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Comment évaluer la performance de son site web ?

Le site internet de l’entreprise est le lien direct avec les clients. Par la navigation performante qu’il offre, par la réponse à leurs questions et donc par conséquent à leurs attentes : produits, description des produits, moyens de paiement, livraison, SAV … et bien d’autres points liés à chaque business, le site peut devenir celui auquel on s’adresse en premier lorsque l’on a une demande. Comment évaluer la performance de son site web ?

Selon une étude de Databox de 2019, environ 41% des sites Web ont une durée moyenne de session comprise entre 2 et 3 minutes : 55% des sessions ont une durée moyenne inférieure à 3 minutes et seulement 27% des sessions dépassent les 4 minutes. La meilleure stratégie pour augmenter la durée moyenne d’une session est d’intégrer des visuels – tels que des vidéos, des graphiques et des infographies pertinentes. 

L’évaluation d’un site Internet permet de déterminer si sa performance dépasse celle de son concurrent ou non. Cette opération influe sur le positionnement du site et le confort des internautes. En même temps, elle permet de découvrir les failles et les points à améliorer et de déterminer la meilleure façon d’y procéder. Différents moyens permettent d’évaluer la performance de son site web, nous en découvrirons quelques-uns dans le développement qui suit.

Déterminer le nombre de visiteurs depuis les moteurs

Un site performant dispose d’une visibilité irréprochable et attire de multiples visiteurs. Il se trouve que le nombre de visiteurs provenant de Google constitue un élément pertinent permettant de définir la performance d’un site. Afin de faciliter l’évaluation du nombre de visiteurs, il faut déterminer les mots clés qui génèrent réellement du trafic. 

La qualité des visites et le taux de fidélisation

Disposer de nombreux visiteurs ne suffit pas, il faut considérer la qualité des visites. Cela consiste à distinguer les visiteurs en fonction de leur provenance. Ainsi, il devient plus facile de déterminer le temps qu’ils passent sur le site, de découvrir les actions qu’ils ont effectuées (consulter les offres ou faire des achats) et de savoir si le site les intéresse réellement. À part cela, il faut définir le taux de fidélisation du client. Pour calculer ce taux, il faut relever le nombre de clients achetant deux articles et plus par an et le comparer avec le nombre total de clients au sein de la communauté. 

Le temps passé par page

Un site performant se traduit par un site qui suscite de l’intérêt. Si son contenu intéresse le visiteur, il passera plusieurs minutes, voire même plusieurs heures sur ce site. L’entreprise peut optimiser la performance de son site en évaluant le temps passé par un visiteur sur chaque page. Elle peut modifier certaines pages en se référant à celles qui ont obtenu des temps record. L’achat en ligne ne doit toutefois pas requérir un temps important. Les clients doivent pouvoir faire leurs achats rapidement, facilement et de manière sécurisée.

Le nombre de liens cliqués

Un site performant obtient un nombre considérable de clics. Il existe des logiciels permettant de déterminer le nombre de liens cliqués par les internautes, tels que des captures d’écran. Un faible taux de clics peut déceler un impact négatif non négligeable sur le positionnement du site. Dans ce cas, la révision de la stratégie de l’entreprise s’impose. 

Réaliser un test de rapidité en ligne

Plusieurs sites Internet proposent des outils en ligne permettant aux entreprises de procéder à l’évaluation de leur site web. Pour garantir la fiabilité du résultat, il ne faut pas hésiter à réaliser le test sur différents logiciels. Les professionnels dans ce domaine recommandent aux entreprises de vérifier régulièrement la performance de leur site, car l’internaute n’aime pas attendre. Il a besoin d’une réponse instantanée. Si le temps d’attente dépasse les 8 secondes, le site risque de perdre plus de 47 % de ses visiteurs. Cela risque de compromettre réellement sa performance et son positionnement sur les moteurs de recherche.

Les 5 outils indispensables d’analyse de site web

SemRush

Cet outil permet d’analyser et d’optimiser les performances de votre site internet. Vous pouvez suivre votre positionnement dans les résultats de recherche, analyser vos concurrents, effectuer des audits de votre site.

 Google Analytics  

Cet outil permet d’ analyser leur audience de votre site Vous pouvez obtenir des informations détaillées sur votre audience, vos sources de trafic, vos objectifs de conversion …C’est un outil gratuit qui vous permet  d’avoir en votre possession une vue d’ensemble de la santé votre site internet et d’analyser les comportements des utilisateurs.

Ahrefs

Cet outil offre de nombreuses fonctionnalités telles que l’exploration de backlinks, l’analyse de mots clés, le suivi de positionnement. Ahrefs est particulièrement utile pour l’étude du référencement SEO de votre site internet.

Similarweb

Cet outil vous permet de connaître les statistiques de trafic de n’importe quel site web. Vous pouvez obtenir des informations sur les sources de trafic, les mots clés organiques, les sites référents ect. C’est un excellent outil pour surveiller vos concurrents et comprendre comment ces derniers attirent du trafic sur leur site.

Comment dompter la fatigue ?

Quand on est entrepreneur, il n’est pas rare de multiplier les heures et de sentir de grands coups de fatigue qui arrivent d’un coup. A force de persévérer dans l’effort, une fatigue intense peut se faire ressentir. Il existe certaines bonnes pratiques qui vous permettent d’en ressentir moins les effets, de les anticiper et qui peuvent vous aider à produire plus avec le même nombre d’heures de sommeil. Zoom sur certaines d’entre elles. 

Les urgences s’accumulent et vous ne savez plus où donner de la tête. Vous êtes si fatigué que vous ne savez plus par quelle tâche commencer. La non-maitrise de la fatigue peut vous conduire sans que vous vous en rendiez compte au burn out. Vous avez , et sous le savez bien, pris un certain nombre de mauvaises habitudes. Il existe des solutions simples et la première est de revenir à votre corps et à votre esprit qui ne sont pas corvéables à merci. Les respecter fait partie de la démarche pour apprendre à dompter votre fatigue.

Adapter ses heures de sommeil.

On le dit souvent : les heures avant minuit seraient plus productives. Plutôt que de chercher absolument à terminer votre dossier ce soir, peut-être est-il temps de réorganiser votre emploi du temps afin de vous coucher plus tôt et de vous lever plus tôt. Le cerveau est d’ailleurs souvent jugé plus productif le matin que l’après-midi même si dans les réalités, il faut bien prendre en compte d’autres éléments comme les heures et la digestion. L’alimentation joue aussi un rôle essentiel. Une bonne hygiène de vie vous permettra de mieux dompter votre fatigue. De la même manière, un sommier et un matelas de qualité peuvent rapidement être rentabilisés et vous permettre de profiter au maximum de vos nuits. Si possible essayez également de dormir dans un environnement sans bruit. N’oubliez pas par exemple d’éteindre la télévision avant de dormir. 

Bannir le stress

Le stress fatigue beaucoup plus qu’on ne l’imagine. En dehors de l’augmentation de votre rythme cardiaque, il est avant tout synonyme de fatigue. Si vous n’êtes pas adepte de la pensée positive, il est peut-être de temps de vous y mettre. Commencez votre journée par des pensées positives et surtout créez tout ce qui peut vous rassurer ou qui peut diminuer votre stress.

Par exemple, vous pouvez faire une to do list. Celle-ci vous permettra d’éviter de stresser toute la journée à force de penser à ce que vous n’avez pas réalisé ou encore traité en premier les tâches qui vous stressent afin de vous en débarrasser et aborder la journée sereinement. Vous pouvez également penser à relativiser. Quand une situation vous stresse et à vous demander ce qu’il arriverait au pire si une tâche n’est pas accomplie. Diminuer tous les facteurs de stress représente une bonne pratique pour dompter votre fatigue.

