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Les réseaux sociaux ont à peine un peu plus d’une décennie mais font l’objet de toutes les attentions étant donné leur capacité à générer du trafic et donc du business. Focus sur quelques réseaux sociaux qui ont le vent en poupe mais qui observent avec attention leurs concurrents.
ClubHouse, le nouveau réseau social qui séduit les stars
Mark Zuckerberg, Oprah Winfrey, Jared Leto, Drake, Elon Musk ou encore Ashton Kutcher. Une ribambelle d’entrepreneurs, artistes ou personnalités publics ont pris d’assaut un nouveau réseau social. Son nom : ClubHouse. Lancé il y a seulement un an, il est populaire aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne notamment pour son système de salons virtuels. L’accès est assez restreint pour le moment et n’est accessible que par le parrainage d’un utilisateur déjà inscrit qui ne dispose que de deux invitations à distribuer. Tout se fait par la voix, où il est possible de créer une salle de discussion aux thématiques diverses, comme l’humour, la musique ou la politique, pouvant accueillir jusqu’à 5 000 personnes simultanément.
La popularité grandissante de ClubHouse attire autant la convoitise que la méfiance. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, qui a d’ailleurs discuté de réalité augmentée et virtuelle sur celle-ci, serait en train de préparer une application concurrente tandis que la Chine l’a bloquée début février. En effet, le réseau social était devenu en peu de temps, une plateforme de promotion de la liberté d’expression pour de nombreux Chinois.
Kuaishou, le concurrent sérieux de TikTok
Si TikTok reste le leader incontesté des applications chinoises à succès dans le monde, avec 1,2 milliard d’utilisateurs actifs mensuels moyens en 2021, le réseau social voit Kuaishou, un concurrent monter en puissance en Chine. Créée en 2011 bien avant TikTok, l’application permettait au début de créer et de partager des Gifs. Misant ensuite sur la vidéo courte et le live streaming illustrant les moments quotidiens, elle se distingue de TikTok dont le modèle économique repose principalement sur la publicité, avec la mise en place d’un système de cadeaux et de récompenses à envoyer aux influenceurs, qui lui permet de générer plus de deux tiers de son chiffre d’affaires, soit 6,3 milliards de dollars.
L’entreprise se targue d’avoir 264 millions d’utilisateurs dont 100 millions utiliseraient l’application chaque jour avec 95 % d’utilisateurs en Chine. Début février, fort de son succès, sa cotation en bourse a pratiquement été multipliée par trois par rapport au prix d’introduction, et permis au groupe Kuaishou Technology de lever 5,5 milliards de dollars, soit 9% de son capital, ce qui valorise l’application chinoise à plus de 60 milliards de dollars.
Microsoft a voulu s’offrir Pinterest
Une deuxième tentative avortée dans le secteur des réseaux sociaux pour Microsoft. La multinationale informatique tente depuis quelques années de s’offrir un réseau social d’envergure. Après un positionnement raté pour s’arracher des parts américaines du chinois TikTok à l’été 2020, elle a tenté ces derniers mois de racheter Pinterest. Selon le Financial Times, la firme de Redmond est entrée en discussion avec les créateurs de ce site de partage de photographies pour l’acquérir. Sauf qu’à l’heure actuelle, les tractations n’ont pas repris.
Cela peut s’expliquer par la bonne santé de Pinterest, qui a résisté à la crise sanitaire. Introduite en bourse en 2019, la plateforme plafonnait alors à 250 millions d’utilisateurs avant la pandémie de COVID-19. En janvier 2021, elle comptait désormais 322 millions d’aficionados, soit une croissance de 37 %. Boostée par diverses marques dans leur stratégie marketing, Pinterest a vu sa valorisation s’envoler atteignant les 51 milliards de dollars, soit 41 milliards d’euros environ. Un succès qui a refroidi les ardeurs de Microsoft.
Quelle que soit notre relation avec les clients la devise devrait être de mettre l’humain au premier plan. L’humain est dans un cercle qui le conduit à être à la fois client et en même temps fournisseur. Il occupe les deux rôles tout à tour selon les circonstances et donc a bien conscience et lorsqu’il est dans le rôle de client consommateur, il aimerait qu’on prenne en considération ses désirs. Les spécialistes en marketing ne cessent d’affirmer qu’il est important de privilégier la connexion émotionnelle avec les consommateurs, et cela, pour plusieurs raisons.
1. Parce que les clients sont sensibles au détail
Outre pour la qualité de vos produits, les clients peuvent avoir envie d’acheter chez vous juste pour le détail que vous accordez à votre packaging. En ajoutant une petite touche personnelle sur votre produit, vous allez facilement plaire aux clients. Soyez malin, trouvez des points qui intéressent les gens, pour attirer l’attention sur votre marque.
Pour vous faire remarquer, il faut bien choisir ses points de contact à privilégier. D’après une étude, il se trouve que les points de contact les plus propices à établir pour une connexion émotionnelle avec sa clientèle sont le site web, le CRM, les centres d’appel, le télémarketing et les publicités télévisées.
2. Parce que les clients aiment le contact direct
Lorsqu’ils achètent un produit, les clients aiment bien que l’on soit aimable avec eux. C’est pourquoi il est important de toujours mettre en avant la qualité d’accueil de votre clientèle. Formez vos commerciaux pour qu’ils puissent connaître les bons gestes à faire avec vos clients. Faites-leur comprendre qu’il est important de savoir être à l’écoute des clients, pour qu’ils se sentent plus à l’aise.
Quand vous discutez avec un client, ne lui donnez jamais une fausse impression. Soyez sincère quand il vous demande votre avis. Écoutez-les attentivement et trouvez des réponses bien concrètes. Mettez-les en confiance pour que le lien émotionnel puisse s’établir.
3. Parce que les clients aiment qu’on leur prête attention
Parfois en voulant convaincre ses clients, les vendeurs ont tendance à trop se centrer sur leurs produits ou leurs services. Cependant, ce procédé répugne les clients ! Il faut donc privilégier les contacts avec sa clientèle et leur prêter attention. Au lieu de les inciter à choisir tel produit ou tel service, demandez-leur ce qu’ils veulent. De cette façon, vous pourriez répondre à toutes leurs attentes.
En prêtant attention à vos clients, vous aurez plus de chance d’en attirer d’autres. Le résultat d’une récente étude a permis de conclure que 78 % des consommateurs recommandent une entreprise auprès de leur proche lorsqu’ils sont satisfaits, et 61 % en parlent sur les blogs et les réseaux sociaux.
En privilégiant la connexion émotionnelle avec vos consommateurs, vous gagnerez leur confiance et leur attention. Quoi qu’il en soit, soyez conscient que vous êtes avant tout un professionnel. Ne vous laissez pas amadouer par vos clients, ayez des limites concernant vos liens avec vos consommateurs. Mettez un peu de distance entre vous, sans en faire trop.
Les 10 motivateurs émotionnels les plus aptes à créer une connexion émotionnelle
Les réseaux sociaux sont comme toute communication à utiliser avec modération et surtout avec sagesse. Si beaucoup de dirigeants ont tendance à publier sur les réseaux sociaux, la distinction entre sa page professionnelle et son espace personnel demeure essentielle. Préserver sa vie privée constitue un droit. D’ailleurs, vous ne souhaitez pas forcément que des futurs clients aient accès à certaines données personnelles…
Les médias sociaux professionnels tel que LinkedIn n’est pas le seul à être consulté par vos clients, prospects ou partenaires. Facebook, Twitter, Google+, Instagram et même Snapchat font partie des noms tapés dans la barre des moteurs de recherche afin de se renseigner sur vous et votre activité. Pour éviter toute situation gênante voire perdre certains clients, bien distinguer sa page professionnelle de son espace personnel est à placer dans les indispensables.
