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Que faire face à la faute commise par l’un de nos salariés ?

Comment réagir face à une faute commise par un de ses salariés ? Le choix n’est pas si simple même si parfois le licenciement pour faute grave semble s’imposer. Le chef d’entreprise doit être vigilant quant au motif de licenciement qu’il choisit . En effet, les conséquences indemnitaires ne seront pas les mêmes en cas de litige ni les conséquences dans les relations avec les collaborateurs.

Quand recourir au licenciement disciplinaire ?

Le licenciement disciplinaire recouvre plusieurs types de procédures :

  • le licenciement pour faute lourde,
  • le licenciement pour faute grave,
  • le licenciement pour faute simple.

La faute lourde

La faute lourde est une faute d’une particulière gravité, révélant une intention de nuire du salarié à l’encontre de l’entreprise et de l’employeur. Ainsi, elle justifie la rupture immédiate du contrat de travail. De ce fait, c’est à l’employeur d’apporter la preuve de cette intention de nuire. En l’absence de preuve, la faute lourde ne peut pas être reconnue.

En pratique, la faute lourde peut être admise dans les cas suivants :

  • Dégradation volontaire d’un outil de l’entreprise
  • Violence physique et menace de mort envers l’employeur
  • Séquestration d’un membre du personnel de l’entreprise
  • Détournement de clientèle au profit d’un concurrent
  • Divulgation d’informations secrètes ou confidentielles
  • Blocage de l’accès à l’entreprise aux salariés non-grévistes par des salariés grévistes

L’indemnité de licenciement et l’indemnité compensatrice de préavis ne sont pas versées au salarié. Cependant, il reçoit l’indemnité compensatrice de congés payés, s’il en remplit les conditions.

La faute grave est une faute d’une exceptionnelle gravité révélant l’intention de nuire à l’employeur ; elle prive le salarié non seulement de toute indemnité attachée licenciement (comme le fait la faute grave), mais aussi de son indemnité compensatrice de congés payés. En pratique, les juges étant très pointilleux sur la preuve d’une telle faute, évitez d’y recourir. La faute grave est une faute d’une particulière gravité justifiant le licenciement immédiat du salarié sans préavis ni indemnité de licenciement.

La faute grave est d’une telle gravité que l’employeur ne peut pas maintenir le salarié dans l’entreprise, même temporairement.

Ainsi, le ou les faits fautifs doivent être directement imputables au salarié. De plus, la faute grave entraîne le départ immédiat du salarié.

La gravité de la faute est appréciée en fonction des circonstances propres à chaque fait. En outre, la faute grave peut être reconnue même si la faute est commise pour la première fois.

En pratique, la faute grave est souvent admise dans les cas suivants :

  • Absences injustifiées ou abandon de poste
  • Indiscipline ou insubordination du salarié (refus d’effectuer une tâche de travail prévue dans le contrat)
  • Harcèlement, violences ou injures envers l’employeur ou d’autres salariés
  • Vols dans l’entreprise
  • État d’ivresse pendant les heures de travail

La faute simple est celle qui ne présente pas un caractère de gravité suffisant pour imposer la cessation immédiate de la relation de travail. De surcroît, il permet donc au salarié l’exécution de son préavis et le paiement de son indemnité de licenciement. Par ailleurs, si face à un vol reconnu par le salarié au cours de l’entretien préalable, le licenciement pour faute grave s’impose logiquement, la situation est loin d’être aussi limpide dans la majorité des cas. Ainsi que faire face à plusieurs absences injustifiées mais toutes isolées les unes des autres, Des échanges d’insultes entre salariés ou pire une bagarre ? En ce sens, deux choses à prendre en considération : l’ancienneté du salarié et son dossier disciplinaire. A-t-il déjà fait l’objet d’une sanction ? Depuis combien de temps ? et quelle est son ancienneté dans l’entreprise ?

Une tendance à la clémence est recommandée face à un salarié ayant une ancienneté importante et n’ayant commis aucune faute au préalable :

  • si la faute est de moindre portée (insultes …) la sanction sera moindre (avertissement),
  • si la faute est importante (vol, bagarre) on privilégiera le licenciement pour faute simple.

Quelle procédure suivre en cas de licenciement disciplinaire (faute lourde ou grave) ?

Une procédure de licenciement pour faute grave est une procédure de licenciement disciplinaire. Cependant, on doit respecter un certain formalisme :

  • la procédure de licenciement (qui commence par la convocation à entretien préalable) doit être diligentée au maximum deux mois après la découverte des faits fautifs,
  • la convocation à entretien préalable doit préciser que la sanction peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave,
  • la lettre de licenciement ne peut pas intervenir plus d’un mois après l’entretien préalable,
  • la lettre de licenciement doit énoncer de manière précise les faits fautifs reprochés au salarié (date, heure, témoins éventuels…).

Attention : face au juge, la charge de la preuve de la faute grave commise par le salarié repose sur l’employeur. Dans une telle situation, conservez toutes les preuves de l’agissement fautif du salarié (notamment par le biais d’attestations des personnes présentes au moment où les faits ont été commis).

