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Reprendre les rênes de son entreprise après une période de confinement et de vacances

Pour le chef d’entreprise, il n’est pas toujours facile de manager son équipe après une période de confinement et de plus après quelques semaines de congés. 

Après-COVID : quel lendemain pour le télétravail ?

Pour tout employé, les vacances représentent un excellent moyen de faire le plein des batteries et la rentrée peut s’avérer décisive. Théoriquement, après un repos bien mérité, il est plus simple de repartir à plein régime. C’est, du moins, l’objectif. Revenir aux commandes et replonger dans le monde du travail requiert de la volonté et une prise de conscience de l’enjeu. Mais cette année la période de confinement et ses conséquences à laquelle s’est ajoutée la période de vacances a créé une situation unique et inédite. Pour les chefs d’entreprise, le retour en entreprise c’est le moment  de redéfinir les objectifs et les directives.

Une reprise en douceur des travaux

Le dirigeant d’entreprise est souvent tenté de se replonger rapidement dans son travail, dans l’optique de ne pas perdre du temps et en vue d’avancer sur certains dossiers pressants. Cette stratégie présente tout de même quelques risques, car souvent la direction à suivre est omise. Prendre du recul demeure la meilleure chose à faire et se réserver une demi-heure pour faire le point sur la situation peut être une bonne solution. L’essentiel reste de savoir prendre de la hauteur et d’éviter de se noyer immédiatement dans l’opérationnel. Sans recul, le risque de commettre des impairs est grand.
Laissez également un peu de temps à vos équipes pour échanger plutôt que procéder à une réunion immédiate.

Fixez une vision stimulante

Si aucune perspective intéressante ne vient se présenter à l’horizon, il est tout aussi difficile de se remotiver à travailler. Le mieux à faire reste de fixer des objectifs à court/moyen terme et de montrer une vision. Cependant, il faut souligner qu’un objectif doit être défini avec soin et doit être atteignable, mesurable, spécifique et rattaché à un projet et également défini dans le temps. Il ne faut pas omettre que la vision reste un moteur. 

S’appuyer sur ses collaborateurs

En entreprise, l’une des richesses de la vie réside dans la pluralité des rencontres qu’elle occasionne. En tant que chef d’entreprise, vous pouvez partager vos idées, vos visions et vos objectifs pour un projet ou une idée. Commencez par motiver vos collaborateurs en les rencontrant un par un. Si vous avez des projets en cours, n’hésitez pas à les solliciter  et à les impliquer dans le cercle de décision, ils n’en seront que plus motivés. En faisant appel à vos collaborateurs, vous pourrez trouver de nouvelles idées et une équipe motivée.

Motiver par votre optimisme

En tant que dirigeant d’entreprise, vous devez montrer l’exemple, en termes de motivation. Ne commencez pas à dire que « vous étiez si bien en vacances ! » car vos salariés ne vous contrediront pas. Pour ce faire, vous devez motiver vos employés sans les stresser. Ainsi, il n’est pas nécessaire de leur mettre de la pression. Remotiver son équipe après les vacances reste un pari difficile à tenir mais l’exemplarité reste la meilleure méthode. En tant que chef d’entreprise, c’est votre devoir de faire en sorte que vos collaborateurs soient opérationnels rapidement. De ce fait, n’hésitez pas partir du bon pied et vous mettre rapidement dans le bon rythme et aussi supprimez toute parole pessimiste qui démotivera vos collaborateurs. Les annonces médiatiques ne cessent de saper le moral en présentant une situation qui promet des jours difficiles. Il est inutile d’en rajouter !

Sondage Empreinte Humaine et Opinion Way sur l'état psychologique des  salariés français après 5 à 6 semaines de confinement : Infographie  Baromètre T2 La situation s'aggrave | Empreinte Humaine
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Les réunions virtuelles : la nouvelle galère ?

Les réunions classiques étaient coutumières pour les dirigeants et ont été étudiées sous toutes les coutures. Elles ont fait l’objet de nombreuses formations, de coachings tant pour les dirigeants afin qu’ils décryptent les attitudes des uns et des autres et qu’ils puisent les diriger avec brio mais aussi pour qu’ils puissent canaliser les participants ou les encourager à s’exprimer. Depuis le confinement, ce sont les réunions virtuelles à distance qui ont pris le pas. 

Il faut le constater : ce qui était l’apanage des dirigeants de haut niveau pour communiquer par exemple à l’international est devenu le lot commun. Les réunions en présentiel sont devenues aujourd’hui virtuelles. La crise sanitaire a donc changé la donne et il a fallu improviser, aussi bien pour les dirigeants que les collaborateurs. La maitrise de cet exercice est plus difficile à acquérir qu’il n’y parait car elle demande de nouvelles compétences. Inutile de se voiler la face !

Les collaborateurs et la vidéo ?

Difficile d’être naturels pour de nombreux collaborateurs. Jusqu’à présent un certain nombre d’entre eux échangeait avec leur environnement proche par Skype ou autre logiciel. Le virtuel faisait partie de leur sphère privée mais voilà qu’il leur a fallu transposer les habitudes du monde privé en monde professionnel.

Or, la présence physique en réunion reste bien différente de la présence virtuelle, qu’on le veuille ou non. Les ondes sont différentes et les personnes sont souvent en médaillon et s’expriment à tour de rôle et parfois en même temps ce qui rend souvent les échanges inaudibles. La maîtrise de la réunion physique doit donc l’être à nouveau dans ce nouveau mode. Une difficulté que beaucoup n’avait pas imaginé.

Le danger de la copie d’écran

Impossible d’empêcher la copie d’écran et donc il arrive parfois que la société se mette en danger. De nombreuses entreprises ont dû instaurer des chartes de comportements et de confidentialité afin que cette dernière soit respectée et que chacun puisse s’exprimer librement. 

Conscient des enjeux des réunions en visioconférence, Poly, un fournisseur de solutions audio et vidéo conférence, a réalisé une infographie des 7 meilleurs et 7 pires comportements observés chez certains télétravailleurs. Ils l’ont assorti de quelques conseils.

Ces savoir-être, bénéfiques pour le business

Le savoir-être est au cœur de la vie du dirigeant : être curieux et à l’affût de l’information sont des facteurs déterminants. Le dirigeant est confronté quotidiennement dans un monde qui bouge à la prise de risques. Le chef d’entreprise doit, en tant que véritable chef d’orchestre, avant tout, maîtriser sa communication dans un monde gouverné par l’image pour pouvoir développer son entreprise. Adopter un comportement adéquat pour bâtir une relation sur la durée, c’est un art qui s’apprend. Saviez-vous que certaines attitudes adoptées dans le monde de l’entreprise favorisent le business ?

