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Salariés protégés et licenciement : comment s’y prendre?

Tout salarié protégé bénéficie de mesures de protection contre le licenciement. Il n’est pas impossible de mettre fin à son contrat de travail à condition de respecter une procédure très précise et d’obtenir, au préalable, l’aval de l’inspection du travail. Voici quelques informations qui vous aideront à y voir plus clair.

Qui sont les salariés protégés?

Tous les représentants du personnel, titulaires ou suppléants, en CDD ou en CDI, bénéficient de cette protection. Sont concernés : les délégués syndicaux, les délégués du personnel, les membres du Comité d’entreprise ou d’établissement (CE), les représentants du personnel au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Tous les candidats aux dernières élections, les anciens représentants du personnel et les organisateurs des scrutins relèvent eux-aussi de ce même « régime spécial ». Mais ce n’est pas tout. es femmes enceintes et les salariés en arrêt maladie jouissent également d’un statut un peu particulier même si différent de celui évoqué. Ils ne peuvent, en effet, être licenciés pendant les périodes de suspension de leur contrat de travail sauf si une faute grave est constatée sans aucun lien avec l’état de grossesse ou de maladie ou si l’employeur est dans l’impossibilité de les maintenir dans leur poste pour raison économique, par exemple.

Quelle est la durée de cette protection ?

Les représentants du personnel profitent de cet avantage pendant toute la durée de leur mandat et 6 mois après la fin de celui-ci. A noter que les délégués syndicaux ont un régime un peu particulier puisqu’ils sont protégés pendant 1 an après la fin de leur mission. Les candidats et organisateurs d’élections ont, quant à eux, 6 mois de protection.

Conséquences de l’épidémie de COVID-19 : suspension du processus électoral, prorogation des mandats et de la protection spécifique

Les dispositions résultent de l’ordonnance n° 2020-389 du 1er avril 2020, citée en référence. Elles s’inscrivent dans le cadre des mesures d’urgence prises pour faire face à l’épidémie de COVID-19 et à ses conséquences.

Les mandats en cours à la date du 12 mars 2020

Lorsque, en raison de la suspension ou du report du processus électoral intervenu dans les conditions prévues par l’ordonnance n° 2020-389 du 1er avril 2020, les mandats en cours à la date du 12 mars 2020 des représentants élus des salariés n’ont pas été renouvelés, ces mandats sont prorogés jusqu’à la proclamation des résultats du premier ou, le cas échéant, du second tour des élections professionnelles.
En conséquence, la protection contre le licenciement dont bénéficient les membres élus de la délégation du personnel du CSE (ou du CSE interentreprises), titulaires ou suppléants, et les représentants syndicaux au CSE, reste applicable pendant toute la durée de cette prorogation (cette disposition s’applique également en cas de rupture d’un CDD ou en cas de non-renouvellement d’une mission de travail temporaire).
Par ailleurs, toujours en raison de la suspension du processus électoral décidée par l’ordonnance précitée, la protection contre les licenciements prévue au profit des salariés candidats, au premier ou au deuxième tour, au CSE est prorogée jusqu’à la proclamation des résultats du premier ou, le cas échéant, du second tour des élections, lorsque le délai de six mois pendant lequel cette protection est applicable (voir précisions ci-dessous) a expiré avant la date du premier tour.

Quelle est la procédure de licenciement pour un salarié protégé ?


Celui-ci doit être, dans un premier temps, convoqué à un entretien préalable. Puis, le comité d’entreprise (CE) est obligatoirement réuni et consulté pour rendre un avis sans être décisionnaire. Le salarié est convoqué, pour audition, à cette réunion du CE. Notons que cette mesure de consultation n’est pas appliquée en cas de licenciement d’un délégué syndical.

L’employeur reste tenu de demander à l’inspecteur du travail l’autorisation de licenciement. Ce dernier procède alors à une enquête contradictoire. Il doit vérifier que la procédure a bien été respectée, que le motif est réel et que le salarié n’est pas victime de discrimination.
L’inspecteur du travail doit rendre sa décision dans les 15 jours à compter de la date de réception de la demande d’autorisation. Il peut toutefois prolonger ce délai.

Deux cas alors se posent :

  • Si le licenciement est autorisé par l’inspection du travail, le salarié bénéficie d’un recours de 2 mois pour contester la décision.
  • Si le licenciement est refusé, l’employeur dispose, lui aussi, d’un délai de 2 mois, pour un recours auprès du Ministère du Travail.

Que se passe-t-il en cas de non-respect de cette procédure?


Si les droits du salarié protégé ne sont pas respectés, ce dernier peut saisir le Conseil des Prud’hommes. Il peut demander et obtenir sa réintégration dans l’entreprise et un dédommagement financier.
L’employeur, de son côté, risque une peine d’emprisonnement d’un an et/ou une amende de 3 750 euros.

Business everywhere, inspirés par les entrepreneures

Le confinement nous aura appris la leçon suivante que le bien être des femmes et des hommes passe pour la beauté mais aussi que la mode comme les moyens de financer doivent répondre aux désirs et besoins des consommateurs pour trouver de nouveaux souffles.

Séraphine

Séraphine, la marque pour femmes enceintes qui habille les célébrités

Une marque de vêtements de grossesse, qui a notamment séduit la duchesse de Cambridge kate Middleton ou encore des stars comme Marion Cotillard ou Claudia Schiffer. Seraphine (initialement typographié séraphine) est une marque britannique de vêtements de maternité, fondée à londres en 2002 par Cécile Reinaud. L’entreprise connaît une croissance exponentielle à partir de 2013, lorsque la duchesse de Cambridge, kate Middleton, apparaît à plusieurs reprises portant des vêtements de la marque. Aujourd’hui, seraphine est la destination numéro 1 pour les vêtements de maternité élégants. Elle possède une liste de célébrités qui peut rivaliser avec les plus grandes maisons du secteur. « je voulais créer des vêtements de mode que les femmes voudraient porter même si elles n’étaient pas enceintes. »

Gemmyo

Pauline Laigneau

Une boutique en ligne de joaillerie haut de gamme. gemmyo est une entreprise qui conçoit, fabrique, distribue et vend des bijoux. Créée en août 2011, par Pauline Laigneau, elle anime notamment un site de commerce électronique de joaillerie qui propose de l’ensemble de ses bijoux. Bâtie sur une architecture en lean manufacturing, la société propose des produits personnalisés et une fabrication à la commande. la fabrication des pièces de joaillerie a lieu dans des ateliers situés en France. gemmyo est également le nom d’une impératrice japonaise du viiième siècle, qui avait pour habitude de cacher une tourmaline rose sous son oreiller. La tourmaline a pour vertu, dit-on, d’apaiser les coeurs anxieux… une belle histoire qui a donné son nom à une entreprise audacieuse !

ESTÉE LAUDER

Une des marques de beauté renommée dans le monde entier : maquillage, soins pour la peau, soins pour les cheveux et des parfums à la portée des budgets des femmes. Fondée dans les années 40 par Estée Lauder et son mari, la marque a bénéficié dès ses premières années des idées visionnaires de sa créatrice. Elle voulait prouver à toutes les femmes qu’elles avaient le pouvoir d’être belles ! « Ne jamais sous-estimer le désir de beauté d’une femme. »
Esthée Lauder grâce à ses innovations, garde le vent en poupe !

