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Interview de Louis Le Duff, Fondateur de Le Duff

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Enfin patron ! Louis Le Duff revient sur son parcours d’entrepreneur. Interview exclusive du fondateur du groupe international Le Duff qui rassemble des enseignes prestigieuses comme Brioche Dorée, Del Arte ou Fournil de Pierre.

Comment êtes-vous arrivé à la création d’entreprise ?

Je suis né dans une famille de petits entrepreneurs bretons. Mes parents avaient cette mentalité de ne pas attendre que l’état fasse quelque chose pour eux. Il était donc naturel pour eux de créer leur propre entreprise. Quand j’ai eu l’âge de choisir mon avenir professionnel, je ne me suis pas vraiment posé de question, c’était clair qu’il fallait que moi aussi je monte ma société. Je n’avais pas d’autre objectif professionnel. Lorsque vous étiez étudiant vous avez monté beaucoup de petits business. Parlez nous de ces premières expériences.

Comme je vous l’ai dit, c’était naturel pour moi de me mettre à mon compte, et ce même dans le cadre de mes emplois étudiants. J’avais un stand où je vendais des caravanes. Un copain de promo était même mon petit employé du week-end ! Après cela, j’ai vendu des livres par abonnements. J’ai eu jusqu’à 60 vendeurs dans tout le Grand Ouest de la France. Puis j’ai monté une petite crêperie lors de mes études au Canada.

Quel type d’entreprise rêviez-vous alors de créer ?

Au départ, j’étais plus intéressé par le domaine de l’informatique. Mais je me suis vite aperçu que, pour monter une boite dans l’informatique, il fallait des millions ! Je n’avais alors que peu d’argent à disposition et, si je m’étais lancé dans ce projet, je n’aurai pu avoir qu’à peine 5 %, 10 % maximum du capital. Comme je souhaitais avoir l’entière possession des parts de ma future entreprise, je n’ai pas gardé cette option. Avec l’informatique, il fallait être tout de suite « big or nothing ». Mais j’aurais pu être le petit Dell breton !

Votre entreprise en quelques chiffres ?

Actuellement nous faisons 1,105 milliard de chiffre d’affaires. 40 % de notre chiffre d’affaires est réalisé en France, 40 % en Amérique et 20 % dans les autres pays sur lesquels nous sommes présents. Nous avons 1 095 restaurants et boulangeries de par le monde. Le groupe Le Duff emploie 13 400 personnes.

Comment avez-vous trouvé votre idée d’entreprise ?

Je suis parti aux états-Unis pour trouver des idées de business. à l’époque tout le monde parlait du livre de Servan Schreiber, Le Défi américain. J’étais convaincu que les idées qui se développaient là-bas finiraient par arriver en France quelques années plus tard. Les américains étaient en avance sur nous d’une quinzaine d’années au niveau du mode de vie : les femmes travaillaient, tout le monde avait déjà une voiture… Et, à l’époque, je savais que, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, les business qui fleurissaient là-bas n’allaient pas tarder à devenir indispensables en France également.

C’est donc de cette façon que vous avez déniché le concept de la restauration à thème ?

J’ai d’abord pensé aux supermarchés mais il y en avait déjà en France, c’était trop tard. J’ai alors été frappé par la forte présence de chaînes de restauration à thème aux états-Unis : restaurants de poisson, de grill, de sandwich… et même des chaînes de crêperie ! En France cela n’existait pas encore. J’ai profité de mon séjour aux états-Unis pour apprendre le système de gestion des restaurants à thème et je l’ai appliqué avec des produits de tradition française.

Comment avez-vous financé l’ouverture de la première Brioche Dorée ?

Je n’avais qu’un capital de 10 000 francs, ce qui n’était pas suffisant pour ouvrir ma première Brioche Dorée. J’ai alors créé Restaurel, une entreprise destinée à générer des capitaux pour me permettre d’investir ensuite dans la Brioche Dorée. Cette entreprise, qui fait de la location gérance dans la restauration collective, a très bien fonctionné. Grâce à cette société, j’ai pu financer mes premières ouvertures de boulangerie. Quand on n’a pas d’argent, il faut avoir des idées !

Pourquoi avoir fait le choix du développement en franchise de vos restaurants

Avant de privilégier le développement en franchise, j’ai créé 200 succursales. J’ai lancé mes premières franchises lorsque j’ai ouvert des Brioche Dorée hors de la France métropolitaine. C’était trop loin, trop difficile à gérer sous forme de succursale. J’ai ensuite commencé à appliquer le système de la franchise en France également. Mais le choix de la franchise avait pour but aussi de permettre à de nouvelles personnes d’entreprendre. J’ai souhaité offrir à mes employés la possibilité de vivre eux aussi cette grande aventure de la création d’entreprise en devenant franchisés. Aujourd’hui, nos franchisés s’appuient sur le succès de plus de 30 ans du groupe pour bâtir leur réussite.

Vous avez développé l’entreprise par croissance interne et par des rachats. Pourquoi avoir choisi cette stratégie de développement double ?

Nous avons développé l’entreprise en croissance interne (organique), magasin par magasin et en développant de nouvelles marques. Et puis, de temps en temps, nous avons fait l’acquisition de nombreux restaurants que nous avons transformés en Brioche Dorée ou conservés sous leur marque d’origine. Nous avons acquis Pizza Del Arte en 1996 et La Madeleine en 2002. Enfin cette année, nous avons fait notre plus importante acquisition en rachetant les 302 restaurants de la marque Brueggers bakery, très puissante aux états-Unis. Cette dernière acquisition a placé le groupe Le Duff au 2e rang mondial du secteur du café bakery.

Avec ces rachats vous avez diversifié l’offre produit du groupe. Comment faites-vous pour vous diversifier sans vous disperser ?

Nous ne nous diversifions pas réellement car nous restons autour des métiers de la pâte. Nous avons une forte culture produits de tradition : « le plaisir et la santé dans l’assiette ». La logistique, le type de services et les achats restent donc les mêmes, ce qui permet de garder une vraie puissance. De plus, nous proposons à chaque fois des produits de qualité à prix raisonnable, qui s’adressent à un type de clientèle que je connais bien. Il y a un vrai cumul d’expérience qui fonctionne pour toutes nos enseignes.

Vous avez dit que pour demeurer indépendant « le cash flow ne doit pas dépasser l’ego ». Expliquez.

