Depuis l’essor d’internet, la réputation est devenue un point primordial à étudier chez les entreprises. Dans ce cadre, Reputation Institute a mené une étude pour déterminer celle des sociétés françaises. Au bilan, une exigence accrue en termes de produits/services, d’engagement citoyen et de gouvernance des entreprises. Explications.
Fondé en 1997, Reputation Institute étudie la réputation des entreprises françaises depuis près de deux ans. Il s’attache à comprendre, auprès de la population, les éléments estimés importants au sein d’une structure. Une fois l’étude réalisée, les résultats obtenus attribuent alors à l’entreprise une note, qui indique son niveau de réputation. Cette note se détermine il, la gouvernance, l’engagement citoyen, le leadership et la performance financière. Au-delà de 80, la note est considérée comme « excellente ».
Selon Jérémy Rodney, responsable communication digitale & social media, Bouygues Telecom, cité dans le livre blanc de Visbrain : A l’heure où la société se tend de plus en plus, les marques ont un rôle indispensable à jouer pour accompagner la transformation des modes de consommation et identifier en quoi elles pourraient être plus utiles. L’e-réputation est un outil clé pour comprendre et analyser le pouls d’un secteur d’activité. Les marques doivent décrypter les tendances, anticiper au mieux les crises et créer des opportunités. »
Une baisse due à des consommateurs plus exigeants
L’étude révèle une nette baisse de la réputation des entreprises en France. Pour la première fois depuis 2015, 95 % du classement voient leur réputation chuter. Cette conséquence s’explique par des attentes claires de la part des consommateurs, contrairement aux autres années. Plus sensibilisés qu’auparavant, ils recherchent des produits plus respectueux de l’environnement, des entreprises affichant une bonne qualité de vie au travail et des pratiques plus éthiques. Ils deviennent en effet nombreux à s’intéresser à l’engagement citoyen des marques et à refuser d’acheter des produits et des services de mauvaise qualité ou ayant un impact négatif sur l’environnement ou la société. Au sein de son étude, Reputation Institute rapporte également que les Français se méfient de plus en plus des marques, au détriment de la réputation de ces dernières.
Trois dimensions sont particulièrement étudiées par les Français : la gouvernance, l’engagement citoyen ainsi que les produits et services. Toutes rejoignent le concept de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Les consommateurs étant désormais informés sur cette pratique y attachent d’autant plus d’importance. L’éthique devient primordiale pour les Français qui recherchent ce type d’information auprès des entreprises.
Un manque de communication
La réputation se basant sur des critères de pratiques environnementales et sociétales, les entreprises ont pour mission de communiquer sur leurs valeurs. Au sein de l’étude, 70 % des Français déclarent ne pas pouvoir répondre sur la réputation d’une marque ainsi que sur ses pratiques, faute d’informations suffisantes. Ce constat démontre bien que les sociétés rencontrent des difficultés à communiquer. Une pratique RSE ou un bon environnement de travail n’est pas toujours perçu des personnes extérieures à l’entreprise. Pourtant, ces critères sont déterminants dans la réputation d’une entreprise. Mettre en place une communication autour de ces sujets ne peut alors qu’être bénéfique.
Sur la même logique, les marques qui affichent publiquement leurs valeurs trouvent 54 % d’appuis en plus de la part des Français, toujours d’après l’étude de Reputation Institute. Le Responsable France de l’Institut, Olivier Forlini, invite, à ce propos, les entreprises à « gagner en familiarité avec leurs publics ». La communication peut se faire à travers les réseaux sociaux, par exemple. Parmi les cinq premiers du classement, Decathon arrive en tête, suivie par Lego, Sony, Rolex et Michelin. Elles possèdent toutes une note située aux alentours de 80/85, ce qui les classe comme des entreprises disposant d’une excellente réputation.
L’exemple de Decathlon
Pour la première fois depuis l’existence du classement France de Reputation Institute, Decathlon occupe la première place en cette année 2018. Fin mars, elle était également en tête au palmarès des Best Workplaces de plus de 5 000 salariés. Réalisé par Great Place to Work, il s’appuie sur l’avis des salariés à travers diverses questions concernant le management et les pratiques menées par l’entreprise. Plusieurs fois mentionnée dans ce classement, la firme prône massivement le bien-être au travail à travers les réseaux sociaux comme au sein de son recrutement.
Si les salariés y voient un environnement de travail agréable, la communication menée par l’entreprise y est pour quelque chose. Non seulement la marque d’équipements sportifs communique largement sur ses valeurs mais elle parle aussi à tous les Français. S’ajoute à cela le fait que, si ses salariés sont fiers de leur emploi et de leurs conditions de travail, ils auront davantage tendance à en parler autour d’eux.
Pour une entreprise, disposer d’une bonne réputation s’avère essentiel puisqu’elle oriente les consommateurs dans leurs choix depuis l’émergence des politiques RSE. Les Français, informés des bonnes et mauvaises pratiques des entreprises, sont parfois prêts à boycotter celles-ci pour se diriger vers d’autres plus responsables. En résumé, soignez votre image en communiquant régulièrement sur vos valeurs !
Quatre milliards de personnes utilisent les réseaux sociaux partout dans le monde, selon l’agence We Are Social Singapour et Hootsuite. Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram… Autant d’atouts pour le monde de l’entreprise. Les marques ont compris qu’elles pouvaient tirer profit de leur présence sur ces nouveaux médias afin de renforcer le lien avec leurs clients, s’en faire des nouveaux, séduire les actionnaires ainsi que de potentiels investisseurs. Voici donc plusieurs façons de booster sa visibilité sur les principaux réseaux sociaux.
We Are Social et Hootsuite ont travaillé ensemble sur cette nouvelle édition du Digital Report 2021. Une étude sur l’utilisation des réseaux sociaux, les chiffres clés, les différents usages, le temps passé sur Internet, ou encore les activités en ligne préférées des internautes.
75,9% des français sont sur les réseaux sociaux
Voici quelques chiffres clés du Digital Report 2021 : 91% de la population française possède un accès à Internet en 2021 (59,47 millions d’internautes) c’est 2,5 % de plus que l’année dernière. Nous sommes légèrement moins nombreux à être actifs sur les réseaux sociaux : 75,9 % de la population, ce qui représente 49,6 millions d’utilisateurs actifs et une augmentation de 12,8 % par rapport à l’année dernière. Statistique particulièrement intéressante : 96,1 % des utilisateurs actifs des réseaux sociaux se connectent depuis un mobile.
Ce nouveau canal de communication peut favoriser le développement d’une entreprise en augmentant sa visibilité. Reste à savoir comment l’utiliser.