Privatiser son espace perso
Quel que soit le réseau social utilisé, il s’avère tout à fait possible de régler les paramètres de confidentialité de son compte personnel. Une fois sur la page dédiée, l’enjeu est de rendre accessible votre contenu privé uniquement à vos « amis ». Ce cercle dit privé ne doit être composé que de vos proches (en principe, amis ou famille). Pour les autres, s’ils tentent quand bien même de vous ajouter via votre espace personnel, il vous suffit simplement de les rediriger sur votre page professionnelle.
Facebook pour distinguer le professionnel et le privé
De nombreux professionnels décident d’opter pour le réseau social Facebook. Avant de l’intégrer, savoir différencier une page professionnelle d’un espace personnel s’avère primordial. Ce dernier, appelé aussi « profil », est destiné à un individu en particulier et non à une entité ou une marque. Lorsque l’on est détenteur d’un profil, on peut choisir d’ajouter des « amis ». Il s’agit d’une mise en relation réciproque puisque la personne qu’on ajoute à son réseau doit d’abord accepter l’invitation avant que vous ne puissiez être connecté avec elle.
Si tel est le cas, chacun pourra voir le profil de l’autre dans son intégralité (il est possible de masquer certaines informations au public, que seuls vos amis pourront voir, ndlr). Notez bien qu’un profil Facebook n’est pas adapté à une communication dite professionnelle mais une page peut y être consacrée. Le réseau social est d’ailleurs très strict à ce sujet : il peut décider, sans même prévenir, de supprimer votre compte si vous l’utilisez à des fins professionnelles. Mieux vaut donc créer, pour ce faire, une page entreprise ou marque.
Des fans, des « likes »…, et encore des fans !
Créer une page pro sur Facebook ne génère, non pas, des « amis » ou des membres mais ce qu’on appelle des « fans ». Pour ces derniers, cliquer sur la mention « J’aime » et s’abonner à une page les engage à suivre une entreprise ou une marque pour ensuite recevoir des informations la concernant. À l’inverse du profil perso, la validation de l’administrateur du compte n’est pas nécessaire pour que les personnes ayant « liké » la page deviennent fans. Même si elles ne le sont pas encore, elles pourront voir le contenu des publications en se rendant sur la page dédiée. La seule différence s’avère, qu’en devenant fans, cela s’affiche directement dans leur fil d’actualité. Dans tous les cas, il est vivement recommandé de ne publier que du contenu professionnel sur cette page (les vidéos de chats n’en font bien entendu pas partie !).
Pourquoi créer une page pro ?
Grâce à un aperçu des statistiques de fréquentation de votre page professionnelle, il vous est possible de connaître le nombre de vues engendrées par chacune de vos publications. Un moyen de mesurer la portée d’un post. Le nombre de personnes ayant cliqué sur un lien que vous avez posté fait également partie des éléments pouvant être consultés. Autres possibilités : programmer une publication à l’avance, la cibler, personnaliser sa page en y ajoutant des onglets, faire de la publicité (moyennant un certain budget) pour augmenter son nombre de fans, avoir plusieurs administrateurs pour gérer la page,… Enfin, gardez à l’esprit que votre page professionnelle demeure accessible à tout le monde. En d’autres termes, le contenu de cette page pourra être indexé par des moteurs de recherche comme Google, afin que celle-ci soit mieux référencée.
Création d’une page pro : mode d’emploi
Maintenant que vous savez bien différencier un compte privé d’un compte professionnel et que vous connaissez les avantages à la création de ce dernier, il ne reste plus qu’à vous en créer un. Pour commencer, connectez-vous à votre espace personnel Facebook (le cas échéant, créez-vous en un). Une fois cela effectué, cliquez sur le menu déroulant situé en haut à droite puis sur «Créer une page».
Après avoir renseigné les différents champs inhérents à votre entreprise, le nom de votre page vous est alors demandé : choisissez-le bien car il apparaîtra lors de chacune de vos publications. Lors du paramétrage, décrivez soigneusement votre activité, sans oublier d’y indiquer l’adresse de votre site internet (si vous en avez un). Concernant votre photo de profil, qui apparaîtra sur chacun de vos posts, celle-ci doit impérativement représenter votre entreprise. Pour accéder plus facilement à votre page pro lors de vos prochaines connexions, une astuce est de la placer dans vos favoris. N’oubliez pas de définir votre cible prioritaire (hommes, femmes,…). Pour finir, personnalisez votre page, créez votre première publication puis, invitez vos amis à aimer votre page !
Pour nombre de plateformes, les prix dépendent du nombre d’utilisateurs et d’achats en temps réel. Une pratique marketing et commerciale de plus en plus fréquente et connue sous l’expression de « Yield management ».
En quoi consiste le Yield management ?
Pratiquée initialement sur les plateformes de réservation de vols et d’hôtels, la pratique du Yield management s’est démocratisée ces dernières années. Instaurée principalement pour maximiser le chiffre d’affaires, elle fait varier les prix, les rendant flexibles en fonction de certains paramètres. Le point le plus exploité repose sur la capacité d’occupation d’un vol ou d’un hôtel, à titre d’exemple. Si les utilisateurs se révèlent nombreux sur un site, un algorithme s’occupe alors d’augmenter les prix. La pratique se vérifie si le taux d’occupation des chambres ou d’un avion reste assez élevé. Il s’agit d’une tarification dynamique, très souvent influencée par la présence d’utilisateurs sur un site donné.
Le Yield management se généralise
Beaucoup de sites internet proposent des réservations en tous genres. Les entreprises tentent de l’automatiser pour l’exploiter au bon moment. La plupart des sites génèrent désormais des intelligences artificielles et des algorithmes capables de comprendre différents critères. Les outils se basent sur le nombre de visiteurs mais aussi sur leur temps de consultation du site et des offres qu’il propose. En fonction du comportement adopté par les visiteurs, l’intelligence artificielle est capable de comprendre si le visiteur est réellement intéressé par une offre ou non. Derrière le Yield management, les entreprises établissent ainsi une réelle stratégie marketing afin que l’acheteur puisse se sentir privilégié ou qu’il puisse réserver plus facilement. La plupart des sites font d’ailleurs passer un message au consommateur lorsque celui-ci consulte les dernières places. Cet avertissement a pour but de l’inciter à réserver rapidement avant que l’offre ne disparaisse.
Une stratégie repensée par les consommateurs
À l’origine du Yield management, des habitudes chez les consommateurs se sont faites connaître. Pour obtenir les meilleurs prix, ces derniers ont tendance à réserver bien à l’avance ou à choisir des jours et des heures particulières pour consulter un site. Certains n’hésiteraient pas à se lever à 3 heures du matin, en pleine semaine, pour réserver lorsque les prix demeurent extrêmement bas. Si beaucoup de consommateurs trouvent injuste de ne pas payer la même somme pour une même chambre ou un même trajet, cette stratégie de management permet aux entreprises de réaliser des marges contrôlées. Pour les trajets en train, les tarifs augmentent quand la réservation est proche mais peuvent diminuer de sorte à ce que toutes les places soient réservées le jour J. Une stratégie qui ne se limite désormais plus seulement au transport et au tourisme.
Un concept exploité autrement
Si les sites de réservation et les compagnies se mettent au Yield management pour optimiser leur rendement, d’autres n’ont pas tardé à reprendre le concept. Wasteless, un supermarché américain, s’est d’ailleurs servi du Yield management pour ajuster le prix de ses produits. L’idée est d’optimiser ses profits pour lutter contre le gaspillage. Le supermarché s’engage ainsi à jouer sur la demande des consommateurs. Si un paquet de chips rencontre un large succès, il augmentera son prix mais si, au contraire, les intéressés n’en raffolent pas, ce dernier sera revu à la baisse. Le magasin peut, de cette manière, optimiser ses stocks et comprendre le comportement des consommateurs. Malgré une forte demande pour certains produits, le supermarché s’engage tout de même à baisser les prix des aliments arrivant à date d’expiration. Pour développer la pratique du Yield management en magasin, les techniques s’avèrent néanmoins plus complexes que pour un site de réservation. Le magasin et ses rayons doivent être surveillés de près pour reconnaître le trajet et la sélection du consommateur. Ces critères calculés en temps réel provoquent alors une incidence directe sur les prix en magasin. Quoi qu’il en soit, le Yield management pourrait bien se démocratiser dans certaines chaînes de grande distribution.
