancaire en Europe est situé autour de 8 % à 10 % alors que la France est loin derrière, aux environs de 3 à 4,8 % par an.

Des résultats insuffisants pour l’association UFC-Que Choisir

L’association UFC-Que Choisir, ayant pour but d’informer, de guider et de défendre les consommateurs, est montée au créneau pour dénoncer des résultats insuffisants. Elle met en lumière selon elle, le faible nombre de demandes et les nombreux dysfonctionnements autour du dispositif. Lors d’une enquête réalisée en 2017, le groupe avait déjà souligné les nombreuses difficultés que pouvaient rencontrer les consommateurs comme des refus de mandats de mobilité et des délais non respectés.

Il dénonce également l’absence de réponses claires de la part des professionnels financiers sur ces aspects. Le président de l’association Alain Bazot souhaite interpeller les parlementaires à l’occasion de l’examen de la loi Pacte porté par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances. Il aspire à ce que les représentants politiques trouvent « des solutions aux freins les puissants à la mobilité bancaire, en particulier la domiciliation des revenus dans le cadre du crédit immobilier et le coût des transferts des produits d’épargne. »

Les émojis une alternative utile ?

Les émojis se sont imposés dans nos écrits personnels. Mais ils deviennent omniprésents dans nos emails professionnels. Il est désormais habituel de les retrouver dans nos correspondances et ils ne servent plus seulement à égayer les textes par leurs couleurs et leurs designs mais à transmettre une idée, une émotion, un sentiment…

Une manière de donner le ton

Nous le savons, une même phrase prononcée avec deux tons différents n’a pas le même impact auprès de nos interlocuteurs. Ceci est d’autant plus vrai dans nos écrits, certains privilégiant souvent les conversations téléphoniques quand le sujet est délicat. Les parties prenantes de l’entreprise nous demandent d’aller plus toujours plus vite et le délai de réponse se rapproche de plus en plus de l’immédiateté.  Avec cette contrainte et cette communication permanente, il nous faut écrire, vite, très vite, trop vite ? Nous n’avons plus de temps et aujourd’hui nous sommes amenés à répondre sans avoir le temps de nous relire. Alors, pour ne pas donner une mauvaise impression à notre interlocuteur et qu’il s’efforce de comprendre le message que nous voulons lui transmettre, force est de constater que les émojis sont devenus particulièrement utiles pour exprimer nos émotions.

Une vérification de texte moins poussée

Plus que jamais, nous cherchons à contourner les fautes d’orthographe. Les correcteurs orthographiques se sont multipliés et gagner un maximum de temps est devenu un objectif pour les entreprises. Les émojis représentent une bonne manière de gagner du temps. Ainsi ils évitent de se creuser la tête pour savoir si l’on met un s ou pas à « Souri » (on écris quoi e, s ou t ?). Avec lui, la faute est éliminée et la réflexion aussi. Aujourd’hui, on peut se demander s’ils ne sont pas plus puissants que le correcteur orthographique. Certains en abusent parfois. L’Académie Française risque-t-elle d’y mettre un frein, outrée par cet usage intempestif ? L’avenir nous le dira.

Des formules qui disparaissent

Aux longues phrases de politesse, les émojis se sont substitués. Peut-être parce qu’ils expriment davantage une émotion. Dans un monde devenu de plus en plus informatique et international, nous cherchons  de plus en plus à retourner à l’humain. Aujourd’hui, la formule de politesse est remplacée par un smiley sourire. Alors pourquoi se creuser les méninges à choisir une formule qui n’est que de la politesse quand vous pouvez exprimer une émotion, celle qui serait le mieux adaptée ? Finalement, un sourire n’est-il pas vraiment l’idéal ?

Des émojis de plus en plus nombreux

Leur multiplication cherche à remplacer le langage. Certains expriment des émotions similaires mais proches, se rapprochant du synonyme dans notre langue. Ils peuvent exprimer de nombreuses émotions ou actions : applaudissements, rires, pleurs…. Les mots semblent ne plus suffire pour remplacer leur nombre

Leur variété augmente …

 En Mai 2022 , selon le site emojipedia.org, le nombre de 3 633 émojis codifiés en standard Unicode. Ils sont coordonnés par le Consortium Unicode depuis 1995, date à laquelle les 76 premiers pictogrammes ont été adaptés par l’organisation à but non lucratif.  Les nouveaux émojis intégrés sur les smartphones Android et les iPhone sont au nombre de 31

Parmi les émojis  insérés en  2022-2023, on retrouve un visage qui fait non, des cœurs rose, gris et cyan, une main gauche et une main droite qui repousse, déclinées dans toutes les tonalités de peau qui permettent une ouverture multiculturelle. De nouveaux animaux font également leur apparition comme un élan, un âne, un oiseau noir, une oie, ou encore une méduse. La liste comporte également  une aile, une jacinthe, du gingembre, des petits pois dans leur cosse, un éventail, un peigne, des maracas, une flûte traversière, le Khanda (symbole religieux du sikhisme), ainsi qu’un émoji Wi-Fi.

La sollicitation de l’imaginaire

Et puis si vous êtes en panne littéraire un emoji fera l’affaire, vous susciterez l’imaginaire de votre interlocuteur. Si vous connaissez les goûts de votre lecteur comme par exemple sa passion pour les chiens, les chats…, un emoji bien choisi vous permettra de le ou de la conquérir.

Selon les circonstances c’est le ballon de foot, le sapin de noël, le bonhomme de neige….qui se retrouvent automatiquement sélectionnés. 

Ils fleurissent dans les messageries. Il y a les classiques et ceux qui font partie de notre liste quotidienne et même le cumul pour traduire les émotions mais, on peut le dire, ils se sont intégrés sans que personne n’y trouve à redire dans nos écrits

La notation des entreprises par les salariés, bonne ou mauvaise idée ?

Noter, commenter, donner son avis sont devenus de nouvelles pratiques. Il s’agissait au départ de commenter une entreprise ou un produit ou service. Aujourd’hui, les salariés peuvent aussi noter leur entreprise et leur management. Un nouveau type d’appréciation s’est également mis en place, celui de la notation d’entreprises. Elle permet aux salariés de témoigner de leur expérience au sein de leur société. Source d’opportunités pour les uns, point de départ de dérives pour d’autres, ces plateformes qui permettent d’évaluer les firmes nourrissent le débat.

À l’étranger, les plateformes permettant aux salariés de noter leur entreprise sont très appréciées. Notamment en Allemagne avec Kununu, où plus de 2,8 millions de commentaires ont été déposés sur 734 842 sociétés. Dans l’Hexagone, des tentatives ont été réalisées dès 2008 mais les sites ont rapidement mis la clé sous la porte. Aujourd’hui, un groupe restreint se partage ce secteur dans le pays.

Les plateformes leaders en France

Glassdoor fait office de numéro n°1 des sites de notation d’entreprises. Créée en 2007 par Robert Hohman, Rich Barton et Tim Besse, la plateforme américaine recense plusieurs millions d’avis sur plus de 700 000 entreprises dans 190 pays. En octobre 2014, elle décide de se lancer en France. Les salariés peuvent donner anonymement leur opinion sur leur société, leur salaire ou leurs compléments sociaux. ILs peuvent également fournir un compte-rendu d’entretien d’embauche en y indiquant les avantages et inconvénients. Pour les demandeurs d’emploi, Glassdoor propose également des offres de travail venant de sites partenaires ou d’annonceurs. C’est pour eux l’occasion d’avoir une vue d’ensemble sur une entreprise afin de savoir s’ils doivent s’engager ou non. Du côté des entreprises, elles peuvent générer leur propre espace de présentation et répondre aux avis déposés.

Choose my company, fondée en 2011 par Laurent Labbé, marche sur le même principe, mais propose d’autres fonctionnalités. Dépôts de 1 058 521 avis , évaluation de 10 546 sociétés et propositions de plus de 137 559 offres d’emploi et de stage . Salariés, candidats, stagiaires, mais également clients peuvent déposer leurs avis. Il s’agit de questions fermées ou ouvertes comme « Trouvez-vous votre environnement de travail stimulant ?» ou « Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre entreprise ? ». Une rubrique « Open Salaries » permet de découvrir les salaires des différents membres d’une société.

Les opportunités de la notation

Les sites de notation d’entreprises amènent une certaine remise en question auprès de celles-ci. De ce fait, elles vont avoir tendance à essayer de répondre aux besoins de leurs salariés, évoluer sur certains aspects ou complètement changer sur d’autres. Dorénavant moins récalcitrants face à ces plateformes, les dirigeants peuvent utiliser la transparence et la liberté de parole de leurs salariés afin de mettre en avant leur entreprise, la booster, captiver de nouveaux talents ainsi que les fidéliser. Le groupe BPCE, organe central commun à la Banque populaire et la Caisse d’épargne, ainsi que l’établissement bancaire la Société Générale alimentent l’espace qui leur est dédié sur les sites de notation.

Une bonne ambiance, un bon niveau de rémunération et des conditions de travail correctes semblent être des atouts majeurs en matière d’attractivité d’une société. La marque employeur est ainsi valorisée sur internet et impacte l’engagement ou non de candidats qui souhaitent rejoindre une entreprise notée sur l’un de ces sites.

Tous les commentaires ont leur importance

Ces plateformes constituent des moyens pour les firmes de répondre aux avis, qu’ils soient élogieux ou non. Même les commentaires négatifs ont leur importance : 52 % des internautes font plus confiance à une société qui dispose de quelques opinions péjoratives, selon un sondage réalisé par Capterra (service web américain qui aide les entreprises à trouver le logiciel dont elles ont besoin, ndlr). Des labels sont même créés comme « Happy at Work » par le site choosemycompany.com, qui récompense les entreprises où les salariés sont heureux de travailler. Dans le classement 2018 pour les firmes de plus de 5 000 salariés, à titre d’exemple, c’est le leader mondial en Conseil & Audit, Deloitte, qui est arrivé en tête.

