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Que faire quand la croissance de sa start-up s’emballe alors que ce n’était pas prévu ?

L’aventure entrepreneuriale réserve parfois de grosses surprises. Vous vous êtes trouvé sur un créneau porteur et vous voila avec un carnet de commandes rempli. Il va donc falloir pourvoir avoir la capacité d’y répondre. Alors si cette magnifique chance venait à vous, il vaudrait mieux y réfléchir dès à présent pour trouver déjà les solutions qui vous permettrait de devenir la start-up success strory. Que faire quand la croissance de sa start-up s’emballe alors que ce n’était pas prévu ?

Certaines startups ont dû gérer une croissance extrêmement rapide qui paradoxalement aurait pu leur être fatale. L’emballement s’il est signe que l’offre est judicieusement calibrée pose néanmoins de nombreux problèmes à commencer par celui de la capacité à fournir celle-ci. Comme souvent, le nerf de la guerre est l’argent. Il s’agit de disposer rapidement des moyens financiers nécessaires à la montée en puissance. Voici les principales réponses possibles pour réussir sa montée en puissance plus rapidement que prévu.

Réaliser une levée de fonds

Lorsque la croissance s’accélère soudainement, le recrutement, l’achat d’équipements supplémentaires et bien souvent le déménagement dans des locaux plus grands deviennent incontournables. Ces investissements doivent être effectués rapidement bien qu’ils nécessitent des fonds importants. C’est le moment de faire appel à des investisseurs extérieurs pour trouver ces liquidités nécessaires au développement de l’activité. Une offre qui plaît aux consommateurs au point de nécessiter une montée en puissance rapide est un excellent argument au sein de votre « executive summary » que vous présenterez aux investisseurs potentiels!

Introduire son entreprise en bourse

La création de titres de capital (actions) et l’introduction sur un marché boursier permettent la levée de capitaux propres. La levée de fonds via la bourse est ouverte à tout public contrairement à une levée de fonds ciblée vers un panel sélectionné d’investisseurs. Elle implique ensuite une cotation en bourse qui offre l’avantage d’accroître la notoriété du label et de permettre de faire appel au marché à tout moment pour trouver un financement complémentaire. Le principal inconvénient de ce mode de financement tient à la taille de la capitalisation. Plus elle est petite, plus le risque de fluctuation du cours de l’action est important ! En effet, il suffit qu’un petit nombre d’actionnaires se désengage pour que le titre plonge.

Réaliser un emprunt

Contracter un emprunt permet de conserver une certaine autonomie stratégique. Pas de compte à rendre à des investisseurs ou des actionnaires notamment. C’est dans ces moments-là que l’entrepreneur peut apprécier la qualité de la relation nouée avec son banquier. Un bon établissement bancaire sera toujours pour l’entrepreneur celui qui saura se montrer extrêmement réactif notamment lorsqu’il faudra accompagner un développement accéléré.

Faire appel à un développeur spécialisé

L’apport d’un professionnel du développement d’entreprise peut être déterminant. Il s’agit de trouver un développeur spécialisé et expérimenté dans votre secteur. Son savoir-faire et son carnet d’adresses peut vous permettre de trouver les partenaires nécessaires à l’accroissement de vos capacités de production ou de fourniture de services. Consultant ou associé, il peut trouver des ressorts insoupçonnés complémentaires aux aspects purement financiers. Ce pourrait être par exemple la mise en production auprès d’un sous-traitant qualifié et fiable.

S’allier avec un grand groupe

Les grands groupes ne sont pas sourds aux sirènes des start-ups ! C’est souvent l’occasion pour ces derniers de se diversifier, de mettre un pied dans l’économie numérique ou collaborative par exemple et de coller à une transformation du marché qui souvent leur échappe. Du côté des startups c’est l’assurance de disposer d’un grand frère solide qui peut les épauler financièrement et logistiquement. Ces alliances peuvent prendre la forme d’une prise de participation. Lorsque cette alliance se fonde sur un socle de compréhension mutuelle, elle peut être extrêmement fructueuse.

Je veux être présent partout sur les réseaux sociaux : est-ce une bonne idée ?

Il existe pour certains une véritable frénésie à se répandre sur la toile car ils ont peur de perdre des relations fructueuses en ne s’imposant pas partout. Pourtant la performance se trouve dans des choix judicieux et adaptés à l’entreprise. Outils de communication les plus utilisés aujourd’hui par l’ensemble de la population, les réseaux sociaux sont également mis à profit par une grande majorité des entrepreneurs. Se généralise aujourd’hui être présent partout sur les réseaux sociaux, mais est-ce réellement une bonne idée ?

Des objectifs ciblés en fonction du réseau utilisé

Tout entrepreneur se doit de promouvoir son entreprise et de la faire connaître. A l’heure actuelle, le meilleur moyen d’atteindre cet objectif est d’utiliser les réseaux sociaux.

En raison de la diversité de ces réseaux, les entrepreneurs doivent être présents partout. En effet, Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo ou Instagram offrent des fonctionnalités différentes qui permettent d’atteindre des cibles et des objectifs différents. Une présence sur le plus grand nombre d’entre eux est alors la seule stratégie qui permet de couvrir tous les publics et d’atteindre une multitude d’objectifs : créer son image de marque, développer une relation privilégiée avec sa clientèle, faire connaître ses nouveautés, recruter des employés qualifiés, lancer des partenariats professionnels…

Si certains réseaux sociaux permettent d’attirer la clientèle et de travailler son image de marque, il est nécessaire de faire appel à d’autres réseaux pour étendre son réseau de collaborateurs. N’hésitez pas à utiliser d’autres réseaux pour faire la promotion de nouveaux produits. Ainsi, les entrepreneurs privilégieront des outils comme Facebook ou Twitter pour communiquer avec leur clientèle, ils utiliseront en revanche un  réseau comme  LinkedIn pour dénicher des employés compétents, enfin ils auront besoin de réseaux comme Instagram pour faire la publicité de leurs nouvelles collections.

