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Zoom sur les dernières évolutions et innovations

Les idées, les innovations ne cessent chaque jour de nous étonner. Il arrive que certaines innovations se heurtent parfois à la non protection des personnes tandis que d’autres apportent par leurs idées innovantes un nouvel essor pour leurs entreprises. Zoom sur les dernières évolutions et innovations qui montent que tout change à chaque instant.

La livraison de repas : Just Eat gagne GrubHub face à Uber

La société européenne a annoncé l’acquisition de l’Américain GrubHub, qui était aussi en pourparlers avec Uber. L’opération valorise le service de livraison de repas à 7,3 milliards de dollars. Le service américain de livraison de repas GrubHub était en difficultés et de plus en plus concurrencé par Uber et le leader DoorDash. Il a choisi de s’allier avec Just Eat. L’opération est entièrement financée en actions Just Eat. Cette alliance crée le numéro un mondial de la livraison de repas. L’Européen Just Eat Takeaway s’est construit un empire sur le Vieux-Continent, où il avait notamment racheté le Français Alloresto, mais il n’était pas encore présent sur le marché américain. 

À Séoul, une vague en 3D surfe sur la ville

De quoi vous donner des frissons : une vague artificielle grandeur nature surfe sur un bâtiment de la ville, SMTown COEX, un établissement de Séoul spécialisé dans la K-Pop, qui possède le plus grand panneau d’affichage numérique. À défaut de pouvoir surfer sur la vague, les habitants de la ville de Séoul peuvent la contempler sur un écran LED haute définition de 80 mètres de largeur sur 20 mètres de hauteur. L’illusion anamorphique de la vague se dresse avant de s’abattre sur la surface de l’écran et donne l’impression qu’elle s’écrase dans l’aquarium. La simulation est tellement réaliste que les passants peuvent croire que l’eau va leur tomber sur la tête. Intitulé « WAVE », le projet immersif, conçu par l’agence de marketing D’strict, a pour but d’introduire l’art dans l’espace public. 

Viande alternative : Beyond Meat implante sa première usine en Europe

La start-up américaine, spécialiste des produits végétaux imitant la viande, va construire sa première usine hors des États-Unis aux Pays-Bas, à Enschede. Celle-ci sera opérationnelle en fin d’année. Le site devrait entrer en production fin 2020. De plus, la start-up s’est alliée avec Zandbergen, un groupe néerlandais renommé, qui s’est lancé il y a deux ans dans les protéines alternatives pour mieux se développer. Beyond Meat, valorisée à 9,5 milliards de dollars, va donc construire sa première usine de succédanés de burgers (entièrement végétaux, fabriqués à partir de pois, de jus de betterave, d’huile de noix de coco et de pommes de terre ) et de saucisses à base de protéines végétales. Beyond Meat propose déjà ses fabrications dans 500 magasins de Casino et dans 70 hypermarchés de Carrefour. 

La Vache qui rit nous fera toujours rire

La vache qui rit a plus d’un tour dans son sac et à presque 100 ans a décidé de s’offrir un lifting. Certes, la vache n’a pris aucune ride mais elle a changé son décor pour le rendre plus attractif, elle a supprimé son triangle qui rappelait la forme du fromage mais bien sûr gardé ses fameuses boucles d’oreilles qui la rendent si séduisante. La marque, distribuée dans 130 pays, globalise son offre et son image et s’adapte aux nouvelles préférences écologiques des consommateurs Français par exemple et souligne le caractère « sans » conservateurs, colorants ou arômes artificiels ajoutés mais aussi au contexte local.

Aux États-Unis, elle insiste ainsi sur sa teneur en protéines et son apport en calcium, au Maroc, elle met en exergue le contenu en fer, zinc, calcium et vitamines. Il faut le savoir La Vache qui rit propose des saveurs différentes selon les pays et s’adapte donc au goût des consommateurs pour mieux séduire. 

Amazon suspend pour un an l’utilisation de Rekognition

Amazon suspend pour un an l’utilisation de son outil de reconnaissance faciale « Rekognition » par les services de police américains. Elle sollicite « plus de législation pour s’assurer que ces technologies de reconnaissance faciale sont utilisées de façon éthique ». L’association de défense des libertés publiques ACLU a salué l’initiative d’Amazon alors que des manifestations en soutien à George Floyd , Afro-Américain tué par un policier blanc, ne cessent de croître. Cette technologie est accusée de menacer les libertés publiques. Pourtant, le mois dernier encore, les actionnaires d’Amazon avaient refusé d’interdire la vente de ce logiciel aux forces de police, ainsi qu’une étude indépendante sur les usages de cette technologie le préconisait. L’association demande cependant à Amazon de prolonger son moratoire jusqu’à l’adoption d’une loi régulant l’usage de cette technologie. 

Garder son anonymat en manifestation

Les champions du numérique se penchent sur la création d’outils afin d’aider les manifestants à protéger leur identité notamment sur les clichés qui circulent sur les réseaux sociaux, selon le média spécialisé TechCrunch pour contrer l’intensification de la surveillance des manifestants par les autorités américaines. Noah Conk a ainsi créé un raccourci pour iPhone qui floute automatiquement tous les visages qu’ils détectent sur une photo. Sam Loeschen a, quant à lui, créé « censr », un outil similaire mais qui agit en temps réel sur les photos prises avec un iPhone XR ou un modèle plus récent.

L’application utilise la réalité augmentée et propose l’effacement des métadonnées attachées au fichier, qui rendent possible l’identification du lieu, de la date et de la source de l’image. La suppression de ces données et le floutage des visages font également partie des actions proposées par une appli mise au point par Everest Pipkin. La liberté retrouvée ! 

La gestion des risques en 5 étapes

Malgré l’impossibilité pour une entreprise de prévoir l’intégralité des risques inhérents à son projet et nous le constatons dans cette période exceptionnelle où tous les pays et donc les entreprises sont confrontés à des difficultés majeures, l’entrepreneur peut en détecter quelques-uns, ceux les plus fréquents. La gestion de ces risques exige la mise en place d’une étude stratégique. Avant de déterminer les étapes de la gestion des risques, il s’avère indispensable de déterminer ses principes.

Principes de la gestion des risques

Les risques peuvent se définir comme un aléa qui affecte la richesse et les décisions. La gestion des risques se traduit comme un processus permettant d’évaluer les gains et les coûts d’une réduction du risque et de choisir les solutions adaptées. La décision doit prendre en compte les différentes circonstances qui entourent le projet. Les risques inhérents à l’entreprise existent sous plusieurs formes :

– Le risque de crédit : le cas d’un débiteur qui risque de ne pas pouvoir honorer ses engagements.

– Le risque de taux : le cas d’une variation des prix d’un titre (dette, titre composé) ou d’un produit dérivé à la suite d’une variation de taux d’intérêt.

– Le risque de liquidité : risque lié à une opération de vente ou d’achat.

– Le risque de contrepartie : l’existence d’une faille du côté du vendeur ou de l’acheteur lors d’une transaction et en ce moment c’est un obstacle de taille qui s’impose.

– Le risque opérationnel : risque lié à la réalisation des activités au sein de l’entreprise et nous le constations avec la mise en place des gestes barrières, des masques, du télétravail et de l’absentéisme due à la maladie.

– Le risque de change : risque lié à la variation du cours de change et aujourd’hui  dans une économie mondiale bouleversée par la pandémie, par le Brexit et bien d’autres facteurs imprévisibles qui apparaissent chaque jour.

Les cinq étapes de la gestion des risques

Pour une excellente gestion des risques, la mise en œuvre d’une étude particulière s’avère indispensable. Le respect de ces quelques étapes permet à l’entreprise d’assurer la gestion des risques de sorte qu’ils ne puissent pas constituer de barrières pour les projets de l’entreprise.

– Identification des risques

L’identification consiste à recenser toutes les parties exposées au risque. Dans cette optique, l’entreprise doit établir une liste contenant tous les risques potentiels. Elle doit distinguer les risques les plus importants d’un côté et les moins importants d’un autre côté. Grâce à cette liste, elle peut analyser leur corrélation.

– Évaluation des risques

Cette étape consiste à évaluer les risques en fonction de leur gravité, déterminer leur impact potentiel et l’étendue des préjudices y afférents. À part cela, elle permet de mesurer les coûts associés aux risques identifiés. Pour la réaliser, il faut procéder à une collecte de données et à des analyses statistiques.

– Définition des solutions

L’entrepreneur dispose de plusieurs solutions envisageables pour trouver la plus adaptée. Il peut définir la solution en fonction du risque lui-même en étudiant la possibilité d’une élimination ou d’une limitation de ses effets. Il peut tenir compte des caractéristiques du projet et y appliquer quelques modifications afin d’esquiver les risques.

– Mise en œuvre des solutions

Après avoir déterminé la solution la plus adaptée, il faut procéder à sa mise en application. Il s’avère important de définir le coût de mise en œuvre de la solution en fonction des moyens dont dispose l’entreprise. Il faut réduire les coûts y afférents, à défaut, ils pourraient générer des dépenses supplémentaires à l’entreprise.

– Le contrôle

La gestion des risques nécessite un suivi régulier. Ce suivi vise à garantir la fiabilité de chaque étape. Cela permet de mettre en place des solutions à moyen et à long terme.

Restaurateurs : comment réussir à obtenir la note que votre restaurant mérite sur Internet ?

Depuis le confinement, toutes les stratégies des restaurateurs pour attirer la clientèle ont dû être repensées et adaptées au fur et à mesure de sa durée et depuis le déconfinement les restaurateurs ont dû observer  les directives multiples du gouvernement et des instances administratives afin de poursuivre leur activité.