« Je n’ai jamais rêvé de succès. J’ai travaillé pour. » 

Estée Lauder

Leetchi

Le célèbre site de cagnotte en ligne a été fondé en 2009 par céline lazorthes et est devenu une filiale d’arkéa depuis 2015. Cette entreprise française édite le site internet de cagnotte en ligne1 leetchi.com, un outil de transfert d’argent par courriel leetchi cash et mangopay, une solution de paiement sur internet pour les acteurs de l’économie collaborative (plus de 2 500 plateformes dans 22 pays l’utilisent). leetchi.com est un service internet qui permet de collecter de l’argent et de gérer en quelques clics l’argent à plusieurs, de créer une cagnotte en ligne puis d’inviter son entourage à y participer. Le groupe crédit mutuel Arkéa possède 86 % des parts de l’entreprise, et son management possède les 14 % restants.

Lucie Basch

Lucie Basch, 28 ans & Fondatrice De Too Good To Go a été élue « Femme entrepreneure de l’année » du prix Margaret en 2018. Too Good To Go lutte contre le gaspillage alimentaire en permettant aux utilisateurs d’acheter les invendus d’un commerce à des prix très bas. Tout le principe de Too Good To Go repose sur le panier surprise, composé des invendus du jour des commerçants. Aujourd’hui présente dans neuf pays d’Europe, la start-up a déjà convaincu plus de 10000 commerçants et 5 millions d’utilisateurs ont téléchargé l’application.

Mathilde Thomas

Mathilde Thomas Fondatrice et gérante de l’entreprise de cosmétique Caudalie

En 1995, Mathilde Thomas lance Caudalie avec son mari Bertrand et développe une gamme de soins contenant des polyphénols de pépins de raisin stabilisés, aux vertus anti-âge. En 1999, sur les terres du château Smith Haut Lafitte, elle crée le premier « spa vinothérapie », concept reposant sur l’association d’une eau de source chaude et d’extraits de la vigne et du raisin. « La recherche et développement a depuis toujours été au cœur de la progression de notre entreprise. Nous investissons d’ailleurs 10 % de notre C.A dans la R&D. »  En 2009, Caudalie lance Premier Cru, une ligne de soins premium anti-âge rassemblant tous les brevets de la marque. En 2018, elle reçoit la Légion d’honneur pour son parcours d’entrepreneure et sa démarche engagée. Pionnière de la vinothérapie, elle est à l’avant-garde de l’engagement écologique.

« Nous avons commencé tout petits, sans se payer pendant 2 ans, sans salariés et en ne fabriquant que très peu de produits. Nous faisions absolument tout, réinvestissant le peu que nous gagnions dans l’entreprise. Au final Caudalie n’a jamais été endettée. Nous avons réalisé nos avancées tranquillement, les unes après les autres, et grâce à cela, aujourd’hui, Caudalie c’est du solide ! »

30 phrases qui nous font grincer des dents quand on devient entrepreneur

L’entrepreneuriat est une aventure formidable ! Beaucoup vous soutiennent dans votre démarche, mais on oublie souvent que cela  attise la jalousie et provoque aussi la maladresse de votre entourage. Voici le TOP 30 de ces petites phrases énervantes quand on devient entrepreneur, et pour le moins agaçantes.

1. Mais si tu perces je serai ta première fan !

2. Ah c’est cool tu vas être ton propre patron tu vas faire ce que tu veux.

3. J’ai mon cousin, il a monté sa boite aussi, bon il s’est complètement planté il est au chômage là, mais t’inquiète…

4. Ouais… Ca ne marchera pas…

5. Pourquoi tu ne fais pas un vrai job ?

6. Vous êtes très jeune. Sans expérience, c’est compliqué…

7. J’ai déjà entendu parler d’une entreprise qui faisait un truc comme ça mais mieux encore !

8. Ah c’est super on aura des produits gratuits comme ça.

9. Mais t’es sûre que ça va marcher ?

10. Oui mais toi t’es patron maintenant, tu peux pas comprendre.

11. Avec la pandémie, je serais toi, je ne m’y aventurerai pas

12. Tu ne vois pas les charges que tu vas avoir, ils sont plus d’un à avoir fait faillite, d’ailleurs regarde les statistiques !

13. Il a eu de la chance, il s’est fait racheter par un grand groupe, autrement, il se serait trouvé avec pleins de casseroles et il aurait eu du mal à s’en remettre !

14. Si ça marchait, ça aurait déjà été fait

15. Tu n’auras jamais assez de fonds pour démarrer ton activité. Tu ne te rends pas compte combien cela coûte de créer ton entreprise !

16. J’aime bien ton côté rêveur, ton coté naïf, la réalité ce n’est pas ta tasse de thé !

17. Et tes cotisations pour la retraite, tu y as pensé ? Tu pleureras !!!

18. Je ne comprends pas pourquoi tu prends tant de risques ! Tu gagnerais bien plus d’argent au chômage et en plus tu pourrais t’offrir une année sabbatique !

19.  T’as des diplômes ! Pourquoi vouloir monter ta boîte alors que tu pourrais  gagner  de quoi t’offrir la sécurité et une vie tranquille ?

20. Et sinon, vous comptez gagner de l’argent comment car la concurrence est dure ?

21. Ça doit être cool de ne pas avoir besoin de se lever tous les matins.

22. T’es jeune, tu démarres dans la vie, tu n’as pas d’expérience et tu ne vois pas la réalité !

23.  Tu es beaucoup trop jeune pour évoluer dans ce domaine: travaille dans une grande entreprise et acquiers de l’expérience !

24. Tu es une femme et tu seras destinée à te marier et avoir des enfants, ça sera difficile  à concilier avec la vie d’une entrepreneure tu ne crois pas?

25.  C’est la crise dans le monde entier, attends qu’elle passe !

26.  Ah oui, mais j’avais déjà entendu parler d’une entreprise qui faisait la même chose que toi et elle est lin d’être au top !

27. As-tu envisagé que cela ne puisse pas marcher?

28. Tu crois que tout est rose dans cet environnement, regarde la réalité !

29. Est-ce un secteur porteur car en ce moment j’ai l’impression qu’il est en train d’être obsolète !

30. C’est génial quand on peut se le permettre !

Des remarques grinçantes mais qu’il ne faut pas écouter et de plus auxquelles il faut préparer des réponses pour couper court pour ne pas se décourager !!!

Comment les freelances peuvent se différencier sur un marché ultra concurrentiel ?

Les freelances sont devenus les partenaires incontournables des entreprises. Leur expertise leur permet de proposer des services de qualité et le confinement a fortement contribué à ce que la communauté s’agrandisse. En quelques années les freelances, compte tenu des simplifications administratives, s’étaient déjà multipliés et leur challenge demeure de se différencier sur un marché devenu très concurrentiel.

Être un expert dans son domaine

Il est bien évident que ce que recherchent les entreprises ce sont des freelances experts dans leur domaine qui peuvent leur permettre d’obtenir un travail de qualité en un temps et un coût moindres. Toute la différence se joue dans cette expertise car les entreprises qui ont sélectionné des freelances à mauvais escient connaissent les retombées négatives notamment quand la qualité n’était pas au rendez-vous. Le respect des délais prévus représente également une marque de différenciation puisque dans les entreprises l’effet boule de neige se fait vite ressentir et un retard dans leur engagement peut vite ralentir toute la chaîne. 

