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Interview de Mohed Altrad, Fondateur d’Altrad

Entretien exclusif avec Mohed Altrad, un entrepreneur parti de rien et qui a su conquérir le monde grâce à son courage et sa détermination. L’homme élu entrepreneur mondial de l’année 2015 a accepté de partager avec nous les secrets d’une réussite de plus de 30 ans. 

Pouvez-vous revenir sur votre parcours jusqu’à la création d’Altrad ?

Je suis né en Syrie et j’y ai passé mon enfance. Je n’avais pas accès à l’école et j’ai appris à lire en écoutant un instituteur qui me laissait suivre ses cours. Il a cru en moi et m’a beaucoup aidé. J’ai pu continuer mes études et obtenir mon baccalauréat à 17 ans. Boursier, je suis allé étudier en France à Montpellier où j’ai décroché plusieurs diplômes dont celui d’ingénieur. J’ai alors intégré plusieurs grands groupes avec cette expertise. De là, j’ai cofondé avec Richard Alcock une société d’informatique que j’ai revendue en 1984 à Matra. Grâce à cette vente, nous avons pu racheter en 1985, une PME en difficulté qui était spécialisée dans les échafaudages. C’était le début de l’aventure Altrad.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer cette société ?

Dans les trois premiers postes de salariés que j’ai occupés, je me sentais à l’étroit. Certainement en raison de mon caractère ou de mon comportement. J’avais envie de tenter une aventure personnelle. L’opportunité s’est présentée et je l’ai saisie en rachetant des actifs d’une entreprise qui était en difficulté.

Selon  vous, quels ont été Les moments clés de l’entreprise ?

La première étape reposait sur le fait d’oser. Il fallait sauter le pas parce que l’entreprise évoluait dans un secteur que je ne connaissais pas. Je risquais de tout perdre. L’un de nos slogans exprime l’idée que la difficulté n’est pas de faire mais d’oser faire c’est-à-dire de décider de se lancer. En 30 ans d’aventure, il y a eu de nombreuses étapes clés dans le développement du groupe Altrad, pratiquement chaque année ! Dès le début, tout est allé très vite. Il fallait redresser l’entreprise et nous l’avons fait à la vitesse de l’éclair. Dès l’année suivant la reprise, nous étions déjà dans une démarche d’internationalisation et de croissance avec une filiale en Italie mais aussi avec le rachat d’un concurrent. Chaque année, des évènements de ce style se suivaient les uns derrière les autres. Nous avons racheté les actifs d’une centaine d’entreprises. Tout cela s’est passé de 1985 à 2000 où notre activité évoluait dans le bâtiment.

Que s’est-il passé ensuite ?

Une étape particulièrement significative, celle du rachat des filiales d’un groupe allemand nous a permis de renforcer non seulement nos positions dans le bâtiment mais aussi de rentrer dans le secteur « industrie » et notamment d’intégrer les centrales nucléaires… Nous avons par la suite racheté le groupe néerlandais Hertel en 2015. Il s’agissait d’un groupe de taille équivalente au nôtre mais qui n’intervenait que dans l’industrie, une étape clé qui marque notre basculement dans ce secteur. Vous imaginez bien que ce groupe de 800 millions d’euros n’évoluait pas qu’en Hollande. Nous avons pu nous implanter dans des contrées comme l’Asie et l’Australie. Cela complétait l’implantation géographique d’Altrad. L’année dernière (2016) nous avons également racheté le groupe Prezioso dont le siège est situé à Vienne. Un groupe très implanté en France ainsi qu’en Afrique, ce qui nous a permis de poursuivre notre internationalisation. L’avenir d’Altrad ? On va continuer ! (rires). Il n’y a pas de raisons de se fixer des limites.

Dans l’un de vos livres, vous dites que le multiculturalisme représente une véritable richesse pour l’entreprise. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Je pense qu’il s’agit de l’une des clés de la réussite du groupe Altrad. Elle constitue une ouverture d’esprit extraordinaire. Nos origines déterminent une façon d’appréhender le monde mais avec  les échanges internationaux il devient évident qu’il existe un océan de manières d’agir, de diriger son entreprise. Le multiculturalisme permet, avant tout, de s’enrichir d’autres pratiques, d’observer comment d’autres réfléchissent, abordent les difficultés même si cela reste aux antipodes de vos habitudes. L’enjeu est de percevoir comment d’autres échouent ou réussissent et de s’en inspirer.

Vous parlez également de savoir de juger au-delà des apparences. concrètement, à quels moments de votre vie faites-vous allusion ?

Une profusion de moments. Nous portons des jugements liés aux apparences, surtout au début lorsque l’on rencontre quelqu’un. Même si vous ne me connaissez pas, au bout d’une heure vous allez vous forger une image de moi mais celle-ci aurait été différente si vous m’aviez rencontré il y a dix ans. Vous avez beaucoup changé en dix ans et moi aussi. Les apparences renvoient à une image statique que vous avez des gens mais qui ne correspond pas toujours à la réalité et à leur évolution.

Détenir une histoire propre à son entreprise serait déterminant dans sa réussite, pourquoi ?

Nous sommes des personnes physiques et une société est une personne morale. Dans tous les cas, nous parlons d’une personne. Or, une personne a une histoire : vous êtes né à tel endroit et vous pouvez vous définir notamment par ce que vous avez vécu ou réalisé. Si vous détenez une histoire c’est que vous avez forcément une identité. Pour l’entreprise, c’est la même chose : il s’agit d’une fondation, une évolution, une construction, des perspectives, des gens qui ont des aspirations et des espoirs. Il reste donc primordial que les salariés puissent s’identifier à cette histoire mais aussi les clients et les fournisseurs.

Qu’est-ce qui vous fait vibrer aujourd’hui ?