Installer des chatbots
Ces programmes virtuels sont capables de discuter, de répondre à des requêtes et de rendre des services. Ils sont utilisés par les plus grandes plateformes comme Facebook, WeChat ou Skype. Ces logiciels peuvent se révéler être une solution efficace pour proposer une aide personnalisée et rapide aux internautes. Les avantages pour les entreprises sont conséquents. Cela permet une présence plus importante sur les plateformes de messagerie, une conversion directe avec les clients et une interaction 7 jours sur 7 et 24h/24. À titre d’exemple, Orange utilise des chatbots pour son service client ou sur sa page, « Le 12ème homme », consacrée à l’actualité sportive, pour faire gagner des cadeaux. La chaîne de télévision Arte s’est également servie de ce procédé pour promouvoir sa série « Transferts » sur Facebook Messenger en novembre 2017.
Elle a fait appel à l’agence d’Entertainment DareWin et à ses développeurs de chatbots LiveBotter. Le principe : l’internaute est transféré dans le corps de Sylvain Bernard, le héros de la série et doit prendre sa place lors de conversations avec ses collègues de la Brigade d’action contre le transfert illégal. Le but est de répondre aux questions en prétendant être Sylvain Bernard. L’utilisateur navigue entre plusieurs conversations Messenger qui lui permettaient de gagner un accès au premier épisode de la série, en avant-première. Une façon ludique d’intéresser le consommateur ou le téléspectateur.
Mettre en avant des stories
Les stories de Snapchat, Instragram ou encore de Facebook se multiplient depuis plusieurs années. Elles séduisent les internautes par leur côté éphémère, amusant et personnel. Ces derniers peuvent ainsi découvrir le quotidien de leurs amis ou de leurs stars préférées. Les marques et les entreprises ont sauté sur ce succès pour promouvoir leur produit/service notamment sur Instagram et Snapchat. Les deux réseaux sociaux ont mis en place l’outil de promotion « see-more », qui permet de mettre en avant un produit ou un service via une story. Cette fonction intervient généralement lorsque l’utilisateur zappe entre plusieurs stories.
Il suffit ensuite à l’internaute de cliquer sur le contenu vers le haut de son écran. Il sera alors dirigé directement sur la page web, correspondant au produit ou au service. Netflix, service américain de vidéo à la demande, utilise ce procédé pour promouvoir ses séries originales comme « 13 Reasons Why » ou « Orange Is The New Black ». Badoo, le site de rencontres, créé en 2006 par Andrey Andreev au Royaume-Uni, a fait de même en mettant en avant des scènes où des membres annoncent qu’ils ont découvert l’amour grâce au site.
Instaurer la publicité ou des partenariats sur YouTube
Le site web d’hébergement de vidéos apparaît comme un excellent outil de promotion et de visibilité pour les entreprises. Sur YouTube, les publicités peuvent être diffusées en suivant différents modes de tarification, adoptant tous le modèle « TrueView » (format d’annonce diffusé sur une page de lecture avant, pendant ou après la visualisation, ndlr). L’internaute peut désactiver ou choisir de regarder la publicité au bout de cinq secondes. Les sociétés seront rémunérées seulement lorsque l’utilisateur la visionne au moins trente secondes. Le coût de diffusion moyen d’une publicité YouTube est, quant à lui, fixé entre trois et dix centimes d’euros. Le partenariat entre entreprises et youtubeurs est aussi apprécié par la plupart des jeunes.
Le groupe d’assurance mutuelle française, MMA s’est associé à Studio Danielle, la mamie la plus populaire d’internet qui diffuse régulièrement des vidéos avec son acolyte Arthur, vingt-cinq ans. On y découvre le quotidien de cette femme de soixante-trois ans et ses situations parfois rocambolesques. Sa page Facebook compte plus de 1,3 million d’abonnés. Pour promouvoir ces assurances et sa campagne de prévention routière, l’entreprise a mis en scène Danielle et Arthur dans des mini-vidéos sur YouTube : le jeune jouait le rôle de la personne alcoolisée qui cherche à rentrer de soirée avec son véhicule, tandis que la mamie l’incitait à ne pas le prendre.
Les réseaux sociaux se développent également à l’intérieur des firmes. Ces « entreprise social network » (« réseaux sociaux d’entreprises », en français, ndlr) comme Workplace et Slack sont des lieux d’échanges professionnels accessibles aux employés d’une société et potentiellement aux clients, fournisseurs et actionnaires. Leur objectif reste de renforcer la communication interne. Seulement 19 % d’entre eux en ont recours selon un sondage Inside – OpinionWay de janvier 2018. Ces outils restent donc relativement peu utilisés par les salariés.
Nathaniel BERN, Elie Dan MIMOUNI et Charles MIMOUNI cofondateurs de MEDADOM, souhaitent devenir les leaders de la télémédecine et développer leur offre sur le territoire national afin de lutter contre les déserts médicaux et l’engorgement des urgences.
Ils proposent aujourd’hui une offre globale de télémédecine au service des patients et des professionnels de santé. Déjà plus de 150 000 téléconsultations ont été réalisées par des médecins partenaires de MEDADOM.
Comment vous est venue l’idée de MédaDom ?
Nous sommes trois cofondateurs initialement dont deux parmi les trois qui sont l’un médecin et l’autre, interne en médecine. Personnellement, je suis ingénieur et je m’occupe de la partie tech et l’idée nous est venue à partir du constat médical que les patients ont besoin de soins non-programmés et donc de médecins dans l’urgence. Or, le système de santé en France n’est pas du tout adapté et de nombreuses personnes se retrouvent à devoir aller aux urgences car il n’y a pas d’autres solutions en dehors d’appeler SOS Médecins. Il existe en conséquence une réelle carence dans le système de santé.
Nous avons débuté avec la volonté de mettre en relation des patients qui souhaitaient avoir des visites à domicile. Au début, notre idée était que le médecin se déplace auprès du patient en digitalisant cet mise en relation. Nous sommes donc partis la digitalisation des soins non-programmés mais très rapidement nous avons décidé de pivoter vers de la téléconsultation. La réglementation avait changé et avait autorisé le remboursement de la téléconsultation, ce qui représentait une véritable opportunité pour mettre en œuvre notre projet.
Quand avez eu l’idée initiale ?
C’était en septembre 2018 où nous nous sommes dit que la télémédecine était un secteur porteur mais personne n’en avait une connaissance précise, ni les médecins, ni les patients à l’époque. Nous trouvions que celle-ci répondait à des problématiques rencontrées avec les soins non-programmés. L’avantage est qu’elle est abordable pour les patients car elle correspond au prix d’une consultation classique et que pour les médecins, cela correspondait aux nouvelles mentalités car elle possédait le côté flexible, innovant et digital. Et finalement, tous les « astres » se sont alignés pour que les patients et les médecins s’y intéressent.
Quand a eu lieu le lancement ?
Nous avons lancé en janvier 2019 un pilote avec la possibilité, sur notre site, de faire les téléconsultations. Ensuite nous est venue l’idée pour favoriser l’accès aux soins d’installer des bornes et des cabines de téléconsultation partout sur le territoire et notamment dans les pharmacies. Nous avons commencé par installer quelques pharmacies en Île-de-France et en septembre 2019 à commercialiser nos bornes et cabines de télémédecine. Nous sommes finalement à la fois BTOC et BTOB car les patients peuvent aller sur notre site ou faire une demande dans une cabine ou sur une borne de téléconsultation dans une pharmacie ou à la mairie. Aujourd’hui, nous avons équipé près de 800 pharmacie en France soit en bornes soit en cabines. Nous sommes devenus les leaders dans ce domaine.