Devenir adepte des micro-siestes

Les micro-siestes sont beaucoup plus productives qu’on ne le pense et surtout si votre corps est particulièrement fatigué. Il est donc peut-être temps de mettre en place une salle de repos ou de vous équiper d’un matériel. Celui-ci vous permettra de réaliser des micro-siestes sans souffrir d’un mal de cou. N’hésitez pas à prôner la sieste en entreprise. Vous le faisiez bien quand vous étiez petit pour récupérer un maximum alors pourquoi ne pas reprendre cette bonne vieille habitude. Dans l’idéal, essayez que la luminosité ne vous gêne pas et que la posture de sieste soit agréable. Des entreprises comme Orange ont créé des salles spécifiques alors pourquoi pas vous ? 

Définir de bonnes tâches

Quand on est très fatigué, il est absolument inutile de se lancer sur une tâche intellectuelle ou complexe. Non seulement vous risquez de vous décourager mais vous risquez surtout de l’effectuer sans vous en rendre compte. De toute manière, vous devrez réaliser toutes vos tâches alors autant vous occuper de celles intellectuelles ou complexes le matin par exemple et de mettre l’après-midi celles qui demandent très peu de concentration. L’organisation représente une des clés lors que l’on est très fatigué. A défaut, vous pourriez vite vous retrouver coincé sur une tâche qui n’avance pas. Définir les heures de sieste vues plus haut en fait partie. En intégrant intelligemment chaque tâche à la bonne période, vous pouvez ainsi maximiser votre fatigue. 

Penser à l’environnement de travail

Votre environnement contribue fortement à votre fatigue. Une mise au vert peut vous redonner le peps nécessaire pour gérer votre fatigue ou un cadre de travail agréable et propre. Autant ne pas évoluer dans un environnement sale et prendre quelques minutes pour que votre corps, en plus de lutter contre la fatigue, doivent lutter contre les microbes et acariens présents dans l’air. Gérer la luminosité demeure ainsi un bon facteur, notamment si vous travaillez beaucoup sur écran.  

Les nombreux compléments alimentaires

Même s’ils font souvent débats, de nombreux compléments alimentaires comme les vitamines peuvent vous permettre de booster votre corps et vos défenses. Il ne s’agit pas de vous doper de trop mais de prendre certaines substances jugées comme essentielles pour votre corps. N’hésitez pas à prendre l’avis de votre pharmacien afin d’avoir des conseils. L’homéopathie reste souvent jugée comme bénéfique et comme nous l’avons dit plus haut, à défaut bien vous alimenter et éviter les aliments trop lourds peut grandement vous aider à ressentir moins la fatigue

Pratiquer du sport : fatigue contre fatigue

Si vous ressentez trop de fatigue, peut-être est-il temps de ressentir une fatigue qui soit salutaire pour votre corps. Déjà, vous allez booster les hormones du plaisir et vos nuits seront d’autant plus productives. Si les pratiques sportives vous seront davantage bénéfiques sur le temps, elles demeurent une bonne méthode pour booster votre performance et donc vous permettre de mieux maîtriser votre fatigue. N’hésitez à les intégrer à votre emploi de temps. A force de vouloir gratter chaque minute, vous risquez d’en perdre. 

Préparer le lendemain quand vous êtes fatigué

Plutôt que de vous créer une chaîne de stress dès le matin, pourquoi ne pas prendre 10 minutes le soir pour préparer la journée du lendemain. Votre corps pourra ainsi se lever tout en douceur plutôt que de se précipiter dès le matin et de ressentir du stress. Prendre quelques minutes pour mettre à jour votre to do list ou préparer vos affaires ne représente pas une perte du temps et vous sera bien utile que de vous mettre un dernier épisode de votre dernière série Netflix. De la même manière, n’accumulez pas trop de mini-tâches qui vous encombrent le cerveau et qui sont réalisables en moins d’une minute. 

Pimentez votre contenu pour un meilleur engagement

La réponse à la question comment attirer les clients, les consommateurs est au fond la question répétitive de tout moment d’une entreprise : comment faire pour obtenir le meilleur résultat possible ? pour obtenir le meilleur résultat possible à moindre coût ? pour impliquer les collaborateurs pour qu’ils deviennent des ambassadeurs ? Comment faire … La réponse à la question engendre une stratégie, une prise de décisions, des consultations. Il en est de même pour votre contenu pour un meilleur engagement.

Chaque jour, vous publiez du contenu de qualité et vous n’observez que de faibles résultats qui sont loin de ce que vous espériez. Vous attendez patiemment un commentaire, le partage de votre contenu ou un simple “merci”. Toutefois, rien ne se passe !

La plupart des nouveaux blogueurs et « marketeurs » blâment souvent à tort leur contenu pour le manque d’engagement qu’il obtient. Un ingrédient principal à ne pas négliger est la composante visuelle. Alimentez votre contenu avec des vidéos, des images, des bandes dessinées, des infographies, des présentations postées sur Slideshare, des animations Tumblr etc, et vous verrez la différence.

Votre contenu n’a pas besoin d’être ennuyeux. En intégrant des éléments visuels, vous pouvez ajouter du piquant à votre site Web ou votre blog. Vous voulez des preuves ? Regardez la montée en flèche des sites de médias sociaux comme

Pinterest et Instagram.

Pinterest, lancé en mars 2010, a rapidement gagné du trafic et a connu une augmentation des ses visiteurs uniques depuis sa création. Instagram quant à lui, a débuté en 2010.

Selon Pinterest en 2024, le réseau social compte 498 millions d’utilisateurs actifs mensuels. La plus forte audience se trouve aux USA. Le chiffre américain avait chuté de 5% entre 2021 et 2020, pour une progression de 13% dans le reste de la planète. En ce qui concerne les âges et générations, les abonnés bougent. En effet, les tranches d’âge les plus jeunes sont de plus en plus nombreuses sur la plateforme : Pinterest comptabilise une augmentation de 50% de la gen Z, les utilisateurs nés entre 1995 et 2010. Les hommes représentent 22,4% de la population contre 69,5% de femmes au global selon We Are Social et les chiffres des annonces publicitaires.

Quant à Instagram, il compte plus de 2,5 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, et une utilisation de l’app par 1,28 milliards de personnes (HubSpot / Mention, 2023). Un pic a été atteint en 2022 avec 2,3 milliards d’utilisateurs (We Are Social / Meltwater, Statista). Instagram est le 3ème média social le plus utilisé en France. Selon Digimind, en France, l’audience d’Instagram s’élève à plus de 26,5 millions d’utilisateurs actifs par mois en 2023. .Le réseau social est représenté par toutes les tranches d’âges :

  • 32% des utilisateurs entre 18 et 24 ans
  • 30% entre 25 et 34 ans
  • 17,9% entre 35 et 44 ans.

Prenons un autre exemple flagrant ! 

Je peux vous écrire tout un paragraphe en décrivant le nouveau gâteau “velour rouge” de la boulangerie locale, ou je peux simplement vous le montrer en utilisant l’image ci-dessous. 

Je ne suis pas sûr que vous allez lire l’intégralité du paragraphe et que vous serez convaincu de vouloir y goûter ! Toutefois, je suis sûr qu’en regardant le visuel, vous allez vouloir le dévorer !

D’après une étude de StatisticBrain vous disposez de huit secondes pour capter l’attention du public. Vous pouvez utiliser des mots percutants mais il clair qu’avec un visuel vous avez plus de chance d’attirer les regards.

Par le biais des visuels vous créez une connexion avec votre lecteur. Ils évoquent des sentiments plus rapidement que les mots et peuvent retranscrire une histoire.
A titre d’exemple, consultez cette infographie qui a obtenu environ 350 000 visiteurs en 30 jours, expliquant comment fonctionne un moteur de voiture d’une manière assez attrayante.