La résilience, l’art de naviguer dans les torrents

Pour constamment évoluer, il est essentiel de pouvoir rebondir après des difficultés et de retrouver rapidement la motivation pour repartir. L’échec doit être vu comme le chemin du succès. L’attitude de résilience permet de dépasser l’échec pour aller vers la réussite. Pour ce faire, il faut développer l’équilibre émotionnel, l’empathie, la créativité, le sens de l’humour, la sociabilité, la persévérance, l’optimisme et l’estime de soi.

La flexibilité, l’atout pour amortir les chocs

La souplesse comportementale nous permet de faire le bon choix en pratiquant le lâcher prise. En se libérant de nos vieilles habitudes, il nous est possible de choisir la solution la plus adaptée à une situation. En étant plus ouvert d’esprit et en prenant du recul, on peut trouver d’autres approches. Cela est possible en développant l’adaptabilité, la réactivité, la confiance en soi et la capacité à gérer les situations complexes.

Les opportunités, la clef du succès

Pour identifier les bonnes des mauvaises opportunités, il faut se positionner au bon moment et savoir renoncer à des opportunités qui même si elles sont intéressantes ne sont pas adaptées à votre développement. La patience, l’analyse, le réseau d’information, l’intuition, l’écoute, l’ouverture, la curiosité et la capacité à se mobiliser rapidement y aideront.
Selon kosciusko Morizet, dans « Etre entrepreneur aujourd’hui » Editions Eyrolles « Se tenir au courant est fondamental pour voir ce que font les concurrents et rester à l’écoute. Pas seulement pour réagir mais aussi pour avoir des idées : en regardant les sociétés qui évoluent, on peut se positionner par rapport à elles et faire des choses différentes.

A noter que rencontrer des gens intéressants du secteur, cela donne des idées. Mais il reste important de s’intéresser aux secteurs adjacents et notamment ce qui se fait dans les autres pays, à l’étranger. Beaucoup d’informations circulent sur le web. Il faut passer son temps à voir les sociétés qui innovent dans notre secteur, sur les sites des concurrents ou d’autres sites. Il faut regarder ce que les gens font afin de ne pas louper les tendances. Je fais cela environ trente minutes à une heure par jour, en France et à l’étranger car je pense qu’un entrepreneur doit avant tout être curieux. »

La communication, le regard tourné vers l’autre

Certains dirigeants sont très compétents mais ils souffrent d’un déficit de communication. Cela leur est préjudiciable. Le repli sur eux est néfaste, surtout lorsque confrontés à une difficulté. Sortir pour aller vers les autres et les rencontrer en optant pour le respect mutuel, un discours positif, porter de l’intérêt à l’autre, être clair, précis, courtois, poli et direct, ce sont des attitudes qui améliorent la qualité de communication.

Les réseaux, le cap dans un environnement fluctuant

Apprendre à créer et gérer son réseau permet de se reconfigurer et trouver des opportunités. Il est important de pouvoir recueillir des informations pour changer de stratégie si besoin. Comment ? En parlant peu de soi. L’attitude réseau est faite d’ouverture, de sincérité et d’intérêt pour les autres. Toutes les occasions sont bonnes pour discuter, échanger, partager des expériences de vie riches.

La remise en cause, l’ouverture d’esprit pour évoluer

Tirer les leçons de ce que nous avons bien ou mal fait nous remet dans une logique de réajustement d’essai de réussite. Il faut se faire confiance pour se remettre en cause dans des situations délicates, apprendre de ses erreurs et progresser.

L’optimisme, clé de la réussite

En étant optimiste, on vit mieux et on réussit mieux. En adoptant une posture intérieure de vie qui fait confiance à la vie, on se fait confiance ainsi qu’aux autres. L’optimisme engendre l’optimisme et la chance sourit plus facilement. Garder une motivation sans faille et rester humble, c’est la force mentale de la réussite.

Des objectifs clairs

Avec des valeurs fortes et une vision à long terme de la réussite de l’entreprise, on développe un esprit positif capable de traiter les victoires et les défaites comme des données nécessaires pour atteindre un objectif. Ensuite, toutes les stratégies sont bonnes qu’elles réussissent ou pas, tant que l’objectif finit par être atteint. Et si ce n’est pas le cas, on recommence encore et encore jusqu’à trouver le bon objectif et la bonne manière d’y arriver.
Si vous adoptez petit à petit toutes ces attitudes, votre business ne pourra être que florissant.

Les avantages et les inconvénients de la confusion vie professionnelle-privée

Si la confusion s’est généralisée, c’est bien parce que les chefs d’entreprise y trouvent des avantages non négligeables et qu’ils minimisent souvent les inconvénients. Il leur faut peser pourtant le pour et le contre de chaque situation afin de ne pas se retrouver dans une impasse. Zoom sur les avantages et les inconvénients de la confusion vie professionnelle-privée.

Les avantages certains de la confusion

Un avantage très certain réside dans la liberté et notamment celle de pouvoir vous organiser comme vous le souhaitez. Il est sûr que vous n’avez plus à demander l’autorisation du patron pour attendre que le plombier arrive ou que vous pouvez gérer facilement un coup de fil pour une box en panne ou pour répondre à un courrier administratif au moment opportun.

La confusion vous permet de faire comme vous en avez envie ou besoin et représente en gain de temps colossal. Elle vous évite de prendre en compte les contraintes habituelles que ressentent de nombreux salariés sur les créneaux horaires à consacrer au travail et à ceux de la vie personnelle. Vous bénéficiez également d’un gain de temps car finalement vous pouvez décider de travailler une journée chez vous et donc de gagner le temps de transport ou de vous installer sur votre lieu de travail si par exemple vos rendez-vous sont plus proches de l’un ou de l’autre et donc d’optimiser au maximum votre planning et d’écarter une fatigue inutile.

Rôle de l’envie ou des besoins familiaux

L’envie ou les besoins familiaux jouent également leur rôle puisque vous pouvez avoir des préférences le jour en question sur l’endroit où vous voulez travailler. La flemme de vous habiller ? Rien ne vous empêche de rester chez vous ! Des raisons pratiques poussent également à cette confusion comme le fait de ne pas avoir deux téléphones ou deux emails qui peuvent se révéler chronophages. Surtout, vous pouvez multiplier vos horaires. Vous n’êtes plus contraint par les horaires habituels de travail et d’effectuer vos tâches dans un temps donné. Vous pouvez décider de travailler le soir comme le matin très tôt selon votre propre rythme et c’est cet avantage qui incite la plupart du temps à confondre les deux vies.
Enfin la confusion peut rapidement vous aider au développement de votre chiffre d’affaires ou à l’avancée de votre projet puisque vos amis ou votre famille vous soutiennent soit par une aide financière, matérielle ou relationnelle ou encore simplement des conseils qui vous aident à aller plus vite et plus loin.