L’avènement d’Internet et particulièrement des sites d’avis comme TripAdvisor ou la Fourchette, réussir à se démarquer en tant que restaurateur devient un vrai défi car le bouche à oreille devient insuffisant. Les clients sont de plus en plus nombreux à se focaliser sur les notes et commentaires avant de choisir un restaurant. Dans le cas où la note et les avis s’avèrent peu glorieux, votre établissement pourrait bien voir sa clientèle décliner. Alors comment faire pour récolter une notoriété ?

Solliciter les avis grâce à un autocollant

Avec les réseaux sociaux et internet, avoir un compte sur les sites d’avis est devenu un atout précieux. Les clients étrangers ou même ceux en recherche de bons restaurants se renseignent souvent à l’aide de ces plateformes qui sont consultables à tout instant et sur n’importe quelles nouvelles technologies (smarphone, téléphone…). Pour vous, maîtriser l’impact de ces sites sur votre activité fait partie du b.a.-ba. Un restaurant aux avis multiples aura déjà plus de chances d’attirer l’attention. Pour que les clients s’expriment spontanément, n’hésitez pas à indiquer dès l’entrée de votre restaurant qu’ils peuvent laisser un avis et bien sûr quel qu’il soit. TripAdvisor propose par exemple, des autocollants gratuits que vous pouvez obtenir sans difficultés sur son site.

Rajouter un logo sur le menu

Lorsque les clients se présentent dans votre restaurant la carte de menus est un incontournable puisque c’est grâce à elle qu’ils vont choisir leurs plats, desserts…  Ce support doit être attrayant et suggestif. Vous pouvez sur cette carte, sésame de votre restaurant, indiquer que vous avez un compte sur les sites d’avis à l’aide de logos en bas d’une ou plusieurs pages. Simple rappel au client qu’il peut s’exprimer sur la qualité du restaurant une fois rentré chez lui et que justement vous avez acquis une e-réputation incontestable.

Encourager les clients sur les réseaux sociaux à poster un avis

Sur internet les sites et les réseaux sociaux se relient les uns aux autres grâce aux boutons pouvant « partager », « liker », alors profitez-en et surfez sur la vague. Certains de vos clients seront plus à même d’utiliser les réseaux sociaux comme Facebook ou parfois Instagram. Encouragez-les à aller sur les sites d’avis à l’aide de posts et de liens. Rappelez par exemple au sein de toute publication qu’ils peuvent déposer un avis sur TripAdvisor ou autres et que leurs avis sont les bienvenus. En matière de note, selon les statistiques, les avis sur les réseaux sociaux sont moins consultés que les sites dédiés aux avis et sont considérés d’ailleurs en général comme fort pertinents.

Ne pas en faire trop

Lorsque vos clients viennent au restaurant, vous pouvez à la fin du repas leur suggérer d’émettre un avis directement sur les plateformes. Attention toutefois à ne pas en faire trop, l’évoquer une seule fois suffira amplement. Si vous êtes trop insistant les clients pourraient considérés que vous voulez les utiliser pour vous faire de la publicité et vous obtiendrez l’effet contraire.

Répondre aux avis négatifs

Pour obtenir une meilleure note, communiquez avec les clients mécontents. Un avis « médiocre » pourrait bien vous porter préjudice. Répondre aux critiques négatives permet d’améliorer votre qualité de service mais aussi de faire comprendre au client que vous êtes à l’écoute. N’hésitez pas à leur proposer un dessert gratuit, un apéritif lors de leur prochain passage surtout si vous avez constaté qu’ils ont raison, dites-le-leur…

Soignez la qualité de vos plats et de votre service

En restauration, ce conseil devrait paraître superflu. Pourtant lors des moments de « rush », dépassé vous pouvez mettre votre sourire en berne mais n’oubliez jamais de remercier les clients. La qualité de service passe par l’amabilité et une cuisine soignée. Avec tous ces éléments, les clients partiront satisfaits, et même si vous avez quelques défauts, une prestation de qualité devrait éviter les commentaires négatifs. Le client doit être le centre de toutes vos attentions et l’accueil et le sourire sont votre atout maître !

Pensez à avoir le retour de tous vos clients avant qu’ils ne partent du restaurant

Pour vous assurer la satisfaction de vos clients, pensez à avoir leur retour au milieu et à la fin du repas. Prêter attention au client est une attitude incontournable et leur poser quelques questions montre que leur avis compte pour vous. La communication s’avère essentielle, mieux vaut privilégier les critiques en direct plutôt que d’attendre qu’ils les déposent sur les sites d’avis. Si un problème survient, tentez de le résoudre avant le départ du client (attente….) Et sachez présenter vos excuses si cela s’avère nécessaire.

Avoir des photos suggestives

Sur tous les sites d’avis, les photos restent primordiales. Elles permettent de donner l’eau à la bouche à vos futurs clients. Des plats bien présentés et pris en photo avec une bonne luminosité deviendront un véritable argument pour les indécis. Si vous avez l’habitude de suggérer chaque jour un plat ou un dessert, la qualité de la présentation devra toujours être au top. De belles images motiveront les clients à se rendre dans votre restaurant mais les images doivent correspondre à la réalité sous peine de décevoir vos clients !

Être clair sur vos prix

Lors de la recherche d’un restaurant sur Internet, les clients s’intéressent autant à la qualité du restaurant qu’à ses prix car leur budget fait loi. Les sites d’avis donnent généralement une échelle des montants pratiqués dans votre établissement mais rien ne vous empêche de diffuser votre menu ou simplement d’évoquer un prix global des entrées, des plats et des desserts. Alors ne faites jamais de surprises désagréables quand ils sont dans votre restaurant. La transparence est votre meilleure alliée.

Ne vous risquez pas à de faux avis

Parfois déboussolé par la réputation de votre restaurant ou à cause d’un manque de présence sur la toile, vous pourriez être tenté de déposer vous-même un avis élogieux sur votre propre restaurant mais l’honnêteté reste un principe de base et les avis sollicités à votre cercle d’amis doivent être spontanés car votre réputation en serait ternie. Évitez les rumeurs « je l’ai fait pour lui faire plaisir… » qui sont sur le temps des avis nuisibles. Vous prenez aussi le risque d’être pénalisé par les sites d’avis qui disposent de personnes vérifiant régulièrement ce type de pratique. Votre e-réputation pourrait bien en prendre un coup. Misez sur votre qualité de service et d’accueil est la clef. Avec un peu de persévérance, les notes de vos clients pourraient bien mener votre restaurant au succès.

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Que pouvez-vous faire ou ne pas faire avec l’argent de votre entreprise ?

Contrairement à ce que pensent nombre de dirigeants de PME ou de TPE, il n’est pas possible de disposer librement des fonds investis dans une société. Certaines dépenses peuvent se voir requalifier en abus de biens sociaux, une pratique punie par la loi. Quelles sont donc les dépenses que l’on peut réaliser avec l’argent de votre entreprise, et celles qui ne le peuvent pas sous peine de sanctions ?

Les limites fixées par la loi

Une législation très stricte encadre en France les dépenses prises en charge au sein de toute société. Il reste essentiel pour un chef d’entreprise de bien comprendre ce qui entre dans le cadre d’un abus de biens sociaux. La définition de ce délit, précisée par le Code du commerce, concerne deux pratiques. La première est d’utiliser les biens ou le crédit de la société à des fins contraires à ses intérêts, pour son seul usage personnel.

La deuxième de se servir du capital de l’entreprise pour favoriser une autre société au sein de laquelle on aura des intérêts directs ou indirects.
Ces deux actes sont punis pénalement. Elles touchent toutes les personnes travaillant à la gestion, l’administration ou la direction d’une société. Il peut s’agir de présidents, de gérants, de directeurs généraux, d’administrateurs ou de membres du directoire. En résumé, seules les dépenses concernant uniquement l’entreprise peuvent être assurées avec les fonds de l’entreprise. Tout autre usage sera considéré comme frauduleux.

La définition d’un acte de gestion anormal

Un délit d’abus de biens sociaux demeure caractérisé lorsque trois éléments prouvant la gestion anormale des comptes apparaissent en même temps. Le premier réside dans l’utilisation de l’argent de la société de manière à porter atteinte à son patrimoine. Cette question ne peut se régler qu’au cas par cas devant les tribunaux. En cas de doute sur la nature d’une dépense, n’hésitez pas à demander conseil au préalable à un avocat.

Louer une maison de vacances aux frais de la société semble constituer ainsi un abus de biens sociaux, mais si la maison sert à l’hébergement de partenaires professionnels afin de conclure un contrat, le tribunal peut considérer qu’il s’agit d’une dépense justifiée. Le deuxième élément consiste à dépenser l’argent de l’entreprise pour des objectifs personnels. Cela peut revenir à payer des frais privés ou offrir des avantages à des proches. Enfin, le troisième élément reste l’intentionnalité du délit : on parle de mauvaise foi du dirigeant, allant de la négligence à la volonté délibérée de détourner les fonds de l’entreprise.

Les sanctions encourues

Une gestion manquant de rigueur a donc tout lieu d’aboutir à un abus de biens sociaux caractérisé. Un chef d’entreprise se rendant coupable de telles pratiques encourt des sanctions extrêmement sévères. La loi française prévoit des peines allant jusqu’à 5 ans de prison ferme et une amende de 375 000 euros. Les sanctions s’appliquent même en cas de restitution des sommes. Elles peuvent se voir accompagnées de sanctions fiscales. Dans tous les cas de figure, il demeure de la responsabilité des dirigeants et des administrateurs de servir les intérêts de l’entreprise, et donc de limiter les dépenses réalisées dans le cadre unique des activités professionnelles.