Comment pimenter votre contenu à l’aide du Marketing visuel ?

1. Utilisez “Madame tout le monde”

Utiliser des visuels avec de réelles personnes permet à votre public de s’identifier et renforce le sentiment de reconnaissance.

2. Soyez créatif

Vous avez un smartphone ? Vous pouvez aussi bien être photographe ! Les médias sociaux types Pinterest, Instagram, Facebook et Twitter sont très pratiques pour mettre en valeur vos compétences en tant que photographe amateur.
L’utilisation de vos propres visuels offre davantage de personnalité à votre contenu. Au final, c’est l’homme qui fait l’entreprise et non pas l’inverse.

3. Créez vos visuels interactifs vous même

Vous n’êtes pas sûr de vos talents de photographe ? Vous pouvez avoir recours à de nouvelles technologies en ligne vous permettant de créer vos propres visuels interactifs assez facilement.
Essayez Visme ou encore Canva pour créer votre présentation, votre visuel avec du texte, votre bannière publicitaire, des infographies etc.

4. Facilement interprétable

Les informations sous formes graphiques et visuelles sont plus facilement interprétables et peuvent se partager facilement. Jouez aussi sur la taille de vos images !

5. Sortez des sentiers battus

Vous connaissez tous les “selfies” ? Quoi de mieux pour ajouter une dimension humaine à votre visuel ? Voici un bon exemple de “selfie” assez fun.

Bien sûr, l’impact peut être plus fort si vous faites appel à des célébrités. Regardez également comment font les “non-célébrités”.

De plus en plus d’annonceurs en ligne utilisent des croquis et autres illustrations de ce type pour diffuser leurs messages au public. De plus, en faisant participer leur audience, ils rentrent en connexion avec leurs clients et prospects et jouent sur l’appartenance et l’attachement à leurs marques et produits.

Vous avez d’autres idées pour pimenter votre contenu ? Quels sont vos types de visuels préférés ? Partagez avec nous vos idées ci-dessous !

Comment répondre à une critique ?

Quand on reçoit une critique, il faut se l’avouer : cela ne fait jamais plaisir. Il en est de même quand nous en formulons. Vous avez beau être dirigeant ou manager, vous n’êtes pas parfait et vous allez donc faire l’objet de critiques. Il se peut que vous vous sentiez blessé, honteux, voire trahi et il est naturel que vous soyez sur la défensive. Une réponse peut être virulente et blessante alors que la critique est peut-être justifiée. Petit zoom sur la bonne manière de répondre à une critique. 

Tout le monde préfère les éloges. Il faut dire que les éloges nous encouragent à nous dépasser. La critique nous conduit parfois à nous sentir pris au piège et nous conduire à nous défendre même si nous avons parfois tort. Dans la vie professionnelle, elle peut être une opportunité qui nous ouvre des horizons ou des chemins auxquels nous n’avions  pas pensé. Cependant, la critique touche parfois notre orgueil et pour éviter de perdre la face nous devenons arrogants et nous dénigrons l’autre et refusons de l’écouter.

Alors, comment faire ?

Ne pas réagir au quart de tour ! 

Les critiques ne doivent pas vous faire réagir de manière inappropriée. Commencez par vous dire que vous ne devez surtout pas répondre spontanément et vous mettre sur la défensive. Il est tentant de réagir au quart de tour et vouloir mettre un terme à la critique rapidement car personne n’aime se faire critiquer. Pourtant, la personne en face de vous n’est pas forcément mal intentionnée et cherche peut-être à vous aider. Ce n’est pas parce qu’on vous critique qu’on cherche à vous faire du mal. Souvent sa critique n’est pas forcément fondée. Elle peut vous révolter dès le début. Cependant, il est peut-être temps de l’écouter jusqu’au bout pour comprendre son origine et pouvoir y répondre calmement et surtout créer des liens basés sur l’empathie. 

Si vous souhaitez y mettre un terme rapidement.

Si vous souhaitez y mettre un terme rapidement, mieux vaut tout simplement couper l’échange et passer votre chemin. Rentrer dans l’argumentation ou bien donner votre point de vue c’est déjà entamer la discussion et donc prendre un temps précieux. Vous pouvez également y mettre fin en ajoutant de manière ironique à quel point la personne à raison mais cela reste un tantinet agressif tout de même. Cependant, cela ne vous permettra pas cependant d’en saisir les tenants et les aboutissants et de résoudre profondément la situation. Une telle attitude n’est jamais souhaitable. Il faut plutôt leur proposer un dialogue à un moment où votre charge de travail vous permettra de l’écouter sereinement.

Pour y mettre fin vraiment : l’écouter jusqu’au bout

Si vous souhaitez éventuellement progresser ou comprendre une critique, le plus simple est de l’écouter jusqu’au bout. Vous devez commencer par vous détacher émotionnellement de la critique. Il ne s’agit pas de la prendre à cœur et contre vous et ce n’est pas parce que vous avez mal agi que vous êtes quelqu’un d’abject. Pour réellement bien traiter une critique, il s’agit de poser une série de questions afin d’appréhender avec précision d’où elle vient et son fondement. Si la personne est en colère en face de vous, il se peut qu’il y ait une raison même infondée mais vous devez avant tout essayer de comprendre la raison pour laquelle elle l’est. Comprendre les autres est une qualité essentielle chez le manager.

Accepter la critique dans un premier temps

Vous l’aurez compris, le premier réflexe est donc très difficile car vous devez prendre du recul, vous détacher émotionnellement de la critique et vous demander objectivement d’où elle provient. Vous devez donc être le plus calme possible et penser que vous avez peut-être un profit à tirer de cette critique.  Ecoutez activement tous les raisons de la critique afin de bien la cerner et bien comprendre le contexte dans lequel elle est émise. L’exercice est très difficile. Surtout si celle-ci a tendance à vous apparaître évidemment non justifiée et que l’injustice fait souvent surgir la colère. 

Analyser la critique

Une fois tous les éléments posés. Il existe deux cas deux figures : la critique est justifiée ou elle ne l’est pas. 

1/ Si elle l’est, il s’agit de la décortiquer, l’analyser et de savoir comment vous pouvez en extraire des éléments positifs. Réagir mal ne vous fera pas avancer et autant demander à la personne en face de vous quel est son point de vue et ses suggestions et ce qu’elle aurait fait à votre place. Vous pourrez ainsi rectifier votre capacité à écouter mais aussi votre capacité à vous améliorer.

2/ Si elle n’est pas ni constructive ni justifiée, vous avez peut-être un manipulateur en face de vous mais pas forcément, il se peut qu’elle n’ait pas tous les éléments à sa disposition. Il peut être tentant de réagir avec de la colère mais en réalité, cela n’apporte jamais rien si ce n’est la rancune bien difficile à canaliser. Pour aller de l’avant, mieux vaut une réponse calme et tranquille. Si la personne continue après vos explications, rien ne sert de persévérer plus loin la discussion et vous pouvez y mettre fin en disant que « vous avez dit ce que vous aviez à dire » et que vous ne souhaitez pas poursuivre sur le sujet.

Le cas où la critique appartient au passé. 

Une des manies de certaines personnes qui souhaitent parfois faire du bien mais en réalité ne font que vous mettre dans une position désagréable consiste à vous dire « oh combien vous avez changé en bien » ce qui sous-entend que vous n’étiez pas au top et donc que vous vous êtes mal comporté. Dans ce cas précis, il vous suffit d’accepter simplement avec un sourire et de ne pas relancer. Ainsi, vous pouvez tout simplement répondre par « Tant mieux, cela semble résolu alors autant passer à chose » avec un sourire. A défaut, la discussion risque vite de se concentrer sur le fait de s’épancher sur le passé avec force de détails. S’il est tentant de vouloir entendre que vous êtes désormais avenant et performant, la conversation prend souvent des allures stériles et délétères et essayez tant que possible de ne pas vous y attarder. 

