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Ce qui fait peur au chef d’entreprise à la rentrée

La sortie de confinement, pour une grande majorité de chefs d’entreprise, va se dérouler sous les auspices du stress et de la peur. Si chaque année, la même petite routine et les mêmes cycles faisaient tourner l’entreprise, il est clair que cette année ne va pas se dérouler comme les années précédentes. Il va falloir avoir les nerfs solides pour beaucoup d’entre eux. Zoom sur ces inquiétudes pour la rentrée.

Le niveau de commandes, bien évidemment

Alors on le sait, bon nombre d’activités ont vu les commandes s’arrêter d’un seul coup. La visibilité est aujourd’hui nulle ou quasi nulle pour la plupart des entreprises. Une énorme partie des entreprises ont dû mettre leurs salariés en chômage partiel. Certains sont partis en congés maladie (notamment pour les collaborateurs qui ont des enfants). Quelques-uns parlent d’une reprise en septembre. Or, d’autres spécialistes estiment que le rush va avoir lieu dès la sortie de confinement. En réalité tout dépendra du secteur. Ce qui est sûr c’est que les entreprises veulent rattraper leur retard. Certaines devront risquent donc de mettre les bouchées doublent à la rentrée. Suivant le secteur, des entreprises vont avoir un afflux colossal de commandes alors que d’autres vont se retrouver à devoir attendre que l’activité redémarre. 

La réaction du gouvernement et ce qu’il va décider

L’Etat va devoir y aller de son intervention pour faire repartir très fortement l’économie. Il ne devra pas lésiner sur les moyens à mettre en place pour que le travail reprenne. La capacité de celui-ci à choisir les lois adéquates et prendre les mesures pertinentes d’aides afin de dépasser le cap initial va être décisive pour un très grand nombre d’activités. A l’inverse, les conditions de la reprise et ce que l’état va imposer fait très peur aux chefs d’entreprise. En effet, une loi pourrait profondément bouleverser un secteur entier. Des restrictions trop sévères peuvent ainsi complètement paralyser certaines entreprises. Le confinement prolongé de certaines personnes qui s’avèreront être les clients d’une société peut ainsi porter un coup fatal à une entreprise. Des décisions qui sont donc extrêmement attendues.

L’état des équipes

Après deux mois de confinement, nul ne sait comment les collaborateurs vont réagir à leur retour. Vont-ils être déterminés et plein d’énergie ? Vont-ils être dans l’attente de ce qui se passe ? L’effet sur la motivation de deux mois de confinement peut être anxiogène, surtout que tout le management va être remis en cause par cette période. La motivation se pose comme une des premières questions. Il faudra s’adapter et très rapidement afin de remobiliser les troupes pour une période plus qu’incertaine. Un travail d’équilibriste que va devoir assumer le chef d’entreprise. Il devra donc développer des échanges chaleureux s’il souhaite ne pas perdre du monde en chemin. 

Les nouvelles règles sanitaires

Suivant les règles qui vont être prises, il se peut bien que le fonctionnement interne des entreprises soit profondément bouleversé. De nombreux locaux risquent de devoir subir des aménagements. En effet, le télétravail va peut-être devenir la règle. De même, les déplacements vont peut-être se complexifier, la médecine du travail va peut-être redébarquer en force, bref… Tout ce qui touche au sanitaire va se révéler prioritaire. Or,’ il avait été mis à l’index avec la réduction des visites médicales. Est-ce que le gel hydroalcoolique va devenir obligatoire ? Le port de masque ? La distance entre les bureaux va-t-elle devoir être repensée ? Autant de règles liées à l’hygiène qui sont susceptibles profondément bouleverser les obligations des employeurs qui vont devoir s’adapter en un temps record.

La trésorerie va-t-elle tenir ?

C’est certainement la question centrale qui va au-delà du carnet de commandes. De nombreuses entreprises vont avoir à combler un trou de trésorerie immense. Si le gouvernement a mis en place des actions comme le prêt garanti pour les entreprises. Rien ne prouve qu’il sera suffisant pour que la trésorerie tienne, assurer la rentabilité future de l’entreprise grevée par des mois d’inactivité ou par une baisse future des commandes. Ceci sans compter celles qui n’ont pu y faire appel pour des raisons techniques.

La transformation des habitudes

Nul ne sait comment le consommateur va réagir à la sortie du confinement et il pourrait très bien complètement changer ses habitudes. Un changement rapide pourrait ne pas être suivi par les entreprises qui vont mettre du temps à s’adapter. Si on sait que les coiffeurs devraient par exemple être complètement débordés de travail, ce ne sera pas le cas pour de nombreuses activités qui ne vont reprendre que dans un second temps après que les premières aient suffisamment pris de la vitesse. L’aléa quant au comportement du consommateur suscitent des interrogations à de nombreux entrepreneurs qui doivent faire fi du passé pour prendre des décisions sur les futurs comportements et la rapidité à laquelle ils vont arriver. 

L’état des fournisseurs

Bon nombre de fournisseurs vont être débordés de travail et vont être dans l’incapacité de fournir rapidement ce qui est indispensable à d’autres entreprises. Certains vont même surement disparaitre et il va falloir dans certains cas en rechercher d’autres et revoir toute la chaine d’approvisionnement. Les ruptures de stocks vont se faire sentir et les délais de livraison, souvent bien rallongés, devraient fortement impactés les activités qui vont avoir un surplus de demandes. Certaines importations vont devenir ainsi difficiles et prendre énormément de temps. Il risque d’y avoir ainsi décalage à prendre en compte dans certains domaines qui peuvent être décisifs, cela est vrai pour tout ce qui était délocalisé et qui se trouvent dans des pays où le risque sanitaire est important

Globalement, la peur des chefs d’entreprise réside surtout dans le fait que rien n’est certain. Avant d’être réellement dans le vif du sujet, le nombre d’imprévus risque d’être considérable. Il n’y a qu’à voir ceux qui sont encore au travail pour comprendre qu’il va falloir s’adapter et très vite à des situations inconnues et des problèmes auxquels les chefs d’entreprise n’ont pas l’habitude de faire face. 

Comment redéfinir les codes de la communication et du marketing

Depuis quelques temps, sous l’impulsion des problèmes climatiques et sociaux, les consommateurs ne veulent plus appliquer des modèles qui détruisent la planète. Les nombreux sondages de ces derniers mois montrent que si ces critères ne sont pas pris en compte les consommateurs délaissent les produits pour en choisir d’autres. La pandémie va renforcer cette position et on entend cette phrase comme un avertissement « tout ne sera plus comme avant. » Est-il encore besoin aujourd’hui de préciser l’importance qu’ont pris le marketing et la communication dans une stratégie globale d’entreprise ? A priori non. D’autant que ces deux domaines étroitement liés sont peut-être des leviers privilégiés. Tout entrepreneur peut agir pour casser les codes et justement répondre en fondant sa communication sur le respect de l’être humain et de l’environnement. Explications et best practices qui pourraient vous inspirer.