La liberté. Mon moteur n’est pas l’argent car cela ne fonctionnerait pas. Mon moteur, c’est d’abord de construire quelque chose de grand, qui n’a pas de limites. Finalement, l’aspect matériel n’est qu’une conséquence de ce que vous faites. Il y a des gens qui vous disent « je veux être milliardaire » mais, en réalité, vous ne le devenez pas si vous n’agissez pas. Personnellement je me répète tout le temps « je veux faire quelque chose ». Le côté milliardaire viendra ou non. Lorsque vous vous fixez des limites qui sont le plus souvent arbitraires, vous vous imposez des contraintes qui ne sont pas nécessaires. Aujourd’hui, nous sommes 22 000 et faisons 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pourquoi ne pas doubler de taille d’ici cinq ans ?

En 2011, vous êtes devenu l’actionnaire principal du Montpellier Hérault Rugby. Pourquoi ce choix ?

D’abord, cela représentait un nouveau challenge de gérer un club professionnel de rugby. Il est d’ailleurs devenu l’un des leaders du top 14, le championnat le plus difficile au monde. Ensuite, le club était en difficulté et les collectivités, qui aiment le côté social et communication qu’apporte le club, ne peuvent néanmoins intervenir financièrement que de manière très limitée. Elles ne pouvaient pas combler le trou de trois millions d’euros. Elles ont donc fait appel à moi. C’était un challenge de savoir si je pourrais redresser la barre et gagner des titres, ce qu’on a fait l’année passée notamment en gagnant le challenge européen. La dernière raison demeure liée à mon histoire personnelle. J’ai appris le français à Montpellier, j’ai fait mes études là-bas et les actifs de la première boite étaient dans un village à coté de cette ville. Il était normal de renvoyer l’ascenseur.

Pourquoi avoir pris la présidence de l’AFE ?

Après avoir été élu « Entrepreneur de l’année 2015 », j’ai rencontré différentes personnalités parmi lesquelles Barack Obama et François Hollande, alors président de la République. Celui-ci a souhaité me confier la présidence de la nouvelle Agence France Entrepreneur. Pourquoi ai-je accepté ? C’était une occasion de m’engager dans une action que je pense utile pour la France, et j’ai trouvé que la ligne conductrice était juste. Il s’agissait de renforcer et de mieux coordonner l’action nationale et locale en faveur de l’entrepreneuriat, prioritairement dans les territoires fragiles. Il était nécessaire de rendre plus cohérente et lisible la politique nationale de soutien à l’entrepreneuriat, de l’articuler avec les acteurs territoriaux et de la réorienter vers les priorités qui ont été fixées à l’Agence.

Autre chose de spécifique que vous souhaitez aborder ?

Au début, il faut se concentrer sur tout. La création c’est comme un bébé, il faut faire attention à tout. à ne regarder que les aspects rationnels et en se disant : « pour réussir, je dois faire cela, cela, cela », on ne va pas bien loin. Avoir une ligne de conduite s’avère bien mais ce que nous prétendons faire aujourd’hui, ne se fait jamais de la manière prévue. Il existe tout un tas de paramètres qui changent et qui vous font prendre d’autres sentiers. Les plans doivent être évolutifs et le côté intuitif doit fonctionner à plein régime. 80 % des choses que nous réalisons restent irrationnelles et pourraient être faites différemment.

Conseils de Mohed Altrad

  • Inspirez-vous de ce que nous avons fait pour Altrad. Il y a nécessairement quelque chose de bon à apprendre car c’est une histoire singulière. Autant la mienne que celle de l’entreprise. Il s’agit d’une entreprise qui n’a jamais perdu d’argent et qui a connu une croissance à deux chiffres depuis 30 ans, il y a forcément de bons enseignements à en tirer.
  • Trouvez votre façon d’agir. Il ne sert à rien de dupliquer tout ce que font les autres. En tennis, il y avait McEnroe. Il faisait des gestes tennistiques que lui seul réalisait et que tous les professeurs vous inciteraient à ne pas copier. Ces derniers vous diraient d’effectuer votre service face au filet alors que lui faisait tout l’inverse.

« Même si vous ne me connaissez pas, au bout d’une heure vous allez vous forger une image de moi mais celle-ci aurait été différente si vous m’aviez rencontré il y a dix ans. »

Start-up VS grands groupes : 1er round

Start-up VS grands groupes : 1er round

Si les grands groupes et les start-up affichent un certain nombre de points communs, ce sont sur leurs différences que va se jouer le match. Pour un premier round, voici 6 différences entre nos deux concurrents. Qui donc va l’emporter ?

1- La hiérarchie

Grands groupes : la hiérarchie, très claire voire stricte, se fait ressentir par de simples signes ou gestes. Le dirigeant possède son propre bureau, sa tenue, tirée à quatre épingles, on le vouvoie… En bref, il est perçu de tous comme le chef de meute et on ne le contredit pas.
Start-up : à l’inverse, le dirigeant se montre plus décontracté, plus abordable. Les équipes étant souvent restreintes, vous partagez les mêmes bureaux et la communication entre vous et vos salariés fait partie intégrante de l’esprit de l’entreprise. Vous retrouver tous ensemble autour d’un verre après le travail est d’ailleurs fréquent et le tutoiement s’entend dès le premier jour de travail pour les nouveaux arrivants.

2- Les locaux

Grands groupes : Un environnement épuré avec un alignement de petits bureaux composés d’un ordinateur et d’une chaise… La pièce reste neutre et peinte de murs blancs ou de couleurs assez froides, très peu de décoration et la présence de l’incontournable machine à café, indispensable pour des collaborateurs souvent plus stressés les uns que les autres. La direction, autrement dit, vous, est située dans un bureau clos et séparé de vos employés voire, à un autre étage, afin de bien marquer la différence hiérarchique.

Start-up : Les locaux sont à l’image de l’esprit start-up, c’est à dire nouveaux et qui apportent de la fraîcheur ! Couleurs vives, décorations multiples, tout est fait pour créer une ambiance cocooning. Mais par manque de moyens, ils demeurent plus petits…

3- Horaires et flexibilité

Grands groupes : Les horaires sont fixes et le travail planifié. Les salariés savent parfaitement à quelle heure commencer et surtout, à laquelle ils peuvent enfin fuir les lieux.