Les inconvénients majeurs de celle-ci

Malgré tous les avantages, certains inconvénients majeurs restent à prendre en compte comme tout d’abord l’absence de temps de réel repos. Vous pouvez ainsi être dérangé autant quand vous êtes à la maison que pendant les week-ends ou encore pendant vos vacances pour des urgences. Surtout, cette sollicitation ne vient pas des autres mais de vous-même puisque vous prenez l’habitude de réaliser vos tâches à n’importe quel moment.

L’entreprise est ainsi omniprésente dans votre esprit, que vous soyez dans un dîner, en week-end ou en vacances. Vous ne vous reposez plus vraiment et vous avez tout le temps l’impression d’être au travail. Vous n’avez donc plus de véritables périodes de décompression, ce qui peut s’avérer vite nuisible à votre équilibre personnel et psychique.

Autre grand inconvénient majeur : les conséquences sur votre entourage. Si vous travaillez avec votre famille, l’entreprise peut vite s’imposer dans les moments qui devraient uniquement être consacrés à la détente. Pire, au sein de votre couple, votre indisponibilité ou votre manque d’attention ou d’intérêt peuvent vite se faire ressentir si vous n’arrivez pas à déconnecter. Certains mauvais réflexes comme aller vers votre ordinateur quand vous recevez une urgence peut rapidement mettre à mal votre couple qui peut se mettre à battre de l’aile. Deux grands inconvénients majeurs qui font d’ailleurs que sur le temps les dirigeants optent généralement pour une séparation plus stricte. 

Dirigeants, partagez votre vision et vos valeurs

Visionnaire ! Cette étiquette, scotchée aux leaders que recouvre-t-elle ? Qu’entend-on par vision ? S’agit-il d’un cap que vous devez garder quoi qu’il arrive ? D’une organisation qui prend en compte le futur ? Devez-vous la partager avec l’ensemble des collaborateurs ? Court terme ou long terme ? Autant de questions qui nécessite une réflexion approfondie. Dynamique mag s’enquiert à chaque interview des valeurs de l’entreprise et de de son dirigeant et force est de constater que les dirigeants d’aujourd’hui sont de plus en plus nombreux à vouloir ériger des valeurs et force est de constater que dans ce contexte, elles sont la boussole qu’il faut suivre.

Mais pourquoi est-il important de rédiger et de communiquer votre vision d’entreprise ?

La vision représente un défi pour le dirigeant mais entraîne dans son sillage le devenir de l’entreprise et celui des collaborateurs. Sa rédaction met en musique votre prise de décision, donne une direction et aide à faire des choix mais surtout vous oblige à une rigueur qui sera bénéfique. Certes, elle est surtout reconnue pour aider à la définition d’objectifs communs et par sa capacité à coordonner les compétences et l’implication de tous. Elle augmente les chances de réaliser vos objectifs par le sens qu’elle leur donne. Comme lors de la création d’une entreprise le business plan ne laisse rien au hasard et oblige l’entrepreneur à écarter les zones d’ombre.

Il est essentiel de communiquer sur la direction que vous prenez et que vous gardiez le cap car, dans le brouillard inhérent à toute vie d’entreprise, il peut vite se révéler compliquer de motiver vos équipes. Cette vision reste généralement un exercice, défini sur du moyen terme. En général, elle s’étend de 2 à 5 ans même si elle peut se dessiner sur une vision à plus long terme. Si votre entreprise compte déjà un certain nombre d’années, il est peut-être judicieux de vérifier que vos objectifs sont atteints ou comment ils ont dû s’adapter aux réalités du marché ou comment ils doivent être réadaptés pour prendre un nouvel envol et bien sûr selon les circonstances

Est-ce vraiment à vous de la déterminer ?

La plupart des entrepreneurs considèrent que la vision doit être portée par le chef d’entreprise et qu’il en détient la totale responsabilité. Ses équipes ayant pour rôle de trouver les moyens de la mettre en application. Pourtant d’autres manières de fonctionner existent et semblent également porter leurs fruits. La vision pourrait ainsi être établie collectivement et aurait peut-être plus de chances d’être acceptée et réalisée si elle était réfléchie avec l’ensemble des managers. En réalité, il s’agit plus de votre style de management qui influera sur cette décision. Cependant, une manière intermédiaire consiste à prendre l’avis de l’ensemble des équipes tout en gardant la décision finale pour ne pas créer de division des équipes. Reste qu’avec ces méthodes, vous avez plus de chance de dégager une plus grande adhésion et implication dans la réalisation de celle-ci. 

Le processus pour développer une vision motivante 

Pour que votre vision devienne réalité, vous pouvez commencer par vous projeter dans le futur et vous demander où et comment dessiner les contours de votre entreprise dans les années à venir. N’oubliez pas de rester réaliste afin que vos collaborateurs puissent y croire et qu’ils demeurent motivés. Il n’est pas question de proposer une multitude d’objectifs mais de mettre en place 1 ou 2 grands objectifs pour qu’ils soient lisibles. De trop nombreux objectifs peuvent nuire à la transmission de votre vision qui peut se révéler confuse et donc choisissez ceux qui vous paraissent les plus essentiels ou plus globaux et qui obtiendront l’adhésion du plus grand nombre. 

Quelques questions à se poser pour développer une vision

Certaines questions peuvent vous aider à la formuler même si toutes ne s’appliqueront pas à votre entreprise ;

  • Où en serais-je en termes de parts marchés ?
  • Combien aurais-je de filiales ou de succursales ? 
  • Quelle zone géographique est-il possible de couvrir? 
  • Dois-je être connu ou reconnu et de qui ? 
  • Est-ce que mon entreprise sera utile à la société ? 
  • Est-ce que je vais me lancer à l’international dans ce contexte d’incertitude de la pandémie qui ferment chaque jour davantage de frontières ?
  • Est-il possible de se diversifier ? 
  • Comment satisfaire les clients et développer la clientèle ? 
  • Combien de recrutements je devrais faire ? Dans quel secteur ? 

Votre vision et la mission de l’entreprise : un lien étroit

Votre vision doit être en adéquation avec la mission générale de votre entreprise. La mission de l’entreprise représente ce en quoi elle va contribuer à un objectif bien plus grand qu’elle. Ainsi, on pourrait assimiler le mot mission à « contribution ». Pour connaître la mission de l’entreprise, il suffit de se poser la question suivante : « quand je réalise la vision, à quoi est-ce que je contribue de plus grand que l’entreprise ? ». Aujourd’hui la réalité environnementale, le devenir de la planète et le bien-être des êtres humains font l’objet des préoccupations de chacun et les médias mettent en lumière la précarité de l’existence et imprègnent les consciences. Au final, il s’agit de se demander quelle est la cause ou l’idéal que sert l’entreprise. Une entreprise qui contribuerait ainsi à éviter le réchauffement climatique, ne se charge pas de faire diminuer à elle seule l’ensemble de celui-ci.