A quel besoin répondez-vous ?
A la suite, nous avons proposé une offre aux pharmaciens qui correspond à leurs besoins et aux besoins de leurs patients. En tant que patient, vous entrez dans une pharmacie. Vous vous adressez au pharmacien en lui disant « là je tousse, qu’est-ce que je peux prendre ? » et là vous ajoutez « je n’ai pas trouvé de médecin ». C’est compliqué de trouver des médecins dans les déserts médicaux et notre solution permet aux pharmaciens de proposer une téléconsultation. Ce déploiement d’une offre de soins digitalisée et territorialisée est unique en France. Il permet de répondre au plus près aux demandes de soins des patients, dans les territoires, et ce conformément à la règlementation et aux souhaits des pouvoirs publics. Ainsi, les patients seront pris en charge dans le respect des différents avenants aux conventions médicales, et pourront être réintégrés au sein du parcours de soins.
Les cabines ont dû demander un gros effort technique ?
Oui car nous avons tout internalisé. C’est nous qui assemblons les bornes, avons créé le logiciel et intégré les objets connectés à celui-ci. Nous avons tout créé à partir de zéro et cela nous a finalement permis de créer un parcours utilisateur extrêmement simple et qui correspond aux besoins du terrain. Cela offre la possibilité à une personne non-technophile de se retrouver devant la borne avec un parcours facile à suivre. Nous nous sommes mis à la place des patients pour comprendre au plus près leurs problématiques.
Quelles ont été les grandes étapes depuis que vous vous êtes lancés ?
L’idée était d’aller le plus vite possible. La réglementation pour les pharmacies venait de sortir et nous sommes arrivés juste au bon moment. Celle-ci autorisait les pharmaciens à recevoir des subventions et des rémunérations pour l’installation d’une borne de télémédecine, ce qui représentait une opportunité. Par conséquent l’enjeu, c’était d’aller vite, de solidifier le produit, la techno et l’offre commerciale. Il s’agissait d’avoir un positionnement qui avait du sens et de renforcer notre service médical qui a toujours été une proposition de valeur. Certainement parce que deux des trois associés sont médecins.
Je suppose qu’il y a eu une accélération avec la Covid ?
Exactement. Du jour au lendemain les médias ont commencé à parler de télémédecine. Beaucoup de règles ont été déverrouillées et cela a vraiment favorisé le déploiement de la télémédecine telle qu’elle existe aujourd’hui. Cela s’est pérennisé à cause des différentes vagues. S’il n’y avait eu uniquement qu’un pic, je ne sais pas si cela aurait été pérennisé de façon aussi rapide mais cela aurait, tout de même, donné un coup de booster. En tout cas avec une seule vague, c’était déjà entré dans les mentalités. Alors avec une troisième voire une quatrième, c’est devenu une évidence dans l’esprit des Français.
Les déserts médicaux, un problème national
Alors que le nombre de médecins baisse fortement, l’accès aux soins pour tous et partout sur le territoire est plus que jamais au cœur des préoccupations des Français. Beaucoup de praticiens arrivent aujourd’hui à l’âge de la retraite et les nouvelles générations ne sont pas assez nombreuses pour compenser ces départs. Pour les patients, ceci se traduit par des difficultés croissantes à trouver un médecin traitant. Ceux qui en disposent obtiennent difficilement des consultations sans rendez-vous et voient dans tous les cas les délais d’attente s’allonger.
Vous venez de lever 40 millions pourquoi ?
Il s’agit d’accélérer notre développement car la levée nous permet de nous déployer beaucoup plus rapidement sur le territoire des bornes ou des cabines que ce soit dans les entreprises, les mairies, les pharmacies ou encore les collectivités territoriales. Il nous faut pour réaliser notre défi recruter toutes les équipes au niveau marketing, technique… L’idée c’est de donner une accélération très forte à notre modèle qui fonctionne bien et devenir celui de l’avenir.
La levée de fonds, une reconnaissance de sa croissance exceptionnelle sur un marché à fort potentiel, dans la lignée du Plan Ma Santé 2022. La levée de fonds de 40 millions d’euros permettra à MEDADOM de mailler l’intégralité du territoire par son réseau de bornes et cabines médicales télé-connectées : près de 25 000 dispositifs sont en préparation de déploiement d’ici 2024. Dans le cadre de la poursuite de sa croissance, MEDADOM prévoit également de recruter près de 250 salariés.
Quels ont été les défis que vous avez rencontrés ?
Les défis ont d’abord été sur l’utilisation car quand nous sommes arrivés sur le marché il n’y avait pas encore la Covid. Personne ne savait ce qu’était une téléconsultation donc nous avons eu beaucoup de difficultés à convaincre les médecins à se mettre à la télémédecine. Les patients avaient peur et ils se demandaient comment ferait le médecin s’il ne pouvait pas les toucher ou encore comment obtenir l’ordonnance. Il y avait beaucoup de sensibilisation à faire aussi bien auprès des médecins que des patients.
Une grande majorité des médecins étaient contre la téléconsultation.
Du jour au lendemain, ils se sont retrouvés contraints par la COVID. Finalement, tout le monde se trouve du processus et l’applique aujourd’hui. Il faut prendre conscience qu’il y avait beaucoup de médecins réfractaires à l’époque et que cela s’est débloqué d’un coup. Heureusement, nous sommes arrivés en avance par rapport à cette phase et quand nous regardons un an avant l’épidémie, notre défi était alors de convaincre de la pertinence de notre projet.
Nous avons participé à l’évolution des mentalités en la matière car nous avions déjà réussi à voir un nombre de médecins et de patients. Une fois qu’ils avaient effectué une téléconsultation et qu’ils avaient été rassurés, la téléconsultation allait de soi mais il a fallu travailler sur ce point en amont. C’était une des principales difficultés. Nous avons une proposition de valeur qui est opérationnelle qui est de proposer un médecin en moins de 10 minutes en tiers payant, sans avance de frais ce qui est une offre unique sur le marché. Nous sommes les seuls à le faire et à partir du moment où vous avez une proposition de valeur, cela fonctionne naturellement.
Le patient conscient de la capacité des médecins en téléconsultation
Le patient se rend compte que vous avez effectivement un médecin inscrit à l’ordre des médecins en France, qu’il est compétent, formé à la pratique de la téléconsultation, qu’il délivre les bons documents et qu’il arrive à diagnostiquer à distance. Ils vont naturellement refaire des téléconsultations quand ils en auront fait une fois l’expérience. Le plus difficile cela a été le début car vous devez faire tourner un peu le moteur. Une fois que les patients connaissent, ils en parlent autour d’eux et il y a un effet « boule de neige ». Cette solution technique apportée par la téléconsultation bénéficie aux patients et aux professionnels de santé en limitant la propagation du virus et en démocratisant l’accès aux soins.