Aujourd’hui, quel que soit le domaine d’activité de l’entreprise, ne pas être présent partout sur les réseaux sociaux constitue un réel handicap pour les sociétés.

Attention à ne pas trop en faire !

S’ils peuvent être de formidables alliés de l’entreprise, les réseaux sociaux peuvent parfois se transformer en ennemis avec une utilisation à mauvais escient.

1. L’importance d’actualiser ses informations 

Tout d’abord, il faut garder à l’esprit que plus un entrepreneur publie de contenu, plus il a de chance de publier un contenu qui pourrait le désavantager. Ce désavantage peut provenir du fait que le contenu publié est erroné, en particulier lorsqu’il concerne le domaine d’activité de l’entreprise, si ce dernier n’est pas régulièrement actualisé. Cela envoie un message négatif, mettant en avant une possible incompétence de l’entrepreneur et par extension de l’entreprise. Une telle erreur peut amener à décrédibiliser totalement l’entreprise et en conséquence à une perte de clientèle, à une annulation de partenariat professionnel…

2. Attention à l’orthographe !

Les erreurs concernant le contenu peuvent également concerner l’orthographe, la grammaire ou la syntaxe d’un message rédigé au nom du compte de l’entreprise ou de l’entrepreneur. Une faute est également synonyme d’incompétence pour le lecteur. Enfin, concernant les publications, leur contenu ne doit pas être polémique (politique par exemple) et doit toujours être pertinent par rapport à l’activité de l’entreprise. Ne pas respecter ces règles en étant très présent sur les réseaux sociaux pourrait nuire à l’image de l’entreprise et encore une fois lui coûter une partie de sa clientèle.

3. Ne soyez pas trop intrusifs !

En dehors des erreurs de contenus, une trop grande présence de l’entreprise sur les réseaux sociaux peut amener les clients comme les professionnels à ne plus suivre l’entreprise. Effectivement en raison de la grande quantité de publications, l’entreprise va publier de nombreux contenus sans intérêt pour la clientèle.

En définitive, les entrepreneurs ont besoin d’être présents partout sur les réseaux sociaux pour se développer et durer. Cependant une telle présence n’est pas sans danger. Les entrepreneurs doivent alors veiller à la qualité du contenu qu’ils publient et à avoir une présence intelligente pour ne pas nuire à leur propre image. Il faut donc trouver un juste milieu pour faire de sa présence partout sur les réseaux sociaux un atout majeur.

Infographies Social Media / Réseaux sociaux - Mounir Digital
mounirdigital.fr

12 petites phrases insupportables auxquelles se heurte tout entrepreneur

Dès que l’on sort des sentiers battus, ils sont plus d’un à jouer les oiseaux de mauvaise augure ou à vouloir vous faire rentrer dans le giron des habitudes. Ils le font soit parce qu’ils vous envient d’avoir le courage de vous lancer des défis et d’affronter les phrases insupportables, soit parce que leur nature pessimiste les conduit à ne voir que le côté négatif. Ils vont essayer de vous influencer et là ils ont une panoplie de phrases assassines.

Dès que vous montez votre boite, ça y est, vous êtes officiellement entrepreneur. On vous félicite, mais souvent rapidement, les premiers adversaires ne sont pas loin et les petites phrases dont vous allez être victime ne vous feront pas que du bien. Aux petits mots, un peu de répondant est un bon remède…

C’est super, mais comment vas-tu gagner ta vie ?

« Ben, si tu veux tout savoir, je vais te l’expliquer simplement (et vu la pertinence de la question, il va falloir faire simple, pensez vous intérieurement) : comme ton patron, c’est-à-dire en vendant mon produit. C’est dingue, non ?!! Qui l’eut crû ? (Lustucru, certainement [ !]) »

Tu ne préfères pas avoir un vrai travail?

« Tu penses qu’en effectuant plus de 60 heures par semaine je peux considérer ça comme un vrai job ou pas ? Sinon, c’est vrai qu’à part cela, je ne fais pas grand-chose […] ».

Sur ton CV, ça va faire un vide si tu te plantes…

« Et sur le tien, dans la partie « loisirs », tu n’as pas oublié d’indiquer « tête de c… » j’espère ?!! C’est fort regrettable, ça risque de faire un peu vide aussi du coup, tu ne crois pas ? »

Même pour commencer, tu crois que Pôle Emploi, c’est la Banque de France ?

« Tu veux dire que Pôle Emploi serait le soutien financier le plus important destiné à la création d’entreprises en France ? Non. En revanche, tu pourrais me prêter 20 € ? »

C’est cool quand même, d’être son propre patron : tu t’aménages tes horaires, tu n’as de comptes à rendre à personne, bref t’es libre !

« Tu n’imagines même pas ! Je suis tellement libre que si je ne veux pas me payer, je ne me paie pas, tu te rends compte ! ».

Tu as fait une étude de marché, avant, pour être bien sûr de ton coup ?

« Ben non, pour quoi faire ? En fait, je me lance comme ça, je suis assez impulsif et j’aime bien prendre des risques débiles… »

Laisse tomber, ça ne marchera jamais…

« Écoute, je dois t’avouer quelque chose : si tes parents n’avaient pas insisté pour que je reste dîner, je ne serais pas là à discuter avec toi, tu sais ».

Je connais au moins 12 services qui font la même chose que toi !

« Oui, mais avec moi ça fait 13 ! Alors avec un tel nombre cela ne peut que me porter bonheur. »

Regarde ma situation et fais comme moi ! J’ai un bon job, tranquille, et j’ai même le temps d’avoir des activités sportives…

« Alors continue de te regarder et oublie-moi…tranquille […] ».