Start-up : 9 heure , 9h30, 10 heure ? Peu importe, à partir du moment où le travail est fait. En clair, les horaires sont plus souples, plus flexibles et les salariés, davantage responsabilisés.

4- Les pauses

Grands groupes : Les pauses sont, bien souvent, clairement définies au préalable. On ne s’avise pas de les dépasser… À peine le temps d’aller à la machine à café que c’est déjà l’heure de retourner travailler.

Start-up : La pause, vous la prenez un peu quand vous voulez et différemment. Les locaux sont équipés d’un babyfoot, d’une table de ping-pong voire d’une salle de détente.

5- Le niveau de responsabilité

Grands groupes : Les missions des salariés étant déjà définies, les tâches qu’ils ont à effectuer ne doivent, sauf exception, sortir de ce cadre. Peu responsabilisés, la prise d’initiative n’est pas toujours la bienvenue et les gages de reconnaissance de la part de leur manager envers eux se font rares. En clair, une structure pyramidale classique avec vous au sommet et eux à la base.

Star-up : Les missions sont diversifiées et les responsabilités plus larges. Le projet porté par la start-up a pour but de grandir et requiert, parfois, toutes vos ressources humaines. Le quotidien et la routine ne sont, en principe, pas au rendez-vous. L’esprit start-up encourage d’autant plus la prise d’initiative (voire de risque) ainsi que l’innovation.

6- La tenue vestimentaire

Grands groupes : Le dress-code classique est de rigueur. Pour les hommes, c’est costume-cravate et côté femmes, les tailleurs sont à adopter. Les tenues s’apparentent plus à un uniforme exigé par l’entreprise plutôt qu’à un look personnel. Le freewear ? Uniquement le vendredi.

Start-up : Jean, t-shirt, baskets… Vos tenues sont identiques à celles que vous porteriez hors entreprise et vous permettent d’arborer un style décontracté. Votre employeur n’adopte, lui non plus, pas le dress-code habituel. Les collègues seront sûrement même étonnés de voir l’un des leurs arriver en costume-cravate. Ne vous y tromper pas, venir en survêtement ou dans une tenue jugée trop indécente restent à proscrire.

Ces différences varient, bien entendu, d’une entreprise à l’autre et les clichés énoncés ci-dessus ne sont pas toujours conformes à la réalité. Le but restant de caricaturer ces deux typologies d’entité. Et si l’esprit start-up remporte ce premier round, les grands groupes possèdent, eux aussi, de nombreux avantages… Affaire à suivre.

Olivier Peyronnel, cofondateur de Coopaturage

Olivier Peyronnel

L’histoire démarre dans notre petit appartement, lorsque nous commençions à développer des applications mobiles.

Nous réalisions, mon associé et moi, des trajets à la ferme le week-end et ramenions des produits du terroir. Chacun ramenait un produit différent en fonction de l’endroit où il était allé, et nous nous le partagions. à partir de là, nous nous sommes dit : pourquoi ne pas, finalement, organiser ces trajets et permettre à d’autres personnes de profiter de ces produits, notamment nos amis et notre famille.

Notre projet de départ devient donc le covoiturage de produits fermiers qui met en relation le consommateur final avec le producteur. Nous souhaitions créer une plateforme où les gens pourraient y indiquer leur trajet en ligne et les consommateurs des grandes villes, y commander ce type de produits et se faire livrer. Nous nous sommes rendu compte que ce concept nécessite énormément de trajets et de personnes afin de rendre le service intéressant. Pour ce faire, nous avons fait le choix de nous lancer sur une place de marché spécifique. Chaque producteur met en ligne ses produits, et pour que le consommateur puisse les obtenir directement chez lui ou sur son lieu de travail, nous proposons l’envoi à longue distance. Ce système de covoiturage de produits fermiers devrait être disponible fin décembre ou début 2017.

Les secrets du secteur de la lingerie

Les secrets du secteur de la lingerie

Ces dernières années, le marché de la lingerie a bel et bien évolué. Marqué par la crise du textile en France, il résiste et parvient même à se renouveler. Plus qu’un simple besoin, la lingerie devient tendance, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Analyse. 

À quoi fait référence la notion de « lingerie » au juste ?

Le marché de la lingerie regroupe cinq catégories d’articles. La première renvoie aux culottes, shortys, strings et tangas pour les femmes et aux slips, boxers et caleçons pour les hommes. Le second type fait référence aux soutiens-gorge et brassières. S’en suit les articles de corsetterie ainsi que la lingerie de jour : collants, débardeurs, leggings,… On distingue la lingerie dite de nuit avec les pyjamas, chemises de nuit ou nuisettes, par exemple. La lingerie peut être déclinée dans une multitude de styles, matières, coloris et niveaux de gammes, allant du bas de gamme jusqu’au luxe. Imprimés, tissus fins, brodés, garnis de dentelles, fibres naturelles ou synthétiques, matières confortables ou amincissantes, styles glamour ou rétro, représentent autant d’éléments que renferme la notion de lingerie.

Un marché qui a nettement évolué ces dernières années

Le secteur de la lingerie a beaucoup évolué ces dernières années. L’offre s’est considérablement agrandie. Elle propose des matières toujours plus fines et rares pour plus d’élégance et de glamour. Elle a également pour vocation de se révéler confortable et fonctionnelle, démontrant un certain niveau de performance sur le plan technique. Les produits proposés se doivent d’être agréables à porter, solides voire faciles d’entretien, notamment chez les hommes. La demande ne se limite plus au simple besoin élémentaire mais revendique de toutes autres exigences, ce qui justifie la rude concurrence que se livre l’ensemble des marques positionnées sur le marché.

Un secteur économique porteur pour la France

Dans le secteur du textile, la lingerie représente le marché économique le plus porteur. Il concerne les consommateurs de tout âge et de toutes catégories socio-économiques. À l’échelle mondiale, la France constitue le pays leader sur le marché. Ses atouts en termes de créativité et d’innovation lui permettent de stimuler la consommation des Français. Sans compter la vente de chaussants de type collants, chaussettes ou bas, la lingerie affiche un chiffre d’affaires stable de 2,8 milliards d’euros pour la France en 2016. À titre de comparaison, celui mondial est estimé à près de 99 milliards d’euros, selon Euromonitor, pour l’année 2014. Du côté de la commercialisation, celle-ci se fait par le biais de différents canaux de distribution tels que les hyper ou super marchés détenant près de 21 % des parts de marché, les chaînes spécialisées, la vente à distance, les grands magasins, les détaillants ou autres. Pour ces derniers, l’enjeu s’avère de miser sur la différence en se positionnant sur une niche précise.