Quels vont être vos plus grands défis à venir ?
Cela va être de déployer notre force de vente et de continuer à convaincre les pharmaciens sur le terrain que la télémédecine c’est l’avenir. Ce n’est pas parce que vous l’avez entendu que vous allez acheter une borne du jour au lendemain. In fine, vous en avez besoin car les patients en ont besoin et le service est innovant. C’est un des services que tout le monde proposera demain et que tous les professionnels de santé devront avoir.
Notre défi va être de nous déployer rapidement et de devenir les leaders français voire européens de la télémédecine dans le temps le plus court possible. Il s’agit, pour nous, de remplir notre mission qui est de donner accès à tous, partout sur tout le territoire, que la personne soit technophile ou non, âgée ou jeune, de manière égalitaire à la médecine. Pour le moment nous allons concentrer notre développement en France car il y a beaucoup de territoires à couvrir.
Comment vous êtes-vous répartis les rôles ?
Charles s’occupe particulièrement de la partie RH, des finances et de la partie opérationnelle alors que Elie Dan est plus axé sur la partie médicale et logistique. De mon côté, je suis ingénieur de formation donc c’est plus la partie technique, produits et marketing vers laquelle je suis allé. Au début, nous étions trois et nous faisions un peu de tout. Au fur et à mesure de l’évolution de la société, la répartition s’est faite de manière naturelle en fonction de nos appétences et de nos compétences.
Nous avons à la fois l’ADN médical et digital, ce qui nous permet aujourd’hui d’allier les deux domaines qui se révèle une valeur ajoutée au sein de l’entreprise. D’autre part, nous nous apercevons que même s’il y a beaucoup de travail, avec une vision claire et de la persévérance, cela avance très vite. Nous y croyons à fond et toutes les équipes aussi donc nous ne voyons pas le temps passé. C’est vraiment une question de motivation et de croyance en la mission de l’entreprise qui nous fait avancer plus vite.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis le début ?
Cela dépend de notre parcours à chacun d’entre nous. Pour, ma part, je ne sais pas si on peut parler de surprise mais le constat est que, contrairement à un grand groupe, il faut toujours être dans l’action car le point principal c’est l’action. Si on ne fait rien dans une start-up, il ne se passe rien ! Dans un grand groupe même si on ne fait pas grand-chose la machine fait que les projets avancent.
3 Conseils De Nathaniel BERN
Croire en sa vision
Persévérer
Se remettre en question
Il s’agit, pour nous, de remplir notre mission qui est de donner accès à tous, partout sur tout le territoire, que la personne soit technophile ou non, âgée ou jeune, de manière égalitaire à la médecine.
Dans le contexte actuel où nombre de réunions, d’interventions, de conférences se tiennent par visioconférence la gestuelle revêt une grande importance car la caméra est braquée sur vous et votre public a tout loisir de vous observer et de relever vos défauts. Il peut être enchanté par votre présentation mais aussi agacé par votre comportement. Si l’on ne fait pas attention, on peut rapidement se retrouver avec les jambes et bras croisés, les épaules qui tombent, les mains occupées à jouer nerveusement avec un stylo, autant de signes qui renvoient une image désastreuse à votre interlocuteur. Pour renvoyer l’image d’une personne pleine de confiance et de détermination et parvenir à transmettre votre message, il est donc indispensable, en plus de ce qui est dit, de porter la plus grande attention au langage corporel.
Il y a une multitude de gestes et d’attitudes qui peuvent nous trahir sans que l’on s’en rende compte. Prenez par exemple la façon avec laquelle vous vous approchez d’un client lors d’un rendez-vous. Il est parfaitement possible votre démarche vous paraisse parfaitement normale, et que la personne en face de vous la juge nonchalante et parte avec un à priori négatif.
Il est indispensable de bien s’interroger sur l’image que l’on projette. Ce qui compte pour convaincre votre interlocuteur n’est pas que vous soyez confiant, déterminé et préparé, l’important est surtout que vous le paraissiez. Comment pourrait-il vérifier si c’est vraiment le cas ?
Les personnes qui excellent dans l’art de la négociation et de la persuasion ont parfaitement compris l’importance du langage corporel et jouent habilement sur ce point. Voici quelques points qui peuvent vous aider à transmettre une image pleine de détermination et de confiance.
Soigner sa posture générale
La posture générale représente le premier point pour véhiculer la bonne image. Essayez de rester bien droit, de ne surtout pas paraître enfoncé dans votre siège et redressez vos épaules. Des épaules tombantes donnent l’image de quelqu’un de fatigué aussi bien sur le plan physique que moral. Ne croisez pas vos jambes, gardez les bien alignées. Cela montre également que vous n’êtes pas sur la défensive, mais au contraire ouvert à la conversation.
Faire attention à ses mains
Une grande partie du langage non verbal repose sur la gestuelle et donc la position de vos mains. Première chose à absolument éviter (mais que beaucoup de personne font sans se rendre compte que cela peut être intimidant pour l’interlocuteur) : pointer du doigt. Quand vous expliquez une idée, gardez vos doigts serrés et utilisez plutôt votre main.
Deuxième écueil qui revient souvent : placer ses mains sur ses hanches. C’est à proscrire absolument, cela donne une impression d’impatience, parfois même d’arrogance.
Vient ensuite une multitude de petites choses : jouer avec son stylo, toucher un objet dans sa poche, taper avec ses ongles sur la table, toucher ses cheveux. A chaque fois, rappelez-vous que cela ne renvoie pas une image positive et essayez donc de résister.
Maîtriser les expressions de son visage
L’expression naturelle du visage diffère très nettement entre les personnes. Il est important de déterminer ce qu’il en est pour vous car l’expression naturelle de la plupart des gens est stricte et ne reflète pas vraiment leurs sentiments. Si c’est le cas pour vous, il faut impérativement faire un effort pour paraître avenant, ouvert et optimiste. Il est difficile de se rendre compte de ce que renvoie son visage mais c’est pourtant indispensable. Des malentendus sur la position d’une personne interviennent régulièrement. On peut penser qu’une personne est en colère ou sur la défensive alors qu’en réalité ce n’est pas le cas.
Bien gérer son entreprise, revient souvent à réduire les coûts notamment ceux qui sont parfois totalement inutiles. Parmi eux, les coûts d’impression qui augmentent proportionnellement selon le nombre de collaborateurs qui sont présents dans l’entreprise et qui peuvent pourtant être rapidement diminués grâce à quelques astuces.