4 choses à savoir avant de lancer son entreprise de nutrition en ligne

Que vous souhaitiez vous lancer en tant que nutritionniste, diététicien, coach sportif ou diététique, il est essentiel de bien définir les pourtours de votre activité avant de vous lancer. Le secteur de la nutrition peut être bien plus difficile qu’il n’y parait surtout en termes de réglementation. Voici quelques points à avoir en tête avant de lancer votre entreprise de nutrition en ligne. 

Mieux manger est une priorité pour beaucoup de Français. Il n’est donc pas surprenant de voir fleurir les business spécialisés dans la nutrition en ligne. Voici 4 choses à savoir avant de vous lancer. 

Vous devez anticiper les besoins de vos futurs clients

Pour attirer des nouveaux clients, vous devez leur proposer la résolution de leur problème à l’aide d’un programme ou d’une offre claire et détaillée. Vous devez avoir une passion pour la nutrition et être convaincu que vous pouvez aider d’autres individus d’une façon inédite, les aider à mieux manger, s’alimenter plus sainement à l’aide d’une méthode qui vous est propre. L’expérience consommateur doit être au coeur de votre business. Que pouvez-vous apporter de nouveau aux autres ? Comment pouvez-vous les aider à résoudre un problème ? Pour répondre à ces question, réalisez une analyse de marché en amont, posez des questions aux clients que vous souhaitez cibler. Vous pourrez ainsi identifier des manquements et besoins et construire des solutions adaptées aux clients. 

Trouvez le bon business model

Tout le monde veut avoir une alimentation plus saine. Portés par cette nouvelle tendance, de plus en plus d’entrepreneurs se lancent proposant de nouveaux services, aliments ou encore ingrédients, à l’image des super-aliments qui font fureur. Pour transformer ces bonnes idées en entreprise viable, il faut imaginer un business model rentable sur le moyen et le long terme. C’est ce qu’ont réussi à faire certaines startups food-tech telles que Pleurette, Tamago Food ou encore l’entreprise spécialisée dans les produits de snacking naturels Gallimaté. 

Cependant à plus court-terme, ces nouvelles entreprises ne doivent pas hésiter à offrir des services gratuits, recommandent les experts-nutritionnistes de Sundt.fr. En effet, la mission des entreprises spécialisées dans la nutrition est de venir en aide à leurs clients sur un problème donné et de les aider à atteindre leurs objectifs. Il peut donc être bon, dans un premier temps, d’évacuer l’aspect pécunier. N’hésitez pas à vous faire connaître sur les forums ou les réseaux sociaux en délivrant des conseils gratuits. Dosez vos recommandations afin d’en dire juste assez pour attirer l’attention de vos potentiels clients.

Etudiez le contexte réglementaire

En plus de soigner votre présence sur les réseaux sociaux, en postant du contenu engageant qui va pousser votre communauté grandissante à interagir, étudiez bien le contexte réglementaire lié à votre activité. Dans le secteur de la nutrition, la réglementation est stricte et a tendance à se durcir à chaque nouvelle découverte scientifique. Renseignez-vous sur les dernières directives européennes avant de commercialiser de nouveaux aliments ou ingrédients. Les questions environnementales peuvent également avoir un impact sur la commercialisation d’un nouveau produit : respect de certaines normes de production plus respectueuses et responsables, nouvelle législation sur les emballages… Etudiez bien ces questions avant de vous lancer. 

Les assistants vocaux, un binôme avec la publicité

La publicité est un outil de communication incontournable pour les entreprises, car elle permet de faire connaître une marque, un service ou encore un objet à des consommateurs. Mais avec les technologies qui s’imposent la publicité va devoir s’adapter particulièrement avec les assistants vocaux, qui modifient la relation avec les clients.

Selon le Baromètre des enceintes à commande vocale, réalisé en juin 2019 par Médiamétrie,  3,2 millions d’utilisateurs d’enceintes à commande vocale.
Les enceintes à commande vocale sont entrées dans la vire quotidienne 9 internautes sur 10 en connaissent l’existence et 71% savent exactement de quoi il s’agit, soit 7 points de plus qu’en novembre 2018 :

  • consulter la météo sur son enceinte à commande vocale reste l’usage dominant et il est même en augmentation. 76% des utilisateurs ont déjà effectué cette requête, contre 60% en 2018.
  • écouter de la musique en streaming, puis la consultation de l’actualité, un usage réalisé par plus de la moitié des utilisateurs.
  •  écouter  des podcasts via son enceinte connectée progresse et se démarque au sein des usages audio. Plus d’un tiers des utilisateurs ont déjà utilisé leur enceinte pour en écouter. Une progression significative puisqu’ils n’étaient que 23% l’an dernier. Plus d’1/3 des utilisateurs écoutent des podcasts via leur enceinte à commande vocale

L’enceinte connectée, bientôt un objet du quotidien 

Les enceintes connectées en plein développement

Depuis le lancement d’Alexa, l’assistant vocal d’Amazon aux Etats-Unis en 2014, les enceintes connectées avec leur assistant personnel commencent réellement à se développer. Les géants de l’internet se disputent un marché convoité par les consommateurs. Amazon avec Alexa, Apple avec Siri ou même Google et son Google Assistant sont désormais très populaires. Mais ces enceintes connectées ne sont pas encore disponibles dans tous les pays. En effet, toutes les langues ne sont pas encore programmées. Alexa d’Amazon au sein de ses enceintes Echo, par exemple, n’est pas encore en vente en France, même si elle arrive enfin cette année. 

De nouveaux objets ?

Ce secteur est en pleine expansion puisqu’il fait partie des nouveaux objets connectés qui attirent un large public. Grâce à cela, plus besoin de se déplacer ou bien d’aller sur Internet, les assistants vocaux sont capables de répondre à presque tout. Ils peuvent vous donner la météo, vous diffuser les informations de la journée ou encore vous renseigner sur des produits avant un futur achat. Mais c’est justement là que les entreprises se questionnent. En effet, si les assistants vocaux peuvent donner des informations sur des produits, lesquels mettront-ils en avant ? 

Déjà, beaucoup d’entreprises utilisent les assistants vocaux, Alexa, celui d’Amazon donne accès à des services d’autres entreprises. Il est possible de commander une pizza, un Uber, d’écouter de la musique à l’aide de Deezer ou encore de contrôler sa maison avec des sociétés de domotique. Les consommateurs sont donc en ligne directe avec ces entreprises partenaires à travers l’assistant vocal. L’avantage, c’est qu’elles se démarquent sur le marché, puisque leurs services ou leurs produits sont directement proposés par défaut. Mais dans le futur, est-ce que toutes les entreprises auront le droit d’être disponibles sur des assistants vocaux ? Pourront-elles faire de la publicité comme sur n’importe quelle plateforme (TV, Internet, Radio…) ?

Infographie: Enceintes connectées : Amazon domine le marché français | Statista

Adapter la publicité aux nouvelles technologies 

Comme les assistants vocaux sont de plus en plus utilisés au quotidien par les consommateurs, c’est un secteur à viser pour les entreprises. Mais comment réussir à faire partie des recommandations de ces intelligences artificielles du quotidien ? Dans un premier temps, définir la publicité sur ce type d’objets connectés reste encore compliqué. Les fabricants pour le moment ne souhaitent pas diffuser de vraies publicités comme à la radio. Cela pourrait interrompre l’interactivité avec l’assistant et sur le long terme excéder le consommateur. La publicité est donc redéfinie. Le concept consisterait à proposer le service de certaines entreprises ou des produits, en fonction de l’intérêt du consommateur. L’assistant devra proposer un format court qui n’interrompt pas l’expérience ou le faire sous forme de suggestion lors d’une demande de l’utilisateur.  

La publicité sur assistant vocal

La publicité sur assistant vocal se différencie totalement des autres plateformes. Pour les entreprises, c’est une nouveauté qu’il faut étudier puisque selon ComScore, 50% des recherches seront vocales en 2020. Pour pouvoir se démarquer les entreprises devront proposer des formats très courts sur leur site : seulement quelques mots pour promouvoir un service ou un objet. Le consommateur pourra par exemple, demander : « J’ai besoin d’un sac à dos, que peux-tu me proposer ? ». Dans ce cas, la description des sacs à dos d’une marque devra être claire et synthétique. Il est évident que les intelligences artificielles préféreront un tel format. Les entreprises y seront bien référencées dans les recherches accessibles aux assistants. On peut comparer cela, au référencement actuel avec des sites responsives sur smartphone. Un site est d’autant mieux référencé si sa configuration fonctionne sur tablette ou smartphone. Pour les assistants vocaux, il en sera de même. 

Que mettre en place ?

Cependant, on ne sait pas encore ce que compte mettre en place les géants des enceintes connectées. Pour la plupart, la priorité reste les partenariats. Aux Etats-Unis, Alexa d’Amazon, par exemple, met en avant son partenaire Procter & Gamble pour les produits d’hygiène et de beauté. Si un utilisateur demande : « Peux-tu me commander des rasoirs ? » à son assistant, la première suggestion sera des rasoirs Gillette du groupe Procter & Gamble. Même si ce genre d’option n’existe pas encore en France. Il est sûr que les petites entreprises seront désavantagées avec les assistants vocaux, les géants de l’internet des objets s’associent souvent avec de grandes marques pour servir le consommateur. 

Se démarquer n’est pas impossible ! 