Stimulez votre créativité

La stratégie marketing de votre entreprise doit être originale. Il reste essentiel de marquer les esprits. Peaufiner son marketing n’est plus un luxe ! Et pour y injecter un peu d’originalité, quelques étapes demeurent incontournables. D’abord, n’oubliez pas qu’il est essentiel d’être à l’affût de ce qui se passe dans votre environnement. Examinez le monde qui vous entoure, soyez prêt à exploiter chaque élément que vous jugerez utile. Vous pourrez ainsi booster vos idées au quotidien. Une fois que c’est fait, n’hésitez pas à oser. Faites des tests, quitte à changer de stratégie plus tard. Les idées les plus folles sont parfois celles qui payent le plus ! Néanmoins, n’oubliez pas que stimuler sa créativité demande du temps, il vous faut donc apprendre à être patient. Cela finira par payer.

Jouez sur le packaging et la distribution

Ils sont nombreux, ces entrepreneurs qui ont pensé d’abord à renouveler le packaging et/ou la distribution de leur produit pour tenter de casser les codes du marketing. C’est évidemment une première piste de réflexion. Laurent de Crasto, entrepreneur français, oenologue de formation, a eu un jour l’idée de transvaser les grands crus dans des tubes à essai, sortes d’éprouvettes miniatures. Résultat : finies les bouteilles de 75 cl.

Avec « Drinkintube », boutique officielle de la société WIT (Wine In Tube) France, le grand public peut désormais déguster les meilleurs vins français dans un tube, et sans dépenser des sommes folles. Il fallait y penser. Exemple marquant également du côté des États-Unis. En 2012, la marque de fromage frais Philadelphia a décidé de pénétrer le marché de la pâte à tartiner. Elle a ainsi lancé avec Milka un fromage frais au chocolat, une première. Côté distribution, la marque a décidé de le vendre deux fois plus cher que son concurrent direct Nutella et de la commercialiser au rayon frais. Pari gagnant pour l’entreprise, qui a séduit 1,8 million de consommateurs avec ce produit. Elle i en tire 20 % de son chiffre d’affaires.

Faites preuve d’humour

« Un esprit organisé ne saurait l’être vraiment sans un certain sens de l’humour », disait Samuel Taylor Coleridge, célèbre poète britannique du XVIIIe siècle. Complétez cette fameuse citation par celle, certes plus pragmatique, de Carl Hiassen, journaliste américain contemporain : « L’humour peut être un outil incroyable, à la fois tranchant et efficace », et vous obtiendrez de précieux conseils en matière de communication.

Appliquez l’humour ciselé, affinez votre communication en y ajoutant un trait pour faire sourire. C’est le gage d’un bon accueil auprès du public. Attention néanmoins à ne pas être lourd, et à bien prendre le temps d’affiner le message que l’on souhaite faire passer, sous peine de rebuter le client. Cet adage, le fondateur de Dollarshaveclub.com l’a bien compris.

Pour concurrencer les géants du marché du rasoir jetable (Gillette, Bic et consorts), le californien Michael Dublin a misé sur un service d’abonnement débutant à 1 dollar pour les hommes qui souhaitent se faire livrer chaque mois leurs rasoirs jetables à domicile. Et pour communiquer autour de son produit, l’entrepreneur n’a pas hésité à utiliser la viralité des vidéos sur InternetIL il s’y met joyeusement en scène pour expliquer à quel point leurs lames « are f**king great » (y a-t-il vraiment besoin de traduire ?). Plusieurs spots postés par l’entrepreneur sur Youtube avaient atteient quelques millions de vues. Ils assurent ainsi à la marque une belle présence sur le Web. Malin.

Adoptez un ton décalé

Ah, le fameux « ton décalé » ! En matière de marketing et principalement en communication, c’est un sésame que les spécialistes se font fort de chercher à mettre en avant. Mais ce n’est pas si facile ! Fondée par le suisse Thomas Meyer, et actuellement dirigée par l’espagnol Manel Jadraque, la marque de vêtements Desigual est sans doute un exemple marquant de réussite en la matière. L’enseigne joue véritablement la carte de la différence en mélangeant habilement la couleur flashy et les imprimés exubérants. La boutique de Paris adopte elle aussi ce ton volontairement provocateur : un gros cœur qui clignote dans la vitrine, des sous-vêtements sexy qui pendent du plafond, des messages coquins posées devant les chemisiers tels que : « T’as vu mon décolleté ? » ou encore « Avec moi, tu ne rentreras pas seule ce soir » … Et cela marche, puisque l’enseigne avait atteint les 828 millions de chiffre d’affaires en une seule année !

Surfez sur l’actualité pour faire le buzz

Évidemment, se baser sur le flot incessant des news est une solution intéressante pour rebondir en termes de communication. Un des nombreux exemples de réussite en la matière est la campagne promotionnelle menée par la société le Slip Français au moment des présidentielles de 2012. Le fondateur Guillaume Gibault a lancé à cette occasion une campagne vidéo nommée « Le changement de slip, c’est maintenant », un détournement du slogan que François Hollande avait alors adopté lors de sa campagne. La marque se positionne clairement sur le créneau du made in France depuis sa création, et n’a pas hésité à surfer sur cette vague au moment de son introduction dans les fameuses Galeries Lafayette du boulevard Haussmann un… 14 juillet ! Décidément, s’il est un entrepreneur qui aime casser les codes de la communication, c’est bien Guillaume Gibault.

Le rôle de la banque

Si on entend souvent que les banques ne financent rien, ce n’est pas tout à fait vrai. Il est clair qu’elles n’ont pas le rôle d’aller risquer de l’argent et qu’elles mesurent leur prise de risque. Voici ce que finance les banques.

Les solutions pour les besoins ponctuels

Déjà la banque peut vous autoriser à faire un découvert. Même si vous ne pouvez excéder en général un mois à découvert, il s’agit d’une solution dont la banque dispose pour vous aider. Pour cela, il reste nécessaire tout de même que votre dernier bilan ne soit pas trop mauvais. Le montant, sa durée et les taux sont déterminés par le biais votre conseiller bancaire.
L’escompte de traite vous permet de disposer d’une créance immédiatement. Le principe est simple. Toutefois, toutes les banques ne le pratiquent pas. Il s’agit de de remettre une traite à votre établissement bancaire contre financement. Attention car si la créance est impayée à son échéance, vous devrez engager la procédure de recouvrement.
Le crédit court terme de trésorerie permet d’avoir de la trésorerie si vous attendez une rentrée d’argent importante notamment dans le cas d’une activité saisonnière ou une période creuse.