C’est un principe que je tiens de ma grand-mère bretonne qui parlait à peine français ! Elle me répétait qu’on ne doit pas dépenser plus qu’on ne gagne. C’est un principe simple mais qui m’a permis de développer mon groupe pas à pas, sans avoir des ambitions qui dépassaient mes possibilités d’investissement. Grâce à cela j’ai pu conserver la totalité de mon capital.

Vous avez dit « nous ne sommes rien sans nos équipes ». Justement, comment motivez-vous vos équipes ?

Je pense que l’important est de les laisser respirer. Les salariés c’est un peu comme vos enfants : si vous les écrasez ils vont étouffer, ne pas s’épanouir et ne pas développer tout leur potentiel. Donc nous créons des équipes autonomes qui ont leurs propres objectifs, leurs résultats à atteindre et aussi leur participation à ces résultats. Il faut permettre à chacun de réaliser son rêve. Ensuite je pense qu’il est nécessaire de partager un aspect social avec ses équipes. Personnellement cela correspond à mes valeurs, je suis proche de mes collaborateurs. Quand le cœur et l’intérêt vont dans le même sens c’est plus facile ! Nous avons des collaborateurs qui sont fidèles. Certains sont là depuis le début !

Vous avez fini votre thèse en 2004. Pourquoi vous êtes-vous lancé ce nouveau défi ?

C’est une thèse sur la franchise que j’avais commencé dans les années 80, lorsque j’étais maître de conférences à l’université de Brest. Puis je l’ai mise de côté. Un jour l’université m’a recontacté pour m’encourager à aller au bout. J’ai finalement repris cette thèse à zéro car ma vision avait évolué. Je n’étais plus un jeune prof et j’avais une grande expérience du secteur.

Vous avez écrit deux livres avec Hervé Novelli, ancien Secrétaire d’état aux PME. Pourquoi avoir choisi de collaborer avec lui ?

Ce n’est pas une question d’orientation politique. J’ai souhaité coécrire ces livres avec Hervé Novelli car il se trouve qu’il est lui-même un chef d’entreprise. Ce qui m’intéresse c’est d’aider la création d’entreprise pour les jeunes et de leur transmettre mon expérience d’entrepreneur. C’est également cet objectif qui m’a poussé à créer la fondation Bretagne Entreprendre.

Quel est votre moteur ?

J’aime profondément le travail en équipe, le fait de partager un projet et une réussite avec d’autres. D’ailleurs je pense que, plus que de l’intelligence, que du talent, et même que du génie, le succès vient de l’effort avec une équipe passionnée. C’est un peu comme au football : si vous vous ennuyez avec l’équipe, vous allez donner de mauvais résultats, mais si vous prenez du plaisir à jouer avec les autres membres de l’équipe, alors vous allez réaliser votre plein potentiel.

Les 5 conseils

  1. Osez. N’ayez pas peur et avancez. Rêvez fort et soyez l’entrepreneur de votre propre vie.
  2. Faites ce qui vous plaît. Car un passionné avance beaucoup plus loin qu’un simple travailleur. Le passionné travaille pour sa réalisation personnelle. D’ailleurs je pense qu’on ne peut pas être heureux et on ne peut pas réussir si on ne travaille pas avec passion.
  3. Ménagez votre monture. C’est ce qui vous permettra d’aller loin.
  4. équilibrez votre vie professionnelle et votre vie personnelle. La vie est un équilibre global. Le travail est important, mais il est nécessaire de prendre du temps et de s’investir également dans sa vie familiale et amicale. S’il n’y a pas cet équilibre, vous êtes comme une chaise dont il manque un pied : un jour vous tomberez.
  5. Faites-vous accompagner par des chefs d’entreprise. Je crois beaucoup aux vertus du coaching ou du tutorat. Le système du tutorat fonctionnait naturellement à l’époque. Le chef d’entreprise recevait les jeunes du village pour les conseiller. Avoir un patron d’apprentissage permet d’apprendre vite le métier.

Définir vos besoins en recrutement

Définir vos besoins en recrutement

Recruter est souvent une action lancée dans l’urgence, sans avoir pris le temps nécessaire pour définir le besoin en recrutement précis. L’échec peut être alors lourd de conséquences.

Réfléchir en amont sur le ou les profils recherchés en tenant compte de vos objectifs, de votre organisation et de votre environnement, formaliser par écrit les postes à pourvoir et leurs missions associées, prévoir les moyens par une démarche de recrutement adaptée vous permettront de vous donner toutes les chances de rencontrer efficacement des candidats qui correspondent à vos critères de sélection. Un travail préparatoire est indispensable pour identifier et définir les besoins en recrutement et surtout valider s’il s’inscrit dans votre projet d’entreprise.

Définissez l’objectif du recrutement

Avant de lancer un recrutement externe, vérifiez si toutes les solutions ont été envisagées en interne (mobilité d’un collaborateur, transfert de compétences, réaffectation de missions, réorganisation interne…) et posez-vous les bonnes questions. Est-ce le remplacement d’un salarié suite à un départ définitif ou momentané, ou un surcroit d’activité qui nécessite du personnel supplémentaire ? Validez le niveau de responsabilités que vous souhaitez confier et évaluez la charge de travail pour définir le type de contrat que vous proposerez (CDI, CDD, temps plein, temps partiel…). Pensez à préciser votre délai d’embauche, ce qui définira le temps prévu pour votre action de recrutement en amont.

Prenez le temps d’analyser le poste à pourvoir dans son environnement

Posez par écrit la fonction en spécifiant l’intitulé du poste, la position dans l’organisation, le contenu de la mission, les responsabilités confiées, la position hiérarchique et fonctionnelle dans l’entreprise, les conditions d’exercices de la fonction (horaires, déplacements…), le lieu du poste, l’environnement de travail, les possibilités de formations, les conditions de rémunération, les avantages sociaux, les perspectives d’évolution possibles…

Sachez définir vos besoins en recrutement et le profil recherché

De la définition de fonction établie, découle la définition du profil recherché en terme de savoir-faire (expérience métier et/ou secteur d’activité, formation initiale minimum requise ou pas, connaissances nécessaires, compétences techniques) et de savoir-être ou qualités requises personnelles indispensables pour tenir le poste (relationnel, capacités intellectuelles, encadrement…).

Communiquez de manière attractive auprès des candidats

Votre définition de fonction est prête ? Faites savoir auprès des candidats que vous existez en précisant vos atouts, mettez en valeur votre entreprise, votre secteur d’activité, votre positionnement, votre culture… Autant d’atouts qui permettront aux candidats de s’intéresser à votre structure et d’avoir envie de postuler. Et surtout communiquer sur les bons supports pour rencontrer votre cœur de cible.