Avec la stratégie du Yield management, les entreprises recherchent une meilleure rentabilité en jouant sur l’offre et la demande des consommateurs. Si, aujourd’hui, le Yield management concerne principalement les secteurs du transport et du tourisme, il semble en passe de se démocratiser dans bien d’autres domaines.
Il suffit de regarder ne serait-ce que les deux derniers siècles pour comprendre que la vie des êtres humains est rythmée par un changement permanent. Ces raisons qui poussent au changement impactent la vie des femmes et des hommes qu’ils le veuillent ou non. Les entreprises, quant à elles, sont au cœur de nombre d’entre eux et en sont souvent les initiatrices dans un souci de réaliser davantage de profits mais surtout de satisfaire les besoins de leurs clients, de faciliter leur vie ou bien de répondre aux enjeux du moment.
Des changements qui en entraînent d’autres
Entre l’électricité, l’eau courante, l’électroménager ou de nouvelles pratiques pour ne citer que quelques changements, nous pouvons constater que chacun d’entre eux en a généré de multiples autres. Ils ont été aussi bien à l’origine de créations que de destructions d’entreprise. L’électricité avec la possibilité de ne plus de dépendre d’un rythme basé sur le jour et la nuit a complètement modifié l’amplitude horaire du travail et de la vie privée. L’eau courante avec l’installation des salles de bain et des toilettes a eu pour conséquence l’amélioration de l’hygiène.
Les facilités de l’électroménager, la création des crèches, les multiples lois en faveur des femmes ont peu à peu généré la conception de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la société. Même si au début de chaque innovation, il y a l’étonnement, la peur et l’idée que certaines innovations ne seront l’apanage que d’une élite ou paraissent farfelues, force est de constater qu’une kyrielle d’entre elles deviendront à la portée du plus grand nombre et feront partie du quotidien de l’ensemble des citoyens. Ainsi, les progrès de la médecine profitent à tous. Tous les secteurs sont impactés (santé, transport, communication, alimentation…). Il s’avère impossible de faire une liste exhaustive et nous laissons aux lecteurs le soin de la compléter avec leur propre vécu.
Qui dit changement, dit transformation
Derrière de nombreux changements, il y a la transformation des métiers et donc de la vie des hommes et des femmes de l’entreprise quelle que soit leur place dans la pyramide hiérarchique. Les changements s’imbriquent les uns dans les autres et chacun doit s’adapter aux innovations pour garder son travail malgré le rythme du changement qui ne cesse de croître. Une enquête menée par la Chaire ESSEC du changement et de la Chaire ESSEC IMEO (Innovation Managériale et Excellence Opérationnelle, dirigée par David Autissier, un des auteurs du livre, La boîte à outils de la conduite du changement et de la transformation, paru chez Dunod, a montré que « le nombre de changements a été multiplié par trois ces 20 dernières années. A noter que dans les années 2000, les cadres en entreprise faisaient mention d’un changement structurant annuel contre trois maintenant. ».
Des changements imposés
1 – Par l’entreprise à la suite de certains constats.
Les changements, s’ils sont parfois voulus et liés à une vision stratégique, restent souvent en réalité imposés par l’entreprise aux collaborateurs. L’environnement global dans lequel évolue l’entreprise se transforme et il pèse en conséquence sur elle un risque à stagner et de se laisser dépasser. Il demeure évident que, pour que l’entreprise ne se retrouve pas en difficultés, elle doit chercher à toujours être réactive et à la pointe des idées nouvelles. Si vous êtes amené à réaliser une analyse de votre entreprise notamment sur ses forces et faiblesses au travers des différents outils qui existent, vous devrez prendre en compte de nombreux facteurs.
Il est fréquent de retenir les avantages actuels qu’elle présente et donc de ne pas avoir envie de remettre en question son organisation. Cependant des risques légaux, des modifications de comportements des consommateurs ou environnementaux peuvent amener l’entreprise à évoluer ou à péricliter. Ainsi la surconsommation et l’idée de la protection de la planète ont conduit maintes entreprises à prendre un autre cap et d’autres à imposer de nouvelles donnes comme par exemple le fait de consommer bio.
2 – Par la concurrence : se développer ou être obsolète.
La concurrence constitue une des premières raisons pour laquelle les entreprises se transforment. Si elle est porteuse d’innovations ou de nouvelles offres, elle impose sa loi et le consommateur, toujours friand de nouveautés et de ce qui lui facilite la vie, est rarement fidèle longtemps devant des avantages parfois moins onéreux.
Il s’agit souvent d’être réactif face à de nouvelles pratiques et des bénéfices offerts aux clients qui apparaissent dans un secteur. A noter qu’il ne s’agit pas forcément de transformer le produit ou le service mais de proposer des conditions d’achat optimum comme le suivi et les délais de livraison ou encore les moyens de paiement liés aux nouvelles habitudes du consommateur. La concurrence joue le rôle d’un stimulant. Il arrive qu’une entreprise souhaite conserver un produit plusieurs années dans son catalogue car elle a toujours un flux de commandes et qu’elle ne voit pas l’intérêt de s’approprier des nouveautés dont les fonctionnalités lui semblent superflues.
Elle vit sur ses acquis et ne se sent pas en danger. Il faut dire que tant qu’un secteur n’évolue pas et qu’aucun acteur ne bouge, la tendance reste à considérer la situation comme pérenne et de se contenter d’offrir quelques avantages pour dorer leur image de proximité avec le client. Ainsi, la SNCF a seulement multiplié les offres commerciales mais sans réels concurrents pendant plusieurs décennies. Plus récemment, elle a dû avec le droit à la concurrence européenne proposer de nouveaux produits pour rester compétitive. Ces dernières années de nombreux secteurs ont dû ainsi évoluer.
C’est pourquoi on parle d’accélération des cycles. On a vu des entreprises leaders complètement disparaître de la carte car leur expérience d’être longtemps dans une position confortable les a rendues incapables de transformer leur business model. La difficulté reste de cerner les opportunités et d’anticiper les évolutions à venir. Avoir un œil sur la concurrence reste donc une pratique essentielle si vous ne souhaitez pas vous retrouver dans une impasse. Vous devez essayer de la devancer que vous soyez une nouvelle startup ou une entreprise qui a pignon sur rue.
3 – Par les évolutions technologiques.
Internet et plus globalement l’ensemble des technologies se sont imposées par leur créativité, rendant l’impossible possible. Il faut dire que les innovations pleuvent comme jamais. Aujourd’hui, il devient difficile de les suivre, tellement leur rythme s’est accéléré. De nombreux secteurs se sont vus complètement bouleversés par elles et nous nous demandons même souvent comment nous vivions il y a à peine une décennie sans téléphone portable ou sans internet. Ils se sont immiscés dans notre vie professionnelle et personnelle en quelques mois, voire quelques jours.
Nous imaginons mal une banque aujourd’hui qui ne donnerait pas accès aux comptes en ligne ou encore qu’une entreprise n’ait pas un site, même si c’est parfois le cas, contrairement à ce que nous pourrions penser. Nous avons pu le constater avec les commerces qui n’étaient pas encore pourvus de site internet lors du confinement et qui ont dû le créer avec l’appui de l’État et de plateformes pour pouvoir survivre à la crise sanitaire. Se contenter de sa clientèle parce qu’elle est fondée sur sa réputation et sa notoriété et être persuadé qu’elle vous est fidèle ad vitam aeternam, c’est oublier qu’elle peut selon les circonstances et ses besoins se détourner de vous sans aucun état d’âme ou que les circonstances actuelles, comme la fermeture des frontières, peut vous priver de votre clientèle internationale.