En cas de besoins récurrents

Si vous êtes dans une impasse momentanée mais un peu longue, vous pouvez faire appel à votre banque pour d’autres motifs. Certaines banques proposent que vous utilisiez vos factures clients. Vous pouvez alors effectuer une cession Dailly. Celle-ci vous permet de bénéficier d’un crédit à court terme contre la production de factures de vos clients. L’affacturage représente également une solution mais possède l’avantage de garantir la créance et le recouvrement. Malheureusement, toutes les factures ne seront pas acceptées car tout dépend de la solvabilité de vos clients mais également du montant. Attention tout de même car toutes les banques ne le pratiquent pas ou le processus peut prendre du temps.
Si vous faites des investissements (achat de fonds, bien d’équipement, etc.), la banque peut également vous prêter de l’argent par un prêt ou encore utiliser le crédit-bail s’il s’agit de matériel neuf notamment. Elle peut dans ce dernier cas, négocier avec le fournisseur qui acquiert le matériel. Celui-ci vous est loué sur une durée déterminée à l’avance. Vous souscrivez alors un contrat et vous vous acquittez d’un loyer comptabilisé en charge d’exploitation. Le rachat est alors possible pour une valeur résiduelle, en fin de contrat de location, convenue lors de l’établissement du contrat.

Ce que les banques ne financent pas

Les banques considèrent d’abord le risque qu’elles prennent. Si elles les financent parfois, elles sont peu enclines à financer certains prêts sur des montants élevés, l’immatériel (recrutement, R&D, export) ou encore faire des prêts de longue durée (5 ans ou plus) … Elles n’acceptent pas de remboursement in fine et exigent souvent des garanties, ce qui peut être difficile à obtenir quand on est dans une passe risquée. Les dépenses non financées sont celles qui concernent la communication, le marketing ou le recrutement.
A noter qu’une solution alternative dans ce type de cas est de recourir souvent au « crowdlending » (financement participatif entre entreprises).

Pourquoi il va falloir s’habituer à la crise sanitaire ?

La crise sanitaire est bien là et la moitié de la population mondiale est désormais confinée chez elle. Si beaucoup attendent la fin du confinement pour reprendre les bonnes vieilles habitudes, il faut désormais s’avouer que notre quotidien va être profondément bouleversé pour de longs mois voire beaucoup plus. Zoom sur les raisons de s’habituer dès maintenant à à la crise sanitaire et à un bouleversement qui va se poursuivre.

La crise va durer sur le temps

De nombreuses personnes espéraient une immunisation rapide de l’ensemble de la population. Or, il devient clair aujourd’hui que celle-ci ne se fera pas en un jour. Seul un faible pourcentage de la population a été aujourd’hui atteint par le coronavirus selon les premiers rapports scientifiques. Autrement dit, la crise est partie pour se poursuivre sans qu’on puisse en définir la durée. Le gouvernement est en train de prendre certaines mesures qui a demi-mots sont là pour que cette transmission s’accélère tout en préservant les personnes les plus fragiles.

Il suffit de se demander pourquoi les écoles, collèges et lycées réouvrent alors que l’université non. Evidemment ce ne sera pas pour le respect des gestes barrières par les plus petits plus que par les grands et la raison apparaît évidente. Les parents sont plus jeunes et donc plus résistants au coronavirus et le but est donc d’immuniser la population de parents, souvent des travailleurs, rapidement. Mais celle-ci dépend de la capacité des hôpitaux à accueillir. Celle-ci n’est pas infinie et si le nombre de morts ne représentent qu’un faible pourcentage de la population, le nombre de personnes allant en réanimation est pour le moins élevé. Il faudra donc jouer pendant un long moment entre la capacité des hôpitaux et la propagation de la maladie. Autrement dit une affaire de mois voire peut-être d’années. 

La possibilité d’une résurgence et de vagues

Ce qui se passe dans d’autres pays est éloquent. Même là où le virus est maîtrisé, il a tendance à revenir. Autrement dit, les vagues de contamination sont possibles et la possibilité de se retrouver à nouveau confiné est loin d’être improbable. Si elle diminue au fur et à mesure que le nombre de personnes immuno-résistantes augmentent, rien ne garantit que d’un part le virus ne puisse pas s’attraper deux fois, ni qu’ils mutent et que nous y ayons droit chaque année comme la grippe. Il se pourrait bien que le coronavirus devienne une règle jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé, si jamais il existe un jour. Cela pourrait prendre un certain temps donc autant se préparer d’avance à ce que ce soit le cas et transformer dès maintenant nos habitudes et à anticiper. 

Les habitudes liées à l’hygiène vont profondément être bouleversées

Si juste avant la crise, les embrassades et les poignées de main étaient de mises, il est clair que cela ne sera qu’un phénomène minoritaire à la sortie de confinement. Les rituels vont profondément être bouleversés rien que par le fait de vouloir limiter la propagation du virus et de ne pas vouloir se retrouver à nouveau confiné. Les français devraient être prudents, voire certains intransigeants. Il n’y a qu’à voir les réactions parfois disproportionnées de certains sur les réseaux sociaux pour comprendre qu’un bon nombre de nos concitoyens ont été profondément meurtris alors que d’autres vivent dans une peur permanente. Cette dernière devrait d’ailleurs mettre du temps à s’estomper, d’autant plus que certains médias s’en font leurs « choux gras ». 

La mise en place d’un nouveau système en cours

Ce qu’il faut comprendre avant tout et bien au-delà du simple fait que le virus vienne et revienne c’est que désormais l’anticipation d’une crise plus grave est au cœur des questionnements. Si les différents gouvernements ne semblaient pas du tout sensibles par exemple à une crise environnementale voire à un niveau sanitaire de grande ampleur, ce n’est vraiment plus le cas. Il reste à noter que le coronavirus possède un faible taux de mortalité et que, désormais, il est envisagé des scénarii pires que celui actuel. De nombreuses nouvelles règles vont apparaître pour nous permettre d’anticiper et de ne pas nous retrouver confronté à la même situation voire pire alors qu’avant cela était tout bonnement ignoré. Une bonne nouvelle au final car la pire situation n’est désormais plus reléguée comme une impossibilité. 

Des transformations à prévoir pour les entreprises

Il est clair que si le manque d’adaptation de certaines entreprises les a obligées à poursuivre leur activité de la manière traditionnelle notamment quand le télétravail n’était pas possible pour des raisons techniques, cette excuse ne devrait pas tenir une deuxième fois et que chacun va devoir se préparer à ce que le phénomène se reproduise. C’est au final toute la conception même de notre manière de travailler qui va être remise en cause. Le bouleversement interne est donc à prévoir et à anticiper si vous ne voulez pas prendre un pari risqué. Il n’y a qu’à voir les débats actuels sur le retour de la médecine du travail pour comprendre que désormais la santé sera à prendre en compte de manière prioritaire dans les entreprises à tous les niveaux. 

