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Comment se protéger du piratage ou de la contrefaçon ?

Le piratage des produits physiques ou virtuels est une
catastrophe pour bon nombre d’entreprises. Une entreprise sur deux serait
touchée en France. Aucun secteur de l’économie n’est épargné par ce fléau. Il
existe pourtant des procédés qui permettent, non pas de stopper, mais de
limiter ce piratage. Quels sont ces moyens de protection ?

Protéger
une création par l’INPI

L’Institut National de Protection Industrielle (INPI)
est l’organisme en France qui permet de protéger les entreprises d’un point de
vue légal. L’INPI reçoit et centralise le dépôt du nom de marque, mais
également les inventions techniques et les œuvres littéraires ou artistiques.
Le dépôt de brevet a un coût non-négligeable de l’ordre de 3 000 à 5 000 €,
mais il reste essentiel pour éviter les imitations. Les PME peuvent obtenir des
réductions de prix. Le dépôt d’une marque est nettement moins onéreux, il faut
compter 200 à 300 €. Il est souhaitable que les entreprises déposent plusieurs
noms de domaine similaires à leur marque afin de s’assurer que des
contrefacteurs ne puissent pas les utiliser à des fins frauduleuses.

Protection
des ordinateurs.

La sécurisation des données informatiques est
essentielle pour éviter le piratage. En effet, les hackers peuvent voler des
informations très sensibles comme par exemple de nouveaux procédés en cours de
test ou les données des clients d’une entreprise. Les sociétés peuvent se prémunir
de ce piratage en installant des logiciels de protection performants. Il faut
s’assurer régulièrement de la mise à jour des logiciels. La formation des
salariés est également nécessaire afin de les sensibiliser au problème du
piratage. Ils seront moins enclins à installer n’importe quel fichier trouvé
sur le réseau internet. Le changement régulier des mots de passe est également
primordial pour la sécurité informatique.

La
clause de non-concurrence

Afin d’éviter que les salariés qui quittent une
société dévoilent des données sensibles à un concurrent, l’entreprise a la
possibilité de faire souscrire à l’employé lors de la signature du contrat de
travail une clause de non-concurrence. Cette clause doit être limitée dans le
temps, à une zone géographique et à un type d’activité. La clause de
non-concurrence a un coût pour l’entreprise, car elle est assujettie à une
compensation financière.

Marquage
des produits

Plusieurs sociétés ont développé de nouveaux procédés
afin de marquer les produits pour assurer le suivi d’objets sensibles
(courriers importants, prototypes…) et ainsi lutter contre les contrefaçons.
Récemment, la start-up WID a imaginé un système pour tracer les grands crus à
l’aide d’une puce afin d’assurer aux consommateurs l’authenticité de leur
bouteille.

Surveillance
des frontières et du réseau internet

La contrefaçon est issue le plus souvent de pays
n’appartenant pas à l’Union européenne, les douaniers sont des acteurs très
importants pour limiter la propagation des biens contrefaits en France.
L’entreprise peut déposer un dossier indiquant les spécificités de ses produits
afin d’aider les douaniers dans l’identification des contrefaçons. De manière
générale, il est souhaitable que régulièrement un salarié soit en charge de
vérifier si des contrefaçons de l’entreprise ne circulent pas sur des sites de
vente en ligne.
En France, les biens contrefaits représenteraient près de 6 milliards et
engendreraient 30 000 pertes d’emploi par an. La protection des produits est
nécessaire afin de ne pas fragiliser les entreprises qui voient leur chiffre
d’affaires diminuer à cause de la contrefaçon. Les entrepreneurs doivent garder
à l’esprit que la prévention est un élément clé pour combattre le piratage.

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