Bien entendu, pour le moment, la publicité et les suggestions s’adressent uniquement aux grandes marques, mais comme le service est en passe de se développer, la publicité sur les assistants vocaux devrait en faire de même. Les géants de l’internet d’ici les prochaines années proposeront sûrement des forfaits pour se démarquer dans certains foyers. Cependant pour faire partie des recommandations des assistants vocaux n’oubliez pas qu’une intelligence artificielle se fournit sur internet. Être dans les tops des recherches lors d’une demande vocale nécessite donc un bon référencement sur le web.

Les objets connectés dans l’avenir permettront un achat rapide, pour impacter le consommateur, il est important qu’il connaisse déjà la marque et le produit. Il achètera alors plus facilement grâce à une simple demande à l’aide de son assistant vocal. Même si ce processus semble encore compliqué pour les sites différents des grandes plateformes d’achats, il est fort possible que l’intelligence artificielle soit capable de le faire d’ici les prochaines années. En attendant, n’hésitez pas à vous renseigner sur le sujet pour être dans les starting-blocks, le jour où la publicité se développera véritablement sur les enceintes connectées. 

Les Petits Chaperons Rouges, une entreprise qui ne fait pas grandir que les enfants !

Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président du Groupe Grandir, Les Petits Chaperons Rouges, nous raconte comment son concept, issu d’un constat fait aux États-Unis, s’est imposé en France. D’une entreprise partie de rien, elle représente aujourd’hui plus de 10 000 salariés et ne cesse d’évoluer notamment au travers d’une digitalisation en phase avec la réalité.

D’où est venue l’idée des Petits Chaperons Rouges ?

L’histoire est toute simple. J’ai passé les années 90 aux États-Unis où j’évoluais dans le secteur de la santé et de l’éducation. A la fin de ces années, j’ai rencontré le dirigeant d’une entreprise américaine qui s’appelle Bright Horizon Family Solutions, le pionnier américain des crèches d’entreprises, qui avait inventé le concept là-bas. Il construisait des crèches, non loin de chez les employeurs, pour permettre à leurs salariés de mieux concilier la vie familiale et professionnelle, ce que les anglosaxons appelle le « Work Life Balance » (équilibre de vie de travail, ndlr). En rencontrant cette entreprise dont le siège est à Boston, je me suis dit que le concept était génial. À l’époque je me demandais si je rentrais en France et surtout « pour faire quoi ? ». Cela a été le coup de foudre !

En quoi le marché français était-il mâture pour y développer les crèches d’entreprise ?

À l’époque, il manquait 7 à 800 000 places de crèches en France. Sociologiquement la population avait évolué et en 20 ans on était passé à près de plus de 80 % des femmes en âge d’avoir des enfants qui travaillaient. Le besoin commençait à naître dans les années 2000 d’avoir un équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle. D’autres tendances étaient enclines à favoriser le développement de ce secteur comme les familles recomposées ou monoparentales. En signal faible, le nombre de familles qui avaient besoin d’aller travailler ou de renforcer leur pouvoir d’achat augmentait, les deux membres parentaux de la famille devaient travailler et il fallait donc une place en crèche. Finalement, tout un tas d’évènements faisaient, en termes de timing, penser à ce qu’avaient vécu les États-Unis quelques années auparavant.

Comment s’est passé le lancement ?

Nous sommes alors fin 1999 et je rentre en France à la fin de l’année 2000. Je m’associe avec une psychologue spécialiste de la petite enfance, avec laquelle je travaille encore 20 ans plus tard car elle est la déléguée générale de la fondation d’entreprise, et avec un architecte qui avait une bonne connaissance dans le domaine architectural de l’enfance. Nous décidons donc de lancer l’entreprise en septembre 2000, nous trouvons le nom et allons voir la ministre de la famille de l’époque, Ségolène Royal ainsi que la présidente de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales, ndlr) qui est l’autorité de tutelle des crèches en France, Nicole Prud’homme.

Nous les convainquons à l’époque de la nécessité d’ouvrir le secteur, alors exclusivement municipal ou associatif, aux sociétés privées. Bien évidemment, nous souhaitions avoir les mêmes exigences en termes de règles, devoirs, réglementations, diplômes et taux d’encadrement. Il s’agissait alors de réduire considérablement les listes d’attente comme ce qui s’était passé alors aux États-Unis et en Angleterre. Cela permettait de laisser accès à des centaines de milliers de famille à un mode de garde de qualité avec de vrais projets éducatifs. Les crèches présentent l’avantage d’être plus sécurisantes et qualitatives pour les familles car l’accueil collectif d’une équipe pluridisciplinaire est plus sécurisant qu’une garde avec un adulte seul. Il y avait alors une réelle demande de la part de l’état de professionnaliser la garde d’enfants. Nous décidons alors de monter un groupe de travail et de voir où nous mène notre réflexion.

Quelle a été la suite ?

En avril 2003, lors de la conférence de la famille, deux grandes mesures ont été annoncées : la mise en place de PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant) qui permet aux caisses d’allocations familiales de financer des familles pour la garde de leurs enfants à domicile ou à l’extérieur. Forts de cela, à l’été 2004, nous ouvrons la première crèche interentreprises en France à Orly, à côté de Rungis, dans une zone d’activité tertiaire. Il y avait alors de grandes entreprises présentes comme Danone ou encore Corsair. Cette crèche de 55 places était dotée d’un grand jardin. D’entrée de jeu une quinzaine d’entreprises, de toutes tailles, se sont manifestées pour leurs salariés.

En même temps des agents de l’État tels que les douanes d’Orly ou les agents du Conseil Général ont également souhaité y réserver des places. Petit plus, une collectivité, Chevilly-Larue, a souhaité travailler avec nous. En effet, en regardant où travaillaient les habitants de la commune inscrits sur la liste d’attente, elle s’était aperçue que de nombreux administrés travaillaient sur cette zone et donc qu’il serait judicieux de réserver des places près de leur lieu de travail situé en dehors de sa commune. Au final, nous avons eu lors de notre tour de table des employeurs du privé, des agents du public et des habitants d’une ville, nous étions donc déjà dans un modèle hybride. Cela montrait clairement que la problématique de la garde était nationale et partagée par tout le monde.

Comment se sont passées les autres ouvertures ?

Forts de ce statut de pionnier des crèches d’entreprise en France, nous avons commencé à nous développer sur cet axe des crèches d’entreprises et très rapidement en début 2005, la ville de Paris nous a sollicités sur un appel d’offres de délégation d’une de leurs crèches en nous disant « Nous avons entendu parler de vous et généralement lorsque l’on délègue ce sont des associations qui répondent ». Nous avons remporté cet appel d’offre et nous avons été le premier gestionnaire privé en France à gagner la gestion d’une structure municipale en délégation de service public. Au début, nous étions partis sur le fait d’implanter les crèches sur des zones d’activité non loin des entreprises mais, chemin faisant, nous nous sommes aperçus qu’il y avait une forte demande pour de la proximité près des lieux d’habitation. De nombreuses familles, notamment en zone urbaine, ne souhaitaient pas forcément prendre le métro, le RER ou faire du transport avec leurs enfants d’un ou deux ans. Assez rapidement, nous avons ouvert des bureaux à Lyon et Marseille et nous avons commencé à nous implanter sur ces zones. Forts de cette réflexion, nous avons commencé à ouvrir des crèches d’entreprise dans les villes notamment celle de la première et la deuxième couronne parisienne et Intramuros dans la capitale, partout où il existait une forte concentration d’habitation.

Avez-vous eu d’autres changements ?

Un phénomène est arrivé fin des années 2000 qui s’appelle les micro-crèches. C’était au départ un pilote lancé par le gouvernement qui disait qu’il fallait apporter un mode de garde dans les zones plus rurales car les demandes en terme de places étaient plus limitées : il n’y avait pas besoin d’implanter des crèches de 50 places mais plutôt des modules plus agiles de 10 places. En réalité, cela n’a pas pris du tout dans ces zones mais de nombreux entrepreneurs sociaux ont lancé des micro-crèches en centre-ville, en louant des locaux au pied des immeubles et en les transformant en crèches. Cela a très fortement pris en milieu urbain. Nous ne nous étions pas spécialement penchés sur cette forme de crèches mais nous avons été approchés par un groupe qui s’appelait « Crèches et Malices » qui avait développé un joli réseau d’une cinquante de micro-crèches car nous partagions la même organisation et le même projet éducatif. Nous avons décidé de les reprendre et nous nous sommes lancés dans cette troisième voie vers 2010.

Que s’est-il passé après ce troisième développement ?

Depuis 10 ans, nous avons finalement développé les trois voies et, aujourd’hui, notre capacité d’accueil de jeunes enfants est de plus de 12 000 places, dont un peu plus de 1 500 places en micro-crèches sur 150 structures, 7 000 places en crèches d’entreprise (60 % de l’activité, ndlr) et 3 500 en délégations de services publics. Nous faisons une croissance à deux chiffres depuis 20 ans et le groupe est passé d’1 million de CA en 2005 et d’une dizaine de salariés à 240 millions en 2020 et plus de 5 000 salariés rien qu’en France. Le phénomène des micro-crèches n’est pas à négliger car c’est celui qui possède la plus forte croissance et nous avons pu ainsi ouvrir de nombreuses crèches de proximité. Le succès s’explique aussi car ce sont des crèches très cocooning qui allient proximité et facilité.

Peut-on encore se développer dans le domaine ?