La définition de l’objectif global visé permet à chaque collaborateur de se dire aisément qu’en réalisant ses propres missions, il contribue à un monde meilleur. Ainsi, il faut de manière générale définir une cause, un idéal qui deviendrait l’ADN de l’entreprise. Elle donne un sens aux actions et peut même convaincre certains partenaires de vous aider. Et les causes peuvent être nombreuses comme celle du célèbre magazine National Geographic qui désire lui : « augmenter et de diffuser la connaissance géographique à travers le monde » pour mieux comprendre la vie des peuples.

La nécessité de clarifier les valeurs

Parallèlement à la mission et à la vision, il est essentiel de clarifier les valeurs de l’entreprise. La mission ne doit, en effet, jamais entrer en contradiction avec les valeurs. Dans la réalité, les valeurs doivent être en cohérence avec la vision et la mission de l’entreprise si l’on souhaite que l’entreprise devienne pérenne. La clarification des valeurs permet un meilleur fonctionnement de l’entreprise au quotidien car il suffit de s’y référer pour savoir si on va dans le bon sens ou si il existe un fossé entre les valeurs que l’on prône et notre action.

La diffusion des informations grâce aux réseaux sociaux devient un garde-fou aux dérives que l’avidité nous conduirait à prendre. Si par exemple la valeur est l’esprit d’initiative, toute action qui irait contre celui-ci ne doit pas être mise en place. Il s’agira alors d’établir des critères qui permettent d’auto-évaluer son action comme ici en se posant les questions : « est-ce que je fais preuve d’une attitude pro-active ? Est-ce que je prends des initiatives ? Quelles sont mes dernières propositions d’amélioration de l’entreprise ? Est-ce que je suis allé voir mon manager pour résoudre un problème sans qu’il vienne me solliciter ? Lui ai-je transmis ma vision des choses ou des solutions ? » Pour qu’elles ne restent pas lettre morte, les valeurs doivent être véhiculées directement par la direction afin que chacun puisse les considérer comme des repères. 

Maintenant vous devez partager ! 

Vous avez défini vos valeurs, votre vision et la mission générale de l’entreprise c’est bien ! Désormais, votre défi va être de communiquer sur l’ensemble de ces éléments afin que toutes les équipes les intègrent. Il ne suffit pas de les évoquer à l’arrivée du collaborateur et de se dire que le tour est joué. Pour aller plus loin, rien ne vous empêche de les afficher en permanence dans des endroits visibles de l’ensemble des collaborateurs voire sur leur poste de travail…

A vous de trouver les moyens de les rappeler en permanence afin que chacun les intègre. Certains n’hésitent pas à créer des contenus réguliers en vidéo, à les afficher sur les murs de l’entreprise ou encore à créer des autocollants qui suggèrent de manière plus ou moins explicite les valeurs de l’entreprise. Toutes les méthodes sont possibles alors n’hésitez pas mais n’en abusez pas ! Elles doivent correspondre à la réalité.

Les valeurs et visions de l’entreprise : l’exemple de BlaBlacar

BlaBlaCar, la société de covoiturage de Frédéric Mazzella s’est édifiée autour d’une charte de valeurs. Prénommés les « BlaBlaPrinciples », ces six principes sont comme un guide pour chaque membre de l’entreprise. Le premier « Soyez le Membre » a pour but de se mettre à la place des utilisateurs en étant des usagers de leur plateforme. Le deuxième « Partager plus. Apprendre plus. » insiste sur l’apprentissage et la connaissance collective de l’ensemble de la société pour devenir meilleurs. Le troisième « Échouer. Apprendre. Réussir. » mise sur la prise de risque et l’expérience de l’échec pour avancer. Le quatrième « Rêver. Décider. Livrer. » accentue sur les objectifs et les décisions audacieuses à effectuer. Les deux derniers « Etre efficient. Aller loin » et « Fun & Sérieux » persistent sur la nécessité d’être efficient et de créer un environnement de travail à la fois sérieux et amusant. 

Améliorer les conditions de travail

Dans le contexte actuel, où les gestes barrières, les masques, les gels et les indications strictes du gouvernement pèsent comme une chape de plomb sur les entreprises, les dirigeants et les collaborateurs, améliorer les conditions de travail est un challenge. Améliorer ses conditions de travail au bureau constitue sans nul doute l’aspiration numéro un des entrepreneurs comme des salariés. Savoir comment optimiser ses tâches journalières est en effet une étape indispensable pour éviter stress, fatigue et énervement. Quels sont alors ces éléments permettant de se faciliter la vie au bureau, et comment profiter des nouveaux outils mis à la disposition des professionnels mais aussi optimiser le temps de présence au bureau ?

Les avantages de l’ergonomie au travail

Un travail sur les espaces de vie professionnels constitue ainsi la première étape vers une meilleure organisation au quotidien. Mobilier de bureau adapté à la morphologie du travailleur, emploi d’une lumière douce et autres accessoires de bureau facilitent grandement la vie au travail . De plus en plus en vogue dans la vie professionnelle, l’ergonomie au travail permet de profiter d’un espace de bureau personnalisé et plus fonctionnel avec quelques aménagements spécifiques. Chaises et sièges adaptés, mobilier repensé et amélioration de la qualité de vie au bureau font ainsi partie des améliorations notables de ces dernières années en matière de ressources humaines.

Des outils numériques qui améliorent la vie au bureau

L’avènement des moyens numériques et de communication bénéficient aujourd’hui aux entrepreneurs dans l’amélioration de leur quotidien au bureau. De nombreuses applications dédiées aux smartphones permettent ainsi de se faciliter la vie et de s’épargner de nombreuses tâches inutiles. À l’instar de F.lux qui gère automatiquement sur Android la luminosité des écrans du bureau selon l’heure de la journée ou de Business Calendar qui est un véritable agenda professionnel, plusieurs applications malignes et bien pratiques sont disponibles.

Prise de notes, rendez-vous, sauvegarde des tâches sur serveur, les applications numériques dédiées au bureau facilitent grandement la tâche de leurs utilisateurs. Le cloud office constitue ainsi une aide bien précieuse pour toutes les entreprises, en permettant au personnel de sauvegarder et de mutualiser toutes leurs données à partir d’un ordinateur, d’une tablette tactile ou d’un smartphone. À domicile, au bureau ou en déplacement, les professionnels disposent alors d’un moyen efficace de stockage et de partage de leur travail.