4 notions à comprendre sur la fiscalité

La fiscalité si elle est bien comprise permet à l’entrepreneur d’éviter bien des écueils. Tout chef d’entreprise est appelé à prendre régulièrement des décisions sur le plan fiscal. Il est donc important de comprendre les obligations comptables et les principes qui régissent la fiscalité des entreprises afin d’être en mesure de réagir promptement au moment opportun. Voici les quatre notions que vous devez comprendre sur la fiscalité :

La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Il s’agit d’un impôt indirect appliqué sur la consommation de tous les services et biens utilisés ou consommés en France. La TVA est collectée par les entreprises pour le compte de l’État. En effet, elles facturent cet impôt à leurs clients et le reversent au Trésor public. Le taux normal est de 20 %. On parle de taux réduit, lorsque la TVA est revue à la baisse (entre 5,5 et 10 %). Dans la pratique, c’est le consommateur final qui supporte cette taxe et non les entreprises. Il faut également noter que certaines entreprises bénéficient du régime de franchise. En fait, elles n’appliquent pas la TVA sur les achats de leurs clients. Il s’agit entre autres des entreprises dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 32 900 € pour les prestations de service et 82 200 € pour les prestations d’hébergement et les activités de vente de produits.

Selon le site du gouvernement, les impôts indirects et taxes assimilées sont partiellement harmonisés au niveau communautaire tels les droits d’accises : taxes sur les spiritueux et les boissons alcoolisées, taxe intérieure sur les produits pétroliers, taxes sur le tabac.

Une taxe générale sur les activités polluantes est en outre applicable aux entreprises qui réalisent certaines opérations telles que le stockage et traitement des déchets, la livraison ou utilisation de lubrifiants, l’émission de substances polluantes dans l’atmosphère, etc.

La contribution économique territoriale (CET)

Depuis janvier 2010, la CET remplace la taxe professionnelle. Cet impôt local contribue au financement des collectivités locales. Il est collecté à partir de l’année suivant celle de la création d’une entreprise. En général, les taux de la CET sont fixés par chaque collectivité locale. Le montant global de la contribution économique territoriale varie donc d’une localité à une autre. Cette contribution se compose d’une CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) en remplacement à la CMTP (cotisation minimale de taxe professionnelle) et de la CFE (cotisation foncière des entreprises). Certaines entreprises, comme les artisans possédant une entreprise individuelle et les auto-entrepreneurs, peuvent bénéficier d’une exonération de la CET.

En résumé, la contribution économique territoriale – CET- c’est la somme de la cotisation foncière des entreprises et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. CET = CFE + CVAE

L’entreprise peut éventuellement bénéficier d’une réduction de la CET. Pour cela, le montant de la valeur ajoutée produite est inférieur au montant de la cotisation due. Dans certains cas pour tenir en compte des éventuelles augmentations de taxe découlant de la réforme de la taxe professionnelle.

L’impôt sur les bénéfices

Généralement, les notions de « type d’imposition » et de « mode de calcul du bénéfice imposable » sont confondues. En matière d’impôt sur les bénéfices, il est important de faire la part des choses. Le type d’imposition dépend du statut juridique de l’entreprise et parfois des options formulées par l’équipe dirigeante : IS (imposition sur les sociétés) ou IR (imposition sur le revenu). En ce qui concerne le mode de calcul du bénéfice imposable, il dépend du statut juridique de l’entreprise et de l’importance du chiffre d’affaires : le régime de la déclaration contrôlée, le régime du bénéfice réel et le régime de la micro-entreprise.

Le recouvrement de la dette fiscale

Il s’agit de l’ensemble des opérations permettant d’obtenir le paiement de l’impôt. Les techniques de recouvrement les plus connus sont la collecte, la ferme et la régie. En effet, la collecte est la technique la plus ancienne. Elle est appliquée à la TVA, car ce sont les assujettis qui se chargent de l’établir et de le recouvrer. À la fin du mois, ils versent la différence entre la TVA collectée et la TVA payée sur les services et marchandises au Trésor public. Quant à la technique de la ferme, elle se traduit par un engagement pris par le financier pour verser régulièrement le montant de l’impôt au Trésor. En ce qui concerne le système de la régie, il permet à l’État lui-même de s’assurer du recouvrement de l’impôt. L’État est représenté par les comptables de la Direction générale des finances publiques.

Des entreprises qui ont su respecter l’égalité !

Si les entreprises peuvent avoir un comportement empli de valeurs et ouvrir une nouvelle décennie porteuse de sens, c’est avant tout en respectant l’égalité homme-femme. Elle reste encore loin d’être atteinte et les entreprises sont le premier lieu où il est possible de rétablir l’égalité.

D’après le Global Gender Gap Report 2020 du Forum économique mondial, la France n’est qu’à la 15e place des pays en termes d’égalité femmes-hommes sur les 153 évalués. Si les indicateurs en termes d’instruction et de santé sont encourageants, la marge de progression reste dans la vie politique du pays et la participation à l’économie.

Des postes à responsabilité à fournir

Le taux d’activité des femmes de 15 – 64 ans rejoint petit-à-petit celui des hommes et se positionnait à 67.6 % en 2015 avec une progression de 3,2 alors que celui des hommes stagnait à 75,5 %, une bonne nouvelle en l’occurrence. Cependant cette progression cache le fait qu’on leur attribue rarement les postes de direction puisqu’elles ne sont que 14 % à ces postes. Il suffit de constater que le 24 février 2020, Isabelle Kocher prenait la direction générale d’Engie et était la seule dirigeante femme présente à la direction d’une entreprise du CAC 40

Des qualités de leadership différentes.