Le changement va, en réalité, beaucoup plus loin puisque le consommateur va lui aussi modifier ses habitudes et que les entreprises vont devoir donc s’adapter à une nouvelle manière de consommer. Celle-ci devrait se transformer très rapidement et il va donc falloir s’adapter tout aussi vite. Si l’impact sur les organisations en interne est à peu près clair avec des mesures d’hygiène beaucoup plus strictes, une anticipation ou encore une capacité à modifier la manière de travailler comme en permettant le télétravail, l’impact sur l’externe reste encore flou et vague. Si le retour à la normal semble désiré et pourrait bien prendre le dessus, la tendance semble être de devoir prendre en compte que cela ne sera peut-être pas le cas et que nous allons devoir nous adapter à un changement de grande ampleur. 

Protégez les données de votre disque dur

Les disques durs si faciles à transporter peuvent nous suivre dans tous nos déplacements et dans le contexte actuel où nombre d’entre nous, travaillent à domicile, ils nous ont permis de poursuivre nos tâches. Ils entrent dans un sac mais souvent nous ignorons leur fragilité et nous devons prendre quelques précautions pour ne pas perdre les précieux documents que nous avons mis soigneusement à l’abri dans de boitier.

 A l’ère des nouvelles technologies, les disques durs sont de véritables petits bijoux qui partagent votre quotidien professionnel. Mais lorsque ceux-ci ne fonctionnent plus : c’est la panique ! Du calme, il est possible de récupérer vos données. Car perdre des données cela n’arrive pas qu’aux autres !

Un disque dur vous permet de stocker de nombreuses données. Que ce soit pour des données professionnelles ou personnelles : il est devenu essentiel. Pratique et efficace, cet outil est utilisé par toutes les entreprises. Mais il n’est pas rare que celui-ci tombe en panne.

Quelles sont les pannes ?

 Les pannes « logiques » : le disque dur fonctionne mais impossible d’accéder aux données qu’il renferme.
 Les pannes « physiques » : le média est altéré et ne peut pas fonctionner.

Les erreurs les plus fréquentes

• L’effacement dû à une erreur humaine ou la présence d’un virus, le repartitionnement d’un disque dur sans vérification de sauvegarde ultérieure, les problèmes physiques du type : chute de disque dur, Les sinistres (inondations, feu, foudre…).
La récupération de données sur disque dur est possible sur les disques durs formatés, les disques durs endommagés, ou encore les disques durs en panne. Mais cela nécessite des techniques pointues. En effet, les disques durs étant constitués de composants réglés à l’échelle du Micron, toute manipulation maladroite peut aboutir à une perte irrémédiable de ses données ! 

Deux procédures possibles pour la récupération de données disque dur 

 Les salles blanches : environnement contrôlé utilisé pour les pannes mécaniques. Les disques durs y sont démontés, inspectés et traités sans risque de contamination par la poussière.
• La copie des disques durs : pour protéger les données, la récupération ne se fait jamais sur le media original. Les ingénieurs travaillent à partir de cette copie pour récupérer vos données.
Dans tous les cas, lorsque vous êtes confronté à cette situation la première règle est d’éviter de vouloir soi-même réparé la panne en touchant un peu à tout. C’est un outil fragile, vous prenez le risque  d’envenimer les choses. Gardez votre calme et renseignez-vous.

Quelques conseils pour protéger en amont vos données

• Enregistrez régulièrement sur plusieurs supports les données sensibles de votre ordinateur. Aujourd’hui d’autres moyens peuvent être utilisés : comme la sauvegarde sur CD, DVD, clé USB, serveur, … Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Mais en misant sur plusieurs outils vous jouez la sûreté. La règle d’or consiste à ce que chaque fichier important soit enregistré sous trois formes différentes : un fichier de travail et deux copies de sécurité.
• Si vous habitez dans une zone inondable, ne stockez pas votre sauvegarde au sous-sol. Stockez vos données dans un endroit sec à l’abri de la lumière. Vous devez tenir compte de l’environnement et des conditions météorologiques… Veillez à entreposer vos appareils de stockage dans un coffre-fort étanche et ignifugé.
• Protégez votre ordinateur via l’installation d’un antivirus sur votre ordinateur. Un moyen efficace de vous protéger contre les virus qui pourraient endommager vos données. Pensez à le mettre à jour régulièrement pour qu’il soit toujours opérationnel.
• La mise en place d’un pare feu (firewall) peut-aussi être une solution efficace. Il bloque automatiquement les intrusions inconnues dans vos données.
• Enfin, l’utilisation d’une composante physique comme ASI (Alimentation Sans Interruption) permet en cas de panne de courant de continuer à utiliser votre ordinateur quelques minutes afin de sauvegarder vos données avant de l’éteindre.

Des chiffres révélateurs !

• 34 % des entreprises ne testent jamais leurs sauvegardes.
• 77 % de celles qui ont testé leurs sauvegardes ont découvert des sauvegardes défaillantes avant d’en avoir besoin.
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Quelle est la durée de vie d’un appareil de stockage de données ?

Si l’utilisateur respecte les instructions du fabricant, et utilise régulièrement l’appareil de stockage, on peut déterminer les durées de vie suivantes :

  1. (Disque à circuits intégrés) : de 1 à 2 ans ».
  2. Disques durs externes : de 3 à 5 ans
  3. Supports de stockage USB à mémoire flash (clé USB) : de 5 à 15 ans
  4. Support de stockage optique (CD/DVD) : de 1 à 300 ans
  5. Stockage dans le cloud : à déterminer

Quelques bonnes raisons de se réjouir

Dans la morosité ambiante, la rédaction de Dynamique a souhaité mettre une touche d’optimisme face à la situation actuelle. Certes, les mauvaises nouvelles sont nombreuses. Cependant, la situation actuelle a également des bons côtés que l’on a tendance à obscurcir et à ne plus voir. Zoom sur quelques bons impacts de la crise actuelle afin de se réjouir et se remettre un peu le moral.

Vous avez peut-être enfin du temps

Tout l’année, nous avons entendu râler des personnes sur le fait qu’elles n’ont jamais le temps et se plaindre du stress, de tâches qui n’arrêtent pas et de leur besoin de vacances. Si ce n’est pas tout à fait des vacances, il faut bien constater, que vous disposez à présent de moments paisibles pour vous ! Il faut donc bien le constater vous avez tout le temps que vous voulez pour prendre soin de vous et vaquer à vos occupations.

Certes, des aménagements sont à faire. Par ailleurs, faut parfois avoir de l’ingéniosité pour contourner certaines contraintes. Nous n’avons pas la liberté de faire tout ce que nous faisions presque tous les jours mais si vous souhaitez « squatter » la salle de bain, apprendre une langue étrangère, un instrument de musique, faire de la musculation … Vous en avez l’opportunité à condition de ne pas vous trouver des excuses. 