Recherchez les candidats cibles et rencontrez les meilleurs

Recherche, sélection, entretien d’embauche, c’est souvent un vrai casse tête pour le dirigeant de TPE et PME. Faire appel à des professionnels compétents pour vous accompagner efficacement dans votre démarche peut s’avérer utile (agence de communication RH, agence d’intérim, cabinets de recrutement…). Mais vous pouvez aussi utiliser directement les médias pour communiquer tels que la presse, les sites emploi, les réseaux sociaux, le hors média tels que les salons de recrutement en cas de volume de recrutement important… À vous de définir le temps que vous souhaitez consacrer à la recherche et à la sélection de candidats, de choisir la prestation la plus adaptée à votre besoin et à votre budget.

Quelques conseils avant de se lancer dans un recrutement externe

  • Soyez attentif à l’évolution professionnelle de votre personnel.
  • Sachez repérer les compétences et les besoins en formation de vos collaborateurs.
  • Définissez les métiers existants de votre entreprise.
  • Soyez aussi visionnaire pour envisager les recrutements de demain dans le cadre de votre croissance.

Si la ressource humaine n’est pas dans l’entreprise, alors vous êtes prêt pour une recherche externe

> RÉFLÉCHIR

Ne pas se précipiter dans l’urgence du moment, mais prendre le temps nécessaire pour envisager un recrutement bien ciblé qui s’inscrit dans votre stratégie d’entreprise.

> FORMALISER

C’est la base de la création d’un organigramme précis des métiers de l’entreprise et d’une bonne compréhension des compétences de chacun.

> PRÉVOIR

Quels sont les moyens mis à ma disposition pour recruter ? Quel est mon budget ?

Article par VÉRONIQUE RIVERA | FONDATRICE | VERINIS SOLUTIONS RECRUTEMENT

Formez vos salariés à moindre frais !

La formation est un droit. Mais, pour en bénéficier, il vaut mieux être bien accompagné afin de ne pas tomber dans les pièges. Formez vos salariés à moindre frais !

Le déroulement

La première chose à faire lorsqu’une société désire monter un programme de formation, c’est de valider son besoin réel. Quoi et pour qui ? Ensuite elle doit faire valider par son OPCA l’éligibilité de la formation désirée. L’OPCA pourra également proposer un dispositif adapté selon la durée du programme. Ceci étant validé, l’entreprise peut contacter plusieurs organismes afin d’obtenir diverses propositions pédagogiques et financières pour former les salariés à moindre frais. Une fois l’organisme de formation choisi, la société doit présenter un dossier de prise en charge auprès de son OPCA, afin de la faire valider. L’intérêt est que les frais pédagogiques de la formation sont totalement pris en charge par l’OPCA. Autrement dit, la formation choisie ne coûte rien à l’entreprise qui en bénéficie.

C’est le principe de la formation professionnelle et de l’intérêt de cotiser auprès d’un OPCA. Certes le coût de cotisation est parfois important. Mais le coût d’une formation peut parfois représenter plus de 10 fois le montant payé ! Ceci permet à l’entreprise d’avoir de la visibilité sur la trésorerie nécessaire à prévoir si le montant de prise en charge est insuffisant au regard de la convention ou du devis de l’organisme de formation. Autrement, si le montant alloué couvre l’ensemble de la formation, il ne reste plus qu’à faire démarrer la formation aux dates prévues. Certaines pièces seront nécessaires : bulletin de paie, lettre de motivation, programme de formation et devis, etc.… Une fois cette étape franchie, la formation peut se dérouler avec l’organisme choisi. Mais c’est précisément à ce moment qu’il faut se montrer vigilant.

Les pièges

Que se passe-t-il si les dates du dossier de prise en charge sont déjà dépassées ? La formation peut avoir été décalée pour une raison ou pour une autre, mais le report se fait généralement sans soucis. La formation terminée, le ou les stagiaires sont censés avoir signé les feuilles d’émargements. Souvent, c’est à ce moment précis que certains organismes peu scrupuleux font signer les feuilles de présences à leur client, avant la décision de prise en charge, en indiquant que cette formalité est nécessaire à l’élaboration administrative du dossier. Et à partir de là, plus personne ne se manifeste de la part de ces organismes. C’est le cas d’arnaque le plus fréquent que l’on rencontre. Alors, quoi qu’il arrive, il ne faut jamais signer une feuille de présence avant d’avoir pu bénéficier de la formation.

Autre cas : les avances de trésorerie

Certains organismes demandent une avance de fond déductible des sommes versées par les OPCA au titre de la prise en charge. Là encore, ces organismes piègent les entreprises en percevant les avances et les montants versés par les OPCA. Aucune avance de trésorerie ne doit être faite, sauf principe de non subrogation de l’OPCA. C’est-à-dire que, dans certains cas, les OPCA remboursent les entreprises qui ont bénéficié de formation. Alors, pour se protéger de cette arnaque, l’entreprise doit prendre contact avec son OPCA.

Le but : s’assurer que l’organisme est bien identifié comme celui dispensant la formation et vérifier que la formation choisie est bien éligible au titre du plan de formation ou du dispositif saisi.
Les OPCA ne rendent pas toujours la tâche facile dans leur mode de fonctionnement. En effet, les réponses de prise en charge arrivent parfois très tardivement (après les dates prévues). Le besoin en formation peut être nécessaire alors même que la trésorerie des entreprises n’est pas brillante. Alors que faire ? Appeler l’OPCA qui, dans ce cas, indique si le dossier est en cours de traitement ou qu’il y a du retard. Ici, la différence de gestion d’une entreprise de moins de 10 salariés et celle de plus de 10 se fait sentir. Car la société qui a plus de 10 salariés est de manière générale traitée plus rapidement

Pourquoi l’accès à la formation d’une entreprise de moins de 10 salariés est plus laborieux ?

Parce que sa contribution aux fonds mutualisés est moins importante ? Parce que, justement, les fonds dits mutualisés sont prioritaires au plus grosses structures ? Pourquoi imposer des formations interentreprises à des TPE qui n’ont pas forcément autant de temps qu’une PME de 50 personnes ? Pourtant le besoin en développement des compétences est le même. Les OPCA sont très soupçonneux lorsqu’une entreprise de moins de 10 salariés les appelle pour un besoin en formation. Les arnaques organisées sur ce profil de société ont rendu méfiant les OPCA. à chacun d’être responsable et de faire confiance à des organismes de formation qui possèdent une antériorité significative, une réputation, (par le bouche à oreille très souvent) par des références validant son efficacité professionnelle.