Selon l’enquête 2020 réalisée par Great Place To Work® auprès d’un échantillon représentatif de 2 567 salariés, les qualités des femmes semblent différentes à la direction des entreprises et appréciés puisque 66 % des personnes interrogées estiment que le leadership féminin se différencie par des qualités telles que l’écoute (65 %), l’empathie (51 %) et la communication (49 %). Des postes que l’on pourrait donner à des femmes comme le montre les 17 Best Workplaces For Women.

Les obligations légales : l’Index de l’égalité professionnel

50 ans après l’inscription dans la loi du principe « à travail de valeur égale, salaire égal », les salaires des femmes demeurent inférieurs de 9 % à celui des hommes. Désormais, chaque année avant le 1er mars, les entreprises de plus de 50 salariés doivent « calculer et publier sur leur site internet leur Index de l’égalité femmes-hommes ». Cette obligation que les entreprises de taille inférieure peuvent mettre en place. Cette obligation donne lieu à une note finale sur un total de 100 points et se base sur 4 ou 5 indicateurs, selon la taille de l’entreprise. L’obligation reste d’atteindre un score de 75 points sur 100. A défaut, celle-ci doit prendre les mesures correctives dans un délai de 3 ans. 

Best Workplaces For Women 2020

Pour la première fois en France, 17 Best Workplaces For Women, en partenariat avec le Think Tank Marie Claire Agir pour l’Egalité.

  1. Qualité de vie au travail : faire partie du Palmarès Best Workplaces France 2020.
  2. Représentativité : compter au moins 33 % de femmes dans l’organisation, mais aussi aux postes de management.
  3. Expérience collaboratrice positive : avoir une perception positive des femmes à l’enquête Trust Index.
  4. Pratiques : avoir établi des pratiques solides et proactives en matière d’égalité professionnelle.

D’après le Global Gender Gap Report 2020 du Forum économique mondial, la France est désormais le 15e pays en termes d’égalité femmes-hommes (parmi les 153 pays évalués). Si deux des quatre indicateurs, le niveau d’instruction et la santé, sont encourageants, d’importants progrès restent à faire en ce qui concerne la vie politique du pays et la participation à l’économie.

Lettre et e-mail type d’information de chèque sans provision

Le chèque sans provision représente une difficulté majeure pour les entreprises. Pour effectuer votre réclamation, vous trouverez ci-après lettre et e-mail type d’information de chèque sans provision selon les principes de l’écriture professionnelle.

Lettre type d’information de chèque sans provision

Société
Prénom, NOM
Adresse
Code Postal – Ville
Téléphone
E-mail

Société du destinataire
Nom et Prénom du destinataire
Adresse du Destinataire
Code Postal – Ville

(ville à préciser), le (date à préciser)

Références : (référence à préciser)
Objet : rejet d’un chèque sans provision

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Vous nous avez remis le chèque n°… (préciser référence), le… (préciser date), en paiement de… (à préciser), tiré sur la banque…(à préciser), agence de… (à préciser). pour une valeur de …. (préciser montant) euros.

Ce chèque a été rejeté par votre banque. En effet, il a été émis sans provision.

Nous vous mettons donc en demeure d’honorer votre dette, soit en provisionnant votre compte afin que nous présentions le chèque une seconde fois, soit en nous faisant parvenir par tout moyen selon votre convenance la somme correspondante.

Pour régulariser votre situation, vous disposez de 30 jours.
Dès réception de votre paiement, nous vous restituerons votre chèque.

Dans le cas contraire, nous nous verrons contraints d’entreprendre une action judiciaire.

Veuillez agréer, Madame, ou Monsieur, (à préciser) , nos salutations distinguées.

Signature

e-mail type d’information de chèque sans provision

Objet : rejet d’un chèque sans provision Références : (référence à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Vous nous avez remis le chèque n°… (préciser référence), le… (préciser date), en paiement de… (à préciser), tiré sur la banque…(à préciser), agence de… (à préciser). pour une valeur de …. (préciser montant) euros.

Ce chèque a été rejeté par votre banque. En effet, il a été émis sans provision.

Nous vous mettons donc en demeure de régler le montant, soit en provisionnant votre compte afin que nous présentions le chèque une seconde fois, soit en nous faisant parvenir par tout moyen selon votre convenance la somme correspondante.

Pour régulariser votre situation, vous disposez de 30 jours.
Dès réception de votre paiement, nous vous restituerons votre chèque.

Dans le cas contraire, nous nous verrons contraints d’entreprendre une action judiciaire.

Cordialement,

Signature

Conseils 

Quelques conseils pour mieux rédiger

 Utilisez à bon escient les mots suivants :

Arrhes : somme d’argent que l’on remet au moment de la conclusion d’un contrat, d’un marché. Les arrhes sont perdues, sauf dispositions contraires prévues au contrat :

  • si le consommateur annule une commande ou se désiste. Cependant, un accord amiable est toujours possible afin de récupérer toute ou partie de la somme ;
  • si le vendeur ne livre pas ou n’exécute pas la prestation sur laquelle il s’est engagé, il peut être dans l’obligation de rembourser au consommateur le double des arrhes versées.