Rester à la pointe 

Les nouvelles technologies et la nouvelle donne engendrée par la crise sanitaire exigent des freelances qu’ils soient au top dans l’utilisation des outils et des innovations. Il arrive que dans un domaine l’obsolescence soit rapide et donc un freelance pour être perçu comme excellent doit certes maîtriser les anciens outils mais aussi être formé à tous les outils performants et innovants. Il est donc nécessaire de proposer toute une palette de produits ou services qui vont séduire les clients et qui ne datent pas trop. L’apprentissage continu reste un gage de réussite pour ceux qui veulent s’installer sur le long terme.

Des compétences variées 

Si le freelance a pu obtenir des revenus intéressants grâce à une compétence, il devra en acquérir d’autres pour pouvoir proposer une offre diversifiée et personnalisée qui lui permettra de conserver son expertise. Il peut, bien entendu, faire appel à d’autres freelance qu’il a repéré et qui fournissent également un service de qualité. Il est cependant recommandé d’avoir une palette large pour pouvoir répondre aux besoins évolutifs du marché et des clients mais également éviter la lassitude. Aujourd’hui répondre à toutes les demandes connexes et donc devenir un talent convoité c’est mettre en exergue sa valeur ajoutée !

Intégrer des plateformes

Lorsqu’un client recherche un freelance, il va naturellement s’adresser à des plateformes qui vont lui proposer des candidatures de freelances qu’elles ont au préalable sélectionnées en fonction de leurs compétences et de la qualité du travail rendu. Certains freelances ont donné satisfaction à de nombreux clients et il est facile souvent de se repérer grâce aux différents avis des clients. Les plateformes proposent des mises en relation avec des freelances et se sont imposés dans le paysage de la prestation externalisée notamment car elles apportent aux freelances la notoriété nécessaire et leur permet de se concentrer davantage sur la réalisation de leur prestation que sur la recherche de clients. Un binôme Win-Win. Des plateformes comme Fiverr proposent ainsi aussi bien pour l’hexagone qu’à l’international des freelances pour répondre aux besoins des clients et dans le cadre d’un projet elles vous permettent de réaliser des équipes performantes. Elles sont aussi au cœur des propositions les plus diverses qui se trouvent à portée de clics et offrent aussi des possibilités de réaliser des transactions en toute sécurité.

Développer sa e-reputation, un incontournable

Pour se démarquer dans le paysage des freelances, il demeure nécessaire de bien savoir communiquer et à bon escient notamment sur tous les réseaux sociaux. Un travail préalable reste de bien cerner les avantages et inconvénients de chacun d’entre eux. La présence sur la toile demeure un plus non négligeable et il ne faut pas hésiter à intervenir dans des webinaires dans lesquels l’expertise est mise en avant. Il est toujours rassurant pour le client de montrer qu’il a affaire à un spécialiste. Pour être invité, il faudra cependant faire un travail en vous connectant à des journalistes spécialisés dans votre secteur et ne pas hésiter à rédiger des communiqués de presse. Il faut souligner que le personal branding, qui est de mettre soi-même en exergue ses compétences, ses valeurs et son histoire, est un levier pour développer sa clientèle et sa e-reputation. Un freelance se doit de donner une bonne impression dès la première rencontre qu’elle soit en présentielle ou en virtuelle et donc il doit être conscient de l’importance de son image le « personal branding » et pour se mettre en valeur appliquer les mêmes techniques marketing des marques à sa propre personne. 

Se constituer un réseau solide

La valeur ajoutée d’un freelance est d’avoir un réseau qui lui permet de développer son portefeuille clients et grâce à lui de pouvoir acquérir une notoriété. Aujourd’hui le réseau est un sésame dont on doit maîtriser les codes. Le bouche-à-oreille représente de ce fait un des meilleurs moyens de développer votre business. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à demander à un client satisfait de faire votre publicité auprès de ses connaissances ou encore à laisser son avis sur les plateformes. La cooptation possède une réelle efficacité. 

Bien fixer son prix 

Avoir une connaissance des prix pour négocier sans jamais perdre sa marge représente un B.A BA. Si certains sont prêts à prendre n’importe quel contrat à n’importe quel prix, vous devez avoir une conscience des prix pratiqués dans votre secteur pour ne pas virer à l’amateurisme. L’expertise cela se paie et toutes les entreprises le savent. Inutile de se dénigrer et d’avoir peur de proposer le juste prix car en réalité il ne s’agit souvent que d’un élément secondaire. Le prix dépend avant tout de ce que vous mettez en face. 

Etudier la concurrence

Aujourd’hui, les concurrents n’hésitent pas à étaler sur le web leurs compétences et leurs offres. Analyser leurs domaines de compétences, la manière de proposer leur expertise, donne des arguments pour se différencier et de voir sous quel angle vous pourriez-vous diversifier. N’hésitez pas à étudier ce qu’ils font car même si vous êtes un expert de votre domaine, ils ont également des bonnes idées et des bonnes pratiques dont vous pouvez vous inspirer. Il ne s’agit pas de les copier mais vous pouvez apprendre d’eux comme ils peuvent apprendre de vous. 

Le freelance, expert dans son domaine, aux compétences pointues et reconnues, utilise la puissance du réseau et des plateformes performantes dédiées aux freelances pour acquérir une e-réputation et une visibilité sur ses services. Son personal branding est son atout maître car il lui permet de se démarquer et les clients se sentent en confiance pour solliciter ses services. La veille constante de la concurrence et des réseaux sociaux lui permet de développer une connaissance pointue du marché et de toujours proposer le juste prix.

Le webinaire et la communication externe

Le webinaire a pris ses lettres de noblesse avec la crise du COVID-19 et est devenu l’atout majeur pour communiquer lorsque rencontres, conférences, salons… se sont trouvés eux aussi confinés. Il a permis d’attirer des prospects, interagir avec la clientèle, acquérir de nouveaux contacts qualifiés et d’être une antidote aux difficultés générées par la pandémie. Zoom sur le webinaire et la communication externe.

Webinaire, Webinar, kesako

Un webinar, en français webinaire, désigne une réunion collective directe via Internet. Ce mot provient de la contraction des termes web et seminar (séminaire).

Quels peuvent être les objectifs du webinaire ?

Ils sont nombreux mais un webinaire ne doit pas être une accumulation d’objectifs pour pouvoir traiter tous les sujets en une seule fois et conquérir tous les publics sans discernement. Chaque webinaire doit posséder un objectif clair : fidéliser la clientèle, transformer des contacts en clients, acquérir une visibilité ou notoriété, montrer son savoir-faire… Des objectifs ciblés incitent les personnes qualifiées à s’inscrire à votre webinaire et donc à développer votre base de données

Mettre en place une stratégie

Avant d’organiser un webinaire, il est recommandé d’être présent sur la toile et d’habituer votre cible ou vos cibles à cliquer sur vos contenus. Publier régulièrement du contenu sur les réseaux sociaux vous aidera à gérer votre e-réputation et lorsque vous annoncerez votre séminaire en ligne, vous aurez déjà des internautes prêts à s’inscrire parce que déjà acquis.

1 – Comment informer d’un webinaire ?