Malgré la crise du textile, la lingerie féminine résiste !

Depuis quelque temps, le marché du textile se révèle en proie à la crise. Pourtant, celui de la lingerie féminine semble y faire face et se porterait même plutôt bien. Mêler confort et séduction constituerait le fer de lance de la lingerie féminine qui parvient ainsi à se renouveler. Pour Cécile Vivier, directrice marketing chez Eurovet (ndlr : l’organisateur du salon international de la lingerie), « Aujourd’hui, la tendance est au mélange des genres ». Certes, les ventes se sont légèrement ralenties sur l’année 2016, mais en comparaison avec l’ensemble du marché du textile, la lingerie affiche tout de même une bien meilleure tendance. Par rapport à l’année 2015, les ventes auraient diminué de 1,1 % à 3,55 milliards d’euros en 2016, d’après les données de l’Institut Français de la Mode (IFM).

L’acte d’achat chez les femmes, anticipé par les marques

Toujours du côté de la lingerie féminine, les habitudes de consommation demeurent pour le moins marquées. D’abord, la motivation d’achat repose principalement sur l’envie d’être à la fois glamour et sexy, et de se mettre en valeur. La lingerie constitue aussi bien un produit de mode emblématique qu’un véritable atout de séduction chez la gente féminine. En ce qui concerne la réflexion d’achat, celle-ci diffère selon le prix, la qualité et les campagnes marketing réalisées par les marques. Le comportement d’achat, quant à lui, varie selon les tendances et les collections proposées sur le marché.

Ces marques qui reprennent le dessous !

Créé en 1916, le groupe Etam se lance huit ans plus tard dans la lingerie indémaillable. Depuis, la marque affiche le succès que nous connaissons tous en évoluant en même temps que l’histoire des femmes. En 2001, elle établit son site de vente en ligne, fonde également, six ans après, la marque de lingerie Undiz et propose désormais des articles de prêt-à-porter, de homewear, de beachwear et d’accessoires. Plus de 100 ans après, le groupe connaît une belle réussite. La marque de lingerie américaine, d’habillement féminin et de produits de beauté, Victoria’s Secret fait aussi parler d’elle depuis sa création en 1977. Appartenant au groupe LBrands, la marque a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 7 milliards d’euros l’année dernière, contre 500 000 à sa première année de commercialisation. Présente dans plus de 75 pays, elle ne compte pas moins d’un millier de magasins à travers le monde.

Optimisez l’occupation de vos locaux

Optimisez l’occupation de vos locaux

Savez-vous que, dans la plupart des sociétés, les bureaux ne sont occupés qu’environ 60 % du temps ? De nombreux collaborateurs surfent entre les rendez-vous sans repasser par les bureaux. Et pendant ce temps-là, certains postes restent inutilisés, ce qui coûte de l’argent à l’entreprise. Quelques conseils pour optimiser les frais liés à la location de vos locaux.

Près de 40 % des actifs d’une entreprise sont aujourd’hui dédiés aux frais immobiliers. Autant dire que chaque entrepreneur à tout intérêt à bien réfléchir sa stratégie d’occupation de ses locaux ! Or, le constat est clair : dans de nombreuses entreprises, les bureaux sont mal utilisés et la société perd ainsi de l’argent. Ainsi, pourquoi payer cher de la surface qui ne sera utilisée que très rarement par des commerciaux en vadrouille ? Pour réaliser des économies substantielles et également limiter la fatigue liée aux déplacements inutiles, il existe des solutions…

La mutualisation des bureaux, quelle économie !

Fini le temps où on louait 30 bureaux pour ses 30 collaborateurs ! « On s’aperçoit aujourd’hui que près de 40 % des bureaux ne sont pas occupés. Les entreprises payent un espace qui reste vide une bonne partie du temps » fait remarquer Olivier de Lavalette, directeur général de Regus région Europe du sud. Pour cela, la solution qui s’offre aux dirigeants est de recourir à la mutualisation des locaux, soit de ne payer des bureaux que quand vous les utilisez. Pour cela, il peut s’avérer financièrement intéressant de recourir à des abonnements dans des centres d’affaires.

Le coworking, favoriser les synergies

Le coworking est à la mode. Ce nouveau mode d’organisation du travail basé sur un espace de travail partagé favorise les échanges et les synergies entre les entrepreneurs qui l’intègrent. Le coworking permet entre autres de rompre l’isolement et il est très adapté aux porteurs de projet et aux entrepreneurs travaillant seuls. Les échanges entre les membres permettent de s’enrichir mutuellement, de créer des synergies, des groupes de travail, des associations de compétences et aussi de développer un courant d’affaires.

Des bureaux situés partout, où vous voulez !

« Si le siège social de l’entreprise est dans Paris, mais que les prospects se situent tous à la Défense, les commerciaux perdront une bonne heure et demie à revenir aux bureaux avant de repartir pour un autre rendez-vous. C’est une perte de temps, d’énergie et donc de productivité » affirme Olivier de Lavalette. Pour cela, la meilleure solution reste de louer un espace pour que le commercial puisse travailler entre deux rendez-vous dans un lieu professionnel où il trouvera tout pour travailler : connexion internet, imprimante, téléphone… Ces centres d’affaires peuvent tout aussi bien être utiles pour organiser des réunions. La salle dédiée aux réunions dans une entreprise est en effet souvent très peu utilisée.

L’audit de l’utilisation de vos locaux, un incontournable !

Avant d’entreprendre toute action de limitation de vos frais immobiliers, prenez le temps de bien réfléchir à l’utilisation actuelle de vos locaux. Les postes sur lesquels vous pouvez réaliser des économies vous apparaîtront clairement et vous pourrez alors définir une stratégie de limitation de coûts par réorganisation de l’espace de travail.