Les dérives possibles

Pour les ressources humaines et les membres de la communication, éléments nécessaires pour présenter l’entreprise sous son meilleur jour, les plateformes de notation peuvent engendrer un impact notable. Des ex-salariés mécontents, des candidats recalés ou des personnes en conflit avec la firme pourraient en effet déposer des mauvaises notes et des commentaires négatifs. L’e-réputation d’une société peut alors être entachée, menaçant son activité et provoquant la méfiance de potentiels clients, partenaires ou fournisseurs.

Cela peut aussi dissuader d’éventuels candidats qui souhaitaient postuler au sein de celle-ci ou même l’intégrer à la suite d’un entretien. Et puis si ces informations restent visibles facilement et longtemps sur le web, l’entreprise aura du mal à rétablir la confiance et redorer son image. L’accueil et la réception de ces critiques négatives auprès des sociétés ont provoqué la disparition de certains sites de notation comme notetonentreprise.com, créé en 2008, qui a récolté plusieurs procès pour diffamation.

Des sites de notation d’entreprises en France comme Glassdoor et Choose my company attirent les salariés, leur permettant de donner leur avis. Pour certains dirigeants, ces plateformes sont un atout pour faire preuve de transparence ainsi qu’un outil important de communication et d’engagement. Malgré tout, la réputation d’une société et l’image qu’elle montre sur internet peuvent être affectées par ces systèmes et provoquent quelques dérives.

Le top 25 des meilleurs employeurs de France en 2022, selon Glassdoor

                RangEntrepriseNote
1bioMérieux4,7
1Salesforce4,7
3Bain & Company4,6
4Microsoft4,5
4RTE4,5
4Murex4,5
7Hermès4,4
7Renault Retail Group4,4
7SAP4,4
10Schneider Electric4,3
10Apple4,3
10Dell Technologies4,3
10onepoint4,3
10Proxiad4,3
10Mars4,3
10Leboncoin4,3
10Bpifrance4,3
10Decathlon4,3
10L’Oréal4,3
10SYSTRA4,3
21GRDF4,2
21Google4,2
21Disneyland Paris4,2
21Chanel4,2
21Orange4,2

Apprendre à déléguer !

Déléguer c’est dégager du temps pour vos nouveaux projets ou tout simplement pour prendre du recul sur votre activité, voire pour vous concentrer sur les missions à plus forte value. Ce n’est pas avec une charge de travail trop intense que vous allez avoir le temps de développer votre entreprise. Oui mais comment faire ?

Avant d’envisager la délégation, vous devez avoir conscience que déléguer revient à accepter que vous ne pouvez pas tout faire vous-même, que vous pouvez être utile ailleurs et que plus vous êtes nombreux à agir, plus vous pouvez produire.

Savoir quoi déléguer avant tout

Il est toujours compliqué de savoir quoi déléguer surtout quand on maîtrise totalement les tâches et que l’on produit très rapidement. Elles n’ont pas toutes la même valeur et ne nécessitent pas toutes d’être traitées par un expert. Vous avez bien d’autres missions complexes à accomplir que des celle que n’importe qui peut réaliser. Commencez par lister vos tâches, vos missions et vos objectifs. Vous constaterez qu’avec un minimum de formation, vous pouvez déléguer la plupart de celles-ci. Il y en a souvent peu qui nécessitent réellement votre expertise. Vous ne devez pas tout déléguer car sinon vous n’auriez peut-être plus rien à faire et vous pourriez vite songer que c’est vous qui êtes devenu le poids mort de l’entreprise.

Pour déterminer ce qu’il faut déléguer une première approche consiste à utiliser la matrice d’Eisenhower et à distinguer vos tâches en fonction de l’urgence et l’importance et à déléguer tout ce qui n’est ni urgent ni important ou encore urgent mais pas important, bref à ne garder que ce qui est important.


Une autre approche beaucoup plus satisfaisante, même si elle n’est certainement pas aussi efficace, consiste à considérer les tâches délégables en fonction du niveau d’ennui qu’elles vous procurent, surtout s’il provient d’une répétition perpétuée depuis des années. Certes, ce n’est peut-être pas ce que vous devriez déléguer en premier mais vous rendrez votre travail bien plus intéressant et vous pourriez vous retirer l’énorme poids de la lassitude. Ce n’est pas parce qu’une tâche vous ennuie qu’il en est de même pour vos collaborateurs. Après tout, chacun ses goûts et ses aptitudes.

Trouver la bonne personne

Une fois ce travail réalisé, il faut constater qu’une deuxième difficulté se présente, celle de la confiance car « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ». La peur que la tâche soit mal exécutée et les conséquences d’un raté peut vite faire en sorte que vous entriez en mode « rétention ». Vous avez alors tendance à tout vouloir contrôler ou encore à ne donner que des tâches complètement inintéressantes. Certes, rien ne vous empêche de contrôler mais il y a bien un moment où la personne sera en charge donc autant lui accorder un minimum de confiance. Le tout étant de trouver les bonnes personnes notamment celles qui sont compétentes.

Déléguer une tâche ne se fait pas forcément par l’intermédiaire d’un recrutement. Vous pouvez parfaitement évaluer le potentiel et l’appétence de vos collaborateurs ainsi que le niveau de charge de travail pour savoir à qui vous allez attribuer certaines de vos tâches. Rien ne sert de déléguer une tâche à une personne qui n’a pas le niveau de compétences/expérience ou ne pourra pas être formée pour assumer la tâche. Si elle possède le niveau de compétence requis, il ne s’agit pas de donner que les tâches à très faible valeur ajoutée ou complètement inintéressante. Déléguer une tâche c’est faire confiance et montrer éventuellement une perspective d’évolution à votre collaborateur qui pourra substituer à vous sur des tâches liées. Dans la mesure du possible, il faut déléguer des missions gratifiantes.

La grande difficulté de la délégation : la confiance

Qui dit délégation dit confiance. La plus grande difficulté à déléguer réside dans le fait de laisser une autonomie à votre salarié. Déjà parce que vous ne pouvez pas être constamment derrière lui car il n’y aurait que peu de gain de temps. Même si vous voulez éviter les impairs, il doit pouvoir choisir ses méthodes et sa manière d’exécuter la tâche. Bien sûr, vous pouvez l’aider à bien faire en lui prodiguant des conseils voire en contrôlant le travail a posteriori et en cherchant à comprendre les erreurs qu’il a commises. Certes, il prendra certainement plus de temps que vous à l’exécuter mais il vous a bien fallu du temps pour développer votre propre compétence. Autre point à ne pas négliger, vos collaborateurs peuvent faire mieux que vous en abordant les tâches différemment et de manière plus efficiente.

Ne pas simplement donner la tâche

Avant de larguer les tâches n’importe comment, vous devez vous assurer de bien les transmettre et de passer quelques minutes au moins à définir clairement avec votre collaborateur ce que vous attendez de lui. Certains éléments peuvent vous apparaître comme évident mais ne le sont pas forcément pour lui. La communication joue un rôle primordial et il vous faudra peut-être perdre un peu de temps au début pour que la délégation soit efficace dans le temps.

Plutôt que de passer directement à autre chose, rien ne vous empêche de lui demander s’il a des interrogations. Il risque d’en avoir sur le temps mais au fur et à mesure qu’il exécutera ce type de missions, elles devraient disparaître. Lors de cette délégation, n’hésitez pas à vérifier que vous avez bien transmis les points suivants : objectifs, résultats, importance de la tâche, ordre de priorités, moyens à disposition, nature de la tâche et implication. Attention lors du contrôle à ne pas vous en prendre à votre salarié avec des formules dévalorisantes comme « C’est pourtant très simple à faire », … Surtout en cas de difficultés. Vous devez être compréhensif. 

Quelques points supplémentaires :

  • Informer les autres collaborateurs ou interlocuteurs qu’il est désormais en charge de cette tâche.
  • Déléguer progressivement car l’apprentissage prend du temps et de manière à ce que votre salarié ne se retrouve pas dans une situation où il se sentirait dépassé.
  • Contrôler régulièrement qu’il ne rencontre pas de difficultés particulières, voir à mi-parcours son travail afin qu’il n’aille pas dans la mauvaise direction.
  • Faire un bilan à la fin de la mission et indiquer les axes d’amélioration voire ce qu’il fait mieux que vous pour en tirer une bonne pratique. 

Régler un litige avec sa banque

Les relations des entreprises avec les banques sont quotidiennes. Les dirigent ont un lien permanent avec leur banque qui se révèle être le plus souvent maintenant en ligne. Alors dans cette nouvelle réalité, comment avoir des relations harmonieuses et régler un litige avec sa banque.

Le désaccord, un moment de stress pour l’entrepreneur

Même si cela peut parfois arriver, un désaccord avec son agence bancaire ne constitue jamais une bonne nouvelle pour un entrepreneur. Ce conflit représente à la fois une source de stress supplémentaire et une perte de temps évidente. Dans ce cas-là, mieux vaut privilégier le dialogue pour résoudre la solution à l’amiable.

Identifiez d’où vient le litige

De deux choses l’une : soit la mauvaise entente entre vous et votre banque provient d’un malentendu ou d’une erreur de communication, soit il s’agit effectivement d’une anomalie technique qui concerne votre carte bancaire ou vos relevés de compte, par exemple. Dans tous les cas, il demeure essentiel de savoir d’où provient le problème afin d’y apporter rapidement une solution.