Sensibiliser les salariés
Ce n’est pas parce que vous avez mis en place tout le matériel nécessaire dans votre entreprise que vos salariés ne doivent pas adopter une démarche éco-responsable. Si souvent on pense qu’il s’agit de la négligence ou une volonté de ne pas trop se faciliter la vie que de procéder à des impressions inutiles ou du gâchis de papier, certains n’ont pas été sensibilisés ou ne connaissent pas les bonnes pratiques pour éviter le gaspillage. Rappeler des règles comme l’impression recto verso, le fait d’utiliser le verso comme brouillon ou encore de paramétrer l’imprimante pour une impression « éco » peut donc se révéler rapidement une bonne pratique pour éviter tout gaspillage. Pour cela, un petit rappel même par email peut vous faire économiser rames de papier et cartouches. Vous pouvez également penser à organiser une réunion afin de sensibiliser aux gestes écologiques de manière générale, car souvent, écologie rime avec économies. Certains salariés sont aujourd’hui particulièrement étrangers à la démarche RSE des entreprises donc autant affirmer votre sensibilité sur le sujet si c’est le cas.
Choisir une imprimante qui ne consomme pas trop, pour réduire les coûts en entreprise
Certaines imprimantes consomment plus que d’autres. Si parfois le prix à l’achat de l’imprimante peut paraître attractif, s’informer sur la consommation peut être plus qu’utile, car, en réalité, les consommables reviennent bien plus cher en général que la machine elle-même. La plupart des consommateurs prennent en compte la rapidité de l’imprimante, mais la performance en termes d’impression peut être considérée si vous souhaitez diminuer les coûts dans l’entreprise. Pour cela, n’hésitez pas à aller dans les comparatifs avant de faire votre acquisition de matériel et à vérifier le nombre d’impressions par « cartouche ». À noter que désormais les constructeurs ont rivalisé d’inventivité et que les imprimantes encres peuvent également s’avérer performantes même si l’imprimante laser couleur a longtemps dominé en la matière.
Penser aux cartouches rechargeables
Le réflexe reste souvent d’acheter les cartouches de la marque, mais il faut prendre en compte le fait que certaines entreprises se sont spécialisées dans les cartouches low-cost et que certaines sont rechargeables. Si la manipulation peut parfois s’avérer compliquée, ce n’est pas le cas pour toutes. Vous pouvez ainsi aisément réduire les coûts. Il reste à prendre en compte le fait que certaines imprimantes ne supportent que très mal les cartouches qui ne sont pas de la même marque et que vous pouvez donc rapidement vous retrouver bloqué. N’hésitez pas à vous informer sur la compatibilité avant d’acheter votre matériel. Vous pourriez avoir de mauvaises surprises en la matière.
L’achat en gros tout simplement, pour maîtriser le budget en entreprise
Pour économiser sur les coûts d’impression, il suffit parfois de regarder votre consommation à l’année et d’acheter vos consommables à l’avance. Premier effet positif, vous allez éviter de vous retrouver en panne, car vous n’avez pas pensé à recharger les stocks. Deuxième effet : les commandes en gros peuvent vite se révéler rentables en termes de prix. Si vous connaissez votre consommation annuelle, rien ne vous empêche d’acheter et de stocker, surtout si vous avez de la place disponible dans vos locaux. Concernant le poste de l’impression, le matériel durant souvent plusieurs années et les stocks ne périmant pas, vous avez tout le loisir de commander en avance sans craindre de gâcher votre investissement.
Centraliser les impressions
Il s’agit d’une pratique à double tranchant, car vos salariés peuvent ne pas apprécier de voir chaque impression passée par un tiers. Et il faut se l’avouer, pouvoir imprimer des documents soi-même reste un avantage certain qui peut faire plaisir à vos salariés. Cela reste tout de même une manière de réduire les coûts et d’éviter que vos collaborateurs impriment tout et n’importe quoi sur le lieu de travail et surtout en grande quantité, à l’abri des regards indiscrets. Centraliser les impressions peut aussi avoir pour effet de ralentir le travail des uns et des autres et cette pratique n’est donc pas toujours rentable par la perte de temps induite. Une méthode plus simple pour réduire les abus reste souvent de choisir le lieu où les documents sortent, mais cela peut nuire à la confidentialité ; un arbitrage reste donc à faire.
Vérifier le nombre d’utilisateurs
Pour optimiser les coûts, autant vérifier que l’imprimante que vous allez choisir correspond à l’utilisation que vous allez en faire. La rapidité d’impression peut jouer un rôle essentiel en la matière, car les coûts restent toujours à prendre en compte de manière globale. Si vos salariés passent 1H à attendre leur impression chaque jour, vous allez vite perdre en productivité de manière générale ce qui représente un coût en soi. Prendre en compte la manière dont va être utilisée la machine et le nombre d’utilisateurs réguliers restent donc un BA.BA si vous ne souhaitez pas faire perdre du temps à chacun, car comme le veut l’expression le temps c’est de l’argent.
Mettre en place un challenge zéro-déchet
Si vous souhaitez réduire vos coûts en impression, vous pouvez également faire en sorte que la pratique rentre dans la dynamique de l’entreprise en lançant un challenge pour le numérique ou encore la réduction par chaque département en pourcentage de ses impressions. Bien entendu, le tout numérique n’est pas forcément la solution et il faut prendre en compte que le stockage des données numériques n’est pas forcément aussi écologique qu’on peut le penser puisque les serveurs consomment de l’énergie et qu’ils nécessitent un refroidissement.
Réduire les coûts d’impression reste une pratique facile à mettre en place au sein d’une entreprise et vos choix détermineront en grande partie la consommation de manière globale dans l’entreprise. Reste que chaque collaborateur peut contribuer à une optimisation, ce qui peut passer par une sensibilisation de ces derniers aux bonnes pratiques.
250 000 entreprises ont été créées au 4 trimestre 2020, ce qui fait un nombre total de 850 000 entreprises créées durant l’année 2020. Avec plus de 4 millions d’entreprises implantées en France, l’entrepreneuriat offre une importante diversité humaine. Néanmoins, s’il n’existe pas de profil type de l’entrepreneur.Il est possible d’en définir les principaux traits de caractère. Quelques explications pourquoi entrepreneur, un artiste qui s’ignore ?
Définir l’entrepreneur pour en comprendre les principaux traits
Il faut croire que l’entrepreneur est un homo sapiens si différent de ses pairs qu’il intrigue, irrite, porte à l’admiration et à l’étude. Dès le 18ème siècle, Richard Cantillon et Jean-Baptiste Say définissaient l’entrepreneur. Pour le premier, ce qualificatif s’applique à quelqu’un qui pratique les décisions d’affaires dans un contexte d’incertitude de l’avenir. D’ailleurs, on retiendra de cette dernière, la capacité à se frotter au risque. Le second a une vision plus créatrice. Pour lui, l’entrepreneur transfère des ressources économiques de la base vers une plus grande productivité en améliorant le rendement. Au 20ème siècle, l’économiste autrichien, Joseph Schumpeter revient à la source étymologique du qualificatif et met avant tout autre considération la capacité à entreprendre et à innover dans sa définition de l’entrepreneur. Pour McClelland, l’entrepreneur est avant tout motivé par un besoin d’agir et par la nécessité de construire.