Dans le monde de l’entreprise, « râleur » et « meilleur » seraient des synonymes

Les Français ont toujours eu une réputation de râleurs, jamais contents et se plaignant constamment. Ils ont aussi pour réputation d’être des résistants. Ces derniers temps, ils en ont fait la démonstration aussi bien lors des grèves à répétition, que lors des manifestation. Ils veulent tout et leur contraire. Ils râlent parce qu’ils ont trop de travail, parce qu’ils voudraient faire du télétravail, ne pas prendre les transports. Cependant, contre mauvaise fortune, ils agissent pour le bien de l’entreprise. Ils apprécient la reconnaissance et les éloge avant tout. Néanmoins, dans un service, le râleur influe sur les autres et peut être source de démotivation. Selon une étude menée par la filiale américaine de Cornerstone, une personne toxique dans un service de 20 personnes augmenterait de 54 % le nombre de démissions.  

On entend souvent que ce sont les Français qui se plaignent le plus. 

Une étude d’Infobip*, société de communications cloud omnicanales, révèle pourtant qu’ils ne se plaignent qu’avec modération.  Ainsi, la majorité des Français (65 % en cumulé) ne se plaignent pas plus de 3 fois par an. Il est cependant intéressant de noter certaines disparités selon les âges. On peut en effet constater que les 18-24 ans et 25-34 ans ont tendance à plus se plaindre que leurs ainés avec par exemple 11 % des 18-24 ans qui se plaignent au moins 5 fois par an et 7 % des 25-34 ans qui se plaignent au moins 6 fois par an.

Par exemple, sur le podium des plaintes françaises on retrouve exclusivement des problèmes liés au secteur du Retail. La première des revendications porte sur les problèmes et retards de livraison pour 35 % des Français. Vient ensuite la qualité du produit pour 27 % ainsi que la qualité du service pour 22 %.

Source : Étude réalisée par 3GEM entre le 1er et le 16 juin 2023, auprès d’un échantillon représentatif de 1000 françaises et français âgés entre 18 et 65 ans et plus et ce sur toute la France.

Pourtant une sérieuse étude américaine publiée par Leadership IQ et menée par un cabinet de conseil d’Atlanta aux Etats-Unis révèle que les employés les moins performants sont ceux qui sont engagés. Mais aussi ceux prêts à se donner à 100% pour leur entreprise et toujours satisfaits de leur travail et de leur patron.

Efficacité et motivation

L’étude nous révèle que les employés qui déclarent être parfaitement heureux dans leur travail sont les moins efficaces. Cela veut-il dire que les râleurs sont plus compétents ? Oui ! C’est en tout cas les conclusions de l’étude américaine. Les « jamais contents », ceux qui râlent constamment et qui réclament toujours plus, sont généralement plus compétents.

Cependant ne généralisons pas. Ce n’est pas parce que vous êtes un éternel râleur que vous êtes forcément meilleur. Mais surtout, ce n’est pas en devenant râleur que vous deviendrez meilleur.
De plus, il n’est pas impossible d’être motivé, impliqué ainsi que très compétent.

Les meilleurs râleurs en fuite

Cependant, les personnes qui lient performance et bien-être au travail sont excessivement rares et la plupart du temps, les employeurs ne savent pas comment gérer ce type de salariés et adoptent un comportement inadéquat.

Résultat, les meilleurs ne restent en général pas longtemps dans les entreprises. La souffrance qu’ils ressentent dans leur travail est mise en cause. En effet, les plus compétents ne se sentent pas appréciés à leur juste valeur car leurs supérieurs ne leur manifestent aucune reconnaissance.
De plus, les plus compétents ont beaucoup de mal à accepter le mauvais travail des médiocres car ils ne se sentent pas plus valorisés qu’eux mais ont pourtant conscience de la supériorité de leur efficacité.

Les médiocres eux ne se rendent pas compte que le travail qu’ils ont fourni en moins, par rapport aux compétents, a été compensé par la bonne productivité de ces derniers. Par conséquent, ils ne prennent pas conscience de leur infériorité, ce qui a tendance à énerver encore plus les meilleurs qui sont souvent déjà… des râleurs.

Ces erreurs de management ont des conséquences néfastes pour les entreprises, car les plus compétents ont tendance à ne pas rester longtemps dans les entreprises à cause de la souffrance qu’ils ressentent et divulguent une mauvaise image de l’entreprise. A l’inverse, les moins bons et qui ont des attitudes très positives, restent généralement longtemps dans les entreprises et la recommandent à leur entourage.

Rappelons que l’étude n’exclut pas l’existence de râleurs, non compétents. N’y pensons pas !

Comment renouveler sa motivation ?

Dans le périodes d’accalmie comme les vacances d’hiver par exemple, nombreux sont ceux qui prennent de bonnes résolutions. Prendre de l’avance au niveau du travail ou encore se renouveler personnellement lors de cette période est, en effet, idéal. Coupé du monde environnant, vous pouvez enfin prendre du temps pour vous et transformer vos habitudes. Zoom sur comment renouveler votre motivation.

Depuis la crise sanitaire, il y a eu des moments d’accalmie dans le business et donc de découragement face aux incertitudes. Or, un entrepreneur doit toujours renouveler sa détermination même quand le vent ne souffle plus et que son bateau est à l’arrêt au milieu de nulle part et que la trésorerie est bientôt à sec. Dans ces périodes, les pessimistes qui vous entourent vont chanter les chansons habituelles qui au lieu de nous donner de l’élan vont vous démotiver et vous conseiller de chercher des solutions peu constructives.

1 – Faire le point sur vos objectifs

Vous pouvez avoir aussi bien des objectifs dans le travail que dans votre vie personnelle. Le tout est de les poser. Ne vous en fixez pas trop et commencez par les énumérer. Vous avez l’embarras du choix : arrêter l’alcool ou prendre de nouvelles habitudes, stopper le tabac, prendre de l’avance sur votre travail, vous mettre au sport, prendre soin de vous, prendre soin de votre intérieur, … Une fois l’ensemble de vos objectifs listés, sachez qu’il sera compliqué de tous les réaliser en même temps.  On considère qu’il ne faut pas se fixer plus de 5 nouvelles habitudes et qu’il faudra au moins quelques semaines voire dans l’idéal 6 mois pour qu’elles rentrent dans vos habitudes.

2 –Inscrire concrètement sur papier leurs apports

Chaque objectif fixé l’est en général dans des buts bien précis. Vous pouvez lister ce que vous apporte chacun d’entre eux. Si vous souhaitez prendre de l’avance sur le travail, il peut s’agit de tranquillité par exemple, de pouvoir gérer les imprévus ou encore de pouvoir lancer de nouvelles activités. N’hésitez pas à les écrire ou à les taper pour les consulter de temps en temps afin de vous rappeler si la démotivation prend le pas, la raison pour laquelle vous souhaitez atteindre ses objectifs.

3 – Prendre quelques minutes pour vous projeter

Vous pouvez faire cette activité régulièrement pour booster votre motivation. Prenez l’un de vos objectifs et fermez les yeux. Projetez-vous dans le futur comme si vous aviez déjà réalisé la tâche et vous pensez au bien-être que vous apportera l’atteinte de cet objectif. Cette technique est notamment utilisée lorsque l’on arrête de fumer mais s’applique globalement à tous les objectifs. Vous allez rapidement voir apparaître une sensation de bien-être qui boostera votre motivation à atteindre votre objectif.