Avoir : lorsqu’un client restitue de la marchandise, un fournisseur, un commerçant, peut lui donner un papier attestant qu’il lui doit de l’argent, la somme correspond à la valeur de la marchandise restituée. Il permet au client de réaliser un achat ultérieur.

Escompte : réduction de prix accordée sur le montant d’une facture à un client qui paie au comptant. (alors que ce client pourrait bénéficier d’un délai de paiement).

Rabais : réduction de prix accordée le plus souvent pour compenser un défaut de fabrication, de qualité, un retard de livraison ou une livraison non conforme à la commande.

Remise : réduction de prix accordée sur le prix de vente en raison de l’importance de la commande et de la fidélité du client. Elle est en général calculée par l’application d’un pourcentage sur le prix courant.

Ristourne : réduction de prix accordée, selon un taux progressif, sur le montant des factures d’une période, l’année en général, pour remercier le client de sa fidélité, de l’importance de ses commandes.

Remarque : Selon la « Circulaire du 16 mai 2003 », le montant et les modalités selon lesquelles tout acheteur peut bénéficier de réduction de prix :

  • de rabais,
  • de remises
  • de ristournes, ainsi que les conditions dans lesquelles elles sont consenties doivent figurer dans les conditions générales de vente.


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L'essentiel des formules types du courrier d'entreprise (lettres et e-mails)

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Une rédaction et des formules adaptées à chaque situation

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Soigner sa négociation commerciale

Pour conclure une vente, il faut savoir poser les bonnes questions. Une conclusion inappropriée risque considérablement de provoquer l’échec de la négociation commerciale. Toutefois, cette étape demeure déterminante pour réussir les ventes. Ces quelques conseils permettent de garantir le succès d’une négociation commerciale, et de ce fait celle de la vente.

Soigner les premières questions

Les premières questions restent déterminantes pour garantir le succès de la négociation. Le commercial peut difficilement aboutir à la vente s’il n’arrive pas soigner son entrée.
Lors de la première rencontre avec le client, il ne dispose que de quelques secondes pour mettre en valeur son principal atout, c’est-à-dire son professionnalisme. Ainsi, le commercial doit manifester sa curiosité et son intérêt pour le client de sorte que celui-ci puisse à son tour présenter ses besoins.

Suggérer plutôt qu’affirmer

Un commercial doit savoir convaincre les clients à acheter les produits qu’il met à leur disposition. Toutefois, il doit éviter de les bousculer en affirmant ses idées.
Bien que le client ait accepté de l’écouter, il ne faut pas que le commercial commence son entretien ou son exposé par un étalage de connaissance avec des affirmations catégoriques. Les premières questions posées par le commercial doivent lui permettre de mieux connaître sa cible, notamment les besoins et les intérêts de celle-ci.

Rester simple et clair

Le commercial doit utiliser des mots compréhensibles. Il doit à tout prix rester clair et simple tout en évitant de poser des questions appelant deux ou plusieurs réponses.
Bien que cette pratique soit très fréquente chez les journalistes, elle ne constitue pas la stratégie idéale pour réussir une négociation commerciale. En principe, l’homme ne peut retenir qu’une seule idée à la fois. Il faut poser des questions bien précises, qui rentrent dans le contexte du sujet. Ce n’est qu’après que le commercial peut continuer avec des questions plus personnelles, des questions d’opinion, plus directes. L’idéal est de poser des questions qui appellent des réactions.

Bien formuler ses idées

Que ce soit lors de la phase d’approche, d’argumentation ou de démonstration, le commercial doit éviter d’affirmer ses idées. L’affirmation manifeste une manière d’imposer son point de vue, ce que doit éviter le commercial. Pour cela, il doit formuler ses arguments sous forme de question pour qu’il puisse véritablement infiltrer ses idées dans l’esprit de son interlocuteur. Il doit poser des questions « fermées » afin de verrouiller l’argumentation.

Bien préparer ses questions

Le commercial ne doit en aucune manière songer à rencontrer un client sans avoir préparé ses questions.
Il lui importe de bien réfléchir à la formulation des questions qu’il va poser. Ainsi, il doit déterminer le but de son entretien, maîtriser le contexte de la situation, cerner la personnalité de son interlocuteur… Il doit oser poser des questions personnelles avec courtoisie de sorte à éviter d’offenser le client.

  • « Comment dois-je faire pour vous donner envie »,
  • « Comment dois-je m’y prendre avec vous ? »,
  • « Que dois-je faire pour que je reparte avec un bon de commande ? »

Ce type de questions demeure indispensable pour assurer la conclusion d’une vente.
Toutefois, il faut préciser que ces questions peuvent varier en fonction de l’objectif du commercial et de son entreprise.

Les conseils pratiques pour attirer l’attention des journalistes

Les journalistes sont les meilleurs alliés des sociétés pour faire parler d’elles. Cet outil de communication est essentiel pour le développement de l’activité d’une entreprise. Il est pourtant difficile d’obtenir ce privilège. Voici quelques conseils pratiques pour attirer l’attention des journalistes.