L’écologie va peut-être enfin devenir une priorité

L’impact de l’homme sur son environnement a pour une fois été sanctionné, lourdement, et la remise en cause semble à l’ordre du jour. En espérant qu’une fois l’épisode passé, un véritable changement va peut-être s’opérer en la matière et nous n’aurons pas, avec de la chance, à subir ce qui semblait de plus en plus inéluctable. Nous allions droit vers la catastrophe. Or, il semblerait que nous ayons l’opportunité de nous remettre en cause, ce qui n’est pas plus mal en fin de compte. D’ailleurs, cette remise en cause semble s’effectuer à de nombreux niveaux. Et il se pourrait bien que le changement affecte bien plus que l’écologie mais également la considération de l’importance de chaque métier à l’économie générale et à la revalorisation de certains. Une opportunité qui n’aurait pas été possible autrement. 

L’humain va redevenir central

La société moderne nous a largement fait oublier le plus important : les rapports humains. Si la rapidité et le stress quotidien nous ont largement fait perdre cette notion selon laquelle l’être humain est avant tout un être social, la piqure de rappel par l’isolement nous a bien fait comprendre qu’être tout seul dans son coin, c’est bien un moment mais pas trop longtemps. Nous avons certes besoin d’instants pour nous mais les autres sont également fondamentaux dans notre vie. On constate bien qu’internet ne remplace pas le réel. Ce n’est pas parce que vous avez fait un apéro sur Skype que vous êtes comblé. D’ailleurs les fournisseurs d’accès ne n’oublient pas dans leurs publicités actuelles. Ils tendent à promouvoir le fait qu’ils mettent en contact les humains… 

Certaines habitudes vont changer. 

Il est clair que certaines habitudes de travail vont être profondément bouleversées et les fans du télétravail vont pouvoir avoir de quoi argumenter. La flexibilité devrait bientôt devenir une règle ce qui n’est pas pour déplaire à tout le monde. D’autres moyens devraient également se développer plus rapidement qu’escomptés du fait d’une nouvelle demande. Celle-ci devrait forcer bon nombre d’entreprises à mettre rapidement en place ce qu’elles trainaient à mettre en place, par exemple, la possibilité de commander à distance ou encore d’affiner les heures et jours de livraisons pour ne citer que cet exemple. 

Mais ce n’est pas tout l’hygiène devrait être aussi mise en valeur, ce qui n’est pas pour déplaire dans de nombreuses situations où il faut l’avouer certains avaient tendance à un peu négliger les règles de base. La pression sociale devrait nettement les aider à rectifier des comportements parfois plus que limites et leur propre sensibilité devrait légèrement augmenter.

Vous pouvez décider de tout changer

Vous avez quatre longues semaines pour améliorer votre vie et prendre de grandes décisions ! Alors pourquoi attendre ? Pour une fois, vous avez la possibilité de mettre en œuvre vos choix sans que personne n’y rien n’interfère. Vous ne pourrez pas vous trouver d’excuses alors pourquoi n’en profitez-vous pas ? Le changement est facilité actuellement par les conditions dans lesquelles nous évoluons . Ainsi, vous pourrez être fier à la rentrée de pouvoir afficher de nouvelles résolutions qui ne s’éteindront pas comme celles du début d’année car vous pouvez dès maintenant les mettre en place et en faire des habitudes. Vous aviez décidé d’arrêter de fumer ? Vous avez quatre bonnes semaines pour le faire sans que personne ne vienne vous inciter et que vous vous retrouviez dans une situation qui vous incite à reprendre. C’est le moment idéal ! 

Vous pouvez faire des choix

Vous avez complètement déstructuré vos manières de vivre et de travailler et les gens que vous rencontriez. Cette période vous permet de reprendre le contrôle sur vos décisions. Si vous étiez entouré de personnes négatives au quotidien, vous avez la possibilité de radicalement changer vos rapports à votre retour. Cela fera deux mois que vous ne les avez pas fréquentées donc autant en profiter pour passer à autre chose ou voir de nouvelles personnes. Vous pouvez profondément restructurer votre planning. Actuellement, vous pouvez faire des choix pour ce que sera la rentrée sans avoir aucune influence. Donc décidez et tenez vos décisions à votre retour ! 

Quasiment tout le monde est disponible !

Cela peut paraître évident. Toutefois, si nous sommes tous en train de toujours courir, c’est moins le cas en ce moment pour une bonne partie de la population. Cela ne reste pas vrai pour tout le monde car certains courent encore plus aujourd’hui que par le passé. Vous pouvez ainsi passer quelques coups de fils à des personnes que vous n’avez pas vues depuis un certain temps et prendre enfin de leurs nouvelles. Ils sont nombreux à s’ennuyer profondément. Alors n’hésitez pas à les contacter plutôt que de rester dans votre coin à compter les heures tout seul. Bref une opportunité de plus de renforcer vos rapports humains à distance. Pourquoi pas après le confinement, dans la vie réelle. 

Comment sécuriser ses données numériques ?

La facilité d’avoir toujours le même mot de passe et celui d’utiliser un mot de passe lié à notre environnement sont les deux pires ennemis de la sécurité des données numériques. Si difficile de repérer votre date anniversaire mêlée à celle de votre conjoint ou de vos enfants ou petits-enfants, Facebook entre autres et vos épanchements seront la proie même d’un hacker débutant. Donc oui, il faut un mot de passe qui soit inintelligible… Alors comment sécuriser ces données ?

Comment choisir des mots de passe efficaces ?

Le choix d’un bon mot de passe peut sembler évident. Trop de personnes ne le considèrent pourtant pas à sa juste valeur. Certes, vos mots de passe doivent être facilement mémorisables afin d’éviter les oublis (bien que, généralement, un système de récupération de mot de passe via votre boite mail soit proposé). Les mots de passe choisis doivent s’avérer relativement complexes, du moins pour tous les autres utilisateurs afin qu’ils ne le devinent pas et que vous ne vous fassiez pas pirater votre compte. Sachez que plus vous optez pour des mots de passe longs et complexes, plus il sera difficile pour ce que l’on appelle un hacker (personne cherchant à s’introduire frauduleusement dans un système ou un réseau informatique en contournant les protections d’un logiciel) de le deviner. Privilégiez les caractères spéciaux (majuscules et minuscules, chiffres, etc.).

En changer régulièrement ?

Changez régulièrement de mots de passe et évitez de les noter. La méthode la plus fiable reste d’user de moyens mnémotechniques. Evitez également de cocher la case « se souvenir de mon mot de passe), notamment en cas d’utilisation partagée d’un ordinateur. Cela permettrait à la personne utilisant l’ordinateur après vous de se connecter directement à votre compte et d’avoir ainsi accès à l’ensemble de vos informations présentes sur le compte ou la session.

Jamais le même mot de passe !

En cas d’utilisation de plusieurs comptes, ne choisissez pas des mots de passe identiques. Si quelqu’un parvenait à trouver votre mot de passe, cela voudrait dire qu’il aurait accès à l’ensemble de vos comptes. Si vous possédez plusieurs adresses e-mail, privilégiez l’utilisation de différentes adresses. En cas de « mot de passe oublié » pour un compte donné, si une personne connaît le mot de passe relié à votre boite mails, elle pourra facilement obtenir le mot de passe du ou des comptes associés à l’adresse e-mail.