La part de marché du secteur privé des crèches est passée de 0 à 15 % en l’espace de 20 ans et le réservoir de croissance reste considérable. Près de 800 000 familles sont toujours en liste d’attente, et seulement 2 à 3 % des employeurs français, qu’ils soient privés ou publics, réservent des places de crèches pour leurs salariés. Nous avons ainsi ouvert au cours des 3 dernières années près de 50 structures par an, et le potentiel reste considérable (le secteur privé est le plus dynamique en la matière). Il ne faut pas oublier également que les villes gèrent encore 65 % des crèches en France, et que la tendance à l’externalisation est de plus en plus forte. Tout comme sur le marché des cantines scolaires, le durcissement des normes les incitent à externaliser de plus en plus la gestion de leurs crèches auprès de professionnels de la petite enfance comme Les Petits Chaperons Rouges. Pour accompagner cette hyper croissance, il faut donc structurer l’ensemble des fonctions du groupe, que ce soit au niveau opérationnel, ressources humaines (notamment recrutement ou gestion des talents) ou financier. Nous investissons donc des montants très significatifs chaque année à la fois en moyens humains et en outils pour nous structurer et nous consolider. Nous sommes en train d’opérer notre transformation digitale, qui s’avère primordiale pour continuer à croître sereinement et mieux servir nos familles et nos équipes.

Quel est votre avantage concurrentiel aujourd’hui ?

Il existe un phénomène nouveau qui est bénéfique pour nous et qui est la taille de notre réseau. Nous sommes présents dans plus près de 60 départements et dans tous les pôles économiques car qui dit pôle, dit en général habitations à côté. Ce qui est assez intéressant c’est que quand vous maillez le territoire, votre concept de crèches d’entreprises au pied des bureaux perd de sa pertinence. En réalité, nos grands-comptes qui représentent 40 – 50 % du CAC40 et du SBF120, nous disent : « J’ai 25 établissements en France, montrez-moi la qualité de votre maillage autour des lieux d’habitation des familles ». La plupart du temps, nous sommes capables de proposer à l’ensemble de leurs familles un établissement situé à moins de 10 minutes de leur domicile. Cette qualité du maillage nous donne un avantage concurrentiel considérable car les familles vont choisir la crèche qui leur plaît le plus en visitant les structures ou en regardant si elle est proche de leur domicile, de leur lieu de travail, ou, si les parents sont séparés à mi-chemin. Ils choisissent la plus pratique pour eux et nous faisons matcher l’offre et la demande dans la structure. On a créé cette offre réseau avec nos 450 structures en France et un maillage qui colle aux besoins des familles et cela représente une barrière à l’entrée colossale. Cela s’est construit au fil de l’eau et c’est vrai que nous ne l’avions pas anticipé au départ.

Comment vous développez-vous aujourd’hui ?

A 90 %, hormis les micro-crèches, notre réseau s’est constitué de façon organique, nous permettant d’offrir une ergonomie architecturale et pédagogique partout en France. Un atrium de jeu central qui donne sur le bureau de la directrice quand vous arrivez qui donne lui-même sur une salle de jeux et de peinture, sur une salle d’éveil des sens et sur les trois secteurs (moins d’un an, de deux ans et de trois ans) et tout cela avec au moins un minimum de couleurs. Notre ambiance se veut très lumineuse.

Nous désirons que toutes les pièces communiquent entre elles ainsi que sur l’atrium. Cette disposition offre une très grande fluidité avec des codes couleurs et une qualité des matériaux qui fait que vous reconnaissez une crèche les Petits Chaperons Rouges dès l’entrée. Cela donne un avantage sur les concurrents qui se sont construits essentiellement en croissance externe ou qui sont issus de la fusion d’une dizaine de réseaux de taille moyenne. Je trouve, en effet, que dans notre cas, cela facilite la mobilité de nos équipes et de nos professionnels d’une crèche à l’autre car ils ne sont pas perdus en changeant de crèche, ce qui est favorable à la gestion des carrières et la mobilité.

Il en est de même pour les familles qui retrouvent la même typologie de crèche quand ils ont des mutations de poste et qu’ils doivent trouver une place de crèche pour leurs enfants. Cela aide également au niveau du déploiement de tout ce qui touche à la sécurité ou encore au sanitaire, par exemple, afin qu’il s’effectue de manière plus efficace. Tous les 5 ans, nous cherchons à faire évoluer notre concept et notre charte architecturale : nous sommes passés d’un sol souple avec des couleurs vives à un sol semblable à du parquet, qui donne un esprit plus cozy et plus zen. Tout cela évolue en fonction des dernières découvertes scientifiques (comme les neurosciences notamment) et les recherches des pédagogues de la Petite Enfance.

Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées ?

Il y en a eu un paquet ! La chance que nous avons eue c’est que nous n’avons jamais fait de grosses erreurs stratégiques. Nous avons toujours géré en bon père de famille et nous étions assez prudents dans nos choix. Quand nous avons testé une innovation, nous l’avons réalisée dans des clusters et nous avons fait des pilotes avant de la déployer à l’échelle nationale, que l’on parle d’innovation organisationnelle ou pédagogique notamment. Sinon, les difficultés il y en a plusieurs.

La première c’est que quand vous rencontrez une croissance comme la nôtre, l’équipe de départ n’est pas celle d’aujourd’hui. Forcément, certains salariés vont croître et grandir avec l’entreprise alors que d’autres ne se retrouvent pas dans la nouvelle taille et la nouvelle organisation. Le fait d’avoir un accès direct au patron n’est pas le même quand nous gérons 5 000 salariés en France et 5 000 à l’étranger que quand nous étions tout petits. Vous ne pouvez plus avoir le même accès à lui qu’avant et puis vous avez un n-1 et n-2, ce qui peut ne pas vous plaire. Arriver à faire grandir l’équipe de départ avec l’organisation représente un vrai challenge et heureusement cela passe par des arrivées de personnes extérieures. Elles ne vont pas d’ailleurs être forcément expertes du domaine de la petite enfance, mais elles vont apporter une expertise différente et nouvelle dont nous avons besoin pour nous renouveler et nous réinventer. Pour le fondateur, la difficulté réside dans le fait de trouver le bon équilibre entre les anciens et les nouveaux car les deux sont nécessaires au succès. Les anciens représentent la mémoire de l’entreprise et une vraie expertise. Les nouveaux apportent une réflexion « out of the box » (en dehors du cadre, ndlr) comme disent les américains et cela donne un prisme et une vision différente. C’est un subtil mélange entre les deux qui fait que tout fonctionne.

Quels sont vos autres défis ?

La transformation digitale représente un vrai challenge et elle ne s’effectue pas d’un claquement de doigts. Ce sont d’énormes pans du budget et cela prend du temps à déployer et à implémenter. Cela vient perturber les méthodes de travail des équipes mais cela apporte quelque chose qui est unique et nécessaire pour l’avenir c’est-à-dire que c’est une data fiable en un seul point qui est modélisable. Je m’explique : dans de nombreuses entreprises, la data arrive de multiples points différents et ensuite elle est copier-coller d’un service à l’autre. Mais, il faut prendre en compte que la donnée bouge tous les jours et lorsqu’un service l’utilise elle est déjà périmée quelque part. L’une des forces est d’avoir les données en temps réel. Notre challenge était donc que la data soit centralisée en un seul point et que quand, par exemple, on veut faire une formation, on puisse savoir exactement qui sont les salariés dans chacune des crèches. Avant, on réalisait un export et, quand on faisait la recherche, il y avait peut-être une salariée qui était partie en congé, une nouvelle qui était arrivée… En résumé, pour 80 % on touchait les bonnes personnes et 20 % les mauvaises. Dans la digitalisation, nous avons donc voulu aller au bout de l’exercice

La qualité représente-t-elle un défi ?

Oui bien sûr ! Il s’agit avant tout de faire croître et d’industrialiser l’entreprise pour que les process soient au rendez-vous et que la qualité puisse être supérieure et uniforme. Je vais vous donner un exemple : souvent quand une boîte grandit, il y a plein d’établissements et on a tendance à être moins regardant sur la qualité. Quand vous avez une seule crèche, il est, en effet, facile de regarder les détails comme l’affichage et la signalétique alors que quand vous en avez 450, il faut se reposer sur des strates intermédiaires que sont les directrices entre autres pour assurer cela. Prenons un autre exemple concret où process et qualité doivent être présents. Lorsque nous avions 20 ou 30 crèches, nous avions des exercices d’évacuation tous les ans ou bien nous devions nous assurer que les extincteurs avaient bien été vérifiés par l’entreprise en charge, comme à présent. Dans l’ancienne manière de s’en assurer, c’était dans la to do list de la directrice pour que ce soit fait 1 fois par an. Aujourd’hui, notre service Hygiène Sécurité Environnement met en place des campagnes d’exercices plusieurs fois dans l’année pour préparer les équipes. Pour que cette industrialisation se fasse efficacement, il reste nécessaire d’avoir des bons relais managériaux intermédiaires, d’avoir des directives très claires et des tableaux de reporting performants. Cela représente un vrai challenge.

Contribuez-vous à l’amélioration de votre secteur ?

Nous avons travaillé avec SGS ICS, leader dans le domaine de la certification, et élaboré avec eux un des premiers référentiels de certification de service du domaine de la Petite Enfance. Nous sommes le premier groupe privé d’entreprise de crèche certifié en France et nous avons fait valider notre référentiel par les pouvoirs publics, la CAF, les parents, les services de la PMI avec plus de 130 points de contrôle. Notre référentiel est public et en libre accès car je pense que, pour qu’un secteur d’activité s’améliore, il faut se serrer les coudes et partager : nous l’avons fait valider par la COFRAC pour qu’il devienne une référence officielle, accessible au monde entier. Aujourd’hui, nos crèches ont cette certification « Crech’expert » et les auditeurs externes de SGS viennent chaque année contrôler les crèches. Ils relèvent les éventuelles non-conformités, celles mineures ou majeures et vous laissent un délai pour corriger vos non-conformités. A défaut, vous perdez votre certification. C’est une manière de faire vérifier par un œil externe la qualité.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier ?