Améliorer son quotidien au bureau

De simples astuces économiques sont ainsi susceptibles d’apporter de la détente, comme le fait d’installer des espaces verts. Une étude norvégienne a en effet démontré avec certitude que des plantes vertes amélioraient sensiblement le quotidien des salariés en diminuant leur stress et tous les symptômes associés comme la migraine et la fatigue.

Optimiser le temps de présence au bureau

C’est un stress permanent pour les salariés que de rester tard au bureau, même si leur travail est improductif puisqu’ils sont épuisés. Alors, changez les habitudes pour permettre à vos salariés de vivre mieux. Prenez exemple sur la méthode nord-américaine du « 9 to 5 », c’est-à-dire être présent de 9 heures à 17 heures. De quoi avoir une vie équilibrée et aussi éviter les transports bondés, source d’un stress exponentiel.

Conseils pour débutants dans les spéculations en séance ou day trading

Comme pour tout début de carrière, il y a beaucoup à apprendre quand on est débutant en day trading, aussi connu sous l’appellation de spéculation en séance. Non seulement vous devrez décider ce que vous voulez négocier et de quel capital vous aurez besoin, mais vous devrez également vous procurer l’équipement et les logiciels appropriés, déterminer quand négocier et, bien sûr, comment gérer vos risques.

Choisir un marché de day trading

Tous les marchés offrent un potentiel de profit. C’est la raison pour laquelle la question se résume souvent à la quantité de capital nécessaire pour démarrer. N’essayez pas de maîtriser tous les marchés en même temps. Cela diviserait votre attention, et il vous faudra peut-être plus de temps pour gagner de l’argent. Choisissez un marché pour pouvoir concentrer votre apprentissage. Une fois que vous avez appris à gagner de l’argent sur un marché, il est plus facile de s’adapter pour apprendre d’autres marchés. Alors, soyez patient.

Vous avez peut-être déjà un marché en tête, mais voici le contexte en bref. Tout se résume à ce que vous aimez, mais aussi à ce que vous pouvez vous permettre.

Le marché des changes, où vous négociez des devises telles que l’euro et le dollar américain (EUR/USD), est celui qui exige le moins de capitaux. Vous pouvez commencer avec seulement 50 euros, bien qu’il soit généralement recommandé de commencer avec plus.

Un ordinateur et un portable puissants

Il est préférable, mais pas obligatoire, d’avoir deux moniteurs. L’ordinateur doit avoir suffisamment de mémoire et un processeur suffisamment rapide pour que, lorsque vous exécutez votre programme de négociation, il n’y ait pas de décalage ou de plantage.

Vous n’avez pas besoin d’un ordinateur haut de gamme, mais vous ne devez pas non plus faire des économies. Les logiciels et les ordinateurs changent constamment, alors assurez-vous que votre ordinateur est à la page. Un ordinateur lent peut être désastreux en plein day trading, surtout s’il plante pendant que vous êtes en train de négocier ou si sa lenteur vous bloque dans les négociations.

Une connexion internet fiable et rapide

Le day trading n’est pas recommandé avec une connexion internet sporadique. Vous devez utiliser au moins une connexion internet de type câble ou ADSL. Les vitesses varient selon les types de services, aussi essayez d’obtenir au moins un forfait internet milieu de gamme.

La vitesse la plus lente proposée par votre fournisseur d’accès peut suffire, mais si vous avez plusieurs pages web et applications en cours d’exécution, vous remarquerez peut-être que votre plateforme de négociation ne se met pas à jour aussi rapidement qu’elle le devrait. Si votre accès à l’internet est très limité, voyez s’il existe un fournisseur plus fiable.

Une plateforme de négociation

Téléchargez plusieurs plateformes de négociation et essayez-les. Comme vous êtes débutant, vous n’avez pas encore un style de négociation bien développé, alors essayez-en quelques-unes proposées par votre courtier et voyez lesquelles vous préférez.

N’oubliez pas que vous pouvez changer de plateforme de négociation plus d’une fois au cours de votre carrière, ou que vous pouvez modifier la façon dont elle est configurée pour tenir compte de vos progrès en matière de négociation.

La plateforme de négociation est d’ailleurs l’un des aspects les plus importants. Alors, il est primordial de bien faire son choix, et cet article https://actufinance.fr/investir-en-bourse/ proposé par Actufinance est un guide pour mieux faire le choix de sa plateforme de négociation.

Un courtier sûr

Votre courtier facilite vos transactions, et en échange il vous facture une commission ou des frais sur vos transactions. Les day traders veulent se concentrer sur les courtiers à bas prix, car les coûts de commission élevés peuvent ruiner la rentabilité d’une stratégie de day trading.

Cela dit, le courtier aux frais les plus bas n’est pas toujours le meilleur. Vous voulez un courtier qui sera là pour vous aider si vous avez un problème. Quelques centimes de plus sur une commission valent la peine si la société peut vous faire économiser des centaines ou des milliers d’euros en cas de panne d’ordinateur et si vous ne pouvez pas vous retirer de vos transactions.

Se protéger à titre personnel en tant que dirigeant

Tout dirigeant d’entreprise peut commettre des fautes dans l’exercice de ses fonctions. En cas de mise en cause personnelle, l’entrepreneur ne pourra en aucun cas faire appel à sa société pour se couvrir. Il devra au contraire engager des frais personnels. Focus sur le contrat d’assurance « Responsabilité des Dirigeants (RDD) ». 

Qui peut vous mettre en cause en tant que dirigeant ?

Tout le monde, qu’il s’agisse des salariés, des créanciers, des actionnaires, de l’État ou des fournisseurs, peut mettre en cause un dirigeant dès lors que l’on estime qu’il a commis une faute à titre personnel.

La faute de gestion

La faute de gestion est laissée à la libre appréciation du juge et s’apprécie au cas par cas. On peut citer comme exemples la distribution abusive de dividendes et la déclaration tardive de l’état de cessation des paiements. Une faute de gestion en particulier peut placer le dirigeant dans une situation très délicate. Notamment, celle où il va prendre une décision qui peut aggraver significativement la situation financière de son entreprise, alors qu’elle est déjà par ailleurs en péril économiquement. On appelle cela la « faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif ». Dans ce cas, le dirigeant peut être condamné à réparer tout ou partie de cette insuffisance d’actifs. Or, ceci qui peut se chiffrer en milliers d’euros !

La violation des dispositions légales et réglementaires

Nul n’est censé ignorer la loi, et encore moins un chef d’entreprise. Ce dernier peut engager sa responsabilité dès lors qu’il ne respecte pas une loi, un décret ou un règlement en matière sociale, fiscale, concurrentielle, sanitaire ou environnementale. Si la responsabilité du dirigeant paraît souvent sollicitée sur le terrain social, il existe de plus en plus de mises en cause sur le terrain environnemental.