4 – Imprimer un calendrier

Si votre objectif s’étale sur la période des vacances par exemple, rien ne vous empêche d’imprimer un calendrier. Commencez par entourer les dates où vous avez atteint le but de votre décision (par exemple en vert). Vous pourrez alors constater le chemin déjà parcouru et chaque jour observer l’avancée et que vous vous rapprochez de votre objectif. Si par exemple, vous avez décidé de maigrir et que vous avez évalué de le faire dans une période donnée, vous pourrez ainsi visualiser même de loin que vous allez tranquillement vers la date de fin de votre effort.

5 – Décliner tous vos sous-objectifs

Si vous ne l’avez pas fait auparavant, il s’agit de créer des étapes afin de ne pas trop regarder le point final. Il s’agit davantage de vous concentrer sur ces étapes que sur l’objectif final car vous pourriez rapidement vous décourager. Ainsi, si nous sommes le 23, mieux vaut vous fixer une étape le 29 et faire un nouveau bilan à cette date. A chaque étape, n’hésitez pas à célébrer votre victoire en vous offrant quelque chose ou tout simplement en vous accordant du temps pour vous. Prenez en compte que ce jour-là, vous ferez peut-être un petit écart dans vos objectifs. A chaque étape, n’oubliez pas de regarder le chemin parcouru.

6 – En discuter avec des amis ou vos associés

Si vous sentez que votre motivation retombe et que vous n’avez pas réussi à vous booster par vous-même, rien ne vous empêche d’en discuter avec ceux qui auraient un gain à l’atteinte de ce but ou tout simplement des amis qui vous permettront par leurs encouragements de vous remonter à bloc. Si vous rencontrez des difficultés, n’hésitez pas à leur en parler car ils pourront vous encourager et vous aider à surmonter un manque de motivation temporaire.

7 – Vous lancer dans la tâche quoi qu’il arrive

Lorsque l’atteinte d’un objectif prend du temps, il est souvent difficile de se motiver. Or la motivation vient souvent avec l’action. Il s’agit parfois tout simplement de suivre votre to do list et de vous l’imposer comme une obligation. Une fois la tâche terminée, vous pourriez bien ressentir de la satisfaction et le lendemain vous dire que vous avez déjà parcouru un sacré chemin et que ce n’est pas finalement si difficile que cela. A défaut d’avoir la motivation initiale, elle pourrait bien se créer pour les jours à venir.

8 – Tenir un journal

Pour se booster quand on n’en a vraiment pas envie, rien ne vous empêche d’écrire vos motivations mais pas seulement l’ensemble de vos ressentis. Vous pourrez ainsi vous rappeler en relisant les sentiments que vous avez éprouvés lorsque vous avez pris votre décision. Dans les moments de faiblesse, rien ne vous empêche de l’écrire et ainsi de prendre à nouveau la décision de vous dépasser. Ecrire ce que l’on ressent permet souvent d’extérioriser une difficulté et de la faire ressortir comme un élément extérieur.

9 – Vous dire que vous allez y arriver

Si vous vous êtes fixé cet objectif, c’est a priori qu’il y avait une chance que cela se produise et que vous parveniez à ce résultat. Ce que l’on désire ardemment se réalise souvent si vous ne vous contentez pas de rêver et que vous mettez les moyens en action. Dites vous que vous allez réussir quoi qu’il arrive !

On l’aura compris, la motivation est avant tout une démarche personnelle où vous devez visualiser ce que vous apporte l’atteinte de votre objectif. Souvent, la motivation provient du chemin parcouru ou encore du fait de vous astreindre à avancer toujours un peu plus. C’est le moment d’arrêter la lecture de cet article et de vous lancer !

La Silver économie, le business de demain ?

Selon, l’Insee, au 1er janvier 2024, en France, 21,5 % des habitants ont 65 ans ou plus. Cette proportion augmente depuis plus de trente ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des générations nombreuses du baby-boom dont les plus anciennes auront 78 ans en 2024. Ainsi, les personnes âgées de 75 ans ou plus représentent désormais une personne sur dix en France (10,4 %) et leur part est en forte augmentation (9,0 % en 2013). Cette situation est commune à tous les pays de l’UE27. En 2022, les personnes de 65 ans ou plus représentent 21,1 % de la population de l’UE27, contre 18,0 % en 2012 et 16,0 % en 2002. Leur part est supérieure à 23 % en Italie, au Portugal et en Finlande en 2022.

Des chiffres qui font rêver les entrepreneurs quand on sait que les seniors sont d’excellents consommateurs, tant pour leur plaisir que pour leur santé. Avec l’essor de ce marché, la Silver économie deviendra-t-elle le business de demain ?

Sortir des idées reçues sur les seniors

Entre 62 ans et 99 ans, les seniors vivent des réalités très différentes. Tous les seniors n’ont pas le même profil et il faut arrêter de penser qu’ils sont tous dépendants de la société, de leurs enfants… ! 

On pourrait classer les seniors en quatre catégories : 

  • Les seniors actifs qui créent des entreprises, se lancent dans des activités de bénévolat au service des autres et souhaitent pérenniser leur lien avec la société ou qui recherchent un complément de revenus dans le contexte de la crise ;
  • Les seniors qui profitent d’un repos bien mérité après la vie professionnelle pour voyager ou s’adonner aux joies du sport, de leur maison de campagne, de leurs familles…
  • Les seniors à la santé chancelante dont la première préoccupation est d’être en forme et qui deviendront des inconditionnels des cures, des objets ergonomiques…
  • Les seniors dépendants de l’aide médicalisée et qui solliciteront une aide de la famille et de la société. Ces derniers sont loin de représenter l’ensemble des seniors contrairement aux a priori.

« Dans la réalité, les personnes dépendantes représentent une très faible minorité des seniors, l’immense majorité des moins de 80 ans étant en pleine forme. Même parmi les 80-90 ans, seulement 11 % sont dépendants. Et 60 % sont fragilisés, car ils n’ont plus la force physique de tout faire. Cela signifie tout de même que 30 % sont encore très alertes. Ainsi, vieillissement ne rime pas uniquement avec dépendance. »

Selon Guillaume Richard, fondateur et président du groupe O2, lors d’une interview de Dynamique 

Ainsi, comme exemple, les personnes âgées sont d’excellents consommateurs de vacances et de voyages. Leur désir les conduit à penser qu’il reste un coin de paradis auquel les voyagistes, à l’affût, souscrivent pleinement. Par ailleurs, ces seniors ont l’avantage de ne pas être dépendants des vacances scolaires et permettent de maintenir l’activité de certaines entreprises pendant les mois plus creux. Mais ils sont également des consommateurs de bien-être comme en témoigne, entre autres, leur présence dans les centres de cure, de thalassothérapie ou dans les piscines. Source « Etre entrepreneur aujourd’hui, Editions Eyrolles »

Un marché très large 

Dans l’économie mondiale, le vieillissement de la population concerne de nombreux pays, les entreprises réfléchissent à profiter de cette opportunité. En France, 1 Français sur 5 à plus de 65 ans, un chiffre éloquent qui confirme que les possibilités de création de concept et d’entreprises se sont multipliées pour répondre aux attentes des seniors et de leur famille. Par ailleurs, elle apparaît comme un secteur florissant avec 16 millions de personnes âgées présentes sur le territoire français et 2 millions de plus dans deux ans.  La silver économie dispose, en France, d’un fort potentiel de croissance. Son chiffre d’affaires s’élève à 130 Md€ en 2020 (CRÉDOC). La silver économie pourrait induire 300 000 créations d’emplois nettes.

Pour se développer, les entreprises de ce secteur tentent d’innover pour accompagner les personnes dépendantes. Les seniors deviennent moins mobiles au fil du temps et de leur âge et le maintien à domicile entre autres a un impact conséquent sur les marchés de l’habillement, du tourisme et des transports, des soins d’hygiène et d’appareils médicaux indispensables pour une vie plus confortable. 