L’email est le canal le plus performant pour informer les clients et les prospects que vous avez déjà dans votre base de données. Les partenariats et les réseaux sociaux sont eux aussi souvent utilisés, bien que l’étude GoToWebinar note que l’emailing est de loin le canal générant le plus d’inscriptions avec la landing page de votre site internet. Pour bien communiquer, vous devez créer une landing page sur votre site internet, qui présente le thème de votre webinaire, son contenu, ses intervenants, la date et l’heure, ainsi que l’outil utilisé pour participer à la conférence.

Cette landing page doit convaincre que votre séminaire interactif est digne d’un réel intérêt et donc de prendre le temps de le regarder. N’hésitez pas mettre en exergue les intervenants avec leur photo et leur expertise ainsi que leurs références professionnelles. Si vous faites intervenir plusieurs orateurs, demandez-leur aussi de promouvoir le séminaire interactif sur leur blog et sur leurs réseaux sociaux. Vous pouvez même opter pour de la publicité sur Twitter, Facebook et / ou Linkedin, ainsi que mener une campagne Adwords pour élargir votre audience.

  • La page aussi doit contenir des call-to-action pour inciter les visiteurs à s’inscrire et ainsi récolter des données. Même après le webinaires, les absents devront laisser leurs coordonnées pour visionner votre webinaire, votre baromètre, vos documents… L’objectif est de récolter des leads qualifiés à qui envoyer vos contenus et à établir un contact pérenne.
  • Créez un formulaire facile à remplir, qui contient le juste nombre de champs : nom, prénom, raison sociale, adresse internet + une autre donnée essentielle à votre scoring (taille de l’entreprise, secteur d’activité, poste occupé par le participant…)., ne cherchez pas trop à en savoir car vous détourneriez le client et de proposer une case « autre » qui ralliera les plus réticents.

2 – Lancer une véritable campagne de promotion

Préparez votre stratégie d’emailing avant, pendant et après l’inscription au webinare.

Commencez à promouvoir au moins 3 semaines à l’avance
Pour correctement faire la promotion d’un webinare, vous devrez vous préparer à démarrer votre push marketing au moins 3 semaines à l’avance. Communiquez sur tous les canaux : newsletter, blog, réseaux sociaux, Adwords, etc…

  • Durée idéale de webinar : de 45 minutes à 1 h
  • Meilleurs jours pour héberger un webinar : mercredi et jeudi
  • Meilleurs jours pour envoyer des invitations à votre webinar : mardi et mercredi

Assurez-vous d’avoir un rythme pour assurer le succès de votre webinar. Envoyez au moins 3 rappels aux personnes qui s’inscrivent :

  • 1 semaine avant le webinar
  • À la veille de la session
  • 8 heures avant le début de la session

Cette opération peut être automatisée en utilisant une plateforme de marketing automation ou celle hébergeant le webinaire. Pensez aussi à effectuer des rappels sur les réseaux sociaux.

3 – N’oubliez pas de remercier !

Lorsqu’une personne s’inscrit, la politesse impose de lui envoyer un email de remerciement. Mais c’est aussi une façon pour elle de recevoir une confirmation de son inscription et d’être assurée qu’elle est bien inscrite. Enfin, envoyez des rappels à quelques jours du webinar pour être certain que les inscrits seront présents. Vous pouvez aussi envoyer un rappel aux prospects qui n’ont pas encore répondu à votre invitation parce que submergés par leurs travail.

4 – Comment choisir le jour et l’heure du webinaire ?

  • Les jours : Vous sélectionnerez la date et l’horaire en fonction de la réalité professionnelle. Ainsi , les week-ends sont à proscrire de même que les lundi et vendredi qui sont des journées chargées par des réunions ou des prises en congés pour un week-end prolongé, quant au mercredi, il est parfois non travaillé pour des raisons de garde d’enfants. Le mardi et le jeudi s’imposent donc comme les meilleures journées pour organiser votre conférence 2.0.
  • Les heures : L’heure à laquelle a un impact sur son attractivité pour les internautes. Privilégiez la fin de matinée (11h) ou le début d’après-midi (13 h -14 h).

5 – Quelle doit être la durée du webinaire ?

La majorité des webinaire dure 45 à 60 minutes et une part non négligeable (11 %) dépasse 1h 30. Mieux encore, la durée n’est pas un obstacle pour les participants, qui assistent en moyenne à 70 % d’un webinare de 90 minutes. Cependant, la durée idéale d’un webinare ? Une demi-heure. Le maximum absolu est de 45 minutes.

6 – Un atout majeur : le replay

Vous pouvez le rediffuser sur vos réseaux sociaux, dans votre newsletter, l’insérer dans vos articles de blog etc …
Le timing ingénieux pour poster sur les réseaux sociaux
Selon une analyse de Facebook, Instagram, LinkedIn et Twitter montre qu’à chaque réseau social correspond un jour de la semaine et un horaire assurant une meilleure audience aux posts.

Pour choisir le meilleur moment pour publier sur un réseau social, rien ne vaut de réaliser des tests. Vous pouvez utiliser des outils de gestion des réseaux sociaux pour planifier des publications à différentes heures sur une période de plusieurs semaines, afin de déterminer quelles sont les heures les plus efficaces pour toucher votre public. Le rythme de publication de vos concurrents peut se révéler une indication. Suivez leurs publications, et notez à quels moments ils obtiennent le niveau d’engagement le plus élevé et ils seront pour vous une source d’inspiration.

Les rapports Google Analytics sur les réseaux sociaux


Google Analytics est bien sûr le gardien de toutes les informations pour publier sur un réseau social mais il faut savoir aussi que les plateformes changent régulièrement leurs algorithmes.

Comment connaître la performance du webinaire ?

Évaluer le succès et la performance d’un webinaire peut s’avérer délicat si l’on n’a pas de point de comparaison. Selon l’étude la fréquentation moyenne des webinaires compte moins de 50 participants, ce qui veut dire que si vous n’excédez pas ce chiffre, vous êtes dans la moyenne. Le constat est sans appel pour les webinaires à vocation marketing : seuls 37 % des inscrits y participent réellement. Le taux augmente, assez logiquement, pour les formations ou la communication interne.

Proposer un contenu avec une valeur ajoutée

Durant le webinaire, invitez les participants à poser des questions, à télécharger vos documents, etc. À la fin, rappelez que vous vous tenez à leur disposition pour les aider, leur fournir du contenu, répondre à leurs questions. Encouragez-les à prendre contact avec vous pour discuter de leurs besoins précis afin de leur proposer une offre adaptée à leur réalité. 

La procédure de licenciement individuel pour motif économique

Lorsque vous envisagez de rompre un contrat de travail à durée indéterminée, après une période d’essai, surtout dans le cadre d’un licenciement individuel pour motif économique, vous ne pouvez vous y prendre n’importe comment. De nombreuses règles sont à respecter avant de pouvoir effectivement y procéder.

A savoir

La possibilité de licencier pour des raisons économiques pendant la pandémie COVID-19. Pour éviter les  licenciements, de nombreuses mesures d’accompagnement telles la facilitation de l’activité partielle, la généralisation du télétravail, l’arrêt de travail pour garde d’enfant ou encore la possibilité d’un prêt garanti par l’état ont été et seront mises en place par le gouvernement selon les évolutions de la crise sanitaire.

Qui informer ?

L’employeur doit informer la Dirrecte du licenciement économique dans les 8 jours de l’envoi de lettre de licenciement au salarié. Cependant, la décision de la Direccte peut faire l’objet d’un recours de l’employeur devant le tribunal administratif dans les 2 mois suivant sa notification.