J’ai un copain qui a monté sa boite, comme toi ! Et il s’est complètement planté… Mais toi c’est différent hein…n’est-ce pas ? »

« Non, non, pas du tout ! Autant que je te prévienne : je prévois de faire couler ma boite et de devoir rembourser de grosses dettes ! Sinon, je ne me lancerais pas !

On n’arrive de moins en moins à se voir depuis que tu es entrepreneur

« Je comprends… Mon employeur est super pénible ! Mais tu as raison, je vais lui en toucher deux mots. »

Si ça marche, je serai ton premier supporter !

« Et si ça ne fonctionne pas, tu me diras que tu m’avais prévenu, c’est ça ?!! Heureusement que j’ai de vrais amis ».

Le stress, un problème chez les entrepreneurs ?

La vie de l’entrepreneur est une succession de défis qui sont un véritable entraînement pour maîtriser ses émotions. Pourtant, parfois la conjugaison des défis conduit l’entrepreneur sans qu’il s’en rende compte à développer un stress qui peut le freiner dans ses actions. De plus dans cette période de pandémie s’ajoute le stress d’attraper la COVID et de se trouver cloué ou lit que les collaborateurs se trouvent eux-mêmes dans cette situation, de ne pas pouvoir rencontrer les clients en raison du confinement, de devoir réorganiser le travail pour mettre en place le télétravail.

Le burn-out, ça n’arrive pas qu’aux autres. Les chefs d’entreprise sont de plus en plus victimes de ce qu’on appelle à juste raison « le mal du siècle ».

Le stress envahit le dirigeant jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à y faire face. C’est d’autant plus vrai chez les auto-entrepreneurs qui prennent souvent de gros risques pour monter leur boîte et qui sont confrontés à des problèmes épineux jour après jour. Existe-t-il des moyens de lutter contre le stress au travail, et même d’en faire un allié ?

Les multiples raisons du stress

Un dirigeant de TPE et de PME exerce ses fonctions dans un climat naturellement propice au stress. De par son statut, il se doit de se montrer maître de la situation en toutes circonstances et savoir rassurer et diriger ses employés. Il porte donc un lourd fardeau sur ses épaules et doit faire face à ses propres angoisses. L’auto-entrepreneur a en plus le stress de ne pas gagner suffisamment d’argent car il a souvent une famille qui dépend en partie de ses revenus. Il faut aussi prendre en compte la peur de l’échec, surtout si le dirigeant a démissionné d’un travail à temps plein pour se lancer dans l’aventure de la création d’une nouvelle entreprise.

Des conséquences dangereuses

Le stress est un poison en ce qu’il sape lentement mais sûrement les forces de celui qui en est victime. Manque de sommeil, mauvaise alimentation, sédentarité, fragilité immunitaire… Les dirigeants angoissés n’accordent plus vraiment d’importance à leur santé et n’écoutent plus les messages venant de leur corps. Conséquence directe de leur stress, ils deviennent irritables et se disputent beaucoup plus facilement avec leurs collaborateurs et leur entourage. Ils peuvent paniquer au point de ne plus savoir quelle décision prendre ou, au contraire, saborder eux-mêmes leur entreprise en agissant de manière inconséquente.

Un atout dans une certaine mesure

Il ne faut toutefois pas diaboliser les effets du stress : il peut être bénéfique à une entreprise lorsqu’il reste bien géré. Les dirigeants de société sont en effet souvent des battants qui savent où ils veulent aller et qui ne se laissent pas décourager par les écueils. Le stress peut les pousser à se dépasser, à booster leur adrénaline et à stimuler leur créativité. Ils ressentent moins les effets de la fatigue sur leur organisme et sont prêts à affronter la concurrence. Le plus important est de ne pas laisser l’épuisement prendre le dessus et de rester épanoui dans sa vie professionnelle.

Prendre soin de soi pour éloigner le stress

Pour ne conserver que les aspects positifs du stress, un bon dirigeant devrait rester toujours à l’écoute de ses sensations. Lorsque le besoin se fait sentir, il suffit de prendre une pause et de réfléchir à tête reposée pour ne pas se laisser paralyser par l’angoisse. Faire du sport régulièrement ou s’astreindre à quelques minutes d’exercices de respiration par jour peut aussi aider à rester calme. Les auto-entrepreneurs tout particulièrement devront faire attention à ne pas se consacrer uniquement à leur vie professionnelle et à conserver une vie privée en dehors du quotidien professionnel. Communiquer dans le calme avec ses employés, ses collaborateurs et ses proches est essentiel pour trouver des solutions aux problèmes qui semblent insurmontables et pour ne pas se laisser envahir par le stress.

Comment trouver de nouveaux clients ?

Une entreprise ne peut se contenter de vivre sur ses acquis et doit sans cesse développer sa clientèle. Certes, il peut arriver que des clients soient fidèles depuis de nombreuses années et renouvellent régulièrement leurs commandes mais au regard des fusions par exemple, on peut se dire qu’une fusion peut engendrer de changements dont celui d’utiliser les habitudes de commandes de l’autre entreprise. Une question vitale pour tout dirigeant est de trouver de nouveaux clients afin de continuer à faire tourner son entreprise. Par quels chemins faut-il passer pour y parvenir ? Nous vous proposons ici quelques solutions.

Qui est ma clientèle ?

C’est une question qui semble tout à fait anodine mais qui constitue l’élément central de toute prospection commerciale. Identifiez vos clients existants, qui sont-ils, de quelle tranche d’âge, de quel milieu social, particuliers ou entreprises, pourquoi se sont-ils intéressés à vos produits, de quelle manière ont-ils été atteints pour s’adresser à vous, etc. Établissez ensuite en fonction de cela une liste de clients-cibles à qui vous allez pouvoir présenter vos produits.