La violation des statuts de la société

La responsabilité du dirigeant peut aussi être engagée en cas de non-respect des statuts, de l’objet social, de dépassement des pouvoirs des organes de direction ou de non-respect des convocations à l’Assemblée générale. Même s’il s’agit de fautes plus rarement observées, on retrouve de nombreuses mises en cause dans les petites sociétés. En effet, les dirigeants de TPE ne maîtrisent pas nécessairement toutes les règles définies dans les statuts de leur société. Et pour cause, si toutes les infractions ne sont pas réalisées sciemment, elles n’engagent pas moins la responsabilité du dirigeant !

Qui est couvert par un contrat RDD ?

La garantie « Responsabilité des Dirigeants » n’est pas nominative. Elle va couvrir à la fois le dirigeant de droit, c’est-à-dire celui qui, juridiquement, est investi des pouvoirs de direction au sein de la société (gérant, cogérant, président, administrateur, directeur général). En outre, le dirigeant de fait, c’est-à-dire celui qui aura pris une décision à un moment donné comme s’il était dirigeant (un DRH par exemple). Un contrat de RDD va par ailleurs permettre à des conjoints ou des ayant-droits d’être assurés.

Quels sont les avantages et garanties couvertes par les contrats de RDD ?

En cas de mise en cause, s’il ne possède pas un contrat RDD, le dirigeant ne peut pas faire appel aux fonds de l’entreprise. Il va devoir payer ses frais de défense et éventuellement les dommages et intérêts sur ses deniers personnels. C’est pourquoi les contrats de RDD délivrés par les assureurs possèdent deux garanties fondamentales. La couverture des frais de défense civile, pénale et administrative, dès que leur responsabilité est recherchée, et la prise en charge des dommages et intérêts si leur responsabilité est reconnue.

Mais au-delà de l’aspect financier, le dirigeant est avant toute chose mis en cause en tant qu’homme. Cela représente déjà en soi une épreuve pour un chef d’entreprise. Son image de dirigeant est impactée au même titre que celle de l’entreprise. Raison pour laquelle de nombreuses garanties sont venues compléter les contrats existants. Les contrats prennent par exemple en charge les dépenses de communication nécessaires à la réhabilitation de l’image des dirigeants dans les médias. De surcroît, certains frais d’aide psychologique en cas de besoin, des frais équivalents au montant des loyers ou des factures à la suite d’une privation de leurs actifs personnels sur décision de justice ou encore la couverture des ayant-droits lorsque le dirigeant n’est plus en capacité de se défendre (mise sous tutelle ou sous curatelle). Dernier avantage : la cotisation d’assurance est intégralement prise en charge par l’entreprise. Par ailleurs, elle demeure déductible fiscalement.

Spareka, l’autonomie comme fil rouge

SPAREKA est une entreprise qui permet à chacun de réparer tous les appareils qu’ils soient électroménagers, liés au jardin ou à la piscine. Geoffroy Malaterre, fondateur depuis 2012 du site de e-commerce compte aujourd’hui plus de 30 000 visiteurs uniques par jour et plus d’un million de clients. Engagé dans la réparabilité et l’économie circulaire, il nous raconte son aventure et nous livre ses clés du succès.

Comment vous est venue l’idée de créer SPAREKA ?

Je suis entrepreneur depuis 2006 et j’ai commencé avec une entreprise qui s’appelait Télécommande Express qui vend des télécommandes de portail sur Internet. A l’époque, ce concept était très innovant car les gens ne pouvaient pas les remplacer eux-mêmes s’ils les perdaient ou les cassaient. J’ai réussi à mettre en ligne un moteur de recherche qui permettait de les trouver avec des photos et nous avons expliqué, avec des tutoriaux et notices, comment les programmer soi-même. C’est devenu le fil rouge qui a incité cette nouvelle création. L’entreprise s’est bien développée et en 2012, nous réfléchissions à d’autres projets. Nous avons alors constaté avec mes équipes que la moitié des appareils qu’on jetait était réparable et ce fut l’élément déclencheur. Nous nous sommes dit « pourquoi ? ». C’est ainsi qu’est venue l’idée de monter SPAREKA

Quel est le concept finalement ?

Le mot obsolescence programmée n’était pas utilisé à l’époque et le problème venait d’un élément économique tout simplement. Les études montrent ainsi que quand le coût de la réparation est supérieur à 30 % de celui de l’appareil, les français ne réparent pas. De ce fait, nous nous sommes demandé comment faire pour diminuer le coût de la réparation et l’autoréparation nous est apparue comme une évidence. Notre expérience nous a conduits à mettre en place un système en 3 étapes. La première étape, le diagnostic, la deuxième, la vente de pièces et la troisième la vidéo pour expliquer et montrer comment réparer. Au final, le fil rouge réside dans le fait d’apprendre aux consommateurs à se débrouiller par eux-mêmes. L’idée est venue en 2012 et SPAREKA a été initiée au sein de Télécommande Express dont je suis le seul actionnaire. En 2018, nous avons séparé les deux entités

Avez-vous gardé le même business model tout au long ?

C’était la même idée de base. Il faut s’imaginer qu’en 2012, il y avait des vendeurs de pièces détachées qui s’avéraient être les sites Internet de boutiques physiques. Personne ne parlait de réparation mais plutôt de ventes de pièces. Nous avons décidé d’avoir un site de réparation qui se finançait par celle-ci. Dès le départ, nous avons donc mis en place des diagnostics ainsi qu’un site en ligne de commercialisation de pièces. C’est ce positionnement qui a fait notre singularité car lorsque les concurrents communiquaient sur « je vends des pièces détachées », nous communiquions sur « on vous apprend à réparer ». Beaucoup de gens trouvaient l’initiative sympa mais peu y croyaient et notamment les fabricants d’électroménagers.

Quelles ont été les différentes étapes ?

La première étape importante pour moi reste quand LG est devenu partenaire de SPAREKA et que nous avons eu, pour la première fois, un écho positif d’un grand constructeur qui nous a dit, en 2014, que l’auto-réparation représentait une réelle opportunité et qu’il préférait que cette pratique soit encadrée avec un partenaire reconnu plutôt que par des vendeurs de pièces à droite à gauche. Ce premier partenariat nous a permis de commencer à discuter avec les organisations professionnelles des fabricants et au fur et à mesure de peaufiner notre discours qui a notamment évolué sur l’obsolescence programmée.

Il faut comprendre que celle-ci provoque l’indignation envers des industries riches comme les imprimantes ou encore les ampoules mais qu’elle n’existe pas en tant que telle dans de nombreux domaines comme les lave-vaisselles ou les lave-linges. Finalement, ces appareils ne sont pas pensés « en mode obsolescence programmée » mais plus en mode « il faut que la machine coûte le moins cher possible ». Or, le choix économique est toujours désavantageux pour la réparation.