La modernité et la technologie sont des secteurs très sollicités par les entreprises.

La Silver économie quant à elle, tente de concilier entre les attentes de leurs consommateurs et la modernité. Il s’agit de s’imposer dans un marché qui se développe pourtant à grande échelle. Plusieurs entreprises ont misé sur des applications pour garder le contact et s’occuper des personnes âgées (Celyatis, présence verte…). Ainsi, le maintien à domicile devient très fréquent chez les seniors les plus âgés, leur prise en charge est nécessaire.

La technologie permet de contrôler leur activité à l’aide de bracelets ou de capteurs pour être alerté en cas d’anomalie. L’un des principaux concepts de la Silver économy consiste à pouvoir prendre soin de ces ascendants à distance même si l’on ne peut être présent à côté d’eux. Dans une autre perspective, les seniors vivent souvent seuls et développent parfois un sentiment de solitude. Pour remédier à cela des entreprises innovent avec des assistants vocaux ou encore des petits robots pour les accompagner dans leur quotidien. De surcroît, les innovations se multiplient et les acteurs tentent leur chance auprès de différents profils. 

Des moyens disponibles pour développer la Silver économie 

Ce secteur destiné aux seniors séduit de nombreuses entreprises et le concept se développe grâce aux investisseurs confiants.

Des startups émergent, c’est le cas de SeniorAdom qui propose une téléassistance aux personnes âgées à l’aide de détecteurs de mouvement installés à leur domicile. En Île de France, environ 250 entreprises ont investi dans la Silver économie. Pour aider le développement de ce secteur, plusieurs mesures ont été mises en place. En 2014, un fond de capital-risque a vu le jour pour financer les sociétés qui investissent dans ce secteur. Cette création de la caisse des dépôts a permis d’investir dans les entreprises à hauteur de 40 millions d’euros. En effet, l’évolution du nombre de personnes âgées des prochaines années, entrainent que  les investissements perdurent et des structures à l’échelle nationale ou internationale prennent vie. 

Pour gérer le développement des entreprises et satisfaire les personnes âgées, des aides se mettent en place. Il s’agit du cas de l’accélérateur de Silver économie Seas 2 Grow. Il consiste à aider l’émergence des innovations technologiques et sociales et fournit des aides aux différents acteurs, comme les entreprises, les collectivités locales, les établissements dédiés et les seniors eux-mêmes. Les entreprises peuvent alors se spécialiser dans un secteur pour pouvoir s’y développer. Il s’agit de les aider à se perfectionner grâce à des tests et des experts dans le domaine. L’élément fondamental de cet accélérateur reste l’accès à des solutions innovantes parfois brimées par des réglementations, des frontières et des soucis financiers.

Le salon des seniors 

Pour faire découvrir leur projet et leur innovation à leur consommateur, les entreprises ont besoin de démarcher. Pouvoir attirer les seniors en termes de marketing demande de bien cerner les besoins et attentes. Beaucoup d’entreprises pour développer et promouvoir leur business font le choix d’exposer ou de se rendre sur des salons pour seniors. Le salon des seniors se tiendra à la Porte de Versailles, du 26 au 27 novembre 2024. À cette occasion, 250 exposants seront présents pour promouvoir leur concept et leur activité. D’une année sur l’autre, ils sont 75% à revenir en raison du succès de l’année précédente. Il est intéressant de noter que les visiteurs passent en moyenne 2h55 à visiter les différents stands des exposants. Ce qui n’est pas toujours les cas dans les salons. La cible reste donc très intéressante pour les entreprises. 

 Le salon rencontre des adeptes qui s’informent ou achètent des produits au concept utile. La fréquentation est en nette progression par rapport aux années précédentes, l’expérience séduit et les visiteurs reviennent. Ils étaient 92% à vouloir recommander la visite du salon à leurs proches. Ce secteur devient omniprésent auprès des entreprises françaises et de l’économie mondiale. 

Ces mauvais réflexes que l’on peut avoir avec son associé ?

L’association demeure un peu comme un mariage, il existe des règles à ne pas enfreindre pour que tout se passe bien. Certaines pratiques vous permettent de construire un rapport sain avec celui ou celle qui devrait vous accompagner pendant quelques années jusqu’à la réussite de l’entreprise. Pour ne pas tomber dans des travers délétères, voici quelques mauvais réflexes que l’on peut avoir avec son associé.

Il existe mille et une anecdotes sur le relation entre associés. Pourtant, dès le début de l’association il est essentiel de bien poser les bases et ne ne pas occulter vos différences et de savoir si vous allez être capables l’un comme l’autre de les accepter. Alors, ne foncez pas la tête baissée et réfléchissez pour créer une association pérenne.

Ne pas bien le connaître

Lorsque vous décidez de vous associer avec quelqu’un. Certes vous devez vous assurer qu’il ait les compétences nécessaires mais pas seulement. N’hésitez pas à voir ses habitudes de travail et savoir si elles s’accordent avec les vôtres et s’ils les tolèrent. Par exemple si vous êtes un fan du télétravail, il peut s’avérer très compliqué de s’associer avec quelqu’un qui ne tolère que le présentiel. Vérifiez également les horaires de travail car si vous attendez de votre associé qu’il travaille beaucoup, il se peut que cela ne soit pas son cas ou qu’il n’ait pas les capacités à réaliser le nombre d’heures que vous souhaitez. Enfin, la compatibilité des personnalités est essentielle dans l’association et il vous faudra bien regarder que la sienne colle avec la vôtre. Vous allez passer de nombreuses heures avec votre associé ou à échanger avec lui. Autant vérifier que sur le long terme vous arriverez à supporter sa présence et lui la vôtre.

Ne pas définir les grandes règles de fonctionnement

Une des grandes erreurs est de postuler sur les grandes règles de fonctionnement de l’organisation. Ce n’est pas parce que vous êtes à l’origine de l’idée que vous serez celui qui décide de tout. Votre associé a peut-être décidé de se lancer dans l’aventure car il souhaite justement pouvoir décider du chemin avec vous. N’hésitez pas à définir des choses simples comme : qui représente l’entreprise ? Comment se prennent les décisions stratégiques ? Autre point clé, le rôle de chaque associé. Ce n’est pas parce qu’un des associés à une compétence particulière et notamment technique qu’il souhaite faire cela toute sa vie ou encore s’occuper de cette partie. Vérifiez bien avec votre associé ce qu’il souhaite faire et vers où il souhaite s’orienter. Vous pouvez aussi définir la future répartition des responsabilités et pôle dont s’occupe chacun.

La future répartition des parts, les modalités de rémunération, les apports de chacun sont également à examiner. Ce n’est pas, par exemple, parce que vous présupposez que chacun va vouloir utiliser ses indemnités chômage jusqu’au bout que cela sera forcément le cas. Il faudra également cerner avec lui le but de l’entreprise. S’agit-il de revendre rapidement l’entreprise ? Se distribuer des dividendes dès que possible ? De garder le contrôle de l’entreprise ? Faire rentrer des investisseurs ? De vous diluer et de devenir minoritaire en faisant appel à des fonds ?

Éluder les situations les pires

Il s’agit d’une partie qui est toujours délicate car elle évoque les conflits voire des situations un peu spéciales dans une entreprise. Déjà, il vous faut déterminer les règles qui régissent le conflit : que faites-vous si vous n’êtes pas d’accord ? Dans le cas de deux visions stratégiques qui s’opposent, comment choisissez-vous ?  Les conflits entre associé sont l’une des premières causes de fermeture des entreprises donc autant bien avoir déterminé les règles dans ce cas.