Un dirigeant ou un entrepreneur se concentre sur l’essentiel la création de son entreprise et donc de créer l’infrastructure nécessaire au développement de l’entreprise. Pour une entreprise qui propose un nouveau produit surtout s’il n’est pas situé dans son domaine habituel, il faut attirer l’attention des journalistes pour pouvoir le faire connaître du plus grand nombre et ainsi acquérir une notoriété. Il faut savoir que les journalistes aiment bien mettre en valeur les innovations et sont en général bienveillants envers les jeunes entreprises. Cependant, les contacter révèle d’une véritable stratégie de communication.

Bien choisir la publication pour diffuser sa communication

Faire parler de son activité dans la presse est un bon moyen pour attirer l’attention du public cible. Il est dans ce cas important de bien choisir la publication à convaincre pour faire passer le message rapidement. Elle doit en effet être en adéquation avec l’activité. Pour la vente d’ustensiles de cuisine par exemple, il serait plus judicieux de se tourner vers une presse spécialisée dans la restauration. La communication est dans ce cas plus pertinente parce que le média en question s’adresse directement au public cible.

Savoir se démarquer

Il est plus facile d’attirer l’attention d’un journaliste en se démarquant des autres. Plusieurs moyens peuvent être mis en œuvre pour atteindre cet objectif. La participation à un événement en particulier est un bon moyen pour se faire connaître par la presse. Il va donc falloir ruser pour surpasser les autres. Le but est de susciter la curiosité des visiteurs et notamment des journalistes. Certains utilisent les grands moyens et d’autres se basent sur des astuces plus pratiques. La proposition d’un produit novateur ou une présentation originale a toujours des effets négatifs au cours de ces événements. Il ne faut pas hésiter à demander l’aide d’un professionnel si nécessaire.

Utiliser les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont aujourd’hui devenus des outils de communication incontournables. De nombreux journalistes les utilisent pour repérer les nouveaux talents et trouver leurs sujets de rédaction. La présence sur ces réseaux est d’une grande importance. Il est ainsi important d’entretenir son profil professionnel pour attirer un grand nombre de visiteurs. La proposition de sujets pertinents et les réactions sur la publication des autres sont des bons moyens pour se faire remarquer sur ces plateformes. Il faut également penser à entrer en contact avec les journalistes pour assurer un contact permanent.

Contacter les journalistes au bon moment

Attirer l’attention des journalistes ne se fait pas sur un simple coup de tête. Il faut attendre le bon moment pour tenter sa chance. Une bonne préparation est nécessaire afin d’avoir le temps de travailler sur les idées et de s’organiser. Le contenu du communiqué de presse doit en effet être préparé à l’avance. Il doit être à la fois attractif et concis afin de susciter l’intérêt des lecteurs. Il est ainsi nécessaire de prendre son temps pour avoir un contenu qui ne risque pas de disparaître sous une pile de documents. Le communiqué de presse peut être envoyé par mail. Il faut prendre soin de choisir un objet clair et explicite pour attirer l’attention du journaliste. 

Les idées mentionnées dans ces conseils ne sont que quelques-unes des astuces pouvant être utilisées pour attirer l’attention des journalistes. Il est tout à fait possible d’utiliser d’autres techniques, seulement elle doit être adaptée à chaque cas. Chacun peut donc appliquer le conseil qui lui correspond le mieux.

Gagner de l’argent ou développer sa notoriété, sa visibilité grâce au podcast

Ils sont plus d’un à penser qu’avec un podcast, il pourrait non seulement acquérir de la notoriété ou de la visibilité mais aussi trouver une source de revenus. L’infographie ci-après vous donne quelques pistes pour acquérir des revenus.

Sur cette infographie réalisée en 2019, vous trouverez 10 façon de gagner de l’argent grâce à ce nouveau média

mounirdigital.fr

3 secteurs particulièrement dynamiques sur l’Audio Digital en 2020 selon le baromètre kantar media


Les 3 plus fortes hausses sectorielles sur la base du volume d’impressions

Janv. Sept. 2020 vs 2019

Un contexte 2020 qui fait émerger certains secteurs sur le média. C’est devenu une évidence, certains secteurs se sont vus propulser par les confinements.

Top 10 secteurs sur l’Audio Digital
Janv. Sept. 2020 vs 2019

Le marché de l’informatique accueille 8 nouveaux annonceurs en 2020


Annonceurs majeurs, nouveaux et absents sur l’Audio digital
Janv. Sept. 2020 vs 2019

Comme nous venons de le préciser, certains secteurs se sont appropriés le podcast car les besoins des consommateurs en informatique se sont révélés exponentiels avec le confinement. Il a fallu pour nombre de personnes non seulement de s’équiper mais aussi d’équiper la famille en raison du télétravail ou des cours à distance.

Podcast : Pourquoi se lancer dans ce format de contenu ?

Pour aussi acquérir une excellente vision du concept podcast, rien de mieux que d’écouter des podcasts et de pouvoir aussi réaliser le podcast qui convient à votre entreprise.