Ce qui m’apporte le plus de fierté au bout de 20 ans, c’est d’abord mes salariés car nous sommes partis à quelques-uns et aujourd’hui nous sommes 10 000 partout dans le monde et il reste satisfaisant de penser que nous faisons vivre autant de familles. Ensuite, c’est de me dire que nous avons eu près de 200 000 familles qui nous ont confié leurs enfants, en crèche ou en école maternelle. En effet à l’étranger, nos structures accueillent des enfants de 0 à 6 ans.

Quelles vont être les conséquences de la crise du COVID ?

La crise de l’épidémie de coronavirus fait que nous basculons dans un monde où les salariés et les familles vont nous challenger encore plus sur la quête de sens et la qualité. Ce sont des éléments sur lesquels nous sommes en train de travailler dans l’optique de la réouverture des structures qui va être très progressive dans les mois qui viennent. Il faudra être au contact et proche des familles et des salariés ! 

« La transformation digitale représente un vrai challenge et elle ne s’effectue pas d’un claquement de doigts. Ce sont d’énormes pans du budget et cela prend du temps à déployer et à implémenter.« 

Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président Groupe Grandir

Quel sont vos conseils pour ceux qui VOUDRAIENT entreprendre ?

  1. Déjà entreprendre c’est génial ! Entreprendre cela veut dire qu’il faut de tout pour faire un monde et il y en a qui sont à l’aise pour le salariat et c’est la majorité des personnes sur la planète. Et il y en a d’autres que cela dérange et qui ne s’en satisfont pas et qui ont besoin d’entreprendre et d’être leur propre patron. Cela s’adresse à des gens qui ont un tempérament fondamentalement optimiste car que ce soit au début ou au moment où elle grandit, votre job au quotidien c’est de gérer les difficultés. Votre job c’est de gérer 5 sujets chaque jour urgents et importants où les équipes appellent au secours et personne d’autre va le faire à votre place. Si vous êtes pessimiste vous n’y arriverez pas !
  2. Avoir une vraie appétence au risque. Si vous n’êtes pas capable de prendre des risques et si la seule chose qui vous préoccupe c’est votre PEA, l’entrepreneuriat n’est pas fait pour vous. Il ne faut pas avoir peur de se prendre des gamelles et d’y retourner et de recommencer parce que c’est un parcours du combattant. Et pas dans la création d’entreprise ou dans l’accès au fond d’amorçage car je pense que la France est extrêmement bien outillée par rapport aux autres pays. Nous avons fait en 20 ans des progrès phénoménaux là-dessus.
  3. Il y a aussi être multifonctions : trouver le bon concept, le décliner dans un business model qui tient la route, lever des fonds, être capable d’avoir des clients, engranger la machine, la rentabilité, avoir une vraie vision pour sa boîte à moyen terme.
  4. Avoir une vraie vision sociétale car le monde de demain sera encore plus sur le juste équilibre entre l’économique et le social, cela veut dire que la pérennité et la performance économique sont essentielles dans une entreprise mais à condition que cela vienne aussi nourrir l’innovation sociale, la vision sociétale de la boîte, le pourquoi on est là, comment on donne du sens. La génération Z ne rejoint plus une boite sans savoir ce que l’on fait pour la société. Un entrepreneur demain encore plus qu’hier devra trouver cet équilibre. C’est pourquoi nous avons été l’une des premières entreprises ETI à l’été 2019 à insérer notre raison d’être dans nos statuts qui est de « contribuer pas à pas à l’éveil des nouvelles générations » alors qu’à l’époque il n’y avait que 2 – 3 grands groupes qui le faisaient.
  5. Il faut être capable de tout faire. Dans les années 1990, Guy Kawazaki qui était chez Apple, lors d’une conférence a répondu à un un entrepreneur qui lui demandait s’il existait des entreprises qui aidaient à l’écriture du Business plan. « Si vous êtes entrepreneur et que vous n’êtes pas capable d’écrire vous-même votre business plan, c’est peut-être que vous vous êtes trompé de voie ». Pour moi, il faut être capable de partir d’une page blanche et d’être extrêmement curieux. Il faut être capable de trouver dans d’autres secteurs d’activités et de dupliquer dans le vôtre des bonnes idées. Il faut être à l’écoute de tout. C’est une sorte d’ouverture d’esprit et de remise en question permanente et dans un tel parcours du combattant il faut avoir le cœur bien accroché. 

Le Capital Social : kesako ?

Le capital social est composé d’apports en numéraire (sommes d’argent, parts sociales, actions d’autres sociétés, etc.) et/ou d’apports en nature biens autres que de l’argent (immeubles, fonds de commerce, marques, brevets, etc) mis à disposition de la société par les associés ou actionnaires lors de sa création. En échange de ces apports, les associés reçoivent des parts sociales, les actionnaires des actions.

Depuis les lois DUTREIL le capital minimum d’une société de type SAS ou SARL ou dérivées, a été fixé à 1 euro. Dans la réalité, l’enjeu ne s’avère pas aussi simple car le capital social a des conséquences à ne pas sous-estimer.

D’abord, il faut considérer que l’absence de capital social peut nuire à la crédibilité de la société. Toutefois, aujourd’hui cet impact n’est plus aussi grand qu’il ne l’était autrefois. Sa valeur minimum du capital social reste en général fonction de l’activité de l’entreprise. Il est évident que des entreprises de conseils n’ont pas besoin du même montant qu’une société industrielle pour rassurer les banques par exemple. Il ne revêt pas la même utilité. 

Le capital social (et lors de la vie sociale de l’entreprise – les capitaux propres- [Capital social + réserves + ou – report à nouveau]) est ausculté par les financiers de l’entreprise qu’ils soient banquiers ou investisseurs. 

Quelles sont les obligations liées au capital social ?

Le capital social est lié à 3 obligations :

  • être non fictif : l’associé se doit de jouir d’un droit incontestable sur le bien qu’il apporte au capital
  • être fixe : à l’exception des sociétés bénéficiant d’un capital variable, le capital d’une société ne saurait évoluer sans modification des statuts de la société
  • être intangible : un associé ne peut récupérer son apport au capital social avant la dissolution de la société.

Les sociétés à capital social variable

Toute société, à l’exception de la société anonyme et des sociétés coopératives, peut opter, lors de la rédaction de ses statuts pour une clause de variabilité de son capital. Elle peut alors faire varier son capital social, à la hausse ou à la baisse. Cependant, elle doit respecter les limites d’un capital minimal et maximal, à indiquer dans les statuts.

Le dépôt de capital social est une étape obligatoire lors de la création d’une entreprise. 

Le capital social d’une entreprise : quelle est son utilité ?

Le capital social est un élément indispensable et obligatoire de la création d’une société, mais son utilité perdure dans le temps. 

Il sert :

  • de base ou de clé de répartition des pouvoirs au sein de la société,
  • de mode spécifique de financement : il peut par exemple servir à compenser les pertes temporaires d’une société sans fonds propres suffisants, ou éviter au moins provisoirement sa cessation des paiements. Pour les créanciers de la société, le montant du capital social représente une garantie sur leur créance et donc sert à consolider la confiance.

A quel organisme déposer le capital social ?

Le dépôt consiste en une remise d’une somme d’argent sur un compte bloqué. En outre, les fonds doivent être déposés et encaissés auprès d’un dépositaire qui peut être :

  • une banque,
  • la Caisse des dépôts et consignations (CDC),
  • un notaire.

Quel montant doit-on déposer ?

Selon la forme juridique, le montant minimum du capital social est de :

  • 1 € pour une SARL, SAS, SASU, SNC ou EURL (capital minimum libre)
  • 37 000 € pour une société anonyme (SA)
  • 18 500  € pour une coopérative de forme SA

Il n’est pas obligatoire de verser la totalité du capital social lors de la création de la société. Le versement peut être échelonné dans le temps (le reste du capital doit cependant être versé dans les 5 ans) avec un minimum fixé à :

  • 20 % pour les SARL
  • 50 % pour les SA et les SAS

Le capital social d’une entreprise, comment le notifier ?

Le capital social n’est pas figé, et peut évoluer par la suite. Pour autant, lors de la création de la société, son montant doit :

  • être inscrit à l’actif de la société
  • être déclaré lors de l’immatriculation de la société au Registre du commerce et des sociétés (RCS)
  • être mentionné dans les statuts
  • apparaître à la suite de la dénomination sociale et de la mention de la forme juridique de la société, sur tous les documents destinés à des tiers, notamment : les courriers, les devis, les factures, les annonces, les publications diverses, les mentions légales du site internet, etc.

Le capital social d’une entreprise : comment débloquer les fonds ?

Après le dépôt du capital social effectué et l’immatriculation de la société réalisée, les fonds peuvent être débloqués. Pour cela, le ou les gérants doivent présenter l’extrait Kbis (extrait constatant l’immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés). Les fonds peuvent alors être virés sur un compte courant ouvert au nom de la société et le ou les gérants peuvent donc en disposer librement pour les besoins de la société.

À quel moment le capital doit-il être déposé ?