Faites une évaluation de vos produits

Ce que les clients recherchent, ce sont des produits. Vous en avez, certes, mais correspondent-ils à ce que les clients recherchent ? Il s’agit là d’une rude problématique, mais si vous voulez attirer des clients vers vous, il est impératif de réévaluer à chaque fois vos produits, et de les réadapter si nécessaire : la qualité est-elle satisfaisante, le produit répond-il aux attentes et aux habitudes d’achat d’une clientèle cible, le prix est-il adapté au marché, comment est positionné le produit face aux articles concurrents, quels avantages présente-t-il, qu’y-a-t-il à améliorer… Ce sont autant de questions qu’il faut soulever périodiquement et auxquelles il faut répondre favorablement.

Étudiez l’offre concurrente

La quête aux clients ressemble à une course, le premier arrivé remporte la médaille. À cet effet, il est impératif de connaître qui sont vos concurrents et d’étudier ce qu’ils ont à offrir de plus ou de moins que vous. Une chose infime peut faire basculer la balance de votre côté ou de celui de votre concurrent. Identifiez chaque pas accompli par la concurrence comme une entrave à votre victoire et n’hésitez pas à réagir en cas de besoin.

Reboostez votre force de vente

Votre équipe commerciale est un des piliers de votre entreprise car c’est elle qui est chargée de vous ramener de nouveaux clients. Soyez à leur écoute, ils sont les plus familiers avec le marché que vous exploitez, ils pourraient faire germer des méthodes de vente inédites. Réexaminez également leur motivation et leur opinion vis-à-vis de vos produits. Redéfinissez vos effectifs au besoin, surtout en période de promotion ou de lancement d’un produit.

Faites preuve d’imagination

Certes, les outils marketing traditionnels fonctionnent toujours : les affiches publicitaires, les flyers, les prospectus, les panneaux publicitaires, la prospection par téléphone ou par mailing. Mais le monde du prospect a également beaucoup évolué avec l’explosion des réseaux sociaux, alors n’hésitez pas à faire preuve d’innovation pour attirer une nouvelle clientèle : créez une page Facebook et alimentez vos réseaux sociaux, réalisez  un podcast avec vos employés pour présenter votre société ou vos produits, soyez présent sur les comparateurs de prix, offrez des bons de réduction en ligne, exploitez Internet au maximum, notamment en vous procurant de votre côté une liste infinie de clients potentiels.

Développer sa communauté de fans sur les réseaux sociaux

Développer sa communauté de fans demandent une stratégie réfléchie. Si au début des réseaux sociaux, chacun voulait se montrer sans aucune réflexion de la raison de les intégrer, il est devenu évident que pour acquérir la visibilité, il fallait une organisation sans faille car la concurrence fait rage. Les réseaux sociaux sont devenus des plateformes incontournables pour l’entrepreneur. Les maîtriser se révèle parfois plus complexe qu’on ne le pense, surtout quand il s’agit de faire grandir sa communauté d’internautes. Conseils.

Complétez parfaitement votre profil.

Lors de la création d’une page professionnelle sur un réseau social quel qu’il soit, il vous sera demandé de remplir un profil. Cette étape est essentielle – et à ne pas négliger – pour fidéliser une communauté web et attirer les internautes vers votre page. Complétez avec précision les renseignements demandées. Chaque case doit être minutieusement remplie afin de donner un maximum d’informations à l’internaute qui passe sur votre page. N’oubliez pas d’intégrer des visuels à votre présentation, car ils rendront votre profil plus vivant et plus attractif. Plus votre profil est complet, plus vous aurez de chances de fidéliser de nouveaux clients, qui ne manqueront pas de « liker » votre page ou de « suivre » votre compte.

Jouez sur l’interaction.

Chaque réseau social répond à un besoin spécifique. Il faut donc être présent sur un maximum d’entre eux. Vous aurez ainsi plus de chances de capter des internautes et potentiellement de gagner des clients. N’oubliez pas qu’un contact inscrit sur Facebook ne le sera peut-être pas sur Twitter ou encore Pinterest, et inversement. Invitez les membres de votre communauté à vous rejoindre sur vos autres comptes. Pour cela, n’hésitez pas à faire régulièrement quelques annonces à vos différentes communautés. Une autre solution consiste en l’utilisation de votre site internet pour signifier votre présence sur tous les réseaux sociaux. Vous pouvez l’indiquer simplement par du texte ou vous servir de modules  existants. Sur Twitter, MyTwitterAccount met en valeur votre compte sur d’autres sites et permet de conduire vos visiteurs à vous suivre sur ce réseau social. Ne passez pas trop de temps sur un réseau social au détriment d’un autre. Tous doivent être autant développés les uns que les autres pour avoir un impact sur l’internaute.

Créez et partagez du contenu.

Sur les réseaux sociaux, le contenu est roi. Nous ne pouvons que vous encourager à publier mais attention, il existe des règles. La fréquence doit d’abord être maîtrisée. Fixez des plages horaires pour la diffusion de vos messages et ne postez pas trop, au risque de voir votre information noyée dans la masse. Distinguez bien les posts à publier de ceux à partager. Les premiers doivent constituer un contenu original propre à votre activité. Vous pouvez également diffuser des informations sur le secteur dans lequel vous travaillez sans évoquer directement votre société. Ainsi, vous prouvez l’intérêt pour les actualités du domaine dans lequel vous évoluez et votre expertise sur le sujet. Dans un second temps, n’hésitez pas à partager des informations qui proviennent d’autres comptes. Pensez à y ajouter un commentaire en rapport avec votre business. Vos posts doivent faire preuve d’originalité. Une autre solution pour générer du trafic sur vos réseaux sociaux consiste à créer un blog, dont vous relaierez ensuite les articles. Dans ces articles, donnez des conseils à votre cœur de cible. Soyez clair, précis et concret. Le contenu doit être à la hauteur de votre titre, pour éviter à votre lecteur toute désillusion. Il vous faudra définir une ligne éditoriale, que vous suivrez à chacun de vos posts, pour ne pas embrouiller le lecteur.