Le podcast s’est imposé grâce aux casques, aux enceintes connectées. Il est possible d’écouter sans déranger les personnes qui vous entourent ainsi des émissions comme « C’est mon boulot » est un rendez-vous quotidien d’information, diffusé du lundi au vendredi sur France info sur l’actualité du monde du travail, les tendances et les conseils de Philippe Duport pour mieux appréhender la vie au travail. La clef d’une telle émission est que le journaliste n’hésite pas à inviter des experts, des intervenants de conférences, des auteurs des derniers livres, des personnes qui ont reçu des prix et donc les entrepreneurs qui peuvent profiter de cette opportunité.

Il faut dire que dans ce monde de l’urgence les formats podcasts qui sont le plus souvent de courte durée attirent particulièrement l’attention des auditeurs car il est facile d’en retenir le contenu et de le transmettre comme sujet de discussion avec des amis ou collègues.

Quelques podcasts à écouter pour s’inspirer

  • Podcasts Tech-off – Guillaume Bergeras
    journaliste en charge des start-ups aux Echos et rencontre régulièrement les acteurs de la French Tech pour parler de leurs entreprises et de leurs parcours.
  • “ Les talks du Wagon ” sur Le Wagon
    Podcasts pour les futurs développeurs et programmeurs.
  • “ Vécus ” sur Ticket for change
    Podcasts pour défendre défend les initiatives contribuant à un développement durable de notre monde.
  • Les digital Doers
    Podcasts e-commerce spécialisé et disponible en français.
  • Le Gratin de Pauline Laigneau
    Podcast entrepreneur de Pauline Laigneau, qui partage ses rencontres avec d’autres entrepreneurs à succès, des professionnels reconnus dans leur milieu.
  • GrowthMakers de Gabriel Gourovitch
    Podcasts dédiés à des interviews d’experts en growth marketing sur des thèmes tels que les tendances marketing B2B, la progression du chiffre d’affaires ou les campagnes outbound.
  • Génération XX
    Podcasts des femmes entrepreneuses. Les podcasts de Siham Jibril pour réussir il faut avoir de la passion et de la créativité.
  • Génération Do It Yourself de Matthieu Stefani
    Podcasts Hebdomadaires sous la forme d’interviews d’entrepreneurs.
  • Commencer sur Nouvelles écoutes
    Podcasts dédiés à la création d’entreprise et aux entrepreneurs.

Lettre et e-mail type de régularisation de paiement sans provision

Les aléas de la trésorerie peuvent nous conduire à émettre un paiement sans provision. Vous trouverez ci-après la lettre et e-mail type de régularisation de paiement sans provision type selon les critères de l’écriture professionnelle.

Lettre type de régularisation de paiement sans provision

Société
Prénom, NOM
Adresse
Code Postal – Ville
Téléphone
E-mail

Société du destinataire
Nom et Prénom du destinataire
Adresse du Destinataire
Code Postal – Ville

(ville à préciser), le (date à préciser)

Références : (référence à préciser)
Objet : paiement sans provision du chèque n°:… (préciser numéro)

Madame, ou Monsieur, (à préciser),

A la suite d’incidents, le chèque n°… (à préciser), tiré sur la banque… (préciser banque) d’un montant de… (préciser montant) euros, qui vous a été remis en paiement par nos soins, s’est révélé sans provision.

Afin de régulariser cette situation, nous vous remettons ci-joint un chèque… (préciser montant) euros en remplacement du précédent chèque, augmenté de vos frais.

Dès l’encaissement de celui-ci, vous voudrez bien me faire retour du chèque(préciser références), annulé par vos soins, afin que nous puissions le remettre à notre banque à titre de justificatif de notre paiement.

Par avance, nous vous en remercions de votre compréhension. Nous vous renouvelons nos excuses pour cet incident involontaire.

Recevez, Madame, ou Monsieur, (à préciser), l’expression de nos sentiments respectueux.

Signature

E-mail type de régularisation de paiement sans provision

Objet : paiement sans provision du chèque n°:… (préciser numéro)

Références : (référence à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser),

A la suite d’incidents, le chèque n°… (à préciser), tiré sur la banque… (préciser banque) d’un montant de… (préciser montant) euros,  s’est révélé sans provision.

Afin de régulariser cette situation, nous vous faisons parvenir dès aujourd’hui un chèque… (préciser montant) euros en remplacement du précédent chèque, augmenté de vos frais.

Nous vous demandons de nous retourner le chèque… (préciser références), annulé par vos soins, afin que nous puissions le remettre à notre banque à titre de justificatif de notre paiement.

 Nous vous renouvelons nos excuses pour cet incident involontaire.

Recevez,  Monsieur (Madame) le directeur, l’expression de nos sentiments respectueux.

Signature

Conseils

Quelques mots de vocabulaire pour mieux rédiger

  • Échéance : date à laquelle le client doit payer sa dette.
  • Échéance à vue : traite payable sur présentation de la traite.
  • Échéance à date : traite payable à la date indiquée.

Mise en recouvrement : récupération d’une somme dont le règlement était en instance.

Payable à réception : paiement au comptant lors de la livraison de la marchandise.

Prorogation d’échéance : report d’échéance.

Protêt : acte par lequel le porteur fait constater par un huissier le refus de paiement.

Procédure judiciaire : à la suite de la procédure amiable, la procédure judiciaire intervient pour proposer une solution. Elle peut être effectuée par un huissier ou sous la forme d’une lettre recommandée avec accusé de réception.