Tirez-en déjà des leçons pour le futur

Dans le cas d’un souci lié à une incompréhension, vous devrez établir une relation plus claire et plus régulière avec votre conseiller à l’avenir. Il faut lui expliquer en détail vos projets et difficultés, qui sont à vos yeux des impératifs, afin d’éviter que des situations litigieuses se produisent. Et si jamais vous estimez que le cordon relationnel est définitivement rompu, rien ne vous empêche de changer d’agence, voire de banque ! Si le problème concerne une anomalie technique, demandez réparation de l’erreur au plus tôt, dès que vous l’observez. Soyez vigilant et vérifiez systématiquement vos relevés et les débits/crédits liés à votre activité. Cela vous évitera des mauvaises surprises !

Adressez-vous d’abord à votre conseiller

En cas de désaccord, il convient de prendre avant tout rendez-vous avec votre banquier pour lui expliquer clairement vos revendications. Donnez-lui le maximum de détails et soyez le plus précis possible. Cela donnera plus de poids à votre demande et votre chargé de compte professionnel comprendra mieux la situation dans sa globalité. Prenez le temps d’expliquer les raisons de votre contestation lors d’un rendez-vous en face à face, de façon calme et posée. Mieux vaut privilégier la rencontre physique à l’e-mail.

Le directeur d’agence possède peut-être la solution…

Si votre conseiller ne possède pas la solution à votre problème, ou si le litige persiste, allez voir plus haut. Visez le directeur d’agence ! Ce dernier possède un champ d’actions en général plus élargi et devrait en toute logique vous apporter une réponse adaptée dans le cas où la banque a commis une erreur. écrivez-lui d’abord un courrier avant de solliciter un entretien de visu. Rédigez votre demande sur papier vous permettra de bien poser le problème et de lui livrer l’ensemble des tenants et des aboutissants de façon précise. Évidemment, il s’agit également d’une trace écrite de votre réclamation, qu’il est important de conserver…

Si besoin, contactez le service client

Dans le cas où vous ne trouvez aucune solution amiable avec l’agence, les choses se corsent… Il vous faudra alors écrire un courrier directement au service « Relations Clientèle », « Service consommateurs », « Réclamations clients » ou « Qualité » (les termes diffèrent en fonction des banques). Il reste fortement conseillé d’adresser votre courrier en recommandé avec accusé de réception et d’y joindre les conversations et lettres échangées. 

Sollicitez le médiateur… si c’est nécessaire ! 

Dernière démarche gratuite possible avant le recours en justice : saisir le médiateur bancaire. Si depuis 2002, toutes les banques disposent de médiateurs, notez néanmoins que ces derniers ne peuvent agir que sur les besoins des comptes particuliers… En effet, il n’existe pas d’obligation légale pour une banque de proposer un médiateur pour ses clients professionnels et entrepreneurs. Seules certaines banques l’acceptent. Dans ce cas, les modalités figurent dans la convention de compte professionnel que signe l’entrepreneur au moment de l’ouverture du compte. Pensez à bien vérifier ! En revanche, si votre litige concerne un problème de crédit, il est tout à fait possible de saisir la Médiation du crédit aux entreprises. Si votre agence vous refuse un financement, ce dernier et ses équipes vous aideront à trouver des solutions adaptées en matière de financement ou d’assurance-crédit.

3 Conseils essentiels pour régler un litige avec sa banque

  1. Soyez courtois et diplomate. Commencez par réfléchir à la nature du problème avant d’agresser verbalement (ou par e-mail) vos interlocuteurs. Vos conseillers seront beaucoup plus réceptifs si vous affichez une vision sereine de la situation conflictuelle. Cela contribuera à la désamorcer ! 
  2. Ne négligez aucune étape dans le processus de réclamation ! C’est important, car les interlocuteurs aux différents échelons n’ont pas forcément les bonnes réponses à vous apporter. Armez-vous de patience et gravez les échelons petit à petit. 
  3. Si vous obtenez satisfaction à la suite du différend, n’oubliez pas de remercier votre banquier. Même s’il était en tort, il vous sera toujours reconnaissant de vos remerciements et cela contribuera à apaiser les tensions entre la banque et l’entreprise à l’avenir.

Comment remotiver vos salariés

La retour des fêtes de fin d’année est là et de nombreux dirigeants craignent que leurs salariés soient démotivés. La rentrée approche à grands pas et de nombreux dirigeants craignent que leurs salariés soient démotivés. Comment remotiver vos salariés ?

Un sondage LinkedIn significatif

D’après un sondage mené par LinkedIn, une majorité de dirigeants d’entreprise français déclarent que leur priorité pour les six premiers mois de 2023 est de maintenir la motivation et l’implication de leurs collaborateurs. Les dirigeants d’entreprise dans ce climat d’incertitude craignent que la conjoncture actuelle n’entraîne un retour en arrière forcé des entreprises dans les domaines du développement des compétences (83%), de la flexibilité (82%), du bien-être des salariés (82%), mais aussi les efforts en matière de développement durable (82%), révèle aujourd’hui LinkedIn, qui a réalisé un sondage sur ce sujet. Selon LinkedIn, la résolution des problèmes, la communication et la stratégie sont des compétences comportementales qui sont citées dans 78% des offres d’emploi publiées sur LinkedIn entre début juillet et fin octobre 2022.

Remotiver les équipes risque en effet de représenter un vrai challenge. Il faut dire que nombreux salariés seraient prêts à quitter leur emploi si l’employeur décidait d’imposer la présence tous les jours au bureau (dont 14% certainement). On comprend bien qu’ils sont beaucoup à se recentrer sur eux-mêmes et leur vie familiale et que la dynamique positive va être difficile à instaurer.

Un discours inspirant à préparer

Pour commencer avec des collaborateurs avec lesquels vous n’avez pas eu du tout de contacts physiques ces derniers mois, la première action à réaliser demeure de préparer un discours qui rappelle le sens de la mission de chacun. L’intérêt est de déplacer le curseur et de placer au second plan le petit égo en faveur du collectif. Chaque salarié participe à une création de valeurs et contribue à un avenir meilleur en travaillant dans votre entreprise. Pendant ce bref discours, n’hésitez pas à mettre en exergue les valeurs de l’entreprise et les objectifs. Votre direction doit être la plus transparente possible.

Réaliser un événement de team building

Les liens se sont probablement distendus lors de la crise sanitaire entre les personnes de votre équipe. Si certains se sont peut-être vus ces derniers mois avec les déconfinements ou que vous les avez peut-être rencontrés vous-même, un bon procédé reste de revoir tout le monde dans un contexte un peu différent du cadre du travail. Vous pourrez ainsi échanger de manière informelle et faire ressentir à l’ensemble des équipes que le lien social créé par votre entreprise est essentiel à leur bon équilibre. Vous pouvez tout simplement prévoir un apéro, une sortie ou aller plus loin en organisant un séminaire qui gonflera à bloc vos équipes. N’hésitez pas à privilégier des activités qui ne sont pas que de l’ordre du travail, la reprise doit se négocier en douceur.

Faire une réunion avec chaque salarié

Les objectifs personnels de chaque salarié ont pu changer pendant la crise. Prendre la température et connaître les désidératas représentent un essentiel chez un manager. Ils souhaitent désormais peut-être fonctionner différemment avec par exemple en télétravaillant quelques jours. Si votre activité le permet, il serait judicieux d’envisager une nouvelle manière de travailler avec vos équipes qui allient à la fois les besoins en termes d’esprit d’équipe et une liberté renforcée avec une certaine responsabilisation. N’hésitez pas à parler d’avenir car beaucoup ont eu le temps d’y réfléchir et désirent peut-être se former par exemple. Il s’agit de montrer que vous allez les aider à prendre la direction qu’ils souhaitent et d’identifier le moyen d’y parvenir. Vous pouvez en profiter pour remettre les objectifs (SMART) au clair, voire les redéfinir avec eux.

Mettre en place des challenges

Une bonne manière de réimpulser une dynamique positive reste de mettre en place rapidement des challenges. Ils permettent à vos collaborateurs de se dépasser et de sortir de l’inertie dans laquelle ils sont peut-être tombés. Ceux-ci doivent être réalisables car rien ne sert de leur demander d’atteindre la lune. Les récompenses sont toujours les bienvenues donc n’hésitez pas à les associer à cette démarche. Les challenges peuvent être autant collectifs qu’individuels.

Mettre la bonne ambiance 

Pour motiver vos troupes, commencez par vous-même. L’énergie que vous dégagez se transmet et rien ne sert de leur demander de la motivation si vous n’êtes pas vous dans cet état d’esprit. Il s’agit donc avant tout que vous soyez motivé. N’hésitez pas à vous rappeler vos objectifs et les raisons qui vous ont conduit à monter votre entreprise et auxquels ils ont adhéré lorsqu’ils sont entrés dans votre entreprise.

Pour aller plus loin, vous pouvez chercher à mettre de la bonne ambiance dans votre entreprise. Rien ne vous empêche de changer la décoration pour marquer qu’il y a eu du changement. Certains auront l’impression de rentrer dans une vieille routine en revenant sur leur poste de travail alors autant créer la surprise. Vous pouvez également faire en sorte que vos employés s’amusent pendant une journée pour montrer que la bonne ambiance est également présente au bureau.

L’Intelligence Artificielle : une véritable menace pour nos emplois ?

Pour certains, elle est le symbole ultime de l’innovation quand pour d’autres, elle est une menace pour l’humanité, notamment dans le travail jusqu’ici dédié à l’être humain. L’Intelligence Artificielle, véritable destructeur d’emploi ? Et qu’en pensent les différents protagonistes ? Enquête.