La flexibilisation du travail, l’avenir ?

« Une étude récente, réalisée par les analystes d’IDC, affirme cette tendance du travail flexible. En effet, selon IDC, le nombre de travailleurs mobiles pourrait atteindre 1,2 milliards d’ici 2013 » rappelle Olivier de Lavalette. L’ère du travail nomade est arrivée, ce qui pourrait permettre aux entrepreneurs de réduire leurs frais de location de 60 %, tout en se libérant des contraintes liées à l’engagement du bail longue durée.

Comment déceler les candidats les plus compétents ?

Comment déceler les candidats les plus compétents ?

L’entretien constitue un moment clé dans le recrutement d’un nouveau collaborateur. Il se doit d’être réalisé avec attention, mais ne se présente pas toujours comme une tâche facile et un mauvais recrutement peut avoir des répercussions négatives sur le travail et la cohésion de l’équipe. C’est pourquoi, bien recruter reste essentiel si l’on veut avoir une chance de dénicher la perle rare. Mais comment cibler les bons profils au juste ?

En 2016, l’embauche des cadres a augmenté de 12 % par rapport à 2015, selon l’Apec. Cette augmentation devait se poursuivre en 2017 avec 200 000 à 250 000 créations de postes prévues. Reste à savoir comment s’y prendre pour bien recruter.

Vérifier les aptitudes du candidat

La simple lecture d’un CV n’est pas conseillée et peut, finalement, s’avérer peu fiable. Les connaissances et compétences acquises lors d’une formation, par exemple, ne font pas tout. « Aujourd’hui, la capacité d’adaptation prévaut sur les compétences acquises », affirme Stéphane Thiriet (propos rapporté par le site de Capital, ndlr), senior manager au cabinet de recrutement Attitudes. À l’heure du numérique, des moyens rapides et efficaces s’offrent toutefois à vous pour évaluer, rapidement et simplement, le niveau d’un candidat.
Vous pouvez, à titre d’illustration, opter pour AssessFirst, déjà adopté par près de 2 500 sociétés et visant à mesurer le potentiel d’apprentissage. Son fonctionnement est simple : « Grâce à une série de tests, on évalue de façon fiable la capacité d’un candidat à réussir et à s’épanouir dans un poste ciblé », explique David Bernard à Capital, CEO et cofondateur d’AssessFirst . Le logiciel scannerait alors le QI, la motivation et la personnalité du candidat afin de déterminer le degré de compatibilité avec le profil idéal déterminé par l’entreprise. « En moyenne, cette présélection permet de réduire le taux de turnover de 30 % », ajoute David Bernard.

D’autres outils aux mêmes finalités existent comme Skilero, qui a été développé par les sociétés françaises The Mooc Agency et Talentpeople. Contrairement à AssessFirst, avant de réaliser des tests, les candidats suivent, au préalable, une série de cours conçus autour du poste à pouvoir. Le résultat des tests permettrait ensuite de sélectionner les meilleurs talents. Pour illustrer ces propos, prenons l’exemple de Marie Gilleron, DRH d’Ergalis, qui a eu recours à cet outil dans le cadre de recrutements : « Cette solution présente l’avantage d’élargir le spectre de présélection, souvent réduit aux diplômes et aux expériences, et de détecter les talents cachés grâce aux contenus pédagogiques du Mooc », explique-t-elle.

Notez bien que ce type d’outils reste complémentaire et ne remplace en rien l’entretien physique avec les candidats.

Tester le postulant lors d’un face à face

Comme évoqué précédemment, le contact humain demeure fondamental. Après une présélection, lors de l’entretien, vous pouvez demander aux postulants d’évoquer leur parcours de manière factuelle. N’hésitez pas à creuser, à aller plus loin dans vos questions si l’entretien devient trop redondant ou prend la forme d’une simple énumération des postes précédents. Vous pouvez demander, par exemple, quelles ont été les tâches effectuées auparavant, quelles difficultés ont été rencontrées…. Ainsi, si la personne a menti sur son CV, vous devrez le remarquer rapidement… Une autre question importante est de demander les raisons pour lesquelles la personne se montre intéressée par l’offre d’emploi. Cela lui donnera l’occasion de se mettre en valeur et d’expliquer en quoi elle pourrait apporter un vrai plus à l’entreprise. Dans le même temps, la question permet de savoir quelles recherches le candidat a déjà fait sur votre société. Notez que, si cette question met dans l’embarras le candidat, c’est plutôt mauvais signe.

Autre astuce : vous pouvez surprendre votre postulant en le sortant de sa zone de confort. L’idée est de lui proposer des mises en situations réelles comme la résolution d’un conflit entre deux salariés. Ce type de test nécessite une réponse rapide et peut déstabiliser par manque de sang-froid ou de réactivité. Vous pourrez alors mesurer la capacité du candidat à gérer les situations stressantes, plus ou moins courantes dans le cadre du poste proposé. Être accompagné d’un salarié qui détient le même type de poste dans l’entreprise est recommandé afin de bénéficier de la meilleure appréciation possible de la réalité du terrain. Les questions sans lien avec le poste à pouvoir sont, en revanche, à proscrire.