Qu’est-ce qu’un OPCA ?

Organisme Paritaire Collecteur Agrée. En principe c’est votre code NAF qui détermine votre OPCA. Parfois certains OPCA collectent de manière transversale, c’est à dire sans lien particulier avec l’activité de l’entreprise, en opposition avec les OPCA de branche. Les hôtels cotisent au FAFIH, les sociétés de service informatizque au FAFIEC, les boulangers au FAF boulangerie, les sociétés d’édition au MEDIAFOR, etc

Article par ERIC MOIREAU | FONDATEUR | VISA PERFORMANCE CONSEIL

Financer les études de vos enfants

Si vous êtes comme la majorité des parents, vous rêvez certainement que vos enfants effectuent de brillantes études supérieures. Mais celles-ci ont un coût… Pour financer les études de vos enfants, le recours aux prêts est toujours possible. Mais le mieux est toujours d’anticiper. Voici comment en 3 étapes simples, vous pouvez envisager de financer les études de vos enfants.

Détaillez votre projet pour les études de vos enfants

La partie la plus importante, comme pour chacun de vos objectifs financiers, est de savoir quel projet vous souhaitez financer et pourquoi. Projetez-vous dans l’avenir en imaginant et en ressentant ce que vous apportera ce projet. C’est la partie la plus importante car c’est elle qui vous permettra de rester motivé pour votre objectif sur la durée et donc de réussir à l’atteindre. Cette motivation vous permettra de ne pas faire qu’un versement de temps en temps pour ce projet, pour finalement vous rendre compte que vous êtes loin du compte.

Vous serez alors obligés de diriger vos enfants vers des études moins coûteuses. Essayez d’imaginer dans le détail vos enfants, les études qu’ils suivront, leur réussite et ce que vous ressentirez alors. Imaginez les dépenses que ces études occasionneront, en frais scolaires, en habitation, en déplacements, en nourriture et en fournitures. Additionnez ces coûts et vous obtenez la somme que vous auriez à payer chaque année si votre enfant avait 18 ans aujourd’hui et envisageait de poursuivre ses études.

Planifiez votre financement de leurs études

Vous connaissez désormais la somme dont vous aurez besoin chaque année lorsque vos enfants seront étudiants. Vous devez maintenant trouver comment vous allez financer les études des enfants. Imaginons que vous ayez calculé que vous auriez besoin aujourd’hui de 10 000 € par an pour un de vos enfants. Vous avez 2 enfants, avec 6 années d’études supérieures à financer pour chacun. Vous prévoyez donc un budget de 120 000 €. En faisant donc des simulations vous devrez placer entre 350 et 500 € par mois pour n’avoir aucun souci de financement des études de vos enfants dans 18 ans.

Recherchez le bon support de financement

Le choix de votre outil de financement est primordial. Vous devrez effectuer des retraits réguliers, tous les ans, éventuellement pendant 12 années si chaque enfant effectue des études pendant 6 années et qu’ils ont au moins 6 ans d’écart. Un contrat d’assurance-vie multi-supports vous permet de placer votre argent sur des fonds performants et sécurisés qui ont une rentabilité (à moyen-terme) bien supérieur au rendement du Livret A. Pour le financement des études de vos enfants vous ne cherchez pas à battre les marchés boursiers mais à obtenir une somme fixe au final.

Même si vous n’atteignez pas votre objectif, que vous ayez épargné de trop ou pas assez, votre projet vous aura aidé à financer les études de vos enfants ainsi qu’a mieux gérer l’argent en anticipant les grosses dépenses prévisibles.

Article par AYMERIC BINET | FONDATEUR | FINANCIÈRE GUIZOT

BNC : mode d’emploi de la déclaration contrôlée

BNC : mode d’emploi de la déclaration contrôlée

Les titulaires de bénéfices non commerciaux (BNC) peuvent être imposés selon le régime du « micro-BNC » ou de la déclaration contrôlée. Zoom sur ce régime fiscal.

Le régime de la déclaration contrôlée s’applique le plus souvent de façon obligatoire en raison du montant annuel de recettes ou de la nature de l’activité exercée. Toutefois, lorsqu’il n’est pas obligatoire, ce régime peut s’appliquer sur option des contribuables relevant de plein droit du régime spécial« micro-BNC ».

Dans quels cas le régime de la déclaration contrôlée est obligatoire ?

Le régime de la déclaration contrôlée s’applique aux contribuables exerçant une activité non commerciale dont le montant annuel des revenus non commerciaux hors taxes excède la limite de 32 600 € en 2011 (32 100 € en 2010). Par ailleurs, du fait de leur activité, certains contribuables sont obligatoirement placés sous le régime de la déclaration contrôlée, même si le montant de leurs recettes annuelles est inférieur à cette limite :

  • les officiers publics et ministériels (notaires, huissiers, etc.), pour les bénéfices provenant de leur charge ou de leur office ;
  • les contribuables qui réalisent des bénéfices provenant de la production littéraire, scientifique ou artistique ou de la pratique d’un sport, lorsqu’ils ont opté pour le régime spécial d’imposition du bénéfice moyen ;
  • les personnes qui effectuent (à titre occasionnel ou à titre habituel) des opérations sur les marchés à terme et sur les marchés d’options négociables ou sur des bons d’option.
  • Enfin, la déclaration contrôlée s’applique à titre obligatoire pour la part des bénéfices correspondant aux droits dans la société des associés des sociétés de personnes qui relèvent de l’impôt sur le revenu et qui exercent une activité non commerciale (SNC, société en commandite simple, les SCI de sous-location, les EURL, etc.) ou des associés des SCM imposables dans la catégorie des BNC.

Dans quels cas l’option pour le régime de la déclaration contrôlée est possible ?

Les contribuables dont les recettes sont inférieures à la limite du micro-BNC visée ci-dessus peuvent opter pour l’imposition de leurs bénéfices selon le régime de la déclaration contrôlée.
Cette option doit être exercée dans le délai de dépôt de la déclaration des bénéfices non commerciaux de l’année au titre de laquelle le contribuable demande à être imposé selon ce régime, c’est-à-dire, en pratique, au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l’année suivante.

Exemple

Option le 3 mai 2011 pour l’imposition à la déclaration contrôlée à compter des revenus 2010
L’option pour la déclaration contrôlée ne nécessite aucun formalisme particulier et résulte de la souscription de la déclaration n° 2035.