Robots manutentionnaires, androïdes assistants, chatbots qui discutent avec des clients, programme informatique qui compose lui-même de la musique, voitures autonomes, autant d’innovations qui se multiplient grâce à l’Intelligence Artificielle. Capable de simuler de l’intelligence et donc de remplacer l’être humain dans certaines de ses actions professionnelles et quotidiennes, elle est présente depuis les années 1950 et suscite encore aujourd’hui de nombreux débats. Une des plus célèbres intelligences artificielles reste Watson, la propriété de la multinationale informatique IBM. Celui-ci est capable de parcourir un dossier médical de 300 pages en une demi-seconde pour aider un médecin ou d’établir un profil psychologique simplement en discutant avec un humain. Des inquiétudes se dessinent néanmoins sur la menace qu’elle porterait sur le travail. Est-ce justifié ou non ? Qu’en pensent les experts, entrepreneurs et politiques ?

L’intelligence artificielle s’impose

Une étude de Gartner, une entreprise de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées, prévoit ainsi que le marché mondial des logiciels d’intelligence artificielle devrait augmenter de 21,3 % en 2022 (par rapport à 2021) et ainsi atteindre 62,5 Md et livre le top 5 des cas d’utilisation les plus porteurs. L’étude revient également sur les solutions intégrant une IA et sur leur développement. Elle spécifie qu’en 2021, la gestion des connaissances (ou knowledge Management) c’est-à-dire l’utilisation d’outils, de méthodes et de modes d’organisation pour faciliter la conservation et le partage des connaissances dans l’entreprise, devrait connaître la plus forte croissance (avec +31,5 % attendu en 2022). Elle est suivie par les logiciels intégrés dans les véhicules autonomes (+20,1 %), l’espace de travail numérique (+20 %), le big data (+19,8 %) et les assistants virtuels (+14,7 %).

Les Français plus ou moins méfiants envers l’IA

Mazars, groupe international spécialisé dans l’audit, la fiscalité et le conseil, vient de publier, en partenariat avec l’institut de sondages CSA, une étude sur la notoriété et l’image des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) auprès du grand public.

Cette étude souligne l’intérêt et l’ouverture des Français à l’utilisation des algorithmes d’intelligence artificielle qui y voient, entre autres, des perspectives positives au niveau des grands enjeux sociétaux. Cependant, malgré ce regard positif vis-à-vis de l’IA, une forte inquiétude persiste quant aux risques que représente cette technologie, notamment en termes de cyber-piratage, d’atteinte à la vie privée, de risques relatifs à l’équité et à la compréhension des résultats de l’IA, à la perte de contrôle et la responsabilité, ou encore aux transferts de données personnelles non autorisés ou abusifs.

Ces risques mettent en exergue le besoin de transparence et la nécessité d’absence de biais sous toutes ses formes, comme celui de l’équité́ et de la non-discrimination, des biais qui peuvent requérir l’accès à la compréhension des résultats, c’est-à-dire leur « explicabilité ».

Des dirigeants séduits par cette technologie 

Selon une nouvelle étude d’Infosys Knowledge Institute, la branche de recherche et de leadership d’Infosys, les entreprises peuvent générer plus de 460 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires à trois conditions : améliorer leurs pratiques en matière de données, remettre de la confiance à l’IA avancée et intégrer l’IA aux opérations commerciales.  L’étude “Infosys Data+AI : Faire de l’IA une réalité” révèle que, bien que 3/4 des entreprises souhaitent exploiter l’IA dans l’ensemble de leurs activités, elles ne sont pas encore à même de la mettre en place

Les entrepreneurs et dirigeants sont eux davantage séduits par l’Intelligence Artificielle, notamment dans les aspects bénéfiques qu’elle peut apporter à leur entreprise. Infosys, société de conseil et de services technologiques, a ainsi dévoilé en janvier 2018, son étude au cours de laquelle elle a interrogé 1 000 dirigeants de sept nationalités différentes. 78 % des dirigeants français interrogés affirment avoir réalisé des bénéfices substantiels après avoir déployé l’IA. 66 % des personnes sondées l’ont utilisée en premier lieu, pour l’automatisation des processus métier.

Cette technologie apporte un certain nombre d’atouts aux sociétés tant au niveau de la rapidité que de la flexibilité, avec une productivité optimisée et des coûts réduits. Elle peut devenir une véritable alliée dans leur développement et transformation. Dans l’industrie, son intégration au sein du process de production permet d’optimiser le temps de traitement et de laisser les humains se concentrer sur des activités à valeur ajoutée. D’ailleurs, dans la gestion de la relation client, elle permet de faciliter le travail des salariés via des logiciels CRM et d’améliorer un service client, via des chatbots.

Dans le domaine de la santé ?

Dans le domaine de la santé, les assistants virtuels ou objets médicaux intelligents peuvent s’avérer utiles dans le traitement des patients. Reste qu’il existe quelques inconvénients notamment sur les risques de cyberattaques et défaillances techniques qui peuvent engendrer a contrario des coûts financiers considérables. 52 % des entreprises françaises sont ainsi sensibles à l’IA dont 36 % utilisent déjà des solutions et 16 % ont l’intention de s’en servir dans l’avenir, confortant le rapport publié en mars dernier par Tata Consultancy Services, entreprise indienne de services en informatique. 37 % d’entre elles consacrent à cette technologie, un budget supérieur à un million d’euros et 71 % prévoient même d’augmenter leur investissement.

Une menace considérable pour les emplois… Ou une opportunité pour en créer de nouveaux ?

De même, Dell et le think tank  « l’Institut du Futur  » ont publié une étude suggérant une transformation du domaine professionnel par la robotisation et l’intelligence artificielle. Parmi les emplois de 2030, 85% n’existeraient pas encore actuellement.

Selon plusieurs études, la destruction d’emplois par l’IA serait compensée par la création massive de nouveaux métiers. C’est notamment ce que prédisent les experts d’Accenture ou McKinsey.

Selon le rapport  « Future of Jobs  » 2020 du World Economic Forum, l’intelligence artificielle remplacera 85 millions d’emplois d’ici 2025. Toutefois, selon la même source, elle va créer 97 millions d’emplois sur la même période.

De nouveaux métiers ?

Il y a une dizaine d’années, le premier iPhone a permis l’apparition de nouveaux métiers comme ceux de développeur d’application mobile ou responsable de la monétisation des jeux en ligne. À son tour, l’IA va permettre l’émergence de professions inédites.

L’intelligence artificielle requiert notamment des professionnels capables de la nourrir de données, de la maintenir, de remédier aux éventuels problèmes techniques. De nouveaux métiers liés à l’IA voient le jour et se développent, même si une large part de ces tâches pourrait être à son tour automatisée.

Selon un article publié par le New York Times en 2019, les chercheurs en IA espèrent réussir à créer des systèmes capables d’apprendre à partir de volumes de données moindre. Toutefois, à court terme, le travail humain reste essentiel.

D’autres études vont à contre-courant des analyses présentées ci-dessus. Le Forum économique mondial, également appelé le forum de Davos, a publié un rapport sur ce thème, en septembre 2018. Selon celui-ci, 58 millions d’emplois seraient créés d’ici 2022 par l’Intelligence Artificielle, 75 millions seraient reconvertis tandis que 133 millions « de nouveaux rôles peuvent apparaître, plus adaptés à une nouvelle division du travail ». Deux autres études vont dans ce sens.

Des créations d’emplois ?

Celle menée par l’entreprise multinationale américaine Cognizant, spécialisée dans les services d’informatique et de conseil, annonce que l’Intelligence Artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois. Quant à celle de Institute for the Future (groupe de réflexion ndlr) et de Dell, troisième plus grand constructeur d’ordinateurs au monde, 85 % des jobs à venir d’ici 2030 n’existent pas encore aujourd’hui. Des métiers comme coach pour robots ou chatbots, géomaticien, ingénieur expert en cloud et virtualisation ou encore le data scientiste, le psydesigner et les personnes chargées de la monétisation, devraient se développer ou voir le jour. 

Des experts, scientifiques et entrepreneurs s’inquiètent…

Plusieurs experts, entrepreneurs et scientifiques, conscients des opportunités de l’IA, ont néanmoins des réserves sur celle-ci et ont souligné la nécessité de la réguler. Stephen Hawking, le célèbre physicien théoricien et cosmologiste britannique, décédé en mars dernier, a souvent alerté l’opinion sur les conséquences des technologies d’intelligence artificielle, les considérant comme un danger tout autant qu’une source d’opportunité : « La montée de l’IA pourrait être la pire ou la meilleure chose qui soit jamais arrivée à l’humanité. ».

Même s’il considérait que les bénéfices pouvaient être intéressants comme la possibilité d’éradiquer la maladie et la pauvreté, le scientifique a écrit en décembre 2016, une tribune dans les colonnes du journal anglais The Guardian, déclarant que « l’automatisation des usines a déjà décimé les emplois dans la fabrication traditionnelle, et la montée de l’intelligence artificielle est susceptible d’étendre cette destruction d’emplois profondément dans les classes moyennes. Elon Musk, le fondateur de Tesla et de Space X, s’est également inquiété des menaces sur le marché du travail en affirmant en juillet 2017 « Que faire au sujet du chômage de masse ? Ce sera un défi social massif. Il y aura de moins en moins d’emplois que les humains sauront mieux faire qu’un robot ».