Utilisez le multimédia.

Chaque réseau social possède sa particularité. Non seulement, il vous faut choisir le bon endroit pour le message que vous voulez diffuser, mais il demeure également essentiel de sélectionner le format le mieux adapté. Sur Facebook par exemple, les vidéos auront plus d’impact grâce à la fonctionnalité de lecture automatique. En revanche, les simples visuels semblent avoir un effet plus important sur Twitter, ou bien évidemment sur des réseaux sociaux dédiés à l’image comme Pinterest ou Instagram. En multipliant ainsi les formats et les lieux de diffusion, vous augmenterez l’interactivité de vos messages. Vous aurez plus de chances de capter l’attention de l’internaute.

Réalisez des jeux-concours et des campagnes publicitaires.

Depuis 2014, il est possible d’organiser des jeux-concours sur un mur Facebook, ce qui permet d’attirer de nouveaux internautes par des campagnes marketing ciblées. Par ailleurs, pour développer votre communauté, n’hésitez pas à faire de la publicité. Les campagnes payantes Facebook et Twitter« ads »permettent aux entreprises de concevoir des publicités ciblées. Attention, mesurez bien le ROI de vos campagnes car vous devrez déterminer si elles vous permettent d’attirer un nombre suffisant d’internautes dans vos communautés… ou pas !

Surmonter ses peurs pour créer son entreprise

Comment surmonter ses peurs quand elles tournent comme un tourbillon dans la tête de celui qui désire entreprendre ! Le pays est en pleine crise économique et l’entrepreneuriat semble être la seule véritable solution pour sortir de l’impasse dans laquelle il semble embourbé. Alors vous doutez de vous ? Zoom sur les principaux freins.

La peur générale de se planter.

C’est bien la première peur qui surgit lorsqu’on se lance : celle de se planter et de devoir rendre des comptes. Pourtant se planter n’a souvent pas les conséquences auxquelles on pourrait s’attendre et n’entraîne plus votre faillite personnelle, si vous savez anticiper. La protection juridique qu’offrent de nombreux statuts d’entreprises (SARL, SAS, …) avec une limitation aux apports représente une bonne manière de vous protéger et vous n’êtes plus, aujourd’hui, responsable pénalement en cas de faillite.

Même si échouer n’est toujours pas aussi bien conçu que dans la culture anglo-saxonne où on considère qu’un entrepreneur n’est pas complet sans avoir connu l’échec, il est, de plus en plus, admis comme« normal » d’échouer. Et, à bien le considérer, l’échec reste avant tout une source d’expériences de plus en plus admises et même recherchées par les recruteurs. Surtout, écouter ceux qui ne lancent jamais rien par peur, risque de vous faire rater une formidable expérience dans laquelle vous pourriez enfin vous épanouir, plutôt que de vous ennuyer pendant les 20 prochaines années.

Je n’ai pas de diplômes.

Commençons par un constat : bon nombre d’entrepreneurs sont autodidactes et n’ont pas fait d’études. Si certains savoirs peuvent être utiles, peu sont nécessaires à la base car vous apprendrez bien plus en faisant par vous-même et en vous posant les bonnes questions qu’en étudiant toute votre idée les connaissances nécessaires pour monter votre boite.  La plupart du savoir utile à un entrepreneur se développe au fur et à mesure du temps et vous apprendrez davantage en vous retrouvant confronté à certaines situations et en échangeant avec vos pairs. Alors décomplexez-vous et lancez-vous.

Je n’ai pas d’argent.

Créer son entreprise ne nécessite en général que peu d’argent de base. Aujourd’hui de nombreuses aides existent qui vous permettent de partir avec un minimum de capital de base. Que l’on parle de prêts d’honneur, de prêts à la création d’entreprise, de concours, de subventions … Toute une batterie de financements vous permet aujourd’hui d’accumuler un pécule suffisant pour lancer son entreprise. L’aide la plus utilisée restant celle de vos indemnités « chômage ». Surtout, ne disposer que de peu d’argent à la base, vous force à utiliser et à identifier les ressources véritablement utiles à votre développement et à vous développer de manière intelligente.

Je n’ai pas d’expérience et je suis trop jeune.

Certes, il peut s’avérer plus facile de monter sa boite quand on en a déjà monté une ou quand on est issu d’une famille d’entrepreneurs. Mais, il faut bien une première fois… Quand on est jeune, la tentation est souvent de se dire que l’on n’a pas d’expérience. Or, la création d’entreprise implique souvent de savoir sortir des sentiers battus, d’avoir la capacité de se remettre en question, de pivoter et de repenser les choses différemment. En ce sens, l’expérience peut s’avérer, au contraire, un frein à la création d’entreprise qui entraîne de mauvais réflexes, basés sur des us et coutumes d’un métier aujourd’hui obsolète. Par ailleurs, à bien considérer le risque, on peut se poser la question de qui en prend le plus : celui/celle qui se lance sans prêt immobilier, sans enfant à charge ou celui qui doit y répondre ?

Je ne sais pas si j’ai la bonne idée.