En 2016, il y a eu un retournement de situation qui n’a pas forcément été perçu par le grand public. Le groupement professionnel des fabricants GIFAM a diffusé un communiqué de presse qui allait dans notre sens qui disait en substance : « nous, contrairement aux fabricants qui vendent des containers de machines à laver à des grandes surfaces, qui mettent leur nom dessus et les revendent, nous faisons en sorte que nos machines soient réparables ». Notre stratégie de base sur la partie réparation s’est révélée donc juste !

Comment avez-vous réussi par la suite à vous imposer ?

Nous avons dû réaliser deux choix importants. Le premier a été de décider que nous étions multi-univers et que nous ne nous dédions pas seulement notre activité à l’électroménager mais aux nombreux appareils que tous les consommateurs possèdent chez eux. La conséquence en est que notre champ s’applique à l’électroménager, la télévision, la salle de bain, le jardin, les piscines, les portails… Nous ne nous occupons pas d’une seule catégorie de produits mais de toutes celles qui correspondent à la vie de n’importe quel citoyen. Résultat, notre offre concerne plus d’une centaine d’appareils. Cela nous a permis, en 2018, de travailler avec des entreprises comme Leroy Merlin qui sont les inventeurs du « Do It Yourself » (faire soi-même, ndlr). Le groupe avait très envie de partager cette expérience avec nous pour que leurs clients réparent également leurs machines.

Nous avons réalisé un super partenariat avec eux grâce auquel les clients de Leroy Merlin viennent sur notre site pour pouvoir acheter des pièces détachées et réparer les appareils achetés chez eux. La deuxième décision importante reste dans le fait d’avoir communiqué dès le début sur l’autoréparation. Il n’est jamais facile de percer dans du BtoC car vous êtes face à des géants.

Quand on n’a pas beaucoup de moyens, il faut quand même communiquer et c’est ce que nous avons fait mais en nous concentrant sur l’autoréparation. Comme nous étions les seuls à faire cela, ceci nous a amenés à pouvoir collaborer notamment avec le gouvernement en 2019, et encore aujourd’hui, sur un indice de réparabilité. Ensuite, nous avons réalisé un partenariat avec l’ADEME – Agence de la Transition Ecologique. Celui-ci nous a permis, d’une certaine manière, de valoriser notre expertise technique ainsi que de sensibiliser les français sur l’importance de réparer au lieu de jeter.

L’autoréparation un phénomène nouveau ?

Quand on prend du recul, on peut constater qu’entre 1960 et 2010, la réparation a été mise de côté alors qu’auparavant les gens avaient l’habitude de réparer. A partir de cette première date, les fabricants ont investi dans la communication pour vendre leurs produits avec des marketings très agressifs qui incitaient à changer régulièrement. Ils disaient alors : « ne mettez surtout pas la main dans le hublot pour le réparer, vous allez mourir ! Vous devez passer par un réparateur agréé » (qui coûte très cher). De l’autre côté, des distributeurs électroménager disaient : « si vous avez un problème, il faut absolument que vous achetiez l’extension de garantie pendant 10 ans comme cela vous êtes protégé ! ». Pendant toute cette période, il était répété en boucle qu’il ne fallait pas réparer alors qu’avant la seconde guerre mondiale, elle faisait partie des habitudes.

La réparation va-t-elle revenir à la mode ?

Quand on fait des sondages, il assez drôle de voir que le consommateur redécouvre la magie de réparer en disant « j’ai réparé mon lave-linge ! », un peu comme s’il disait « j’ai réussi à me battre comme le système et j’ai gagné ! ». Malheureusement, nous nous confrontons encore à certains fabricants qui nous disent qu’ils ne nous vendront pas de pièces détachées si nous ne commercialisons pas de produits finis.

Mais, le gouvernement a beaucoup avancé sur le sujet et il est prévu en janvier 2021 qu’un indice sur la réparabilité sorte. Cela veut dire que lorsque vous allez acheter une machine, vous allez savoir si elle est réparable ou non. Or, toutes les études montrent qu’à prix quasi-équivalent, vous allez choisir la plus réparable. La réparabilité va donc devenir un élément de vente et marketing. Nous pouvons imaginer que dans quelques années les marques vont communiquer dessus car elles ont conscience que la réparabilité va participer à la valorisation de la marque. Si le consommateur se retrouve à ne pas pouvoir l’effectuer ou que cela coûte beaucoup trop cher, à l’avenir, il risque de ne pas réitérer son achat auprès de la marque et donc cette réalité va les contraindre à l’inclure dans leurs arguments.

Vous avez récemment levé des fonds ?

Nous avons, en effet, levé 5 millions d’euros avec Paris Fonds Vert, le fonds de la ville de Paris qui est géré par Demeter. Cet argent va nous servir à développer notre outil de diagnostic pour être le plus performant possible et apporter la solution à ceux qui désirent réparer. Celui-ci est en ligne et vous êtes guidé par un chatbot. A noter que dans 50 % des cas, ce n’est pas une pièce qui est cassée mais qu’il suffit d’enlever quelque chose qui bloque. En quelques manipulations, vous faites refonctionner votre machine.

Dans ce cas-là, nous ne gagnons pas d’argent mais dans le cas où il y a effectivement un élément à changer, vous avez accès gratuitement à nos 750 tutoriaux vidéos expliquant comment réparer, puis aux 8 millions de pièces détachées en vente sur notre site. La levée de fonds doit également nous aider à développer la plateforme partout dans le monde.

Le confinement a-t-il eu un impact ?

Le confinement a été un moment particulier pour nous car beaucoup n’ont pas pu faire appel à un technicien qui allait s’occuper de leurs machines. Or, 16 000 machines tombent en panne tous les jours en France. Ce sont autant de personnes qui se sont tournées vers l’autoréparation pendant cette période de confinement et qui se sont posé la question de comment faire. Du coup, nous avons eu une augmentation de notre chiffre d’affaires avec une pléthore de consultations YouTube de nos tutoriaux. Nous avons plus de 80 k abonnés et 20 millions de vues, soit une vidéo vue par seconde, cela montre l’appétence des consommateurs envers l’auto-réparation. Autre chiffre significatif, nous avons un diagnostic réalisé toutes les minutes.

Quelle a été votre plus grande difficulté ?

Le grand défi a été de gérer cette quantité astronomique de données. Il faut imaginer que nous avons 24 millions de « cadre-emploi » qui est la relation entre la pièce détachée et son appareil. En conséquence, il est très important de gérer en termes de données et nous avons dû, très vite, nous structurer autour d’un pôle de datas performant. En 2012, la gestion de données n’était pas un sujet d’actualité.