Les différentes procédures liées à l’effectif

  • L’employeur qui doit procéder au licenciement de salariés pour des raisons économiques doit respecter une procédure qui dépend du nombre de salariés concernés par le licenciement. Il doit notamment consulter le comité social et économique (CSE) dans les entreprises d’au moins 11 salariés.
  • L’employeur qui doit procéder au licenciement d’au moins 10 salariés sur une même période de 30 jours pour des raisons économiques doit respecter une procédure qui varie selon l’effectif de l’entreprise.
  • L’employeur qui doit procéder au licenciement collectif de 2 à 9 salariés sur 30 jours pour des raisons économiques doit respecter une procédure en plusieurs phases : consultation des représentants du personnel ou du CSE, convocation à un entretien préalable, envoi d’une lettre de licenciement et notification à l’administration.

Tout d’abord, n’oubliez pas que si le licenciement touche un salarié protégé (délégué du personnel, délégué syndical…), vous devez obtenir préalablement l’autorisation de l’inspecteur du travail.

Le respect du reclassement

Le licenciement pour motif économique doit répondre à la condition que vous ayez fait tous les efforts nécessaires afin de le former et d’adapter votre salarié à de nouvelles tâches. Par ailleurs, es offres de reclassement doivent être écrites et précises. Celui-ci peut s’effectuer sur :
• un emploi de la même catégorie ou équivalent avec une rémunération identique.
• à défaut, sur un emploi d’une catégorie inférieure avec l’accord exprès du salarié.

Les conditions de l’entretien préalable au licenciement

Vous ne pouvez licencier votre salarié sans l’avoir préalablement convoqué à un entretien par lettre recommandée (ou remise en main propre). Toutefois, l’entretien ne peut avoir lieu moins de 5 jours ouvrables après la réception de la lettre recommandée ou la remise en main propre. Elle doit mentionner : l’objet de l’entretien (le licenciement), la date, le lieu et l’heure de l’entretien, la possibilité pour le salarié de se faire assister par un membre du personnel de l’entreprise de son choix. S’il n’y en a pas, il peut se faire assister soit par un membre du personnel, soit par un conseiller. Le défaut de cette mention peut vous coûter jusqu’à un mois de salaire.

L’entretien en lui même

Lors de l’entretien, vous devrez indiquer au salarié les motifs de son licenciement et recueillir ses explications.

Lors de celui-ci vous devrez l’informer des modalités de reclassement.

La notification du licenciement

Ce n’est qu’après un délai minimal après l’entretien que vous pourrez envoyer la lettre de licenciement. Le délai est de :
• 7 jours ouvrables pour un salarié non-cadre,
• 15 jours ouvrables pour un cadre.

Celle-ci doit respecter cette forme et notamment être adressée par lettre recommandée avec avis de réception.

ll doit obligatoirement mentionner le motif économique à l’origine du licenciement ; la priorité de réembauchage ; le bénéfice potentiel d’un congé de reclassement, son Droit Individuel à la Formation (DIF).

L’information de l’autorité administrative

Une fois la notification du licenciement au salarié envoyée, vous devez informer la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) dans un délai maximal de 8 jours par lettre recommandée avec avis de réception précisant : le nom, l’adresse, l’activité et l’effectif de l’entreprise ; le nom, prénom, nationalité, sexe, adresse, date de naissance, emploi et qualification du salarié licencié ; la date de notification du licenciement.

Le préavis et ses modalités

Le préavis débute le jour de la réception de la lettre de notification (peu importe si le salarié accuse réception). Il est d’une durée minimum d’1 mois pour une ancienneté comprise entre 6 mois et 2 ans et de 2 mois pour celle égale ou supérieure à 2 ans sous réserve de dispositions plus favorables dans le contrat de travail ou la convention collective, par principe de faveur.

L’employeur peut dispenser le salarié de préavis à condition de le mettre par écrit et de s’acquitter d’une indemnité compensatrice équivalente au salaire qu’il aurait perçu.

Même si la situation est difficile à vivre pour vous et que le formalisme vous contrarie, n’oubliez pas que la situation est très certainement encore plus difficile pour votre salarié.

Réussir à l’international

Emeric Thibierge, un créateur … de papier !

Emeric Thibierge, est PDG et créateur de Thibierge & Comar, société dont le chiffre d’affaire est aujourd’hui de 6 millions d’euros.

Après être parti 18 mois à Tokyo et avoir géré deux magasins Nicolas, Emeric Thibierge entre chez Arjomari. Il décide quatre ans après de créer sa propre entreprise en lançant un nouveau type d’entreprise : il invente son métier celui des créateurs de papiers. Un créateur de papiers devenu l’égal d’un créateur de mode : n’est-ce pas révolutionnaire ! Anticiper les goûts, les tendances, être novateur pour séduire le consommateur. Présent sur cinq continents, il exporte ses créations dans des pays de culture et de traditions différentes. Ses principaux marchés sont l’Allemagne, le Benelux, l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Japon et les Etats-Unis.

Quel est selon vous votre facteur clé de succès ?

Notre premier facteur de succès est d’avoir du talent et du savoir-faire et cela se voit car nos produits plaisent. Notre second facteur clé de succès c’est d’avoir inventé un métier assez particulier et assez pointu. En effet, les créateurs de papiers ne sont pas un métier commun. Nous nous étonnons d’ailleurs que depuis 1992 nous n’ayons pas vu de concurrents émerger ou des gens qui feraient notre métier ni en France et à l’étranger.

S’il s’agit certes d’un facteur clé de succès, il s’agit aussi d’un frein puisque notre position isolée ne nous permet pas de réaliser de coopération. Cependant, la cohérence que nous avons su préserver entre notre métier et nos origines représente un autre facteur clé de succès. Au cours de mon expérience professionnelle et notamment quand j’étais chez Arjomari, affirmer ses origines françaises n’était pas de mise. Or, pour un étranger, Paris et créateur de papier offre une image cohérente, car Paris, la France c’est l’image même de la mode, de la création. Nous sommes donc dans un concept qui possède la force de la cohérence. Enfin, c’est la faculté d’adaptation dont nous avons fait preuve qui nous a permis de nous développer rapidement à l’export et en particulier aux Etats-Unis. Nous avons dû ainsi américaniser notre communication mais sans jamais nous renier.

Cela nous a été très difficile dans la mesure où il fallait placer le juste niveau du curseur entre adaptation à la culture locale et garder ses racines.

Pourriez vous nous raconter l’histoire de votre réussite à l’international ?

Nous avons d’emblée envisagé notre activité à l’international car mon expérience était internationale et je me voyais mal me restreindre à la France. D’autre part, la nature de notre métier faisait que les produits avaient vocation à avoir des débouchés internationaux. Il est, en effet, très rare d’avoir des entreprises de papiers qui restent dans leur pays d’origine. Ainsi, on constate que la plus petite entreprise dans ce domaine fait au-dessus de 50% de son chiffre d’affaire à l’étranger.


Votre terrain de prospection ?

Au départ, mon terrain de prospection était la France la Belgique, la Hollande, la Suisse, l’Italie, l’Espagne… et nous avons rencontré assez rapidement du succès en France puis en Belgique et en Hollande. A peu près en même temps nous avons démarré notre activité en Finlande et en Afrique du sud. Puis nous sommes allés au-delà de l’Europe.