Il a lui-même lancé une société de recherche sur cette technologie, OpenAI, afin de construire une intelligence artificielle générale sécurisée, ayant un impact positif sur l’humanité. Quant à Bill Gates, milliardaire et créateur de Microsoft, il a demandé aux gouvernements de taxer les robots travailleurs en indiquant que « le travail d’entrepôt, la conduite, le nettoyage des locaux, il y a un certain nombre de choses qui sont des catégories d’emplois significatives qui disparaîtront certainement dans les 20 prochaines années. »

… tandis que d’autres la défendent 

L’économiste et essayiste français Nicolas Bouzou considère que le travail des êtres humains ne va pas disparaître avec l’Intelligence Artificielle, mais qu’il va muter. Cette crainte de la fin du travail est pour lui infondée, puisqu’il déclare dans le résumé de son essai, « Le travail est l’avenir de l’homme », « aucun chômage dans le monde n’est aujourd’hui lié à l’utilisation des nouvelles technologies qui, bien au contraire, constituent un fantastique vecteur de progrès et d’emplois.

À condition de faire du travail humain une question intellectuelle et politique prioritaire, et de trouver enfin le courage de réformer en profondeur notre marché du travail et notre système de formation, seuls coupables du chômage de masse que connaît la France ». Dans son ouvrage, il ajoute que les pays qui sont le plus en avance au niveau de la technologie robotique comme le Danemark ou l’Allemagne, sont ceux qui sont les moins éloignés du plein emploi.

Pour Boi Faltings, professeur au Laboratoire d’intelligence artificielle de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne, ndlr) les prévisions selon lesquelles les robots intelligents effectueront le travail d’un humain, sont trop optimistes. Selon lui, l’androïde jouera le rôle du second, qui « s’occupera d’une partie du travail afin de rendre l’humain plus efficace. » Daron Acemoglu et Pascual Restrepo, économistes du MIT (Massachusetts Institute of Technology, université et institut de recherche dans le domaine de la science et la technologie, ndlr) attestent que cette progression de l’automatisation ne répond qu’à une pénurie de travailleurs qui ne sont déjà plus sur le marché de l’emploi.

Des plans politiques stratégiques mise en place en France

Sur la question de l’Intelligence Artificielle en France, les institutions et les personnalités politiques s’y intéressent de plus en plus, avec de multiples plans stratégiques en tête. Lors d’un colloque organisé au Collège de France à Paris, en mars dernier, Emmanuel Macron, le président de la République, a annoncé qu’un budget de 1,5 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros reviendraient pour des appels à projets, serait attribué sur l’ensemble de son mandat. Cette décision fait suite aux propositions du député LREM et mathématicien Cédric Villani, dans son rapport intitulé « Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne », commandé par l’Élysée en septembre 2017.

L’objectif de la France ?

L’objectif est de faire de la France, une des forces en matière d’Intelligence Artificielle afin de peser face aux États-Unis et à la Chine, des pays puissants en matière de recherche et développement sur ce sujet. Dans ce rapport de deux cent quarante pages, l’élu politique propose un certain nombre de recommandations. Il veut d’abord mettre en place un meilleur accès aux données, en prônant « une politique de la donnée offensive qui vise à favoriser son accès, son partage et sa circulation », à l’échelle de l’Europe et un développement de la recherche, à travers la création d’un « réseau de recherche d’excellence », symbolisé par des instituts interdisciplinaires répartis dans l’Hexagone. Cédric Villani souhaite également que la stratégie se concentre sur des secteurs clés comme la santé, les transports, l’écologie, la défense et la sécurité.

Quelles sont les recommandations ?

Au sujet de l’impact de l’IA sur l’emploi, le député recommande la création d’une structure ayant pour but « d’anticiper et expérimenter des dispositifs d’accompagnement » ainsi que « des modalités nouvelles de production et de répartition de la valeur » et pour des questions éthiques, la mise en place « d’une instance pour émettre des avis, donner des jugements en toute indépendance, qui puisse être saisie par le gouvernement comme par les citoyens, et qui nous dise ce qui est acceptable ou non acceptable. »

Outre ce rapport, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, a également en septembre dernier appelé les entreprises à partager et améliorer leurs données, pour accélérer l’innovation en matière d’intelligence artificielle. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a aussi présenté en octobre 2018, un plan pour faire de sa circonscription, un pôle majeur sur cette technologie et valoriser les sociétés spécialisées dans ce secteur. La région regroupe en effet, plus de la moitié des 500 entreprises et équipes de recherche françaises spécialisées en Intelligence artificielle et 40 % des dépenses de recherche et développement au plan national.

Quand l’Intelligence Artificielle fait son cinéma

À quoi ressemblera l’Intelligence Artificielle dans un avenir proche ? Depuis des décennies, le cinéma tente de répondre à cette question via de multiples films de science-fiction. Dans la plupart des histoires racontées, elle est souvent considérée comme une menace pour l’humanité. Dans la saga Terminator de James Cameron, le programme Skynet exploite les robots dans le but d’éliminer les humains tandis que la Matrice, dans le cycle Matrix réalisé par les sœurs Wachowski, contrôle le monde et maintient ses habitants dans un univers virtuel.

Quels sont les dangers ?

Peu d’œuvres cinématographiques sur ce thème s’éloignent de la vision effrayante de cette technologie, à part le film de Steven Spielberg, A.I. Intelligence artificielle, sorti en 2001, qui met en lumière David, un robot androïde qui veut devenir un « véritable » petit garçon. L’Intelligence Artificielle s’invite également de plus en plus dans l’industrie cinématographique, en devenant parfois scénariste, réalisateur ou acteur. En 2016, une IA au nom de Benjamin a écrit un script de court-métrage de science-fiction, intitulé Sunspring. Pour cela, elle a reçu, du réalisateur Oscar Sharp et le chercheur spécialisé en intelligence artificielle Ross Goodwin, des domaines sur un ensemble de films d’anticipation sortis entre 1980 et 1990.

Avec comme résultat, un scénario assez étrange et des dialogues sans queue ni tête. Watson, l’intelligence artificielle d’IBM a réalisé il y a deux ans la bande-annonce du film d’horreur, Morgan en analysant 100 trailers de long-métrages horrifiques pour comprendre les mécanismes de la peur. Après ce processus, elle a englouti l’ensemble de l’œuvre du réalisateur Luke Scott pour en extraire les passages les plus puissants. Quant à Tony Kaye, créateur du film American History X, il a annoncé cette année qu’il comptait employer une IA comme actrice-acteur principal(e) de son futur film, 2nd Born, et qu’elle soit reconnu(e) par le SAG (Screen Actors Guild, syndicat professionnel américain des acteurs et comédiens, ndlr).

Le groupe Sarbacane devient Groupe Positive

Interview de Mathieu Tarnus, cofondateur et dirigeant de Sarbacane qui réalise une nouvelle levée de fonds de 110 M€ et vient d’acquérir une troisième société en 2 ans, Marketing 1BY1.

Comment vous est venue l’idée de créer Sarbacane, qui est devenue aujourd’hui le Groupe Positive ?

La création de Sarbacane a été réalisée avec mon père, en 2001. L’idée vient de lui, il était entrepreneur. A l’époque, j’étais étudiant. L’objectif était d’utiliser l’email en tant que canal pour envoyer des informations à des clients et prospects. Cela paraît banal aujourd’hui, mais c’était vraiment révolutionnaire, à l’époque, alors que le papier régnait en maître et les gens n’avaient pas d’adresse email. Nous nous trouvions alors aux balbutiements de l’email marketing. Nous souhaitions fournir une solution/interface, un peu à l’image d’Outlook par exemple, qui permet de piloter une campagne auprès de l’ensemble de ses contacts, un produit qui cible plus particulièrement les marketeurs, les services communication et pas seulement l’IT. Or, jusque-là, envoyer de l’email avec un serveur de mails, c’était possible mais très technique. Il fallait faire faire appel à des développeurs ou des techniciens.

Je suppose qu’aujourd’hui, la société fait quelque chose de très différent ?

Aujourd’hui, la société s’est effectivement beaucoup développée. Il faut dire que notre métier est désormais omniprésent dans toutes les entreprises qui ont largement intégré internet dans leur stratégie. On peut considérer le marché comme mature, celui-ci étant estimé à plusieurs milliards d’euros. Il s’est complexifié, ses outils se sont structurés, notamment dans la façon d’aborder le marché. Des acteurs se sont spécialisés dans certains domaines alors que d’autres, comme nous, sont devenus généralistes. Nous fournissons une solution de gestion de campagnes, email, sms, chat et également l’automation avec une notion multicanale.

Quelles ont été les grandes étapes de votre évolution ?

En 2008, il y a eu un grand moment : le passage au SaaS qui représente un point de bascule. Avant, nous étions sur un modèle de distribution en licence. Nous avons basculé complètement dans un autre schéma, tant en termes de revenus puisque nous étions sur un modèle de récurrence, que d’organisation et de structuration d’entreprise. Nous avions quelques personnes qui s’occupaient du SAV, mais ce n’est pas là que nous réalisions du business : c’était sur les nouveaux clients. Quand nous avons migré de modèle vers l’abonnement récurrent, nous avons aussi structuré l’équipe pour se concentrer énormément sur la relation client.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce changement stratégique ?