Nous avons mis en place cette organisation sur mesure,  » seuls « . Nous avons réussi à créer une structure nous permettant de gérer un volume de données exponentiel. Cela fait qu’aujourd’hui nous arrivons à gérer un volume de données exponentiel. Celle-ci a été déterminante car même des personnes qui avaient des formations d’ingénieur n’étaient parfois pas capables de réparer un objet. Finalement, nous étions limités dans notre croissance par le nombre de cas possible et cette maîtrise nous a permis de continuer à grandir.

Quels ont été vos facteurs clés de succès ?

Je pense que c’est l’organisation de notre entreprise. Je suis parti vivre au Brésil pendant 3 ans entre 2016 et 2019. Lorsque je suis allé vivre là-bas avec ma femme qui est franco-brésilienne, qui avait un poste d’expatriée sur place, je travaillais à distance pour mon entreprise. A ce moment-là, nous avons réorganisé la société pour devenir très agiles avec beaucoup d’autonomie pour tous les collaborateurs. Cette nouvelle organisation a donné un élan formidable à l’entreprise car chacun a pris la main sur le projet et cela a boosté complètement la dynamique et a transformé d’ailleurs ma manière de manager. Finalement, le confinement nous avions déjà l’habitude (rires)

Quel va être votre plus grand défi à venir ? La norme ?

Non, la norme est déjà mise en place. Cela va être de réussir à convaincre les fabricants au-delà de l’Hexagone car je pense que, si la France a une avance dans ce domaine, ce n’est pas tout à fait le cas à l’international. Nous allons devoir convaincre les fabricants à l’échelle internationale de partager les données afin de pouvoir réparer toujours plus de machines. Aussi, nous allons commencer par des pays limitrophes comme l’Espagne et l’Allemagne puis nous attaquer au monde entier. Nous souhaitons commencer par les zones où il existe un besoin de réparation car les gens n’ont pas les moyens financiers de changer leurs appareils.

Une précision que nous n’avons pas vue ?

J’aimerais revenir sur les grands partenariats. Notre objectif est de nous adresser à tous les consommateurs et nous sommes dans une démarche d’ouverture aux grands fabricants. Nous voulons que l’autoréparation soit partout à la fois sur notre site Internet et au sein des grandes enseignes. Nous sommes donc à la disposition de toutes les marques qui souhaitent discuter avec nous, notamment celles qui veulent accompagner leurs clients dans une solution qui soit à la fois économique pour eux et « verte » avec une possibilité de réparation. 

Conseils de Geoffroy Malaterre

  1. Avoir de l’audace : il faut aller en dehors de sa zone de confort. Quand je suis parti au Brésil, je ne connaissais pas un entrepreneur qui l’avait fait et donc je ne pouvais discuter de ce qu’il fallait faire. Cela a été une super opportunité au final pour l’entreprise.
  2. Ne pas négliger l’entourage : je parle de l’équipe et de ses conseils. Il faut être très exigeant sur le fait d’être bien entouré. Un entrepreneur tout seul ne réussit pas.

SOS : je dois annoncer une mauvaise nouvelle à mes employés

Dans cette période où toutes les habitudes sont remises en  question, les dirigeants se trouvent confrontés à prendre des décisions qui vont impacter les salariés. L’annonce d’une mauvaise nouvelle demeure toujours un moment délicat pour un chef d’entreprise. Que ce soit un licenciement, une diminution du temps de travail ou autres,  un changement de poste, des tâches différentes et même le déménagement de l’entreprise dans un lieu éloigné du domicile du salarié … et il n’est jamais facile de l’annoncer au(x) salarié(s) concerné(s). Voici quelques conseils pour vous aider.

Assumez votre rôle

L’annonce d’une mauvaise nouvelle requiert un entretien entre le manager et le salarié impliqué. Lors de cet entretien, vous êtes dans une situation plutôt délicate. Mais cela ne doit pas reporter le fait de l’informer.

Difficile pour un manager d’échapper à l’annonce d’une mauvaise nouvelle à ses employés. Assumez votre rôle et annoncez vous-même la décision prise. Ne déléguez pas cette tâche à un collaborateur, ce qui pourrait nuire à votre réputation. Gardez à l’esprit que vous êtes le manager.

Ne prenez pas de décision hâtive, au contraire prenez votre temps. Évaluez les raisons et préparez votre argumentation avant de l’annoncer. Prenez également en compte le moment et le lieu opportuns pour annoncer votre nouvelle.

Évitez de la dire avant un week-end, un jour férié ou les vacances du salarié. Cette décision pouvant engendrer un stress indésirable, il est préférable d’annoncer ce genre de nouvelle à d’autres moments.

Assurez-vous que les personnes impliquées  sont conscientes de la situation. Souvent face à l’annonce d’une mauvaise nouvelle, une personne réagit émotionnellement ce qui est une réaction  tout à fait normale. Soyez compréhensif et laissez-la exprimer sa frustration, sa tristesse ou autre forme de mécontentement et surtout ne vous lancez pas dans des reproches qui n’ont aucun lien avec la situation.

Une mauvaise nouvelle demeure une mauvaise nouvelle, peu importe votre procédé pour l’annoncer. Ne tournez pas autour du pot, soyez bref. Toutefois, agissez avec tact et gardez en tête que votre aptitude bienveillante est primordiale.

Sachez anticiper les retombées dans les équipes

C’est inévitable, une mauvaise nouvelle a toujours un impact sur l’un ou plusieurs de vos collaborateurs. Prenez en compte toutes les personnes qui sont impliquées directement ou indirectement. Mettez-vous  à la disposition de vos salariés afin qu’ils puisent comprendre les enjeux et les raisons qui vous ont conduit à prendre de telles décisions.

Laissez du temps aux salariés pour l’assimiler.

Évitez de vous faire déranger par des appels téléphoniques ou toutes autres interruptions possibles pendant l’entretien.

Si elle touche non seulement la personne concernée, mais également le reste de l’équipe, faites preuve de transparence et expliquer les raisons de votre décision pour éviter les ragots, les rumeurs délétères et qui auront des conséquences négatives sur l’implication des équipes.

Vos salariés sont avant tout des êtres humains.

Évitez de faire peser  votre inquiétude si la situation de l’entreprise est en pleine tempête et offrez-leur l’opportunité de se dépasser pour rebondir vers des jours meilleurs. Prenez toujours en compte que vous avez besoin de votre équipe, alors motivez-les en leur demandant de relever le défi.

Au lieu de vous blâmer ou de blâmer les autres, sachez prendre avantage de la situation. Ouvrez un univers de perspectives possibles et faites confiance à votre équipe et de votre décision un levier pour remonter la pente.

En l’annonçant avec tact, vous allez pouvoir diminuer le poids de la lourdeur de votre tâche.. Votre atout sera la franchise, la transparence mais aussi votre optimisme.