Service contentieux : service dans une entreprise qui s’occupe de régler des litiges pouvant survenir avec les clients ou les fournisseurs

Mise en demeure : sommation, ordre impératif, dernière étape de la procédure amiable

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Savoir rédiger vos e-mails professionnels

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Les points clés pour que vos e-mails professionnels soient lus par vos destinataires

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Qu’est-ce que le seuil de rentabilité ou point mort ?

Les expressions comptables doivent être maîtrisées pour pouvoir bien appréhender sa comptabilité. Seuil de Rentabilité et Point Mort sont deux facettes d’un même concept. Il ne faut pas confondre le « seuil de rentabilité » avec le « point mort ». Les deux sont issus du même concept mais le premier s’exprime en niveau de chiffre d’affaires (en monnaie) alors que le second s’exprime en temps (nombre de jours, de mois ou d’années nécessaires pour être rentable). Focus sur ces deux notions essentielles à cerner par tout dirigeant.

Quand parlons-nous de point mort ou de seuil de rentabilité ?

Le point mort désigne le moment où l’entreprise atteint le seuil de rentabilité. L’entreprise commence à réaliser des bénéfices quand elle dépasse ce point. Ce que nous appelons « seuil de rentabilité » désigne le chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise commence à être rentable, c’est-à-dire en mesure de payer ses charges fixes. Ce niveau d’activité réalise un bénéfice qui résulte de la différence entre le niveau des ventes et les charges variables découlant implicitement du chiffre d’affaires.

Pour calculer le seuil de rentabilité, il faut répartir l’ensemble des charges en deux catégories : d’une part, vous avez les charges fixes qui figurent l’ensemble des dépenses que l’entrepreneur doit obligatoirement assumer, qu’il vende ou qu’il ne vende pas. D’autre part, vous avez les charges variables qui représentent la totalité des dépenses. Celles-ci découlent automatiquement du niveau des ventes (ce sont principalement les approvisionnements correspondant au chiffre d’affaires réalisé, les frais de transport sur les achats et/ou sur les ventes, la commission versée sur les ventes, etc.).

Comment calculer le seuil de rentabilité ou point mort ?

Une fois distingués ces deux types de charges, calculez la marge sur coûts variables, en d’autres termes, le montant prévisionnel des ventes qui correspond aux charges variables générées par ces ventes. Enfin, traduisez cette marge en pourcentage de chiffre d’affaires pour obtenir le taux de marge sur coûts variables [(marge sur coûts variables/chiffre d’affaires) x 100]. En divisant les charges fixes par le taux de marge sur les coûts variables, vous obtiendrez le seuil de rentabilité (exprimé en monnaie). Dès que les ventes dépasseront le montant du seuil de rentabilité, l’entreprise commencera à dégager des bénéfices. C’est donc un bon indicateur pour vérifier la faisabilité du projet, car vous pouvez le traduire concrètement en nombre d’heures à facturer, en nombre d’articles à vendre en moyenne par jour ou par semaine, etc.

Seuil de rentabilité sous format Excel et LibreOffice Calc (xlsx,ods)

À quoi ça sert ?

Cette marge de bénéfices permet à l’entreprise de posséder les moyens nécessaires de payer toutes les autres charges de l’exercice, autrement dit les charges fixes qualifiées de « charges structurelles » par opposition aux « charges opérationnelles » qui visent les charges variables. Bien qu’il se base sur des informations prévisionnelles et sur des hypothèses qui ne sont pas toujours conformes à la réalité, le seuil de rentabilité demeure un indicateur essentiel pour avoir une approche réaliste d’un projet ou d’un produit.

Le risque de change : kézako ?

Avec le brexit, le risque de change est devenu pour les entreprises européennes un enjeu majeur. Les transactions laborieuses de ces derniers mois ont obligé les entreprises françaises comme britanniques à envisager les conséquences financières et les risques de ces accords. Focus sur cette notion souvent méconnue des entrepreneurs, qui revêt pourtant un caractère crucial dès lors que l’on désire vendre ses produits ou acheter de la marchandise à l’international, dans un pays où la monnaie locale n’est pas l’euro. 

Définition de la notion de « risque de change ».

Le risque de change, c’est quoi ? Il s’agit ni plus ni moins de l’incertitude du taux de change d’une monnaie par rapport à une autre à court ou moyen terme. Concrètement, cela signifie que lorsqu’une entreprise effectue une transaction à l’international, dans une monnaie choisie pour le règlement qui n’est pas l’euro, elle prend alors un risque relatif à la valeur de la devise, du fait de la potentielle variation future du taux de change.

En effet, dans les cas où il existe un certain délai entre la facturation d’une opération et son règlement monétaire, les fluctuations des cours des monnaies peuvent occasionner des problèmes. Pour les pays qui sont dans la zone euro, la question ne se pose pas. Dans tous les cas, se trouver dans l’incertitude de l’évolution d’un taux de change alors que telle ou telle facture n’est pas encore réglée implique des difficultés pour les professionnels, voire occasionne des pertes de revenus.