Elle est valable deux ans, tant que le contribuable reste de manière continue dans le champ d’application du régime micro, et se reconduit tacitement par périodes de deux ans, sauf renonciation expresse.

Remarque : l’option pour la déclaration contrôlée est indépendante de la faculté d’option pour le paiement de la TVA pour les contribuables qui bénéficient de la franchise en base de TVA. Toutefois, l’option pour le paiement de la TVA soumet de plein droit ces derniers au régime de la déclaration contrôlée.

Quel est l’intérêt d’une telle option ?

Ce régime permet de tenir compte des charges réellement exposées et non forfaitairement comme dans le régime micro-BNC. Bien que les obligations comptables et déclaratives soient simplifiées dans le régime micro, la déclaration contrôlée permet de bénéficier des avantages fiscaux liés à l’adhésion à une association de gestion agréée, de la réduction d’impôt pour frais de tenue de comptabilité et de la possibilité d’imputer ses déficits sur son revenu global et plus généralement des crédits d’impôt qui sont réservés aux entreprises relevant d’un régime réel d’imposition. Enfin, la déclaration contrôlée leur permet d’opter pour la détermination de leur résultat à partir des créances acquises et dépenses engagées en lieu et place de la comptabilité de caisse.

Comment est imposé le contribuable qui relève de la déclaration contrôlée ?

Le contribuable soumis au régime de la déclaration contrôlée doit déclarer le montant exact de ses bénéfices à partir de sa comptabilité et est imposé à l’impôt sur le revenu sur ses bénéfices nets (après déduction des charges pour leur montant réel). Les contribuables qui relèvent du micro-BNC sont quant à eux imposés sur un bénéfice fixé forfaitairement à 66 % de leurs recettes.

Quelles sont les obligations comptables dans le régime de la déclaration contrôlée ?

C’est la législation fiscale qui impose aux BNC sous le régime de la déclaration contrôlée la tenue :

  • d’un registre des immobilisations et amortissements comportant les renseignements suivants, relatifs aux éléments d’actif affectés à l’exercice de la profession : date d’acquisition ou de création, prix de revient, montant des amortissements pratiqués et, éventuellement, prix et date de cession ;
    d’un livre-journal servi au jour le jour, présentant le détail des recettes et des dépenses professionnelles, et comportant, quelle que soit la profession exercée, l’identité déclarée par le client ainsi que le montant, la date et la forme du versement des honoraires. La comptabilisation globale en fin de journée est possible pour les recettes d’un montant unitaire inférieur à 76 €, payées au comptant et que les justificatifs du détail de ces opérations (notes d’honoraires, brouillard de caisse) soient conservés. Dans ce cas, l’identité du client ne doit figurer que sur les pièces justificatives. Par ailleurs, pour les honoraires payés par chèques, il est possible d’enregistrer les seuls totaux des bordereaux de remise en banque, sous réserve que ces bordereaux soient conservés à titre de pièces justificatives et comportent l’identité des différents tireurs.

Quelles sont les obligations déclaratives ?

Les contribuables placés sous le régime de la déclaration contrôlée doivent adresser chaque année au plus tard le deuxième jour ouvré après le 1er mai la déclaration d’ensemble de leurs revenus n°2042 ainsi qu’une déclaration de résultat non commercial n°2035 et ses annexes de l’année civile précédente.

Article par EMMANUELLE BADIN | CONSULTANTE FISCALE INFODOC-EXPERTS | CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES

5 levées de fonds en 5 ans !

Gilles Gallo, PDG fondateur de l’entreprise ID Cook est passé de vendeur de briquets solaires sur les marchés à industriel de concentrateurs solaires…en 5 ans et avec plus d’un million d’euros de levées de fond.

Il est des entreprises qu’on a connues toute petites et qui, chaque jour, vous surprennent un peu plus, c’est le cas de celle de Gilles Gallo. En 2005, dès les premiers beaux jours du mois de mai, il s’installe sur les marchés toulonnais pour vendre ses petits briquets solaires. Un an plus tard il rassemble 60 K€ auprès d’amis et du fonds de micro-investissement Garrigue pour concevoir ses propres produits : barbecue et four solaires.

Des défis de matériaux

En 2008, les plans des premiers produits sont enfin réalisés. Son objectif réside dans l’éco-conception des produits et dans le nomadisme : ses fours doivent être montables et démontables facilement. Mais Gilles Gallo doit faire face à des problèmes de matériaux : la matière miroir qui renvoie les infrarouges du soleil et crée la chaleur dans le four solaire est difficilement trouvable à des coûts raisonnables pour lui. Et c’est précisément à ce moment que, par le plus grand des hasards, il reçoit un échantillon de matériau d’une usine française qui correspond exactement à ses besoins ! Puis son développement prend une nouvelle dimension lorsque, la même année, il réussit à lever 150 K€ auprès de 12 business angels séduits par son projet.

La sortie des premières gammes

En 2009 naissent les premières gammes COOK up et Sun Cook, fabriqués en France. Gilles Gallo réalise alors une nouvelle levée de fonds importante. 500 K€ sont investis par DDIDF (le réseau de business angels du développement durable d’Île-de- France,) XMP BA et Noria. Ces fonds lui servent à accélérer le développement de l’entreprise et à booster encore la R&D. Des embauches sont alors réalisées : un DAF et un responsable commercial sont recrutés. Les cibles pour la distribution sont des réseaux tels que les chaînes de boutiques Nature et Découvertes ou Botanic ainsi que tous les distributeurs de barbecues. 500 pièces sont vendues à fin 2009 : un petit début, mais tout de même encourageant.

Une nouvelle levée de fonds est réalisée en mai 2010 auprès de business angels déjà convaincus. Gilles Gallo rachète alors l’usine SELER Industry en septembre. Cette usine, outre qu’elle fait partie des fournisseurs d’ID COOK, est aussi active sur le marché des concentrateurs solaires photovoltaïques, un marché à très fort potentiel. La société ID COOK commence ainsi son évolution vers un nouveau métier : la fabrication et la vente de ces concentrateurs solaires… sans toutefois oublier la production et commercialisation des fours et barbecues.