Ainsi, la Poste a trouvé son concurrent avec l’email qui a transformé son organisation. En peu de temps, le recul du courrier s’est amplifié : le volume de lettres à distribuer est passé de 18 milliards en 2008 à un peu plus de 9 milliards en 2018 et pourrait encore baisser, si la tendance se poursuit, à 5 milliards en 2025. Mais La Poste, a contrario, a vu le nombre de colis à distribuer devenir exponentiel avec 2 millions de colis par jour en décembre 2020 grâce aux plateformes e-commerce. Cette transformation a impliqué la modification des métiers et des emplois car transporter une lettre ce n’est pas transporter un colis. Il a fallu penser à la reconversion des collaborateurs. La Poste n’avait pas le choix et a dû la réaliser en quelques mois.
4 – Par des changements avant tout des mentalités.
S’ils ont souvent pour origine des innovations liées à la technologie, ce n’est pas la seule raison qui pousse les consommateurs à bousculer leurs habitudes. Les consciences évoluent et la prise en compte de nouvelles données et attentes est désormais au cœur de la réflexion des entreprises. L’égalité entre les femmes et les hommes imposée dans les entreprises était inconcevable il y a à peine une décennie dans les mentalités. Ce qui est considéré aujourd’hui comme des fondamentaux, tel le respect de l’environnement ou de l’éthique, n’était pas pris en compte par bon nombre d’entreprises qui n’hésitaient pas à polluer. L’information réduite au journal ou à une chaîne de télévision est entrée dans la vie de tous. Désormais, les consommateurs sont informés et les réseaux sociaux font office de lieu de sanction pour celles qui s’aventurent dans des pratiques peu recommandables.
Plus avant, la responsabilité sociale des entreprises dite RSE est devenue une base essentielle. La protection de la planète qui était la dernière des préoccupations, il y a encore peu de temps, est devenue un enjeu majeur en raison du réchauffement climatique. La prise de conscience que la surconsommation a envahi les mers et la terre au point de les détruire va conduire les citoyens à chercher des solutions qui se trouvent déjà dans le vintage et les plateformes comme leboncoin, le développement des services de location… Ils ont engendré la nouvelle conception que jeter en dépit du bon sens était un acte destructeur et l’obsolescence programmée des produits est devenu un délit.
5 – Par des lois qui s’adaptent aux nouvelles réalités.
Si la loi est généralement considérée comme acquise et devrait le demeurer pour que chacun puisse ne pas se perdre, les évolutions, ne serait-ce que technologiques, entraînent de nouvelles lois pour protéger les citoyens. On imagine mal un code datant de Napoléon auquel on n’aurait apporté aucune modification capable d’encadrer l’ensemble des pratiques actuelles : des moyens comme l’email n’existaient pas à l’époque et il était difficile d’imaginer qu’on devrait encadrer des milliards de données.
La légalité et les normes changent aussi pour mieux protéger les citoyens et les entreprises. Ils peuvent vous obliger à modifier vos habitudes (les lois sur la concurrence déloyale, sur les délais de livraison, les délais de paiement…) et il reste bon d’avoir un œil sur les lois qui sont adoptées et qui peuvent vous donner des obligations supplémentaires ou encore vous imposer d’arrêter certaines pratiques. Les lois sur l’entrepreneuriat avec la création du statut de la micro entreprise et la sortie des fichiers FCIP pour les entrepreneurs ou encore le droit à l’erreur, mettent en exergue qu’il faut protéger les citoyens au fur et à mesure des évolutions. Il arrive que certaines lois permettent d’ouvrir de nouveaux marchés comme celui de l’interdit du monopole.
Externaliser n’est pas synonyme de se débarrasser mais plutôt de déléguer pour mieux garder le contrôle de son entreprise dans des tâches de valeur ajoutée. Les entrepreneurs l’ont bien compris leur regard doit être tourné vers la croissance et donc la fonction RH, pilier de l’entreprise, peut-elle être externalisée ? Externaliser devient une pratique courante car libératrice de certaines tâches fastidieuses et chronophages. Gestion de la paie, des recrutements, de la formation, ou encore de la GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi), l’externalisation des RH concerne aujourd’hui tous les périmètres de la fonction, jusqu’au pilotage de la masse salariale. Alors qu’il s’agit d’une demande grandissante des entreprises, l’opportunité d’externaliser la gestion de la masse salariale n’est pas sans risque et elle doit être bien réfléchie.
L’externalisation de l’activité de gestion de la masse salariale
Si la gestion de la paie est un pan de l’activité RH pour lequel on entend souvent parler d’externalisation, la fonction pilotage de la masse salariale l’est beaucoup moins, bien qu’elle réponde à un besoin croissant exprimé par les PME.
La gestion externalisée de la masse salariale consiste à fournir aux gestionnaires d’entreprises, RH et/ou Dirigeants, des outils fiables pour suivre et anticiper au plus juste leurs budgets afin de prendre les décisions au bon moment. Ceux-ci se matérialisent sous la forme de tableaux de bord mensuels et annuels. On distingue entre autres le suivi de l’absentéisme (taux et coût), le coût des heures supplémentaires, la prévision des augmentations (réalisation de scénarios avec hausse globale et individualisée), ou encore la masse salariale par projet ou par équipe de travail par exemple.
Les avantages à l’externalisation de la masse salariale
L’externalisation de la masse salariale est une solution de plus en plus plébiscitée, que ce soit par les PME dans le cadre d’une offre de services globale, mais également par les plus grosses structures pour des projets spécifiques.
Si le bénéfice des compétences d’un expert en RH est la principale raison de faire appel à ce type de prestation, afin notamment de pallier l’absence de la ressource en interne, elle n’est toutefois pas la seule, et la solution présente de nombreux autres avantages.
D’une part, l’externalisation de la masse salariale permet à l’entreprise de mieux contrôler ses coûts. On parle ainsi de rationalisation des coûts RH. En effet, en ayant une vision claire des charges salariales, l’entreprise peut ainsi planifier au mieux ses activités.
D’autre part, elle permet un recentrage de la fonction RH dans son approche sociale. En confiant la partie complexe d’élaboration des tableaux de bord à un prestataire, le gestionnaire dégage du temps pour se concentrer sur l’aspect décisionnel, mais surtout pour se consacrer au dialogue social que ce soit avec les collaborateurs ou les partenaires sociaux.
Les limites à l’externalisation de la masse salariale
L’externalisation de la masse salariale présente donc un intérêt certain pour les décisionnaires RH. Cependant, elle doit cependant être mise en œuvre avec la plus grande prudence.
En effet, comme toute solution d’externalisation de services, elle entraîne une dépendance vis-à-vis du prestataire. Mais surtout elle peut engendrer une certaine perte d’identité pour l’entreprise si ses spécificités et sa culture ne sont pas suffisamment prises en compte. Aussi, elle pose toujours le problème de la confidentialité et de la sécurisation des données qui circulent entre les deux partenaires.
De plus, la masse salariale représentant un véritable enjeu stratégique pour l’entreprise, résultant outre les coûts d’une vision interne et d’une politique RH précisément définie, son externalisation est extrêmement complexe, si bien qu’elle doit s’appuyer sur un partenariat solide entre le décisionnaire et le prestataire pour pouvoir fonctionner.
Pour ce faire, sa mise en œuvre repose sur une démarche longue. En amont, les objectifs et les besoins doivent être identifiés puis formalisés pour aboutir à un processus clair. Celui-ci permet d’identifier le rôle et le champ d’intervention de chacun. Ce même processus doit ensuite être appliqué en toute transparence et proximité pour une communication optimale entre les deux partenaires. Aussi, l’implication du décisionnaire RH de l’entreprise reste fondamentale pour ne pas avoir d’effets pervers.