Les risques encourus. Concrètement, les conséquences de la fluctuation des cours de la monnaie sur l’entreprise sont de deux ordres :

Le risque de transaction. Ce type de risque induit par le risque de change est fréquent. Souvent, les opérations d’exportation et d’importation induisent des délais de paiement, c’est-à-dire un laps de temps plus ou moins important qui s’écoule entre la date de la signature du contrat et le règlement de l’opération. Si, pendant cet intervalle de temps, le cours de la devise change, le montant final de la facture convertie en monnaie locale s’en verrait affectée.

Risque de perte de compétitivité. Dans le même ordre d’idée, la variation des taux de change d’une monnaie par rapport à une monnaie étrangère peut avoir des conséquences négatives sur la compétitivité des produits/services d’une société. Concrètement, cela signifie que les variations du taux de change peuvent affecter leur prix, les rendant plus ou moins élevés pour les consommateurs étrangers si le pays où vous les commercialisez décide de dévaluer ou de réévaluer sa monnaie. De façon plus générale, au-delà d’un risque ponctuel, la perte de compétitivité de l’entreprise en cas de variation des cours de change peut s’effectuer sur le moyen ou le long terme. Une hausse de monnaie nationale peut avoir pour conséquence la modification de la position concurrentielle de l’entreprise sur le territoire visé. Les marges peuvent s’en trouver affaiblies.

Comment gérer le risque de change ?

Face au risque de change, il existe des techniques, outils et solutions pour les entreprises qui souhaitent se prémunir des risques. En cas de variation de taux de change, vous ne pourrez qu’en atténuer les conséquences et non supprimer totalement le risque. Vous pouvez, au choix, utiliser des méthodes internes ou transférer la gestion du risque à d’autres organismes externes, bancaires ou financiers. Voici une liste (non exhaustive) de solutions qui s’offrent à vous :

Choisir la monnaie de facturation avec parcimonie. 

Vous pouvez dans un premier temps choisir la devise qui sera mentionnée dans le contrat de vente. Il s’agit d’une solution relativement simple pour votre entreprise. Le choix d’une monnaie par rapport à l’autre vous permettra de minimiser le risque de change. Si vous décidez de facturer dans votre monnaie nationale, cela vous permettra de transférer le risque vers l’autre partie contractante.

Attention néanmoins : vous serez en mesure de choisir la monnaie idéale, si vous possédez un fort pouvoir de négociation, une forte notoriété, ou une influence sur votre interlocuteur. Pensez que l’autre partie peut également se trouver en position de force, si elle pratique des tarifs intéressants ou des délais de règlements raisonnables. Enfin, si vous optez pour cette solution, pesez bien le pour et le contre. Ce choix pourrait avoir des conséquences sur la compétitivité de vos produits/services. Un acheteur étranger pourrait tout aussi bien être séduit par un concurrent acceptant de facturer dans la devise de l’acheteur !

Insérer des clauses contractuelles. 

Vous pouvez inclure dans le contrat d’achat/de vente certaines clauses qui peuvent permettre d’ajuster le prix de vente à la suite d’une variation du cours de la devise de facturation. Cela vous permettra de réduire le risque de change, voire de l’éliminer ! Ainsi, il vous est possible d’insérer une clause de risque partagé, qui permet de répartir le risque entre l’acheteur et le vendeur en cas d’une évolution défavorable des cours pour l’un ou pour l’autre. Vous êtes également en mesure d’exprimer le montant de la transaction en plusieurs devises différentes, en laissant la possibilité pour l’une ou l’autre des parties de choisir la monnaie de règlement à l’échéance de paiement. C’est ce que l’on appelle la clause « multidevises ».

Agir sur les délais.

Vous avez la possibilité de jouer sur les délais de règlement dans la devise étrangère, ce qui vous permettra de limiter le risque de change. Ainsi, une entreprise est en mesure d’accélérer ou de retarder les paiements en devises étrangères en anticipant l’évolution des cours de change. Cette technique porte un nom, il s’agit du « termaillage ». Concrètement, il s’agit de faire varier les délais de paiement, le tout dans le but de profiter de l’évolution des cours. Si l’entreprise anticipe le fait que la valeur de la devise dans laquelle il achète une marchandise va baisser, il serait plus sage de retarder le paiement. à l’inverse, s’il anticipe une appréciation de la devise, il a tout intérêt à retarder la date du règlement. à noter : on appelle « lead » un paiement anticipé, alors que le paiement différé s’intitule « lag ». 

Se tourner vers les banques.

Les banques, voire les compagnies d’assurance, proposent à leurs clients professionnels des dispositifs et solution qui visent à se prémunir contre les risques de change. Parmi ces différents instruments de couverture, on peut citer les avances en devise (AED) import et/ou export AEDE. Si on prend l’exemple de l’AED export, ce processus permet à l’entreprise qui exporte d’emprunter à la banque une somme équivalente à celui de la créance pour une durée au moins égale au délai de paiement du client.

En somme, il s’agit d’un crédit de financement à court terme en devises. La banque prélèvera quelques intérêts sur l’opération. Également, le change à terme constitue un dispositif très utilisé par les professionnels dans le but de réduire le risque de change. Le principe est simple : dès la conclusion du contrat en devises, vous fixez un cours de change pour une date à venir. à cette date ultérieure, établie à l’avance avec votre banque, l’échange de devise s’effectuera de façon simultanée, autour d’un cours comptant fixé au préalable. Aucun flux de trésorerie n’aura lieu avant l’échéance prévue.