Les questions types à poser lors de l’entretien

Il y existe des questions types à poser lors de l’entretien qui peuvent vous en apprendre plus sur le candidat et son expérience. Elles peuvent se révéler un vrai plus dans votre sélection et s’avérer cruciale. Voici quelques exemples de questions à poser :

  • Quel est votre pire échec ou plus gros défi ? Pourquoi ? Qu’est-ce que vous en avez appris ?
  • Ces questions permettent de savoir si la personne a appris et tirer des leçons d’une épreuve difficile. Vous aurez alors un indice sur sa capacité à se remettre en question et à progresser.
  • Comment vous voyez-vous dans dix ans ?
  • Cette question permet, quant à elle, de savoir si votre candidat se projette dans le futur et souhaite réellement s’investir dans l’entreprise.
  • Si vous pouviez changer quelque chose dans votre carrière, qu’est-ce que ce serait ?
  • Elle détient la même finalité que la première, mais permet également d’en savoir plus sur le passé professionnel du candidat.Les profils de candidats à éviter à tout prix

Les profils de candidats à éviter à tout prix

Certaines personnes peuvent avoir un profil néfaste pour votre entreprise et sont donc à éviter. Voici une liste (non exhaustive) des profils à fuir :

  • L’agressif : Très énergique ou plutôt trop énergique, sans grande maîtrise de soi, il se vexe rapidement, perd du temps à justifier son comportement jugé trop incisif par les autres et risque de mettre toute l’équipe sous pression.
  • Le « victimisé » : Il passe une bonne partie de son entretien à se plaindre de son ancien patron, raconte qu’il était surmené pour, finalement, faire un blocage sur le passé sans se projeter sur un nouveau poste. Au suivant !
  • Le pistonné : Si la personne se place devant vous uniquement grâce à l’un de ses contacts, le risque qu’elle ne soit pas à la hauteur est d’autant plus élevé. Si ce profil fait partie des exceptions et n’est pas à rejeter systématiquement, le juger de la même manière que les autres candidats en essayant d’être le plus objectif possible est primordial.

Après avoir passé en revue ces quelques conseils, vous avez, à présent, toutes les cartes en main pour réaliser un bon entretien. Alors, lancez-vous !

La clause qui sauve les fournisseurs !

La clause qui sauve les fournisseurs !

La clause de réserve de propriété, une clause juridique, qui protège le fournisseur lorsque les paiements n’ont pas été effectués. Il peut figurer dans les factures, conditions générales et/ou bon de livraison. Une garantie très efficace, notamment lorsque le débiteur est confronté à une procédure collective et à une insolvabilité du client.

Les avantages de la clause de réserve de propriété

La clause de réserve de propriété permet à un fournisseur de marchandise de se réserver la propriété des marchandises qu’il livre à ses clients et ce, tant que ces marchandises n’ont pas été intégralement réglées. Le fournisseur pourra ainsi récupérer son bien jusqu’au parfait paiement. Cette clause peut concerner tout à la fois les biens corporels (marchandise, matériel, outillage,…) et incorporels, comme par exemple une marque. Ceci dit, la transformation des marchandises par le client fait perdre de son efficacité à cette clause. Dès lors qu’elles n’existent plus « en nature » chez le client, les marchandises ne peuvent plus être récupérées.

Une clause mise en évidence par le fournisseur dans le contrat

Lorsque le bien vendu doit être incorporé dans un autre bien mobilier, sa revendication est possible si la séparation de ces biens sans dommage peut être effectuée. Afin de garantir un certain équilibre entre les intérêts du fournisseur et du client, la loi précise que la clause doit avoir été convenue entre les parties dans un écrit préalable, peu importe la forme. Même si cela n’est imposé par aucun texte, il est vivement recommandé de faire apparaitre la clause de manière à ce le client en ait parfaite connaissance. On notera à cet égard que les clauses figurant dans les factures sont souvent inopérantes dans la mesure où elles sont adressées au client après la livraison. De son côté, l’acheteur peut rédiger des conditions générales d’achat par lesquelles il s’oppose à l’application d’une éventuelle clause de réserve de propriété. Pour être efficace les conditions générales d’achat doivent avoir été acceptées par le fournisseur.

Comment agir en cas de conflit ?

Le vendeur sous réserve de propriété peut espérer être payé malgré l’ouverture d’une procédure collective à l’encontre de son client. En effet, le vendeur ne concourt pas avec les autres créanciers de l’entreprise en difficulté mais fait simplement valoir son droit de propriété par l’action en revendication. Ceci dit, il devra faire reconnaître sa propriété et la situation peut s’avérer plus complexe si le bien vendu est nécessaire à l’entreprise et que les organes de la procédure s’opposent à la restitution. Ainsi, les créanciers bénéficiant d’une clause de réserve de propriété peuvent faire publier leur contrat sur un registre au Tribunal de Commerce et ce afin d’être dispensé de faire reconnaître ledit droit de propriété. On notera enfin que la revendication des biens fongibles est facilitée dans la mesure où l’article L624-16 du Code de commerce précise que « la revendication en nature peut également s’exercer sur des biens fongibles lorsque des biens de même nature et de même qualité se trouvent entre les mains du débiteur ou de toute personne détenant pour son compte ».

Résiliation du bail commercial : prendre ses précautions

Résiliation du bail commercial : prendre ses précautions

Le bail commercial est régi par un statut particulier, issu du décret n°53-960 du 30 septembre 1953, de sorte que toute analogie avec le bail d’habitation doit, par principe, être écartée.
Le chef d’entreprise ou le commerçant qui souhaite mettre fin au bail commercial, quelle qu’en soit la raison, doit veiller à respecter une procédure spécifique dictée par le code de commerce au risque de voir le bail continuer avec toutes les conséquences que cela entraîne (paiement des loyers, obligation d’entretien des locaux, participation aux charges de copropriété, etc.).
Bien que le bail commercial soit conclu pour une durée minimum de neuf années, le locataire a la possibilité de donner congé, sans motif particulier, tous les trois ans, d’où l’expression couramment utilisée « bail 3,6,9 ».
Autrement dit, le locataire peut donner congé, aux années n+3, n+6 et n+9. 
Il ne peut le faire à aucun autre moment, d’où l’intérêt de s’assurer de la validité du congé.

1. Un acte d’huissier est-il obligatoire ?

Le congé doit obligatoirement être délivré par un Huissier de Justice.
Tout autre moyen pourrait porter à contestation : le congé adressé au bailleur par lettre recommandée ou par lettre simple pourrait ne pas être pris en compte : il vaut donc mieux jouer la prudence même si les recommandations sur le site du service public indiquent qu’il est possible de l’envoyer par lettre recommandée.
Cependant, les tribunaux ont admis dans certains cas que la remise des clefs acceptée par le bailleur pouvait produire les effets d’un congé, bien que la règle formelle n’ait pas été appliquée.
Il s’agissait alors de circonstances particulières à l’occasion desquelles le bailleur reconnaissait de manière non équivoque la validité du congé et acceptait le départ du locataire. Renonçant ainsi à toute contestation postérieure. Mais la jurisprudence est exigeante et incertaine sur ce point de sorte qu’il est toujours préférable de respecter la procédure requise par la loi.