Il y a eu une question de maturité du marché. Nous avons vu de plus en plus de modèles SaaS qui naissaient dans le monde du marketing. Au départ, nous étions une « simple » solution logicielle, qui un peu comme un outil de messagerie de type Outlook, avait besoin d’un serveur tel que Microsoft Exchange ou de leurs infrastructures. On utilisait les serveurs des entreprises. À l’époque, c’était pareil pour nous : nous n’étions qu’une interface et vous aviez besoin d’un serveur. Autrement dit, nous n’offrions pas la capacité de diffuser.
En 2008, quand nous avons initié ce modèle d’abonnement, c’est parce que nous lancions en même temps notre plateforme de routage. Elle permettait de s’affranchir des infrastructures du client et donc de sa messagerie d’entreprise ainsi que de son hébergeur. Le client pouvait passer par nous, via nos propres serveurs. Cela a été un changement fondamental parce que, nous avons pu offrir ce que nous appelons dans notre jargon de la délivrabilité. Ces problèmes de délivrabilité en engendraient d’autres : les messages se faisaient blacklister, il y avait des problèmes de blocage IP et donc de la messagerie d’entreprise. Cela faisait hurler les techniciens parce qu’un amalgame se faisait, notamment, entre messagerie interpersonnelle et email marketing. Cela nous a permis de compartimenter, de nous professionnaliser et d’entretenir une relation avec les opérateurs de messagerie.

Je suppose que cela a accéléré le développement de l’entreprise ?

Oui, considérablement, puisqu’à partir de ce moment-là, nous avons capitalisé sur notre base de clients abonnés. L’effort commercial se concentrait avant surtout sur la partie nouveau business. Avec ce nouveau mode, la rétention s’est faite par le service client, le logiciel, et le service lui-même. Nous avons fait nos meilleures années de croissance au démarrage de cette bascule vers le SaaS. Aussi, parce que nous avons réussi à migrer tous les clients qui étaient sous licence avant 2008. Nous avions déjà sept ans d’existence et vendu plusieurs milliers de licences de Sarbacane. Le fait que nous ayons promu ce nouveau modèle et cette nouvelle version, a été réalisée à l’occasion de la version 3 de Sarbacane. Cela a constitué un véritable réservoir pour alimenter ce nouveau modèle pendant plusieurs années. Nous faisions des croissances à plus 70 – 80 % dans cette période.

Quelles ont été les grandes étapes suivantes ?

Les grandes étapes suivantes, c’est quand nous sommes allés à l’International, ce qui est arrivé tardivement dans l’histoire de l’entreprise. Nous n’avons commencé à nous intéresser à l’international qu’en 2009, à peu près au même moment que la bascule en SaaS. Nous avons créé une première filiale en Espagne et depuis nous avons accéléré puisque nous avons racheté une société en Allemagne en 2021.

Il y a une espèce de constance de développement de 2009 à 2021, je suppose ?

Avant ce rachat en Allemagne, même si nous avions développé depuis dix ans cette filiale en Espagne, nous avions vraiment très peu de revenus à l’étranger. Avant l’acquisition de rapidmail, 95 % de notre business était français. Aujourd’hui, nous sommes une société de plus en plus européenne, même si nous avons encore entre 65 et 70 % de notre business qui est réalisé en France. Nous cherchons tout de même à nous développer très vite.

D’ailleurs, j’ai vu que vous aviez levé 110 millions d’euros. Est-ce que c’est dans le but d’une accélération de l’internationalisation ?

Le but, c’est de grandir plus vite en Europe, en allant voir ce que font les acteurs, comme Sarbacane en France, sur d’autres territoires où nous ne sommes pas présents. C’est ce que nous avons fait avec rapidmail, pour l’industrialiser par la suite. Nous avons vraiment regardé le marché et rencontré l’ensemble des acteurs afin de leur proposer de faire partie de l’aventure.
L’entrée de ce nouveau fonds d’investissement est dans cette optique, celle de nous faire passer un cap par la croissance externe. Jusque-là, nous avons déjà fait trois opérations de croissance externe et avons capitalisé de l’expérience. Nous commençons à être structuré, à être organisé, à avoir des process et une équipe. Le fonds est là pour soutenir cette stratégie. Nous allons déployer nos méthodes et le but, c’est d’aller faire l’acquisition à un rythme de deux à trois sociétés par an au cours de ces quatre, cinq prochaines années.

Avez-vous d’autres associés ?

À l’origine, nous n’étions que deux. Nous avons eu un petit passage de fonds au sein du capital de la société historique puisqu’en fait, Sarbacane n’était qu’une Business Unit de Goto Software. Elle n’est devenue filiale que quelques années après. Nous étions donc une activité de « Goto Software » qui était la société qu’avait fondée mon père en 1982. Puis, nous avons fait entrer au capital un fonds entre 2008 et 2012. En 2013 j’ai repris Sarbacane. A partir de 2017, des fonds m’ont accompagné pour financer et faciliter la reprise. Il ne s’agissait pas d’une transmission et j’étais minoritaire quand celle-ci a été créée. Je n’avais que 10 % et il m’a fallu déployer des moyens pour racheter les 90 % restants. A cette époque, ce sont donc des fonds qui m’ont accompagné pour la reprise et depuis 2020 d’autres sont là pour financer la croissance.

Je suppose que le changement de nom de l’entreprise vers Groupe Positive, c’est pour l’internationalisation ?

C’est pour marquer un peu de distance entre l’activité historique – Sarbacane – et l’activité du groupe qui fédère plusieurs entreprises. Nous ne voulons pas écraser la marque Sarbacane et les autres. La stratégie du groupe est de grandir par le rachat d’autres sociétés avec des marques fortes sur leur territoire ou sur leur métier. Ce n’est pas qu’une stratégie de croissance externe et géographique, c’est aussi une opportunité d’aller chercher des sociétés qui ont des métiers connexes à Sarbacane pour compléter ce que nous faisons déjà.

Quels sont les apports que vous recherchez ?

Dans le cadre de nos croissances externes, nous avons recherché de la diversification et de la consolidation géographique. Le rachat de Rapidmail était destiné pour conquérir le marché allemand. Les diversifications ont été entreprises grâce aux deux autres rachats. Avec Datananas, nous avons notamment intégré la fonction de sales automation. Son activité est proche de notre métier de base, elle cible les commerciaux et leur fournit une solution qui permet d’industrialiser ou d’automatiser tout le process de prospection commerciale, et d’optimiser celui de recrutement du lead.

Et l’autre diversification ?

C’est Marketing1BY1 que nous venons d’acquérir, dans la foulée de cette levée de fonds. Il s’agit d’une société lilloise, qui fait un métier un petit peu détaché de ce que nous exerçons historiquement. L’activité est complémentaire. Sarbacane permet d’activer et d’exploiter des données pour créer les campagnes. Le métier de Marketing1BY1, c’est plutôt l’action d’héberger, de structurer, de normaliser et de fédérer toutes les données d’une entreprise pour permettre d’identifier des segments et du scoring. On intègre la dimension big data, avec un grand volume de données à traiter, hétérogènes et très éclatées.
Nous étions déjà partenaires de cette société pour certains de nos clients Sarbacane, sur la partie activation des campagnes. Mais nous n’étions pas expérimentés sur la partie hébergement et segmentation des données. Maintenant, nous disposons d’un ensemble capable de répondre au besoin de ciblage des grands comptes. Sarbacane est très utilisé par des PME, et depuis quelques années nous recevons de plus en plus de demandes de la part de grands groupes du fait de la simplicité de nos interfaces. Ce nouveau volet data nous permet d’avoir une nouvelle arme pour aller les outiller.

D’ailleurs, pourquoi choisit-on plus Sarbacane qu’une autre solution ?

Historiquement, nous sommes des gens du produit. C’est quelque chose qui m’a été transmis par mon père qui était ingénieur/développeur. La culture du produit est essentielle chez nous, nous n’allons pas faire des fonctionnalités pour cocher des cases comme le font certains concurrents. Nous aimons aller en profondeur. C’est pour cela que nous travaillons chaque fonctionnalité pour qu’elle soit la plus intuitive et simple possible pour le client. Nous avons toujours été dans la vulgarisation même s’il faut se battre avec les équipes pour ne pas sombrer parfois dans la tendance à vouloir utiliser du jargon technique.
Nous avons toujours été dans la culture de la simplicité et essayé de faire en sorte que nos outils puissent être utilisés facilement. Plus nous nous rapprochons des grandes entreprises, plus on constate qu’il y a des outils qui sont très complexes et sophistiqués, voire qui nécessitent des interventions de la part de prestataires externes, d’intégrateurs ou de consultants. Et à la fin, ce qui se passe, c’est que les clients n’utilisent plus leurs outils, voire, ont même peur de les utiliser.
Sarbacane, c’est vraiment l’opposé de tout cela : nous misons sur la simplicité ! La création du compte est immédiate. L’utilisateur peut ensuite très rapidement utiliser l’outil de gestion de campagne. Nous opérons la même chose avec notre outil d’automation, alors que ce dernier peut paraître abstrait et complexe à comprendre de prime abord.

Quels vont être les grands défis à venir ?

Ils vont être d’exécuter cette stratégie de croissance et de consolider le marché. Ce dernier, malgré ces deux décennies d’existence, reste très éclaté. C’est surtout vrai sur la partie small and medium business (petites et moyennes entreprises, ndlr), moins sur les grands comptes. Sur ces derniers, il y a déjà une phase de consolidation qui a démarré il y a une dizaine d’années. Le défi va être de réussir à fédérer nos différentes entités pour bâtir un groupe européen leader et solide.
Concernant le produit, c’est continuer à évoluer et à préserver notre savoir-faire, l’ADN de marque. Et continuer à innover, c’est essentiel. Il faut être toujours à l’écoute de ses clients, mais pas que : il faut savoir anticiper ce que feront plus tard nos utilisateurs. En 20 ans, j’ai vu naître de nombreuses solutions, certaines ont été créées en même temps que nous et ont disparu, d’autres sont nées après et n’existent déjà plus. Nous essayons toujours de rester en haut de la vague et de se dire que rien n’est jamais gagné.