Un artiste qui s’ignore et qu’on ignore
Risques, soucis de perfectionner, esprit d’entreprendre et d’innovation, besoin de construire ont donc été identifiés ces trois derniers siècles comme définissant, au sein de la société, les entrepreneurs. Même s’ils sont foncièrement variés, à l’image d’un entrepreneuriat qui s’est considérablement développé et diversifié depuis le 18ème siècle, les entrepreneurs ont des traits de caractères qui les portent vers ces fondamentaux définis par les sociologues et les économistes. Nous considérerons pour notre part que l’entrepreneur est avant tout un constructeur.
Ce créatif ne demeure pas dans l’imaginaire et passe à l’action.
Son besoin de construire se nourrit de sa volonté d’améliorer ou de changer l’ordre établi. Il est bien souvent un perfectionniste intransigeant avec lui-même. Pourtant, ce n’est pas pour autant un joueur prêt à tout risquer sur un coup de dé ! D’ailleurs, Il se montre généralement prudent en appréciant le risque pour mieux le maîtriser. En outre, cette faculté à concrétiser un projet de manière cadrée et maîtrisée est la marque d’un être doué d’une formidable capacité de synthèse. Curieux, il s’intéresse à tout et déteste les imprévus ! Il apprécie l’anticipation et essaye de toujours œuvrer avec plusieurs coups d’avance. De surcroît, l’entrepreneur est un rêveur pragmatique qui s’épanouit dans la matérialisation de ses rêves.
On le constate, l’entrepreneur est un être assez particulier. Si les Français lui reconnaissent assez spontanément sa capacité à prendre des risques et à créer, peu entrevoient sa dimension imaginative. En réalité, tous les traits de l’entrepreneur ne lui serviraient à rien sans celui qui le porte à imaginer un concept ou un produit qui a plus ou moins grande échelle changera le monde. De Ford à Jobs, en passant par Dassault ou Zuckeberger tous partagent la particularité d’avoir rêvé ! Une voiture pour tous, la numérisation, des avions superbes ou un réseau social quasi universel, leurs réalisations ont modelé notre monde. N’oublions pas qu’elles trouvent leur origine dans les méandres de la pensée d’un cerveau porté à la création. L’entrepreneur est un artiste qui pratique une forme d’art que l’on ne reconnaît pas comme tel.
Changing business management concept. Businessman erasing white arrow and drawing yellow arrow on chalkboard.
Quand on évoque le changement dans une entreprise, cette perspective provoque un effet de stress parmi les collaborateurs. Il se transforme en l’espace d’un éclair en réalité et celui-ci impacte souvent tous les services. Mais qu’est-ce qui a changé et continue ou continuera à changer finalement dans l’entreprise ?
Depuis une décennie, nus accueillons chaque nouveauté comme une évidence. Mais derrière chaque nouveauté tapie dans son ombre le changement s’impose et celui-ci sur de nombreuses facettes. Souvent notre obscurité personnelle ne nous focalise que sur une ou deux des facettes et surtout celles qui nous facilitent notre vie ou celles qui la perturbent. N’oublions pas que l’humain a besoin de temps pour s’adapter.
Les méthodes de travail et les tâches
S’il y a bien un élément qui est en permanence en changement, ce sont bien les tâches et les méthodes de travail. La prise en compte des nouvelles technologies a profondément bouleversé les entreprises et leur manière de fonctionner. Pour ne donner qu’un exemple, l’ordinateur est un outil essentiel et échanger par email un moyen incontournable. La mise en page et son corollaire l’écrit qui étaient une des compétences premières des dactylos et des secrétaires ont été transférées à tous ceux et celles qui utilisent l’écrit par l’intermédiaire de l’ordinateur. Ils se sont trouvés contraints en quelque sorte d’acquérir les compétences de dactylographie, de mise en page et de rédaction. Ce sont les logiciels performants qui ont imposé leur diktat et il est commun d’utiliser Word, Excel ou un CRM pour les commerciaux par exemple alors qu’ils dépendaient d’une assistante pour effectuer les tâches inhérentes à leur métier.
Tous les secteurs sont impactés par l’informatique et le problème qui se pose à chaque évolution est la capacité des personnes à s’adapter aux nouvelles tâches ou à acquérir la compétence pour les utiliser. De même, alors qu’il était obligatoire de se rendre au sein de l’entreprise pour travailler, le télétravail s’impose pour le bien-être des salariés afin de pallier la réduction des coûts (réduire l’espace de travail) et de stopper la pandémie. Il est devenu le moyen pour continuer à travailler et une norme exigée par le gouvernement. A contrario on verra apparaitre le besoin de retrouver le chemin de l’entreprise où se tissent les précieuses relations humaines.
Des applications à la pelle
Il faut reconnaître que les nouvelles technologies y vont bon train et se sont succédé. Alors qu’hier, on utilisait seulement Skype, la suite Adobe ou le Pack Office, désormais ce sont des Slacks, Zoom, Discord, Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, Doodle, qui sont devenus les nouveaux outils… On ne compte plus les applications qui vont influencer notre manière de travailler. Le pire reste que quelques-unes ne sont que des effets de mode et vont disparaître comme elles sont apparues et nous auront peut-être fait perdre du temps pour acquérir leurs fonctionnalités. Prendre aujourd’hui rendez-vous chez un médecin passe par des plateformes comme Doctolib. Les médecins autrefois résistants à la téléconsultation sont devenus des experts avec la crise sanitaire. Il est évident que cette transformation des tâches a souvent pour objectif la réduction des coûts.
Quand on voit des métiers qui disparaissent, on sent que l’avenir est fragile et que ce qu’on tenait pour une compétence qui permet de vivre dans la sécurité de l’emploi peut être remise en question par des évolutions et des circonstances exceptionnelles comme celles de la crise sanitaire. Dans la vie quotidienne, de nombreuses personnes ressentent le besoin de changer de vie, que ce soit professionnellement ou personnellement. La réinvention professionnelle devient une préoccupation chez un certain nombre d’actifs. Elle pousse ces derniers à changer de métier voire même à se lancer dans l’entrepreneuriat. Mais quels en sont les principaux enjeux ? Et comment accompagner des salariés dans leur réorientation ? Dans le cadre d’une étude réalisée par OpinonWay pour Elle Active en 2018, 2 001 personnes ont été interrogées sur leur volonté de se réinventer professionnellement.
Les actifs se réinventent
Malgré les apparences, la réinvention professionnelle touche presque une personne sur deux puisque 48 % des interrogés ont déclaré s’être réinventés professionnellement et 25 % l’ont même fait à plusieurs reprises (selon une étude réalisée par OpinonWay pour Elle Active, auprès d’un échantillon de 2 001 personnes, ndlr). Ce n’est toutefois pas une étape facile. Faire des changements radicaux professionnellement engrange souvent des difficultés au sein d’une carrière. Et même si cela paraît peu courant, il ne s’agit pourtant pas d’une idée marginale : les Français sont 32 % à envisager la réinvention professionnelle.