S’il y a bien un constat à faire en création d’entreprise, c’est que les pivots sont légions. Que l’on change de business model de manière radicale ou que l’on procède par petits changements, il faut bien constater une chose : c’est la confrontation au terrain qui vous permet en général d’améliorer votre idée de base. Les entrepreneurs à succès ont d’ailleurs souvent pivoté de nombreuses fois avant de trouver la formule idéale et de nombreux statuts aujourd’hui, vous permettent de tester votre idée.

Quelques conseils si vous hésitez encore !

De nombreuses autres peurs peuvent encore vous animer. Voici quelques conseils pour vous permettre de les surmonter :

S’inspirer des exemples d’entrepreneurs.

Vous pouvez commencer par vous inspirer de ceux qui ont créé déjà leur entreprise. Dynamique regorge ainsi de portraits d’entrepreneurs qui après un échec ont effectué un rebond spectaculaire. Ils ont repensé leur concept, chercher les financements…Autant de situations qui pourraient vous inspirer et vous faire sauter le pas.

 Lister vos peurs : une méthode simple et efficace.

La peur part souvent d’un sentiment irrationnel.  Les Lister vous permet en général de voir qu’elles sont peu nombreuses et souvent liées à un ou deux aspects… Cherchez ensuite la solution. Par exemple, si vous avez peur parce que vous n’avez pas les fonds alors l’objectif sera de rechercher des financements et de découvrir où vous pouvez les trouver.

Aller chercher l’information qui vous manque.

Souvent la peur résulte de l’inconnu et que monter son entreprise semble être un challenge insurmontable. En création d’entreprise, l’information se trouve en libre service dans les conférences, les webinaires, les sites institutionnels, … Qui proposent une panoplie de conseils. N’hésitez pas à vous inscrire à des ateliers, à des conférences et vous reviendrez avec une multitude de réponses et de nouvelles certitudes.

 Faites un business plan pour démythifier et voir si votre idée est viable.

Sauter le pas commence déjà par réaliser une première action. Si vous hésitez encore à vous lancer, commencer par un business plan peut être une première étape pour vous conforter dans la viabilité de votre concept et dans la manière de le mettre en œuvre.

 Tester votre idée: le premier frein à se lancer reste dans la peur de subir un échec.

Comme en amour, il faut souvent quelqu’un pour sauter le pas. Dans la création d’entreprise, le business vient rarement dès le début à soi alors pourquoi ne pas tester votre idée en commençant par exposer votre idée à vos proches ? A vos clients potentiels ? Voire en tentant de réaliser une première vente.

Comment l’argent réel a remplacé le virtuel dans le monde des jeux vidéo

Dans une époque pas si lointaine, jouer à un jeu vidéo, quel qu’il soit, voulait dire savoir gérer son portefeuille d’argent virtuel pour pouvoir se permettre d’avancer dans le scénario du jeu ou pour s’acheter des accessoires, qui n’étaient pas indispensables mais qui pouvaient tout de même se révéler utiles ou alors purement esthétiques. C’étaient ses dollars pour s’acheter toutes les propriétés dans GTA San Andreas, c’était son or pour pouvoir développer son empire dans Civilization IV, c’étaient ses drachmes pour pouvoir bâtir sa cité dans Zeus – Le Maître de l’Olympe. Bref, c’était toute une économie virtuelle qu’il fallait bien comprendre pour pouvoir réussir dans le jeu et, que l’on fût riche ou pauvre dans la vie, cela n’avait pas d’influence sur nos possibilités de réussite dans le virtuel.

Payer pour gagner, non

Comme le fait si bien le poker en ligne, on sait qu’on peut miser de l’argent réel dans un jeu : grâce à son essor ces dernières années, on connaît déjà les tables de cash games ou encore les tournois dans lesquels on peut se mesurer à n’importe qui, sans bouger de chez soi. Moins connu mais tout aussi divertissant, il existe le video poker, comme le propose le casino en ligne Suisse 7 Melons, c’est un jeu alliant la variante five-card draw avec une interface de machine à sous. Et étant donné que ces jeux se jouent rapidement, on peut également les apprécier lors de nos déplacements.

Toutefois, on observe depuis quelque temps un changement radical dans le monde du jeu vidéo que l’on dit classique, notamment suite à l’évolution des jeux sur mobiles. Désormais, c’est directement de  l’argent réel que l’on peut dépenser dans le jeu. Mais cet argent ne s’utilise pas toujours pour les mêmes raisons, et certaines font plus polémique que d’autres. La manière la plus critiquée de dépenser son argent dans un jeu, et qui est en train de petit à petit disparaître suite à la fronde provoquée, est l’achat in-game offrant un avantage non négligeable à l’acheteur pour avancer dans le jeu ou prendre le dessus sur son opposant. Et encore plus quand on a déjà dû dépenser 60 euros pour acheter un titre, on ne s’attend pas à devoir payer encore plus cher pour pouvoir progresser rapidement dans le jeu.

Ces micro-transactions sont toutefois plus fréquentes dans les jeux sur mobile, gratuits, que sur les jeux sur console, payants. Elles servent en général à gagner du temps en débloquant de nouveaux personnages et objets. Le nouveau Mario Kart sur mobile, disponible gratuitement, est un bon exemple de cela car il est possible d’y acheter des rubis avec de l’argent réel, rubis qui serviront ensuite à débloquer des karts, des persos ou des ailes, mais pas à pouvoir gagner une course plus facilement.

Une autre manière de faire des achats in-game, elle-aussi polémique, est celle permettant d’acheter des coffres au contenu mystérieux offrant diverses récompenses pouvant aller d’une arme ultra-rare au cadeau le plus banal. Là-encore, Mario Kart illustre parfaitement cela avec ses tubes d’où peuvent sortir aussi bien un personnage que l’on a déjà qu’un inédit. Le problème de ce système est que l’on se rapproche de très près ici à des jeux d’argent non réglementés. C’est ainsi que s’est vu accusé Valve de trafic d’armes, en raison de ventes d’armes virtuelles/skins à plusieurs milliers d’euros via le jeu fps star Counter-Strike : Global Offensive .