CA du marché de l’externalisation IT dans le monde 2016-2021
Publié par Statista Research Department, 11 févr. 2019 Cette statistique montre le chiffre d’affaires du marché de l’externalisation informatique dans le monde de 2016 à 2021. En 2016, le chiffre d’affaires du externalisation IT était de 370.802,4 millions de dollars. Le marché devrait atteindre une valeur d’environ 413.717,8 millions de dollars d’ici 2021. Pour plus d’informations sur notre méthodologie, les définitions des segments et l’étendue de notre modèle, veuillez cliquer ici.
Chiffre d’affaires du marché de l’externalisation informatique dans le monde de 2016 à 2021
Mais cela n’arrive qu’aux autres ! Vous ne devez jamais sous-estimer La perte d’exploitation. Quelques conseils de Dynamique.
L’exemple de OVH montre qu’il faut anticiper les circonstances les plus défavorables. Un « départ de feu accidentel » semble être à l’origine de l’incendie qui a ravagé, mercredi 10 mars, le centre de données d’OVHcloud à Strasbourg. « Les premiers éléments de l’enquête font penser à un départ de feu accidentel », selon l’AFP.
L’incendie s’est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi dans l’un des quatre centres de données d’OVHcloud installés dans une zone industrielle à l’est de Strasbourg, près de la frontière allemande. Il a pu être maîtrisé grâce au déploiement d’importants moyens de secours – 115 sapeurs-pompiers et 44 engins, notamment. Tout risque de pollution a été écarté.
Contrat multirisque professionnel et garantie d’assurance perte d’exploitation
Il faut commencer par distinguer le contrat multirisque professionnel et la garantie d’assurance perte d’exploitation. En effet, la première protège traditionnellement vos bâtiments, votre lieu de production, votre espace de vente. Alors que la garantie d’assurance vous permet de récupérer les liquidités nécessaires pour rebondir et couvrir les pertes financières occasionnées à la suite du grave sinistre qui vient de toucher votre entreprise.
Si l’assurance dommage de votre multirisque est là pour remplacer, réparer ou reconstruire, l’assurance perte d’exploitation est destinée à faire comme si rien de pénalisant ne s’était produit dans votre activité. Toutes les conditions générales des contrats le précisent, son objectif est de replacer l’entreprise dans la situation financière qui était la sienne avant le sinistre. Et c’est là, toute la différence !
Or, quand un sinistre de grande ampleur diminue voire arrête totalement votre activité, comment faire face aux charges fixes, aux frais financiers, au paiement des salaires et des sous-traitants ? Comment débloquer rapidement des sommes pour louer temporairement des locaux, des ordinateurs, des machines, relancer la production ?
C’est une dure réalité, il faut du temps pour revenir à un fonctionnement normal, retrouver ses marques à la suite d’un acte de vandalisme, un incendie, une inondation. Trop d’entreprises, hélas, ferment définitivement à la suite de pareils événements.
L’entreprise peut notamment s’assurer pour les interruptions d’activité dues aux événements suivants :
incendie, explosion, chute de la foudre ;
accidents aux appareils électriques ;
dégât des eaux ;
bris de machine ;
tempêtes, grêle et poids de la neige sur les toitures (seule la garantie tempête est obligatoire) ;
catastrophes naturelles (garantie obligatoirement délivrée lors de la souscription du contrat d’assurance) ;
chocs de véhicules terrestres à moteur ;
émeutes et mouvements populaires, vandalisme ;attentats, actes de terrorisme (garanties obligatoirement accordées lors de la souscription).
La perte d’exploitation qui reste étonnamment une garantie optionnelle de votre multirisque, est une embellie qui vient pallier une période difficile. Les assureurs prévoient des durées d’indemnisation, variables selon les contrats qui vont de 6 à 36 mois. Il appartient au chef d’entreprise qui connaît mieux que quiconque son activité professionnelle, son personnel, son environnement commercial et ses contraintes budgétaires, d’en apprécier la durée et de choisir les franchises acceptables ou non.
Cette période de soutien financier contractuelle a bien entendu un coût, sauf si vous avez seulement besoin pour fonctionner d’un téléphone mobile. En effet, cette assurance se calcule principalement sur le capital provisionnel et ajustée annuellement en fonction du montant de la marge brute réelle. Assisté de ses éléments comptables, le dirigeant doit revenir régulièrement vers son assureur pour faire coller justement la prime à la garantie. Si cela ne vous semble pas avantageux, faites marcher la concurrence mais ne passez pas à coté de la perte d’exploitation !
ANNONCES EFFECTUÉES PAR DES COMPAGNIES D’ASSURANCE
Les start-up sont souvent reconnues pour avoir des idées innovantes, elles s’adressent aussi aux enfants et à leur univers. Que ce soit pour rassurer les parents ou pour amuser les enfants, les concepts et les créations d’entreprise se multiplient. Les besoins demeurent de plus en plus scrutés par les entreprises entraînant de nouvelles innovations, parfois très farfelues.
LES JOUETS VOYAGEURS, Location de jouets et matériel éducatif en ligne pour les enfants de 0 à 6 ans.
Les Jouets Voyageurs propose la location de jouets et matériel éducatif pour les enfants de 0 à 6 ans. Ne stockez plus. Chaque jouet renvoyé est remis à neuf pour avoir une nouvelle vie et ainsi préserver la planète que nous laisserons à nos enfants. En réalité, l’offre de location des Jouets Voyageurs s’adresse aux parents, crèches et assistantes maternelles avec des formules d’abonnement sans engagement de durée et garantie casse incluse.
E-Takes Care
Avec son thermomètre Tucky, E takes Care une start-up française a déjà su convaincre beaucoup de parents pour prendre soin de leur bambin. Sous la forme d’un gros pansement, Tucky possède un capteur pour prendre la température et connaitre la position du bébé dans le lit. Ce dispositif a été certifié ISO 13485 et s’accompagne d’une application pour rassurer les parents. En 2016, l’entreprise vendait environ 80 000 pièces par an.
Oliba
Quel parent ou enfant n’a jamais paniqué à l’idée d’égarer le doudou, Oliba a voulu résoudre le problème. Cette start-up française commercialise une balise sous forme de chouette à attacher au doudou. Elle permet aussi de lire des histoires et de faire veilleuse pour réconforter l’enfant avant d’aller dormir. Les parents peuvent le contrôler à distance, à l’aide d’une application. La start-up a remporté le concours d’entrepreneures Wonder Women of Paris en 2015.
C-Way
Cette start-up a vu le jour en 2013, elle a pour concept de développer des bracelets connectés avec traceur GPS pour les enfants. Le bracelet étant relié à l’application, elle aide les parents à savoir où leurs enfants se trouvent. Pour s’adapter d’autant plus aux petites têtes blondes, la start-up a réalisé un design confortable pour le bracelet coïncidant avec la vie quotidienne des enfants. Dernièrement, elle a présenté Memoo au CES 2018, un assistant connecté pour qu’ils puissent vivre comme des grands (avec un agenda connecté, la météo, des radios enfantines, et une possibilité de message vocal transmis sur l’application).
Blue Beep
Bluebeep a commercialisé des capteurs pouvant s’installer sur les objets dangereux de bébé. Il s’agit de prévenir l’adulte via une application lorsque la chaise haute, le siège auto où la table à langer mettent l’enfant en danger. L’entreprise fondée en 2015 fait désormais partie du groupe « La French Tech », un collectif pour la croissance des start-up.
Botaki
Cette start-up a lancé un objet connecté pour enfant, sous forme de totem. Celui-ci se place dans le pot d’une plante pour aider l’enfant à jardiner et à prendre soin de celle-ci. Ainsi, un avatar virtuel se situe dans le totem pour rendre l’activité ludique et amusante. Par ailleurs, Il est même possible de faire des jeux avec le l’avatar virtuel pour sensibiliser l’enfant à la nature. La start-up a été financée grâce aux internautes sur la plateforme Ulule avec plus de 20 000 euros récoltés.