Pour beaucoup, cette étape n’est pas à prendre à la légère et demande de l’expérience. Changer de carrière nécessite de nouvelles formations et parfois même de reprendre des études. Pour être le moins pénalisé par cette réorientation, 54 % des actifs pensent qu’il vaut mieux se réinventer en milieu de carrière, vers 35,3 ans. À cet âge, les actifs ont en effet acquis suffisamment d’expérience pour la faire valoir, même dans un autre secteur. Le changement peut s’avérer radical et une expérience professionnelle d’au moins dix ans peut être vue comme un atout. En dessous de cet âge, il devient plus difficile de justifier d’une vie professionnelle suffisamment remplie pour appréhender un nouveau métier.
Changement radical ou non ?
Au sein des sondés, 78 % estiment que se réinventer correspond à un changement de métier et 70 % pensent qu’il s’agit du bon moment pour créer sa propre entreprise. Opérer un choix aussi radical correspondrait généralement à un changement ou des problèmes personnels ou encore une nouvelle situation familiale engendrant une remise en question sur son travail au point de se réorienter. Même si la réinvention professionnelle peut paraître synonyme de révolution, ce n’est pas toujours le cas. Les actifs qui souhaitent changer de vie n’envisagent pas nécessairement une réorientation radicale. Seulement 43 % ont complètement changé de métier et, parmi les autres, 24 % ont élargi le champ de leur mission, tout en conservant le même métier. Un bon moyen pour retrouver de la motivation sans pour autant envisager une révolution.
De l’envie à la nécessité
Mais pourquoi se réinventer professionnellement au juste ? Les causes sont multiples et varient selon chaque individu. Des éléments restent néanmoins récurrents. Ils correspondent à l’environnement personnel ou bien professionnel. Un tel changement reste, en principe, motivé par des raisons particulières : pour 51 %, il s’agit d’une simple envie. L’objectif repose sur la découverte, faire parler sa curiosité ou encore l’envie de se surpasser, de maîtriser sa vie. Pour les personnes interrogées, l’envie constitue une priorité pour la réinvention professionnelle mais elle correspond parfois aussi à un mal-être chez les actifs. Si plus de la moitié fait ce choix par envie, 43 % le font par nécessité. La motivation à changer de travail relève souvent de problèmes et de difficultés rencontrées dans son métier. Les plus récurrents qui les poussent à revoir leurs objectifs sont :
Le manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle : 22 %
Une situation difficile ou un changement profond dans sa vie personnelle : 21 %
Le fait d’arriver à un certain âge : 20 %
Un bore-out : 13 %
Le sentiment de ne pas être compétent(e) dans son travail actuel : 10 %
Maladie/blessure/handicap : 1 %
Les difficultés professionnelles participent, certes, à envisager le renouveau mais les principaux déclencheurs restent la démotivation dans son travail, être « placardisé », stagner ou être licencié. La réinvention professionnelle ne surgit donc pas de nulle part mais répond à des enjeux liés au métier et parfois à l’entreprise, elle-même.
Faire face à la réinvention professionnelle de ses salariés
En tant que dirigeant, voir des salariés faire le choix de se réinventer professionnellement peut être difficile. Il s’agit parfois de perdre un élément que l’on apprécie et qui s’avère très compétent dans son domaine. Même si cela peut vous inquiéter, 45 % des sondés déclarent tout de même s’adresser à des personnes compétentes dans leur entreprise lorsqu’ils s’interrogent sur leur avenir. Aider ses salariés à provoquer ce changement sans pour autant qu’il soit radical doit faire partie des missions d’une entreprise. Et pour appréhender correctement la situation, l’essentiel reste de communiquer avec vos salariés afin de trouver des solutions ensemble.
Notez qu’un des points primordiaux pour vos salariés demeure l’accompagnement. Si ces derniers souhaitent un profond changement, pourquoi ne pas leur proposer des solutions au sein de votre structure ? S’ils étaient auparavant devant un bureau toute la journée, envisager de les tester sur le terrain semble être une idée judicieuse. Les actifs souhaitant se réinventer ne sont en effet pas fermés à une proposition interne. 59 % estiment d’ailleurs qu’il est possible de faire ce process sans changer de structure. Aider ses salariés dans ce genre de situation reste cependant très marginal, les entreprises préférant généralement ne pas donner suite. Mais lorsqu’il s’agit d’un véritable talent, faire un effort pour le conserver (sans le contraindre ou le forcer à rester chez vous s’il ne le désire pas) s’avère souvent une bonne option.
Si la notion de réinvention professionnelle peut faire peur, ce type de changement n’est pas forcément synonyme de départ massif de salariés. Il est tout à fait possible de les conserver au sein de votre entreprise en leur proposant un poste avec d’autres responsabilités. Changer de métier risquerait d’ailleurs de devenir monnaie courante. Les entreprises doivent, par conséquent, se préparer à de tels changements en proposant un réel accompagnement. Et n’oubliez pas, pour qu’un salarié se sente bien, faites en sorte que la culture de votre entreprise soit accueillante, divertissante et chaleureuse !
« Erreur », ce mot est un couperet car il sous-entend des significations comme manque d’attention, négligence, maladresse, étourderie… ce qui n’est pas flatteur et semble souligner un manque de compétence… Alors qu’on pourrait penser que tous les salariés s’attaquent avec énergie et détermination aux nouveaux challenges qui s’offrent à eux, en espérant que cela les aidera à obtenir une reconnaissance supérieure, force est de constater qu’en réalité ce n’est pas vraiment le cas. Vous l’avez certainement déjà constaté lorsque vous attribuez des tâches nouvelles à vos salariés.
Ces derniers sont plus généralement gagnés par l’anxiété, l’inconfort et la peur de ne pas être à la hauteur. Pour remédier à cela, rien se sert de se montrer encore plus ferme et d’accroître la pression sur vos salariés, la meilleur tactique est au contraire de leur montrer qu’ils peuvent faire des erreurs… pour justement qu’ils n’en commettent plus minés par l’anxiété.
Les limites du management par la pression
Généralement quand les managers attribuent des tâches à des salariés, ils insistent sur le fait que la tâche est extrêmement importante, qu’elle doit impérativement être réalisée à la perfection, sans la moindre erreur. L’ironie de la chose et de ce mécanisme, c’est qu’au contraire, cela engendre encore plus d’erreurs de la part des salariés.
Ce fait s’explique simplement. En pointant du doigt la perfection avec laquelle il faut réaliser la tâche, le manager accroît la pression et l’anxiété chez le salarié. Or, de nombreuses études ont montré qu’il n’a y rien de plus négatif pour la performance et la productivité que l’anxiété.