Nous exportions avec un réel succès. Nous étions devenus la start-up dont tout le monde parlait.

En effet, si la start-up sur internet était classique, la start-up du papier ne courait pas les rues. Il s’agit d’un secteur assez traditionnel dans lequel les usines ferment alors créer une entreprise relevait du défi.

Par ailleurs, à l’époque, nous vendions, commercialisions du papier sans avoir de machines. Il ne s’agissait pas alors d’un concept commun et de ce fait les gens se demandaient comment on pouvait produire du papier sans machine. Nous avons vite été perçus comme un spécimen singulier et nous avons donc été très facilement médiatisés.

Nous avons alors très vite rencontré beaucoup de succès et notamment aux Etats-Unis et alors nous nous sommes retrouvés à exporter dans 15 pays. C’est alors que nous avons décidé de lancer une deuxième gamme de produits qui se sont vendus dans 15 ou 17 pays. C’est la sortie du troisième produit, qui était la plus audacieuse puisque nous avions déjà une base d’activité établie, et c’est elle qui a finalisé ce succès. Nous avons lancé le premier papier calque de couleur et nos ventes se sont alors exportées vers 45 pays différents pays, des pays aussi incroyables que Chypre, le Canada, le Chili.

Pourriez-vous donner des conseils à une entreprise qui voudrait s’exporter à l’étranger ?

S’exporter c’est se développer.

Tout d’abord je pense que les gens qui ne songent pas à s’exporter à l’étranger font une erreur. On parle souvent du fait qu’il n’y a pas d’idée mais s’exporter c’est déjà une idée, en l’occurrence une vraie idée de développement. Cependant, il faut être en premier lieu à l’aise dans son propre pays Pour aborder, les marchés étrangers, il faut tout de même être à l’aise sur son marché national c’est-à-dire que dans son propre pays son affaire marche bien. Il ne sert à rien d’aller à l’export si c’est pour fuir son marché d’origine.

Le point d’appui c’est le marché national.

Il est absolument nécessaire de réussir sur le marché national. Mais pas de précipitation Il faut faire les choses progressivement et commencer par les marchés les plus faciles donc les marchés francophones et latins. Ensuite viendront d’autres pays et enfin il faudra finir par des marchés difficiles tels que le marché japonais. Bien entendu, la difficulté des marchés dépend des secteurs.

Sans oublier l’importance des réseaux Avant de s’exporter, il est aussi nécessaire de disposer d’un certain réseau de relations nécessaire de s’entourer de gens compétents, mais aussi de gens qui ont une compétence internationale c’est-à-dire de collaborateurs qui maîtrisent l’anglais et qui connaissent déjà le secteur car trouver le bon distributeur quand on arrive dans un autre pays c’est primordial. En résumé, il faut donc s’attacher les compétences de personnes expérimentées.

Et aussi exporter le meilleur de soi-même rend la tâche plus aisée

Posséder ou développer une facilité d’adaptation. Pour bien exporter, il faut posséder ou développer une faculté d’adaptation. Ainsi, si on est psychorigide ce n’est pas la peine. Il ne faut pas arriver dans un pays en critiquant les autres. En France, nous ne sommes pas forcément très doués dans ce domaine là. J’illustrerai ce propos avec une phrase connue : « L’avenue des Champs-Élysées, c’est la plus belle du monde ». Nous en sommes totalement convaincus et nous avons souvent une très haute estime de nous-mêmes. Cependant, si nous abordons les marchés étrangers avec cet esprit là, ce n’est guère gagné.

Il ne faut en effet pas aborder les marchés étrangers avec un air supérieur. A défaut on risque de ne pouvoir intégrer ces marchés. Il faut donc clairement développer une capacité d’adaptation et acquérir une certaine humilité. Mais sans se renier Par exemple, quand nous avons décidé d’attaquer le marché Américain, nous avons fait très attention aux spécificités locales et nous sommes partis de l’idée qu’il nous fallait oublier tout ce que nous savions.

Nous avons donc fait plusieurs voyages et c’est cet état d’esprit qui nous a permis de ne pas sombrer dans l’écueil précité. C’est ainsi que nous avons dû nous adapter pour fusionner avec les spécificités locales, ce qui nous a notamment conduits à créer une filiale à New York pour tout ce qui était logistique et qui a aujourd’hui 36 ans. Je finirai notre rencontre sur un constat qu’il est primordial de faire : c’est que la nécessité d’adaptation est moindre dans certains pays que dans d’autres. Ainsi elle est moindre en Hollande que dans des pays comme les Etats-Unis ou le Japon. Cependant le potentiel de certains pays justifient un degré d’adaptation plus fort.

L’industrie du paiement est en pleine ébullition et évolution

Valeurs sûres il y a encore une vingtaine d’années, le paiement par chèque et en cash ont été rapidement délaissés aujourd’hui par des moyens de paiements plus modernes et sécurisés. La carte bancaire, apparue en 1967 mal reçue à son arrivée en France s’est progressivement installée au cours des décennies suivantes dans le quotidien des Français pour devenir leur moyen de paiement préféré. 

Le « sans contact », la révolution du paiement quotidien

L’écosystème bancaire a évolué notamment avec l’apparition du « sans-contact ». Cette option de paiement arrivée discrètement en 2010 rencontre un véritable engouement en ces temps de pandémie mondiale. Selon la Banque de France, « entre les mois de juillet 2019 et 2020, les paiements sans contact ont doublé de valeur (+ 120 %) et progressé de moitié en nombre de transactions (+ 60 %) ». 

Et tout en soulignant qu’il est encore trop tôt pour dresser un bilan définitif de cette tendance, «il ne nous remonte pas aujourd’hui de la part des réseaux bancaires ou des associations de commerçants le sentiment d’une augmentation de la fraude . De façon plus générale, le gouverneur a dressé un bilan détaillé de la sécurité des moyens de paiement et de la fraude en France en 2019.

Le paiement mobile profite de la crise sanitaire pour s’implanter

Une étude publiée en janvier 2020 estime que le secteur du paiement est en pleine forme grâce au commerce électronique et au paiement en ligne. Le cabinet de conseil estime que le marché va « passer de 1.500 milliards de dollars en 2019 à plus de 2.000 milliards de dollars de revenus en 2025 ».

D’ici 2022, le paiement par mobile pèsera 270 milliards d’euros contre 101 milliards en 2017, selon une étude réalisée par Statista en mai 2019. Le taux de pénétration du paiement mobile est aujourd’hui majoritairement le plus élevé en Chine et en Inde, avec respectivement 35,2 % et 29,6 %. Mais selon cette même étude, la France est bonne dernière avec 2,2 % contre 7,3 % et 6,6 % pour ses voisins espagnols et anglais. 

Selon François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, lors de la conférence de presse de présentation du dernier rapport de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement  « Le confinement a été un accélérateur de tendances qui préexistaient dans le changement des habitudes de paiement des Français ».

La cybersécurité au cœur de la frilosité des français

La frilosité des Français à utiliser son smartphone comme moyen de paiement s’explique selon plusieurs experts par une crainte sur la sécurité de leurs données bancaires en cas de vol de leur téléphone portable et par un plébiscite encore tenace envers la carte bancaire. Reste qu’avec la situation sanitaire, les Français ont changé leurs habitudes de consommation et trouver d’autres solutions de paiement . Il se pourrait que le paiement mobile s’impose durablement dans le paysage français dans les années qui viennent, au côté des paiements sans-contact, en ligne ou par monnaies virtuelles.