Les suites de repositionnement

Suite à ce repositionnement, l’entreprise de Gilles Gallo vient de changer de nom et de structure : la holding s’appelle désormais SUNITED group et détient les sociétés ID cook et Seler industry. Une nouvelle levée de fonds de 250 K€ est venue ponctuer cette restructuration. Un nouveau rachat est aujourd’hui en cours, dans le domaine du solaire nomade. Pour la fin d’année, SUNITED group programme déjà sa plus grosse levée de fonds qui devrait s’élever à 5 M€ ! Les objectifs de ce nouveau tour de table sont d’assurer le développement d’ID COOK et surtout de Seler industry dans le monde entier, avec l’accent mis sur , l’Italie, l’Allemagne et les états-Unis. Après les dilutions successives, le fondateur envisage aujourd’hui le développement de l’entreprise avec optimisme : « Mieux vaut une petite part d’un gros gâteau qu’une grosse part d’un petit four de cocktail ! ».

Passer au bio : un choix stratégique

C’est une décision raisonnée et stratégique de chef d’entreprise qui a amené Christophe Hervy, éleveur en Charente, à délaisser l’élevage classique pour passer au biologique. Ses confrères le moquaient, faisant référence à José Bové et voyant presque dans son choix une trahison.

Aujourd’hui, ce chef d’entreprise arrive quasiment à la fin de son parcours de transformation d’élevage conventionnel en élevage bio. Cela lui aura pris au total 2 ans pendant lesquels il a continué à vendre son lait au tarif normal en y ajoutant 10 % d’aide accordée par sa coopérative pour encourager son choix.
Christophe Hervy a créé son entreprise de toutes pièces. Il a démarré à 22 ans en achetant son troupeau. Il s’était alors fixé comme objectif une production de 10 000 kg de lait par an et par vache. Une fois ce but atteint, il a commencé à réfléchir avec d’autres agriculteurs et éleveurs voisins à une meilleure valorisation de leurs terres et leurs pâtures. Ensemble ils éditent un livret utilisé par le lycée agricole de la région et commencent à modifier leurs modes de production.

Les nouvelles méthodes

Lorsqu’il raconte à ses amis ses nouvelles méthodes adoptées, ceux-ci s’étonnent et lui font remarquer qu’il procède comme un producteur bio. Christophe Hervy a le déclic et il décide de poursuivre le processus d’évolution de son mode d’élevage pour aller jusqu’à la production de lait bio.

Premier constat : ses charges diminuent sensiblement car il n’achète plus de produits phytosanitaires. Et même si les vaches produisent actuellement 700 kg de lait par an, la rentabilité est déjà bien meilleure. Une fois certifié Bio, il pourra enfin vendre son lait beaucoup plus cher.
Aujourd’hui sa Coopérative aurait besoin de commercialiser 18 millions de litres de lait bio alors que seulement 1 million de litres sont produit dans la région. Le potentiel est énorme ! Pour notre producteur, la bonne stratégie est donc d’écouter son marché et de s’adapter à la demande.
Christophe Hervy vit l’évolution de son entreprise avec fierté, va continuer à la développer et commence déjà à réfléchir à de nouveaux projets de business en ligne avec ses valeurs de protection de l’homme et de son environnement.

Portrait réalisé par ELISABETH LECUYER | CONSULTANTE

Booster son intervention en public pour la rendre mémorable

Booster son intervention en public pour la rendre mémorable

Chaque mois, Laurent Tylski, conférencier professionnel spécialiste de l’accélération du changement – nous apporte ses conseils pratico-pratiques pour développer l’impact de la communication en public.

L’entrepreneur qui souhaite valoriser son produit ou son service va construire son message pour ancrer sa marque chez ses interlocuteurs. Toute intervention en public vise à un objectif unique : impacter suffisamment l’auditoire pour qu’il puisse se souvenir de vous au bon moment. Ce souvenir de vous doit être durable afin de vous rendre incontournable. « Tu te souviens de Philippe Martin, de la société Legagnant ? Il était excellent, c’est de lui dont nous avons besoin. Appelle-le, il a la solution ! » La qualité de construction de votre allocution est prépondérante pour marquer les esprits. Celle-ci est déterminante par rapport à l’impact que vous aurez sur vos interlocuteurs. Alors par quoi commencer et comment construire son message pour booster la communication en public ?

Commencez par la conclusion !

S’il n’y avait qu’une chose ou qu’un seul message à retenir, lequel serait-il ? C’est la conclusion qui va vous permettre de donner une architecture forte et logique à votre discours.

La règle des 3 pour booster la communication en public

Cette règle est immuable, c’est celle qui se mémorise le mieux. Les exemples historiques sont foisons : Veni, vidi, vici – Liberté, égalité, Fraternité – Thèse, antithèse, synthèse… N’hésitez pas à abuser du chiffre 3, car dans chaque intervention, le public ne retient que 3 idées clés. Cette règle va s’articuler autour de 3 parties clés et 3 éléments clés par partie. Dans chaque partie, citez 3 références, 3 statistiques, 3 exemples… N’hésitez pas à choisir une phrase slogan qui sera votre idée maîtresse et qui sera répétée 3 fois.

Rendez visuellement harmonieuse votre communication orale

Sur le papier, la construction de votre plan se fait à base de couleurs pour permettre d’harmoniser votre allocution et de mieux la mémoriser. Associez à chaque point clé une couleur, et vérifiez que votre palette de couleurs est la plus percutante possible pour bien faire vivre votre règle des 3. Ainsi vous allez créer de l’attention, de la dynamique et du rythme dans votre discours. Le rouge : pour la phrase clé qui sera votre slogan et devra impérativement être mémorisée par votre auditoire. S’il ne doit rester qu’un seul message, ce sera celui-là. Le bleu : pour les éléments statistiques. Le vert : pour les citations et les exemples illustrant votre propos.

Concluez en répétant vos trois messages et en incitant vos interlocuteurs à se mettre en action pour appliquer vos idées. Vous pouvez terminer par : « N’oubliez pas…, Je vous propose de…, Je vous invite à…, Faites…, N’hésitez pas à…, Soyez les premiers à… » La forme impérative marque les esprits et invite à l’action. Rappelez-vous que, au-delà de l’information, de la séduction et de l’exercice de style, le rôle du professionnel est de pousser chaque interlocuteur à se mettre en action et à adopter son message.

Article par LAURENT TYLSKI | CONFÉRENCIER PROFESSIONNEL | ACTEO CONSULTING

Les obligations légales pour un site internet

L’exploitation d’un site internet dans le cadre d’une activité professionnelle implique pour son éditeur le respect d’un certain nombre d’obligations légales qu’il est indispensable pour lui de vérifier avant le lancement du site.