Payer pour le style, pourquoi pas

Enfin, une autre manière de dépenser son argent réel dans un jeu, de loin la plus répandue et la plus acceptée, est celle permettant d’acheter des accessoires et des décorations pour ses personnages et ses objets, sans pour autant s’offrir un avantage stratégique. On pourrait se demander quel est l’intérêt de dépenser ses économies pour des choses aussi superflues. Mais des études ont démontré que les joueurs et joueuses  achetaient des skins à leur personnages, pour les mêmes raisons qu’ils s’offraient des vêtements à eux-mêmes : c’est un moyen de s’affirmer, de se différencier des autres. Ce qui leur procure un sentiment d’appartenance à un clan. Car il faut bien le dire, le principe du jeu vidéo est de s’identifier au héros ou à son personnage. C’est clairement une échappatoire à la vie réelle et c’est ce qui peut rendre le gaming parfois addictif chez certains joueurs. 

Sur Fortnite par exemple, il peut être humiliant d’avoir un personnage par défaut, sans aucune amélioration, un peu comme certains peuvent se sentir honteux de ne pas avoir des vêtements de marques au collège.

S’il faut dépenser de l’argent réel dans les jeux pour pouvoir s’acheter des accessoires, cette néo-économie n’est pas qu’un mal en soi ou un danger, car il est aussi possible pour les plus malins de profiter de celle-ci pour gagner de l’argent en faisant par exemple de l’achat/revente d’objets et faire naître pourquoi pas une fibre commerciale ou entrepreneuriale chez certains.

La méthode des personas pour bien définir sa cible

Mal cibler son public peut coûter cher. Heureusement, il existe des méthodes pour établir le profil type de votre cible, notamment celle des personas. Très utilisée en marketing, la persona est la représentation fictive d’un membre appartenant à un groupe de personnes aux comportements, motivations et objectifs proches. Mais comment la définir ?

Générer de l’affect en ciblant précisément

Mise au point par Alan Cooper dans les années 90, la méthode des persona consiste à mettre en évidence  que « cibler tout le monde » ne s’avère pas efficace à cause du  manque de précision. Dans son livre, « The inmates are running the asylum:[Why high-tech products drive us crazy and how to restore the sanity] » publié en 1999), l’auteur établit des outils d’aide à la conception et à la communication : les personas. Archétypes d’une population donnée, ceux-ci permettent de rester concentré sur les utilisateurs finaux, visés par une entreprise.

Alan Cooper présente l’exemple d’une voiture à vendre à trois personnages fictifs pour illustrer son propos : un trader, une mère de famille et un plombier. Les trois auront des besoins très différents et ne seront pas affectés par les mêmes arguments.  Il s’agit de définir les attentes de ces personnes pour affiner la stratégie de communication et les toucher. Et pour définir les attentes de son  public, mieux vaut le connaître

Observation et analyse 

L’observation sur le terrain représente la première phase d’étude pour dessiner un profil type. Pour entrer directement en contact avec le public qui vous intéresse, plusieurs techniques s’offrent à vous. Vous pouvez participer à des salons, des enquêtes en face à face ou avoir recours à des techniques en ligne. Les sondages sont facilement réalisables via Google Forms, formulaires que tout le monde peut remplir et renvoyer rapidement, ou bien via des sites comme Surveys Monkey. Commencez par des questions basiques concernant l’âge, le niveau d’étude, le lieu de domicile…, avant de poser des questions plus précises en lien avec le domaine qui vous intéresse. Pour construire un personnage vivant, il faut aussi lui créer une personnalité, ce qui permet d’établir un profil psychologique. Posez-lui des questions sur ses loisirs, ses passions, tout ce qui approchera votre persona le plus possible de la réalité.

L’analyse des données récoltées dessine votre persona. Cette figure représente votre client moyen. Il demeure fondamental de savoir interpréter les données lors de la phase d’analyse pour être en mesure de prédire son comportement face à vos propositions.

Alan Cooper propose d’organiser vos données selon cinq critères : 

  • Les activités : ce que fait l’utilisateur 
  • Les attitudes : ce qu’il pense de votre domaine 
  • Les aptitudes : quelle formation et quelle capacité d’apprentissage il détient
  • La motivation : ce qui l’a amené vers votre domaine
  • Les compétences : ses capacités par rapport au domaine et aux technologies

Dans chacune de ces catégories, vous identifierez plusieurs sous catégories qui, une fois assemblées, donneront un scénario à la vie de vos personas. Identifiez ensuite les schémas comportementaux proches. Placez pour cela chaque participant sur une échelle de fréquence, d’appréciation… allant, par exemple, du plus au moins pour chaque question. Les profils type commencent alors à se dessiner, les participants se rapprochent sur les échelles de valeur identiques et petit à petit, forment des groupes. 

Modélisation de vos personas

Maintenant que vous avez formé des groupes, composés de personnes ayant des points communs, établissez des fiches  afin de mettre en forme chaque persona et de le rendre crédible. Chaque persona symbolise un groupe d’individus similaires. Pour lui donner vie et l’approcher au maximum de la réalité, vous allez lui attribuer au moins :

  • un prénom, représentatif des membres du groupe, en fonction de leurs points communs (date de naissance, origines…)
  • une photo, afin de le faire exister physiquement et de mieux le visualiser
  • un métier
  • un âge
  • un récit permettant de comprendre les buts poursuivis et les comportements observés. Il s’agit d’une étape indispensable pour être en mesure de prédire les réactions de votre persona face à vos propositions à venir.