« Pendant le confinement, la vente à distance a très fortement augmenté. Après le confinement, (…) la vente à distance a eu plutôt tendance à revenir à son niveau d’avant, par contre l’augmentation du mode (de paiement par carte) sans contact, avec le relèvement de 30 à 50 euros, est spectaculaire », selon François Villeroy de Galhau

Par ailleurs, le gouverneur a dressé un bilan détaillé de la sécurité des moyens de paiement et de la fraude en France en 2019. 

L’an passé, « la niveau de fraude observé sur les paiements émis en France est resté maîtrisé sur l’ensemble des instruments de paiement, à l’exception du chèque« . Notamment, « alors que la carte reste de loin le moyen de paiement scriptural le plus utilisé et compte pour 60% du nombre d’opérations scripturales, son taux de fraude reste stable et proche de son plus bas niveau historique, à 0,064 %« . 

Graphique: Paiement mobile : les services les plus populaires en France |  Statista

Se sevrer du tabac grâce à la cigarette électronique

Arrêter de fumer est un objectif partagé par de nombreux fumeurs. Mais nombre d’entre eux peine à y arriver, car ils sont particulièrement dépendants à la nicotine. Dans cette situation, le passage à la cigarette électronique peut être une très bonne solution. Dans cet article, découvrez comment vous sevrer du tabac grâce à la e-cigarette.

Pourquoi se sevrer du tabac ?

Nous ne vous apprendrons rien en vous disant que fumer n’est pas bon pour votre santé. En France, le tabac est responsable de plus de 75 000 décès par an, comme l’explique ce site. L’impact sur la santé est l’un des critères principaux qui amènent certaines personnes à vouloir arrêter la cigarette. Mais cela n’est pas le seul effet négatif de l’usage du tabac.

Les autres désagréments du tabac

Lorsqu’on fait la comparaison entre la cigarette classique et la cigarette électronique, on remarque vite que la première possède de nombreux désagréments, par rapport à la seconde. En effet, le tabac a de nombreux effets négatifs comme :

  • La mauvaise haleine,
  • L’irritabilité engendrée par le manque de nicotine,
  • Une qualité de peau diminuée,
  • Les dents jaunes,
  • Une moins bonne endurance,
  • Un coût important.

Comment la cigarette électronique peut aider à y parvenir ?

Vous l’avez peut-être déjà entendu, mais le sevrage tabagique est loin d’être facile. Pour le rendre moins contraignant et ne pas opérer une rupture trop importante avec vos habitudes, vous pouvez opter pour le passage à la cigarette électronique.

Vous opérez une transition progressive

Le recours à la e-cigarette est une solution intéressante, car elle vous permet de ne pas être trop brutal dans votre démarche. Tout d’abord, vous pouvez commencer par conserver le même taux de nicotine dans votre e-liquide, pour ne pas vous retrouver trop rapidement en situation de manque. Ensuite, le fait d’utiliser une cigarette électronique vous permet de conserver le geste de fumer, qui est parfois difficile à oublier.

Quoi qu’il en soit, la e-cigarette vous permettra dès les premières utilisations de réduire les composants néfastes du tabac, comme l’ammoniac, les goudrons…

Vous contrôlez le dosage de nicotine dans vos produits

Avec la cigarette électronique, vous pourrez vous sevrer progressivement de la nicotine. En effet, lorsque vous choisissez un e-liquide, vous pouvez opter pour le dosage de nicotine de votre choix. Au départ, vous pouvez choisir le même que celui de vos cigarettes. Puis au fil du temps, vous pouvez réduire la dose. Cela vous permettra d’habituer votre organisme en douceur, à fonctionner avec moins de nicotine, jusqu’à arriver à un niveau très faible voire nul.

Où trouver du matériel pour vapoter ?

Si vous souhaitez opérer un passage à la cigarette électronique, vous devez miser sur le bon matériel, en ce qui concerne votre vapote, mais aussi les e-liquides. Pour cela, misez sur du matériel solide et adapté à votre consommation. Préférez des liquides de cigarette électronique français comme ceux de Neovapo, dont la composition est la plus claire (glycérine végétale, propylène glycol, nicotine et arôme), pour éviter les produits chimiques ou additifs.

Comment a évolué le concept HapsatouSY aujourd’hui ?

Hapsatou SY, une entrepreneure et une communicante dans l’âme. Loin d’avoir confiné son goût d’entreprendre, elle brise le plafond de verre du confinement pour permettre aux femmes d’exister et incite les femmes à croire en elles et à entreprendre. En 2005, à 24 ans elle crée Ethnicia puis rebondit en créant la marque de cosmétique HapsatouSY qu’elle distribue via un réseau de vendeuses à domicile regroupant déjà plus de 800 beautypreneurs. Pour partager son expérience et ses valeurs, elle devient co-animatrice.

Comment a évolué le concept HapsatouSY aujourd’hui ?


J’ai choisi de retravailler mon business model et de l’orienter vers un business qui ait davantage de sens, davantage d’éthique et davantage d’engagement. J’ai choisi de pivoter sur la vente à domicile et digitale pour permettre à des femmes de gagner leur vie grâce à ma marque. Jusqu’à maintenant je vendais par le biais des grands réseaux de distribution, ce qui m’amenait de la crédibilité et de la visibilité. Cependant, ces réseaux négocient fortement pour réduire au plus bas les prix et donc quelque part anéantissaient le travail que nous avions effectué en réduisant sa valeur. Cela commençait à me poser problème.

J’arrivais à une étape de ma vie où j’avais besoin d’avoir du sens dans mes actions. J’ai donc choisi ce système car je me suis dit « autant négocier mes prix mais autant que cela serve». Aujourd’hui cela permet à des femmes, à 99 %, d’avoir des compléments de revenus voire des revenus à part entière. Elles peuvent gagner 100 euros comme 3 000. Je trouve cela génial au final car des femmes sortent d’une certaine précarité et nous approchons aujourd’hui les 1 000 femmes sur la France, la Belgique et nous venons d’ouvrir les DOM-TOM. Certaines me disent qu’elles ont pu sortir de l’interdiction bancaire ou amener leurs enfants aux loisirs ou en vacances, ce qui représente, vous le comprendrez, une réelle satisfaction pour moi.


C’est le fait d’avoir des enfants qui vous a amenée vers cette prise de sens ?


Non, c’est tout simplement le fait d’être passé par mes propres points de vente puis par des réseaux de distribution et de m’être dit « ce n’est pas ce que j’ai envie de vivre ». A un moment, on recherche une harmonie dans son business et quelque chose qui nous fasse grandir et valorise ta manière d’agir. Fédérer des personnes autour de ce projet-là, c’est ce qui m’a motivée. Je ne pense pas que ce soit lié au fait d’avoir des enfants.

Vous avez toujours été engagée dans le combat pour les femmes ?


Je continue mais en réalité ce n’est pas que les femmes, ce sont les personnes en précarité, les milieux ruraux, les jeunes de quartier, l’Afrique. C’est plus global. Je suis contre l’injustice et j’agis au maximum en ce sens.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières en tant que femme ?