Par exemple, une connexion en deux étapes est permise par Google et Facebook. Ainsi, à chaque fois que vous vous connectez, vous devez entrer votre nom d’utilisateur, votre mot de passe mais également un code spécial envoyer par sms ou message vocal par le service en question. 

Vous l’aurez compris, bien choisir ses mots de passe est essentiel, mais pas seulement. Il faut également savoir utiliser correctement ses adresses e-mails et surtout, bien définir les mots de passe associés à ces boites mails. Il est d’ailleurs préférable d’user d’un logiciel client (plus sécurisé) plutôt que d’un service de web mail. Des logiciels de chiffrement existent également. Ils permettent de crypter les données contenues dans les e-mails.

Et les spams ?

Méfiez-vous des spams qui peuvent contenir des virus. Afin d’éviter de vous faire piéger, ne cliquez dessus que si vous connaissez la source. Autrement, évitez de les ouvrir, voire supprimez-les. 

N’hésitez pas à utiliser un logiciel anti-virus afin de barrer la route des logiciels espions.

Pour ce qui est du mot de passe de votre ordinateur ou encore de votre mot de passe de téléphone portable (code pin), un pirate peut aisément passer outre. En cela, il est intéressant de chiffrer vos données et d’éviter de surfer sur votre smartphone.

Sécuriser ses données numériques incontournable

Les informations que vous choisissez volontairement de diffuser en ligne doivent être restreintes. Gardez à l’esprit que même si vous supprimez par la suite une information diffusée sur Internet, ce dernier garde tout de même sa trace bien que vous ne la voyiez plus apparaître ! C’est notamment le cas avec les réseaux sociaux comme Facebook par exemple. La plupart des réseaux sociaux collectent les données de leurs utilisateurs. Vous avez néanmoins la possibilité de paramétrer la confidentialité de votre profil dans le but de limiter la visibilité de vos informations personnelles.

Un pirate informatique ayant accès à de nombreuses informations vous concernant (date de naissance, prénoms de membres de votre famille et autres) est plus à même de deviner vos mots de passe car ces informations sont susceptibles de l’aider. D’où l’importance de bien choisir ses mots de passe.

Clés en main pour sécuriser vos données, fermez l’accès de vos informations que vous jugez confidentielles, il ne faudrait en aucun cas qu’elles parviennent à la concurrence !

L’équipe au centre de la réussite

Olivier Reynaud, cofondateur et CEO d’Aive, société d’intelligence artificielle dans la vidéo, a décidé de se lancer en compagnie de son ancien associé et d’en convaincre deux nouveaux pour une nouvelle aventure entrepreneuriale.

Comment vous est venue l’idée d‘AIVE ?

Je suis acteur et observateur du monde de la vidéo et du digital depuis plus de 10 ans. Au fil du temps j’ai établi un constat : les entreprises ont une appétence grandissante pour la vidéo, elles les adaptent au digital pour communiquer, faire passer une émotion ou une expérience. Mais le point noir c’est la post-production qui fait perdre parfois un temps fou aux créatifs. Il n’existe, par exemple, pas de technologie qualitative, capable d’adapter un fichier vidéo à différents formats TV, tablette, téléphone etc. C’est là que j’ai commencé à imaginer une intelligence artificielle créative capable de résoudre ces problèmes à grande échelle. C’est comme cela que le concept d’Aive est né, après différents échanges avec mon co-fondateur Rudy Lellouche.

Je suis créatif depuis toujours, mon co-fondateur lui est ingénieur, nous formons le binôme parfait pour cette nouvelle aventure ! Mais nous ne sommes pas restés seuls. Nous ont rejoints un CTO Arnaud Briche, et notre Chief Creative Officer Marielle Postec qui a plus de 15 ans d’expérience dans les grandes agences de création comme Havas Paris, TBWA… À partir de là, nous avions trouvé notre équipe de choc. C’était le départ.

Quand a été créée l’entreprise ?

Dans notre tête à Rudy et moi depuis 2017, puis la société a été créée en 2019, le temps pour nous de nous libérer de nos obligations professionnelles par ailleurs, de constituer une équipe d’excellence et de co-construire le produit avec des marques. C’est alors que nous nous sommes lancés dans notre road show à la recherche des capitaux nécessaires. Nous avons eu la chance de nous entourer essentiellement de Business Angels (BA) de renom comme Guillaume Lestrade (Meero), Pauline Duval (Groupe Duval), Renaud Visage (Eventbrite), Aurélie Jean (PhD In Silico Veritas) ou encore Hervé Labeille (TETU / HLA Partenariat TV) pour ne citer qu’eux. La Bpifrance nous a ensuite suivis et fait confiance. C’est ainsi que nous avons rassemblé 3,2 millions d’euros. Ce premier tour de financement a été clôturé l’été dernier. La fusée était lancée !

Comment s’est passé le lancement ?

Le lancement d’Aive a été annoncé en juin 2019, d’abord localement, car nos équipes Tech sont toutes à Montpellier, tout comme l’était Teads, ce qui avait été un facteur de succès. Je suis pour ma part basé à Paris avec mon équipe de direction et l’équipe commerciale. Incroyable mais vrai, depuis le lancement nous recevons une candidature par jour, déjà 150 candidatures potentielles ! Un avantage pour recruter des talents. Nous avons très rapidement pu recruter une équipe d’experts en tech. Le noyau est extrêmement solide. En septembre nous avions déjà une petite dizaine de développeurs avec nous pour le lancement. Chaque mois, une personne arrive et nous sommes aujourd’hui 15. D’ici deux ans, nous devrions facilement doubler l’équipe. Nous sommes en plein développement de notre technologie dont la sortie est prévue courant deuxième semestre 2020. Le projet est plus qu’enthousiasmant.

Quel est le défi d’AIVE ?

Il faut comprendre que quand une marque crée un film, elle doit l’adapter dans plusieurs formats (tablette, téléphone…) et plusieurs durées (30’, 1’30…). Cela demande d’analyser le contenu afin de privilégier certaines scènes par exemple. Notre IA sera autonome et capable de faire seule ces ajustements. Ainsi des centaines, voire des milliers de vidéos, pourront être traitées chaque jour, puis chaque heure. Une solution pour les marques qui perdent aujourd’hui énormément de temps et d’argent à réaliser ces manipulations… soit plusieurs dizaines de milliers d’euros voire des centaines par jour. Cela leur coûte jusqu’à un tiers du budget de production ! Les marques sont obligées de limiter leur créativité en fonction de leur capacité et de leur budget. Notre but est de libérer les créatifs de cette partie post-production qui n’est pas celle où ils s’amusent. Mais ce n’est pas tout, nous avons d’autres projets pour les années à venir.

Comment vous voyez-vous fin 2020 ?