Même si les obligations varient en fonction du statut ou de l’activité de l’éditeur d’un site Internet, il existe des règles communes, les unes étant spécifiques à Internet, les obligations légales pour un site internet, les autres relevant d’un régime plus général. Ces règles s’appliquent également aux blogs édités à titre professionnel.

Les mentions obligatoires légales pour un site internet

En premier lieu, la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ou LCEN impose que le site mette à disposition du public dans un standard ouvert (sous une rubrique souvent appelée « mentions légales ») les informations permettant l’identification de son éditeur. Il s’agit de la dénomination ou raison sociale (nom et prénoms pour une personne physique), du siège social (domicile pour une personne physique) et du numéro de téléphone.

À cela s’ajoutent, quand il y a lieu, le numéro d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, et le capital social. Doivent également être donnés la dénomination sociale, le domicile et le numéro de téléphone de l’hébergeur. Du fait que le site constitue un service de communication au public, il doit aussi mettre à disposition du public le nom du directeur de la publication, lequel sera l’éditeur lui-même ou le représentant légal de l’éditeur personne morale. La méconnaissance de ces obligations de mention est sanctionnée pénalement, la peine pouvant aller jusqu’à 75 000 € et un an d’emprisonnement.

Les informations obligatoires par la loi LCEN

En ce qui concerne les sites de commerce électronique, la LCEN impose la mise à disposition d’un certain nombre d’informations supplémentaires (notamment : adresse de courrier électronique, numéro de TVA intracommunautaire, nom et adresse de l’autorité ayant délivré l’autorisation pour les activités soumises à autorisation, informations sur le prix et ses accessoires).

Si le site permet la collecte de données à caractère personnel

Il doit faire l’objet d’une déclaration CNIL, comme pour tout système de traitement automatisé de données personnelles. Rappelons qu’est considérée comme étant une donnée personnelle toute information permettant l’identification, directement ou indirectement, d’une personne. Ainsi, le fait de proposer à l’internaute de remplir un formulaire afin qu’il donne des informations le concernant, ou même de lui permettre d’écrire à un contact sur le site, implique de déclarer le site. L’éditeur doit en outre fournir un certain nombre d’informations à la personne dont les données sont collectées (notamment modalités d’exercice du droit d’accéder aux données, de les modifier ou les supprimer ; destinataires des informations collectées).

Si l’éditeur veut mettre en place des procédés non visibles de collecte de données, du type « cookies »

Il doit en informer l’internaute et lui permettre de donner son accord exprès. On soulignera que les infractions en la matière peuvent donner lieu à une sanction pécuniaire prononcée par la CNIL allant jusqu’à 300 000 €, et sont sanctionnées pénalement de cinq ans d’emprisonnement et 300 000 €. Pour connaître l’ensemble des obligations liées aux données personnelles au moment de la création du site. Par ailleurs, les sites de commerce électronique devront prendre soin de se conformer aux règles régissant la vente à distance, notamment celles relatives au pratiques commerciales trompeuses, ou encore celles prescrivant la mise à disposition des conditions générales de vente.

Enfin, si un site contient un espace de discussion

L’éditeur est responsable des propos qui y sont tenus, lesquels peuvent être sources d’infractions (diffamation, imitation à la haine raciale, etc.). Il est donc de son intérêt de mettre en place un contrôle effectif des messages (par exemple le contrôle par un modérateur avant toute diffusion), ou encore de demander clairement aux participants qu’ils s’abstiennent d’émettre tout contenu prohibé.

On le voit, il est indispensable de bien identifier les différents aspects de l’activité du site pour cerner les obligations légales qui pèsent sur l’éditeur.

Propriété intellectuelle

Concernant la propriété intellectuelle, rappelons qu’un site Internet permet la diffusion en ligne au public de divers contenus (textes, images, sons) qui sont en principe protégés, notamment par le droit d’auteur. C’est le cas de la présentation visuelle même du site. Le réflexe est donc de vérifier que l’on a obtenu l’autorisation pour une telle diffusion, venant de l’auteur ou d’un ayant droit. Faire appel à un prestataire pour la création du site, s’il n’est pas lui-même le propriétaire des droits sur les créations qu’il fournit, il convient d’obtenir contractuellement la garantie que leur utilisation sur le site n’enfreint aucun droit de propriété intellectuelle. En cas d’infraction, la pratique montre que les titulaires de droits n’hésitent pas à agir pour obtenir la cessation des actes illicites et des dommages et intérêts, sans compter la possibilité de sanctions pénales liées à la contrefaçon.

Article par PASCAL LÊ DAI | AVOCAT AU BARREAU DE PARIS

Savoir répondre aux marchés publics

litiges marchés publics

Pour les TPE et PME, les marchés publics constituent une opportunité de reconstituer leur carnet de commandes. Mais se lancer dans ce type de procédures peut être coûteux pour l’entreprise, si elle ne prépare pas sa démarche. Thierry Vannier, Directeur Achats et Conseil de OSAbuy*, précise les quelques recommandations pour que les TPE/PME puissent répondre aux marchés publics et augmenter sensiblement leurs chances de succès dans les processus d’appels d’offres publics.

Bien cibler ses marchés

Rien ne sert de répondre aux marchés publics et à des appels d’offres éloignés de son cœur de métier. Il est nécessaire de cibler ses offres sur son marché de spécialité (exemple : la toiture, la restauration,…) et pour un type de clients (les prisons, les transports, etc…). La taille de la collectivité est aussi un critère à apprécier et permet de mesurer ses chances de réussite. Mieux vaut commencer par gagner des références modestes que d’affronter des échecs dus à une surface financière insuffisante ou à des concurrents installés, de forte notoriété ou de taille importante.

Diversifier ses sources d’information

Pour prendre le pouls des marchés publics, il existe divers réflexes, tant pour saisir les attentes des acheteurs publics, que pour trouver les appels d’offres auxquels l’entreprise peut répondre. La presse économique apporte bon nombre d’informations utiles pour comprendre les objectifs et contraintes du secteur public (réforme des ports autonomes, diminution des effectifs de la Poste,…). Les salons dédiés aux collectivités locales ou à la fonction publique permettent de ressentir les grandes tendances, les besoins émergents. L’utilisation des outils de veille des appels d’offres est fondamentale pour faciliter et accélérer son processus de sélection des appels d’offres prioritaires.