Je dirais que non. Je fais partie des gens qui pensent que le sexe n’est pas un problème dans l’entrepreneuriat. En ce qui me concerne, je n’aime pas ce genre de discours et je refuse de dire à des femmes qu’elles ont une difficulté supérieure pour cette raison. L’entrepreneuriat est un des secteurs où l’égalité est présente car quand tu le choisis, tu choisis d’être libre et de travailler d’où tu veux, quand ou comme tu veux. Au final, c’est davantage la qualité du projet qui va déterminer la réussite que de ton sexe ou encore d’où tu viens. La société véhicule beaucoup ce messages alors qu’en réalité il y a des femmes qui réussissent merveilleusement bien, mieux que des hommes dans la création d’entreprise. Je préfère donc transmettre ce message.

On parle souvent de manque de confiance en soi pour les femmes entrepreneures…


Je ne suis guère convaincue de cela car je rencontre des entrepreneurs hommes qui n’ont pas confiance en eux alors que je rencontre des femmes qui ont une immense confiance en elles. Peut-être que si je devais établir une généralité mais je ne suis pas adepte des généralités, je dirais que les femmes demandent un peu trop avant de prendre la place, ce que ne font pas nécessairement les hommes. Aujourd’hui, je trouve qu’on sollicite l’égalité des sexes mais que les femmes ont toujours beaucoup de remords à laisser leurs enfants à leur conjoint par exemple pour réaliser leur rêve. La problématique se situe davantage ici. De la même manière, pour la gestion de l’entreprise ou le management, c’est plus lié à la personnalité qu’au sexe.

Quelles sont les personnes qui ont été vos modèles dans l’entrepreneuriat ?


Clairement mon père et ma mère ! Car je pense que l’entrepreneuriat c’est la capacité à prendre des décisions et à transformer sa vie. Il s’agit de prendre des décisions majeures comme l’ont fait mes parents quand ils ont décidé de venir en France et d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Je ne peux pas avoir d’exemple plus fort que celui là car il allie le courage, la dignité et la volonté de transformer son destin et celui de ses enfants. Un entrepreneur est quelqu’un qui veut un changement rapide, important et mesurable, ce qui est le cas.


Est-ce que vous êtes entrée dans des réseaux spécifiques pour les femmes ?


Personnellement, je ne suis pas entrée spécialement dans des réseaux car je vais là où le vent me porte dans tous les milieux. Le réseau c’est avant tout, comme je le racontais dans mon premier livre, la capacité à aller interpeller la personne que tu veux et qui peut au travers d’actions ou de conseils transformer ton chemin entrepreneurial. Les déjeuners avec du monde c’est super mais il faut tout de même construire un réseau intelligent et pas forcément adhérer à n’importe quel groupe. Le réseau se construit. Quand j’ai démarré je n’avais personne dans mon carnet d’adresse et aujourd’hui je peux joindre beaucoup de monde.

Comment vous êtes-vous financée ?


Je suis toujours allergique en quelque sorte au financement. On a beau dire qu’il est aujourd’hui plus simple, je trouve qu’il reste extrêmement compliqué. Quand tu arrives à la banque, il y a toujours une difficulté particulière quand tu ne t’appelles pas Pierre mais c’est avant tout une question de construction du business plan. La grande difficulté réside avant tout dans la réalité qu’il y a beaucoup de personnes qui ont envie de faire du business et qui ont cette capacité à le faire ou encore les épaules mais qui n’ont pas suivi les grandes écoles qui leur auraient expliqué comment réaliser un business plan.

Pour moi, il devrait presque y avoir une action gouvernementale pour former au financement car cela rend également service à l’état. Je pense qu’il y a une vraie carence qui pourrait être comblée en accompagnant les jeunes et en faisant en sorte que des personnes soient formées pour créer des emplois et contribuer à la richesse de notre pays et diminuer le chômage. Pour ma part, j’ai toujours un peu construit en système D avec un financement personnel. Maintenant, pour un business qui devrait réaliser 2 millions d’euros de chiffre d’affaires et 10 l’année prochaine, je l’ai fait en fonds propres et sans aucun financement, même pas celui de la banque. Là, je vais commencer à y réfléchir mais je voulais prouver avant que mon business model fonctionnait et prendre le risque en tant qu’entrepreneure. Je sais cependant que cela reste toujours très compliqué.

On n’est toujours pas à 50 – 50 en création d’entreprise, que faut-il faire ?


Je pense qu’il est nécessaire de changer les discours car dans l’inconscient, cela handicape les femmes. Il faut davantage leur dire qu’elles peuvent réussir en leur présentant par exemple des modèles de femmes qui ont des enfants. Tant qu’il n’y a pas d’exemplarité, cela reste compliqué. Nous avons besoin de plus d’icônes et pas des femmes qui ont hérité d’un pécule mais des femmes qui sont construites à la force de leur poignet. Nous manquons de ce type de modèle de réussite et il est indispensable de les mettre en avant pour les inciter à se lancer. Il faut montrer que cela possible et limiter les risques en instaurant notamment un régime spécial pour les femmes entrepreneures qui doivent s’arrêter pour gérer leur vie de mère.

Quels sont les futurs axes de développement d’Hapsatou Sy ?


Continuer à développer mon projet et aller sur d’autres territoires notamment le continent Africain. Nous avons déjà ouvert les DOM-TOM récemment mais il s’agit globalement d’internationaliser la marque. Nous avons su dépasser les difficultés du confinement et dans tout ce qui est dans la vente à domicile en intégrant le digital. Certaines aberrations restent comme le fait de devoir effectuer une visite à domicile pour réaliser une vente alors que les femmes devraient pouvoir la faire en visio. Aujourd’hui, elles doivent prendre la commande pour revenir 14 jours après pour recevoir le paiement. Il faudrait qu’elles puissent percevoir le paiement de suite hors des réunions notamment quand ce sont des rendez-vous de personne à personne. Il n’y a que la France qui ne s’est pas alignée sur l’Europe sur ce point essentiel.


Une chose à ajouter ?


Plus globalement, il existe une action à mettre en œuvre pour que les congés parentaux soient à égalité même si cela commence à devenir une réalité. C’est aussi nous, les entrepreneures, qui devons faire bouger les lignes et souvent les femmes restent intolérantes avec les autres femmes. Arrêtons de stigmatiser les femmes qui décident d’avoir des enfants et laissons-leur dessiner leur vie en fonction de leurs obligations à chacune. C’est en réalité presque du sur mesure qu’il faut faire et je pense qu’il faudrait globalement tout rééquilibrer dès la base et de s’efforcer à mettre en place des dispositifs d’accompagnement et non d’assistanat. Il faudrait mettre les mêmes baskets à tout le monde et tâcher que tout le monde puisse courir la course avec les mêmes chances.

Pour finir, des conseils ?


Il s’agit d’assumer pleinement en premier de prendre des risques, d’arrêter avec les pensées limitantes et de se dire que nous sommes maîtres de nos propres limites. Donc si tu veux la déplacer de 100 mètres tu le peux. Au pire, les échecs sont des expériences et tenter les choses, c’est toujours avancer. Surtout, n’oubliez pas de mettre du sens dans ce que vous accomplissez. Il faut savoir pourquoi vous mettez en œuvre un projet et en connaître l’impact fait partie des incontournables. Vous devez avoir conscience qu’entreprendre, c’est avant tout contribuer à changer le monde.

« Vous devez avoir conscience qu’entreprendre, c’est avant tout contribuer à changer le monde. »

Hapsatou SY