2. Un délai de préavis de six mois doit être respecté

• Le congé donné en cours de bail :

Le locataire qui souhaite mettre fin au bail et quitter les locaux pour les échéances n+3, n+6 ou n+9 doit faire délivrer le congé en respectant un délai de préavis de six mois.
Le congé doit mentionner clairement la date pour laquelle il est donné.
La date de fin de bail correspond alors à l’expiration d’une période triennale : si le bail a démarré le 1er février, il se terminera le 31 janvier. Le congé devra avoir été notifié au plus tard le 31 juillet précédant.

• Le congé donné après la fin du bail :

A l’issue des neuf années du bail, et si aucune des parties ne se manifeste, le bail se poursuit tacitement à durée indéterminée.
Chacune des parties peut alors y mettre fin à tout moment.
Dans ce cas, le congé devra être donné avec un préavis de six mois augmenté du temps nécessaire pour atteindre la fin du trimestre civil : le congé délivré le 5 mars mettra fin au bail le 31 septembre.

• Le congé donné pour un départ à la retraite ou en cas d’une pension d’invalidité :

Le locataire part à la retraite ou Le locataire qui part à la retraite ou qui bénéficie d’une pension d’invalidité peut donner congé à tout moment, en respectant un préavis de 6 mois avant la date prévue pour la restitution des locaux.
La demande de congé peut être faite par lettre recommandée avec avis de réception ou par acte d’huissier.
En cas de congé irrégulier, le bail continue et le locataire est tenu au paiement du loyer.
Si le locataire reste dans les lieux après la date d’effet du congé, il peut être considéré comme ayant renoncé au congé délivré.
Le décès du locataire n’entraîne pas automatiquement la résiliation du bail, sauf si le contrat de bail le prévoit.
Le contrat de bail est transmis aux héritiers. C’est à eux de le résilier, dans les mêmes conditions que la résiliation opérée par le locataire qui part à la retraite ou qui bénéficie d’une pension d’invalidité

3. Quel est le destinataire du congé ?

Le congé doit être délivré au bailleur, c’est-à-dire le propriétaire du local.
Ce principe subsiste même en présence d’un gestionnaire ou d’une agence en charge de l’immeuble. En effet, le congé qui serait délivré à une personne non habilitée à le recevoir pourrait être entaché de nullité, tandis que le congé délivré au propriétaire sera toujours valable.
En cas de pluralité de propriétaires, le congé devra être délivré à chacun d’eux.

4. Attention à l’état de restitution des locaux :

Le locataire doit être particulièrement attentif à ce que prévoit le bail quant à l’état de restitution des locaux.
La restitution « en bon état » correspondra à un état d’usage tenant compte de la durée de l’occupation, les locaux devant être « entretenus » (rebouchage des trous, nettoyage des taches, etc.) tout au long du bail.
La restitution « en parfait état » correspond au contraire, à un état quasi-neuf.
Les bailleurs sont souvent tentés de conserver le dépôt de garantie, d’autant plus qu’aucune loi ne prévoit de délai pour sa restitution (contrairement au bail d’habitation).
Il est donc conseillé aux locataires de faire une visite des locaux dans un délai suffisant avant la restitution définitive des clefs, en présence du bailleur ou de son représentant, pour faire un état des lieux et lister les éventuelles réparations et remises en état à effectuer avant de rendre les locaux. Et de se prémunir contre une éventuelle retenue abusive de tout ou une partie du dépôt de garantie.

Article par Morgane Deniel

Top 10 des coups de streetmarketing

Top 10 des coups de streetmarketing

Tout aussi bien originales que créatives, il est des opérations de streetmarketing qui se veulent réussies. Pourquoi ? Parce qu’elles détiennent une valeur ajoutée qui leur est propre en se démarquant des autres. Elles parviennent à susciter l’intérêt en captivant leur cible.

1. Tropicana apporte du soleil à la ville d’Inuvik

L’agence de publicité mondiale basée à New York, BBDO met en œuvre une opération de streetmarketing pour promouvoir des jus de fruits de la marque Tropicana. L’idée ? Offrir un peu de lumière et réchauffer les cœurs des 3 500 habitants de la ville d’Inuvik fraichement implantée au Canada. Ces habitants se voient en effet privés de lumière en hiver pendant 31 jours consécutifs. Un ballon d’hélium d’un mètre de diamètre est gonflé et installé permettant l’éclairage de la ville. 1 200 briques de jus d’orange sont distribuées aux habitants. Au travers de cette opération, Tropicana reflète parfaitement l’esprit de sa campagne « Des matins ensoleillés pour des journées plus belles ».

2. Aubade se met à nu pour le plus grand plaisir des passants

La stratégie déployée par la marque Aubade fait parler d’elle. Une femme qui danse et se déshabille derrière des rideaux assez transparents de sorte à ce que l’on puisse deviner la silhouette, et ce, pendant près de 10 jours, ne peut passer inaperçu. L’information est rapidement relayée sur Internet par les passants qui se laissent bercer par l’illusion qu’il s’agit d’une véritable voisine. Chaque soir, de plus en plus de passants viennent admirer la scène, jusqu’à l’instant de vérité où la stratégie est révélée au grand jour et le site internet de la marque de la lingerie Aubade annoncé. Une opération que l’on doit à l’agence Chainsaw.

3. KLM et ses sièges conforts réalisent un tour de magie

Entre magie et illusion, la marque KLM sait attirer l’attention. Afin de promouvoir ses nouveaux sièges « Economy Comfort » principalement axés sur le confort du passager, la marque n’hésite pas à se servir de l’aéroport de Manchester. Elle y installe en plein milieu, une personne, le magicien Ramana, confortablement installé comme s’il était dans un fauteuil. Juste un détail : il n’y a pas de fauteuil. Le magicien crée l’illusion de flotter dans les airs. De quoi faire se retourner plus d’un passant.