Nous développons actuellement une technologie qui permet d’adapter la vidéo dans tous les formats et toutes les durées possibles. Une technologie qui automatise aussi la distribution de vidéo. La vidéo ne touche pas que la publicité, notre technologie pourra s’adapter à de multiples besoins et marques. Personnellement, je suis un vrai fan de la vidéo. J’évolue dans ce domaine depuis des années, c’était déjà le fondement de ma précédente société Teads en 2010 (ndlr. la société a été rachetée 285 millions d’euros par Altice). Au début, il n’y avait que du texte, aujourd’hui tout est image et vidéo. Une étude montre qu’en 2022, 82 % du trafic monde va être lié à de la vidéo. Nous voulons donc équiper tous les acteurs.

Quels ont été les plus grands défis depuis le début ?

Il nous a fallu d’abord rassembler une première équipe, celle des fondateurs et cela nous a pris du temps. Ensuite, il a fallu créer le produit idéal, celui qui répondait à un besoin et une problématique. Nous avons pris le temps de discuter avec des marques. C’est ainsi que le produit a mûri avec le temps. Le dernier défi a été le financement car pour aller loin, il nous a fallu convaincre alors que le projet n’existait encore que sur papier ! Un sacré challenge et il n’est pas fini. Nous aimerions demain devenir une Licorne !

4 Conseils d’ Olivier Reynaud 

  • Trouver la meilleure équipe. Quand je dis équipe, il y a certes les associés mais également les talents qu’on recrute. Il existe plusieurs écoles dans l’entrepreneuriat dont celles qui privilégient le mono-entrepreneuriat avec un seul entrepreneur mais personnellement je trouve que la réflexion s’enrichit quand on est plusieurs.
  • Créer le meilleur produit. Il faut trouver un problème puis sa solution. Et non l’inverse. On se trompe si on crée une technologie et qu’on se demande ensuite comment la vendre.
  • Être proche des clients dès le début. Échanger avec ses futurs clients dès le premier jour permet de construire le produit et de trouver le bon concept.
  • Aller vite. Il faut prendre le marché de court et créer un produit avec une barrière forte. C’est la clé pour ne pas être copié. Soyez en avance, personne ne pourra vous rattraper. C’est très souvent les premiers qui gagnent le match. N’attendez pas le projet parfait, lancez-vous et votre projet évoluera dans le temps.

Ces arguments qui touchent vos clients : la méthode SONCAS

La méthode SONCAS représente une méthode commerciale qui a fait ses preuves et qui est fortement utilisé dans les entreprises pour répondre non seulement objections du client, mais aussi pour finaliser l’achat. Elle constitue une excellente base pour réaliser un argumentaire commercial performant et met en en avant les points essentiels pour le client de votre offre. 

Le principe en lui-même

Il s’agit en réalité d’un acronyme. SONCAS signifie en réalité : Sécurité, Orgueil, Nouveauté, Confort, Argent et Sympathie. Chaque client à sa zone de sensibilité et votre offre peut lui apporter ces 6 éléments. Ils ne sont pas tous sensibles à l’ensemble de ces éléments et il vous faudra déterminer les leviers pertinents sur chaque client même si votre plaquette commerciale peut en comporter un maximum. Mais que signifie chaque terme ?

La sécurité

La Sécurité ramène à un besoin primaire de l’être humain. Votre produit peut lui apporter de la sécurité, certes, mais également l’être en lui-même que ce soit par ses propriétés ou par le fait qu’en faisant appel à lui, il est sûr de ne pas avoir de problème par la suite. En termes de produit, il s’agit souvent d’une qualité mise en avant pour les jouets pour bébé mais on peut également penser à des fonctionnalités de sauvegarde automatique par exemple dans les domaines de l’informatique. Il touche particulièrement les clients qui ne souhaitent pas prendre de risque et ce type de client prend en général du temps à se décider car il ne souhaite pas faire d’erreur. Il s’agit souvent d’un client qui a besoin d’être rassuré et vous devez privilégier un champ lexical rassurant comme : qualité, durabilité, solidité, sureté, certifié … 

L’orgueil

L’Orgueil. Il s’agit de toucher un client qui ne veut pas en général être monsieur tout le monde. Celui-ci cherche à se distinguer et à être au-dessus de la masse ou différent. Il s’agit de sortir du lot et les marques de luxe agissent souvent sur cet élément. Vous devez toucher son amour-propre et il doit se sentir valorisé par votre offre mais vous devrez également l’être dans votre approche commerciale. Il ne s’agit pas de prendre le client de haut car vous pouvez vite entrer dans la bataille d’égo. Pour réussir votre vente vous devrez donc le valoriser (et le flatter si vous préférez le terme). Le champ lexical est donc celui du luxe : unique, haut de gamme ou encore sélectif… 

La nouveauté

La Nouveauté fait penser souvent aux early-adopters, ceux qui aiment être les premiers à découvrir une offre. Apple joue beaucoup sur ce vecteur pour communiquer et il s’agit d’apporter quelque chose de nouveau et de différent dans le quotidien des gens. Parfois la nouveauté et l’orgueil font bon ménage car certains aiment montrer qu’ils ont été les premiers à avoir découvert votre offre. Ils constituent souvent une très bonne base pour le bouche à oreille et on compte souvent dans cette catégorie les influenceurs. Il s’agit avant tout de surprendre ce client par les nouvelles fonctionnalités apportés et d’utiliser le champ lexical de l’innovation : innovation, originalité ou encore dernier-cri représentent des mots qui peuvent toucher cette cible par exemple.

Le confort

Le Confort s’adresse au bon vivant. Il est notamment utilisé pour des produits comme la domotique. Celui-ci peut se passer à plusieurs niveaux car si on pense immédiatement à la facilité d’utilisation et au manque d’effort, cela peut également concerner les qualités intrinsèques du produit comme sa douceur ou sa chaleur. Il est souvent associé avec la sécurité et ce type de clientèle voudra avant tout être tranquille. Elle recherche le bien être et ne souhaite pas en général s’embêter avec des manuels compliqués et fastidieux à lire. Il s’agit de lui simplifier la vie et de la laisser se mettre dans son cocon. Pour communication avec elle vous devez donc utiliser un champ lexical du type : facile, aisé, chaud, tranquillité …

L’argent

L’Argent ne fait pas le bonheur mais constitue encore et toujours un facteur décisif pour bon nombre de prospects. Presque présent partout, il s’agit souvent d’un point de blocage pour les vendeurs qui doivent assimiler que le prix n’est pas un problème mais qu’il faut mettre en avant ce que le produit apporte par rapport à la somme demandée. Il ne s’agit pas forcément de faire des remises même si le client y sera sensible mais de faire comprendre que le produit peut lui apporter un gain d’argent ou que la relation prix/produit est avantageuse. Il faut qu’ils comprennent que son « investissement » est rentable et il sera particulièrement sensible au champ lexical financier tel que : réduction, qualité/prix, promotion, rentabilité… 

La sympathie

La Sympathie représente la dernière lettre du SONCAS et peut s’appliquer en réalité dans toutes les ventes. On évoque généralement la sympathie du commercial et son rapport avec le prospect. Il s’agit avant tout que ce dernier donne envie au client d’acheter et il s’agit souvent du critère final qui permet de différencier deux vendeurs à offre identique. Pour cela votre commercial doit créer un lien avec le client en s’adaptant bien notamment à ce que désire le client et notamment aux autres lettres du client. 