Moins amusant mais toujours utile, le fait de savoir ce qui se passe s’il arrive quelque chose à un des associés. Par exemple, que faire en cas de décès ou d’incapacité d’un associé ? Y a-t-il un droit de préférence pour ces parts ? Se transmettent-elles à ses ayants droits ? Auront-ils le droit de vote ? Autant de questions qui mettront une ambiance relativement bizarre lorsque vous les aborderez avec vos associés.

Ne pas convenir de rendez-vous formels

La communication se passe plutôt naturellement quand on est à deux dans un bureau, c’est moins vrai à 10 ou à 15. Si vous avez une tendance naturelle à l’échange avec votre associé, c’est une bonne chose mais sachez que convenir de rendez-vous formels où vous pouvez aborder différents sujets demeure une bonne pratique. N’hésitez pas à convenir de rencontres régulières avec votre associé afin de pouvoir aborder la stratégie et différents points avec lui. La tendance est de chacun faire son travail et de discuter rapidement de sujets au téléphone de manière informelle mais créer des échanges ponctuels vous permet d’accorder du temps à chacun afin qu’il puisse s’exprimer.

Se comparer avec son associé

S’il y a bien une chose qui peut perturber une association, c’est le fait de se comparer avec son associé. Vous tomberez alors vite dans le « moi j’ai fait tant d’heures alors que toi tu n’as fait que dormir… ». La comparaison entre associés est source de jalousie et n’apporte jamais rien de bon. Rien ne vous empêche de vous réunir avec votre associé si vous sentez qu’un écart se crée dans la contribution de chacun en posant des éléments objectifs mais vous plaindre dans son dos ne vous apportera rien et ne fera pas avancer l’entreprise. Si l’un des associés a décidé de réduire la voilure, il est peut-être temps de revoir avec lui la répartition des parts en lui en rachetant quelques-unes ou de discuter avec lui de sa rémunération.

Vouloir tout contrôler / Manquer de confiance

Un associé c’est avant tout quelqu’un en qui vous devez avoir confiance. Il s’agit de votre alter-ego dans l’entreprise qui pourra vous assurer non seulement des périodes de repos quand vous n’êtes pas là (par exemple, quand vous souhaitez prendre des vacances) mais qui représente également une bonne source d’appui lorsque vous ne vous sentez pas bien. Surtout, il vous décharge d’une grande partie du travail et vous devez pouvoir compter sur lui. Si vous ne faites pas confiance à votre associé alors autant en changer !

Réagir de manière excessive

Vous allez passer de nombreuses heures avec votre associé et vous pourriez même passer plus de temps avec lui qu’avec votre conjoint(e) donc autant apprendre à vous contrôler quand vous discutez avec lui. Si on peut comprendre qu’exceptionnellement que la discussion puisse dégénérer, vous devez tant que possible éviter d’abord de le faire devant les collaborateurs. Ensuite, sachez qu’une dispute entre associés peut vite amenée à une situation de malaise profond. Si dans le cadre de l’association familiale, les conflits arrivent presque toujours à se résoudre, ce n’est pas toujours le cas si vous décidez de vous associer avec un ami ou une connaissance qui pourrait très mal prendre le ton utilisé.

Faire face à des avis négatifs sur internet

Les avis sur votre site internet ne doivent pas être pris à la légère et cela d’autant plus s’ils sont négatifs. Ne vous contentez pas des réflexions habituelles : c’est un râleur, il n’a que cela à faire, c’est un concurrent mal intentionné… Les avis négatifs sur internet ont un réel impact car les internautes les consultent que vous le vouliez ou non.

 92% des Français reconnaissent regarder avec attention les avis clients en ligne avant de sélectionner une entreprise pour un achat ou une prestation, une augmentation significative par rapport aux 75% de l’année 2021, selon l’étude précédente de l’IFOP pour Guest Suite sur l’impact des avis clients. 60% d’entre eux confirment regarder les avis lorsqu’ils hésitent entre plusieurs prestataires et souhaitent les comparer. 52% les utilisent pour juger de la réputation des établissements potentiels, tandis que 26% s’en inspirent pour trouver de nouveaux établissements qui pourraient répondre à leur recherche.

Peu importe votre secteur d’activité, votre entreprise risque un jour ou l’autre d’être confrontée à un avis négatif sur internet. Certes, cela peut être blessant et ne fait jamais plaisir, mais pourtant, vous ne devez pas le prendre comme une fatalité. Si vous arrivez à réagir de façon appropriée, vous pourriez en sortir grandi. 

Connaissez votre droit.

Sachez que vous pouvez recourir à une action juridique contre un avis négatif sur plusieurs fondements afin d’obtenir réparation. Il existe d’abord l’accusation de dénigrement, qu’on pourrait assimiler à la concurrence déloyale. C’est le fait pour un acteur économique de jeter le discrédit sur une autre entreprise ou ses produits. Pour aller sur le terrain du dénigrement, il faut réunir trois conditions : les propos doivent avoir un caractère péjoratif (c’est-à-dire de nature à dévaloriser l’image auprès de votre clientèle), être rendus publics et viser une entreprise identifiable, sa marque ou ses produits. Vous pouvez également dénoncer la publication de faux avis ou commentaires qui peuvent soit être élogieux (dans l’intérêt de la personne qui les poste) ou négatifs (le but étant de jeter le discrédit sur l’entreprise visée).

Pour cette infraction, il faut prouver le caractère « mensonger », « excessif » ou « disproportionné » desdits avis, ou qu’ils contiennent des propos injurieux, diffamants ou dénigrants. Côté loi, vous pouvez porter plainte pour diffamation ou injure publique. Ce ne sont pas les armes législatives qui manquent. Si vous êtes tenté par une action en justice, un avocat sera votre meilleur conseil. 

Soyez vigilant.

Il faut toujours garder un œil sur ce qui se passe sur internet. Surveillez régulièrement le web afin de repérer les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop néfaste pour le business. Plusieurs outils sont disponibles pour mieux suivre les avis des internautes, au premier rang desquels les alertes Google. Grâce à votre compte Google, il sera possible pour vous de créer des alertes sur un mot-clé (en l’occurrence, le nom de votre société) afin de recevoir des e-mails concernant toute l’actualité de votre entreprise, y compris les commentaires des internautes. 

Soyez réactif.

Plus vous tardez à répondre à un commentaire négatif, plus vous avez de chances que cela dégénère, que le client mécontent diffuse son message en le relayant avec de plus en plus d’ampleur et que cette critique se répande sur les réseaux sociaux comme Facebook ou X. Essayez de répondre le jour même au commentaire de l’internaute. Même si vous ne possédez pas toute la réponse, répondez-lui tout simplement que « sa demande est en cours de traitement ». Tact, diplomatie et réactivité constituent là vos meilleurs atouts. Il ne faut pas oublier que vos clients sont en permanence connectés, ils apprécieront donc que vous le soyez également pour répondre à leurs attentes. 

Continuez la discussion en privé.

Même s’il est important de répondre en public pour montrer aux autres consommateurs que vous restez attentif à leurs problèmes et soucieux de leurs préoccupations, il vaut mieux continuer la conversation en privé si cette dernière perdure. Pourquoi ? Le but est d’éviter un effet d’escalade, qui risque de vous mettre en position de faiblesse auprès de vos autres clients. En effet, discuter en privé vous rapprochera du client. Ainsi, vous donnerez à la discussion une dimension plus personnelle. Le client se sentira écouté et aura le sentiment que vous individualisez la réponse à son problème. En passant sur le terrain du privé, vous gardez dans un sens la confidentialité liée à certaines de vos activités. 

Demandez à ce que l’on respecte les règles.

Internet n’est pas une zone de non-droit ! Il existe des règles pour ceux qui veulent s’exprimer. La plupart des sites ou forums disposent d’une charte de bonne conduite (dont font généralement partie les mentions « ne pas écrire des insultes » ou « ne pas inciter au crime ou à la haine ») ou d’un message signalant que les commentaires sont soumis à modération. Les chartes précisent en général qu’un avis déposé par quiconque doit être objectif. Si malgré tout, le commentaire de l’internaute va à l’encontre de la charte, vous pouvez vous adresser au site pour que ce dernier retire le commentaire au plus vite.