4. Nike : la marque qui fait elle-même du sport

La marque Nike met au point une opération de streetmarketing, et le moins qu’on puisse dire, c’est que le sport bat son plein. Près de 100 joueurs de football, basketball, mais également des matchs d’exhibition de tennis se présentent aux yeux des passant d’une dizaine de sites entre Beaubourg et les Vosges. Ces démonstrations de freestyle sont faites pour célébrer l’ouverture d’une nouvelle boutique Nike Sportswear à Paris. Une stratégie de streetmaketing mise en place par l’agence Ubi Bene.

5. Rexona anime la ville de Santiago

C’est au Chilli, dans la ville de Santiago que Rexona choisit de réaliser son opération de streetmarketing. L’opération consiste à fixer un vidéoprojecteur installé du côté passager d’une voiture. La marque de déodorant anime les rues de Santiago en projetant des animations sur les diverses surfaces qu’elle traverse. Ceci, par le biais de Lumina motion. De nombreux passants démontrent une certaine curiosité envers ce concept original et novateur dans le monde de la publicité. C’est ce qu’on peut appeler une idée lumineuse.

6. Axa renverse la tendance

Avec son slogan « Une banque qui vous paie, c’est le monde à l’envers », la compagnie d’assurance et banque, Axa, décide de faire honneur à son slogan et c’est avec humour qu’elle affiche un concept … renversant ! L’agence belge Guillaume Duval renverse littéralement les supports publicitaires en plaçant le pied d’affiche en haut, à l’inverse des supports classiques. Ceci dans le but de promouvoir un nouveau système de rémunération par transaction électronique. Une idée permise par le partenariat avec l’afficheur JCDecaux.

7. eBay : des petites annonces dans le métro

Au profit du site internet eBay, dans le but de faire la promotion du lancement du service de petites annonces, c’est près de 700 mètres carrés des murs d’une station de métro de Madrid qui se voient couverts de petites annonces. Plus de 20 000 annonces sont affichées et viennent grandement susciter l’intérêt et la curiosité des passants. Pour eBay, l’objectif est de démontrer la variété des petites annonces disponibles sur le site. La marque utilise le quotidien comme support de communication. Une stratégie de marketing qui se vend plutôt bien !

8. RATP : POISSON D’AVRIL

La nouvelle opération virale de la RATP, le réseau de transport parisien a encore fait parler de lui en s’attaquant de nouveau aux noms de ses célèbres stations lors du 1er avril, en guise de « Poisson d’Avril » à ses usagers, cette fois à travers de savoureux jeux de mots, conçus par l’agence We Are Social.
« Qui a éteint la Laumière ? », « Une Bastille pour la gorge »…. « À mon Jules Joffrin baiser », « Si j’aurais su, Jaurès pas venu », « Jussieu, j’y reste », « Reste Passy près du bord »… »… » « Gentilly sur des fraises ».. 11 arrêts sur différentes lignes ont été travestis à l’aide de petits logos en forme de clins d’œil et accompagnés du slogan #StationdAvril.

9. Michel & Augustin, les trublions

Dès le début de la création de leur entreprise de en 2004, les trublions ont misé sur des opérations de street marketing pour se faire connaître et acquérir de la visibilité : balader une vache dans différents arrondissements de la capitale, parcourir les couloirs du métro déguisés en vache, parodier le moonwalk de Michael Jackson dans les rayons de supermarché, recruter dans le métro parisien … Michel et Augustin fait vivre sa marque sur le terrain pour aller à la rencontre de sa communauté et toucher personnellement les consommateurs : rue, métro, grandes surfaces…Michel & Augustin n’hésitent pas à se mettre en scène et se filment dans les situations les plus incongrues pour faire la promotion de leurs produits. Leurs vidéos hyper virales font le buzz sur le Web et les réseaux sociaux.

10. Monsieur Propre, même les passages piétons sont propres

La campagne de Street Marketing de la marque Monsieur Propre consiste également à utiliser un simple passage piéton pour communiquer sur ses produits. Une rayure est plus blanche que les autres, sur laquelle est peinte « Monsieur Propre ». Le message est très explicite et la marque se retrouve sous les pieds de tous les passants qui traversent la rue.

Sylvain Berlemont, fondateur de Keen Eye Technologies

Sylvain Berlemont

La création de Keen Eye Technologies a été rendue possible, entre autres, par mon parcours. Ingénieur de formation, j’ai fait le choix de fonder cette entreprise en m’appuyant sur mes dix années d’expérience passées en recherche académique, en France et aux états-Unis.

J’ai commencé par faire une thèse à l’Institut Pasteur à Paris. Puis, je suis parti à Harvard Medical School, à Boston, où j’ai fait mes armes sur un certain nombre de thématiques liées à l’imagerie biomédicale. Au cours de ces expériences, j’ai développé plusieurs algorithmes et, en rentrant en France, j’ai fait le constat suivant : qu’il s’agisse d’industries pharmaceutiques, de laboratoires ou de biotechs, tous partagent cette même problématique liée aux images.

L’ensemble de ces acteurs éprouve le besoin de rechercher des informations utiles et parfois rares dans des images souvent trop grandes et y passe ainsi beaucoup trop de temps. C’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. J’ai décidé de créer mon entreprise, aujourd’hui incubée à l’Institut de la Vision à Paris, qui permet, grâce à ces algorithmes, de rechercher, non plus manuellement mais automatiquement, des informations dans une image de biologie. L’idée est de gagner du temps dans la recherche mais également de gagner en fiabilité. Dans le domaine du life science, ce gage de fiabilité demeure essentiel, pour des essais cliniques notamment. L’utilisateur envoie l’image en question sur la plateforme, présente sur le Cloud et directement accessible depuis un ordinateur ou tablette, afin que celle-ci soit ensuite traitée par nos algorithmes. Une fois analysée, un rapport est, par la suite, envoyé au principal intéressé.