Ces informations sont ensuite assemblées sur une fiche persona. Plusieurs modèles sont disponibles sur internet. Vos personas sont fin prêts à être utilisés.

Utilisation des personas

Les projections que sont les personas servent à orienter la conception de vos produits ou services vers votre public cible. Lorsque vous avez établi leur profil, il faut savoir les utiliser. Tout d’abord, présentez-les et diffusez-les auprès des membres de l’équipe. Ils aident à situer le besoin et à affiner l’objectif, Ils peuvent être exploités en interne comme avec des prestataires

Les personas sont aussi mis en scène dans des scénarios, pour décrire un comportement actuel et envisager celui à venir. Ils peuvent aussi constituer les participants de parcours utilisateurs. Cette pratique consiste à représenter le cheminement de ceux-ci, et à mettre en schémas leur parcours  et leur objectif. Il s’agit d’une description des étapes du processus suivi par le persona, et par extension, par les clients. D’autres méthodes font intervenir les personas, comme le modèle hiérarchique de tâches, les cartes d’opportunité, les experience maps… (à définir brièvement)

Il peut également s’avérer intéressant d’afficher le persona grandeur nature dans l’espace de travail, pour que tous les passants puissent en avoir une image et s’en imprégner. Visualiser le client type est important et le côtoyer tous les jours permet d’en faire un membre à part entière de l’équipe. Sa représentation permet aussi de mieux sélectionner les participants à un panel test.

Enfin, les personas étant réalisés à un instant précis, il faut garder à l’esprit leur caractère éphémère. La validité d’une persona est évidemment limitée et il convient de la remettre régulièrement en question pour que sa représentation reste fidèle à la réalité.

La méthode des personas demeure très utilisée et efficace. A la suite de l’observation des clients type, elle permet d’établir un réel profil psychologique avancé de celui qui aura recours à vos services et permet de prévoir ses opinions et réactions. A utiliser sans modération, il faut bien entendu garder le sens du détail et remettre régulièrement en question les facettes de vos personas, dont l’univers fictif ne change que si vous le décidez.

La culture du résultat freine-t-elle la créativité de vos salariés ?

Le télétravail a rebattu les cartes de la culture du résultat car toutes les organisations ont été remises en cause. En télétravail, le collaborateur ne peut plus faire semblant d’être débordé ou  d’être à 100% concentré sur une tâche. Le télétravail impose le résultat puisqu’il est tangible. Le  télétravail  met l’accent sur deux points l’effort et temps passé sans en éluder aucun des deux. Dans le cadre de la gestion courante d’une entreprise, l’usage actuel est de tout mettre en œuvre pour obtenir les résultats les plus positifs possibles.

Bénéfice, marge, rentabilité, tous ces indicateurs se doivent d’être au-dessus de zéro afin de pouvoir assurer la pérennité d’une entreprise sur le long terme. Mais cette méthode, largement répandue depuis de nombreuses années maintenant, connaît un problème majeur : à trop vouloir promouvoir la culture du résultat au sein d’une entreprise, toutes les initiatives innovantes, créatives et nouvelles se font de plus en plus rares. Pour quelles raisons la culture du résultat aujourd’hui omniprésente dans les entreprises du monde entier freine-t-elle la créativité des salariés ?

Pérennisation des méthodes classiques plutôt que découverte des nouveaux usages

En toute évidence, une entreprise qui met tout en œuvre pour répondre aux attentes de ses actionnaires, pour être la plus profitable possible et la plus rentable possible, ne semble avoir aucun intérêt à promouvoir les initiatives créatrices en son sein. C’est là un écueil majeur dans le monde de l’entreprise, qui montre que la recherche du profit et de la rentabilité se fait, avant toute autre chose, par la pérennisation des méthodes classiques plutôt que par la découverte de nouveaux usages et de nouvelles méthodes.

Une course au résultat qui freine le bien-être au travail

C’est même pire que cela : cette course au résultat peut engendrer des conséquences néfastes sur la santé mentale et physique des salariés. Il suffit de regarder l’un des documentaires « Cash Investigation » sur France 2 qui portait sur le monde de l’entreprise et l’actionnariat. L’enquête a montré que chez Pages Jaunes, la pression sur les salariés est omniprésente du fait d’une course au résultat permanente et excessive. Cette rentabilité à tout prix trouve donc des conséquences néfastes sur les salariés (stress, pression…). Difficile de sortir d’un modèle adopté aujourd’hui par beaucoup d’entreprises, ce modèle qui vise à rechercher de façon permanente la rentabilité.

Tous les professionnels ne cherchent pas le résultat à tout prix

Pourtant, il est important de nuancer le propos initial. Toutes les entreprises ne sont pas exclusivement dans une culture du chiffre et du résultat à tout prix. Selon une étude réalisée par le cabinet Forrester en 2014, plus de 58% des entreprises interrogées favorisent la créativité des salariés plutôt que la recherche absolue du profit. Et le fait marquant de cette étude reste bel et bien que ces mêmes entreprises interrogées, celles qui favorisent la créativité plutôt que la rentabilité, ont réalisé un chiffre d’affaires supérieur à celui de l’année passée. Seulement 20% des entreprises qui se refusent à la créativité en leur sein ont vu leur chiffre d’affaires augmenter entre les deux exercices.

La créativité reste donc encore un levier de développement pour les entreprises, si ce n’est qu’il est essentiel de la valoriser en ne donnant pas aux salariés l’impression que vous contrôlez tout, tout le temps. Une entreprise comme la biscuiterie Poult, qui compte 466 salariés, a très vite compris les possibilités offertes par la créativité des salariés. En développant un incubateur d’idées pour développer l’activité de l’entreprise à l’aide des idées des salariés, cadres comme employés, l’entreprise est aujourd’hui sur la voie de la réussite.