De nouvelles lettres en apparition

Si ces facteurs étaient clés autrefois d’autres lettres semble apparaître depuis quelques années et par exemple le V de Valeurs. Il s’agit par exemple de montrer en quoi votre société a un impact positif sur la société. On l’assimile souvent également à l’Humain et l’impact reste de plus en plus fort et prend de plus en plus de place dans les argumentaires commerciaux. Si on en a vu les prémices avec les normes ISO 14000 aujourd’hui on parle de plus en plus de « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) et elle semble devenir un facteur de plus en plus déterminant dans la vente. La crise actuelle pourrait d’ailleurs bien faire entrer cette dernière comme un élément clé de la vente dans les années à venir. Elle va souvent de pair avec la notion de nouveauté et le champ lexical utilisé est souvent relatif à des termes comme : impact, responsabilité, respect…

Vous pouvez désormais revoir votre argumentaire commercial efficace et vérifier qu’il touche largement l’ensemble de ces points. Votre produit n’a peut-être pas toutes ses qualités et il faut garder à l’esprit que votre client n’a pas toujours le même positionnement suivant ce qu’il achète. Il peut rechercher la sécurité pour certains produits alors que dans d’autres cas il préfèrera la nouveauté. A noter que s’il s’agit de levier pour finaliser l’acte d’achat, l’écoute représente la première clé, celle qui vous aidera à utiliser le bon levier.

Richard Branson l’autodidacte devenu un géant

Toujours avec des idées nouvelles, Richard Branson a lancé des croisières a un moment qui semble peu opportun, au cœur de l’épidémie de coronavirus. A la tête d’un conglomérat de plus de 300 filiales, le fondateur du groupe Virgin fait partie des autodidactes de l’entrepreneuriat les plus doués de sa génération. Focus sur un businessman aussi ingénieux qu’iconoclaste.

Pourquoi le nom Virgin ?

« Nous sommes tous vierges en business ! » voilà ce qu’aurait dit l’une des collaboratrices de Richard Branson lors du lancement de Virgin Records en 1970. L’idée de « pureté » et de « nouveauté » plaît tout de suite au jeune entrepreneur déjà attentif à l’importance de bâtir une image de marque.

Une marque omniprésente partout dans le monde et des secteurs très divers

Si l’activité historique de Virgin reste la création d’un label de musique en 1970 – Virgin records sera rachetée en 1992 par la EMI records – l’entreprise devient très rapidement un groupe multinational opérant dans des secteurs très variés. Notamment, Virgin Music (musique), Virgin Mégastores (grande distribution de produits culturels), Virgin Atlantic (compagnie aérienne), Virgin Mobile (téléphonie), Virgin Money (finances), Virgin Train (transport ferroviaire), Virgin media (télévision câblée), Virgin Galactic (tourisme spatial), Virgin Radio (média audio),Virgin Drinks (sodas), Virgin Holidays (agence de voyage), etc. Il faut ajouter à cette liste de nombreuses filiales et ou sociétés rachetées par le groupe mais non siglées « Virgin ». À l’inverse, certaines sociétés portant le nom de la marque n’appartiennent plus à 100 % à Richard Branson. Mais étant donné qu’elles utilisent le nom de la marque, l’entrepreneur conserve un droit de regard sur son utilisation.

Des débuts prometteurs d’un ado’ dyslexique et sans diplômes

Après avoir quitté l’école à 16 ans en raison de sa dyslexie, Richard Branson fait parler de lui en créant en 1968 le magazine Students avec la complicité de son ami Jonathan Holland-Gems. Ensemble, ils feront de ce canard le porte-voix de toute une génération de hippies anglais opposée à la guerre du Vietnam et engagée dans la lutte pour le droit à l’avortement. À 20 ans, Richard Branson vend des disques par correspondance. Trois ans plus tard, en 1970, il produit avec la « Tubullar bells » de Mike Oldfield sélectionné d’ailleurs pour la bande originale du film l’Exorciste. Ce gigantesque succès attire les meilleurs artistes du moment chez Virgin Records comme les Sex Pistols, Culture Club ou encore Phil Collins.

Branson et son art des fusions bien pensées

Ayant horreur du principe de « monopole » et se définissant comme un entrepreneur « intuitif », Richard Branson a tout de suite réfléchi à diversifier les activités de son groupe. Quarante-six ans après ses débuts, Virgin est devenu ce qu’on appelle un conglomérat regroupant près de 350 filiales à travers le monde. Selon bon nombre d’observateurs, Richard Branson excellerait dans la mise en place de partenariats et de fusions bien pensés, notamment avec Virgin mobile qui utilise le réseau SFR pour former aujourd’hui une des plus solides alliances sur le marché national de la téléphonie mobile.

Un entrepreneur célèbre grâce à une personnalité iconoclaste

S’il y avait un mot pour caractériser sa personnalité, « anticonformiste » serait le plus adéquat. Certaines anecdotes le prouvent. Lorsqu’il était propriétaire de l’écurie de F1 Virgin, Richard Branson a fait un pari avec Tony Fernandes, propriétaire d’AirAsia et PDG de l’écurie de F1 Lotus : le propriétaire de l’écurie la moins bien placée au classement devait jouer les hôtesses de l’air dans la compagnie concurrente.

M. Branson a perdu et a honoré son pari quelques temps après. En 2012, Richard Branson traverse la manche en kite-surf. C’est le sportif le plus âgé à avoir réussi ce périple et cela figure désormais dans le Guiness Book des records. Enfin, pour le lancement de Virgin Cola en 1993, Richard Branson loue un tank et bloque la place Time Square à Londres en écrasant sur son passage des milliers de canettes de ses concurrents, Coca-Cola et Pepsi. Ensuite, il se déguise en canette de Virgin Cola et pose nu avec un pack en face de son sexe.

Et toujours des aventures nouvelles

Alors que le secteur est secoué par l’épidémie de coronavirus et que les magnifiques paquebots ne font plus autant rêver, l’inauguration du premier paquebot, le Scarlet Lady, avec des croisières interdites aux moins de 18 ans a eu lieu au mois de février et son départ au début avril au départ de Miami. Le deuxième paquebot, Valiant Lady, prendra lui la mer en mai 2021 et offrira des croisières en Méditerranée. Les deux autres seront livrés en 2022 et en 2023. Le navire justifie d’une technologie qui utilise la chaleur dégagée par les moteurs diesel pour créer de l’électricité afin de diminuer les besoins en carburant.  Le navire est également équipé d’un système d’épuration pour éliminer les déchets de dioxyde de soufre et d’un convertisseur catalytique qui réduit les oxydes d’azote.