Soigner sa notoriété et se regrouper

Le contact direct est primordial avec le responsable de la commande publique, pour se faire connaître quand on ne bénéficie pas de l’aura d’une marque ou d’un groupe. Cela permet d’anticiper les marchés chaque fois que cela est possible, mais aussi à l’issue de l’appel d’offres de comprendre pourquoi l’offre n’a pas été retenue ou au contraire pourquoi elle a été retenue. L’absence de contact avant un appel d’offres et en particulier pour une PME, condamne cette dernière à rester dans l’anonymat et augmente considérablement les chances de ne pas être sélectionnée.

Même si elles ne sont pas obligatoires, les références sont un élément important qui rassure la commande publique. Les PME ne doivent pas hésiter à travailler en groupement, cotraitance, sous-traitance pour mutualiser leurs ressources mais aussi leurs références. Ces dernières doivent faire l’objet d’un travail détaillé qui met en valeur la valeur ajoutée de la PME. Au-delà, l’enjeu de regroupement permet d’anticiper certaines contraintes de la commande publique : solidité financière, prise en compte de la RSE…

Être attentif à chaque étape de sa réponse

Dès le premier contact avec l’appel d’offre, l’analyse des cahiers des charges permet d’identifier le niveau de maturité de la collectivité et les éventuelles assistances à maîtrise d’ouvrage impliquées en amont. Il n’y a pas de partie plus important qu’une autre. La rigueur dans la rédaction de la partie administrative des réponses à appel d’offres est impérative, tout comme le respect des délais de remises des offres.

La partie technique de l’offre a bien sûr un rôle fondamental car elle met en avant la technicité et les compétences de la PME. Les critères de choix se travaillent un à un pour maximiser les chances de réussite. Les phases de négociation ne doivent pas être improvisées mais préparées. Enfin, de manière générale, la maîtrise de la procédure de réponse dématérialisée des appels d’offres – réponse via Internet – est une source indispensable de productivité. Ces quelques conseils orientent vers le choix d’un plus petit nombre d’appel d’offres avec une chance de réussite maximisée.

Ce que la CGPME Paris Ile-de-France propose aux TPE et PME pour accéder aux marchés publics

La dématérialisation des marchés publics se généralise. Maîtriser ces aspects augmente les chances de répondre efficacement aux appels d’offre. C’est pourquoi la CGPME Ile-de-France propose plusieurs initiatives pour accompagner les TPE et PME dans l’assimilation de ces procédures. Consultez le guide pratique accessible gratuitement en ligne : ACCÈS DES PME AUX MARCHÉS PUBLICS – PME, démarquez-vous grâce aux marchés publics et à la dématérialisation

Au sommaire…

MARCHÉS PUBLICS, UNE ÉVIDENCE POUR LES PME
1 – Un contexte porteur
2 – Parler « marchés publics »
3 – Les PME à l’assaut de la commande publique : une réalité
4 – Pas un défi, une opportunité
5 – Se préparer, se poser les bonnes questions : se lancer
UN TEMPS D’AVANCE : PME, VISEZ LES APPELS D’OFFRES PUBLICS DÉMATÉRIALISÉS
1 – Réformer les marchés publics : du papier au numérique
2 – La dématérialisation des appels d’offres publics : comment ça marche ?
3 – Passer un appel d’offres public électronique : par où commencer ?
Accéder au guide sur www.cgpme75.fr, rubrique Actions > Marchés publics

Article par CGPME PARIS ILE-DE-FRANCE

Créer son site web soi-même, c’est facile !

La tendance low-cost s’illustre également dans le domaine de la création de sites Internet. Des solutions existent aujourd’hui pour qu’un chef d’entreprise construise et pilote lui-même le site web de sa société. Un moyen de faire des économies si le process est bien encadré…

La plupart des gens pensent que la création et la gestion d’un site web est compliquée et demande de nombreuses compétences techniques. Si cela était vrai il y a quelques années, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Grâce aux nouveaux outils proposés par les hébergeurs, nombreux sont ceux qui développent et gèrent désormais eux-mêmes leur site web, notamment les auto-entrepreneurs et les dirigeants de PME. Si vous souhaitez également franchir le pas et vous occuper vous-même du site web de votre entreprise, deux options s’offrent à vous

Créer son site web soi-même avec une solution clé-en-main

La tendance low-cost s’illustre également dans le domaine de la création de sites Internet. Des solutions existent aujourd’hui pour qu’un chef d’entreprise construise et pilote lui-même le site web de sa société. Créer un site web soi-même, un moyen de faire des économies avec un process bien encadré…

Certains hébergeurs proposent des solutions complètes de création de sites web professionnels comprenant des structures, des textes, des images et des outils adaptés aux besoins spécifiques des entreprises. En utilisant ces solutions, la création du site se fait en quelques minutes seulement, et il vous suffira ensuite de le personnaliser et de l’enrichir avec vos propres contenus pour qu’il soit complet, interactif et qu’il reflète au mieux l’image de votre entreprise. Vous serez ainsi sûr de créer un site web professionnel de qualité pour vos clients et visiteurs, en toute simplicité.

Utiliser les outils intégrés aux packs d’hébergement

Les hébergeurs proposent aujourd’hui aux entreprises des outils simples, faciles d’utilisation et abordables, inclus dans les packs d’hébergement. Grâce à des assistants de création performants, il vous est  possible de créer intuitivement le design de votre site web, mais aussi d’y ajouter tous les éléments dont vous aurez besoin pour faire une promotion efficace d’une activité ou d’un produits sur Internet (nom de domaine, comptes e-mails, albums photos, fonctionnalités e-commerce, etc…). Selon vos besoins et votre budget, vous pouvez ainsi définir les outils dont vous avez la nécessité.

Le choix de ce modèle

Ces deux solutions sont abordables et vous permettent de vous lancer sur Internet sans avoir à y consacrer un budget conséquent ou d’avoir des compétences en développement web. Ces offres étant flexibles, vous pouvez faire évoluer votre site web comme bon vous semble, en fonction de vos besoins. De plus, vous êtes maître des changements et mises à jour que vous souhaitez apporter à votre site, à tout moment et en toute liberté !

Le choix du prestataire

Choisissez toujours un prestataire connu, expérimenté et financièrement stable. La meilleure stratégie est de commencer par faire une liste de tous les critères importants pour vous : galeries photos, mise en page personnalisable, support technique, compte e-mails spécifiques… Une fois votre liste prête, il ne vous restera plus qu’à la comparer avec les offres des différents prestataires pour trouver celle qui convient le mieux à vos besoins.

Article par OLIVER MAUSS | CEO | 1&1 INTERNET FRANCE