Le capital social doit être déposé dans une banque, à la caisse des dépôts et consignation ou chez un notaire, avant l’immatriculation de votre société et même avant la signature des statuts. Ainsi, la somme déposée sera bloquée jusqu’à l’obtention de votre Kbis. Sur présentation du kbis, preuve d’immatriculation au greffe du tribunal de commerce de votre entreprise, la banque ouvrira un compte au nom de votre société et vous aurez ainsi accès à cette somme. Sachez que si vous avez des difficultés à trouver une banque, vous pouvez toujours vous rendre à la caisse des dépôts et consignations.

Selon les formes juridiques, les exigences ne sont pas les mêmes :

  • pour la SCI, aucune preuve de dépôt n’est exigée par le tribunal de commerce lors de l’immatriculation ;
  • pour l’EURL et la SARL, il convient de fournir au dossier une attestation de dépôt des fonds de la banque, du notaire ou de la caisse des dépôts et consignation. À défaut, il faut indiquer dans les statuts, les coordonnées précises de la banque ;
  • pour la SASU et la SAS, il faudra obligatoirement fournir une attestation de dépôt des fonds.

Peut-on facilement modifier son capital ?

Une fois votre société immatriculée, si vous souhaitez modifier le capital, il faudra procéder à un dossier complet :

  • la rédaction d’un procès-verbal de réduction ou d’augmentation de capital ;
  • une modification des statuts ;
  • une annonce légale dans un journal habilité ;
  • une formalité au tribunal de commerce.

À noter qu’il existe la possibilité d’opter pour un capital variable. En réalité, ce mécanisme est peu fréquent et adapté à certaines situations bien particulières. Il permet de fixer un capital minimum et un capital maximum. Entre ces deux montants, le capital pourra varier de manière plus flexible.

A la création de l’entreprise, il ne faut pas négliger de constituer un véritable capital social pour l’entreprise que l’on crée. En effet, dans la vie de l’entreprise, il faut savoir conforter les capitaux propres, et parfois pratiquer des augmentations de capital. Il est à noter que sur ce dernier point quelques incitations fiscales demeurent. N’hésitez pas à consulter votre expert-comptable et votre avocat, ensemble ils sauront vous orienter sur la bonne voie.

Comment gérer la baisse d’activité de votre entreprise ?

Depuis décembre 2019 jusqu’à la fin de l’année, l’organisation des entreprises a été remise en question. Notamment, la grève des transports qui a conduit les salariés à ne pas pouvoir arriver à l’heure dans l’entreprise, les marchandises à ne pas être livrées à temps. Par ailleurs, la pandémie a entraîné le confinement. Aussi, de nombreuses entreprises se retrouvent aujourd’hui à faire face à de nombreuses difficultés.

Les entreprises peuvent traverser de nombreuses crises au cours de leur existence. Cependant, le moment qui s’avère difficile pour celle-ci, c’est la baisse d’activité. Dans ces conditions, elle n’est plus en capacité de maintenir les contrats de travail en leur état originel. Par ailleurs, elles ne peut souvent plus proposer du travail à ses salariés à tel point qu’il est nécessaire qu’elle ferme temporairement son établissement, son entrepôt, son usine ou qu’elle diminue les heures de travail de tout le monde en dessous de la durée légale.

Les principales raisons qui provoquent la baisse d’activité sont souvent la conjoncture économique, les difficultés d’approvisionnement, les intempéries ou sinistres qui surviennent dans le cas de circonstances météorologiques importantes ou la transformation de l’entreprise. Voici quelques pistes et ajustes à effectuer pour gérer au mieux cette période difficile.

Mettre en place le chômage partiel ou l’annualisation du temps de travail

Plusieurs dispositifs permettent aux entreprises de faire face à leur baisse d’activité notamment avec les démarches de chômage partiel et l’annualisation du temps de travail. La première démarche également prénommée activité partielle permet d’aider les entreprises dans plusieurs cas comme une restructuration, une réduction des commandes ou un problème d’approvisionnement. Son recours peut s’effectuer lors d’une diminution de la durée hebdomadaire du travail ou à l’occasion d’une fermeture temporaire de toute ou d’une partie de l’entreprise. La société recevra alors une indemnisation partielle de l’État pour préserver la rémunération de ses collaborateurs.

Pour la percevoir, il doit montrer un effectif annuel de 1 000 heures par an et par salarié quelle que soit la branche professionnelle et de 100 heures par an et par salarié si l’activité partielle est due à des travaux de modernisation des installations et des bâtiments de l’entreprise. La deuxième démarche donne la possibilité au chef d’entreprise notamment responsable d’un établissement saisonnier, d’annualiser le temps de travail de ses salariés, autrement dit éparpiller les heures de travail sur plusieurs mois, maximum un an et sur des périodes où l’activité est la plus intense. Avec ce procédé, l’entreprise évitera d’utiliser à un grand renfort l’intérim et de recourir au chômage partiel. Pour mettre en place l’annualisation, le dirigeant doit se concerter avec les représentants du personnel et signer un accord collectif.

Infographie: Plus de 10 millions de salariés au chômage partiel | Statista
statista

Prêter les salariés à une autre entreprise

Pour atténuer des difficultés de recrutement dans certains secteurs en tension ou pour éviter à tout prix le chômage partiel en cas de baisse d’activité, toute entreprise peut user d’un procédé, celui du prêt de main-d’œuvre, strictement encadré par la loi. Le dirigeant met alors ses salariés à la disposition d’une autre société utilisatrice pendant une durée déterminée, de 12 à 18 mois pour être précis.

Le prêt de main-d’œuvre doit obligatoirement être à but non-lucratif pour l’entreprise qui souhaite utiliser cette méthode. Celle-ci facture, pendant la mise à disposition, uniquement les salaires versés aux salariés, les charges sociales liées et les frais professionnels remboursés au salarié. Reste que le prêt de main d’œuvre se fait toujours sur la base du volontariat. Ce sont les collaborateurs qui décident ou non et qui expriment leur accord explicite sans crainte de sanctions, de licenciement ou de faire l’objet d’une mesure discriminatoire. À l’issue de la période de prêt, ils peuvent retrouver leur travail initial, sans que répercussion sur leur carrière et leur rémunération .

L’entreprise prêteuse, la société utilisatrice et les salariés signent une convention mettant bien en évidence la durée du prêt, le mode de fixation des salaires ainsi que le mode de détermination. En période de grandes difficultés d’une entreprise, ce dispositif s’avère utile permettant pour l’entreprise initiale de conserver les compétences de ses salariés et à la firme utilisatrice, d’une main d’œuvre compétente et opérationnelle. Quant aux salariés, cela devient une expérience professionnelle qui leur permet d’acquérir et de maintenir leurs compétences tout en s’adaptant à de nouvelles formes de travail. Cette pratique peut néanmoins comporter des risques si elle n’est pas bien fixée entraînant un délit de prêt de main d’œuvre illicite et un délit de marchandage.

Pratiques collaboratives des TPE

Demander des aides financières

Ils existent un certain nombre d’aides financières pour faire face à une baisse d’activité. Le crédit de campagne est notamment utile pour financer les besoins de trésorerie des entreprises à activité saisonnière comme des commerces en station balnéaire ou de sports d’hiver, des firmes de la construction, celles qui sont le plus menacé par un ralentissement ou une baisse d’activité et peuvent avoir des pics et des périodes mortes au niveau des ventes. La banque les autorise à ce que leur compte en banque soit débiteur dans la limite d’un plafond et d’une durée, moyennant une rémunération. Les entreprises peuvent ainsi financer des montants importants sans attendre leurs premières ventes. Elles peuvent régler les frais principalement sur les sommes réellement utilisées et rembourser les encaissements. Toutes les entreprises peuvent néanmoins avoir recours à un autre procédé, celui du financement participatif, avec le système de crowdlending.

C’est une sorte de prêt permettant un accès à un emprunt flexible sans garantie, ni assurance pour les entreprises. Elles doivent justifier cependant d’un historique et d’un prévisionnel positif, c’est-à-dire d’une santé excellente financière et d’une capacité d’endettement. Plusieurs plateformes existent comme Bolden, Lendix ou encore Les Entreprêteurs. Des bénéfices restent à verser aux prêteurs mais la solution communautaire paraît souvent plus humaine et personnalisée. Reste que ce système dispose de quelques inconvénients. Contrairement à un crédit classique, le montant du prêt crowdlending peut parvenir assez tard, voir ne jamais exister s’il n’y pas en quantité suffisante des investisseurs. Il comporte également plusieurs risques qu’il est difficile d’évaluer tout de suite, vu que le prêt ne dépend pas de la loi sur le crédit à la consommation.

5 organismes essentiels à connaître absolument avant de vous lancer

Nécessaires au projet de création d’une entreprise et tout au long de son activité, des organismes essentiels sont à connaître impérativement. Un certain nombre d’entre eux sont en effet indispensables à la bonne marche de l’activité des entreprises, alors quels sont ces organismes vie professionnelle-privée qui s’adressent aux professionnels et entrepreneurs qui désirent créer leur entreprise ?

Le RCS( Registre national du commerce et des sociétés )

Organisme professionnel indispensable à la création d’une entreprise, le Registre du Commerce et des Sociétés constitue l’étape obligatoire avant de se lancer. Différentes formalités administratives et légales sont en effet à connaître avant de créer son entreprise, et le RCS constitue sans doute l’organisme le plus important. S’adressant plus spécifiquement aux commerçants personnes physiques ou morales, le RCS enregistre officiellement l’immatriculation et le début d’activité d’une entreprise. Le registre incorpore alors un certain nombre d’informations légales et administratives visant à informer les tiers d’une nouvelle création d’entreprise. L’inscription préalable au RCS est par exemple indispensable avant de demander un crédit bancaire. Le RCS constitue ainsi un organisme officiel indissociable du greffe du tribunal de commerce, chargé d’établir toutes les déclarations légales de création d’entreprise.