Le droit à l’erreur comme vecteur de productivité
Pour remédier à ce problème et aider vos salariés à envisager autrement les nouvelles tâches et nouveaux projets, il est impératif d’opter pour une autre vision du management. Il est important de se placer dans une logique d’apprentissage en indiquant au salarié que l’essentiel est qu’il s’améliore et que le processus d’apprentissage passe par les erreurs. En leur faisant comprendre que vous acceptez en quelque sorte qu’ils commettent des erreurs au début, vous leur faites changer leur vision des tâches nouvelles.
Il est faux de penser « si je les autorise à faire des erreurs au début, ils vont forcément en faire et c’est moi qui devrais rattraper le coup ». En réalité, en leur montrant que vous leur tolérez les erreurs parce qu’elles font partie du processus d’apprentissage, vous diminuez par la même occasion la probabilité que des erreurs. Le fait d’avoir la « possibilité » de faire des erreurs fait baisser très fortement l’anxiété chez les salariés. Le salarié ne perd pas ses repères et ses moyens devant le nouveau projet parce qu’il sait que ses dirigeants ont conscience que la réalisation d’une tâche qui n’est pas familière peut entraîner naturellement des erreurs.
Concrètement comment assigner des projets et tâches à vos salariés
Tout d’abord quand vous expliquez à vos salariés la tâche nouvelle qu’ils vont devoir effectuer, reconnaissez que la tâche est complexe et nouvelle et qu’il est donc naturel qu’ils aient besoin d’un peu de temps pour la réaliser parfaitement, que des erreurs seront probablement effectuées mais que cela leur permettra de s’améliorer.
Ensuite rappelez à vos salariés que vous êtes là pour les aider s’ils ont des difficultés, s’ils ont besoin de certaines ressources ou informations. Ils doivent bien comprendre que vous n’êtes pas là uniquement pour juger et couper des têtes mais plutôt pour les accompagner. Enfin, dernier élément, faites bien en sorte qu’ils prennent conscience qu’ils ont parfaitement les capacités de réaliser la tâche.
En faisant cela, vous leur enlevez de la pression et empêchez qu’ils deviennent anxieux à l’idée de ne pas être à la hauteur. Il y aura toujours des cas qui en profiteront pour ne pas s’appliquer, pour bâcler le travail. Mais d’une manière générale, il est tout de même plus probable que vous observiez une amélioration de la motivation et des performances de vos salariés, qui finalement devraient commettre moins d’erreurs que si vous aviez opté pour une approche plus autoritaire.
L’e-mail est un outil de communication de plus en plus utilisé. En témoigne les 3,4 millions d’e-mails envoyés dans le monde chaque seconde. Dans cette période où la communication passe par des campagnes emailing se démarquer est un véritable challenge.
Comment gagner du temps dans l’envoi de vos e-mailings
Vous n’en pouvez plus d’envoyer vos courriers électroniques un par un depuis votre boite e-mail ? Votre newsletter compte de plus en plus d’abonnés ? Vous avez un envoi à faire auprès d’un fichier de prospects que vous avez constitué/acquis ou encore tout simplement des informations à envoyer au moins une fois par mois à un nombre important de destinataires ? Sachez que des solutions existent et peuvent représenter un véritable gain de temps pour vous. Cela passe par l’automatisation de l’envoi… mais pas seulement ! D’autres avantages peuvent s’avérer considérables tels que la possibilité de programmer l’envoi de vos emailings aux heures qui vous conviennent, de réutiliser vos réglages et parfois de faire des réponses automatiques.
Respectez toujours le principe de transparence
Avant de vous lancer, il est nécessaire de vous assurer que vous avez acquis votre base de manière légale notamment en ayant obtenu l’autorisation de la CNIL si celle-ci comporte des données personnelles (et l’e-mail personnel en fait partie) et de bien faire figurer un lien de désinscription dans le cadre d’une newsletter par exemple. Chaque message électronique doit : • préciser l’identité de l’annonceur, • proposer un moyen simple de s’opposer à la réception de nouvelles sollicitations (par exemple lien pour se désinscrire à la fin du message). La CNIL recommande que le consentement préalable ou le droit d’opposition soit recueilli par le biais d’une case à cocher. L’utilisation d’une case pré-cochée est à proscrire car contraire à la loi. Les manquements à ces dispositions sont susceptibles d’être sanctionnés par la CNIL.
Pour les professionnels (B to B)
Le principe : information préalable et droit d’opposition La personne doit, au moment de la collecte de son adresse de messagerie 1. Informer l’internaute que son adresse électronique sera utilisée à des fins de prospection, 2. Lui permettre de s’opposer à cette utilisation de manière simple et gratuite.
Pour les particuliers (B to C)
Le principe : pas de message commercial sans accord préalable du destinataire La publicité par courrier électronique est possible à condition que les personnes aient explicitement donné leur accord pour être démarchées, au moment de la collecte de leur adresse électronique. Deux exceptions à ce principe : 1. si la personne prospectée est déjà cliente de l’entreprise et si la prospection concerne des produits ou services analogues à ceux déjà fournis par l’entreprise. 2. si la prospection n’est pas de nature commerciale (caritative par exemple) Dans ces deux cas, il est obligatoire au moment de la collecte de son adresse de messagerie 1. Informer l’internaute que son adresse électronique sera utilisée à des fins de prospection, 2. Lui permettre de s’opposer à cette utilisation de manière simple et gratuite.
Certains logiciels vous permettent d’améliorer votre taux d’envoi tout en évitant d’être blacklisté. Le pire pouvant vous arriver étant que votre IP le soit voire votre nom de domaine. Posséder ce type de logiciel vous permet également de segmenter vos bases et de mieux personnaliser votre envoi afin d’obtenir un retour sur investissement plus conséquent. Mais ce ne sont pas les seules informations que vous obtiendrez : taux d’ouverture, taux de clics, … autant d’éléments qui vous permettront d’affiner votre message, d’améliorer vos outils afin que vos emails soient (enfin) lus. De quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros la solution, à vous de choisir celle qui conviendra le mieux à votre activité !
SimpleMail est un logiciel d’emailing qui propose un service en ligne pour créer et suivre les statistiques en temps réel des newsletters et campagnes automatiques de ses utilisateurs. La plateforme simplifie ainsi la création, la gestion, mais également l’envoi de vos mails.
Il met au service des entreprises une solution de campagne emailing et SMS en self-service. La solution simple et fonctionnelle s’adresse aux débutants et aux experts. Elle apporte de l’aide dans la conception de newsletters, dans la segmentation des bases de destinataires et dans la délivrabilité des emails. L’inscription est gratuite et ne requiert pas de logiciel. fr.sendinblue.com
Offre la possibilité, via une version gratuite et une version pro, d’envoyer des newsletters à un carnet d’adresses via l’import de vos contacts. La création peut être accélérée par l’utilisation de l’un des 30 modèles du site. Vos e-mails peuvent être ajoutés à votre site grâce à des archives publiques. Vous pouvez suivre également les performances en lien avec vos mails.
Nous vous recommandons Sendinblue pour envoyer vos newsletters : cliquez ici