Quelle est la plus grosse difficulté que vous avez rencontrée et comment l’avez-vous surmontée ?

Sur le plan technique, c’est la réécriture from scratch de Sarbacane à plusieurs occasions. Quand je disais que nous avions commencé sur un modèle de licence, nous avions aussi un logiciel installé sur ordinateur. Nous étions sur d’autres langages que ceux que nous utilisons aujourd’hui. Nous avons commencé en Delphi, nous avons ensuite réécrit complètement Sarbacane dix ans plus tard en C#.Net… En 2008, nous avons basculé sur un environnement web, pour passer en full SaaS et ce n’est qu’en 2018 que la version full Saas intégrée à l’interface web de Sarbacane est arrivée. Aujourd’hui, nous sommes mieux armés pour faire évoluer beaucoup plus facilement nos outils avec notre dernière version.
Ce qui a été également complexe, c’était de rivaliser avec des sociétés qui allaient chercher les moyens ailleurs, un peu comme nous le faisons aujourd’hui.
Ces entreprises, qui sont nées il y a une dizaine d’années, ont massivement été financées par des fonds. Il a fallu lutter car nos coûts d’acquisition ont fortement augmenté par cette guerre des prix et des investissements marketing. J’ai trouvé cela dur parce que dans la même période, je m’occupais du rachat de l’entreprise. Il a fallu lutter, pas forcément avec les mêmes armes, et arriver à montrer que nous étions toujours plus performants et poursuivre notre croissance sans disposer pourtant des mêmes moyens que nos concurrents. Nous avons réussi le pari et c’est une grande fierté. 

3 Conseils de Mathieu Tarnus pour les entrepreneurs.

  • Savoir bien s’entourer, c’est l’essentiel.
  • Dans mon vécu entrepreneurial, j’ai eu des écueils parfois sur des mauvais choix organisationnels. Je trouve donc particulièrement important de savoir composer la bonne équipe et surtout à l’échelle des C Level, c’est-à-dire les premiers responsables (CTO, COO… ndlr) qui ont un rôle de management terrain crucial. Très souvent les entrepreneurs me parlent de la problématique du quotidien et me disent : « J’ai du mal à avoir suffisamment de temps pour prendre du recul pour travailler sur certains sujets stratégiques. ». En réalité, c’est souvent parce qu’ils sont à 20, 30 personnes et à cette taille, on est souvent un peu partout. On est nous-mêmes le responsable de l’équipe commerciale, le responsable de l’équipe technique, le responsable de l’équipe client, marketing. Et en même temps, on doit faire de la finance et du juridique. Bref, on est partout. À partir du moment où nous arrivons à trouver la taille qui nous permet de financer une équipe de C level, cela change tout ! Nous pouvons consacrer du temps à autre chose. Par ailleurs, ce sont souvent des personnes qui sont plus fortes que vous sur les sujets qu’ils traitent. Cela permet d’avancer beaucoup plus loin. Bien s’entourer et arriver à passer ce cap permet de structurer l’équipe avec des managers sur qui compter.
  • Bien penser à son architecture logicielle et son staff technique. C’est  très spécifique à notre métier d’éditeur de logiciels. Pas juste pour faire le meilleur produit, mais aussi pour identifier et recruter les bons profils. Dans la tech, c’est très compliqué de recruter des développeurs. Il est important d’avoir des langages, des technologies qui plaisent aux ingénieurs. Ce n’est pas que pour le produit, c’est aussi pour plaire à ces ressources et rester à la page. Aujourd’hui, les technologies que nous utilisons sont avant-gardistes et quand nous parlons de cela aux développeurs en phase de recrutement, nous voyons bien à leurs yeux que rien que cela, déjà, leur donne envie de rejoindre l’aventure. Alors que si vous travaillez dans une SSII ou dans un grand groupe, vous devez parfois développer avec un vieux Framework qu’il ne faut surtout pas faire bouger parce que tout peut se casser et que cela aurait des conséquences dramatiques. Ce n’est pas très excitant pour les développeurs. C’est pour cela qu’il est important de rester à la page pour le staff technique.
  • La levée de fonds n’est pas forcément un essentiel pour démarrer. C’est un petit peu schizophrène de ma part parce qu’à côté, j’investis et j’accompagne de nombreuses startups. Pour nous, ce levier de croissance s’est fait assez tardivement. Mais il nous a permis de bien construire l’entreprise – il faut réaliser qu’il y a eu 17 années où nous nous sommes autofinancés. La rentabilité, ce n’est pas un gros mot. Dans nos métiers, et surtout depuis une dizaine d’années, les sociétés financent leur démarrage et leur croissance à l’aide de stratégie cash-burn, autrement dit en brûlant du cash, en anticipant des postes de dépenses ou en accélérant pour aller plus vite. Or, il faut que cela ait un sens. Très souvent, les entrepreneurs sont plus motivés à se construire une grande équipe rapidement et disposer toujours plus de moyens qu’à vraiment analyser leur cycle de marché, tester ce qui fonctionne et ce qui ne marche pas. Repousser le plus possible le financement par les investisseurs extérieurs, c’est pour moi plutôt une bonne chose pour garder une certaine indépendance et une liberté de choix vers là où on souhaite conduire son entreprise. Une fois bien structurée et développée en termes de process, d’organisation et de positionnement de marché, il devient bien plus pertinent de faire entrer des partenaires financiers. 

Comment présenter vos projets marketing à vos supérieurs ?

Quelle que soit la taille d’une entreprise, le marketing doit être au cœur de ses préoccupations. En effet, cette discipline est nécessaire pour trouver de nouveaux clients et les fidéliser. Pour cela, cette stratégie doit s’appuyer sur un projet marketing concret et détaillé. Comment présenter vos projets marketing à vos supérieurs ?

Organisez vos présentations marketing sur PowerPoint

Les documents de traitement de texte sont généralement adaptés pour l’hébergement d’un projet, mais ils ne sont pas toujours présentables. PowerPoint est en revanche un excellent outil pour présenter votre projet marketing. En plus d’avoir de modèles et de diapositives complètes pour présenter un projet marketing, cet outil possède plusieurs fonctions. Pour réussir la présentation de votre projet marketing sur PowerPoint, il est important de respecter plusieurs étapes.

Intégrez des animations pour dynamiser la présentation

Les animations PowerPoint servent à rendre une présentation de projet marketing plus dynamique. Elles permettent aussi de fluidifier le passage d’une diapositive à une autre et de mettre en avant une image ou un fichier graphique par rapport au reste du contenu. Pour vous faciliter la tâche, une agence PowerPoint peut vous aider à créer des présentations visuelles impactantes pour mieux transmettre vos messages et convaincre votre audience.

Lorsque l’ajout d’animation est bien réalisé sur PowerPoint, cela aide à capter l’attention de l’audience. Pour une meilleure utilisation des animations, il faut prendre quelques précautions. Le catalogue PowerPoint regorge d’effets trop originaux qui peuvent perturber la lecture de la diapositive et projeter une image peu professionnelle. Il est donc conseillé de préférer des animations de base afin de soutenir vos idées.

Développez une idée par diapositive

Il est souvent recommandé de se limiter à une idée par diapositive PowerPoint. Intégrer trop d’informations sur une même page peut en effet brouiller la compréhension et ainsi nuire à votre argumentation. En découvrant un nouvel argument sur chaque diapositive, votre audience aura plus de facilités à mémoriser les données de votre présentation. Afin d’avoir encore plus d’impact, vous pouvez adapter la mise en forme graphique à chaque diapositive. Le but de cette technique est de faire ressortir sur chaque page l’idée principale sans charger son contenu.

Définissez une charte graphique

Ce type de charte concerne l’ensemble des éléments qui définissent l’identité visuelle et graphique d’une entreprise ou d’une marque. En général, elle se compose de polices de caractères, d’un style graphique et de couleurs qui permettent à l’entreprise d’être reconnaissable. Pour les entreprises qui possèdent déjà une charte graphique établie, la conception d’une présentation marketing sur PowerPoint est plus facile. En effet, les typographies, codes couleurs et espacements sont déjà définis. Il vous suffira alors de les intégrer lors de la présentation.

Par contre, si aucune charte n’a été créée, vous devez veiller à la cohérence visuelle de votre présentation. Afin d’assurer une bonne harmonie graphique sans compétences particulières en design, vous avez la possibilité d’utiliser un template PowerPoint. Ce type de logiciel offre des modèles à la fois professionnels et gratuits.

Illustrez les chiffres et statistiques par des schémas

Les statistiques et les données chiffrées peuvent vous aider à soutenir votre argument lors de la présentation de vos projets marketing. Elles sont concises et facilement consultables lors de la présentation, à condition de les mettre en forme d’une meilleure manière. Les chiffres gagnent en effet en clarté quand ils sont présentés sous forme de schémas ou de graphiques. Avec des diapositives PowerPoint, vous pouvez créer tous les types de schémas. Il est même possible d’en créer avec une association d’éléments graphiques (traits, formes géométriques, etc.).

Conseils pour un projet marketing à succès

Pour réussir la présentation de votre projet marketing, vous devez être sûr de vous et convaincre vos supérieurs. En effet, développer une communication interpersonnelle efficace est la clé pour la réussite de la présentation de vos projets. Cela implique de bien communiquer avec vos supérieurs.

Le manque de compétences en communication interpersonnelle peut engendrer des frustrations et la baisse de moral. Pour réussir votre communication interpersonnelle, vous devez être attentif, écouter activement et pratiquer l’empathie. Vous devez aussi apporter des explications précises et concises par rapport aux différents points à aborder. En mettant en pratique ces différentes compétences, vous pourrez améliorer votre communication et, par conséquent, votre projet marketing.