Servez-vous des commentaires négatifs pour vous améliorer.

Les commentaires peuvent vous être utiles si vous souhaitez avoir des renseignements sur la santé de votre activité ou sur l’image que vous reflétez à vos clients ainsi que ce qu’ils pensent de la qualité de vos services. Voyez les commentaires négatifs comme des signaux pointant vers un problème qu’il vous faut au plus vite réparer. Cela vous fera avancer pour que votre entreprise améliore son écoute des besoins du consommateur.  

Investissez dans un Community manager.

Pensez à embaucher un Community manager. Ce dernier constitue un atout précieux dans l’entretien de votre e-réputation. Véritablement gardien de votre image, il s’occupera de l’animation de votre site et de vos pages sur les réseaux sociaux. C’est aussi lui qui va modérer les propos des internautes, qui va interagir et communiquer avec eux, supprimer les commentaires injurieux, répondre à ceux qui posent des questions, gérer les débats, etc. 

Le gratuit en 6 business models

Aujourd’hui, les offres gratuites se multiplient tant pour suivre des cours en e-learning que pour nous proposer des divertissements en tous genres. L’idée part du principe qu’une fois essayé, le client satisfait va l’adopter. Dans ces circonstances nos boîtes e-mail ne désemplissent pas de propositions qui touchent à tous les domaines de notre vie quotidienne et de notre vie en télétravail. Comme nos habitudes changent, nous sommes obligés de savoir comment nous occuper mais aussi comment occuper les enfants

Le gratuit !!! On en rêve et pourtant il existe dans notre vie de tous les jours. Il n’est pas rare qu’un commerçant sur un marché vous fasse goûter un morceau de fromage ! Il vous a conquis !!! Mais allons plus loin…

A l’instar des autres systèmes de vente, le gratuit possède lui aussi ses propres business model. Focus sur six manières de vendre un bien ou un service en utilisant le gratuit.

Le modèle « Freemium », très présent dans le digital. 

Contraction des mots anglais « free » [gratuit] et « premium » [payant], le terme « Freemium » désigne un modèle économique où l’accès aux biens ou aux services est en partie gratuit, en partie payant. Celui-ci est très répandu dans les secteurs de la presse en ligne et les services web. Son principe ? Proposer à l’utilisateur grand public un service gratuit où il pourra effectuer des opérations basiques. S’il souhaite avoir accès à des fonctionnalités plus riches, le consommateur devra payer.

Mediapart illustre bien ce modèle au sein de la presse en ligne. Les lecteurs non abonnés ont accès à un nombre d’articles limités tandis que les abonnés bénéficient d’une interface interactive avec des contenus journalistiques enrichis (vidéos, photos, archives… etc.). Du côté des services web, on peut citer l’exemple des Clouds de stockage de données comme Google drive ou Dropbox. Généralement, pour utiliser ces services, l’internaute a accès gratuitement à un certain volume de stockage. Mais s’il souhaite l’augmenter, voire y accéder de manière illimitée, le service lui sera facturé.

Le modèle publicitaire classique. 

Dans ce modèle, le consommateur accède gratuitement à 100 % des biens et services proposés par l’entreprise. Elle, elle se rémunère via des recettes publicitaires. Les coûts fixes de fonctionnement, de développement, de stockage ou liés aux ressources humaines, sont tout ou partie couverts par l’argent versé par les annonceurs. En échange, ces derniers peuvent afficher des contenus promotionnels sur les supports publics de l’entreprise. Très classique, ce modèle est utilisé depuis longtemps par les médias traditionnels comme la télévision, la radio ou la presse papier. Celui-ci a traversé le temps pour se développer dans les médias digitaux mais pas que. Les services web, comme le célèbre moteur de recherche Google, désormais entité de la maison-mère Alphabet, se fiance entièrement sur ce modèle.

Ce dernier l’a même optimisé grâce à son système d’annonces ciblées. Résultat ! Des dizaines de milliards de dollars de recettes chaque année permettant à la firme de couvrir ses frais de fonctionnement et d’investir dans ses divisions de recherche et développement.

Les subventions croisées et les biens de consommation courante. 

Donner un service ou un bien en échange de l’achat d’un autre produit, ainsi pourrait-on résumer le modèle des subventions croisées. En d’autres termes, on conditionne le don à l’achat. Par ailleurs, ce modèle est très utilisé dans le commerce des produits de consommation courante. Lorsqu’un opérateur téléphonique vous propose un abonnement en offrant le téléphone, il s’agit bien de subventions croisées. Même si le téléphone a un certain prix, ce n’est pas cet achat qui sera rentable pour l’entreprise mais plutôt les mensualités payées au fil du contrat d’abonnement. En définitive, l’utilisateur du bien ou du service « subventionne » le produit qui lui est offert.

Le coût marginal nul, joker de l’industrie culturelle. 

Dans ce modèle, on vend le bien ou le service à très bas prix dans la perspective d’un retour sur investissement à plus long terme. Moins répandue que les autres méthodes, la pratique du coût marginal nul a été régulièrement utilisée dans le secteur culturel et numérique. Ainsi en 2007, le chanteur et compositeur américain Prince a offert son album Planet Earth en partenariat avec le journal hebdomadaire britannique Mail on Sunday. Trois millions d’exemplaires de ce journal ont été vendus. Toutefois, ce n’est pas sur ces ventes que le bénéfice s’est effectué. C’est bien sur l’achat de produits dérivés et les places de concert qu’il fut effectif. En outre, la même année, le groupe anglais Radiohead a lancé son album In Rainbows depuis son site internet. Il a laissé à l’internaute le soin de fixer lui-même le prix, même à 0 dollar !

Résultat, le prix moyen du disque s’est établi à six dollars. Ce fut d’ailleurs l’album le plus rentable de l’histoire du groupe. À côté de cela, le buzz positif de cette opération a boosté les ventes du disque matériel et l’achat de places de concerts. La diffusion gratuite du bien immatériel, ici une chanson, sert de promotion à la vente du bien matériel. 

Le don au cœur de l’open source. 

Comme son nom l’indique, le modèle du don consiste à offrir le bien ou le service gratuitement à l’utilisateur. En contrepartie, celui-ci est libre de faire des dons au fournisseur dans la limite de ses moyens. Toutefois, il n’a aucune obligation. Les recettes sont conditionnées à la générosité du consommateur. L’exemple phare illustrant cette pratique est l’encyclopédie numérique Wikipédia. Celle-ci offre un accès totalement libre et gratuit à sa base de données. De plus, elle propose régulièrement aux utilisateurs de faire un don à la Fondation Wikimédia. Ceux-ci financent le coût de maintenance et d’hébergement du site.

L’échange de travail au rythme de l’économie du partage. 

Ici, la monnaie d’échange n’est plus l’argent mais les services mutuels que se rendent deux acteurs. Jusqu’ici peu répandu, ce modèle commence à faire sa place dans ce qu’on appelle aujourd’hui « l’économie du partage ». Les systèmes dits « d’échange local » (SEL) sont très illustratifs. Un adhérent à un SEL peut par exemple offrir ses compétences de « maçon » à un autre adhérent, qui en échange, s’occupera de développer son site internet. À chaque service reçu correspond un nombre de crédits virtuels, que l’on accumule en rendant des services. Ces crédits peuvent ensuite être dépensés pour recevoir d’autres services, par contre sans échange en retour. Dans ce modèle, la création de richesse ne se trouve pas dans l’achat du bien ou du service mais dans l’échange de travail.