Le cahier de dessin animé
Lancé par les Editions animées, le principe de cet outil pour enfant consiste à faire un coloriage pour ensuite le photographier, il se transforme alors en une animation. L’enfant peut alors voir son coloriage s’animer sous ses yeux grâce à l’application BlinkBook. La start-up a réalisé une campagne Kisskissbankbank pour développer son concept et les différents cahiers de coloriage. À ses débuts, l’entreprise a réussi à lever presque 60 000 euros pour réaliser ce pari.
Le café pour enfant
Un nouveau concept commence à faire fureur dans la capitale et attire de nombreux parents et enfants. Il s’agit des cafés pour enfants. Ils proposent un espace leur étant entièrement dédié. Ces espaces ludiques séduisent aussi les parents pouvant se retrouver dans un endroit où leur progéniture n’est pas vue d’un mauvais œil. Le plus vieux de tous ces cafés s’appelle le Cafézoïde, il a désormais une vraie notoriété grâce à de nombreux articles dans la presse. Ces cafés se placent comme un concept innovant laissant plus de place aux enfants dans la sphère sociale.
Play outside
Cette toute jeune start-up s’est spécialisée dans le jeu pour enfant, mais pas n’importe comment. Play Outside consiste pour les enfants à réaliser des défis dehors (faire une promenade, aller au musée, etc.) en échange d’une récompense (monnaie sur leurs jeux préférés, points). La start-up a fait partie de l’incubateur Telecom Paris Tech et compte viser le millier d’utilisateurs durant l’année.
Kidygo
Créée il y a 3 ans, cette start-up se définit comme une solution auprès de parents inquiets et de baby-sitter qui voyagent. Le principe est de mettre en relation des baby-sitters et des parents pour la garde de l’enfant lors de trajet en train ou en avion. En 2017, la start-up a réussi à lever plus de 300 000 euros auprès d’Aéroports de Lyon, permettant à l’entreprise de pouvoir se développer d’autant plus d’ici les prochaines années.
La Chouette box
Cette start-up a souhaité surfer sur la tendance des box, mais cette fois, il ne s’agit pas d’une box mode, gastronomie ou encore pour animaux, elle est consacrée aux enfants. Se voulant comme une proposition ludique, pratique et économique, la Chouette box contient du matériel pour réaliser des activités sur différents thèmes. Cette start-up parisienne fondée en 2013 rencontre un succès auprès des enfants et des parents.
Les concepts pour enfants s’étendent sur plusieurs domaines comme la technologie, la sécurité et la santé. Les start-up ont compris l’enjeu de créer des objets connectés pour tous. L’internet des objets devient de plus en plus varié s’adressant aux bébés, aux enfants, aux animaux, aux plantes et bien d’autres encore.
De Allociné, à Houra en passant par Canal+, Chlipoker, Éric Boisson, pionnier du digital, nous révèle comment il a su redynamiser son entreprise, ZOL, une société qui a su gérer le changement et mettre l’humain au centre de sa réussite. Interview d’un dirigeant pour qui le succès rime avec bienveillance.
Quel a été votre parcours jusqu’à allociné ?
Le parcours habituel : collège, lycée, BTS, fac, sans trop accrocher. Ce qui me passionnait, c’était plutôt le dessin, la musique, les nouvelles technologies. Dans mon adolescence, j’ai collectionné les premiers ordinateurs grand public, les premiers jeux vidéo, les premiers séquenceurs musicaux. Au début des années 90, j’ai été un des premiers en France à créer un site perso sur Internet et cela m’a valu d’être repéré par Canal+ qui venait de lancer une émission sur la Cyberculture. Ils m’ont proposé un job et c’est là que Jean-David Blanc est venu me chercher.
À l’époque, Allociné n’était qu’un audiotel. Cela marchait très bien mais Jean-David était un des rares entrepreneurs qui présentaient déjà l’importance que le web allait prendre, il voulait se positionner sans attendre. Je suis donc devenu directeur du pôle internet d’Allociné. Cela sonne bien, surtout quand on a 25 ans, sauf que j’étais le pôle internet à moi tout seul ! Mais nous avons réussi à lancer le projet, à en faire une des premières réalisations digitales importantes du net français.
Quelle a été la suite ?
Après deux ans, j’ai voulu essayer autre chose, m’éloigner un peu milieu du show-biz dans lequel baignait Allociné. J’ai rejoint la direction du portail internet de Noos, une filière de la Lyonnaise des Eaux qui a été une des premières sociétés à proposer la connexion haut débit par le câble. J’ai donc intégré un grand groupe, avec des process lourds, un cadre hiérarchique pesant. Pas grand-chose à voir avec l’esprit start-up. Alors au bout de 8 ou 10 mois, j’ai bougé à nouveau. Pierre Bouriez, le fils du fondateur des supermarchés Cora, m’a proposé de le rejoindre sur un projet très ambitieux : lancer le premier cybermarché réellement national, avec 50 000 articles disponibles en ligne et une livraison sous 48 heures dans toute la France. Un vrai challenge à l’époque, à la fois sur le plan technique et logistique. J’ai signé tout de suite.
Comment s’est réalisée cette aventure ?
En 1999, il n’y avait rien de comparable en France, Amazon était encore une simple librairie en ligne que peu de gens connaissaient ! Mais comme le digital se développait à grande vitesse aux États-Unis, j’y suis allé pour rencontrer les pionniers du e-commerce, me nourrir de ce qu’ils créaient. Ensuite, c’était un boulot de fou, il y avait tout à faire. Rien que le budget du projet était hallucinant ! L’équipe a très vite atteint 80 personnes, une vraie petite ruche dans laquelle on bossait parfois jusqu’au petit matin.
Et en janvier 2000, dans les délais, Houra.fr est lancé. Moment inoubliable, au moment même où le web subit une grosse claque avec l’éclatement de la « bulle internet ». On l’a un peu oubliée maintenant mais à l’époque, c’était un séisme. Il y a eu des faillites en cascades, on entendait même dire à la télé que le net ne s’en remettrait pas. Heureusement, nous n’étions pas cotés en bourse, et nous n’avions pas fait l’objet d’une valorisation démente avant même d’engranger un euro de bénéfice. Nous avons laissé passer l’orage sans trop d’inquiétude.
Vous avez géré de nombreux projets par la suite ?
Oui, j’avais besoin de renouvellement. Parce que l’aventure Houra avait été intense et parce que la routine est un truc qui me lasse assez vite. J’aime vraiment entreprendre, initier, concevoir, lancer, toute cette première phase d’un projet qui ressemble à une aventure. Alors, avec Éric Newton, Didier Borg et Sophie Viger, j’ai fondé une des premières structures dédiées au conseil digital. L’idée, déjà, était d’accompagner les entreprises dans leur transformation digitale, de leur permettre d’éviter les pièges, les vendeurs de vents, tout cette hype qui avait mené à la crise de l’an 2000. J’ai ainsi participé à la création de plusieurs entités digitales et aidé toute une série de sociétés à développer ou à repenser leur présence, leur activité numérique. Des sociétés comme Samsung, La Réunion des Musées Nationaux, Les Cahiers Oxford ou encore Le Figaro…
Il y a ensuite l’aventure chili…
Oui. D’abord je suis revenu à Lyon après dix ans de congestion parisienne ! J’exagère mais il y avait de ça. Ma femme était enceinte, nous avions envie d’un autre cadre de vie, pour notre bébé et pour nous. Avec le TGV, Paris n’était pas loin, je pouvais faire l’aller-retour dans la journée, continuer mon activité. À mon retour, j’ai repris contact avec un vieux pote, Alexandre Dreyfus, fondateur de Webcity à l’époque des débuts du net français. Il voulait profiter de l’essor du jeu en ligne, monter un site de poker virtuel : Chilipoker.