Votre expression orale, votre posture ainsi que votre capacité à gérer le stress sont des principaux éléments pour vous assurer que votre message soit bien reçu. Pour éviter que le stress perturbe votre présentation, il existe quelques recommandations à suivre. Avant la présentation, vous devez vous assurer de maîtriser parfaitement votre sujet, les messages ainsi que les mots clés à faire passer. Vous pouvez vous programmer mentalement en visualisant le déroulement de la présentation du projet étape par étape. Pendant la présentation de votre projet marketing, prenez le temps de respirer lentement. Ne perdez pas de vue vos objectifs et gardez à l’esprit que vous êtes là pour convaincre.

Pour capter l’attention de votre audience, recherchez le silence avant votre prise de parole. Lors de votre présentation, assurez-vous d’adopter une bonne posture physique. Évitez de trop vous pencher sur la table ou de vous affaler en arrière lorsque vous êtes assis. Avec cette posture, vous donnerez l’impression d’être démotivé. Il faut aussi éviter de croiser les bras et les jambes. Soyez enthousiaste et positif lors de la présentation de votre projet marketing.

Ayez un objectif SMART

Se fixer des objectifs SMART vous permettra de savoir où vous voulez aller et de bien le communiquer pour que tout le monde avance dans la même direction. SMART est un acronyme qui correspond à des critères qui permettent d’établir des objectifs idéaux pour la gestion d’une entreprise. Un objectif SMART est spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et temporel.

L’objectif SMART précise ce qui doit être fait, comment et par qui. Il doit également être clair, précis et simple à comprendre. Lorsqu’il est trop complexe, vous devez le décomposer en plusieurs petits objectifs. Un objectif SMART doit aussi expliquer ce à quoi on s’attend comme résultat en ce qui concerne la qualité, la quantité et le prix. Avec les ressources disponibles, l’objectif doit pouvoir être atteint de façon à susciter l’adhésion de vos supérieurs.

Il faut également qu’un objectif SMART soit pertinent. Il doit en effet avoir du sens, compte tenu des objectifs généraux de l’entreprise. Cela signifie qu’il doit être conforme aux objectifs financiers et aux objectifs d’affaires en général. Pour rédiger des objectifs SMART, vous devez fixer un objectif global. À partir de cela, vous pouvez déterminer de plus petits objectifs.

Comment assurer une bonne gestion comptable en entreprise ?

Les techniques de gestion comptables couvrent l’ensemble des besoins en comptabilité d’une entreprise. Toutes les entreprises doivent en effet établir un plan d’action pour une bonne organisation comptable. Pour y arriver, il existe plusieurs moyens afin d’assurer la bonne gestion du service de comptabilité. Découvrez ici comment assurer une bonne gestion comptable dans votre entreprise.

Le recours à l’affacturage au besoin

L’affacturage est une solution idéale pour combler les besoins en trésorerie d’une entreprise. Il consiste à externaliser les tâches relatives à la gestion des créances à un affactureur ou un établissement de crédit spécialisé. L’affacturage présente de nombreux avantages pour une entreprise. Il permet notamment d’accélérer rapidement les flux de trésorerie. Cela peut être très important pour les entreprises qui manquent de fonds de roulement.

Il existe plusieurs sociétés d’affacturage dont les prix sont généralement compétitifs. En utilisant un site de comparateur comme Affacturage.fr par exemple, vous pouvez facilement comparer les solutions proposées par ces sociétés et obtenir une estimation personnalisée. En faisant appel à une société d’affacturage pour un besoin en trésorerie, vous pouvez bénéficier d’une protection optimale contre les impayés de certains clients.

Vous pouvez confier la gestion du recouvrement de votre entreprise en faisant appel à un affactureur. Cela peut vous permettre de gagner un temps précieux et de le mettre à profit pour d’autres tâches importantes. Les services proposés par une société d’affacturage peuvent vous permettre de payer vos salariés, vos fournisseurs et les charges fixes à la date précise. Ainsi, vous pouvez avoir une bonne productivité et améliorer par la même occasion votre chiffre d’affaires de plus de 30%. Il existe plusieurs types d’affacturage :

  • l’affacturage classique,
  • l’affacturage confidentiel,
  • l’affacturage inversé,
  • l’affacturage notifié non géré ou semi-confidentiel.

Dans le cadre de l’affacturage classique, le factor prend en effet en charge la gestion du poste client. Ainsi, il devient le créancier de vos clients. Dans un contrat d’affacturage confidentiel, les clients ne sont pas informés du recours au factor. Dans ce cas, l’entreprise se charge de la gestion des postes clients et de recouvrer les créances avant de les envoyer à sa compagnie d’affacturage. Les clients sont informés du recours à un affactureur dans un contrat d’affacturage notifié non géré. Dans le cadre d’un contrat d’affacturage inversé, l’affactureur se charge de payer les fournisseurs une fois qu’ils finissent leurs prestations.

Un expert-comptable est nécessaire à toute entreprise

Un expert-comptable est un professionnel indépendant qui a pour rôle d’assister un chef d’entreprise dans la gestion comptable, administrative et financière. L’expertise comptable est un métier réglementé et contrôlé.

Faire appel à un expert-comptable n’est pas une obligation, cependant ce dernier peut vous aider à gérer facilement vos comptes. Pour gagner du temps, faire les bons choix et éviter de surcharger votre agenda, l’expert-comptable peut être nécessaire. Ce professionnel maîtrise en effet la loi ainsi que les subtilités des règles qui encadrent la gestion du poste de comptable dans une entreprise.

Si vous envisagez d’ouvrir un nouveau point de vente ou de lancer une nouvelle activité, vous pouvez aussi avoir recours à un expert-comptable. Un expert-comptable est capable de vous apporter son regard critique. Il peut également vous accompagner dans le choix des options juridiques et fiscales à privilégier.

L’expert-comptable peut vous être d’un recours précieux dès la création de l’entreprise. Ainsi, en fonction de votre projet d’entreprise, de votre situation personnelle et de vos envies, il peut vous guider pour choisir le bon statut. L’expert-comptable aide aussi à réaliser le bon arbitrage entre salariat ou statut de travailleur non salarié. Grâce à ce professionnel, vous pouvez aussi effectuer facilement votre choix entre impôt sur le revenu (IR) ou impôt sur les sociétés (IS).

L’expert-comptable peut être aussi le garant de la bonne tenue de la comptabilité de l’entreprise. En effet, vous devez impérativement solliciter les services d’un professionnel inscrit au tableau de l’Ordre des Experts-Comptables, si vous ne souhaitez pas gérer en interne votre comptabilité.

Les entreprises de petites ou de moyenne taille ont parfois de difficultés à trouver un expert-comptable qui puisse satisfaire leurs besoins. Pour trouver facilement un expert-comptable, vous pouvez être affilié à un réseau. Généralement, les réseaux comprennent les centres de gestion agréés, les pépinières d’entreprises ou les espaces collaboratifs de travail. Vous pouvez aussi trouver un expert-comptable en effectuant des recherches en ligne ou en faisant appel aux structures intermédiaires. En plus de cela, cette solution peut vous permettre d’optimiser la trésorerie de votre entreprise et de réduire les délais de paiement.

Ayez un référent dans le service comptable pour vos employés

En fonction de l’effectif de votre entreprise, un certain nombre de référents doit être désigné. Cela permet de disposer d’interlocuteurs pour permettre au chef d’entreprise de respecter l’obligation de sécurité et éviter de lourdes sanctions pénales et financières selon les cas. Il existe différents types de référentiels :

  • le référent alertes professionnelles,
  • le référent COVID
  • le référent CSE.

Le référent handicap

Le référent handicap a été instauré par la Loi Avenir Professionnel du 5 septembre 2018. C’est une obligation légale dans les entreprises qui possèdent 250 salariés ou plus. Le référent handicap est un acteur clé de la politique RH d’une entreprise. Selon le Code du travail, ce référent est chargé d’informer, d’orienter et d’accompagner les personnes qui sont en situation de handicap dans une entreprise.

Le référent RGPD

Depuis le règlement européen mis en application en 2018, certaines entreprises doivent nommer un délégué à la protection des données (référent RGPD). Ce référent est obligatoire pour les entreprises dont les activités de base consistent à suivre régulièrement et systématiquement des personnes à grande échelle (banques, téléphonie, assurances par exemple). Le référent RGPD est aussi obligatoire pour les entreprises dont les activités de base consistent à traiter à grande échelle des données sensibles.

Le référent Sécurité-prévention des risques professionnels

Depuis le 1er juillet 2012, un employeur doit désigner au moins un salarié responsable de la prévention des risques professionnels. En effet, selon l’article du Code du travail, l’employeur doit choisir un ou plusieurs salariés compétents. Ce salarié doit s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels de l’entreprise. Le salarié désigné n’a pas besoin d’être diplômé ou d’avoir un certain nombre d’années d’expérience professionnelle. L’employeur doit, s’il le trouve nécessaire, lui apporter une formation complémentaire afin de l’aider à bien accomplir sa mission.

Les référents harcèlement sexuel et les agissements sexistes

La Loi Avenir Professionnel a mis en place deux obligations pour la nomination d’un référent harcèlement sexuel et agissements sexistes dans les entreprises. Dans toutes les entreprises qui ont un CSE, un référent, choisi par le personnel, sera désigné par l’instance. Les entreprises de 250 salariés ou plus doivent, en plus de celui du CSE, nommer un référent sur le sujet.