L’immatriculation au registre national du commerce et des sociétés (RCS), combien ça coûte ?

Les frais d’immatriculation varient selon la structure juridique et la finalité de l’entreprise. Ils doivent être réglés au moment du dépôt de la demande d’immatriculation.

Structure juridiqueCoût de l’inscription au RCS
Micro-entrepreneurgratuit
Entreprise individuelle commerciale25,34 €
Personnes morales 
Sociétés commerciales avec création d’établissement39,42 €
Autres sociétés et groupements avec création d’établissement70,39 €
Constitution sans activité, y compris les sociétés commerciales70,39 €
Achat, apport, mutation onéreuse avec ou sans 1er avis au BODACC (loi 1909)73,21 €
Prise en location-gérance, prise en gérance-mandat73,21 €
Immatriculation sans BODACC (certaines SEL, GAEC, CUMA…)70,39 €

Certaines entreprises sont assujetties à la double immatriculation RCS/RM (Répertoire des métiers). Il en est ainsi des artisans-commerçants et des sociétés exerçant une activité artisanale. Dans ce cas, les frais d’immatriculation doivent être réglés à la fois au RCS et au RM.

Quelles entreprises doivent s’immatriculer au registre national du commerce et des sociétés (RCS) ?

Le registre national du commerce et des sociétés est une base de données regroupant toutes les personnes physiques et les personnes morales exerçant une activité commerciale. Toutes les entreprises dont l’activité est commerciale doivent obligatoirement s’y inscrire sous peine de sanctions :

  • les entreprises individuelles (EI) y compris les micro-entrepreneurs
  • les entreprises unipersonnelles à caractère limitée (EURL)
  • les sociétés à responsabilité limitée (SARL),
  • les sociétés par actions simplifiées (SAS)
  • les sociétés anonymes (SA)
  • les sociétés en nom collectifs (SNC)
  • les sociétés civiles
  • les groupements d’intérêts économiques (GIE)

Quand s’immatriculer au registre national du commerce et des sociétés (RCS) ?

L’immatriculation au RCS s’effectue  entre le mois qui précède le début d’activité et les 15 jours qui suivent le début de l’activité.

Pour les micro-entrepreneurs, l’immatriculation s’effectue au moment de la déclaration d’activité.

Comment s’immatriculer au registre national du commerce et des sociétés (RCS) ?

2 possibilités s’offrent à vous. Vous pouvez vous rapprocher du centre de formalité des entreprises (CFE) ou du greffe du Tribunal de commerce compétent.

Les centres de formalités des entreprises (CFE)

Interlocuteurs de premier niveau, les CFE sont des guichets uniques. Ils jouent le rôle d’interface entre le créateur d’entreprise et les administrations. Enfin, Ils permettent aux entreprises d’accomplir en un même lieu et au travers d’un dossier unique les déclarations relatives à leur création, aux modifications de leur situation ou à la cessation de leur activité.

Votre CFE dépend de la nature de votre activité, du statut juridique et de la domiciliation de votre entreprise. Vos démarches peuvent se réaliser en ligne.

Le greffe du Tribunal de commerce

Deux solutions se présentent à vous :

  • par courrier

Vous pouvez envoyer votre  demande d’immatriculation par courrier  au greffe du Tribunal de commerce du ressort du siège social de votre entreprise. Pour ce faire, remplissez le formulaire correspondant à la forme juridique de votre structure. Complétez votre dossier avec les pièces justificatives listées en annexe du formulaire.

  • en ligne sur infogreffe.fr 

Remplissez le formulaire sur le site infogreffe.fr : immatriculation au RNCS et joignez les pièces justificatives demandées de manière dématérialisée. Vous devez joindre un exemplaire de vos statuts.

Si votre dossier est complet, un  justificatif d’immatriculation au RNCS vous sera délivré dans les 24 heures par le greffe du Tribunal de commerce : l’extrait K (pour les personnes physiques) ou K bis (pour les personnes morales).

L’annonce à faire paraître au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) incombe au greffier lors de l’immatriculation de l’entreprise. Le BODACC assure la publicité des actes enregistrés au RCS tout au long de la vie d’une entreprise : création, modifications, mutations et cessation d’activité.

Le JAL

Avant de se lancer dans la création d’une entreprise, il est nécessaire de connaître l’existence du Journal d’annonces légales qui répertorie plusieurs formalités administratives. C’est ainsi dans ce JAL que se trouvent les annonces légales de création d’entreprise classées par département, mais aussi les changements de statut, de gérance, de dissolution et de bien d’autres changements. Indispensable alors avant de créer son entreprise pour consulter la concurrence et voir quelles sont les entreprises présentes dans son secteur d’activité, le JAL est aussi obligatoire pour les entrepreneurs qui doivent publier un acte administratif sous peine de nullité. S’adressant aux personnes physiques comme aux personnes morales, le journal juridique des entrepreneurs constitue un véritable recueil des annonces judiciaires et légales.

Publication dans un journal d’annonces légales (JAL) : comment faire ?

La publication de démarches administratives s’effectue dans un JAL habilité dans le département où est situé :

  • le siège social de l’entreprise
  • le domicile du particulier, au choix des parties.

Comment choisir  le journal habilité ?

Le choix du journal appartient aux parties. Cependant, toutes les annonces judiciaires relatives à une même affaire doivent être insérées dans le même journal.

Les entreprises commerciales doivent publier les annonces concernant les actes enregistrés au RCS (ventes et cessions, immatriculations et créations d’établissement, modifications et radiations de personnes physiques ou morales inscrites au RCS, procédures collectives) :

  • soit au Bodacc,
  • soit dans un JAL.

Le non-respect des formalités de publicité peut entraîner la nullité des actes.

Lors de la publication, le journal fournit au déclarant une attestation de parution ou la copie du journal. Celle-ci est nécessaire pour prouver la parution et pour d’autres démarches ultérieures (notamment pour une demande de modification au RCS).

Chaque annonce mise en ligne comprend :

  • toutes les mentions figurant dans l’annonce publiée dans le journal habilité,
  • le nom de ce journal et la date de publication dans ce journal

Toute personne qui a besoin d’une copie d’une annonce dans son format imprimé doit en faire la demande directement auprès de l’éditeur du journal d’annonces légales, aux frais du demandeur.

Les journaux habilités doivent publier les annonces judiciaires et légales au prix de la ligne d’annonce, en fonction d’un tarif de base fixé par arrêté ministériel  (diffèrent selon les départements).

Pour l’année 2020, le tarif de base est de 4,07 € HT. Il peut atteindre 5,39 € à Paris et en Seine-Saint-Denis.

Les tarifs sont réduits :

  • de 70 % pour les annonces faites par les personnes qui bénéficient de l’aide juridictionnelle,
  • de 50 % pour les annonces publiées dans le cadre des procédures collectives.

Le tarif d’insertion d’une annonce judiciaire et légale ne peut faire l’objet d’aucune remise ou ristourne.

Le tarif à la ligne pratiqué par l’éditeur doit figurer en tête de rubrique des annonces légales du journal habilité.

Le CFE

Véritable institution, le Centre de Formalités des Entreprises est le lieu privilégié des créateurs d’entreprise. Chaque CFE par département regroupe en effet en un unique endroit les formalités administratives et autres déclarations nécessaires à la création comme le changement d’activité d’une entreprise. À la manière du guichet unique, le CFE s’adresse à tous les artisans et commerçants, professionnels libéraux et auto-entrepreneurs. Chargé de simplifier l’ensemble des démarches administratives des entrepreneurs, le Centre de Formalités des Entreprises reste indispensable pour toutes les déclarations. Celui-ci est ainsi un interlocuteur privilégié pour toutes les demandes d’Accre et d’exonération des charges sociales. Le CFE centralise alors toutes les pièces des dossiers et autres demandes d’inscription. Par ailleurs, il est chargé de les transmettre aux différents organismes publics tels les services fiscaux.

L’AFE (APCE)

Le site web APCE – Agence pour la Création d’Entreprise – est devenu AFE pour Agence France Entrepreneur. L’AFE est une plateforme Web d’informations et de conseils dédiés aux créateurs/repreneurs/nouveaux dirigeants d’entreprise. De la réalisation du business plan aux prévisions financières en passant par le choix du statut juridique, de multiples fiches techniques, mises à jour régulièrement, vous aideront dans vos premiers pas d’entrepreneurs. Vous pouvez également télécharger des études de marché très complètes pour connaître l’état de santé d’un secteur d’activité (entre 10 et 20 euros le téléchargement). L’APCE/AFE propose également une liste de professionnels proches de chez vous et en rapport avec vos besoins. Le site se veut référent en matière de promotion de l’entrepreneuriat sur tout le territoire.

Véritable bible pour les futurs entrepreneurs, l’Agence pour la Création d’Entreprises est une association créée en 1996 et destinée à accompagner les professionnels dans leurs démarches. Chargée d’informer, de guider et d’orienter les entrepreneurs vers les services les plus adaptés, l’AFE constitue une source d’informations indispensable à consulter régulièrement tout au cours de son activité professionnelle. Regroupant en effet en un seul site en accès gratuit tout ce qu’il y a à connaître avant de débuter sa création d’entreprise, l’AFE édite régulièrement des fiches pratiques et des guides afin d’orienter au mieux les entrepreneurs. Chargée également de promouvoir la création d’entreprise, l’AFE est une association d’utilité publique présidée par intérim par Gaël Obein à la  suite à la démission  de Cédric Lewandowski, Président de l’association française de l’éclairage depuis juin 2018.