Il m’a proposé de l’accompagner avec un poste multi-casquettes : directeur artistique, responsable de production, conseil aussi. J’étais à ses côtés, associé aux décisions stratégiques. Début d’une nouvelle aventure, pour laquelle on s’est installé à Malte. C’était le seul pays européen qui délivrait des licences de jeu en ligne à l’époque. Là-encore, il y avait tout à faire, on était pressé et il y a vite eu une équipe importante à animer. Encore une aventure humaine hyper-enrichissante ! Le site a eu du succès, à tel point qu’il est racheté six ans plus tard par un gros groupe américain. L’ambiance change du tout au tout. Une aventure humaine encore mais plutôt négative cette fois : un management purement financier à l’américaine, à des années lumières de ma vision de l’entreprise et de l’humain.
Comment en êtes-vous finalement arrivé à zol ?
L’équipe de ZOL avait travaillé en sous-traitance pour Chilipoker, je savais qu’ils étaient très bons sur le plan technique, et les deux fondateurs étaient devenus des amis. Je les avais accompagnés et conseillés pendant quelques années à titre amical et finalement, je crois que l’idée de nous associer est devenue évidente. Lorsque Mathieu, un des deux co-fondateurs, m’a proposé de prendre la direction générale de l’agence, j’y ai vu l’occasion de mettre en œuvre ma vision de l’entreprise.
Qu’est-ce qu’était zol à la base ?
Rien à voir avec une agence digitale. Au départ, ZOL était l’éditeur d’Intrazik, une solution de gestion d’événements et de salles de concert. Elle faisait également des développements informatiques pour le compte de certains clients dont je faisais partie. Ils se sont séparés au bout de quelques années : Fabrice est parti avec Intrazik et Mathieu a gardé ZOL. Lorsque je prends les rênes de la boite en 2016, les agences de com se sont mises à faire du digital elles aussi. Les freelances inondent le marché. La concurrence est devenue rude, même à Lyon. Être reconnu pour son expertise technique ne suffit plus. Nous étions trop petits, et risquions d’être noyés dans la masse. On avait de plus en plus de mal à signer de nouveaux clients et à assurer notre activité
Et c’est vous qui avez dû gérer le changement justement
Oui, mais d’abord, il fallait assurer le business. En faisant appel à mon réseau, j’ai appris qu’un ancien d’Houra avait un poste important au sein du groupe La Poste, avec un très beau projet entre les mains : créer une application mobile qui permette une livraison de colis suivie et sécurisée sur l’ensemble du continent africain, même dans les zones où aucune connexion internet n’était disponible ! Une grande agence parisienne était déjà pressentie mais j’ai réussi à le convaincre de se lancer avec nous. D’un coup, notre chiffre d’affaires a été assuré et nous avons eu du travail pendant près d’un an, un challenge passionnant en plus.
C’est donc en 2017 que s’effectue le pivot ?
Il s’est étalé entre 2017 et 2018. J’étais convaincu que nous devions évoluer, grandir, devenir une véritable agence digitale et non plus une simple bande de développeurs. L’activité étant assurée, nous avons pu lancer des recrutements, renforcer l’équipe côté gestion de projets et l’étoffer avec de nouvelles compétences. Cela m’a permis de renouveler et d’étendre notre offre. Et l’autre aspect, c’était l’image. Je voulais mettre notre différence en avant, le côté convivial de ZOL, montrer qu’on peut être geek et terrien, avoir la tête dans le code et les pieds sur terre. C’est sur cet axe-là qu’on a refait le site de l’agence, en affichant notre double ADN technique et humain. Et je suis convaincu que c’est une des raisons qui expliquent notre croissance aujourd’hui.
Concrètement, qu’est-ce que vous avez fait ?
J’ai développé un modèle d’entreprise qui repose sur la bienveillance, la convivialité mais aussi sur une exigence professionnelle absolue. Il a fallu ensuite élargir le scope de l’agence pour la mettre en capacité d’aller encore plus loin dans le sur-mesure, ce qui a nécessité de structurer l’entreprise avec un nouveau directeur technique, de recruter des développeurs mobile et front-end, des spécialistes de l’expérience utilisateur, afin d’avoir un véritable pôle de gestion de projets. Ensuite, en 2019, nous avons lancé Qweri, une filiale spécialisée dans la data, ce qui nous a permis d’intégrer une dimension quantitative à notre démarche sur-mesure.
Enfin, nous avons créé un pôle conseil. Aujourd’hui, nous sommes en phase avec le marché, nous couvrons toute la chaîne conseil et opérationnelle qui permet d’accompagner les entreprises dans leur transformation numérique. Une évolution qui a vite porté ses fruits puisque nous avons reçu autant de demandes pendant les 4 mois qui ont suivi notre pivot qu’au cours des 4 années précédentes.
Est-ce que vos équipes ont adhéré tout de suite ?
Les mutations importantes sont souvent douloureuses. Elles réclament beaucoup d’explications, d’accompagnement, d’autant que nous sortions déjà d’une période de crise pour l’entreprise. Le manque de business avait affecté le moral de l’équipe, généré du stress et de l’inquiétude. Autant dire que le contexte n’était pas idéal pour opérer et expliquer un pivot, mais j’étais convaincu de la stratégie que j’avais en tête. Lorsque vous incarnez ce que vous racontez, le message est souvent plus fort, et ceux qui le reçoivent y adhèrent mieux.
Cela est passé par un e-mail ? comment ?
Non pas d’email, je préfère largement la rencontre, l’échange en live et dans ce genre de situation c’était particulièrement bienvenu. Je partage, j’échange naturellement beaucoup et au quotidien avec toute l’équipe, souvent de manière spontanée et informelle. Mais dans le cadre d’une mutation aussi importante, cela n’était pas suffisant, nous avons dû organiser plusieurs réunions pour expliquer ce qu’allait devenir l’entreprise et les rôles de chacun au sein de cette nouvelle aventure. Nous devions aller vite et fort, je me suis donc appuyé en particulier sur certains membres de l’équipe qui ont eu un rôle de pilier, de moteur dans la mise en œuvre de ZOL 2.0.
Une fois que cela s’est passé, vous avez changé la marque ?
Non. La société existait depuis 13 ans, il fallait conserver cet historique, c’était important, autant pour l’équipe que pour les clients. L’entreprise était clairement identifiée comme une structure digitale très technique. En revanche, j’ai complètement revu l’identité, pour mettre en avant un aspect plus humain, plus convivial, plus fun aussi. J’ai assuré la direction artistique et consacré pas mal de temps à travailler chacun des textes pour expliquer non seulement ce que nous faisions mais aussi qui nous étions. Quitte à être atypique, autant l’assumer. Et cela collait parfaitement avec notre cœur de métier : le sur-mesure, le fait de traiter chaque client de façon individualisée. Aucun humain n’est pareil à un autre, et une entreprise c’est un collectif d’humains, c’est là qu’est son identité, beaucoup plus encore que dans son activité ou son expertise.
Avez-vous défini des valeurs à ce moment-là ?
Je ne suis pas un professionnel de la com, j’y suis même un peu réfractaire pour être franc. Plutôt que de professer des valeurs à la mode, nous avons tout simplement essayé de mettre des mots sur ce que nous étions. La bienveillance est ressortie de manière évidente. Le terme est galvaudé, peut-être, mais faire attention à l’autre, qu’il soit salarié ou client, cela me tient à cœur. Et ce qui est intéressant, c’est que cette valeur ressort en interne mais aussi de la part de nos clients. L’engagement et l’envie sont également ressortis. L’envie de grandir, de travailler ensemble, d’accompagner le client à grandir lui aussi, ou à rebondir quand il est dans la difficulté et tout mettre en œuvre pour l’aider, même si parfois, nous perdons de l’argent. Cela s’est déjà produit et nous le referons si nécessaire.
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Nous avons fait près de 40 % de croissance et nous avons recruté près de 20 personnes supplémentaires cette année, autant dire que l’entreprise n’a plus grand chose à voir avec ce qu’elle était en 2016. Du côté de Qweri, notre filiale data créée en septembre 2019 compte déjà 7 salariés. En quatre ans, nous avons multiplié notre chiffre d’affaires par trois. Il frôle maintenant les 3 millions, ce qui représente une belle performance.
Quels sont vos futurs axes de développement ?
Je ne me fixe pas de plan précis. Nous évoluerons en fonction des attentes et des besoins de nos clients. Une chose dont je suis certain, en revanche, c’est qu’il faudra arrêter de grandir quand cela commencera à affecter l’humain. Le lien que nous avons les uns aux autres est crucial. Ce qui fait notre force, c’est notre esprit de groupe, notre dynamique collective. C’est aussi ce que nos clients apprécient chez nous. Pour l’instant, le groupe resserré que nous formons nous permet de rester réactifs et d’avoir un turnover proche de zéro. Il y a une réelle adhésion à ce que nous racontons, à ce que nous sommes et à ce que nous devenons.
Notre croissance sera peut-être être bridée par notre volonté de ne pas perdre cet esprit, et c’est aussi bien. Nous avons des concurrents qui se font racheter par des plus grands, ou qui sont en quête d’hyper-croissance, ce n’est pas notre cas. Nous voulons aller encore plus loin dans le sur-mesure digital, construire quelque chose qui nous ressemble, et continuer à prendre du plaisir. Il est indispensable à mes yeux de garder un lien fort avec nos clients et un bon équilibre de vie entre le pro et le perso.
Quelles sont les plus grosses difficultés que vous avez rencontrées ?
Une croissance aussi rapide en matière d’effectifs n’est pas sans impact. Il ne faut pas perdre pied, notamment dans une période où nous sommes encore pas mal confinés. La vraie difficulté réside dans le fait de devoir structurer tout en conservant notre esprit humain, voire familial. C’est fondamental et y travailler au quotidien, et à distance, nécessite beaucoup de disponibilité et d’énergie. Je passe en ce moment autant de temps sur l’interne que sur l’externe avec beaucoup d’échanges téléphoniques et de visios. Nous avons conservé sept places en présentiel à l’agence, ce qui nous permet, par un système de rotation, de nous voir quand même un peu tout en respectant les recommandations sanitaires. C’est essentiel pour entretenir un minimum de lien et de vie d’entreprise.
Quelles ont été les clés de la réussite jusqu’à présent ?
Je pense que le fait d’être ultra-engagé et sincère, que ce soit en interne ou auprès de nos clients, a largement contribué à notre réussite. Et je tiens par-dessus tout à conserver notre identité, notre authenticité, sans marketing ni bullshit. Je pense aussi que notre capacité à faire à la fois du conseil et de l’opérationnel nous permet d’être parfaitement en phase avec les attentes du marché et des entreprises qui sont en quête de se transformer et d’accélérer en matière de performance digitale. Enfin, le fait que nous développons des outils réellement sur-mesure plutôt que déployer des solutions pré-packagées est également un élément de différentiation majeur par rapport à beaucoup de nos concurrents et une des clés de notre réussite.
Le lien que nous avons les uns aux autres est crucial. Ce qui fait notre force, c’est notre esprit de groupe, notre dynamique collective. C’est aussi ce que nos clients apprécient chez nous.
Négocier chaque personne y est confrontée mais entre la vie personnelle et la vie professionnelle il existe un gap. Le premier étant celui que dans la sphère de la vie privée, vous connaissez vos interlocuteurs et vous pouvez trouver le chemin pour parvenir à les persuader d’accepter votre idée par exemple . La négociation est un art qui se travaille. Que ce soit pour conclure un contrat ou convaincre un client, il est impératif de connaître les techniques de base de la négociation afin de ne pas être déstabilisé au premier argument de votre interlocuteur et d’éviter que la discussion ne se transforme en conversation de marchands de tapis dont vous sortirez épuisé et sans signature !
1.Négocier, avant tout cela se prépare.
Comment ? En se fixant des objectifs clairs, réalistes et en étant précis. Inutile de s’éparpiller sur des thématiques généralistes avec de grandes expressions toutes faites. Une bonne négociation exige donc une préparation minutieuse du terrain et des points que l’on pourrait vous opposer. Il est, en effet, primordial de savoir que ces points d’achoppement existent et ne pas s’adonner à la politique de l’autruche et ainsi de préparer une réponse adaptée afin qu’ils ne soient plus envisagés comme un problème ou un frein à la négociation.
2. Savoir à qui vous vous adressez, qui est en face de vous.
Renseignez-vous sur la ou les personnes concernées, sur l’entreprise, sur son activité, sur la façon dont il est perçu, sur les relations que la personne entretient avec ses collaborateurs, sur ses habitudes, etc. Ne le rencontrez jamais les mains dans les poches. Ayez une vision aussi claire que possible de sa personnalité, de ses intérêts, mais aussi de ses limites et de ses contraintes.
3. Structurer votre argumentation.
Elle doit être structurée et hiérarchisée. En fait, de sa clarté dépend souvent la signature d’un accord. Ainsi, en étant précis sur vos objectifs et en ayant une connaissance pointue de votre sujet, vous allez convaincre votre interlocuteur que sa marge de négociation est très réduite.
4. Prévoir des solutions alternatives.
Si votre proposition ne retient pas l’attention de votre interlocuteur, il est bon d’avoir sous le coude, des solutions alternatives qui pourront être valorisées, mais vous devez toujours lui faire admettre qu’elles sont finalement moins intéressantes pour les deux parties. Evitez de lui donner l’impression qu’il fait une erreur. La culpabilisation n’est jamais un bon choix.
5. Savoir faire des concessions.
Cela revient en réalité à disposer d’une marge de manœuvre. Cette technique commerciale très répandue consiste, en réalité, à partir de très haut dans vos objectifs pour arriver au point que vous vous êtes fixé, et ce, en donnant l’impression que vous avez fait des concessions.
6. Être à l’écoute.
Ne cherchez surtout pas à convaincre votre interlocuteur. Nous avons tous notre propre sensibilité, nos croyances, nos peurs et nos valeurs, et personne n’est obligé de les partager. Lors d’une négociation, il est donc important de savoir que l’interlocuteur ne sera a priori pas d’accord avec vous. Il faudra cependant prendre le temps de l’écouter, sans l’interrompre, d’acquiescer à ses arguments et de respecter ses positions. Sans chercher à le convaincre du bien-fondé ou de la valeur de vos objectifs. Ce n’est qu’en ajustant vos positions à ses propos que vous aboutirez à un accord avec lui. L’objectif étant de s’entendre sur un point précis et pas de la convaincre qu’il a tort et que vous avez raison.
7. Être prêt à négocier.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une négociation même si elle est bien menée vise à servir au mieux les intérêts des deux parties. Il y a donc différents curseurs à ajuster en permanence. Si vous faites une concession, faites-le remarquer de manière habile à votre interlocuteur afin que lui aussi en fasse une. Le rapport doit être équilibré. Une négociation, c’est du donnant-donnant.
8. Faire fi des ultimatums.
Certains interlocuteurs n’hésiteront à vous placer au pied du mur, n’en tenez pas compte. Beaucoup aiment se sentir et se placer en position de force. Laissez-les croire qu’ils le sont et ne faites pas la même erreur qu’eux.
9. Demander à votre interlocuteur s’il est satisfait.
« Cet accord vous convient-il ? ». Voilà la question que vous pouvez poser à votre interlocuteur à la fin de négociation en lui tendant la main. Vous saurez immédiatement s’il est sincère ou non dans sa réponse.
10. Être prêt à renoncer si les conditions ne sont pas source de bénéfices.
Si toutes les conditions ne sont pas remplies et si vous ne vous retrouvez pas dans la proposition faite par votre interlocuteur, soyez prêt à cesser la négociation. Inutile de forcer les choses par péché d’orgueil. Vous pouvez néanmoins laisser la porte ouverte pour une nouvelle entrevue.